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Covid-19 : un révélateur pour penser l’effondrement ?

Posté par calebirri le 16 avril 2020

Au début de l’épidémie, il y a eu un débat sur le fait de savoir s’il valait mieux un confinement total mais court pour éviter la propagation du virus, ou bien faire le pari de « l’immunité collective » afin non pas d’enrayer la maladie à court terme mais à plus long… Seulement face à la vague de malades et à l’engorgement des hôpitaux tout le monde s’est finalement rangé à l’option du confinement, et sans doute est-ce le bon choix… en tous les cas pour nos pays riches.

Car il faut être conscient d’une chose : le confinement est une pratique moyenâgeuse réservée aux riches des pays riches.

Aujourd’hui les chiffres tombent et même s’ils sont terribles – ils le sont- personne ne peut dire s’ils auraient-ils été bien pires sans le confinement ? Sachant que la maladie touche surtout certaines parties de la population, peut-on assurer que les victimes du Covid-19 n’auraient pas été touchées à plus ou moins court terme par un problème de santé équivalent, de toutes les manières ?

Ensuite, un des problèmes posés par la stratégie adoptée aujourd’hui est que même si elle a pour but d’éviter l’engorgement des urgences, elle est en train de créer une situation sanitaire et sociale dramatiques dont les conséquences à moyen et long terme vont être catastrophiques pour peut-être encore plus de gens que si on n’avait rien fait, en atteignant des populations qui n’auraient autrement été sans doute que très faiblement affectées par la maladie. Il faut se rendre compte qu’à l’évidence économiquement cette crise va foutre par terre un grand nombre d’entreprises (les plus petites et les plus fragiles) et donc autant de familles qui seront au chômage, au RSA ou à presque rien (travail intérimaire, stages, travail au noir ou au gris…), sans compter que les mesures qui suivront sur le droit du travail, le salaire, les impôts, les 35 heures, etc…, finiront d’appauvrir les plus fragiles d’entre nous. On aura entre temps sacrifié ceux qu’on appelle aujourd’hui « des héros » (les Gilets Jaunes en gros -transporteurs, infirmières, caissiers, employés Amazon, petits artisans,etc…) pour le confort de ceux qui ont les moyens de rester confinés, et dont les boîtes se font payer le chômage partiel par l’Etat qui le refacturera à n’en pas douter à ceux-là mêmes qui n’en bénéficient pas.

De plus, le nombre de malades et de morts aura été augmenté du fait des tergiversations gouvernementales et surtout du manque de masques, de tests, de lits et de personnel soignant : nous payons aujourd’hui les 40 années de politiques austéritaires précédentes.

Alors on a confiné, mais avec comme conséquence une possible deuxième vague toute aussi terrible que la première puisque l’immunité collective est apparemment très faible. En Chine elle semble arriver, et c’est ce que l’Histoire des épidémies nous apprend. Faudra-t-il se confiner encore dans quelques mois ?

Ne serait-il pas enfin temps de nous interroger sur notre manière d’envisager le monde et ce qu’on appelle notre « modèle de civilisation » ? Ne devrions-nous pas nous interroger sur la fin de vie et la manière dont nous traitons nos vieux dans nos pays riches ?

Au lieu de se demander comment vivre le plus longtemps possible, ne devrions-nous pas apprendre à vivre bien pour mourir mieux ? Au lieu de perdre sa vie à la gagner, ne vaudrait-il pas mieux apprendre à vivre moins mais vivre mieux ?

Pour préparer le monde de demain il faudrait plutôt arrêter de penser selon les principes d’hier : cela est très difficile à admettre et sans doute nombreux seront ceux qui s’opposeront à cette manière de voir mais je pense maintenant qu’il faut que l’Humanité assume ses échecs et son impuissance face aux forces de la Nature : il y aura des morts, beaucoup, beaucoup trop, et tout le monde ou presque sera touché de près ou de loin par la maladie. Mais après la vie reprendra comme elle l’a toujours fait. Notre plus grande erreur de riches n’est-elle pas de se croire plus forts que la Nature ?

L’Humanité ne peut pas se cacher derrière sa peur à attendre que cela se passe alors que cela ne passera pas : après le Covid-19 il y en aura un autre ou bien la canicule, et puis la pollution, et puis d’autres catastrophes encore comme la montée des eaux ou le manque d’eau potable et tout un tas d’autres horreurs. L’effondrement arrive et le Covid-19 devrait nous servir de révélateur, car nous ne sommes pas prêts. Philosophiquement, techniquement, politiquement, socialement, nous ne sommes pas aptes à affronter les dangers qui nous menacent collectivement.

comment font-ils dans les pays les plus pauvres ?

Dans les pays les plus pauvres, c’est très triste et très dur à entendre (et aussi à dire) mais ils se démerdent, ils n’ont pas le choix : ceux qui doivent mourir meurent mais les autres ne restent pas sur place à regarder les premiers mourir. Les questions de confinement sont des questions de riches : dans de nombreux pays la misère, la maladie et la guerre font de tels ravages qu’ils savent la vraie valeur de la vie, celle que nous avons fini par oublier : ils vivent contraints au salaire journalier et ne peuvent se permettre de ne pas sortir travailler, sous peine non pas de coronavirus mais de mort de faim, pour eux ou leurs enfants, et avec certitude. En fait pour beaucoup ils connaissent déjà les conditions d’existence d’après l’effondrement, et ils s’y adaptent par la force des choses : dans certains pays l’espérance de vie en bonne santé est bien inférieure à la nôtre, celle des riches qui ont les moyens de se confiner quand les pauvres sont sacrifiés.

