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Europe : il va bien falloir se décider…

Posté par calebirri le 31 mai 2013

Le gouvernement français a capitulé : en refusant d’encadrer les salaires des grands patrons, en voulant allonger la durée de cotisation des salariés et surtout en votant l’ANI, il a définitivement fermé la porte à la gauche pour confirmer sa soumission ( ou son allégeance ?) au monde de la finance.

Mais si cela peut vous rassurer, il n’y a pas que lui !

En Europe les paradis fiscaux n’ont rien à craindre, car elle s’apprête désormais, en plus des « recommandations » imposant l’austérité, à faire voter une loi autorisant à piocher dans tous les dépôts supérieurs à 100 000 euros (sachant pertinemment que pour les autres il n’y aura pas assez), et puis il y a surtout l’entrée en vigueur de deux règlements européens (le « two pack ») qui vont retirer une grande part de la souveraineté des Nations, laissant ainsi les citoyens dépendants de ce qui sera décidé à Bruxelles. Comment s’étonner ensuite que les extrêmes de tous bords se font de plus en plus crédibles !?

Pourtant nous connaissons la situation : nos politiques sont corrompus par la finance qui a tellement triché qu’elle a mis le système capitaliste en danger. Et à ceux qui se demandent pourquoi nos gouvernants préfèrent écouter les financiers que le peuple qui les a élus, il faut qu’ils sachent qu’en réalité ce sont les financiers qui les ont élu, pas les peuples !

Et c’est bien pour cela que l’Europe est désormais coincée. Je voudrais donc ici faire état des solutions qui restent pour mettre fin à une crise dont elle ne sortira pas, de toutes les manières, indemne. Alternatives dont les conséquences la dépassent mais dont elle détient cependant la responsabilité : car de ses choix dépend bien sûr son propre sort (et de celui des peuples qui la composent), mais aussi le sort qui sera réservé au système capitaliste et à la démocratie au sein des pays dits « développés » (et qu’on risque peut-être bientôt d’appeler « enveloppés », ou « dé-développés » – il faudra bien se résoudre à employer un terme qui convient mieux)…

Mais que le lecteur averti n’hésite pas à proposer les autres options qui ne figureraient pas ici, car l’exhaustivité est une qualité délicate à satisfaire… Je vous donne les miennes :

-faire payer les riches : au delà du fait que cette option est irréalisable (même d’un point de vue économique) et pour les raisons évoquées plus haut (l’alliance tacite du pouvoir financier et du pouvoir politique), il semble clair qu’il n’y a rien a espérer de ce côté là : pour les politiques qui nous dirigent, ce serait comme se tirer une balle dans le pied ! Cette option doit donc être à mon avis (et malheureusement) abandonnée ; il est déjà trop tard.

-faire payer les pauvres : c’est bien entendu la solution la plus crédible, étant entendu que c’est celle adoptée en ce moment partout où la crise sévit. Cette option est celle défendue par la « troïka » et suivie par ce qu’on appelle en France « L’UMPS », qui à terme vise l’unité (autour d’une sorte « d’union sacrée ») pour lutter contre la montée conjointe des extrêmes de gauche et de droite. Sauf que pour retrouver la « compétitivité » il faudra bien s’aligner sur les salaires les plus bas (et les conditions de travail qui vont avec). Cela n’ira pas sans difficulté car il faudra alors se défaire de la démocratie pour empêcher le peuple de se rebeller… une harmonisation européenne à l’intérieur d’une sorte « d’Empire Européen » serait évidemment la bienvenue…

-sortir de l’Europe : bien que cette option fasse de plus en plus recette au sein des peuples de l’Europe, cette idée est majoritairement portée par l’extrême-droite, et ne peut pas être sérieusement envisagée (quand on pense qu’ils veulent se faire élire au parlement européen pour lutter contre l’Europe !). Il faudrait pour ce faire organiser un protectionnisme « français », ce qui est une aberration économique si on considère la capacité « d’auto-suffisance » du pays, car pour se permettre des mesures protectionnistes il faut être capable de les imposer aux autres (économiquement ou militairement), ce qui n’est évidemment pas le cas de la France. Le protectionnisme pourrait éventuellement s’engager sur des bases européennes (avec cette sorte « d’Empire européen », mais il ne semble pas que la France en serait alors le moteur… et le patriotisme tant défendu en prendrait certainement ombrage)… Cette option pourrait tout de même être celle retenue « in fine » par une alliance de la gauche et de la droite dites « modérées », car s’il est difficilement envisageable d’aligner les salaires français sur ceux du Bengladesh, au niveau européen il n’est pas impossible d’utiliser le protectionnisme comme arme économique pour sauvegarder des conditions de vie acceptables.

