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Il faut refuser la police de la pensée

Posté par calebirri le 3 mai 2015

Pendant qu’on vend des avions de chasse à des pays qui les utiliseront sûrement pour décorer leurs appartements, pendant qu’on laisse crever des milliers d’Africains dans la mer, pendant qu’on affame la Grèce au nom de la croissance et qu’on finance à grands coups de milliards des grands projets inutiles, on installe en France toutes les conditions d’une dictature.

Aujourd’hui la Loi sur le renseignement vous paraît acceptable car vous pensez n’avoir rien à cacher… mais vous devez savoir que vous serez surveillé quand même. Surtout si vous avez un blog, si vous participez à des manifestations ou que vos mails, vos appels téléphoniques, comportent le terme « terroriste » ou « Al qaeda » ; ou même que vous ne vous estimez « pas complètement Charlie ». Vous serez tous surveillés. L’algorithme fera une alerte et créera une fiche sur votre compte. Couplé à de multiples autres facteurs (il suffit de les ajouter à volonté), un « degré de dangerosité potentiel » sera noté, sans que vous le sachiez ni que vous puissiez contester cette « fiche ». On peut aisément ajouter les termes « révolution », « sédition », ou même « juif », ou « musulman » par exemple… Cela signifie qu’en fonction de la personne (ou du groupe de personnes) qui gère les « entrées » de l’algorithme, celui qui se trouve n’être pas végétarien dans une dictature végétalienne sera susceptible de se faire emprisonner s’il parle de viande dans ses mails, qu’il possède deux vaches et un cochon, ou regarde sur internet comment faire un barbecue…

Et si c’est le FN qui arrive un jour au pouvoir, mieux vaudra ne pas défendre les roms, l’égalité ou l’avortement : car le jour où avorter deviendra un crime, il suffira d’ajouter les « mots-clés » autour de ce sujet pour être en mesure de punir tous ceux qui veulent y avoir recours : vous êtes peut-être déjà un terroriste sans le savoir… Le jour où celui qui prendra le pouvoir décidera seul de ce qu’il considère comme dangereux, ou criminel, tous les outils seront là, à disposition. Ainsi que les fichiers vous concernant. Avec la capacité, à travers la loi concernant « l’apologie du terrorisme », de vous couper tout moyen d’expression (connexion internet, téléphone), et même de vous faire arrêter, pourquoi pas comme terroriste ? De toutes les manières vous ne saurez pas -ni vous ni personne- pourquoi vous êtes arrêté, ni ce qui vous est reproché puisque aucun juge ne devra statuer sur cela ! C’est la censure potentielle de toute parole qui ne conviendrait pas à celui qui décide : hypothétiquement, de telles lois sont même susceptibles de faire devenir autoritaire un gouvernement qui ne le serait pas d’avance… surveiller tous ceux qui vous contestent, avec le loisir de les faire arrêter si bon leur semble… Avec de tels outils, votre opinion peut du jour au lendemain devenir un délit : la police de la pensée veille au grain.

Certains évoquent pour défendre la loi que sur Facebook et autres les internautes diffusent volontairement leurs données à qui veut bien les attraper. Mais le fait est qu’ils décident eux-mêmes, et cela ne fait pas une petite différence. Car si les citoyens décident de ce qu’ils montrent de leur vie privée, après la Loi le gouvernement sera en capacité de savoir même ce que vous ne voulez pas montrer (une maîtresse qu’on n’expose rarement sur son compte Facebook, ou le montant de son découvert, ses hontes les plus intimes…)… Imaginez-qu’un lanceur d’alerte prêt à dénoncer une affaire de corruption se voit opposer un chantage à la publication de ses secrets les plus intimes (d’autant qu’il ne saura même pas ce qu’on sait de lui !). Avec les nouvelles lois on pourra l’empêcher de s’exprimer, le menacer de dévoiler sa vie privée, l’arrêter pour terrorisme et le faire enfermer (pourquoi pas dans les futurs « camps de terroristes » imaginés par monsieur Valls ?) sans qu’on sache trop ce qui lui est arrivé. Dans « 1984″ cela s’appelle « se faire vaporiser ».

