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A com[plot], com[plot] et demi

Posté par calebirri le 9 août 2017

L’autre jour je discutais avec un gars que je connais un peu, avec qui l’on discute parfois politique. Je venais de lire un article sur « Legrandsoir.info », que je voulais lui faire lire, à propos de l’horreur qui se produisait à Mossoul, en Irak.

Aussitôt qu’il a vu d’où venait l’article, il a tout de suite cessé la discussion en émettant cette sentence définitive : « ah oui, je connais « Le Grand Soir », c’est un site complotiste ». Il ajouta qu’ils étaient pro-chavez et pro-russe, et fin de la discussion.

Il ne lisait pas les articles de ce site, ni celui-ci ni les autres. Comment pouvait-il le savoir ?

C’est qu’une fois un site estampillé « complotiste », les gens pensent que ceux qui les lisent sont eux-mêmes des complotistes. Ou qu’il leur suffirait de lire un des articles de ce site pour basculer subitement du côté obscur.

Prenons le cas du Venezuela. Pour être honnête j’avoue n’y connaître rien, mais comme la situation commence à devenir assez tendue je me dis qu’il faudrait que j’en sache un peu plus. Je lis des articles sur « lemonde.fr », j’écoute France Inter et je tape sur google. A première vue il semble que Maduro a pété les plombs, qu’il y a eu plus de 100 morts (parmi les manifestants ?) et qu’il est en train de mettre en place une dictature dans son pays. Je n’aime pas les dictatures et je suis donc contre Maduro.

Si je m’arrête là j’ai tout bon, je suis du bon côté de la barrière idéologique. Mais si je commence à regarder sur « Le Grand Soir », ou sur « Les Crises », je me rends compte que le discours est totalement différent. On parle de l’extrême-droite vénézuélienne, de manipulations en provenance des Etats-Unis, de violences exercées non contre les manifestants mais contre les forces de l’ordre.

Si je m’arrête là je deviens un complotiste, alors que pour ma part je me considérerais plutôt à ce stade comme un mec perdu, dans le flou, dans le doute.

Quand en France des casseurs se battent avec les forces de l’ordre et qu’il y a « bavure » les seconds crient à la répression sauvage tandis que les premiers hurlent à la provocation. Quand une Assemblée Constituante est élue en Tunisie les premiers glorifient la démocratie et les seconds crient à la manipulation. Tandis qu’au Venezuela c’est le contraire.

Qui croire dans tout ça ? Je ne connais personne au Venezuela, je ne lis ni l’espagnol ni l’anglais. Que le « successeur » d’un chef de gouvernement devienne petit à petit un dictateur ne m’étonne pas, mais que les Etats-Unis fomentent des déstabilisations politiques dans un pays étranger ne m’étonne pas non plus. Ce ne serait pas la première fois, dans un cas comme dans l’autre.

La seule chose que je puisse dire à propos du Vénézuela est que la situation est explosive, et que je ne sais ni qui croire ni pour qui prendre parti. Je n’en sais rien, tout simplement.

Alors maintenant le complot. Enfin le « complotisme ». Désormais toute parole qui diffère un tant soit peu de la parole officiellement admise est suspectée de complotisme. Nous enjoignant à faire comme dans toute dictature de la pensée : hurler avec les loups.

Pour autant n’ai-je pas le droit de m’interroger sur ce que je lis dans les journaux, ou sur ce que j’entends à la radio ? La propagande n’a-t-elle jamais utilisé les médias pour abuser le peuple ? Les complots n’existent-ils pas ? Lorsque l’on sait qu’une grande majorité de la presse française appartient à des milliardaires dont les intérêts sont quelques peu « divergents » de ceux du peuple (je peux le dire parce que je l’ai entendu sur France Inter), il me paraît sain d’entendre plusieurs points de vue auprès de différentes sources, pour pouvoir exercer ensuite librement mon esprit critique.

Je ne sais pas si le Vénézuela est victime d’un complot organisé par les Etats-Unis, ou part l’extrême-droite ou qui encore, ni s’il est victime d’un complot organisé par Maduro pour établir une dictature. Mais je sais que les deux sont possibles, et qu’on ne saura la vérité que très longtemps après que des drames se seront déroulés.

Au bout du compte cela finit toujours comme cela. Un nouveau dictateur prendra la place du précédent, et un nouveau complot suivra le précédent. Pendant ce temps des gens auront souffert, se seront battus et seront morts. Toujours la même chose.