Alors il faudra peut-être se résigner et accepter que l’espérance de vie à plus de 80 ans c’est fini. Il y a moins d’obèses en Afrique, et la moitié de la population a moins de 20 ans. Il faudra comprendre aussi que les Ehpads ne sont pas une solution civilisée de faire mourir nos vieux. Il faudra redécouvrir que la vie est fragile et que si les plus pauvres font plus d’enfants c’est parce que beaucoup meurent. Et que le fait de vivre depuis tant de temps avec Ebola, la faim et la guerre, cela relativise sans doute un peu les perspectives (et ça pourrait aussi aider certains à comprendre pourquoi tant de jeunes quittent leur pays d’origine et risquent leur vie pour aller en Europe). Dans bien des endroits du monde la philosophie de vie est bien différente de la nôtre, et nous qui méprisons tous ceux qui ne font pas comme nous depuis si longtemps nous allons peut-être mieux comprendre notre erreur. Que l’on trouve un médicament qui fonctionne ou pas ne changera pas cette problématique, il ne faut pas se réfugier derrière son petit doigt.

Car le monde de demain ce sont des catastrophes en chaîne, comme le montrent les incendies à Tchernobyl, la crise économique et les troubles sociaux qui vont suivre. La fin de l’Europe, et la guerre qui se profilera pour seulement survivre (à ce propos, regardez la très bonne série d’anticipation « L’effondrement ») finiront sans doute de convaincre ceux qui ne jurent que par le retour à la situation d’avant.

On verra bien aussi qu’on ne peut pas confiner une population qui a faim. Alors sans doute que les riches essaieront de se mettre à l’abri pendant que les pauvres crèvent de maladie ou de faim mais l’avantage des dictatures qui n’osent pas dire leur nom, c’est qu’elles n’ont souvent pas les moyens de leurs ambitions, et de ce fait sont tout de même contraintes à un minimum de sobriété dans le discours et même dans leurs actes.

Alors pour nous le peuple le choix ne va pas être compliqué : soit on sauve l’espérance de vie des riches et abaissons celles des autres, ceux qui travaillent, après avoir définitivement été transformés en esclaves ou chair à canons, soit on arrête les conneries et même si on fait tout ce qu’on peut pour sauver le maximum et de malades, en fabriquant tous nos masques et en respectant le maximum les mesures barrières pour le bien de tous, nous décidons de reprendre notre vie de libertés, avec ce qu’elle contient de risques et d’incertitudes. En faisant en sorte que tous les partisans du monde d’avant laissent la place à ceux du monde de demain, pour lesquels la lutte pour une alternative communiste sera à la hauteur des défis qui nous attendent.

Nous ne pouvons pas nous empêcher de vivre pour ne pas mourir, cela n’est pas humain.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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covid-19 : les masques (enfin ceux qui restent) tombent

Posté par calebirri le 26 mars 2020

Ce n’est pas une petite histoire que ce coronavirus : il est les symptôme évident du dysfonctionnement de nos sociétés, le signal d’alarme que quelque chose de pourri est en train de détruire l’Humanité dans tous ses sens.

Dès le départ il y a eu un manque d’informations et de crédibilité des informations en provenance de la Chine. Lorsque le confinement a été imposé là-bas, ici on ne prenait le confinement que comme une preuve supplémentaire du caractère autoritaire des Chinois. Pensant avec la prétention habituelle des « Occidentaux » que si toutefois le virus passait par chez nous, on l’arrêterait bien vite.

Du coup, c’est dans une impréparation totale que le Covid-19 s’est propagé partout, présenté par nos gouvernants et tous les experts médiatiques habituels comme une « petite grippe » dont on faisait toute une histoire. Il nous semblait tout de même que la Chine en faisait un peu trop. En pensant plus ou moins secrètement que la dictature avait une vertu non négligeable, celle de nous protéger, nous les démocrates . Nos gouvernants l’assuraient alors : le virus ne passerait pas par nous.

Sauf que le travail des politiques n’est pas de savoir mais d’avoir l’air de savoir. Et c’est comme cela que même une fois en Italie le gouvernement français ne semble pas avoir pris la mesure de la gravité de la crise. Et on s’apercevra vite qu’en fait de préparation il n’y avait rien, ou si peu : nous n’étions tout simplement pas prêts. Pas assez de masques, pas assez de tests, pas assez de gels hydro-alcooliques, pas assez de respirateurs, pas assez de lits, pas assez de personnel, pas assez d’établissements…. Aujourd’hui les pays payent leurs politiques d’austérité, qui ont pelé les services publics jusqu’à l’os (surtout l’hôpital, de manière particulièrement brutale et systématique), rendant les services de santé exsangues pour le jour où une crise comme celle qui nous occupe aujourd’hui arriverait. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir prévenu tous les gouvernements successifs !

A cette crise de l’hôpital (baisse des effectifs, rémunération, mépris, formation, retraites, statut de la fonction publique, répression policière) a succédé le problème du « timing » et de la communication, avec des injonctions contradictoires au fur et à mesure que les jours passaient, et que les mauvaises nouvelles arrivaient d’Italie et d’ailleurs. On a accusé de ne pas être disciplinés les citoyens qui ont fait exactement ce qu’on leur disait de faire, et ils ont été voter malgré la crainte qu’on pouvait déjà sentir ici en France. Les médias ont comme à leur habitude relayé la parole gouvernementale sur toutes les chaînes et à toutes les heures, jusqu’au constat suivant : il fallait se confiner au plus vite. Plus d’une semaine après l’Italie, la France a cessé de faire la maline. Après avoir bien sûr dit non plus « Au revoir » mais « Adieu » à la solidarité européenne (ce n’est pas la plus grosse surprise de cette affaire). Peu à peu chacun s’est retiré chez soi avec les siens, et sauve qui peut, on ferme les frontières (tiens je croyais que c’était impossible ?). On se rue dans les magasins, on se bat pour du papier toilette, on fait de grandes annonces et de grandes promesses. Et nous n’avons toujours ni masques ni gel, ni pour les soignantes ni pour les Ehpad, ni pour les policiers ni pour les caissières.

