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Il n’y a plus de débat : l’esclavage c’est l’avenir !

Posté par calebirri le 11 novembre 2015

S’ils veulent faire de nous des esclaves, ce n’est pas pour nous faire du mal ; ni même parce qu’ils sont méchants… mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement dans le cadre de pensée qui les a construit. Ils ont fini par intégrer que certains hommes sont faits pour commander et d’autres pour obéir, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde et que seuls les meilleurs survivront ; et puis surtout que certains hommes valent moins que d’autres.

Comment en sont-ils arrivés là ? il suffit de regarder le monde autour de soi, et le comportement de chacun selon sa position : pour les dirigeants, qui sont responsables de la misère et de la pollution par leur recherche constante de plus grands profits, ils veulent se persuader qu’ils « aident » les populations défavorisées en leur « offrant » un travail ; et pour les futurs esclaves, qui sont responsables d’entretenir cette misère et cette pollution par leur consommation, ils se laissent aller à croire que grâce à eux, « au moins ils ont un travail ».

Sauf que les conditions de travail offertes aux étrangers sont scandaleuses et que les Français sont loin de pouvoir s’aligner… et pour cause, puisque ces gens sont traités moins bien que des esclaves. Il n’est pas difficile de constater à quel point les pays les moins démocrates sont les plus rentables, jusqu’à faire dire à certains que l’économie est polluée par la démocratie… ce qui par ailleurs est tout à fait juste puisque la démocratie (la vraie) est incompatible avec le capitalisme. Ce qui n’est pas le cas de la dictature.

Et « puisque la démocratie empêche le capitalisme, supprimons la démocratie » (enfin ce qu’il en reste !). Voilà à quelles pensées sont réduits les dirigeants de nos belles Nations…. Des infos compromettantes sortent à cause d’internet ? Contrôlons-le ! Les chômeurs coûtent trop cher ? Faisons-en des auto-entrepreneurs… ou des esclaves !

Et il s’avère qu’en matière de rentabilité l’esclavage n’a pas de concurrent… Mais attention, le monde a changé : il n’est aujourd’hui plus nécessaire de maintenir son escalve en vie, ou ne serait-ce qu’en bonne santé : il paraît que nous sommes menacés par la surpopulation … et désormais, en lui donnant sa misérable paye on se croit dispensé de le maintenir ne serait-ce qu’en état de travailler : un bengali en vaut bien un autre !

Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’on ne peut ni le réguler ni le laisser libre, alors il faut que ce soit la misère que l’on régule et non pas le système qui la crée : on ne sait faire que ça.
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).

On pourrait croire que cette manière de penser est le résultat de siècles de réflexions poussées et qu’il n’existe réellement pas d’alternative au capitalisme et aux horreurs qu’il engendre, mais c’est nier complètement la réalité : ceux qui nous disent qu’il n’y a plus de débat en France, qu’il n’y a plus d’intellectuels d’envergure se trompent lourdement. C’est justement par une sorte de paresse intellectuelle, mais pas de ceux qu’on croit : ouvrir les journaux connus, allumer sa télé officielle, consulter les réseaux sociaux les plus en vue… et s’apercevoir qu’effectivement il n’y a ni débat ni réflexion. Sauf que ce n’est pas par manque de débatteurs ou d’intellectuels qu’on ne les voit pas et qu’on ne les entend pas. C’est faute de visibilité. Quand on sait que 95 pourcents des journaux quotidiens appartiennent à quelques milliardaires on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de débat : est-elle désirée par les patrons ? est-elle provoquée par des employés serviles endormis par des années de pratique de la paresse intellectuelle ? Et surtout pour quoi faire (les journaux et la presse en général n’est en général pas le plus rentable des investissements) ?

En réalité cette absence de débat est provoquée par un calcul simple mais vicieux : le capitalisme ayant entamé son retournement et « le roi étant nu« , les hommes de pouvoir ont refusé de le perdre en utilisant la crise et le terrorisme pour imposer la seule solution qui permette de le garder tout en empêchant (pour un temps au moins) ce retournement : l’esclavage encadré par un gouvernement autoritaire. La rentabilité maximum avec une compétitivité retrouvée (regardez l’Espagne qu’on cite aujourd’hui en exemple car elle crée de l’emploi depuis la baisse drastique des salaires et conditions de travail -quelle avancée…), et l’impossibilité de faire émerger l’opposition, ou même des alternatives. Il faut se rendre compte que toutes les idées de « partage » sont suceptibles de nuire à la consommation et que la plupart finissent par être rachetées et rentabilisées par des capitalistes.

En réalité ce n’est pas que nos gouvernants ne connaissent pas les solutions, mais tout simplement qu’ils n’en veulent pas ! Que ce soit pour les migrants, l’écologie ou le chômage, ils refusent de laisser s’exprimer ceux qui pensent autrement pour ne pas avoir à les affronter.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre la pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.