Dans les films, quand vous vous faites arrêter par la police, on vous dit « à partir de maintenant, tout ce que vous dites pourra être retenu contre vous ». Maintenant ce n’est plus « à partir », mais « toujours » ! Et pas seulement ce que vous dites, mais aussi ce que vous ne dites pas. Tout ce que vous faites, presque tout ce que vous pensez pourra en réalité être retenu contre vous.

Tous nos députés, ceux qui vont voter cette loi de la honte, devraient réfléchir à deux fois, car en tant que citoyens ils seront également surveillés. Leurs vies privées épluchées, la leur et celle de leurs conjoints, et celle de leurs enfants. Qu’ils soient corrompus, infidèles ou homosexuels, tout passera par les « boîtes noires » qui conserveront tout cela bien au chaud, « juste au cas où »…

Maintenant, j’imagine bien que ce malheureux article ne servira à rien et qu’il n’empêchera pas la Loi d’être votée : mais il faudra bien trouver des parades si un jour le peuple se décide enfin pour se doter d’une véritable démocratie. Il nous faut pour cela plusieurs outils, dont le plus important, et le plus difficile à mettre en place, est un « autre internet ». Un internet libre, indépendant et surtout gratuit. Un internet sur lequel ni l’Etat ni Google (qui n’est ni plus ni moins qu’un Etat « privé » en formation) n’ont de pouvoir.

Et en attendant il faudra bien lutter aussi, car la Résistance pour demain doit se préparer aujourd’hui : d’une part en trouvant le moyen de pirater les boîtes noires pour rendre publiques toutes les fiches de nos élus et de nos grands chefs d’entreprise (comptes offshore, maîtresses, pratiques humiliantes…), et d’une autre en se prémunissant contre la bêtise des algorithmes. Il existe des techniques simples (j’ai vu ça dans « Envoyé spécial« , dans un sujet sur le « copié-coller » et les algorithmes qui les repèrent, à partir de 47 minutes) comme celle consistant à mettre une lettre à la place de l’espace entre deux mots, puis de « colorer » cette lettre en blanc : l’algorithme ne détectera pas le mot ainsi créé. On peut également insérer un « caractère spécial » dans un mot qui fera comme un espace invisible séparant le mot en deux mots qui n’existent pas. Et bien sûr toutes les techniques à double sens, à l’ancienne, genre « les carottes sont cuites ». On peut sans doute également envisager saturer les « boîtes noires » ou tenter de découvrir quel est le fonctionnement de celles-ci.

Car il est indispensable de résister au fichage et à la surveillance continue de tous les citoyens. Inévitablement ces lois conduiront les gouvernements à supprimer la contestation dans leur pays. Internet est une condition indispensable de la liberté et de la démocratie. Notre vie privée est un droit non-négociable. Nous devons résister. Et nous rappeler que si Hitler avait disposé des moyens techniques actuels, je ne serais pas là pour vous écrire, et vous ne pourriez pas me lire. Quand bien même vous ne seriez pas d’accord avec ce que je dis.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Les riches ont peur, les peuples vont trinquer

Posté par calebirri le 22 juin 2013

L’audition par la commission d’enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers de monsieur Pierre Condamin-Gerbier est édifiante : tout d’abord parce qu’en réalité elle ne nous apprend rien d’autre que nous ne soupçonnions déjà ; ensuite et surtout parce nos chers parlementaires font semblant de découvrir un monde qu’ils connaissent nécessairement assez bien.

Mais qu’à cela ne tienne : nous avons là une confirmation tangible et crédible (pour ceux qui doutaient encore) de la corruption généralisée qui règne à droite comme à gauche, ainsi que de l’hypocrisie toute aussi généralisée de notre classe politique. Ce qui n’est pas peu.