-refuser de payer la dette : après un audit citoyen de la dette et la confirmation de son illégitimité (pour l’essentiel), l’extrême-gauche propose de mettre les créanciers face à leur logique dans un rapport de force contraignant ; seulement cette option, qu’elle soit décidée au niveau national ou européen, reviendrait à faire « in fine » payer les riches, ce qui est désormais impossible car tout l’argent qu’ils possèdent n’existe pas (voir plus haut), le bankrun suivrait de près, et l’écroulement du capitalisme à sa suite….
Cet écroulement serait bien sûr suivi par « autre chose » qui sera soit autoritaire (Orwell ou Huxley ?, soit un nouveau système non-capitaliste (ce qui est plus difficile à mettre en place surtout que personne ne semble vouloir s’y mettre sérieusement…)

-déréguler la finance et supprimer « l’ingérence » de l’Etat : en laissant faire « réellement » le marché, sans ce qu’on appelle les « distorsions de concurrence » (subventions, niches fiscales, taxes douanières, politiques monétaires avantageuses…), il y a paradoxalement une possibilité de retour à l’équilibre des marchés : ceux qui le doivent passeront par pertes et fracas, des banques feront faillite, l’Europe éclatera peut-être sous le poids des défauts de paiement en chaîne, et puis le retour à la réalité des conditions de vie que, selon les lois capitalistes, nous « méritons ». On le voit là encore, difficile et pour les peuples et pour les dirigeants européens de s’arranger avec cette perspective.

-la guerre :Cette option n’est pas la plus plaisante, mais force est de constater qu’elle est la plus efficace ; nous avons aujourd’hui un tel regain de tensions entre les juifs, les catholiques et les musulmans qu’il ne paraît pas impossible qu’une telle option se réalise… D’autant qu’avec la misère qui augmente la peur avance, remplacée par la colère et puis la haine, presque toujours savamment distillée par un gouvernement aux abois pour fabriquer des boucs-émissaires. La guerre française au Mali est un exemple de colonisation déguisée, en ce sens qu’elle protège ses intérêts financiers, et s’apprête à exploiter durablement les ressources de ces pays qui en sont pleins.

-le bancor : cette option, proposée à Bretton Woods par Keynes (qui n’était pas qu’un affreux libéral!), fut délaissée au profit du dollar comme monnaie de référence sous la pression des Etats-Unis, alors en mesure d’imposer ses vues. Elle permettrait en théorie de créer une monnaie commune mondiale destinée à « remettre à plat » le système capitaliste, et est très bien décrite par monsieur Sarton du Jonchay. J’ai déjà émis quelques réserves au sujet de cette option, car quand bien même cette option serait valable du point de vue de l’intérêt général, il faut convenir « qu’en capitalisme » l’intérêt général n’est pas la valeur la mieux partagée : ce qui signifie que si c’est une bonne idée elle ne sera pas adoptée, et que si elle l’est (adoptée) c’est qu’elle n’est pas si bonne que ça ; sans compter qu’il faudrait pour cela parvenir à mettre tout le monde autour d’une table pour en décider, et l’ambiance actuelle ne semble pas propice aux accords unanimes.

Mais quittes à rêver d’unir autour d’une table tous nos bons dirigeants, il reste une option à laquelle trop peu d’entre nous croient encore : l’union des peuples pour se mettre eux-mêmes autour d’une table pour discuter entre eux du « post-capitalisme » , de la suppression de l’argent, et des nouvelles règles qui nous conviennent mieux, le tout autour d’une sorte de « cerveau collectif » pour penser le futur.
Et bien sûr foutre dehors tous ceux qui nous exploitent et dont le seul objectif est de rendre obsolète cette dernière solution !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Unifier la contestation

Posté par calebirri le 13 mars 2013

Il faut se rendre à l’évidence : le monde est en train de vivre une de ces périodes « charnières » dont ressortira inévitablement « quelque chose » comme ce « nouvel ordre mondial » dont j’ai déjà évoqué l’hypothèse il y a peu. Contrairement à ce qu’on serait tenté d’imaginer à la vue des événements calamiteux qui se produisent un peu partout dans ce monde, il faut se préparer non pas à des conflits majeurs entre deux civilisations (qui ne sont en réalité qu’une seule et même civilisation, celle des humains), mais bien plutôt entre deux classes sociales : les riches contre les pauvres (la « classe moyenne » étant la victime « consentante » qui se croit dans le camp des riches mais qui appartient à celui des -futurs- pauvres).

