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Entre la dictature et la démocratie, il y a internet

Posté par calebirri le 16 juin 2013

Internet n’est pas un média comme les autres. Il est à la fois le moyen de notre oppression, en même temps que celui de nous en libérer. L’affaire Edward Snowden en est un exemple particulièrement frappant : en dénonçant un programme de surveillance généralisé et mondial, cet homme (en plus des risques qu’il prend pour sa vie) permet à des milliards d’individus d’être tenus au courant de ce programme. Et comme avec Wikileaks, ou Offshore leaks, c’est en à peine quelques secondes, et partout dans le monde, que peuvent être diffusées des informations « sensibles » sans qu’il soit possible ensuite de les faire supprimer. Chacun peut les inscrire sur son ordinateur, les copier et recopier à l’infini, et puis les diffuser à l’envie.

Cet état de fait met en péril nos responsables politiques et financiers car si la surveillance généralisée des populations est justifiée par la sécurité et assez bien acceptée par les populations concernées (si je n’ai rien à me reprocher, que m’importe qu’on m’espionne ?), elle permet aussi de faire éclater au grand jour des « affaires » et des « scandales » dans lesquels nos « élites » sont mêlées, de près ou de loin. Et c’est bien là tout le problème. Paradoxalement, ceux qui nous surveillent sont peut-être aussi ceux qui ont quelque chose à cacher : qui un compte offshore, qui des fréquentations douteuses, qui un passé pesant… Que se passerait-il si on apprenait que la plupart de nos politiques sont corrompus, qu’en privé ils disent le contraire de ce qu’ils affirment en public, quels conflits d’intérêt les meut et pourquoi ils se taisent ou se soumettent à la volonté non pas du peuple mais de leurs donneurs d’ordres ?

Si les peuples apprenaient, preuves à l’appui, qu’on leur ment « les yeux dans les yeux », ne se révolteraient-ils donc pas ?

C’est bien pour éviter cela que les gouvernements voudraient contrôler Internet, et qu’ils montent des plans de surveillance généralisée destinés à repérer non pas les terroristes (eux savent crypter leurs données) mais bien les résistants (ceux qui diffusent les informations « sensibles » ou donnent leur opinion sans prendre de précautions particulières- »puisque nous somme en démocratie »…).

Les partisans de cette surveillance généralisée ne peuvent donc pas interdire internet puisqu’ils en ont eux-mêmes besoin. Et puis la propagande passe elle-aussi par ce même média. Sans compter qu’aujourd’hui internet est indispensable ne serait-ce que d’un point de vue économique. Alors certains veulent couper la télé (comme en Grèce), d’autres surveiller les blogs (comme à Hong-Kong), et d’autres encore les réseaux sociaux (en Turquie près de la place Taksim les communications sont brouillées). Le but recherché est donc de surveiller tout le monde pour pouvoir, ponctuellement, couper les « éléments perturbateurs » un moment et en un lieu donnés, de toute communication.

En réalité internet est un outil à double-tranchant : il peut à la fois rendre possible une démocratie mondiale et une dictature terrible, elle aussi mondiale.
Parlons du « BIG DATA » : cette masse incroyable de données récoltées par Facebook et consorts est une mine d’informations qui peut servir soit à mieux organiser une société réellement démocratique (on peut aujourd’hui savoir de quoi ont « vraiment » besoin les individus et adapter l’offre à la demande, en temps réel et partout), soit à faire des milliards de profit dans une société capitaliste, soit à surveiller tout le monde et partout dans une société dictatoriale.

Ce qui vient de se produire en Grèce en est un exemple parlant : même si la télé ne plaisait pas et que supprimer le journal de Jean Pierre Pernaud serait faire oeuvre de salubrité publique, la télé est un média qui peut servir à la contestation, comme c’est parfois le cas en France si on considère quelques émissions du service public (c’est qu’il existe encore quelques « vrais » journalistes), qui elles aussi « faute de budget » pourraient disparaître bientôt. Et la télé, on peut la supprimer d’un coup. Pas internet.