L’objectif d’organiser un simulacre de débat est de populariser les idées du FN pour paraître ensuite plus modéré. Ils veulent nous faire croire au pire pour nous faire accepter le moins bien.

Regardez comment les choses se passent : la « vague » de migrants qui effraie l’Europe est l’occasion de fermer les frontières et de faire monter la peur des étrangers. Pour le réchauffement climatique pareil : plutôt que de remettre en cause le système qui crée les déséquilibres, on préfère apprendre à consommer « différemment », à « faire mieux avec moins ». On nous prépare peu à peu , avec des arguments du genre « il n’y en a pas pour tout le monde », à accepter le régime autoritaire qui vient tout en le justifiant par les crises qu’ils auront eux-mêmes créé par leurs comportements.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.

Pourtant, nous savons tous que l’écologie, comme la démocratie, est incompatible avec le capitalisme : partout on surveille les contestataires, on lutte contre les lanceurs d’alertes, on musèle la presse et on empêche les alternatives d’émerger.

L’esclavage est l’aboutissement logique de l’aveuglement des hommes qui refusent de voir la vérité en face : ils croient sincèrement qu’il est impossible de remettre en cause le système capitaliste ; tandis qu’il est beaucoup plus simple de se passer de la démocratie. Et ce n’est que pour justifier cette pensée qu’ils en viennent à considérer que la vie de certains hommes vaut moins que celles d’autres hommes ; puisqu’il apparait que certains valent plus que d’autres, pourquoi l’inverse ne serait-il pas exact ? C’est toute la leçon du capitalisme : ce système contient en germe l’esclavage. Sans possibilité de débat.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Huxley, Orwell et la fin du capitalisme

Posté par calebirri le 30 août 2011

Dans les premières pages de son livre « retour au meilleur des mondes », Aldous Huxley dresse en 1958 un bilan des anticipations qu’il avait dégagées en 1930, comparées d’une part à la situation telle qu’elle lui semblait évoluer à l’époque, et d’une autre aux anticipations d’une oeuvre non moins importante : « 1984″, de George Orwell. Prenant acte du fait que le monde avançait « beaucoup plus vite » que prévu, il constatait que le monde avait plus de chances de ressembler à son meilleur de mondes qu’à celui de 1984  car, disait-il, « il est devenu évident que le contrôle par répression des attitudes non-conformes est moins efficace, au bout du compte, que le contrôle par renforcement des attitudes satisfaisantes au moyen de récompenses et que, dans l’ensemble, la terreur en tant que procédé de gouvernement rend moins bien que la manipulation non violente du milieu, des pensées et des sentiments de l’individu ».

Autrement dit, un gouvernement obtiendrait plus de la part de son peuple avec une carotte qu’avec un bâton. La carotte représentant la démocratie, avec une société validant le contrôle permanent des esprits dans « l’intérêt général », et le bâton la dictature, dans le même objectif mais au moyen de la répression.

Ces deux moyens d’arriver au même but posent la question de ce but : la satisfaction de l’intérêt général est elle possible dans le cadre du capitalisme, ou faut-il sortir du capitalisme pour y accéder ? Avant de déterminer lequel des procédés de gouvernement évoqués par ces deux visionnaires est le plus susceptible de fonctionner, il faut connaître le contexte dans lequel se déroulent ces deux anticipations. Et force est de constater qu’à l’intérieur du cadre capitaliste, aucune des deux hypothèses ne fonctionne complètement. L’erreur qui a été faite dans l’interprétation des ouvrages de monsieur Huxley et de monsieur Orwell a été de croire leurs anticipations absolutistes compatibles avec le capitalisme, sans voir qu’elles décrivent en réalité des mondes dans lesquels le capitalisme a déjà disparu : à la monnaie s’est déjà substitué un autre mode de fonctionnement supérieur, le contrôle total des corps et des esprits. Par contrainte ou par conditionnement. Officiellement dans l’intérêt général, mais en l’absence totale de liberté.

Car le capitalisme est en réalité incompatible avec l’absolutisme évoqué par ces deux auteurs : l’illusion de l’intérêt général doit être trouvé par la somme des intérêts privés, cette fameuse « main invisible », à travers des lois de marché qui instaurent en théorie une concurrence libre et non faussée. Mais cela signifie que lorsque les uns bénéficient des fruits de la croissance, les autres subissent les affres de la misère: il ne peut alors exister d’intérêt général. La démocratie se développe alors pour les uns (avec comme procédé de gouvernement « plutôt » la carotte), tandis que pour les autres c’est la dictature, avec comme corollaire « plutôt » le bâton).