Aujourd’hui cette vidéo permet à tout un chacun de se rendre compte du monde dans lequel nous vivons, et de faire partager au plus grand nombre ce témoignage, pour qu’on ne puisse plus dire « nous ne savions pas ».

Une fois cet état de fait digéré, il faut en tirer les conclusions : le système capitaliste mondialisé est corrompu, et la classe politique dans son ensemble permet à une toute petite partie de la population (dont elle fait partie) de s’enrichir tandis que la majorité voit ses conditions de vie dégradées. Comment faire encore confiance en ceux qui nous trompent ?

Car une fois les systèmes d’évasion fiscale dénoncés, il nous faut poursuivre le raisonnement : la cause de la crise n’est pas la dette mais bien l’évasion fiscale, et ce n’est que par arrogance ou par lâcheté que nos gouvernants préfèrent contraindre les peuples à d’autres sacrifices encore plus injustes plutôt que d’avouer qu’ils ont eux-mêmes profité d’un système qu’ils dénoncent par ailleurs publiquement. Quittes à appauvrir encore des peuples déjà maltraités et qui ne sont en aucun cas responsables : eux dépensent leur argent jusqu’au dernier sou, et n’ont tout simplement pas de quoi aller en planquer en Suisse ou ailleurs.

Et on s’étonne que le peuple se mette en colère, qu’un peu partout il se révolte comme en Tunisie, en Egypte, en Lybie, en Syrie, en Turquie, en Grèce ou au Portugal, et même jusqu’au Brésil… sans compter les indignés des Etats-Unis, du Canada, de France ou d’Espagne ?

Non, « on » ne s’étonne pas ! « Vous » peut-être, mais pas « eux ». « Eux », ils commencent à avoir peur. Tellement peur que certains en viennent à soupçonner tout le monde d’être un ennemi potentiel, et se mettent à les surveiller tous. Tellement peur que certaines banques préconisent paraît-il d’établir un régime autoritaire pour éviter les révoltes populaires, ou que des gens « raisonnables » comme monsieur Attali s’interrogent publiquement sur l’opportunité de la démocratie comme système de gestion… Pourquoi croyez-vous que cette commission d’enquête parlementaire survienne justement au moment où les retours d’avoirs étrangers se font chaque jour plus nombreux, comme si l’on se préparait à laisser s’effondrer les paradis fiscaux-et donc les pays qui les hébergent- avec la taxation inévitable des « gros comptes » qui y sont domiciliés ?

Regardez aussi toutes ces lois sur le contrôle d’internet : elles ne sont pas faites pour traquer les terroristes mais bien pour nous surveiller nous, et ainsi empêcher la diffusion d’informations, les rassemblements physiques et idéologiques, jusqu’aux SMS qu’ils espionnent !

En réalité ils ont peur de nous, et cela signifie qu’il porteront le premier coup. Regardez le texte paru l’autre jour sur lemonde.fr, « l’appel des 1% » : ils savent bien que si nous refusons de payer pour eux ils ne s’en sortiront pas non plus. Ils sont si peu, et nous sommes si nombreux !

Mais attention : comme les chiens qui ont peur ils peuvent vous mordre à tout instant. Il faut donc s’y préparer. Si nous voulons éviter de subir une fois encore la morsure des chiens de l’Histoire il faudra savoir les regarder en face pour leur dire « nous n’avons pas peur, nous sommes les plus nombreux. Et sans nous vous n’êtes rien ».

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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AC, il nous faut du changement !

Posté par calebirri le 20 octobre 2012

Lorsque l’on évoque le sujet de la révolution, l’image mentale qui lui correspond généralement est celle de 1789, qui fut un bouleversement violent et non préparé, presque spontané, irréfléchi.