Le futur de notre monde passe donc par Internet. Et si les citoyens ne prennent pas garde, et qu’ils n’ entrent pas en résistance, nous serons bientôt dépossédés de cette possibilité de la contestation. La Quadrature du Net, Anonymous, Wikileaks, le Parti Pirate sont des organismes que nous devons à tout prix défendre, car ils représentent ce qu’étaient les premiers résistants au fascisme d’avant guerre. Nous devrions, au lieu de se faire tabasser ou gazer dans les manifs, organiser de grands mouvements sur le net, être capables de lutter efficacement contre les sites de ceux qui nous nuisent (comme les sites des grandes banques, ou de surveillance…), et individuellement nous protéger pour empêcher l’ accès à nos données : des cryptages légaux, les logiciels libres ou open source…
Et aussi cesser autant que faire se peut de compter sur l’ État qui n’ est que le bras armé légalisant les exactions des banques et de leurs valets.

Il y a déjà eu des actions menées comme par exemple la saturation de sites qui travaillent à notre exploitation, ou des serveurs qui fonctionnent avec des mots-clé. Ce Edward Snowden (et bien que son cas suscite quelques légitimes interrogations), évoque également la possibilité de faire cesser cette surveillance « en quelques clics », car il avait accès dit-il à toutes les couvertures, toutes les agences, toutes les missions. Si cela est vrai, alors d’autres devront se lever pour faire cesser la réalisation du pire des mondes, 1984. La résistance aux dérives rendues possibles par internet se fera donc paradoxalement sur internet, qu’on se le dise. Et c’est maintenant que ça commence.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Europe : il va bien falloir se décider…

Posté par calebirri le 31 mai 2013

Le gouvernement français a capitulé : en refusant d’encadrer les salaires des grands patrons, en voulant allonger la durée de cotisation des salariés et surtout en votant l’ANI, il a définitivement fermé la porte à la gauche pour confirmer sa soumission ( ou son allégeance ?) au monde de la finance.

Mais si cela peut vous rassurer, il n’y a pas que lui !

En Europe les paradis fiscaux n’ont rien à craindre, car elle s’apprête désormais, en plus des « recommandations » imposant l’austérité, à faire voter une loi autorisant à piocher dans tous les dépôts supérieurs à 100 000 euros (sachant pertinemment que pour les autres il n’y aura pas assez), et puis il y a surtout l’entrée en vigueur de deux règlements européens (le « two pack ») qui vont retirer une grande part de la souveraineté des Nations, laissant ainsi les citoyens dépendants de ce qui sera décidé à Bruxelles. Comment s’étonner ensuite que les extrêmes de tous bords se font de plus en plus crédibles !?

Pourtant nous connaissons la situation : nos politiques sont corrompus par la finance qui a tellement triché qu’elle a mis le système capitaliste en danger. Et à ceux qui se demandent pourquoi nos gouvernants préfèrent écouter les financiers que le peuple qui les a élus, il faut qu’ils sachent qu’en réalité ce sont les financiers qui les ont élu, pas les peuples !

Et c’est bien pour cela que l’Europe est désormais coincée. Je voudrais donc ici faire état des solutions qui restent pour mettre fin à une crise dont elle ne sortira pas, de toutes les manières, indemne. Alternatives dont les conséquences la dépassent mais dont elle détient cependant la responsabilité : car de ses choix dépend bien sûr son propre sort (et de celui des peuples qui la composent), mais aussi le sort qui sera réservé au système capitaliste et à la démocratie au sein des pays dits « développés » (et qu’on risque peut-être bientôt d’appeler « enveloppés », ou « dé-développés » – il faudra bien se résoudre à employer un terme qui convient mieux)…

Mais que le lecteur averti n’hésite pas à proposer les autres options qui ne figureraient pas ici, car l’exhaustivité est une qualité délicate à satisfaire… Je vous donne les miennes :

-faire payer les riches : au delà du fait que cette option est irréalisable (même d’un point de vue économique) et pour les raisons évoquées plus haut (l’alliance tacite du pouvoir financier et du pouvoir politique), il semble clair qu’il n’y a rien a espérer de ce côté là : pour les politiques qui nous dirigent, ce serait comme se tirer une balle dans le pied ! Cette option doit donc être à mon avis (et malheureusement) abandonnée ; il est déjà trop tard.