Aujourd’hui les masques (ceux qui restaient) tombent en effet un par un : des pays volent les (vrais) masques de leurs alliés, d’autres veulent se réserver un vaccin, d’autres encore voudraient interdire de s’intéresser à un médicament potentiellement efficace. Des conflits d’intérêt apparaissent entre les labos en Chine, le mari de l’ex-ministre de la santé, et puis il y a les fake-news et les mensonges éhontés sur le port des masques et la prévoyance du gouvernement.

L’état d’urgence sanitaire, les drones, et les amendes disproportionnées (comme s’ils comptaient dessus pour rattraper les pertes économiques ?) ont fini de saboter ce qu’il restait de raison dans ce gouvernement. Comme on pouvait bien sûr le craindre des lois scélérates sont adoptées sans aucun contrôle ou presque, et on se prépare à détruire ce qui reste de droits sociaux en France (35heures, congés payés, heures supplémantaires) pour l’après-crise, car le confinement généralisé de la population entrainera inévitablement des catastrophes économiques majeures, après n’avoir fait que vaciller -provisoirement ?-
la bourse (doit-on s’en réjouir ?).

Bien sûr nous ne nions pas ici l’intéret de mesures fortes et contraignantes si elles sont vraiment provisoires et proportionnées, notamment en regard de ce qu’on exigera des riches pour participer à l’effort de reprise général. Mais l’expérience ne permet pas d’en être absolument certain…

Toujours est-il que nous ne sommes plus aujourd’hui -et pour combien de temps ?-
en démocratie en France, cela selon les critères du président lui-même. Le peuple accepte pour le moment cette situation car elle est de force majeure, mais il ne faut pas croire que cela suffira à éteindre les colères qui se font jour petit à petit…

Le fait que les « riches et puissants » de ce pays aient accès à des tests et des médicaments dont le peuple est dans son ensemble privé contribue à faire monter l’incompréhension et le mécontentement. S’il s’avérait que nous avions sous la main un médicament susceptible de fonctionner et que nous ne l’utilisions que pour certains ou pas à bon escient -le tout pour des raisons obscures et à éclaircir- alors le « crime contre l’Humanité » pourrait remplacer « la non-assistance à personne en danger »dans l’intitulé des plaintes qui seront déposées ultérieurement. Tandis que les soignants n’ont toujours pas assez de masques, que les chiffres de contamination sont biaisés par le manque de tests, et qu’on meurt en silence dans les Ehpads dont les morts ne sont pas comptabilisés sur l’épidémie. Pourtant, comme on ne meurt pas du froid en France mais de la misère, il est certain que si nous avions eu des masques, des respirateurs, des lits et des personnels en suffisance la crise ne serait pas la mêrme.

Toute la communication de ce gouvernement est une catastrophe dont on se servira sans doute plus tard dans les écoles pour savoir ce qu’il ne faut pas faire. Je sais bien que cette situation ne doit pas être facile à gérer mais l’amateurisme est ici poussé à son paroxysme.

En revanche question politique ils sont quand même forts : après nous avoir saoulé avec la réforme du chômage qui était si bonne qu’il a fallu en décaler l’application en catastrophe (elle écrasait comme on le disait depuis le début les plus fragiles), ils ont réussi à enterrer la réforme des retraites sans avoir à s’humilier encore plus suite aux nombreuses preuves flagrantes de leur incompétence sur ce projet. Au moins ici tout le monde s’en sort bien. Ou à peu près. D’ailleurs, ils vont avoir du mal à appliquer la réforme du chômage après l’hécatombe des faillites qui suivront le confinement, et à relancer celle des retraites compte-tenu de l’abaissement presque obligé de l’espérance de vie moyenne en France et en Europe suite au virus. Ils ne pourront plus dire qu’on doit travailler plus longtemps avant longtemps !

Maintenant la crise finira bien par passer, et il est certain qu’il faudra d’une manière ou d’une autre tirer les conséquences de ce qui peut sembler un des premiers signes tangibles de l’effondrement qui vient.

Certains veulent croire que les questions que cette crise posent sur le système mondialisé capitaliste vont faire peur à nos gouvernants et aux riches, et qu’ils vont de ce fait se préparer au changement de modèle de production, d’échange et de consommation. Et que la question écologique qui lui est attachée sera enfin réellement prise en compte : c’est à mon avius se tromper lourdement. Et plutôt deux fois qu’une. D’une part le système ne sera pas modifié, et d’une autre ce n’est pas la démocratie qui en sortira vainqueur. En réalité les riches qui déjà font sécession vont se barricader plus qu’avant encore : ils auront en plus des jets privés des petites structures privées dans lesquelles ils auront masques, respirateurs, meilleurs médecins et chloroquine à gogo.

Pour les pauvres, ils vont devoir bosser plus et plus dur, se taper les futurs virus et se contenter des masques en sopalin. Par contre ils oublieront vite, comme c’est le cas dans la plupart des pays pauvres, les contraintes écologiques ou biologiques : les gens vont logiquement se jeter sur le moment qui vient, car lorsqu’on vit au jour le jour, on ne se préoccupe pas de savoir si la semaine suivante l’air des riches sera plus pur que la semaine précédente. Il faut juste travailler pour manger, manger pour travailler.

En réalité le monde de demain, sans une prise de conscience massive de la part des citoyens (et non pas des gouvernants qui sont sans doute définitivement perdus), nous allons tout droit vers un système féodal dans lequel des Etats et des Entreprises permettront un niveau de vie formidable à une élite plus petite encore que celle d’hier et d’autrefois, avec une armée d’esclaves aisément remplaçables pour les servir. Il va falloir nous aussi faire sécession, sans faux espoir ni regret, avec des risques mais aussi de la responsabilité. Nous empêcher de vivre pour ne pas mourrir est une idée qui n’a pas d’avenir.