Face à ce constat, une contestation se met peu à peu en place qui trouble le jeu politique, en même temps qu’elle est elle-même troublée par ce jeu : il y a ceux qui veulent « sauver le système », et ceux qui en veulent un autre. Il y a ceux qui veulent sortir de l’Europe et ceux qui veulent y rester, ceux qui veulent prendre aux riches et ceux qui ne veulent pas, ceux qui veulent plus de protectionnisme et ceux qui veulent plus de mondialisation, plus d’Etat ou plus de dérégulation, la décroissance ou l’économie verte… Comment les citoyens pourraient-ils s’y retrouver ? Les contestataires peuvent être un peu de tout cela à la fois, et il existe presque autant de combinaisons qu’il existe de citoyens… Enfin presque. Car au delà de ces considérations, il y a une chose qui relie toutes les contestations : cette sorte « d’indignation » dont parlait Stéphane Hessel, comme un sentiment confus que les choses ne tournent pas comme elles le devraient, et qu’on pourrait certainement faire « autrement » pour améliorer le sort de nos frères humains… pour peu qu’on se rassemble.

Et c’est bien là que se situe le véritable problème : la contestation existe donc bel et bien, sauf qu’elle est à la fois si diffuse et si confuse qu’il est impossible de s’y retrouver. Nulle part n’existe un lieu capable de canaliser, de rapprocher, de présenter ou même de recenser les alternatives qui nous permettraient de lutter efficacement contre la politique menée actuellement ; laissant la place à une propagande grossière mais efficace qui sature les esprits par son unicité et sa force de frappe (ce qu’on appelle communément « la pensée unique »), et dont le but est de nous faire se tromper d’ennemi.

Pourtant nous avons tout ce qu’il nous faut : nous sommes les plus nombreux, nous avons tous les outils nécessaires , nous avons encore la liberté de le faire (pour l’instant !), et le cerveau collectif existe déjà virtuellement, car toutes les composantes de sa réalisation sont là, disséminées ici et ailleurs par delà les religions, les pays, la couleur de peau ou la culture.

Il ne nous manque donc qu’une seule chose, nous rassembler. Communiquer, partager nos volontés, débattre de nos idées, nous connaître, confronter nos projets, apprendre à nous faire confiance, enfin dépasser les barrières et les obstacles qu’on nous oppose pour avancer ensemble, enfin unis vers un même objectif…

Se rassembler, c’est bien, diront les habitués de ce genre d’appels, mais comment, et pour quoi faire ? Tous les outils sont là, mais ils sont limités et ne parviennent pas à établir la « plateforme de convergence » des luttes en un même lieu, ou pas suffisamment en tous cas : car si de nombreux « petits » groupes existent bien sur la toile, que des rapprochements sont parfois constatés, cette immense toile qu’est internet forme un réseau inextricable où l’on trouve tout ce que l’on veut…. une fois seulement qu’on sait ce que l’on cherche.

Mais qui peut se targuer de connaître l’éventail des initiatives et des projets qui fleurissent pourtant par milliers ? Qui peut faire le tri entre une « bonne » et une « mauvaise initiative, laquelle lui correspond et où les trouver, et comment les chercher ? N’y a-t-il pas des rapprochements, des « alliances » qui puissent se faire entre certains de ceux-ci ?

Il nous manque un « annuaire », une sorte de « botin » dans lequel on pourrait chercher, et trouver, les autres sites en rapport avec ceux qu’on aime déjà… mais qui fonctionne « à côté » des réseaux sociaux habituels : pas d’instantanéité ni d’éphémère, mais des éléments de réflexion permettant d’associer tous les projets entre eux, de visualiser toutes les initiatives en cours, afin de rassembler et de canaliser les énergies et connaître enfin l’état des forces de la contestation.

Avec quelques amis nous sommes actuellement en train de mettre en place un site qui permettra de faire tout cela (et même un peu plus), mais comme à chaque fois dans ce cas il faut que la participation des citoyens soit au rendez-vous : je vous propose donc de me faire parvenir, à travers le « formulaire » suivant (https://docs.google.com/forms/d/17874Z2sO9fUvGDQyDVw-jAjJoAnCxLOIfmNrqxBb1bQ/viewform?pli=1), les initiatives que vous proposez ou soutenez, afin que le site démarre avec suffisamment de matière pour être attractif.

Car le moment est venu de s’atteler à prendre en main ce que nous avons trop longtemps laissé à des incapables ou à des menteurs, et de commencer enfin à poser les bases de ce que pourrait être cette « démocratie mondiale » que ses partisans devront tôt ou tard opposer à la « dictature mondiale » imposée par les puissants de ce monde.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Peuples du monde, relevez-vous !

Posté par calebirri le 23 septembre 2011

Nous vivons vraiment une époque incroyable : non contents d’avoir réussi à faire s’effondrer un système qui ne tenait plus qu’à un fil, nos gouvernants tentent aujourd’hui d’en reconstruire un autre encore plus injuste, et cela sous le regard ébahi de tous les peuples du monde, trop abasourdis par les catastrophes qui se déversent en cascades sur toutes nos certitudes conditionnées pour savoir comment réagir.