 

C’est ce « plutôt » qui entraîne l’impossibilité de ces deux absolutismes (la dictature totale ou la démocratie totale), qui n’auraient sans doute jamais pu se réaliser si le capitalisme avait toujours continué à fonctionner sans entraves : le capitalisme possède en lui même une sorte de « justice » en vases communicants, où les pauvres d’aujourd’hui doivent logiquement devenir les riches de demain, et inversement. Mais les choses se sont déroulées bien différemment. Après la prise effective du pouvoir par les Etats-Unis et quelques autres vainqueurs au sortir de la guerre, certains Etats ont profité d’une puissance fondée sur la force brute pour transformer à leur goût les règles du jeu capitaliste , notamment à travers Bretton Woods, à l’issue duquel le dollar est devenu la monnaie de référence. En voulant conserver par la ruse un pouvoir qu’ils ont obtenu par la force (les exemples historiques sont nombreux), ils ont ainsi transgressé les règles du capitalisme, « leurs » propres règles : en refusant de constater l’inévitable retournement futur du capitalisme, ils se sont perdus dans la spirale infernale de la triche et du mensonge.

 

Pour transgresser les règles du capitalisme, les Etats riches ont mis en place de nombreux outils tels que les paradis fiscaux, les chambres de compensation, des subventions agricoles, des bulles spéculatives…. qui ont permis un temps non seulement de cacher le montant réel de leur dette, mais aussi de financer l’existence de la démocratie, à travers « l’Etat social » (sans doute en contrepartie d’ailleurs de la misère et de régimes dictatoriaux dans d’autres Etats). Mais même ces outils ne suffisent plus aujourd’hui : les émergents ont fini par émerger, et eux-aussi ont soif de démocratie, et eux-aussi veulent profiter de la carotte plutôt que de subir le bâton. Les agences de notation, qui sont elles de « purs » capitalistes, ne s’y trompent pas, et ne peuvent plus faire comme si de rien n’était : il est devenu trop risqué de prêter à des Etats trop endettés, les garanties en retour n’étant plus suffisantes. On court au déclassement, et donc à la restructuration : le fameux retournement. Les puissances actuelles doivent redevenir « rentables » pour conserver la confiance des marchés, seuls capables de maintenir à la fois le niveau de vie auxquels ses citoyens se sont habitués, et surtout pour continuer à exercer la domination qu’ils font peser sur le monde.

Mais pour redevenir « rentables », elles se doivent de rogner soit sur les acquis économiques et sociaux liés à leur position dominante (qu’ils fassent payer les riches ou les pauvres ; mais bien sûr ce sera les pauvres), soit se décider à se séparer du capitalisme en le remplaçant par un autre régime ; et c’est là que nous retrouvons nos deux auteurs.  là où le capitalisme permettait de ne pas avoir à choisir entre le meilleur des mondes ou 1984, le régime qui lui succédera permettra alors de décider laquelle de ces deux visions s’imposera.

 

Selon la réaction des « émergents/émergés » face au nouveau Bretton Woods qui nous sera bientôt proposé comme seule alternative à la mort du capitalisme, le monde aura alors la responsabilité d’un choix difficile : en se soumettant à cette idée de bancor, il se peut qu’on sauve l’apparence du capitalisme, en même temps qu’on modifie considérablement les règles déjà injustes de ce monde. Cette soumission signifierait pour les pays riches la perpétuation de leur domination, avec une sorte de « meilleur des mondes ». Mais si les pays émergents la refusent alors, la force brute nous conduira à 1984. Et dans les deux cas, nous aurons tous perdus.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

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Le racisme expliqué par le capitalisme ?

Posté par calebirri le 9 avril 2011

L’autre jour, j’ai écris un article concernant le débat sur la laïcité : « Après le débat, on leur dit quoi aux Musulmans ? » . Le titre était attractif, et l’article n’était pas excellent c’est certain. Mais que ce soit sur Agoravox ou sur fdsouche  (un site que je ne connaissais pas), les réactions furent unanimes : aux musulmans il fallait dire « dehors », un point c’est tout. Je sais pourtant qu’à chaque article sur le sujet les lecteurs d’Agoravox se jettent sur leur clavier, et en général pour y écrire des tas de choses qui seraient par ailleurs sans doute condamnables au regard de la Loi. Aurais-je dû alors m’abstenir de poster cet article, ou aurais-je du répondre aux insultes et autres attaques contre les musulmans ? Non, je ne crois pas, cela ne sert à rien : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.

 

Aurais-je dû alors censurer les commentaires exagérés ? non, je ne suis pas pour la censure, et j’estime qu’il est bon de voir toutes les « opinions »(peut-on d’ailleurs appeler la haine une opinion ?) s’exprimer, pour qu’au moins tous puissent voir et savoir à quel point sont nombreux les gens aveuglés par la peur d’abord, puis par la haine des « autres », ceux qu’ils ne connaissent pas.

