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Il n’y a plus de débat : l’esclavage c’est l’avenir !

Posté par calebirri le 11 novembre 2015

S’ils veulent faire de nous des esclaves, ce n’est pas pour nous faire du mal ; ni même parce qu’ils sont méchants… mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement dans le cadre de pensée qui les a construit. Ils ont fini par intégrer que certains hommes sont faits pour commander et d’autres pour obéir, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde et que seuls les meilleurs survivront ; et puis surtout que certains hommes valent moins que d’autres.

Comment en sont-ils arrivés là ? il suffit de regarder le monde autour de soi, et le comportement de chacun selon sa position : pour les dirigeants, qui sont responsables de la misère et de la pollution par leur recherche constante de plus grands profits, ils veulent se persuader qu’ils « aident » les populations défavorisées en leur « offrant » un travail ; et pour les futurs esclaves, qui sont responsables d’entretenir cette misère et cette pollution par leur consommation, ils se laissent aller à croire que grâce à eux, « au moins ils ont un travail ».

Sauf que les conditions de travail offertes aux étrangers sont scandaleuses et que les Français sont loin de pouvoir s’aligner… et pour cause, puisque ces gens sont traités moins bien que des esclaves. Il n’est pas difficile de constater à quel point les pays les moins démocrates sont les plus rentables, jusqu’à faire dire à certains que l’économie est polluée par la démocratie… ce qui par ailleurs est tout à fait juste puisque la démocratie (la vraie) est incompatible avec le capitalisme. Ce qui n’est pas le cas de la dictature.

Et « puisque la démocratie empêche le capitalisme, supprimons la démocratie » (enfin ce qu’il en reste !). Voilà à quelles pensées sont réduits les dirigeants de nos belles Nations…. Des infos compromettantes sortent à cause d’internet ? Contrôlons-le ! Les chômeurs coûtent trop cher ? Faisons-en des auto-entrepreneurs… ou des esclaves !

Et il s’avère qu’en matière de rentabilité l’esclavage n’a pas de concurrent… Mais attention, le monde a changé : il n’est aujourd’hui plus nécessaire de maintenir son escalve en vie, ou ne serait-ce qu’en bonne santé : il paraît que nous sommes menacés par la surpopulation … et désormais, en lui donnant sa misérable paye on se croit dispensé de le maintenir ne serait-ce qu’en état de travailler : un bengali en vaut bien un autre !

Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’on ne peut ni le réguler ni le laisser libre, alors il faut que ce soit la misère que l’on régule et non pas le système qui la crée : on ne sait faire que ça.
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).

On pourrait croire que cette manière de penser est le résultat de siècles de réflexions poussées et qu’il n’existe réellement pas d’alternative au capitalisme et aux horreurs qu’il engendre, mais c’est nier complètement la réalité : ceux qui nous disent qu’il n’y a plus de débat en France, qu’il n’y a plus d’intellectuels d’envergure se trompent lourdement. C’est justement par une sorte de paresse intellectuelle, mais pas de ceux qu’on croit : ouvrir les journaux connus, allumer sa télé officielle, consulter les réseaux sociaux les plus en vue… et s’apercevoir qu’effectivement il n’y a ni débat ni réflexion. Sauf que ce n’est pas par manque de débatteurs ou d’intellectuels qu’on ne les voit pas et qu’on ne les entend pas. C’est faute de visibilité. Quand on sait que 95 pourcents des journaux quotidiens appartiennent à quelques milliardaires on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de débat : est-elle désirée par les patrons ? est-elle provoquée par des employés serviles endormis par des années de pratique de la paresse intellectuelle ? Et surtout pour quoi faire (les journaux et la presse en général n’est en général pas le plus rentable des investissements) ?

En réalité cette absence de débat est provoquée par un calcul simple mais vicieux : le capitalisme ayant entamé son retournement et « le roi étant nu« , les hommes de pouvoir ont refusé de le perdre en utilisant la crise et le terrorisme pour imposer la seule solution qui permette de le garder tout en empêchant (pour un temps au moins) ce retournement : l’esclavage encadré par un gouvernement autoritaire. La rentabilité maximum avec une compétitivité retrouvée (regardez l’Espagne qu’on cite aujourd’hui en exemple car elle crée de l’emploi depuis la baisse drastique des salaires et conditions de travail -quelle avancée…), et l’impossibilité de faire émerger l’opposition, ou même des alternatives. Il faut se rendre compte que toutes les idées de « partage » sont suceptibles de nuire à la consommation et que la plupart finissent par être rachetées et rentabilisées par des capitalistes.