Celui qui comme moi veut s’informer correctement aujourd’hui ne le peut pas, car la Vérité n’existe pas. Mais refuser de vouloir regarder ou écouter les autres points de vue que ceux « autorisés » mérite tout de même réflexion : que craignent-ils ? croient-ils qu’il existe un complot qui ferait qu’en lisant « Le Grand Soir » Big Brother vous prenne pour Winston Smith ? Croient-ils que Le Grand Soir est financé par les Russes, les Vénézuéliens ou autres pour faire tomber la France et les Etats-Unis ? Mais c’est croire au complot que d’avoir peur du complot !

Le plus terrible dans tout ça, c’est qu’il faille sans cesse se défendre d’être un « complotiste » alors qu’on essaie juste de s’informer. Des complots il y en a plein les films, les séries, les livres, et l’Histoire humaine en est recouverte. Des petits, des grands, des moyens,utilisés par les uns contre les autres et réciproquemment, depuis toujours…

Le problème ce n’est pas qu’il y ait des complots
, mais de savoir qui les organise. Ce qu’il faudrait savoir aussi c’est pourquoi, et pour quoi ils sont organisés. Et c’est pour cela qu’il faut une information fiable. Et tous les journalistes honnêtes vous le diront, un seul point de vue ne suffit pas.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Après le premier tour : lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

Posté par calebirri le 24 avril 2017

Monsieur Mélenchon, nous sommes nombreux (très nombreux) à y avoir cru ces derniers jours, jusqu’au dernier moment. Si tous ceux qui ont voté Macron par peur de Le Pen avaient voté selon leur coeur, ou si Hamon s’était rendu à l’évidence en vous soutenant, vous seriez peut-être aujourd’hui au deuxième tour; mais on ne refait pas l’Histoire. L’arnaque du vote utile a une fois encore fait du bon boulot…

Quoiqu’il en soit, notre futur président sera bien élu à partir d’environ un quart de l’électorat Français, et la majorité à l’Assemblée leur sera difficilement accessible. Vous avez un coup à jouer dans la reconstruction d’une vraie gauche, et j’espère sincèrement que vous n’apporterez pas votre soutien à Emmanuel Macron. Cet homme n’est pas de gauche, et ses discours sont lamentables. Il ne vaut pas mieux que Marine Le Pen, et vous ne devez pas -à mon avis- faire s’effondrer votre crédibilité par un soutien qui saboterait tout ce que vous avez réussi à construire.

Maintenant vous allez mener la bataille pour les législatives, ça c’est votre boulot pour les mois qui viennent. Mais vous ne pouvez pas nous laisser tomber, car nous avons besoin de vous pour une chose plus importante que tout cela, et qui ne dépend pas des élections : l’Assemblée Constituante.

Je crois que la convocation d’une Assemblée Constituante était le point d’accroche majeur autour de votre candidature, et le fait que l’élection du second tour se fasse sans vous n’empêche absolument pas de poursuivre le travail en ce sens. Car dès à présent la résistance doit se mettre en place. Avec la dynamique qui vous a conduit à recevoir plus de 7 millions de voix, vous avez encore aujourd’hui en main la capacité de rassembler les citoyens autour de cette idée. A côté, en dehors du petit jeu qui n’intéresse pas les électeurs, nous avons collectivement les moyens techniques et humains de préparer sereinement les conditions d’existence d’une Assemblée Constituante, et de fait tout le temps nécessaire pour lui permettre de travailler à la vitesse qui lui conviendra.

Pour tous ceux qui vous ont soutenu et puis pour tous ceux qui sont intéressés par de nouvelles manières de faire fonctionner la démocratie, je vous demande de ne pas refermer cette porte sur l’Assemblée Constituante, qui reste notre dernier espoir d’un jour ne plus avoir à subir l’élection, tous les 5 ans, d’un homme qui ne représente en définitive que moins de 10 millions de citoyens, sur un pays qui en compte plus de 60 millions.

Caleb Irri

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A quoi servent les migrants ?