-faire payer les pauvres : c’est bien entendu la solution la plus crédible, étant entendu que c’est celle adoptée en ce moment partout où la crise sévit. Cette option est celle défendue par la « troïka » et suivie par ce qu’on appelle en France « L’UMPS », qui à terme vise l’unité (autour d’une sorte « d’union sacrée ») pour lutter contre la montée conjointe des extrêmes de gauche et de droite. Sauf que pour retrouver la « compétitivité » il faudra bien s’aligner sur les salaires les plus bas (et les conditions de travail qui vont avec). Cela n’ira pas sans difficulté car il faudra alors se défaire de la démocratie pour empêcher le peuple de se rebeller… une harmonisation européenne à l’intérieur d’une sorte « d’Empire Européen » serait évidemment la bienvenue…

-sortir de l’Europe : bien que cette option fasse de plus en plus recette au sein des peuples de l’Europe, cette idée est majoritairement portée par l’extrême-droite, et ne peut pas être sérieusement envisagée (quand on pense qu’ils veulent se faire élire au parlement européen pour lutter contre l’Europe !). Il faudrait pour ce faire organiser un protectionnisme « français », ce qui est une aberration économique si on considère la capacité « d’auto-suffisance » du pays, car pour se permettre des mesures protectionnistes il faut être capable de les imposer aux autres (économiquement ou militairement), ce qui n’est évidemment pas le cas de la France. Le protectionnisme pourrait éventuellement s’engager sur des bases européennes (avec cette sorte « d’Empire européen », mais il ne semble pas que la France en serait alors le moteur… et le patriotisme tant défendu en prendrait certainement ombrage)… Cette option pourrait tout de même être celle retenue « in fine » par une alliance de la gauche et de la droite dites « modérées », car s’il est difficilement envisageable d’aligner les salaires français sur ceux du Bengladesh, au niveau européen il n’est pas impossible d’utiliser le protectionnisme comme arme économique pour sauvegarder des conditions de vie acceptables.

-refuser de payer la dette : après un audit citoyen de la dette et la confirmation de son illégitimité (pour l’essentiel), l’extrême-gauche propose de mettre les créanciers face à leur logique dans un rapport de force contraignant ; seulement cette option, qu’elle soit décidée au niveau national ou européen, reviendrait à faire « in fine » payer les riches, ce qui est désormais impossible car tout l’argent qu’ils possèdent n’existe pas (voir plus haut), le bankrun suivrait de près, et l’écroulement du capitalisme à sa suite….
Cet écroulement serait bien sûr suivi par « autre chose » qui sera soit autoritaire (Orwell ou Huxley ?, soit un nouveau système non-capitaliste (ce qui est plus difficile à mettre en place surtout que personne ne semble vouloir s’y mettre sérieusement…)

-déréguler la finance et supprimer « l’ingérence » de l’Etat : en laissant faire « réellement » le marché, sans ce qu’on appelle les « distorsions de concurrence » (subventions, niches fiscales, taxes douanières, politiques monétaires avantageuses…), il y a paradoxalement une possibilité de retour à l’équilibre des marchés : ceux qui le doivent passeront par pertes et fracas, des banques feront faillite, l’Europe éclatera peut-être sous le poids des défauts de paiement en chaîne, et puis le retour à la réalité des conditions de vie que, selon les lois capitalistes, nous « méritons ». On le voit là encore, difficile et pour les peuples et pour les dirigeants européens de s’arranger avec cette perspective.

-la guerre :Cette option n’est pas la plus plaisante, mais force est de constater qu’elle est la plus efficace ; nous avons aujourd’hui un tel regain de tensions entre les juifs, les catholiques et les musulmans qu’il ne paraît pas impossible qu’une telle option se réalise… D’autant qu’avec la misère qui augmente la peur avance, remplacée par la colère et puis la haine, presque toujours savamment distillée par un gouvernement aux abois pour fabriquer des boucs-émissaires. La guerre française au Mali est un exemple de colonisation déguisée, en ce sens qu’elle protège ses intérêts financiers, et s’apprête à exploiter durablement les ressources de ces pays qui en sont pleins.

-le bancor : cette option, proposée à Bretton Woods par Keynes (qui n’était pas qu’un affreux libéral!), fut délaissée au profit du dollar comme monnaie de référence sous la pression des Etats-Unis, alors en mesure d’imposer ses vues. Elle permettrait en théorie de créer une monnaie commune mondiale destinée à « remettre à plat » le système capitaliste, et est très bien décrite par monsieur Sarton du Jonchay. J’ai déjà émis quelques réserves au sujet de cette option, car quand bien même cette option serait valable du point de vue de l’intérêt général, il faut convenir « qu’en capitalisme » l’intérêt général n’est pas la valeur la mieux partagée : ce qui signifie que si c’est une bonne idée elle ne sera pas adoptée, et que si elle l’est (adoptée) c’est qu’elle n’est pas si bonne que ça ; sans compter qu’il faudrait pour cela parvenir à mettre tout le monde autour d’une table pour en décider, et l’ambiance actuelle ne semble pas propice aux accords unanimes.