En réalité ce n’est pas que nos gouvernants ne connaissent pas les solutions, mais tout simplement qu’ils n’en veulent pas ! Que ce soit pour les migrants, l’écologie ou le chômage, ils refusent de laisser s’exprimer ceux qui pensent autrement pour ne pas avoir à les affronter.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre la pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.

L’objectif d’organiser un simulacre de débat est de populariser les idées du FN pour paraître ensuite plus modéré. Ils veulent nous faire croire au pire pour nous faire accepter le moins bien.

Regardez comment les choses se passent : la « vague » de migrants qui effraie l’Europe est l’occasion de fermer les frontières et de faire monter la peur des étrangers. Pour le réchauffement climatique pareil : plutôt que de remettre en cause le système qui crée les déséquilibres, on préfère apprendre à consommer « différemment », à « faire mieux avec moins ». On nous prépare peu à peu , avec des arguments du genre « il n’y en a pas pour tout le monde », à accepter le régime autoritaire qui vient tout en le justifiant par les crises qu’ils auront eux-mêmes créé par leurs comportements.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.

Pourtant, nous savons tous que l’écologie, comme la démocratie, est incompatible avec le capitalisme : partout on surveille les contestataires, on lutte contre les lanceurs d’alertes, on musèle la presse et on empêche les alternatives d’émerger.

L’esclavage est l’aboutissement logique de l’aveuglement des hommes qui refusent de voir la vérité en face : ils croient sincèrement qu’il est impossible de remettre en cause le système capitaliste ; tandis qu’il est beaucoup plus simple de se passer de la démocratie. Et ce n’est que pour justifier cette pensée qu’ils en viennent à considérer que la vie de certains hommes vaut moins que celles d’autres hommes ; puisqu’il apparait que certains valent plus que d’autres, pourquoi l’inverse ne serait-il pas exact ? C’est toute la leçon du capitalisme : ce système contient en germe l’esclavage. Sans possibilité de débat.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Crise, corruption, terrorisme : tout est lié !

Posté par calebirri le 20 février 2015

Les médias ne parlent que de ça : la crise, l’évasion fiscale, la guerre, la corruption, et le terrorisme, et la liberté. L’information étant ainsi faite, chaque sujet est abordé tour à tour, selon une hiérarchisation de l’information pas toujours pertinente mais systématiquement « segmentée » : chaque équipe de journalistes est envoyée « couvrir » un sujet, et puis basta. Pourtant, on ne voit jamais poindre une réflexion globale sur le fait que tous ces sujets sont si liés entre eux qu’ils ne conduisent en réalité qu’à un seul et même sujet : l’état général de notre société mondialisée victime d’un capitalisme fou.

Quand on sait le nombre d’hommes et de femmes influents qui se trouvent mêlés de près ou de loin dans des affaires d’argent et le montant colossal des sommes détournées de leur destination (les impôts), on imagine aisément que cette situation doit se retrouver à peu près identiquement dans tous les pays du monde. Et quand on sait que cette somme déjà gigantesque n’est rien en rapport à la fraude fiscale perpétrée par les grandes multinationales, on ne peut que constater que les dettes sont en réalité le résultat d’un vol massif et organisé des Etats par une petite minorité d’individus.

Qui sont ces individus ? Des hommes politiques, des stars, des chefs d’entreprises, des héritiers… ils n’aiment pas que leurs noms soient cités publiquement, mais grâce à internet et sa liberté (mais pour combien de temps encore ?) les informations sont répandues massivement et en un instant, tandis que le nombre « d’affaires » concernant la fraude et la corruption augmente découverte après découverte le montant total du préjudice subi par des peuples régulièrement accusés de tous les maux. On parle de milliers de milliards à l’échelle de la planète, mais on ne chipotera pas ici sur les chiffres…

Et alors que c’est la crise et que le chômage augmente encore, l’ancien ministre des finances luxembourgeois, monsieur Juncker, est arrivé à la tête de l’Europe !!! Autrement dit, celui qui a permis l’évasion fiscale massive des entreprises -en aggravant donc la crise- réclame aujourd’hui l’austérité pour les peuples endettés, niant même publiquement la primauté du politique sur l’économique.