Posté par calebirri le 3 mars 2016

Il est paraît-il plus « politiquement correct » de les appeler « réfugiés », mais franchement c’est rajouter du cynisme à l’humiliation : on se réfugie pour trouver de l’aide, de la compassion, un endroit sécurisant et appaisant pour pouvoir se reconstruire. On peut aisément constater que la situation actuelle des migrants ne peut conduire à employer une telle définition…

Il eût été pourtant possible (et il est toujours temps!) de les aider à fuir dans de bonnes conditions, surtout quand on voit le prix que leur coûte un voyage dangereux, long et humiliant. On aurait pu les accueillir en mettant en place un « corridor humanitaire », ou en affretant des bateaux leur permettant de fuir la dictature plutôt que de les offrir à la cruauté des uns ou des autres… ils auraient même dépensé leur argent ici ! Organisés, ces sauvetages humanitaires auraient permis de contrôler les accès et d’empêcher ainsi les terroristes d’arriver avec eux. Et puis surtout, nous aurions empêché des milliers de morts inutiles. Sans compter l’effondrement d’une grande partie de la propagande de l’organisation Etat Islamique qui non seulement recrute avec cet argument du traitement inhumain infligé à ces gens, mais aussi leur permet de tarir le flux des déçus de ce qu’ils croient représenter l’idéal démocratique, l’Europe. Voir comment leurs compatriotes sont traités en Europe doit en refroidir plus d’un quant à l’opportunité d’effectuer ce voyage… Risquer de mourir ici ou ailleurs, pourquoi s’en aller ?

Mais on ne fait pas ça. On préfère les laisser crever là-bas, en chemin ou ici. Leur retirer toute dignité comme pour les punir d’être nés ailleurs et d’avoir voulu croire qu’ici on était libres, comme notre propagande le leur fait croire depuis tant d’années ; la France le pays des droits de l’homme, comment pourraient-ils ne pas les accueillir ? Et puis les mettre dans des camps, les dépouiller des misérables biens qu’ils ont réussi à cacher jusqu’aux réseaux mafieux, les suspecter, les mépriser, les rejeter dans la boue, la saleté et la misère. En les accusant d’être les responsables de troubles à l’ordre public, d’un risque pour la sécurité nationale, et même pourquoi pas de la disclocation européenne ? comme si l’Europe ne pouvait pas accueillir un million de personnes sur son territoire peuplé de plus de 500 millions d’habitants !

Le fait est qu’on referme les frontières. Prêts à payer la Turquie pour les retenir, prêts à « pardonner » à la Grèce pour qu’elle les parque dans des camps. Bientôt on exigera d’eux qu’ils travaillent gratuitement pour avoir le droit de crever ici.

En attendant chacun peut voir enfin la solidarité européenne dans toute sa splendeur. Ceux à qui l’exemple de Chypre ou de la Grèce n’avait pas suffi en ont pour leur argent -enfin façon de parler !

Il n’y a pas si longtemps j’ai entendu notre cher président déclarer fébrilement sur France-inter qu’en gros, si l’Europe à 28 ne se mettait pas en ordre de marche, il n’y aurait pas grand dommage à se séparer des récalcitrants. Même au sein de l’Europe « historique ». Mais c’est à cela, me suis-je dis aussitôt, que les migrants servent ! Ils sont l’excuse qui servira à mettre en place concrètement l’empire européen qui pointait déjà son nez il y a 5 ans. Un gouvernement autoritaire, dirigé par l’Allemagne et la France, avec l’Angleterre qui servira également de caution pour exclure les autres. Et garder ceux qui voudront bien se soumettre.

Les migrants sont donc le jouet de manoeuvres politiques tout à fait scandaleuses – mais tellement proches de celles qui ont chaque fois conduit au pire : montée des extrêmes, par la peur qui conduit à la violence, sur fond de misère, de racisme et de propagande… avant le déchaînement auquel il donne lieu chaque fois ; le tout pour toujours plus d’argent, de pouvoir, ou des deux.

Les migrants sont désormais considérés comme des êtres nuisibles et dangereux. cela sert les intérêts des terroristes, qui servent eux-mêmes les politiques sécuritaires de nos gouvernants qui, face à la violence engendrée, justifient la leur en lui opposant celle de ses propres militaires. Les chefs de Daesh gagnent de l’argent en revendant le pétrole à la Turquie qui le blanchit pour le revendre aux « Occidentaux », qui s’en serviront pour remplir les réservoirs de leurs bombardiers, destinés à lutter contre ceux à qui l’argent du pétrole aura permis de payer des soldes en échange de leur vie de combattant… contre les populations qu’ils massacrent ou recrutent, quand ceux-ci n’ont pas réussi à fuir.