 

On pourrait essayer de les convaincre, comme je l’ai déjà tenté, par un raisonnement compassionnel (ce sont des êtres humains comme nous), par l’Histoire (faut-il toujours qu’elle se répète ?) ou par la simple logique (mettre dehors tous les étrangers ne réglera pas la crise), mais rien n’y fait : apparemment, un grand nombre de personnes croit réellement que les musulmans sont des millions, armés, intelligents, cultivés… et surtout méchants, terrés dans les cages d’escaliers des cités, prêts à tout pour envahir et « coloniser » de pauvres français sans défense, à qui ils voleraient (en plus) les allocations et le travail. Le choc des civilisations existe pour eux, et ils sont en train de le créer par la réalisation de leurs peurs : la haine qu’ils croient venir de « l’autre », ils la rejettent à leur tour sur « les autres », qui eux-mêmes le font à leur tour, pour de bon cette fois.

 

Dans cet article, j’ai pourtant essayé d’être assez provocant dans mes termes, évoquant jusqu’à la torture, l’extermination ou l’esclavage, mais cela n’a semblé faire peur à personne. Sur le site « fdesouche », j’ai même été atterré par le nombre de commentaires, unanimes, pour dire qu’il fallait « nous » mettre tous dehors (m’incluant bien sûr sans s’imaginer un seul instant que le prénom « Caleb » n’est pas d’origine musulmane mais juive – et que le prénom -un pseudo en l’occurrence- n’est pas nécessairement lié à une ascendance religieuse), évoquant même à plusieurs reprises « la valise ou le cercueil ». C’est à croire que certains en sont arrivés à considérer les musulmans comme indignes d’être Français.

 

Face à cet étonnant constat (oui, il y a des gens qui pensent vraiment qu’il faut envoyer les étrangers ailleurs) je me suis interrogé sur le moyen de faire comprendre à ces gens que le racisme est un leurre, et j’ai décidé de le tenter une fois de plus, cette fois-ci d’un point de vue capitaliste,  en validant une fois de plus la théorie selon laquelle ce ne sont pas les hommes qui pervertissent un bon système par une méchanceté qui leur serait inhérente, mais ce système pervers qui rend les hommes mauvais.

Et en partant du racisme comme facteur intégré aux calculs capitalistes de rentabilité, on s’aperçoit que le racisme se tient, comme théorie économique. A partir du moment où nous acceptons la conception capitaliste de la valeur de l’homme, nous acceptons de fait les inégalités entre les hommes comme étant naturelles, et le racisme comme une évidence. Car la valeur « monétaire » qui est attribuée à chaque homme par le système varie selon les pays, et au sein même de chaque pays. Les Français « de souche » , victimes eux-aussi de cette conception, sont sincèrement persuadés qu’ils valent plusieurs Chinois, ou Tunisiens… et ils en sont fiers. C’est que le conditionnement « capitaliste » fonctionne bien, et que la propagande est bien utilisée. Nous sommes tous portés à nous juger selon notre « valeur » financière, et il n’est donc rien d’étonnant à ce qu’à l’étranger également on considère qu’un citoyen Français vaut « X » citoyens d’un autre pays. Cela signifie que pour un pauvre d’un pays pauvre, venir en France le fera devenir, croit-il naïvement, un homme de plus grande valeur, au moins auprès des siens.

En réalité, le raciste et l’étranger sont tous les deux victimes de la même illusion capitaliste, celle qui les incite à croire que la valeur d’un homme se calcule en termes financiers. Le premier voit le second comme un inférieur, et le second considère le premier comme un supérieur (ils se basent tous deux sur le PIB par habitant…) Même les amalgames faits entre musulmans et Arabes montrent bien à quel point les arguments religieux ou raciaux n’ont pas de consistance. Tout ce qui compte est la concurrence que l’idéologie capitaliste a créé entre tous les hommes de tous les pays, et à l’intérieur de chaque pays (il y a des minorités stigmatisées dans tous les pays). Que les étrangers proviennent du Brésil ou de Pologne importe peu aux capitalistes, pas plus que de savoir s’ils sont bouddhistes ou satanistes. Ce qui compte est de savoir combien ils valent : et sans doute parfois un riche noir vaut mieux qu’un pauvre blanc. Car le capitalisme lui, n’est pas raciste, il a juste besoin de pauvres pour fonctionner : ce sont en fait nos gouvernants qui, par le biais idéologique de l’inégalité « naturelle », utilisent cet argument pour orienter la colère du peuple contre d’autres « responsables » qu’eux-mêmes, tout en continuant de s’enrichir en commerçant avec ces dirigeants corrompus.