Mais quittes à rêver d’unir autour d’une table tous nos bons dirigeants, il reste une option à laquelle trop peu d’entre nous croient encore : l’union des peuples pour se mettre eux-mêmes autour d’une table pour discuter entre eux du « post-capitalisme » , de la suppression de l’argent, et des nouvelles règles qui nous conviennent mieux, le tout autour d’une sorte de « cerveau collectif » pour penser le futur.
Et bien sûr foutre dehors tous ceux qui nous exploitent et dont le seul objectif est de rendre obsolète cette dernière solution !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, La voie des peuples | 1 Commentaire »

A qui appartient votre argent ?

Posté par calebirri le 22 mars 2013

A Chypre, le peuple s’est sans doute réjoui un peu trop vite du refus de son parlement d’accepter la taxe sur les dépôts bancaires pourtant exigée par la Troïka. Car en définitive le capitalisme impose qu‘il faudra bien un jour que quelqu’un paye, et les riches en sont bien incapables

Les récents développements du « cas chypriote », avec la renégociation de l’accord qu’on croyait scellé, tendent à montrer que la situation est plus complexe qu’il n’y paraît : coincé entre les apparences de la démocratie qu’il faut respecter et les exigences capitalistes (qui il faut sans cesse le répéter sont incompatibles), faire tomber le « tabou » de la garantie bancaire est un risque difficile à maîtriser.

C’est que le coup n’est pas si aisé, car le nombre des options s’amenuise à mesure que la situation empire : que peuvent faire nos bons gouvernants pour éviter, ou même seulement retarder, un crash du système capitaliste tout entier (qui sera précédé d’un krach, pour les pointilleux d’orthographe) ?

-S’ils laissent tomber les banques cypriotes, Chypre court à la faillite et l’Europe risque l’effondrement en cascade, sans compter les délicates explications avec la Russie et l’Allemagne.

-S’ils sauvent les banques ils ruinent les peuples (ce qui ne leur pose aucun problème moral), avec le risque d’une crise sociale majeure pouvant déboucher sur une panique généralisée, un bankrun qui mettrait tout l’échafaudage financier par terre, briserait le capitalisme dans le monde entier.

-S’ils sortent Chypre de l’Europe alors l’Europe aura signé son arrêt de mort, en même temps que la fin de sa relative bonne santé économique et sociale (et oui, qui remboursera les dettes des pays qui quitteront l’Europe ?) ; chaque pays prendra alors la véritable place qui lui est due selon sa « valeur » dans le monde, et le niveau de vie qui va avec.

De tous côtés donc le danger guette, et depuis maintenant plus d’une semaine le gouvernement chypriote joue la montre avec la Troïka, un peu à la manière dont la Grèce avait promis le référendum (voir poker)… Laissant le temps aux riches d’organiser le transfert de leurs avoirs dans des contrées moins hostiles pour le jour où les banques rouvriront (ce qui a déjà commencé selon certains), tandis que les pauvres sont quant à eux contraints de se battre aux guichets pour récupérer les quelques malheureux billets qui voudront bien sortir encore de leurs distributeurs.

Et c’est bien cela qui est le plus scandaleux : que les dépôts bancaires soient taxés ou pas, à vrai dire cela ne change pas grand chose car in fine ce sont toujours les pauvres qui trinquent… Mais qu’on empêche concrètement les gens de retirer librement l’argent qui est censé leur appartenir, c’est là une étape sans précédent qui vient d’être franchie. En faisant tomber le « tabou » sur la garantie des dépôts bancaires, la Troïka montre au monde et aux peuples que non seulement tout l’argent qui se trouve dans les banques ne leur appartient pas, mais surtout que tout est déjà prêt pour éviter la seule réponse possible à la séquestration de son argent : le bankrun. Ne pouvant se permettre de réaliser les deux autres solutions citées plus haut, on s’aperçoit que seule la taxation de l’épargne populaire serait pour les dirigeants européens un moyen efficace d’éviter la faillite généralisée ; tandis qu’un bankrun (lui aussi généralisé) serait pour le peuple un moyen d’éviter l’appauvrissement (toujours) généralisé.