 

On le voit bien, on le sent bien, le monde que nous avons connu est en train de se transformer à une vitesse incroyable, et les décisions qui seront prises à l’occasion des évènements que nous traversons actuellement détermineront pour longtemps les conditions d’existence des futures générations. Car à travers cette crise c’est bien plus que l’avenir des banques ou celui des Etats qui sont en jeu, et même bien plus que les intérêts des seuls pays riches : c’est le système tout entier qui se trouve remis en cause, l’Histoire de l’humanité toute entière qui sera bouleversée ; c’est-à-dire toutes nos certitudes, tous nos espoirs, toute notre histoire, personnelle et collective qu’il nous faudra remettre en question. Comme je l’évoquais il y a peu, nous sommes en train de nous apercevoir non seulement que nous avons fait fausse route jusqu’à maintenant, mais qu’en plus on nous a délibérément trompés, et que nous avons été les victimes consentantes d’une sorte de mystification collective

 

Tous ceux qui ont bien appris leur leçon, bien écouté ce que les aînés racontaient, qui ont suivi les règles, accepté les limites, tous ceux qui se sont soumis à un système qu’ils croyaient juste et à une idéologie qu’ils croyaient sans faille sont en train de se rendre compte qu’en réalité ils ont été les dindons de la farce : on leur avait promis qu’ils trouveraient du travail, que leurs sacrifices pour acquérir une maison, suivre leurs études, enfin pour « réussir » leur vie « honnêtement » et par leur travail, mais on leur apporte la crise : une crise qui met en lumière les horreurs d’une mondialisation injuste et mortifère à laquelle ils participaient jusqu’à maintenant « sans le savoir », et qu’on voudrait bien les voir maintenant assumer « en le sachant ». Une crise arrivée comme par hasard, imprévue et soi-disant imprévisible, alors même que tous les opposants critiqués, moqués et ridiculisés pour leur pessimisme persistant la redoutaient bien avant qu’elle ne survienne.

 

Nous nous sommes  faits rouler dans la farine, et nous restons là plantés comme pétrifiés, tels des chats domestiques engraissés par des maîtres inconscients, incapables une fois asservis de se nourrir ou de se défendre seuls. Hébétés devant notre télévision, nous attendons encore qu’on vienne nous vendre une solution « clés en main ». Nous attendons bien sagement de savoir ce que nos dirigeants décideront pour nous, tandis que nos dirigeants réfléchissent, eux, à la meilleure manière de conserver le « statut international » de la nation dont ils ont la charge sans perdre leur pouvoir.

 

Car s’il est bien une certitude dans toute cette histoire, c’est que dans les deux options envisagées pour résoudre la crise, le coût du sauvetage des banques comme de celui des Etats sera pour l’essentiel supporté par le peuple. Il apparaît tout de même assez clairement, aux vues des évènements récents, que ni les riches ni les puissants ne songent à faire d’autres sacrifices que symboliques, et que ces deux forces se sont mises d’accord au moins sur une chose, c’est que le peuple paiera.  Peu importe que l’on sauve les banques pour sauver les Etats ou que l’on sauve les Etats sans sauver les banques, à la fin la facture retombera toujours sur les pauvres.

 

Et si le peuple paiera, c’est parce qu’il n’est pas une force assez puissante pour être considérée comme un acteur de poids dans la négociation. Le peuple n’est qu’un facteur à « maîtriser », et non pas le souverain qui règne. Ceux qui règnent, ce sont ceux qui imposent leurs choix. Et les preuves de ce mépris vis à vis du peuple, de ce manque de considération de la part des dirigeants, nous les trouvons tous les jours dans les journaux : quand on voit avec quel cynisme on laisse crever les Africains, avec quelle insouciance on laisse les pauvres d’Europe sans soutien, avec quelle force on défait la justice, avec quelle confiance on nous annonce le recul prochain de  l’âge de départ en retraite, avec quelle hypocrisie on refuse de considérer le peuple palestinien, avec quelles méthodes on dirige nos pays, on ne peut que s’inquiéter des choix qui seront pris en notre nom…

 

Rendez-vous compte, on nous annonce désormais la fin de l’euro ou la modification de la Constitution sans éprouver un quelconque besoin d’en référer au peuple, pourtant le premier (et le seul) concerné par les réformes que le gouvernement prend (en théorie) en son nom, et personne ne s’en émeut ? Cela fait maintenant plusieurs mois que tous les signaux sont au rouge, et personne ne s’étonne qu’on ne nous consulte pas, nous le peuple ? Cela fait des semaines qu’on glorifie le « printemps arabe », et nous sommes encore si peu dans la rue ?