Et lorsque la crise arrive, les étrangers « qui valent moins » (puisque ils veulent venir ici), ne sont donc plus les bienvenus. C’est de la concurrence en plus. C’est que les gens ne sont que rarement racistes en période de croissance économique : clients potentiels, besoin de main d’oeuvre, marchés en hausse…. tout le monde devient beau et gentil… Mais quand la bourse plonge et que l’Etat est endetté, que le peuple cherche du travail pour se nourrir, alors le racisme reprend le dessus : ce n’est pas la faute du gouvernement qui a fait tomber la croissance, mais celle des étrangers qui nous prennent notre travail, et qui bien sûr veulent nous envahir : et comme « ils » valent moins que « nous », alors il devient normal de les juger moins « utiles ». En considérant les comportements du point de vue capitaliste (selon la « valeur » que le système attribue à l’homme), on accepte implicitement l’inégalité provoquée par les règles de ce système, et on explique aisément la « vieille combine » de tous les gouvernements qui, pour faire passer la faiblesse de leurs réalisations politiques et économiques sur le dos d’une minorité-justement- trop faible pour se défendre, se basent (inconsciemment ?) sur les modes de pensées capitalistes (la rentabilité) pour justifier leur idéologie raciste.

Rien de plus facile en effet que de stigmatiser une minorité, et rien de plus logique que de s’y laisser prendre. Au lieu de se demander pourquoi tant de gens son conduits à vouloir quitter leur pays d’origine, il est plus simple de croire qu’ils sont inférieurs et jaloux, et qu’ils veulent nous « envahir » pour nous « voler ». Au lieu de remettre le système (auquel nous participons tous) en question, nous préférons nous éviter de regarder les véritables coupables de la misère des hommes en s’attaquant à d’autres, plus faibles.

Mais si le capitalisme cessait, aurions-nous encore une raison d’être raciste ?

 

Caleb irri

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Publié dans argent, crise, immigration, misère, mondialisation, politique? mensonges | 3 Commentaires »

Le monde est en danger : mais qui sont les coupables ?

Posté par calebirri le 16 mars 2011

En écoutant les informations, je me surprends à aujourd’hui à dépasser la compassion, pour rentrer dans la colère. Le monde ne tourne pas rond, et cela ne date pourtant pas d’hier. Cependant, de nombreux hommes ont, et cela depuis son commencement, émis des critiques et des propositions, pour tenter de nous faire comprendre que l’Humanité ne suivait pas la bonne voie : ils ont été au mieux martyrisés, et au pire oubliés. Et si la mémoire de quelques uns nous est encore conservée aujourd’hui, ce n’est que pour mieux trahir leurs pensées, pervertir leurs messages ou instrumentaliser leurs combats.

 

Que reste-t-il aujourd’hui ? un monde où l’on affame des populations entières à grands coups de spéculation, où l’on tue ceux qui manifestent pour un peu plus de liberté, où la rentabilité prime sur toutes les autres considérations. Aujourd’hui ce monde est en péril, et personne ne semble plus en mesure de contrôler quoi que ce soit. Je posais l’autre jour la question de savoir si à la décadence de notre civilisation allait s’ajouter sa destruction, mais aujourd’hui je voudrais évoquer la question des responsables, et des coupables. Car il est maintenant certain que les choses ne changeront pas, et ce malgré le cataclysme sans précédent qui est en train de se produire au Japon ; cataclysme qui aura sans aucun doute des répercussions sur le monde tout entier, pour demain et pour toujours.

 

Alors puisque nous en sommes là, posons la question franchement : qui sont les responsables de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’humanité ?

Et bien il y en a de deux types :

les premiers responsables sont les gouvernants eux-mêmes, qui nous mentent et nous trompent depuis si longtemps qu’ils se trouvent eux-mêmes empêtrés dans leurs mensonges et leurs tromperies.

Les seconds sont les peuples, nous, qui nous laissons depuis trop longtemps abrutir par une propagande savamment orchestrée, une éducation qui s’apparente à du conditionnement, une soumission totale à un système qui certes nous contraint, mais que nous continuons à promouvoir malgré tout.

 

Pour être plus précis, nous sommes responsables de croire aux mensonges qu’on nous sert, et nos gouvernants sont responsables de nous conditionner à les croire. Nous sommes coupables de ne rien faire pour en sortir, et nos gouvernants sont coupables de nous empêcher de le faire.

 

Au delà de ce constat, vient ensuite la question du système qui nous pousse à ces comportements, le Capitalisme. Nous savons tous comment le capitalisme fonctionne, et nous savons tous qu’il est un système dangereux pour les hommes. Certains se cachent encore derrière de belles paroles pour expliquer qu’il est le moins pire, ou que nous n’avons rien à proposer pour mettre autre chose à sa place… Mais s’il était le pire ?

 

Un système fondé sur l’inégalité et l’individualisme, la recherche de l’intérêt privé, la cupidité, l’injustice, la concurrence, la corruption, la spéculation, comment pourrait-il être bon ? Un système qui enrichit un petit nombre au détriment d’un grand, qui pervertit toutes les valeurs d’amitié, de fraternité, d’entraide et d’amour, qui permet d’affamer un milliard d’êtres humains, qui engendre misères, maladies, guerres, violences et catastrophes sanitaires dans le seul but de faire grimper les cours de la bourse, comment pourrait-il être bon ?