Caleb Irri
http://calebirri/unblog.fr

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Branco, les journalistes et la réalité

Posté par calebirri le 14 avril 2019

Cela fait des mois que les gilets jaunes expriment leurs colères, leurs questions, leurs volontés, leurs malheurs. Des mois que les journalistes tentent ou font semblant de tenter de les comprendre.

Alors quand arrive un type qui, au lieu de les prendre pour des cons ou des violents, ce type leur explique comment le système fonctionne, que ce type donne son livre en pdf, défend (gratuitement ?) les leaders du mouvement, cela semble difficile à croire : il ne ferait ça ni pour de l’argent, ni pour le pouvoir, ni pour la notoriété ?

Et oui, il y a encore quelques gars comme ça, ça peut paraître un peu désuet mais que voulez-vous, il a sans doute été nourri au romantisme de la classe à laquelle il appartenait.

Un gars qui au lieu de demander aux gilets jaunes si ils sont violents, antisémites ou complotistes, préfère leur donner une explication rationnelle du monde capitaliste, comme il fonctionne pour de vrai.

Un gars qui dit qu’il n’y a pas besoin de complot ni de juifs ni de reptiliens pour engendrer un monde pourri comme celui dans lequel nous vivons. Que se plaindre ici en France d’un manque de démocratie n’est pas cracher dans la soupe mais constater que si nous pouvons nous permettre de vivre et de gaspiller comme nous le faisons tous les jours c’est PARCE QUE nous en exploitons d’autres… et nous le regrettons. Que si les pauvres en chient à remplir le frigo ce n’est pas parce qu’ils sont des losers ou des mauvais, mais parce que des types comme Bernard Arnault ou je ne sais qui (on s’en fout des noms et des personnes vous ne comprenez toujours pas ?) se fait des millions ou des milliards sur notre dos, ou sur celui de notre voisin -qu’il soit étranger ou non- avec qui on est constamment mis en concurrence.

Vous les journalistes, qui presque tous lui tombez dessus après avoir fait semblant de l’ignorer jusqu’à maintenant, vous ne comprenez manifestement rien à la réalité. Je ne sais pas si c’est parce que vos situations sont vraiment trop éloignées de celles des gilets jaunes, mais il y a un problème : que Juan Branco ne soit pas parfait, qu’il ait fait des erreurs ou qu’il ressente des frustrations, tout le monde s’en contrefout à vrai dire. les gens en ont ras le bol. Ras le bol vous entendez ?

Ils travaillent tous les jours, toute l’année, pour eux, pour leurs enfants, et ils s’épuisent, perdre sa vie à la gagner comme on dit.
Ils vont se battre du début de leur vie pour arracher un apprentissage jusqu’à la fin de leur vie pour se payer un EPHAD insalubre ou crever sans peser sur leurs gosses à qui ils ont durant toute leur vie tout sacrifié pour leur donner l’illusion d’être « comme tout le monde ». Vous ne connaissez pour la plupart ni la peur de la carte qui ne passe pas, ni celle de devoir annoncer aux enfants qu’on ne partira pas en vacances à Pâques, cette fois-ci encore…

Vous n’avez finalement je crois rien compris à ce qui se passe : les gens, eux, finissent par comprendre, grâce à des mecs comme lui, que si le monde est tel qu’il est c’est à cause de quelques types qui s’arrangent entre eux pour amasser toujours plus de pognon et de pouvoir. Que si la démocratie a été confisquée c’est par ces gens-là qui rachètent les journaux pour pouvoir balancer leur propagande et empêcher la réalité d’être exposée. A l’ancienne, mais en plus grand, en plus fort, en plus technologique, avec l’illusion de faire du pluralisme. Et vous ne dites rien. Vous laissez faire.

Vous les journalistes, qui avez cru qu’être journaliste c’était informer, montrer la réalité, qui avez cru que vous étiez de gauche parce que les copains de droite du lycée vous traitait de « coco » -parce que que vous étiez le rebelle de votre famille ?-, vous vous retrouvez à servir la soupe en vous disant que quand même le monde n’est pas si mal… Et puis vous l’avez bien méritée votre place non ? pourquoi ce serait à vous de balancer vos propres lâchetés individualistes à la face d’un monde qui les partage sans le dire non plus ?

Vous vous plaignez que les gens ne lisent plus vos journaux mais lorsqu’ils ne sont pas toujours orientés dans le même sens, les articles sont désormais payants ! Et puis les gens vont sur internet non pas parce qu’ils ne croient plus les journalistes, mais tout simplement parce que les journalistes mentent. ou omettent. On ne vous a pas appris au catéchisme que le mensonge par omission était un péché ?

Vous faites partie des 10%, c’est bien logique que vous pensiez ainsi. Mais vous vous trompez. Vous n’êtes que des cons : vous n’avez jamais rien compris, ni rien fait pour comprendre. Orwell allait habiter avec les mineurs pendant 6 mois. Les gens ne veulent pas brûler ni les flics ni la France. Ils veulent juste vivre bien, comme nous sommes en droit de le réclamer dans un Etat riche et développé. Sans aumône, sans charité, sans mépris.

Vous auriez dû remarquer que les gilets jaunes ne demandent pas du travail mais de la justice fiscale. Ils ne demandent pas qu’on pende les élus mais qu’on instaure le RIC. Ils ne demandent pas qu’on baisse le prix du diesel mais qu’on change de modèle économique pour sauver la planète. Ils ne veulent pas de la charité mais de la dignité.

Juan Branco fait partie de ces gens qui comme Marx ont eu la chance d’appartenir aux deux mondes qui se font face et d’avoir choisi le bon côté. Signifiant ainsi que ceux qui n’ont pas basculé sont du mauvais. Vous le savez au fond de vous, vous qui me lisez, que tout ceci est un scandale monumental.