Qu’attendons-nous pour réagir, et refuser ce qui nous attend ? Si le peuple a été si longtemps méprisé, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas assez uni, et ne peut être sans cela considéré comme une force. Et pourtant nous sommes une force ! Nous le peuple, nous constituons le seul rempart capable de lutter à la fois contre la finance et la politique. Nous devons être capables d’ouvrir les yeux pour comprendre et refuser d’accepter le monde injuste dans lequel nous vivons, et auquel nous participons de gré ou de force. Nous devons nous rassembler pour dire ensemble et d’une même voix que nous ne voulons plus d’eux, et que nous sommes le peuple souverain. Ce sont « eux » qui ont besoin de nous. Nous, nous n’avons pas besoin d’eux.

 

Nous n’avons plus le droit de nous cacher la réalité objective que met en lumière cette crise, à savoir que dans le capitalisme si le malheur des uns fait le bonheur des autres, le bonheur des uns fait aussi le malheur des autres. Même si nous nous relevons de cette crise dans le cadre du capitalisme, d’autres trinqueront à notre place. La vraie leçon, c’est que les peuples de tous les pays sont victimes du même ennemi, le capitalisme, et de ses deux agents la politique et la finance. Unissons-nous contre eux, et rendons-les inutiles : attaquons les partout où ils sont le plus vulnérables, et mettons-en place les conditions d’un monde meilleur . Autour de cette seule et même revendication, pour tous et partout dans le monde, exigeons la fin de la dictature du capitalisme et la convocation des Etats Généraux pour la création d’une Assemblée Constituante.  Cessez donc vos manifestations corporatistes à des jours différents et pour des motifs de castes pour vous unir derrière un même espoir, arrêtez de signer des dizaines de pétitions pour n’en signer qu’une seule, réclamez à vos élus un référendum d’initiative citoyenne pour appuyer la mise en place de cette Assemblée Constituante, arrêtez de voter pour des corrompus de droite et de gauche pour vous concentrer sur l’avenir et le fonctionnement de l’Assemblée Constituante, n’acceptez d’eux que ce dont vous ne pouvez vous passer, et engagez-vous !

 

Cette mascarade a assez duré, levons-nous, unissons-nous et agissons, pour ne pas que l’Histoire se répète. Nous en avons encore les moyens, alors profitons de cette fenêtre ouverte par la crise pour construire ensemble un autre futur… car à défaut d’être nos juges, nos enfants pourraient bien être nos victimes.

 

Caleb Irri

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Pour lutter contre le nouvel ordre mondial, organisons un complot !

Posté par calebirri le 27 février 2011

En quelques semaines seulement, le peuple arabe semble avoir pris conscience du véritable visage de ses dirigeants, ainsi que de sa force lorsque ses actes sont guidés par la légitimité du nombre. On pourrait s’étonner de cette « peur » des régimes en place subitement dépassée, ou s’interroger sur le fait qu’après avoir tant critiqué les Musulmans, ce soit d’eux que provienne l’exemple d’une révolution populaire réussie ; mais ces considérations positives ne peuvent pas cacher le flou entretenu sur l’avenir de ces révolutions. J’ai déjà évoqué ailleurs les soupçons qui naissent à ce sujet, que confirment malheureusement les réactions de « l’Occident » face à ces évènements qui devraient pourtant susciter de sa part un soutien total et sans réserves.

Mais regardons les choses en face : les peuples se révoltent en ce moment, pour réclamer la démocratie, et surtout la fin de dictatures vieilles, pour certaines, de plus de quarante ans. On s’aperçoit à cette occasion du nombre de pays qui, depuis des décennies, souffrent de régimes souvent instaurés, et protégés par nos soi-disant « démocraties », sans que ni l’ONU, ni nos « valeurs humanistes » n’aient aidé le moins du monde ces peuples à se libérer du joug de leurs tortionnaires.

 

Cette incompréhensible passivité se montre au grand jour actuellement, et met à mal tout le système mondialisé sur lequel repose la puissance de nos propres « démocraties », c’est à dire une hypocrisie visible désormais par tous : nos richesses proviennent de l’exploitation de peuples soumis à l’autorité d’individus souvent enrichis et soutenus, voire formés par les pays occidentaux, qui ont engraissé les dictateurs de ces pays par leurs politiques commerciales agressives et une corruption structurelle les incitant à appauvrir leurs propres populations au profit de leurs seules personnes, mais aussi au prix d’une stabilité imposée de fait par ceux-là mêmes qui les critiquent aujourd’hui, (alors qu’elle leur a jusque là surtout profité). Les armes qui tirent sur les peuples désirant la liberté ont été vendues par les pays riches, les ressources pillées au peuples ont été vendues aux pays riches. L’illusion de l’enrichissement de ces pays a été entretenue par la corruption de nos propres gouvernants, corruption qui participe par ailleurs au haut niveau de vie dont nous jouissons grâce à ces mêmes injustices.