En même temps, il faut comprendre nos dirigeants : de quoi auraient-ils l’air s’ils avouaient que tout l’argent qui circule sur cette planète n’existait tout simplement pas ? Car c’est bien à cela que sert un bankrun : il ne satisfait personne, car tous s’aperçoivent en même temps que tout l’argent qu’ils croyaient posséder n’existe pas dans la réalité

C’est donc bien que l’Europe est à bout de souffle, et que les vrais ennuis vont bientôt commencer : en se préparant à spolier les citoyens à la source -leur épargne- l’Europe s’apprête à montrer son vrai visage. Et le bankrun ne se produira pas, car l’accès aux comptes et aux retraits d’argent liquide seront limités, suspendus ou interdits, privant ainsi les citoyens non seulement des besoins de la vie quotidienne, mais également d’un moyen de pression bien plus efficace que leur malheureux bulletin de vote : l’argent. Mais si cet argent qu’on nous oblige à gagner pour survivre ne nous appartient pas, les denrées ou objets qu’il nous permettent d’acquérir nous appartiennent-ils vraiment ?

Et surtout, que nous restera-t-il alors ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ?

Posté par calebirri le 11 septembre 2012

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? dans La voie des peuples bank-run-300x266Le 30 septembre, le gouvernement « socialiste » français va entériner l’entrée effective de la France dans le nouvel empire européen. Tout le monde se réjouira bien sûr de cette belle victoire contre la démocratie, et l’austérité deviendra alors la seule politique économique possible. Confrontés à la mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique, il apparaît désormais clairement que ce qui est dénoncé dans le documentaire sur Goldman Sachs (Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde) n’est pas le fruit d’un complot organisé mais bien plutôt le résultat d’un système qui échappe complètement à ceux qui sont censés le dominer. Et c’est donc « naturellement » que gouvernants et financiers travaillent main dans la main, au détriment des millions d’êtres humains qui doivent se préparer à des sacrifices jamais vus, au nom de la sauvegarde du système qui nous oppresse depuis si longtemps.

Face à cette perspective, la nécessité d’une réaction des peuples se fait sentir, plus fort que jamais, et il ne fait pas de doute qu’aucune manifestation, de quelque importance qu’elle soit, n’est susceptible de faire changer d’avis nos bons gouvernants qui nous veulent tant de bien (même contre notre gré) ; mais qui sont pieds et poings liés avec ceux qui nous veulent tant de mal (si les banques font faillite les Etats s’écroulent -enfin leurs gouvernants pas le pays, et si les Etats cessent d’aider les banques ce sont elles qui font faillite). Si à la fin « Goldman Sachs gagne toujours », le peuple lui perd à chaque fois. Et cela est injuste, et dangereux. Les peuples ont donc le devoir d’organiser la sédition pour réclamer que soient entendues -et écoutées -leurs revendications.

Parmi les actions de résistance possibles (et que j’avais énumérées ici) aucune ne semble satisfaisante, à part une seule : le bankrun.

Cette option est sans doute la plus radicale mais aussi la plus efficace : elle créerait un chaos financier sans précédent, et aurait bien sûr des conséquences mondiales. Mais à force de ne pas agir, nous devenons aussi coupables que les dirigeants que nous critiquons par ailleurs : nous sommes de plus en plus nombreux à « savoir » ce qui se passe et nous ne faisons rien. Alors qu’en touchant à l’argent, celui qui existe et que nous transpirons chaque jour au travail, nous avons l’occasion (il est à nous !), à chaque instant, de reprendre la main face aux gouvernants et aux financiers, car ils ont beaucoup plus à perdre que nous. Et pas besoin de fédérer tous les pays en même temps : un seul pays comme la France est en capacité de montrer au monde entier à quel point le système est scandaleusement fragile.

Et puis il y a autre chose aussi : avec un bankrun, ceux qui le peuvent retirent leur argent, et tous les petits porteurs sont garantis par l’Etat en cas de faillite des banques. Pour ceux qui n’ont pas d’argent, ou qui n’ont que des dettes envers leurs banquier, ou qui sont en rouge tout le temps, ils n’ont pas non plus à s’inquiéter de la faillite des banques : soit ils ne devraient alors plus rien, soit leurs dettes seront revendues à l’Etat après nationalisation des banques en faillite. Les seuls qui perdront tout seront les financiers, et ceux qui vivent sur notre dos.