Personne ne vaut des milliards d’euros, personne ne vaut rien non plus. Il vaut mieux aider les gens qui ont besoin que ceux qui n’ont besoin de rien, mais il vaudrait mieux faire en sorte qu’ils n’aient besoin de rien. Quand ils entendent que des caissières se font renvoyer pour un paquet de gâteaux volés tandis que certains politiques sont encore en poste malgré des malversations avérées. Quand ils voient que la femme du président de groupe LREM à l’assemblée trouve un poste en or par miracle, que la fraude sociale à 5 milliards oblige nos gouvernants à tracer le moindre gars au RSA tandis qu’on continue de ne rien faire contre les près de 100 milliards de fraude fiscale ; que ceux qui manifestent sont accusés d’être à loisir antisémites ou casseurs, populistes ou anarchistes, tandis que ceux qui les provoquent, les humilient, les insultent -à loisir aussi- sont bien au chaud derrière leurs cordons de CRS, pauvres d’eux qui doivent subir le mépris de leur hiérarchie, et la colère des manifestants leurs frères.

Qu’est-ce que vous nous faites chier avec Juan Branco ? Et vous Juan Branco, qu’est-ce que vous nous faites chier avec les médias ? On n’en a plus rien à foutre des médias. Chacun s’informe comme il peut, s’il veut il les aura les infos, regardez ! on s’informe, on apprend, on s’organise, doucement mais sûrement : les assemblées où l’on parle du RIC, de l’Assemblée Constituante, de l’écologie comme moteur d’une nouvelle démocratie, de la lutte inévitable contre le capitalisme… C’est cela la vraie question. On le fera tout seuls notre RIC, elle finira bien par advenir cette Assemblée Constituante. Il n’y a pas d’alternative, c’est cela la réalité.

Après, que les journalistes s’occupent comme ils peuvent, par exemple en nous expliquant sérieusement en quoi monsieur Bernard Arnault mérite-t-il de posséder une telle fortune, comment il l’a construite (sur le dos de qui ?), et surtout ce qu’il fait de tout cet argent. D’où vient tout cet argent, et où va-t-il ? C’est pas une enquête à faire ça ? Combien de personnes vivent avec ces 80 miliards, et combien pourraient vivre si on lui prenait tout ? C’est pas une bonne question ça ?

Le mérite, c’est un bon début pour la réflexion : celui qui travaille 40 heures par semaine dans des conditions pénibles pour un salaire de misère mérite-t-il moins que celui qui fait fructifier son argent même en dormant ? Le fait d’avoir une idée géniale ou un bon coup de pied est-il plus méritant que le fait d’être né dans une famille pauvre ou avec des capacités intellectuelles ou physiques diminuées ?

Croyez-vous sincèrement que Bernard Arnault est un génie, un être exceptionnel qui mérite d’être aussi riche ? Mais s’il est un être aussi exceptionnel, pourquoi ne partage-t-il pas sa fortune avec les plus démunis ? Il y en a suffisamment pour devenir pauvre à son tour !

Aidez-nous à montrer la vérité au lieu de vouloir attaquer les seuls qui osent faire.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Coincés entre deux dictatures

Posté par calebirri le 23 novembre 2015

Voilà : ce que tout le monde attendait (et redoutait aussi) est arrivé : des êtres sans âme et sans conscience, des êtres « déshumanisés », devenus « non-humains », ont commis un carnage dans Paris. Loin des marchés irakiens ou des villes syriennes où la mort est susceptible de frapper à chaque instant, nous avons eu ces derniers jours un « petit aperçu » de ce que subissent d’autres êtres, humains et innocents, à quelques milliers de kilomètres de nous.

Bien sûr aujourd’hui nous sommes tous sous le choc après de telles horreurs, mais nous avons tous conscience aussi que d’autres peuvent encore être commises demain, ou plus tard, n’importe où, et contre tout le monde.

Mais nous ne pouvons nous arrêter là, et agir avec la même stupidité malsaine que celle qui a conduit à l’invasion de l’Afghanistan après les attentats du 11 septembre : après presque 15 ans de « guerre contre le terrorisme », le constat d’échec s’impose. Aller envahir la Syrie ou la Belgique ne sera d’aucune utilité. On ne peut pas empêcher un individu prêt à perdre sa vie de le faire. La seule chose que l’on peut empêcher, c’est que ces individus aient la volonté de le faire.

Cela signifie qu’il faut remonter au « noeud » du problème, la religion. Comme aux pires époques qui ont conduit aux pires drames de l’histoire, la religion est « l’excuse » idéologique entretenue par les gouvernants des deux camps (en gros « l’Occident » contre « l’Orient ») pour d’une part envoyer leurs soldats à la mort, et d’une autre justifier l’accaparement des ressources et des territoires, pour le pouvoir et l’argent qu’ils permettent d’obtenir.

On ne peut imaginer que derrière ces deux « camps » qui se font face il n’y ait pas tout de même une conception radicalement différente de la société, comme ce fut le cas entre l’alliance autour des Etat-Unis et celle des « communistes ».

Et c’est cela le plus inquiétant. Comme Hitler fût le partisan d’une Europe « ethniquement épurée », les salafistes croient eux-aussi (et leurs chefs font semblant) aux visions apocalyptiques décrites par les livres les plus lus et les plus accessibles (je veux dire physiquement) à tous. Leurs visions obscurantistes sont des lectures littérales qui font que, de la même manière que George Bush se voyait en envoyé de Dieu pour faire une croisade au 21ème siècle, les partisans de l’organisation « Etat islamique » se croient les descendants du prophète et investis d’une « mission divine » (qui justifie leurs crimes bien entendu : ce n’est pas de leur faute à eux mais de la faute de Dieu !)