Mais que font les fraudeurs de cet argent ? Dort-il sur un compte ou « fait-il des petits » ? Il ne dort pas bien sûr, et il sert à tout un tas de choses, en passant… par le Luxembourg par exemple, avec Clearstream, cette fameuse chambre de compensation à travers laquelle tous les flux sont enregistrés (les noms, les dates, les montants). Or Clearstream ne sert pas qu’à blanchir l’argent sale : il sert aussi à noircir l’argent propre. Les sommes déposées sur les comptes servent à investir dans des multinationales dont les bénéfices sont à la hauteur des impôts qu’elles ne payent pas. Elles servent à corrompre des élus, ou des électeurs, à financer des campagnes électorales ou des partis. Elles servent aussi à monter des entreprises dans les pays ravagés par la guerre ou la misère. Voire quelques activités plus douteuses encore : prostitution, drogue… terrorisme ? Qui le saura ? Quand vous déposez de l’argent sur un compte, savez-vous à quoi il sert pendant que vous dormez, lui qui ne s’y autorise jamais ?

Comment croyez-vous qu’une organisation terroriste comme Boko Haram finance ses troupes si ce n’est avec de « l’argent frais » ?
Elle a des armes, paye des soldats, reçoit des rançons, vend du pétrole… Elle possède nécessairement un compte en banque dans un paradis fiscal, comme les Etats possèdent également de tels comptes pour leurs opérations « secrètes ». Et qui leur achète le pétrole, et qui leur vend des armes ? Qui les a construites, d’où viennent-elles, et surtout par quels biais, si ce n’est à un moment ou à un autre par celui des Etats dont les agents sont rémunérés en rétro-commissions par et sur des comptes offshore ?

La corruption est le plus grand des fléaux. On s’indigne des quelques noms qui sont jetés en pâture dans les médias, qui ne sont pourtant que du « menu fretin » -la « partie émergée de l’iceberg » !- mais si on apprenait qu’un bien plus grand nombre de nos « élites » se sont fourvoyés dans l’évasion -pardon l’optimisation- fiscale, ne comprendrait-on pas bien mieux pourquoi d’une part ils préfèrent faire semblant de lutter contre les paradis fiscaux que pour de vrai ; et d’une autre pourquoi ils tentent par tous les moyens (quittes à toutes les récupérations) de censurer internet et de restreindre les libertés, et donc tous les lanceurs d’alerte potentiels qui pourraient par leurs découvertes mettre à mal leurs carrières et leurs fortunes. D’autant que ce sont souvent les mêmes qui disent vouloir pourchasser les fraudeurs « à la petite semaine » dont les montants cumulés n’atteignent pas un pour cent des fraudes de « ceux qui ont ».

Mais nous focalisons toujours sur les corrompus, sans guère nous soucier des corrupteurs (car il faut bien qu’il y en ait) : qui sont-ils, et que cherchent-ils ?

Une fois un certain seuil de puissance économique atteint, la plupart des « hyper-riches » se rendent compte de l’inutilité, de la futilité de cette fortune. Certains en donnent, d’autres investissent ou deviennent fous, et d’autres se passionnent pour le pouvoir conféré par la richesse. Ils ont une idéologie (ou en acquièrent une). Et ils mettent leur fortune au service de cette idéologie. Certains vont parler de complots, mais il s’agit simplement d’un rapport de forces. D’ailleurs, il n’est un secret pour personne que le président des Etats-Unis est élu par le plus riche, qui lui impose nécessairement quelques « contraintes » en retour… Ceux qui se sont aperçus du « retournement » en train de naître ont juste saisi le danger pour eux de « laisser faire » et ont fait de certains événements, comme le 11 septembre, une opportunité de reconquérir des ressources sans laisser les nouvelles puissances émergentes profiter d’une manne dont ils ont besoin pour eux-mêmes. La guerre donc, liée à la crise parce qu’avec la fin prévue des énergies fossiles et la pollution qu’elles engendrent chacun veut prétendre à de l’énergie, un critère primordial pour l’économie d’un pays.