En plus, une telle action peut très bien ne pas se produire, sachant qu’il suffirait que la rumeur du bankrun s’étende suffisamment loin et soit suffisamment crédible pour faire plier tous les banquiers et les gouvernants du monde, car leur plus grande peur est qu’on s’aperçoive que « le roi est nu », et que tout leur argent n’existe pas. Il suffirait que seuls les pauvres, même ceux qui sont toujours dans le rouge, menacent de retirer tout ce qui se trouve sur leur compte pour que les moins riches y aillent aussi. C’est quasiment imparable.

La seule chose que nous ne savons pas, c’est ce qui se passera si les banques et les gouvernements n’écoutent pas le peuple. Mais cela n’arrivera pas, si toutefois nous sommes assez nombreux et motivés pour diffuser ce message, le relayer, et participer à faire grossir la rumeur… De toutes les manières nous n’avons plus le choix, car vous devez savoir que des projets concernant le plafond des retraits d’argent sont à l’étude en ce moment, justement pour éviter cela.

Pourtant, nos exigences sont on ne peut plus démocratiques, car elles consistent à demander la mise en place effective du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pourtant prévu par la LOI, sur deux points essentiels : un audit citoyen de la dette pour refuser l’austérité, ainsi qu’un référendum sur la mise en place d’une assemblée constituante pour refonder nos institutions.

Pour la date, il faut en choisir une qui fasse sens, pas trop éloignée dans le temps et symboliquement forte. Je vous propose donc le 21 décembre 2012 : puisqu’il y aura de toutes les manières tout un « tintamarre » médiatique en ce jour de « fin du monde », pourquoi ne pas profiter pour faire également de ce jour le début d’un autre monde, celui ou le peuple cesserait de se faire berner et asservir sans réagir ?

Je vous propose donc une nouvelle tentative de lancement de cette initiative en répondant massivement au sondage suivant : « Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? », que vous trouverez à l’adresse suivante : http://calebirri.unblog.fr

Ne laissez-pas ce qui pourrait être notre dernière chance s’envoler, et préparez-vous à agir : nous en avons le devoir impérieux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans La voie des peuples, révolution?, un nouveau système | 4 Commentaires »

Crise de la dette : le roi est nu

Posté par calebirri le 4 septembre 2012

Lorsqu’on envisage la situation actuelle à travers l’hypothèse d’une gigantesque mystification concernant l’illusion monétaire, la compréhension des événements devient alors subitement plus aisée, d’un point de vue économique et social comme d’un point de vue géopolitique ; en même temps que les conséquences dune telle découverte ouvrent des perspectives qui effraient jusqu’à l’imagination.

Car s’il s’avère que le tas d’or sur lequel les Occidentaux sont assis depuis des décennies n’est que virtuel, alors c’est tout le passé récent de la domination occidentale qui se trouve ainsi remis en cause, en même temps que tout le discours idéologique qui l’accompagne.

Et c’est peut-être bien cela que ceux qui détiennent actuellement le pouvoir ne veulent pas que nous découvrions : ce n’est pas le système capitaliste qui ne fonctionne plus, mais bien la corruption généralisée qui a jusqu’à maintenant empêché son inévitable retournement – ce qu’auraient peut-être du mal à avaler les peuples qui en ont été victimes jusqu’ici.

Car puisque les dettes ne valent que le prix qu’on veut bien leur accorder (ce qui peut être « rien »), et que les Etats ne peuvent pas faire faillite, alors c’est comme si l’argent n’existait tout simplement pas. Et en réalité ce n’est donc qu’artificiellement que la domination occidentale a pu s’exercer sur les autres pays, une domination fondée sur ce « rien ». Une domination que les populations les plus fragiles auraient donc souffert injustement, contrairement à la « logique » du système qui veut que les plus grands pays (a fortiori les moins démocratiques) prennent le dessus, au moins d’un point de vue économique.

En admettant l’hypothèse de la mystification monétaire, il devient clair que si nous sommes parvenus à maintenir jusqu’à maintenant le niveau de vie des Occidentaux à un niveau supérieur à celui des autres grandes puissances, ce n’est dû qu’aux subventions et à la toute puissance diplomatique (ou peut-être faudrait-il dire la toute puissance puissance militaire) des Etats Occidentaux.
Sauf qu’aujourd’hui, avec la crise, ce sont toutes les coutures du manteau européen qui craquent une à une, si bien qu’on commence à voir à travers : la puissance des occidentaux n’est qu’une illusion, et seule la corruption du système a permis que nous nous maintenions à ce niveau aussi longtemps.