 

Pas étonnant donc qu’aujourd’hui la politique diplomatique occidentale semble dépassée, débordée par les évènements, ni que ces derniers mettent mal à l’aise nos dirigeants : laisser s’effondrer les dictatures sur lesquelles reposent la plupart des bénéfices de nos Etats, c’est ouvrir la voie à une liberté démocratique susceptible de remettre en cause leur propre domination sur leurs propres peuples. En permettant au monde entier de constater que la seule force du nombre est capable de renverser ses dirigeants les plus autoritaires, les « démocraties » occidentales craignent à présent que cette « tempête » ne devienne tsunami, emportant avec ses eaux sales les vernis crasseux qui nous empêchent de voir notre propre servitude. Car qu’on le veuille ou non, le pouvoir d’un petit nombre sur un plus grand implique de fait une notion de « secret » qui, une fois mis à jour, montrerait toute l’injustice du système dans lequel nous vivons, auquel nous participons de fait, et dont nous bénéficions implicitement.

Lorsqu’on nous évoque « un nouvel ordre mondial », il ne s’agit pas d’autre chose que cette concentration des pouvoirs en un nombre encore plus petit de mains, et c’est là que se trouve le complot. Ce complot doit s’appuyer sur une idéologie, car « ils » ne peuvent pas dire « nous agissons pour perpétuer l’injustice », mais doivent au contraire affirmer « nous nous battons pour votre liberté, pour votre sécurité ». Leur discours doit être cohérent, et le meilleur moyen pour cela est de créer le monstre qu’ils redoutent, afin de pouvoir justifier ensuite de le combattre. Ce monstre c’est l’islamisme, que l’on crée depuis le 11 septembre, et qui est le résultat d’une théorie d’opposition appelée « choc des civilisations ». Cette opposition leur est nécessaire, car le système capitaliste se doit d’entretenir une misère et une oppression sur les peuples par ses dirigeants pour maintenir la concurrence nécessaire au maintien (voire à la baisse) du niveau des salaires et des prestations sociales chez eux.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit : officiellement, l’incurie de nos hommes politiques, leur passivité face à des dictatures répressives est justifiée par ce « péril islamiste », en soutenant que ces dernières constituaient un rempart contre l’Islam. Les peuples en lutte se défendent évidemment d’en souhaiter la mise en place (de ces régimes islamistes), mais il se trouve pourtant être le prétexte évoqué par les occidentaux pour reprendre la main sur ces pays (et leurs ressources) – si toutefois ces révolutions n’ont pas été menées en sous main justement à cet effet, afin de justifier les tensions nécessaires à la reprise en main d’un continent qui est en train de leur échapper, soit en s’émancipant de leur pouvoir, soit en tombant dans d’autres mains que les leurs.

 

On le voit en France, les débats actuels sur l’Islam et la laïcité sont relancés, et la peur du FN réveillée par l’UMP justifient l’extrémisme de l’un pour lutter contre celui de l’autre. Car le « danger » islamiste est le seul moyen de créer les conditions d’une opposition entre deux mondes, opposition seule capable de monter les uns contre les autres, et de justifier les politiques sécuritaires mettant nos propres populations sous surveillance, afin de maintenir l’injustice économique et sociale que les pauvres subissent toujours plus face aux riches d’une part, et surtout conserver la nécessité d’un pouvoir autoritaire qui tomberait de lui-même si leurs esclaves s’apercevaient qu’ils peuvent très bien fonctionner sans leurs maitres d’autre part.

 

L’idéologie du « choc des civilisations » est donc indispensable pour justifier les invasions irakiennes, le soutien d’Israël, les tensions face à l’Iran, les coupes budgétaires et la remise en cause des droits à la sécurité sociale ou au travail. Cette idéologie est nécessaire à l’ingérence des pays riches qui peuvent ainsi s’immiscer dans la vie politique locale des pays pauvres et influencer directement les échanges en pesant de toute leur influence militaire, financière et politique. Elle permet de s’accaparer les ressources de ces pays, et d’en contrôler tous les rouages en imposant les mesures qui les enrichit eux, au mépris de la protection sociale et du développement des peuples.