En réalité les puissants ne régleront le « problème » des migrants que lorsqu’ils ne leur serviront plus. Soit on les renverra chez eux sans ménagement, soit on les utilisera d’une manière ou d’une autre, pour d’autres indignités.

De la même manière que le terrorisme est instrumentalisé pour instaurer la peur, les migrants sont utilisés pour instaurer la discorde. Quand les défenseurs des migrants seront considérés comme des soutiens objectifs des terroristes la police surarmée et le renseignement auront déjà les noms et adresses de ceux qu’il faudra assigner à résidence -puisqu’on a plus de place en prison !

Ils pourraient faire cesser cela. Ils ne le font pas car ils ne le veulent pas. Ils ne le peuvent pas. Alors que plus de la moitié de la population syrienne a quitté sa maison, alors qu’ils l’ont déjà fait de nombreuses fois sans aucun scrupule, les « Occidentaux » laissent la situation perdurer pour conserver et l’état d’urgence permanent, et le tournant sécuritaire ; et aussi bien sûr le détournement de l’attention des citoyens pendant qu’on détruit tous les acquis sociaux.

Si nous le voulions, nous pourrions accueillir tous les migrants qui le souhaitent ; et dans des conditions acceptables. Nous pourrions aussi refuser la destruction de nos droits, ainsi que le saccage de notre environnement. Pour tout cela il nous faudrait réfléchir autrement. Cela implique de ne pas se tromper de combat : ce n’est pas contre des hommes qu’il faut lutter mais contre un système. Celui qui a fait du capitalisme un système de corruption généralisée, injuste et autoritaire. Déshumanisé.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Il faut lutter contre le parti unique

Posté par calebirri le 23 décembre 2015

Ils commencent à me faire chier tous avec leur vote utile : c’est une arnaque ! Vous ne voyez pas ce qui se trame derrière ce « front républicain », cette « union sacrée » qui se fait jour en ce moment ? Comment appelle-t-on cela déjà…. ah oui : le parti unique. Cela est tout à fait légitime bien sûr si l’on considère la proximité des idées comme des agissements de nos deux partis dits « de gouvernement » (et oui pourtant les choses étaient claires depuis le début avec ce terme pas du tout ambigü). Ils vont bien tenter de nous faire croire que le bipartisme est toujours là avec le FN comme épouvantail mais la réalité c’est que ce sont bien les idées du FN que nos politiques ont en commun…

Maintenant que les choses s’éclaircissent il va falloir que les citoyens en prennent bonne note : le seul parti pour lequel ils sont autorisés de voter à la prochaine présidentielle (il paraît qu’ils se sont arrangés récemment pour transformer les règles de la campagne à venir pour favoriser encore plus leur propre camp) est un parti unique à trois têtes dont les unes valent les autres : un Le Pen vaut un Estrosi qui vaut un Macron : baisse des salaires, baisse des dépenses publiques, baisse des aides et préférence nationale, islamophobie et court-termisme, corruption et petites magouilles entre amis.

L’état d’urgence est pour eux une chance inespérée
de voir les élections fermées et la démocratie disparaître, et avec elle toutes les contraintes économiques qu’elle faisait peser sur les entreprises et l’Etat (qui n’est qu’une grosse entreprise donnée en gestion à des fonctionnaires serviles et corrompus ; il n’y a qu’à regarder comment la « bataille » contre les paradis fiscaux avance !

Maintenant plus que jamais il est temps de reconnaître l’échec de la vraie gauche qui refuse de voir ce qui se trame depuis trop longtemps. Elle est inaudible car elle n’est pas crédible : tant qu’elle reste positionnée sur le « mieux disant  social » (ou le « moins-pire » disant), elle n’arrivera à rien.

On pourrait se demander si la faiblesse et la « timidité » des hommes de gauche est une contrainte qu’ils s’imposent pour se « caler » sur les volontés populaires qu’ils croient déceler dans les sondages orchestrées par des médias avides de sensationnel (mais de droite), ou s’ils ensont réellement réduits à cette misère intellectuelle qui les pousse à croire que le socialisme est compabtible avec l’écologie ou le capitalisme. Mais quand on voit à quelle vitesse nos politiques retournent leurs vestes à mesure du changement de vent public qu’ils croient sentir, peut-être suffirait-il qu’ils entendent qu’une grande partie du peuple (celui de gauche pour de vrai) attend autre chose d’eux que de pigner en attendant que leur tour vienne.