 

C’est par trop absurde ! Mais nous, que faisons-nous d’autre que de laisser aller, luttant les uns contre les autres pour un appartement plus grand, moins cher, un travail plus facile, mieux payé, ou un travail tout court ? que faisons-nous d’autre que de rechercher le bonheur dans les lignes obscures d’une courbe de croissance, que d’accepter de nous faire diriger par des types dont la place, pour la plupart, devrait être dans une cellule de prison, mais qui y échappent toujours ?

Nous calculons, voilà ce que nous faisons! Nous calculons notre temps, nous calculons notre argent, la courbe du soleil et le nombre de nos amis sur facebook. Et puis nous cherchons des formules, pour gagner plus, à coups de sondages obscurs, de statistiques indéchiffrables, de probabilités inconcevables, de rapports bénéfice-risque incalculables. Des OGM incontrôlables envahissent la planète, des médicaments s’avèrent être des poisons, nos objets sont constitués de matières détruisant l’environnement, nos loisirs entrainent l’exploitation d’hommes, de femmes et même d’enfants à des milliers de kilomètres de chez nous, et nos énergies sont ingérables.

 

Mais qu’attendons-nous ? Est-il si difficile de comprendre, alors que nous sommes, nous les peuples, les premières victimes de notre lâcheté, qu’il faut cesser de croire que les choses ont une chance de s’arranger en continuant de servir un système qui n’a fait que de nous conduire là où nous en sommes aujourd’hui ? Arrêtons de rêver, de regarder, de calculer, de perdre notre temps. Ne nous laissons pas abattre par un fatalisme qui n’est qu’une lâcheté de plus pour ne rien faire. Le monde ne deviendra que ce que nous en faisons. Si le capitalisme est un mauvais système, que ne le remplaçons-nous pas ? Au lieu de perdre notre temps et notre énergie à tenter de le rendre acceptable, ne serait-il pas plus simple, en définitive, d’en changer ? Même si la tâche est ardue, est-il vraiment plus facile de vouloir « moraliser » un système dont le principe fondateur est, justement, l’absence de morale ?

 

Combien de temps encore la Terre pourra-t-elle supporter les coups qu’on lui porte sans nous les rendre, et combien de temps faudra-t-il encore supporter ce système qui nous conduit à notre perte ? Nous sentons tous, et plus particulièrement ces derniers temps, que des changements sont inévitables. Nos dirigeants le sentent aussi, mais sont, eux, beaucoup trop engagés pour faire marche arrière : ils finiront par nous entraîner dans la dictature, seul moyen pour eux d’obliger les peuples à effectuer des changements radicaux de comportements, pour sauver à la fois leur pouvoir et la planète. Et si nous voulons éviter cela, c’est maintenant qu’il faut réagir. Le capitalisme, de toutes les manières, est condamné, juste en sursis. Mais nous avons encore le choix…au moins pour le moment. Prenons-nous en mains, et réfléchissons ensemble aux moyens d’établir d’autres alternatives : http://laconstituante.forumgratuit.fr/

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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la guerre approche : mais contre qui ?

Posté par calebirri le 10 septembre 2009

Dans un précédent article, j’évoquais le fait que la crise économique engendrait au sein des Etats des replis protectionnistes, et qu’il était fort possible que, face à un chômage toujours grandissant et un climat social tendu, les Etats se trouvent acculés d’une part à construire des armes, et d’une autre à vouloir les vendre ou  les utiliser.

L’idée que la misère soit la cause des guerres n’est ni nouvelle ni contestable tant les exemples historiques sont nombreux pour appuyer cette vérité : quand les ventres ont faim, on cherche le coupable, et le gouvernement se trouve souvent être le premier visé. Mais le gouvernement, lui, possède la force de détourner cette colère sur ce qu’on appelle un bouc-émissaire, qui se trouve être, la plupart du temps, « l’étranger »(un peuple ou une communauté).
Mais si malgré tout la situation économique ne s’améliore pas, la seule alternative à un gouvernement qui veut rester en place, c’est de mettre tout le monde au travail, de gré ou de force, à un projet nécessitant de forts investissements. Et s’il n’y a plus de travail dans le commerce (en plus on s’est fâché avec de nombreux anciens partenaires) construire des armes est une opportunité économique intéressante : on fait mine de sécuriser la nation à la fois face à l’ennemi désigné tout en se protégeant des tensions intérieures. Ces armes produites, on les vendra si le besoin de les utiliser ne se fait pas sentir. et si on doit les utiliser, ce sera toujours des chômeurs en moins.

Car pour justifier l’ennemi et autoriser le réarmement,  il faut que cet ennemi paraisse puissant, et agressif. Mais  il faut aussi que les Etats  trouvent des alliances, car à force de ratisser toujours  plus large  on finit par faire se rassembler ceux qui se ressemblent, et qui commencent à vous en vouloir, en masse.C’est là que nous en sommes actuellement.