A cette révolution je lui préfère la sédition, qui permet d’établir un processus dans lequel la révolution n’est que l’aboutissement logique de sa préparation : pour moi il faut réfléchir « avant » à ce qui sera mis en place « après ». C’est donc presque « naturellement » que j’intitulais mon papier faisant la promotion de l’Assemblée Constituante « D’ABORD la Constituante, et APRÈS la révolution« … Mais cette évidence est apparemment loin d’en être une pour tout le monde.

Pourtant, que ce soit pour 1789 ou la révolution tunisienne de 2010, l’Assemblée Constituante n’a pas répondu à toutes les espérances, et loin s’en faut- on verra bientôt ce que cela donne en Islande. Et si justement ces échecs étaient en réalité dus à l’inversion du processus ?

Car il faut bien parler d’échecs. La crise que nous traversons en est une preuve flagrante, puisque malgré les apparences la démocratie n’existe plus : les politiques ne travaillent pas « pour » le peuple mais pour eux-mêmes… Ce qui en l’occurrence signifie « contre » le peuple ; il n’y a qu’à voir l’injustice des politiques d’austérité, et surtout le résultat de celles-ci : les riches sont de plus en plus riches, quand les pauvres sont de plus en plus pauvres.

On serait tentés d’en accuser les financiers qui, par un lobbying actif et une corruption latente, influent sur les décisions de nos politiques ; mais en définitive ce sont bien les politiques qui prennent les décisions ! Cela signifie que même aux ordres des financiers, les politiques sont les véritables coupables, car ils s’y soumettent plutôt que de se soumettre à la volonté du peuple qui les a élu. Les financiers, eux, sont au moins dans leur rôle : il est « logique » (mais logique ne veut pas dire normal) que les financiers s’occupent de leurs propres intérêts, c’est la règle actuelle. Ce qui ne l’est pas, c’est le non-respect de la volonté du peuple, qui quoiqu’on en dise ne peut désirer son propre appauvrissement. Les politiques devraient être exclusivement au service du peuple, et ce n’est malheureusement pas le cas.

C’est la question des institutions qui se pose alors à nous : comment la Constitution peut-elle être bonne si elle permet de faire le contraire de ce pour quoi elle a été construite ? Et comment est-il possible que le peuple ne puisse pas faire élire un gouvernement qui le serve si la Constitution n’avait pas déjà « dévié » de son objectif principal (le gouvernement du peuple « par » le peuple et POUR le peuple) ?

A partir du moment où les Lois sont faites par des hommes dont l’intérêt premier n’est pas le service du peuple mais celui de ses ennemis, il ne peut en résulter que les incohérences auxquelles nous sommes soumis depuis trop longtemps : cumul des mandats, faiblesse scandaleuse des peines encourues en cas de corruption (quand on pense que la peine maximum pour certains délits est inférieure aux gains réalisés par cette corruption…), conflits d’intérêts latents entre le « privé » et le « public », accointances avec les médias, lenteur coupable de la justice dans les « affaires », niches fiscales, paradis fiscaux…

Que le peuple se révolte est donc juste et nécessaire mais pas suffisant : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » (article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp). Il lui faut une Constitution, pour qu’il soit d’une part associé pleinement à sa création, et qu’il sache d’autre part pour quoi il se révolte. Il faut D’ABORD préparer les institutions dont nous avons besoin, et ENSUITE, une fois que nous saurons ce que nous voulons, nous pourrons alors faire la révolution.

C’est pour cette raison que l’Assemblée Constituante doit être un préalable (incontournable) à la révolution : si nous voulons qu’un gouvernement puisse un jour dire « Assez, cela suffit ! Le peuple ne paiera pas la dette car elle est illégitime », il faut bien qu’il puisse arriver au pouvoir. Et pour qu’il ait cette chance il faut que les lois qui organisent les élections soient d’abord modifiées pour permettre aux citoyens de voter ou de désigner ses représentants « POUR » et non pas « CONTRE ». Il faut aussi que le peuple puisse être certain qu’une fois élus, il n’aient aucun intérêt à tromper le peuple qui leur a donné sa confiance, et que les sanctions prévues soient exemplaires. Il faut encore que le peuple puisse lui même prendre les décisions qui le concernent directement.