Cette guerre n’est pas bien sûr engagée au prétexte de s’emparer des ressources d’un pays qu’une autre puissance convoite également, mais celui de la sécurité des citoyens, pour lutter contre le terrorisme. Ces mêmes terroristes qui sont tantôt financés et armés par un Etat « allié », tantôt par un concurrent, se voient combattus (très mal aux vues de la multiplication des groupes terroristes partout dans le monde) avec l’argent du contribuable et les armes fabriquées et vendues pour le compte d’un Etat, ou d’un intermédiaire mafieux… dont les comptes sont situés dans des paradis fiscaux… Ventes discrètes dont les intermédiaires, agents de l’Etat compris, reçoivent des commissions sur les affaires conclues. Et comme on ne veut pas que ça se sache, nos élus s’entendent tous ensemble pour utiliser abusivement le « secret défense » et surtout… censurer internet. Pour que ceux qui savent ne puissent pas le divulguer. Tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme. On tourne en rond. Et si par hasard ce qui reste de la « démocratie » réussit à s’exprimer, on lui oppose qui les traités signés, qui le 49.3, qui la menace d’un blocus financier.

Alors voilà. Aujourd’hui seuls onze pays dans le monde ne sont pas de près ou de loin engagés dans un conflit armé (voir). Petit à petit les alliances se forment, et les masques tombent. La dictature est dans l’antichambre du pouvoir, et le système capitaliste va imploser un jour ou l’autre. Nous aurons été nombreux à prévenir, nous sommes encore plus nombreux à le savoir. Il n’y a qu’une seule solution d’en sortir, si on excepte une nouvelle guerre mondiale : refonder nos institutions. Des institutions qui empêcheraient la corruption, et le terrorisme, l’évasion fiscale et l’austérité. Il faut passer par là pour remettre à plat le fonctionnement de nos gouvernements. Cela devient urgent.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Qui fait l’apologie du terrorisme ?

Posté par calebirri le 5 février 2015

« Apologie du terrorisme » : voilà un concept bien pratique pour toutes les dictatures en train de se mettre en place. Ce n’est pas la première fois qu’on y fait référence, et je ne dirai pas ici qu’il ne faille pas combattre le terrorisme avec la plus grande fermeté. Seulement il faut savoir ce qu’on définit derrière ce terme. Car de tous temps les opposants au pouvoir en place ont été taxés de « terroristes ». Si par exemple on considère les événements du 7 janvier comme étant des actes terroristes, cela signifie que les acteurs de ce massacre ont eu une volonté de « troubler gravement l’ordre public » ; selon la nouvelle loi « anti-terroriste » de 2014 en tout cas. Niant ainsi la portée politique originelle associée à la définition des actes de terrorisme, qui distinguait autrefois le terroriste du meurtrier (qu’il soit de masse ou non). Mais si l’on parle de visée politique, religieuse ou idéologique, et qu’on considère Alqaeda ou Daesh comme ayant de tels objectifs, comment alors comprendre de tels actes en Europe : installer la « Charia » en France, envahir l’Europe, défendre les musulmans contre leur stigmatisation ? Ce n’est pas sérieux… Tandis que si on prend le cadre de la nouvelle loi, ces événements rentrent bien dans la définition, puisque le point central de celle-ci évoque le « but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » ; permettant ainsi de considérer presque tout le monde comme des terroristes.

D’ailleurs, selon cette même définition, il y a un organisme qui par son comportement (l’intimidation et la terreur) pourrait être lui-même considéré comme terroriste : c’est le parlement français, et par extension le parlement européen : c’est lui qui fait monter, par ses actions et par ses discours, la haine, la peur, la violence et la misère, permettant par son gouvernement au terrorisme de se développer et ainsi de nuire gravement à l’ordre public.