De nombreux articles sortent ces derniers jours, qui montrent à quel point le business de l’armement est florissant malgré la crise économique. Et surtout à quel point les alliances économiques et militaires qui se nouent en ce moment sont en train de bouleverser les relations géopolitiques de la planète.

Bien sûr l’idéologie est une donnée majeure de ces alliances, mais le côté économique est loin d’être absent de ces relations.

Que constate-t-on aujourd’hui :Chavez fait une tournée dans tous les pays « ennemis » des Etats-Unis, et ce après  que la Colombie a accepté l’ouverture de ses bases militaires aux américains. Allié à l’Iran pour le pétrole , aux Russes pour le gaz, le réarmement a fortement repris en Amérique Latine. Face à cette montée en puissance, on voit le Brésil se prenant au jeu, en voulant défendre son territoire contre tout danger potentiel à travers des contrats comme avec la France…et l’échange de technologies. Se laissant ainsi la porte ouverte à de nouvelles alliances le moment opportun. On sait aussi que le Brésil a découvert près de ses côtes un gisement pétrolier qui, s’il s’avère à la hauteur des espérances, le propulserait au niveau des plus grands producteurs d’or noir… une place pas si facile à posséder sans être l’objet de convoitises vue la situation au Moyen-Orient.

On sait également que l’Afrique a elle aussi son rôle à jouer, et l’Europe se bat en sous main pour garder le contrôle de ses anciennes colonies, que se disputent actuellement la Chine et l’Amérique latine.

Et puis il y a les Etats-unis, qui vendent plus d’armes que tous les autres, mais à des pays bien différents de ceux aidés par les Russes ou les Chinois. Car quand on voit comment doivent se terminer les relations entre la Chine et les Etats-Unis vis-à-vis du dollar, on sait bien qu’à un moment ces deux géants se trouveront confrontés à un problème majeur ne pouvant certainement se régler que par la force, à moins que de s’allier au détriment de leurs peuples respectifs… ce qui n’est peut-être pas encore décidé, et qui doit faire l’objet des négociations actuelles.

Car il ne faut pas croire que les alliances soient définitives ni complètement arrêtées. Quand on voit de quoi ont été capables les russes (pour ne parler que d’eux) lors de la seconde guerre mondiale, on se doute bien que les alliances sont volatiles, et que les décideurs sont moins stupidement fidèles qu’on voudrait bien l’espérer : il ne fait presque aucun doute que leurs états-majors parlent entre eux de la façon de régler tous les problèmes qui se profilent à l’horizon, et tout ne doit pas être simple.

Pas simple du tout même, car les alliances ne peuvent être faites sans arrières-pensées nationalistes : les gouvernements restent encore quelque peu dépendants de ce que l’on appelle « l’opinion publique », et transformer dans l’ombre toutes les anciennes alliances est quelque peu délicat. On s’aperçoit néanmoins que les choses bougent, de manière discrète, ou plutôt détournée : les enlèvements de ressortissants étrangers (Clothilde Reiss), la libération de certains personnages (Abdelbaset al-Megrahi) , l’affaire de l’Artic-Sea, tous ces « petits couacs » diplomatiques sont souvent plus révélateurs qu’il n’y parait. derrière eux se cache la marque de pressions, de preuves de bonne volonté ou de tractations diplomatiques intenses.

Pour le moment donc, on ne peut évidemment pas se faire une idée juste de ce qui se trame derrière le dos des peuples, et sans doute tout cela est en cours de négociations.

Mais une chose est sûre cependant, c’est que les Etats s’agitent beaucoup ces derniers temps, et que les armes finiront bien un jour par parler.

En attendant, chacun tente tout de même d’assurer ses arrières, en tentant de préserver et son approvisionnement énergétique, et sa relative indépendance… il est loin le temps de Salammbô et des guerres puniques ! la guerre est bien plus longue à préparer, et les relations sont beaucoup plus compliquées…

En revanche, les raisons n’ont toujours pas changé :  les désirs de richesse et de pouvoir de quelques uns finissent toujours par entraîner les peuples dans des conflits qui ne font que leur nuire, et souvent qu’ils ne souhaitent même pas.