Et c’est bien le rôle d’une Assemblée Constituante que de déterminer tout cela. Comme dirait « l’autre », « il n’y a pas d’alternative » ! Si nous voulons un jour que les choses changent, il faudra bien en passer par là : réfléchir ensemble à quoi ressembleront nos institutions une fois que la révolution aura mis dehors tous les corrompus qui se partagent depuis trop longtemps les bancs de notre parlement.

Pourquoi ne pas nous y mettre dès maintenant ? Une fois que nous saurons ce que nous voulons, la révolution ne sera plus qu’une formalité !

Caleb Irri
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Forum
Questionnaire en ligne

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D’abord la Constituante, et après la révolution !

Posté par calebirri le 6 octobre 2012

Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’à intervalles plus ou moins réguliers, j’ai commis quelques billets cherchant à éclairer différemment les événements, mes sujets me choisissant plus que je ne les choisissais moi-même.

En quelques années, j’ai donc rédigé plus de 350 articles qui se recoupent tous plus ou moins, et que je voudrais désormais formaliser en un seul bloc cohérent, et que je proposerai sans doute par la suite pour donner un aperçu global de la vision que j’ai du monde et de ses « petits tracas »…

Car je peux dire aujourd’hui que j’en ai fait le tour, ou tout du moins un tour, le mien. Je n’ai plus à rechercher d’autres explications, car à vrai dire j’ai trouvé MA vérité : la Constituante d’abord, et après, la révolution !

Dorénavant, je suis plus convaincu que jamais que la réflexion a assez duré : nous avons, nous citoyens, tous les éléments nécessaires à la compréhension des événements, en de multiples exemplaires et sur de nombreux supports différents, accessibles et disponibles à tout moment, en un « clic ».
Nous n’avons plus d’excuses, nous savons ce qui se passe, ce qui se prépare, et nous nous devons de le refuser.

Refuser la dette et combattre le capitalisme pour sauver la planète, et ce qu’il nous reste de liberté. Pour cela il faut nous rassembler, et préparer des aujourd’hui ce qui viendra demain. Réfléchir ensemble aux défis qui nous attendent, et nous unir pour agir lorsque nous serons prêts.

Il ne s’agit pas de sauver le capitalisme ni de même de le réguler mais de le détruire, et de le remplacer par « quelque chose » qui n’est pas la dictature qu’on veut nous imposer, mais la réelle démocratie. C’est à une sédition que je vous convie ici, et c’est pour mettre en place les conditions d’une véritable révolution pacifique et citoyenne que j’ai décidé de tenter l’expérience d’une sorte de « plateforme » de réflexion et d’action, plateforme dont l’ambition est de rassembler toutes les bonnes volontés, toutes les indignations qui gravitent un peu partout et chacune de leur côté.

Constituée pour le moment d’un forum « Pour une Constituante » et d’un nouveau « questionnaire en ligne » lui-correspondant, cette plateforme citoyenne doit à terme s’étoffer pour devenir LE LIEU de rassemblement de toutes les contestations en faveur de la démocratie.

De nombreux projets pourraient s’agréger autour de celle-ci, comme par exemple l’organisation et la promotion d’actions nationales, européennes ou même mondiales, les comités d’audit citoyen de la dette, les initiatives défendant le RIC, un site traitant des alternatives philosophiques au capitalisme, la création de groupes sur facebook, twitter et google plus, des traductions dans les autres langues, ou même la possibilité pour les sites « amis » de déclarer leur soutien à cette réflexion générale…

Enfin nous avons tout à construire, tout à réfléchir… Mais nous avons besoin de chacun, qui peuvent par leurs compétences et leur volonté aider à faire en sorte de résister aux forces qui veulent nous asservir.