Ensuite il y a le problème de « l’apologie ». Faire l’apologie de quelqu’un ou de quelque chose c’est faire son éloge, le glorifier : faire l’apologie du terrorisme c’est donc vouloir plus de terroristes : plus de tueurs, plus de morts, plus de haine. Cela doit être assez rare, et j’ai du mal à croire que des juges indépendants puissent considérer juridiquement que dire « je ne suis pas Charlie » constitue un appel au meurtre. Dire « je suis Charlie Coulibaly » peut être tendancieux, mais Dieudonné souhaite-t-il vraiment que l’on tue des juifs, des journalistes, ou des policiers (et avant tout des êtres humains) ? Je pense qu’une expertise psychologique devrait pouvoir répondre facilement par la négative. En réalité le délit « d’apologie du terrorisme » est une opinion « positive » (au sens grammatical) d’un acte de terrorisme : si par exemple vous dites « je ne suis pas contre le terrorisme », a priori il ne peut y avoir d’apologie retenue, alors que le sens est pourtant ambigüe.

Sauf à considérer la justification comme entrant dans le cadre de l’apologie, comme semble le faire la nouvelle Loi puisqu’elle prévoit que ceux qui consultent régulièrement des sites faisant l’apologie du terrorisme sont susceptibles de tomber sous le coup de la Loi (menaçant ainsi les journalistes dans leurs investigations) ? Mais justifier un acte terroriste peut-il être considéré comme en faire l’apologie ? Justifier ce n’est pas simplement vouloir disculper, c’est aussi vouloir comprendre, trouver des raisons. Ce n’est pas soutenir.

Maintenant, si pendant la deuxième guerre les héros que l’on célèbre aujourd’hui comme résistants n’avaient pas effectué des actes qu’on considèrerait désormais comme du terrorisme, qu’en serait-il du monde d’aujourd’hui ? Si un individu soutient le « terrorisme » d’hier peut-il tomber aujourd’hui sous le coup du délit d’apologie du terrorisme ?

Car enfin, si on considère que vouloir plus d’attentats terroristes, plus de morts et plus de haine est un délit punissable par la Loi, que font nos gouvernants en liberté ? Car c’est sur ce terreau qu’ils fondent leur pouvoir. S’il y a bien quelques fous qui souhaitent ou qui se réjouissent, ici comme ailleurs, que le terrorisme se développe, s’il y en a bien que ce « choc des civilisations » arrange au plus haut point (ils le provoquent même), ce sont bien nos hommes politiques désireux de pouvoir censurer quiconque n’est pas d’accord avec leur vision, ou qui refuse la dictature qui se met en place tout doucement -mais réellement- en Europe actuellement.

Aujourd’hui, personne de sensé ne peut souhaiter voir le terrorisme se développer, à part nos gouvernants. Ceux qui font l’apologie du terrorisme, par leurs actes et par leurs paroles, se sont nos gouvernants. Les lois qu’ils votent, les discours qu’ils font, les actes qu’ils commettent, tout concoure à l’augmentation des actes terroristes ici chez nous, et prépare la surveillance, le contrôle et la répression de demain, pour tous ceux qui ne seront pas d’accord avec eux. Ceux qui défendront demain des musulmans affublés d’un croissant rouge sur lequel il sera écrit « musulman » comme on écrivait « juif » sur les étoiles jaunes il n’y a pas si longtemps seront alors considérés comme des terroristes, alors qu’ils ne seront que des résistants désirant sauver non des musulmans ou des Arabes mais simplement des hommes. Il aurait pourtant été facile de faire cesser ce fléau : mais ils ne l’ont pas fait.