Il y a quelque chose à faire pourtant. Il est grand temps pour ceux qui ne veulent pas d’un parti unique en France de réfléchir un instant aux alternatives qu’ils ont : car il existe des intellectuels qui même s’ils ne sont pas médiatisés, sont tout de même présents grâce au web notamment, et qui représentent une force politique conséquente. Chacun bien sûr a son préféré, son « champion », et il est très difficile de laisser du compromis dans une radicalité pourtant nécessaire. En définitive il est certainement beaucoup moins difficile d’être de droite que de gauche.

Je ne sais pas s’il existe un point commun entre toutes les composantes de la « vraie » gauche qui suffise à les rassembler pour une cause commune comme l’était la lutte contre le capitalisme autrefois mais sans doute cette référence ne saurait suffire aujourd’hui. Mon avis est que l’Assemblée Constituante pourraît être ce liant car il ne remet en aucun cas en cause la radicalité des positions de chacun. Il y a bien sûr un débat qui courre depuis un moment déjà sur la manière dont cette Assemblée Constituante doit être créée (vote, tirage au sort ou un mélange des deux…), mais cela peut être tranché par un référendum… Ou un pile ou face !

Sans plaisanter nous pouvons tous constater ensemble que les institutions qui permettent d’en arriver à un tel niveau de déni de démocratie sans s’effondrer complètement sont de mauvaises institutions. Seulement il ne faut pas céder non plus aux sirènes de ceux qui vous disent que l’Assemblée Constituante devra être comme-ceci ou comme cela. Ce n’est pas à eux d’en décider mais au peuple lui-même. Autrement dit, un parti qui dans son programme revendique la mise en place d’une Assemblée Constituante « entre autres choses » est déjà dans l’erreur : car pour qu’il soit crédible il faudrait que la création de cette Assemblée Constituante soit son seul programme. Son objectif serait d’accéder au pouvoir non pas pour appliquer un programme -forcément contraint par la réalité des échanges tels qu’ils existent dans les structures présentes- mais pour préparer la mise en place effective de cette Assemblée Constituante, tout en continuant de gérer les affaires courantes.

Il faudra bien sûr se décider collectivement, au moyen d’un référendum évidemment, de la meilleure manière dont une Assemblée Constituante doit fonctionner pour représenter le plus fidèlement possible les volontés des individus. Mais le plus dur sera sans aucun doute de populariser cette idée afin qu’elle devienne évidente pour le plus grand nombre.

Ne connaissant pas d’autre moyen de populariser une idée que le « bouche à oreilles », je pense qu’il faudra un endroit pour se regrouper, et se compter ; un lieu pour discuter, et puis aussi un lieu pour décider. J’ai déjà tenté de faire ce regroupement il y a quelques années, mais peut-être les citoyens n’étaient-ils pas prêts à le faire alors… Qu’en est-il aujourd’hui ? Allez-vous continuer de subir l’arnaque du vote utile jusqu’à ce qu’ils vous expliquent eux-mêmes qu’ils peuvent très bien s’en passer en définitive, ou allez-vous comprendre enfin qu’en vous soumettant à ce petit jeu vous ne faites que légitimer la prise de pouvoir par des gens qui ne méritent ni votre voix ni votre confiance ?

N’y a-t-il personne parmi les gens qui me lisent qui seraient motivés pour s’y remettre ? Quelqu’un qui s’y connaisse en informatique et qui parvienne à faire du forum que j’avais mis en route quelque chose d’attractif et de performant ?

N’est-il donc pas possible pour les partisans de cette Assemblée Constituante de se mettre d’acoord non pas sur les modalités de fonctionnement de celle-ci mais sur le fait qu’ils ont en commun d’en vouloir une ?

Si jamais il y en a encore quelques uns pour tenter le coup vous savez où me trouver.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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La démocratie vaincue sur tous les fronts

Posté par calebirri le 12 décembre 2015

Nos politiques crachent sur nos morts comme les terroristes l’ont fait sur eux lorsqu’ils étaient vivants. Daesh a gagné sur toute la ligne : nous avons peur et ils nous divisent. Les partisans d’un régime autoritaire ont eux-aussi obtenu ce ce qu’ils désiraient : ils nous divisent et nous suppriment des libertés.