En réalité il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes coincés entre deux feux : d’un côté il y a les islamistes, dont l’objectif est de faire advenir le chaos, et si possible d’entraîner les armées « ennemies » à combattre sur « leurs terres ». Pour faire comme dans le livre, pour faire comme dans leurs fantasmes. Et de l’autre il y a les partisans de l’autre livre, qui veulent eux-aussi « libérer » les hommes comme dans le livre. Des conneries tout ça

Ce qu’on voit depuis les attentats du 11 septembre, c’est la radicalisation des deux côtés : les « gentils occidentaux » s’arment et se préparent à la violence pour combattre celle des « méchants musulmans » (nous savons comment les amalgames successifs ont de fait « transformé » tous les musulmans en terroristes) qui eux disent prendre la défense des victimes de la violence des occidentaux. Il faut dire qu’au niveau du nombre de morts (4 millions de musulmans dit-on ici), il n’y a pas photo : on arrive presque au nombre de juifs tués pendant la seconde (je devrais dire deuxième) guerre mondiale ; mais pas encore à celui des « ennemis » de l’époque, les soviétiques.

vous savez pourquoi les gouvernants ont tant de mal à supporter les théories « conspirationnistes » ? C’est parce qu’ils en sont les véritables promoteurs : tandis que les uns font semblant de croire à l’apocalypse en Syrie, les autres font semblant de croire au retour du messie. C’est cela le problème. C’est que malgré une politique économique « court-termiste » (pour leur pouvoir et leur argent) les « chefs » de ces deux « camps » s’appuient tout de même sur des « légendes » millénaristes pour faire croire aux peuples qu’ils dirigent que tout cela participe d’un enjeu bien plus grand que nous tous. Vous allez voir que les « Occidentaux » vont finir par envoyer leurs troupes se battre exactement là où les terroristes veulent les conduire dans une sorte d’auto-réalisation des « prophéties » qu’ils auront eux-mêmes rendues réelles par leurs agissements.

Le résultat ? C’est que nous sommes coincés entre deux visions anti-démocratiques dans lesquelles il n’y a de place ni pour la liberté ni pour la démocratie. Mais utiliser la violence pour mettre fin à la violence, c’est comme supprimer les libertés en prétendant les défendre… c’est une arnaque !

Regardez-les en France et en Europe qui se précipitent pour voter, comme un seul homme et comme les Américains en 2001, toutes les lois liberticides qu’il aurait autrement fallu des années pour faire voter !

Croyez-vous qu’à l’occasion de la refonte des accords de Schengen ils ne vont pas en profiter pour faire quelques autres petites « améliorations cosmétiques » qu’on trouvera bizarrement hyper contraignantes ; mais seulement après son vote en catastrophe et sans débat public avant la fin de l’année ?
Croyez-vous qu’à l’occasion de la « petite modification » de la Constitution ils vont y ajouter à l’article 3 une ligne concernant le RIC)ou plutôt qu’ils en profiteront pour s’autoriser quelques pouvoirs supplémentaires ? Vous rendez-vous compte qu’avec l’état d’urgence qui permet d’interdire les manifestations ce sont les accords de Schengen (donc les traités européens!) et la Constitution de la France qui seront ainsi modifiés, et tout cela sans aucun débat public ?

Et l’organisation Etat islamique, vous pensez vraiment qu’elle va recruter moins après les bombardements massifs qu’avant ? Vous croyez franchement qu’en supprimant les libertés des citoyens occidentaux les terroristes seront impuissants, et que ce n’est pas plutôt comme leur signifier clairement une victoire sur la Liberté en général ? Quand nos armées arriveront sur le sol syrien pour combattre Daesh, ils se frotteront les mains en assurant à leurs ouailles que la prophétie est en train de s’accomplir, et qu’une dictature s’est installée en Europe…

Je l’ai déjà écrit ailleurs, supprimer le terrorisme n’est pourtant pas si compliqué

Seulement c’est comme je l’ai dit aussi, l’esclavage est, dans une société capitaliste mondialisée, la seule solution dont nos gouvernants imbéciles disposent à partir du moment où ils refusent de remettre en cause le système qui permet -entre autres fléaux- au terrorisme de se développer. Orwell avait une fois de plus tout compris : en dénonçant ensemble les régimes autoritaires et dictatoriaux qu’étaient le nazisme comme le stalinisme il montrait à quel point ils étaient liés dans la perpétuation d’une guerre factice menée au nom de valeurs « retournées » dans lesquels les hommes sont entrainés par leur propre soumission au service d’une petite élite qui agit de manière inverse aux préceptes qu’ils imposent au reste de la population. Ainsi la guerre qui devrait avoir lieu entre les riches et les pauvres pour la juste répartition des richesses est savamment empêchée par les deux dictatures qui nous enferment dans un conflit qui nous défend d’ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de ce monde.

Prenons garde à ce qui vient. Nous sommes désormais confrontés au même danger que celui qui a emporté tant d’hommes, de femmes et d’enfants il y a un peu moins d’un siècle. Les forces ont présence sont certes obscurantistes mais disposent de moyen d’oppression jamais égalés. Leurs noms ont simplement changé, et à la place du nazisme et du stalinisme nous avons Daesh et les Occidentaux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Non, la Grèce ne fera pas défaut !