 

caleb irri

Publié dans misère, mondialisation, relations internationales | 2 Commentaires »

pourtant, on nous avait prévenus

Posté par calebirri le 9 avril 2009

 

Voilà ce qu’écrivait George Orwell en 1948 :

 «Avec le développement de la télévision et le perfectionnement technique qui rendit possibles, sur le même instrument, la réception et la transmission simultanées, ce fut la fin de la vie privée.  Tout citoyen, ou au moins tout citoyen assez important pour valoir la peine d’être surveillé, put être tenu vingt-quatre heures par jour sous les yeux de la police, dans le bruit de la propagande officielle, tandis que tous les autres moyens de communication étaient coupés. La possibilité d’imposer, non seulement une complète obéissance à la volonté de l’Etat, mais une complète uniformité d’opinion sur tous les sujets, existait pour la première fois. »

 

Internet est « le perfectionnement technique » qui permet  cette fin de la vie privée. La loi Hadopi permettra non pas d’éradiquer le téléchargement illégal, mais rendra la surveillance totale légale, et ce en dépit des droits les plus fondamentaux. A terme, on peut très bien imaginer la fin du courrier postal pour des raisons soi-disant économiques, et il faut être conscient du fait que la numérisation de la radio va également permettre l’identification de l’auditeur.

 

« On avait depuis longtemps reconnu que la seule base sûre de l’oligarchie est le collectivisme. La richesse et les privilèges sont plus facilement défendus quand on les possède ensemble. Ce que l’on a appelé l’ ‘abolition de la propriété privée’ signifiait, en fait, la concentration de la propriété entre beaucoup moins de mains qu’auparavant, mais avec cette différence que les nouveaux propriétaires formaient un groupe au lieu d’être une masse d’individus.»

 

Avec la nationalisation des banques dont on parle de plus en plus, c’est une véritable abolition de la propriété privée qui s’effectuerait ainsi, car les véritables propriétaires des maisons, des voitures, des économies du peuple sont les banques. Nationalisées, elles offrent à l’Etat tous les biens dont elles disposent, à savoir nous. De plus, cette nationalisation, mise en parallèle avec la « transparence » des transactions en ce moment désirée, permettrait de tout savoir sur la vie d’un individu. On approche du collectivisme en ce sens que si les revenus, les transactions, les crédits en cours sont connus de l’Etat, il n’est plus ni besoin de remplir sa feuille d’impôts, ni même d’espérer utiliser son argent de manière libre.

 

« L’Angsoc, qui est sorti du mouvement socialiste primitif et a hérité de sa phraséologie, a, en fait, exécuté le principal article du programme socialiste, avec le résultat, prévu et voulu, que l’inégalité économique a été rendue permanente ».

 

En gardant la phraséologie socialiste, l’Etat est capable de faire se lever les masses en faveur d’une révolution « socialiste », alors qu’en réalité il espère établir la permanence d’un système inégalitaire. On peut aussi remarquer le caractère « prévu et voulu » de ce mouvement. Le G20 en est un exemple flagrant, car si toute l’année les grands dirigeants de ce monde semblent batailler sur quelques concepts politiques différents, ils sont bien capables de se rencontrer, et de s’organiser ensemble pour adopter certaines mesures.

 

« Le problème est donc un problème d’éducation. Il porte sur la façon de modeler continuellement, et la conscience du groupe directeur, et celle du groupe exécutant plus nombreux qui vient après lui. La conscience des masses n’a besoin d’être influencée que dans un sens négatif. »

 

Voilà définie l’école de demain, l’autonomie des universités et l’orientation des élèves. Continuer de former les élites, conditionner les exécutants, enfoncer les masses dans l’ignorance.

 

« c’est dans les rangs du Parti, surtout du Parti intérieur, que l’on trouve le véritable enthousiasme guerrier. Ce sont ceux qui la savent impossible qui croient le plus fermement à la conquête du monde. »

Il est vrai qu’à part certains dirigeants, la majorité des peuples ne semble pas particulièrement avides de combattre, comme l’ont prouvé les « sondages » effectués pour l’Irak, mais qui bien sûr n’ont eu aucun effet ; en même temps, ceux qui décident la guerre ne la font pas, et ceux qui la font ne la souhaitent pas. Quoi de plus logique ?

 

« D’autre part, ses actes ne sont pas déterminés par des lois, ou du moins par des lois claires. Les pensées et les actions qui, lorsqu’elles sont surprises, entraînent une mort certaine, ne sont pas formellement défendues et les éternelles épurations, les arrestations, tortures, emprisonnements et vaporisations ne sont pas infligés comme punitions pour des crimes réellement commis. Ce sont simplement des moyens d’anéantir des gens qui pourraient peut-être, à un moment quelconque, dévier »

La loi sur le délit d’aide au séjour irrégulier rentre bien dans cette case. Théoriquement ce délit existe, mais l’interprétation de ce délit est floue. Aider n’est pas interdit dans le concept, mais dans les faits il peut en être un. Nous n’en sommes, au point de vue actuel, qu’aux arrestations, et emprisonnements, mais il se peut que les cellules de garde à vue ressemblent de plus en plus à la salle 101… sans compter qu’au train où vont les choses, on entend ici et là parler de la délation comme d’un devoir citoyen, ce qui non seulement rappelle de sombres souvenirs, mais aussi laisse entrevoir  le pire imaginé par Orwell, se faire dénoncer par ses enfants.

 

Pourtant, on nous avait prévenus

 

caleb irri

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