 

C’est ce « choc des civilisations » qui crée les conditions d’une crise dont les fautes seront rejetées in fine sur « l’ennemi musulman », bouc-émissaire servant de paravent aux véritables instigateurs de la misère des peuples, nos propres dirigeants élus « démocratiquement »… selon les désidératas de quelques riches financiers prêts à tout pour ne pas qu’on s’aperçoive de leurs méfaits, de leurs traitrises… et de leur enrichissement. Que le complot pour un nouvel ordre mondial soit volontaire ou pas importe peu, car il est indispensable qu’il existe : ce n’est pas la vérité qui fait la réalité, mais la croyance en la réalité qui devient vérité. A force de mentir à leurs peuples, les gouvernants préfèrent cacher leurs mensonges derrière d’autres mensonges, et détourner l’attention des peuples qui souffrent vers un autre responsable qu’eux-mêmes, qui cachent et détruisent tous leurs méfaits dans des chambres de compensation, qu’on appelle à juste titre « les trous noirs de la finance« .

Ce n’est donc pas seulement contre les dictateurs actuels qu’il s’agit de lutter, mais bien contre ce « nouvel ordre mondial » qu’on nous prépare à accepter, pour contrebalancer le « retournement capitaliste » que j’ai déjà décris ailleurs et qui menace la position dominante des pays riches. Et pour ce faire, quoi de mieux que d’organiser nous-mêmes un « contre-complot », à rebours de ce que nous connaissions jusqu’ici ?

Un complot destiné à lutter non pas contre les pauvres, mais cette fois-ci contre ce petit nombre qui tire sa force d’une puissance économique construite sur l’exploitation du plus grand nombre, et dans un secret qui, une fois « éventé », ne permettrait plus de protéger leurs vils desseins, leurs viles actions ? La légitimité des peuples n’est fondée que par le nombre, et ce n’est qu’en nous unissant que nous serons capables d’exiger les changements auxquels nous avons droit. Il faut nous organiser pour dénoncer partout les mensonges, utiliser les outils dont nous disposons pour les diffuser, les dénoncer, et les rendre visibles par tous. Nous devons être capables de créer un complot au grand jour, afin que les secrets disparaissent. Un complot qui ne cacherait ni ses volontés ni ses actions, un complot qui ne pourrait pas s’éteindre une fois deux ou trois têtes « coupées » car légitimé par des millions de sites « miroir » (l’esprit de tous les citoyens désireux de changements), trop nombreux pour être anéantis. N’ayons plus peur de dire ce que nous voulons, car les peuples sont souverains et légitimes, au nom des droits de l’homme, et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Ce complot existe déjà, et il se nomme « Assemblée Constituante ». Il n’a besoin ni du gouvernement ni de son argent pour fonctionner, et constitue le seul rempart contre le vol des révolutions par d’autres que le peuple. Il doit s’accomplir au grand jour, car plus il sera visible, et moins il sera attaquable, jusqu’à devenir indispensable. Je vous invite donc une nouvelle fois à venir rejoindre ce complot, le seul qui permette à tous de devenir conspirateur, et surtout le principal bénéficiaire de sa réussite…

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

http://lavoiedespeuples.unblog.fr

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participer, c’est déjà collaborer

Posté par calebirri le 24 mars 2010

Pour lutter contre la crise, de nombreux économistes réfléchissent sans repos à l’instauration de mesures capables de faire sortir le monde de cette spirale infernale. Bien sûr, il se trouve que, par une logique qui appartient à la nature de l’Histoire (en deux ans le renouvellement de l’élite économique n’est pas possible), la plupart des personnes qui se penchent sur cet épineux problème sont exactement les mêmes que ceux qui d’une part n’ont pas réussi à voir venir cette crise, et d’une autre part que ceux qui ont participé  (consciemment ou pas) à son avènement.

Il ne s’agit pas ici de les stigmatiser outre mesure, car bien que volontaires pour participer à cette tâche, ces hommes sont en général des hommes de bonne foi, la tête enfoncée dans le guidon, incapables de se rendre compte de la plus vaste entreprise qu’ils sont en train d’accomplir : comme le premier imbécile venu (vous ou moi), il consomme, travaille et vit comme il le peut, sans se soucier de savoir si la voiture électrique qu’il achète va ou non réellement faire plus de mal à la nature que celle qu’il possédait avant, ou si le fait d’acheter des tomates au mois de janvier incite à l’exploitation de pauvres types ici ou ailleurs sur la planète. C’est comme ça et puis c’est tout.

Ces hommes-là donc, rivalisent d’ingéniosité pour tenter de proposer au monde une solution pour sortir de la crise, croyant sincèrement que leur activité est susceptible d’arranger les choses.
Certains veulent supprimer les paradis fiscaux, d’autres interdire les paris sur les fluctuations boursières, d’autres encore supprimer la bourse, et d’autres enfin créer une sorte de panier de monnaies capable de remplacer l’hégémonie d’un dollar en mal d’amour. On nous parle de plus en plus de gouvernance économique mondiale, de moralisation du capitalisme, et même de décroissance ou de croissance durable. Tout ceci orné de statistiques, de prévisions, et enrobé de morale, ou d’idéologie.