Si un tel projet vous intéresse et que vous avez des propositions, des suggestions, n’hésitez pas à me contacter, sur mon blog ou sur le forum.

D’abord la Constituante, et après la révolution !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

FORUM : http://pouruneconstituante.forumsgratuits.fr/
QUESTIONNAIRE EN LIGNE : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDdVQXBVR1J2N2lkVjVkcmZPTmN4a3c6MQ
PLATEFORME : http://pouruneconstituante.forumsgratuits.fr/portal

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Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ?

Posté par calebirri le 11 septembre 2012

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? dans La voie des peuples bank-run-300x266Le 30 septembre, le gouvernement « socialiste » français va entériner l’entrée effective de la France dans le nouvel empire européen. Tout le monde se réjouira bien sûr de cette belle victoire contre la démocratie, et l’austérité deviendra alors la seule politique économique possible. Confrontés à la mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique, il apparaît désormais clairement que ce qui est dénoncé dans le documentaire sur Goldman Sachs (Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde) n’est pas le fruit d’un complot organisé mais bien plutôt le résultat d’un système qui échappe complètement à ceux qui sont censés le dominer. Et c’est donc « naturellement » que gouvernants et financiers travaillent main dans la main, au détriment des millions d’êtres humains qui doivent se préparer à des sacrifices jamais vus, au nom de la sauvegarde du système qui nous oppresse depuis si longtemps.

Face à cette perspective, la nécessité d’une réaction des peuples se fait sentir, plus fort que jamais, et il ne fait pas de doute qu’aucune manifestation, de quelque importance qu’elle soit, n’est susceptible de faire changer d’avis nos bons gouvernants qui nous veulent tant de bien (même contre notre gré) ; mais qui sont pieds et poings liés avec ceux qui nous veulent tant de mal (si les banques font faillite les Etats s’écroulent -enfin leurs gouvernants pas le pays, et si les Etats cessent d’aider les banques ce sont elles qui font faillite). Si à la fin « Goldman Sachs gagne toujours », le peuple lui perd à chaque fois. Et cela est injuste, et dangereux. Les peuples ont donc le devoir d’organiser la sédition pour réclamer que soient entendues -et écoutées -leurs revendications.

Parmi les actions de résistance possibles (et que j’avais énumérées ici) aucune ne semble satisfaisante, à part une seule : le bankrun.

Cette option est sans doute la plus radicale mais aussi la plus efficace : elle créerait un chaos financier sans précédent, et aurait bien sûr des conséquences mondiales. Mais à force de ne pas agir, nous devenons aussi coupables que les dirigeants que nous critiquons par ailleurs : nous sommes de plus en plus nombreux à « savoir » ce qui se passe et nous ne faisons rien. Alors qu’en touchant à l’argent, celui qui existe et que nous transpirons chaque jour au travail, nous avons l’occasion (il est à nous !), à chaque instant, de reprendre la main face aux gouvernants et aux financiers, car ils ont beaucoup plus à perdre que nous. Et pas besoin de fédérer tous les pays en même temps : un seul pays comme la France est en capacité de montrer au monde entier à quel point le système est scandaleusement fragile.

Et puis il y a autre chose aussi : avec un bankrun, ceux qui le peuvent retirent leur argent, et tous les petits porteurs sont garantis par l’Etat en cas de faillite des banques. Pour ceux qui n’ont pas d’argent, ou qui n’ont que des dettes envers leurs banquier, ou qui sont en rouge tout le temps, ils n’ont pas non plus à s’inquiéter de la faillite des banques : soit ils ne devraient alors plus rien, soit leurs dettes seront revendues à l’Etat après nationalisation des banques en faillite. Les seuls qui perdront tout seront les financiers, et ceux qui vivent sur notre dos.