Le climat du début de ce siècle nous rapproche peu à peu des horreurs commises autrefois sous les mêmes prétextes fallacieux, et comme autrefois nous nous laissons faire sans réagir. Quatre millions de citoyens se sont déplacés pour Charlie c’est très bien, mais combien en verra-t-on pour dénoncer la scandaleuse récupération de cet ignoble massacre perpétré par quelques individus engendrés par notre propre société ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Les terroristes gagnent du terrain : causes et conséquences

Posté par calebirri le 16 janvier 2015

De quelque côté qu’on prenne le problème, une chose est évidente (y compris pour notre président !) : même si les victimes d’aujourd’hui sont nombreuses et innocentes, je crois que nous pouvons dire tous ensemble que les « prochaines victimes » (pas forcément que « physiquement ») seront à coup sur les musulmans dans leur ensemble … car comme je le disais dans mon précédent article in fine ce sont eux qui paieront les soupçons continus, le racisme, les amalgames, et jusqu’à la violence…

Maintenant que les assassins ont été mis « hors d’état de nuire » et que la marche du 11 janvier a été -quoi qu’on en pense par ailleurs- un véritable succès (pas de débordements, des témoignages d’ouverture sincères, un record d’affluence…), nous pouvons commencer à analyser plus « froidement » ce qui a pu pousser ces jeunes à l’impensable. Et à émettre des hypothèses quant aux causes de leurs parcours.

Car il y a quand même quelque chose de commun entre toutes les attaques qui ont lieu ces dernières années : tout d’abord les terroristes qui sévissent en Europe sont pour la plupart de récents convertis : qu’ils soient issus d’une famille « d’origine musulmane » (comme de nombreux Français sont issus d’une famille « d’origine catholique ») ou non , on s’aperçoit qu’ils sont souvent laissés « livrés à eux-mêmes » dans des cités en difficulté, (on s’est même aperçu qu’un des tueurs avait, en 2009, été « reçu » par Nicolas Sarkozy lors d’une conférence sur l’emploi), et commencent par la petite délinquance avant d’aller plus loin. Des gars apparemment pas encore radicalisés, mais à la recherche d’un emploi dans une zone défavorisée. Malheureusement comme en Afghanistan ou en Syrie, là où l’Etat ne fait pas son travail, comme avec la mafia en Italie ou dans les favelas du Brésil, des hommes sans scrupule « offrent une chance » (disent-ils) à ces jeunes de s’en sortir… Ensuite, c’est souvent en prison que ces jeunes rencontrent la radicalisation. Abandonnés dans un univers sans repère ils sont souvent fragiles et influençables, et se trouvent être la proie d’individus plus solides qui leur donnent l’impression qu’ils peuvent être quelqu’un, « un martyr », « un héros »… Ce que ces jeunes n’ont jamais entendu à leur sujet : on leur a toujours dit qu’ils ne valaient rien et qu’ils ne vaudraient jamais rien (il n’y a qu’à voir dans quelles conditions vivait un des terroristes durant son incarcération. Ces hommes, qui se sont toujours demandé pourquoi le monde entier leur en voulait, ont trouvé avec leur radicalisation une raison qui donne un sens à leur misérable existence sans avenir : le combat du bien contre le mal. En se radicalisant ils ont pu s’identifier aux victimes que leurs mentors leur désignaient comme tels, et haïr ceux qu’on leur a désigné comme coupables. Et comme ils ont cru les premiers, ils finissent par croire les seconds. Car il ne faut pas oublier une chose : l’âge de ces futurs monstres qui finissent par nier la vie -la leur et celle des autres. Ils sont tous pour la plupart assez jeunes, entre 25 et 35 ans il me semble. Cela signifie que ce sont tous des « enfants » du 11 septembre : en 2001 ils avaient entre 10 et 20 ans, et ont été nourris d’une part sur le net à la théorie du complot concernant ces attentats, et d’une autre part se sont assimilés (à travers leur radicalisation) en tant que victimes de la propagande et des amalgames dirigés contre les musulmans. De l’incompréhension ils ont basculé dans « le mysticisme » et la barbarie : ces esprits fragiles se sont laissés entrainer dans la violence par des « idéologues » très politiques dont l’objectif n’est sans doute ni le salut de ses disciples, ni le « retour en grâce » des musulmans auprès des « Occidentaux »…