Il ne s’agit donc pas d’un problème national ni même européen, mais d’un problème mondial. Car ni les marchés ni les gouvernements ne peuvent se permettre d’attendre que le monde entier découvre l’incroyable réalité, à savoir que « le roi est nu », et que la puissance passée des Occidentaux n’est fondée que sur du vent. Ce serait alors comme reconnaître la responsabilité des « élites » de ce monde dans la misère structurelle des autres populations, en même temps qu’un aveu de culpabilité historique sur plusieurs décennies. Cela démontrerait aussi que le « retard » des pays émergents n’est dû qu’aux mensonges des Occidentaux, et que leur pouvoir n’est que le résultat de notre exploitation commune, qui elle-même ne tient qu’à notre crédulité.

Comment pourraient-ils donc aujourd’hui laisser faire ce retournement, avec les conséquences que l’on vient d’évoquer, et qui les condamnerait à abandonner leur pouvoir et leur puissance ?

Et en même temps, comment pourraient-ils faire payer des riches qui s’apercevraient alors assez rapidement qu’ils n’ont déjà plus rien ?

Ils sont coincés. Et le résultat de tout ça, c’est qu’ils préfèrent faire le pari qu’en menaçant l’Europe d’une explosion ils réussissent à imposer l’Empire Européen et son austérité perpétuelle (la règle d’or budgétaire) sans provoquer la révolution. Mais si les citoyens prenaient conscience que les Etats ne peuvent faire faillite et que les dettes ne valent que le prix qu’on leur accorde, alors leur pari sera perdu… à moins que d’envisager la guerre ; mais dans ce domaine, les Occidentaux sont sans doute encore les plus forts.

Mais nous, les peuples, que voulons-nous ?

-conserver notre niveau de vie intact à tout prix, c’est-à-dire au détriment de celui des peuples des autres pays ?
-accepter la baisse de notre niveau de vie pour permettre aux peuples des autres pays d’améliorer le leur ?
-ou bien prendre enfin nos responsabilités pour refuser et l’un et l’autre, et inventer ensemble une troisième voie qui ne nuise à personne ?

Nous avons peu de temps devant nous, car les événements se précipitent – et nous savons désormais clairement que les élections ne sont pas le moyen approprié pour faire entendre la voix du peuple.

Il nous faut donc nous préparer à un changement de paradigme majeur, historique, tout en résistant à celui qu’on veut nous imposer. Et puis il faut attaquer le système par là où il pèche : l’argent. Car le seul argent qui existe réellement est celui que nous gagnons par notre labeur. Nous en sommes propriétaires. Nous avons le droit de le reprendre, il est à nous.

J’ai parlé il y a quelque temps de « faire chanter les marchés » . Et c’est bien de cela qu’il s’agit.

-Dans un premier temps il faut informer les peuples des heures sombres qui les attendent si nous ne faisons rien pour l’empêcher .
-ensuite, il faut convenir de la nécessité de nous réunir, de nous rassembler pour réfléchir ensemble à cette troisième voie
-organiser , préparer la sédition
-menacer d’un « bankrun » pour obtenir le Référendum d’Initiative Citoyenne, l’audit citoyen de la dette et la mise en place d’une Assemblée Constituante.
-il faut une date appropriée pour interpeller le maximum de citoyens
-un lieu de rencontre virtuel et réel (internet est le média idéal )
-les « indignés » peuvent être la base de réflexion mondiale qui fasse le lien entre toutes les contestations.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Gouvernements et marchés : et si on les faisait chanter ?

Posté par calebirri le 3 juillet 2012

Puisque la Grèce a capitulé et que monsieur Hollande trahit déjà ses promesses, les peuples de l’Europe doivent désormais se considérer comme seuls pour stopper la machine infernale qui se prépare à broyer les restes de nos déjà piètres conditions d’existence. La tâche ne sera pas aisée et les possibilités d’actions sont limitées, mais nous sommes et resterons quoiqu’il advienne les maîtres de notre destinée- si toutefois nous voulons bien nous donner la peine de nous en rendre compte.

Maintenant, il s’agit de recenser les options qui nous restent, et ne pas se tromper sur la manière de les utiliser.

-la grève générale : Le problème de la grève générale est qu’elle nuit assez rapidement à ceux-là mêmes qui la conduisent, et qu’elle est très mal perçue par ceux qui ne la suivent pas. De plus, le service minimum a considérablement amoindri la force de la grève. Pour fonctionner, elle doit donc être massive, et massivement soutenue, c’est-à-dire très bien organisée.