Tous ceux-là, ceux qui nous parlent en même temps de justice sociale, d’égalité ou d’équité, n’ont toujours pas compris que la nature même de leur réflexion est incompatible avec la réalité d’un système qui n’autorise pas ces valeurs. Aveuglés par les mensonges d’une Histoire qui arrange leurs convictions (ou leur lâcheté), ils n’ont toujours pas perçu que les avancées sociales permises durant les « âges d’or » de la croissance économique des pays riches et puissants ne l’ont été qu’à condition du retard des autres pays, et croient parfois sincèrement qu’en retrouvant la croissance ils permettront de rétablir une forme de justice sociale bénéfique à tous.

Mais pour les autres, ceux qui ne se laissent pas abuser par l’Histoire, ils savent qu’il est impossible, en tous cas à long terme, de rendre l’égalité et la justice pour tous. Conscients du véritable fonctionnement de ce système, ils préfèrent en profiter, et assument pleinement l’injustice de celui-ci par la référence à une idéologie qu’ils aimeraient voir acceptée par tous : les plus forts doivent commander aux plus faibles. Forts de ce raisonnement, ces derniers ont une longueur d’avance sur les premiers, car ils sont déjà débarrassés des scrupules liés à la morale « humaniste », ainsi que des freins que la justice sociale met en place à travers la démocratie. Ils possèdent et l’argent, et le pouvoir, écrivent l’Histoire, fabriquent les crises et les guerres, et en bénéficient quoiqu’il arrive. Si la croissance est là ils gagnent, mais aussi si elle n’est pas là. Si la guerre survient, ils gagnent également de part et d’autre des deux camps. Car toujours le fort se nourrit du faible pour devenir plus fort.

Mais l’appétit des forts s’agrandit à mesure qu’ils prennent de l’embonpoint : la justice sociale, la démocratie, le droit du travail, le syndicalisme, le droit de grève, même dans les pays riches, tous ces droits sont des contre-pouvoirs puissants  qui les empêchent de satisfaire totalement leur appétit sans limite. L’idéal, pour eux, serait évidemment le pouvoir absolu, et la mise sous tutelle totale des « faibles », c’est à dire le plus grand nombre. Et la rentabilité maximum, c’est l’esclavage. C’est de cette simple idée qu’est née la conception du fameux « nouvel ordre mondial ». Seulement jusqu’à aujourd’hui, et dans toute l’histoire, les esclaves ont toujours fini par se révolter.

Alors, et depuis longtemps déjà, « ceux qui savent » ont mis au point une technique assez bien aboutie, qui consiste à entraîner les peuples eux-mêmes vers leur propre perte, en leur faisant dans un premier temps adhérer à leur idéologie (les forts doivent dominer), et dans un second temps les pousser à se croire si faibles qu’ils n’ont d’autre choix que de se laisser guider, dans leur propre intérêt. Assez subtilement il faut en convenir, ils sont parvenus à faire travailler les hommes, même les plus malins, à l’établissement de leur pire cauchemar : l’esclavagisme. Croyants même sincèrement travailler au bien des autres, toutes « les petites mains » de ceux qui nous pondent réformes, théories économiques et autres « plans de sauvegarde » sont ceux qui nous entraînent dans ce qu’ils redoutent le plus. Victimes de la croyance qu’ainsi ils passeront du côté des « forts », en réalité ils les servent, rien que par leur participation.

 

Nous conduisant ainsi, peu à peu, à travers ce conditionnement discret, les victimes elles-mêmes deviennent les instigatrices de ce nouvel ordre : une violence commise, et on instaure une mesure sécuritaire. Une mesure sécuritaire produit de la violence. On instaure une loi « plus sécuritaire »… on crée la violence….

Malheureusement pour nous, les techniques actuelles, fruits des innovations créées en principe pour servir les hommes, ont elles-mêmes le pouvoir de nous asservir encore plus. Le jour où la misère, créée volontairement à force de la combattre au lieu l’empêcher d’exister, sera telle que la révolte semble inévitable, ces techniques permettront de sacrifier les dernières libertés qui nous restent, au nom même de cette liberté. Avec ces techniques, il sera désormais impossible de se mouvoir, et surtout de penser, car tous nos actes seront inscrits dans des limites strictes nous empêchant d’accéder et au savoir, et donc à la pensée. Nous serons leurs esclaves pour de bon, car nous n’avons pas su, ou pas voulu, comprendre qu’en acceptant le système tel qu’il fonctionne, nous travaillons tous, de fait, à l’élaboration collective de notre perte. A près avoir accepté l’injustice capitaliste, il nous faudra nous résigner à accepter l’asservissement pour tous.

 

Caleb Irri

http://www.calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, double coup, mondialisation, politique? mensonges, progrès technique | 2 Commentaires »

 

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