En plus, une telle action peut très bien ne pas se produire, sachant qu’il suffirait que la rumeur du bankrun s’étende suffisamment loin et soit suffisamment crédible pour faire plier tous les banquiers et les gouvernants du monde, car leur plus grande peur est qu’on s’aperçoive que « le roi est nu », et que tout leur argent n’existe pas. Il suffirait que seuls les pauvres, même ceux qui sont toujours dans le rouge, menacent de retirer tout ce qui se trouve sur leur compte pour que les moins riches y aillent aussi. C’est quasiment imparable.

La seule chose que nous ne savons pas, c’est ce qui se passera si les banques et les gouvernements n’écoutent pas le peuple. Mais cela n’arrivera pas, si toutefois nous sommes assez nombreux et motivés pour diffuser ce message, le relayer, et participer à faire grossir la rumeur… De toutes les manières nous n’avons plus le choix, car vous devez savoir que des projets concernant le plafond des retraits d’argent sont à l’étude en ce moment, justement pour éviter cela.

Pourtant, nos exigences sont on ne peut plus démocratiques, car elles consistent à demander la mise en place effective du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pourtant prévu par la LOI, sur deux points essentiels : un audit citoyen de la dette pour refuser l’austérité, ainsi qu’un référendum sur la mise en place d’une assemblée constituante pour refonder nos institutions.

Pour la date, il faut en choisir une qui fasse sens, pas trop éloignée dans le temps et symboliquement forte. Je vous propose donc le 21 décembre 2012 : puisqu’il y aura de toutes les manières tout un « tintamarre » médiatique en ce jour de « fin du monde », pourquoi ne pas profiter pour faire également de ce jour le début d’un autre monde, celui ou le peuple cesserait de se faire berner et asservir sans réagir ?

Je vous propose donc une nouvelle tentative de lancement de cette initiative en répondant massivement au sondage suivant : « Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? », que vous trouverez à l’adresse suivante : http://calebirri.unblog.fr

Ne laissez-pas ce qui pourrait être notre dernière chance s’envoler, et préparez-vous à agir : nous en avons le devoir impérieux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Crise de la dette : le roi est nu

Posté par calebirri le 4 septembre 2012

Lorsqu’on envisage la situation actuelle à travers l’hypothèse d’une gigantesque mystification concernant l’illusion monétaire, la compréhension des événements devient alors subitement plus aisée, d’un point de vue économique et social comme d’un point de vue géopolitique ; en même temps que les conséquences dune telle découverte ouvrent des perspectives qui effraient jusqu’à l’imagination.

Car s’il s’avère que le tas d’or sur lequel les Occidentaux sont assis depuis des décennies n’est que virtuel, alors c’est tout le passé récent de la domination occidentale qui se trouve ainsi remis en cause, en même temps que tout le discours idéologique qui l’accompagne.

Et c’est peut-être bien cela que ceux qui détiennent actuellement le pouvoir ne veulent pas que nous découvrions : ce n’est pas le système capitaliste qui ne fonctionne plus, mais bien la corruption généralisée qui a jusqu’à maintenant empêché son inévitable retournement – ce qu’auraient peut-être du mal à avaler les peuples qui en ont été victimes jusqu’ici.

Car puisque les dettes ne valent que le prix qu’on veut bien leur accorder (ce qui peut être « rien »), et que les Etats ne peuvent pas faire faillite, alors c’est comme si l’argent n’existait tout simplement pas. Et en réalité ce n’est donc qu’artificiellement que la domination occidentale a pu s’exercer sur les autres pays, une domination fondée sur ce « rien ». Une domination que les populations les plus fragiles auraient donc souffert injustement, contrairement à la « logique » du système qui veut que les plus grands pays (a fortiori les moins démocratiques) prennent le dessus, au moins d’un point de vue économique.