Alors maintenant on voudrait nous faire croire que c’est l’Islam qui est pourri… Mais n’est-ce pas plutôt l’état dans lequel on a laissé notre jeunesse qui laisse à désirer ? Ces jeunes qui ne comprennent rien au conflit israélo-palestinien (et comment le pourraient-ils d’ailleurs tellement la situation est compliquée ?), qui regardent des séries violentes ou jouent à s’entretuer sans aucun recul sur la distinction nécessaire à faire entre réalité et virtualité ? Ils sont nés avec internet, avec le 11 septembre, avec la propagande islamophobe, avec la guerre, la violence et la misère partout ; ils en sont arrivés à croire qu’en tuant des gens en France ils allaient « défendre leurs frères musulmans persécutés dans le monde » ? Il ne faut pourtant quand même pas réfléchir beaucoup pour comprendre que le résultat en sera bien sûr inverse. De quel aveuglement ont-ils pu être victimes pour en venir à ces actes odieux en plus d’être stupides ? En Irak ou en Afghanistan, des enfants naissent et vivent dans des conditions infiniment plus terribles que celles de ces pourtant déjà bannis de la prospérité, et subissent la peur de mourir tous les jours en se rendant au marché, souffrent de la faim, de maladies, du manque d’électricité, de tout. Comment pourraient-ils être flattés que dans nos pays de riches, en démocratie , des jeunes délinquants en viennent à cracher dans une soupe à laquelle, eux, voudraient bien goûter ?

Il n’est d’égal à cette stupidité que celle de ceux qui dans un aveuglement comparable subissent la haine qui vient parfois après la peur, quand elle n’est pas canalisée. Ceux qui vont tirer sur des mosquées, ou réclamer la peine de mort, le renvoi des musulmans d’Europe. La haine d’un côté, la haine de l’autre. C’est tout bénéfice pour les pouvoirs en place, ici comme ailleurs : tant que les peuples se battent entre eux, ils ne pensent pas à regarder ceux qui piquent dans la caisse ou leurs vendent les armes avec lesquelles ils s’entretuent.

Mais les musulmans ne seront pas les seules victimes du terrorisme : imaginez donc qu’au nom de « la liberté » on va nous sortir -encore- une loi liberticide ! Un comble… On ne va pas se laisser faire par les terroristes car nous n’avons pas peur ? Mais celui qui se protège n’est-il pas celui qui a peur ? On nous parle de Patriot Act, de libertés non-indispensables, et nous allons devoir nous habituer à voir des hommes armés jusqu’aux dents devant nos écoles ou nos parcs ? Quand la démocratie se défend par les armes, quand la police peut vous faire enfermer sans aucune justification, quand l’Etat peut vous faire surveiller sans raison, vous juger sans avocat ou vous enfermer sans jugement, c’est que ce n’est déjà plus tout-à-fait une démocratie (même au sens où l’entendent la plupart des gens aujourd’hui). Et quand en plus on veut vous obliger à adhérer à la pensée dominante au risque que passer pour un « apologiste » du terrorisme, (plus de 54 procédures ouvertes contre des individus dont Dieudonné (il faudra un jour qu’on m’explique comment il peut à la fois soutenir les terroristes et se trouver proche du FN qui veut le retour de la peine de mort pour ces mêmes individus), ou refaire « l’école pour les parents » (comme le préconise Luc Ferry sur France-info), j’imagine pour expliquer à ces derniers ce qu’ils ont droit de penser…

Et maintenant, entend-on sur toutes les bouches, et maintenant ?

Et maintenant on pourrait croire que tout ira comme sur des roulettes : plus il y aura de policiers ou de militaires pour nous fouiller à l’entrée de chaque lieu public, moins il y aura de terroristes non ? Ou alors on peut se dire que le gouvernement, comme tous ceux qui profitent de ce drame pour continuer d’établir « l’état permanent d’exception »(on les a vu à la télé dimanche -sauf les Etats-Unis qui y sont déjà entrés depuis 2001), vont bientôt pouvoir lâcher les rênes d’une économie qu’ils retiennent en vie artificiellement depuis trop longtemps pour passer à l’étape suivante : l’autoritarisme « éclairé » par son combat mondial contre le terrorisme mondial. Et là nous pourrons tous enfin dire « les terroristes ont gagné », puisqu’aucun des objectifs de la lutte contre le terrorisme n’aura été atteint ; à moins que de considérer le monde entier comme rempli de terroristes potentiels

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son oeuvre

Posté par calebirri le 2 avril 2012

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leur utilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier. Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le Patriot Act, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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