-les manifestations : les événements récents nous ont montré que même massives elles ne sont d’aucune utilité, et que la durée ou la répétition de celles-ci servent en réalité à permettre un durcissement du conflit qui débouche à terme sur de la répression.

-l’Assemblée Constituante : elle est pour moi le moyen de lutte le plus cohérent en même temps que le plus pacifique, mais prend du temps et demande une implication constante de la part des citoyens. Elle doit s’organiser sur le long terme et parallèlement à d’autres formes de lutte, et surtout n’être pas contrôlée par un pouvoir qui lui retirerait toute sa légitimité.

-Le référendum d’initiative (vraiment) citoyenne : entre réalité théorique et utopie réalisable, le RIC est un outil formidable qui n’a malheureusement aucune chance d’être mis en place par le gouvernement actuel, car il le mettrait en défaut à coup sûr. Pour qu’il soit légitime, il doit être organisé sur toute l’Europe, ce qui implique une organisation très lourde et une solidarité sans faille entre toutes les composantes nationales de ce genre de projets.

-le coup d’Etat : il est bien évident qu’un coup d’Etat ne peut qu’être vecteur de violences et de divisions, et l’illégitimité d’un tel acte est évidente. Il n’est pas besoin d’aller plus loin pour écarter cette option dont personne ne sortirait gagnant.

-la négociation syndicale : il faut être clair là-dessus aussi, il n’y a pas plus à attendre de ce côté-là que de celui du gouvernement, étant donné que c’est le même côté…

-le boycott : le boycott est une forme de lutte commerciale qui peut avoir des effets importants sur le long terme, mais ils sont assez imprécis lorsqu’il s’agit d’un refus global des grandes firmes qui imposent leurs prix à toute la chaîne de production, car elles détiennent à quelques unes pratiquement l’ensemble de la production, ce qui fait qu’à moins de se priver de presque tout, il favorisera inévitablement l’une ou l’autre de ces grandes firmes

-le bankrun : nous avons un peu trop vite oublié la terreur qu’a provoquée cette rumeur lorsqu’elle est venue jusqu’aux oreilles des gouvernements alors en place. Elle n’était pas feinte, car la réalisation d’une telle option remettrait en cause tout l’échafaudage construit par ceux qui organisent le sauvetage des riches. Mais dangereuse, sachant que nous n’avons absolument aucune idée des conséquences d’une telle action.

-le lobbyisme : là aussi un travail de longue haleine, mais qui risque de faire plus de mal que de bien. Jouer le jeu du lobbyisme c’est entrer dans un processus jamais très éloigné de la corruption, et dans lequel la loi capitaliste s’applique pleinement. On peut y perdre non seulement son âme, mais aussi son objectif.

-l’émigration : la situation de l’Europe et ses perspectives économiques étant chaque jour revues à la baisse, il peut être temps de cesser de stigmatiser les immigrés pour penser nous-mêmes à l’émigration, vers les pays « qui montent » en allant chercher les meilleures conditions de travail là où elles s’améliorent, sachant bien qu’à un moment donné elles se rejoindront avant de se séparer à nouveau, dans l’autre sens.

-la soumission : reste cette option ultime, attendre 5 ans en rongeant son frein, et puis espérer encore que le futur gouvernement ne fasse pas pire que le précédent… Rien de bien certain.

J’oublie certainement certaines options, que peut-être certains commentateurs avertis me rappelleront, mais vous aurez compris qu’à mes yeux la plupart des options sont inutilisables ou inefficaces, et qu’il ne reste donc que celles qui concernent le RIC et l’Assemblée Constituante pour le long terme, et le bankrun ou la grève générale pour ce qui est du court terme. Les deux premières étant l’objectif à atteindre, les deux secondes pourraient être le moyen d’y parvenir. Car en menaçant d’un bankrun assez large pour effrayer les banquiers, en organisant « autrement » la grève générale, nous pourrions ainsi atteindre la mise en place des réformes structurelles indispensables à la sauvegarde de la démocratie en même temps que les conditions d’application réelle de la volonté des peuples.

Puisqu’ils ne veulent pas nous écouter ni tenir leurs promesses, rappelons-leur qu’il ne doivent leur puissance qu’à notre volonté. Que la rumeur fasse son chemin, et que d’autres choisissent et la date et le lieu pour se retrouver. Et retrouvons-nous.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Assemblée Constituante, crise, la démocratie, La voie des peuples, politique? mensonges | 8 Commentaires »

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