Posté par calebirri le 17 juin 2015

Nos bons dirigeants s’amusent à se faire peur, et nos médias font tout pour que celle-ci nous submerge, avec les menaces d’un chaos sans précédent : la Grèce va-t-elle faire défaut ? Va-t-elle sortir de l’Europe ? Derrière ces questions se cache un chantage que l’on peut résumer en trois propositions :

(1)-Soit l’Allemagne accepte les propositions grecques et l’Europe renfloue ses caisses en évitant l’effondrement total du pays. Cela demandera de grands efforts aux citoyens européens qui n’auront qu’à se faire voir « chez les Grecs », les responsables désignés de tous nos maux économiques.
(2)-Soit elle ne les accepte pas et pousse ainsi la Grèce au défaut de paiement, avec les conséquences qui vont avec : perte de 160 milliards d’euros, risque d’effondrement des banques et d’éclatement de l’Euro, puis de l’Europe.
(3)-Soit l’Allemagne se désolidarise de tout ça et c’est elle qui sort de l’Europe, peut-être pour former un groupe avec les Etats les plus riches ?

Une fois que l’Allemagne se sera positionnée, la Grèce devra elle-aussi prendre ses responsabilités : si la proposition (1) est acceptée, alors on attendra le risque de défaut suivant ; si la proposition (2) est retenue la Grèce peut alors décider de sortir avec pertes et fracas… ou de rester ! Si elle sort le « danger » pour l’Europe est qu’elle réussisse mieux « dehors » que « dedans » (avec les conséquences que cela implique pour les autres pays en difficulté), et si elle reste elle emmerdera bien tout le monde aussi : je ne paye pas mais je reste, comme un signal envoyé aux autres « mauvais payeurs » ; la proposition (3) pouvant être corrélée à la deuxième, suivant ce que déciderait la Grèce… Car alors à partir d’un certain seuil il vaudrait peut-être mieux pour l’Allemagne sortir plutôt que de payer à chaque fois pour maintenir une apparence de solidité au sein d’une Europe noyée sous les dettes.

C’est dans ces conditions que le sort de la France se trouverait ensuite engagé : suivrait-elle l’Allemagne ou choisirait-elle une autre voie ? Comme le pays est à la croisée des chemins, le débat serait délicat, bien qu’a priori la précipitation du gouvernement français à faire passer les lois Macron, ou celles sur le renseignement, le terrorisme, etc… montre à quel point il se prépare aux ennuis, et ce indépendamment de l’option choisie.

Quoiqu’il en soit, je doute que les citoyens apprécient l’une ou l’autre de ces solutions, car il apparaît que dans tous les cas il faudra, d’une manière ou d’une autre, rembourser ces milliards perdus (je sais c’est injuste mais ils nous referont le coup du « too big too fail »), ou bien renforcer l’austérité si l’on doit encore mettre la main au portefeuille pour continuer de maintenir la Grèce dans l’Europe… pour peut-être in fine voir notre monnaie s’effondrer brutalement pour compenser ou une sortie d’un autre pays, ou même une sortie de l’Allemagne (avec ou sans nous d’ailleurs) ?

Mais tout cela n’est pas sérieux : il y aura un accord (de dernière minute bien sûr), et un délai, puis un accord, encore un délai… car si on y réfléchit bien, il n’y a pas trente-six solutions : à part la Grèce qui rechigne elle-même à le faire, personne ne serait assez stupide pour prendre le risque d’un éclatement de l’Europe. Le FMI le signale clairement d’ailleurs : il faut trouver une solution. Car pour éviter une bipolarisation extrême des propositions politiques lors des prochaines élections (avec un avantage certain pour l’extrême-droite dont les idées et les objectifs sont clairs et simples, tandis qu’en face l’extrême-gauche peine à trouver une idéologie susceptible d’être comprise et acceptée par les citoyens) et conserver le pouvoir sur l’Europe, L’Allemagne ne peut pas se permettre d’apparaître en position de faiblesse.

On peut également penser qu’avec le climat géopolitique tendu (avec d’un côté les rivalités russo-américaines et de l’autre le terrorisme islamiste) les États-Unis voient eux-aussi d’un très mauvais œil une sortie de la Grèce car quoiqu’on en dise un allié stable est toujours plus fort qu’un allié qui se fragmente par petits bouts. Et si on veut croire en la « raison » toute capitaliste de nos dirigeants, il apparaît assez vraisemblable que la Grèce ne sortira ni ne fera défaut, et que, avec le FMI en tête, on allongera encore les délais de remboursement grecs pour permettre aux États-Unis de conserver leur influence globale sur l’Europe, ainsi que les perspectives économiques dont le TAFTA et compagnie qui les font tant rêver. Le tout n’est donc pas de savoir si l’Europe s’effondrera car elle ne s’effondrera pas. C’est l’Euro qui s’effondrera ; mais il ne s’effondrera que lorsque ce qui le remplacera sera prêt à être mis en place, ce qui n’est pas encore le cas.

Ensuite, et face au mécontentement populaire qui se fera sentir toujours un peu plus fort, les lois liberticides partout mises en place serviront d’outils pour continuer à mettre en place et faire accepter, en Europe et sous l’égide de l’Allemagne, une Europe fédérale et harmonisée qui finira par confondre ses intérêts avec ceux des États-Unis, contre « l’Est et l’Asie ». Les formidables ressources africaines qui sont convoitées de partout ne seront accessibles que par une alliance Europe/Etats-Unis permettant de lutter contre les géants asiatiques et russes ; enfin contre les BRICS.

Ce n’est qu’une fois l’Europe « harmonisée » et sous le joug d’une « démocrature » encadrée légalement que pourront se régler les problèmes monétaires tels que la dette et le chômage, et l’euro se laisser remplacer par « autre chose ». Il suffira de les rayer d’un trait de plume pour instaurer soit une nouvelle monnaie, soit l’esclavage pur et simple avec puces RFID et surveillance de masse.

En attendant, la pression qui s’exerce actuellement sur la Grèce est destinée à ne lui accorder que le minimum, afin de ne pas donner de signal trop complaisant, et les menaces de Grexit ne sont en réalité que du bluff. Le fait est qu’un esclave qui s’enfuit n’est peut-être pas sorti d’affaire mais qu’il est libre. Et un Empire a besoin de vassaux, pas d’ennemis potentiels. L’Allemagne et la France ont besoin de plus petits Etats sur lesquels exercer leur hégémonie, et les Etats-Unis d’une Europe puissante pour contrer les « concurrents » de l’Est.