En admettant l’hypothèse de la mystification monétaire, il devient clair que si nous sommes parvenus à maintenir jusqu’à maintenant le niveau de vie des Occidentaux à un niveau supérieur à celui des autres grandes puissances, ce n’est dû qu’aux subventions et à la toute puissance diplomatique (ou peut-être faudrait-il dire la toute puissance puissance militaire) des Etats Occidentaux.
Sauf qu’aujourd’hui, avec la crise, ce sont toutes les coutures du manteau européen qui craquent une à une, si bien qu’on commence à voir à travers : la puissance des occidentaux n’est qu’une illusion, et seule la corruption du système a permis que nous nous maintenions à ce niveau aussi longtemps.

Il ne s’agit donc pas d’un problème national ni même européen, mais d’un problème mondial. Car ni les marchés ni les gouvernements ne peuvent se permettre d’attendre que le monde entier découvre l’incroyable réalité, à savoir que « le roi est nu », et que la puissance passée des Occidentaux n’est fondée que sur du vent. Ce serait alors comme reconnaître la responsabilité des « élites » de ce monde dans la misère structurelle des autres populations, en même temps qu’un aveu de culpabilité historique sur plusieurs décennies. Cela démontrerait aussi que le « retard » des pays émergents n’est dû qu’aux mensonges des Occidentaux, et que leur pouvoir n’est que le résultat de notre exploitation commune, qui elle-même ne tient qu’à notre crédulité.

Comment pourraient-ils donc aujourd’hui laisser faire ce retournement, avec les conséquences que l’on vient d’évoquer, et qui les condamnerait à abandonner leur pouvoir et leur puissance ?

Et en même temps, comment pourraient-ils faire payer des riches qui s’apercevraient alors assez rapidement qu’ils n’ont déjà plus rien ?

Ils sont coincés. Et le résultat de tout ça, c’est qu’ils préfèrent faire le pari qu’en menaçant l’Europe d’une explosion ils réussissent à imposer l’Empire Européen et son austérité perpétuelle (la règle d’or budgétaire) sans provoquer la révolution. Mais si les citoyens prenaient conscience que les Etats ne peuvent faire faillite et que les dettes ne valent que le prix qu’on leur accorde, alors leur pari sera perdu… à moins que d’envisager la guerre ; mais dans ce domaine, les Occidentaux sont sans doute encore les plus forts.

Mais nous, les peuples, que voulons-nous ?

-conserver notre niveau de vie intact à tout prix, c’est-à-dire au détriment de celui des peuples des autres pays ?
-accepter la baisse de notre niveau de vie pour permettre aux peuples des autres pays d’améliorer le leur ?
-ou bien prendre enfin nos responsabilités pour refuser et l’un et l’autre, et inventer ensemble une troisième voie qui ne nuise à personne ?

Nous avons peu de temps devant nous, car les événements se précipitent – et nous savons désormais clairement que les élections ne sont pas le moyen approprié pour faire entendre la voix du peuple.

Il nous faut donc nous préparer à un changement de paradigme majeur, historique, tout en résistant à celui qu’on veut nous imposer. Et puis il faut attaquer le système par là où il pèche : l’argent. Car le seul argent qui existe réellement est celui que nous gagnons par notre labeur. Nous en sommes propriétaires. Nous avons le droit de le reprendre, il est à nous.

J’ai parlé il y a quelque temps de « faire chanter les marchés » . Et c’est bien de cela qu’il s’agit.

-Dans un premier temps il faut informer les peuples des heures sombres qui les attendent si nous ne faisons rien pour l’empêcher .
-ensuite, il faut convenir de la nécessité de nous réunir, de nous rassembler pour réfléchir ensemble à cette troisième voie
-organiser , préparer la sédition
-menacer d’un « bankrun » pour obtenir le Référendum d’Initiative Citoyenne, l’audit citoyen de la dette et la mise en place d’une Assemblée Constituante.
-il faut une date appropriée pour interpeller le maximum de citoyens
-un lieu de rencontre virtuel et réel (internet est le média idéal )
-les « indignés » peuvent être la base de réflexion mondiale qui fasse le lien entre toutes les contestations.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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