Il suffirait pourtant de peu de choses pour faire cesser cette mascarade : car la Grèce a aujourd’hui le pouvoir de « tout faire péter », en refusant de payer tout en restant dans l’Europe. Mais qui aurait le courage de lui emboîter le pas ? Et puis surtout pour faire quoi, puisque personne ne semble vouloir réfléchir sérieusement à ce qui pourrait advenir de bon, après le chaos ? Parfois, j’en viendrais presque à souhaiter que la Grèce réalise l’impensable et refuse et de payer, et de sortir : cela signifierait qu’un peuple a encore le pouvoir de changer le cours de l’Histoire. Ce ne serait pas rien !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Putains d’hypocrites !

Posté par calebirri le 8 janvier 2015

Ah ils sont beaux tous ces pleurnichards qui défendent à grands cris « la liberté d’expression » ! Tous réunis pour défendre la République, « une et indivisible » qu’ils disent ! Alors que cela fait plus de 10 ans que tous les politiques de tous bords s’acharnent à stigmatiser les musulmans par les amalgames les plus grossiers ! Alors que cela fait je ne sais combien de lois votées qui peu à peu restreignent la liberté de la presse ou d’expression, je ne sais combien de fois qu’ils tentent de diviser les Français entre eux… et ils viennent nous parler d’Union Sacrée, des sanglots dans la voix ? A la télé on ne voit que Zemmour, Le Pen et maintenant Houellebecq, à la radio on ne parle que du problème musulman, de l’immigration ou du terrorisme, ils jouent là-dessus depuis si longtemps… et on vient s’étonner de l’horreur commise aujourd’hui ? Il fallait bien que ça arrive malheureusement. Le monstre créé par nos gouvernants avec l’appui de nos médias est une auto-réalisation de la peur qu’ils ont insufflée, de la haine qu’ils ont disséminée.

Et ils viennent nous parler de Charlie Hebdo, « je suis Charlie » et tout et tout… Quels putains d’hypocrites ! Plus personne ne lit Charlie Hebdo, tous les politiques le méprisaient, il était à la limite de la faillite. Que les choses soient claires, cela n’enlève rien à l’humanité des pauvres victimes de ce drame atroce, qu’on n’aille pas me faire le coup, mais sérieusement vous l’avez trouvé drôle le dernier dessin de Charb qui dit qu’il n’y a pas encore eu d’attentat en France , mais qu’heureusement on peut fêter la nouvelle année jusqu’au 31 janvier ? Vous le trouvez fin, subtil ou politiquement engagé ?

Maintenant que va-t-il se passer ? Plan vigipirate au maximum pendant les 10 ans qui viennent jusqu’à ce qu’on ajoute des échelons à la grille de lecture des menaces ? Le journal était protégé, Charb était protégé, et malheureusement cela est inutile, tout le monde peut le constater aujourd’hui : ce n’est pas en interdisant le terrorisme qu’on le fera cesser.

Pas d’amalgames disent-ils, mais qui va remplir ses adhésions sinon le FN, qui va vendre des livres sinon Zemmour et compagnie ? Ils ont créé le peur et la haine, et ils voudraient nous faire croire qu’ils défendent l’amour et la paix ? Putains d’hypocrites, ça me dégoûte. Et tous les citoyens vont comme un seul homme sortir dire « non au terrorisme », ce qui pour eux signifie « non aux musulmans », alors qu’ils ne sont pas foutus de sortir dans la rue pour défendre leurs libertés quand les lois qui les leurs suppriment sont votées en leur nom !

Comme hier, justement, un article du monde titrait « Allemagne : mobilisation record « contre l’islamisation », et contre-manifestations », alors que l’article montrait justement l’inverse, à savoir que les « contre-rassemblements » avaient pour la plupart dépassé en nombre celui des racistes… Que cherchent nos gouvernements ? Font-ils si peu de cas de la dignité des hommes dont ils bafouent la mémoire qu’ils sont capables de profiter de toutes les horreurs qu’ils ont participé à engendrer ?

Je ne comprends pas, en économie comme on politique, on devrait tout de même être capables de voir que comme l’austérité ne conduit pas au retour de la croissance (les chiffres sont là !), la lutte contre le terrorisme entamée en 2001 n’a visiblement pas été couronnée de succès : il y a toujours plus de terroristes, jusqu’à ce qu’on se demande aujourd’hui laquelle des deux multinationales de Daesh ou d’Al Qaeda a fait le coup ! Merde, il faut faire cesser cela. Que ces assassins soient musulmans ou extra-terrestres n’est pas le problème, le problème c’est qu’il y ait des gens, apparemment ni stupides ni fous, qui aient le désir et la volonté d’accomplir de tels actes. Comment-est-ce possible ?

Et pour finir : ces pauvres malheureux n’ont pas été tués « pour la liberté d’expression » comme on le voit partout mais pour provoquer la haine entre les communautés, voire les nations. Pour faire naître la peur chez des hommes et des femmes affaiblis par une propagande anti-islam bien utile et engendrer le chaos à l’intérieur des Etats déjà malmenés par la crise. Ce sont les musulmans, les vrais, qui ont le plus à craindre dans tout ça, car à voir comment les choses se passent aujourd’hui, il est fort possible que cela retombera in fine sur eux, qui n’ont il faut le rappeler rien à voir avec tout ça. Pas plus que les malheureuses victimes d’aujourd’hui qui ne seront que les instruments non pas de la pacification dont ils rêvaient mais de la violence qui viendra, et contre laquelle ils luttaient.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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