Ils doivent bien se marrer les chefs de Daesh, en apprenant ce que nous avons fait pour lutter contre eux depuis les attaques ; et puis quand on entend que les avions français n’ont plus de bombes ! quelle ironie sordide. Alors qu’il suffirait qu’on ne fabrique plus d’armes pour que les guerres s’arrêtent ! Et ils doivent bien se marrer aussi au gouvernement de menacer de « guerre civile », d’attaques « bactériologiques », de troubles à l’ordre public en même temps qu’ils nous promettent sécurité, rassemblement et confiance, démocratie et valeurs humanistes…

Nos gouvernants (qu’ils soient Français, Russes ou Syriens, Turcs ou Américains…) devraient bien remercier les terroristes pour tout ce qu’ils font pour eux. Tandis que nous, nous avons désormais deux ennemis à combattre : les terroristes obscurantistes ET les modernes dictateurs qui tous deux se foutent pas mal de notre sort -tant que nous ne nuisons pas à leurs petites affaires.

En attendant on s’aperçoit que les plus lucides quittent peu à peu le terrain, désespérés par le climat de plus en plus malsain qui règne ici, ou sont empêchés de s’exprimer lorsqu’ils ne sont pas du même avis que celui autorisé . Ceux qui ont compris que nous n’échapperons pas au chaos ne peuvent plus contiuer à vouloir empêcher l’effondrement d’un monde qui ne tient plus (malgré la peine qu’ils en ressentent). Et en même temps il est très difficile pour eux de se positionner politiquement puisqu’il n’y a pour ainsi dit plus d’alternative à gauche : elle est à reconstruire de zéro.

C’est peut-être cela d’ailleurs le seul côté positif des élections. Face à la victoire (logique) du FN et aux petits arrangements « utiles » qui vont suivre pour le deuxième tour des régionales, face au retour de l’arbitraire et à l’obscurantisme de nos deux ennemis, face à la crise qui n’en finit pas et aux bruits de bottes qui se font de plus en plus proches de l’Europe, face à l’échec annoncé de la COP21 et au cynisme des possédants, au traitement infligé aux réfugiés et aux miséreux, ceux des intellectuels et des citoyens encore démocrates vont être contraints de réagir, de se positionner, de se parler, de se rassembler, pour créer ensemble un nouveau mouvement de résistance à l’oppression, d’où qu’elle vienne. Certains diront qu’il est scandaleux de mettre sur le même plan la dictature de l’organisation Etat Islamique avec celle d’un gouvernement élu comme l’Etat Français mais ce n’est qu’aveuglement de leur part : ces deux entités menacent et la démocratie, et nos libertés fondamentales. Car quoiqu’on en dise et malgré la barbarie des terroristes, nos gouvernants profitent de ces actes affreux en utilisant les peurs de leurs citoyens pour se maintenir ou accéder au pouvoir. Par leurs comportements cyniques, leurs discours de haine et de peur, leurs bombardements incessants, leur ingérence, leur incompréhension des autres cultures, leurs intentions pétrolifères ou gazières, leurs egos, leur cupidité, ils profitent et en même temps favorisent l’émergence des radicalismes qui fleurissent partout en Europe et ailleurs… sans compter les morts innocentes qu’ils provoquent -en plus du ressentiment qu’ils suscitent.

Il faut cesser de regarder sans rien dire les mêmes hypocrites nous expliquer que le FN est un danger après avoir tout fait pour le faire monter… et puis qu’on cesse de nous dire de voter pour les partis de gouvernement au deuxième tour, pour que rien ne change. Si le FN représente un danger pour la démocratie, qu’il n’est pas jugé républicain, alors qu’attend-on pour l’interdire ? Je l’ai déjà dit, le FN est un épouvantail bien utile : regardez, ils sont tellement à court de programme que desormais leur seul programme consiste tout simplement à voter contre le FN ; et ceux qui n’iraient pas voter sont des traitres à la république ? Tu parles ! le programme du FN est celui appliqué par le PS comme LR . Ils se foutent de nous. Tactiquement, leurs seules chances de perpétuer l’alternance est de laisser le FN au premier tour des présidentielles… le Front Républicain, ou « l’union sacrée » (diront-ils sans doute à ce moment) qui lui répondra satisfera bien tout le monde puisque de toutes les manières ils pensent pareil !

Ce constat une fois posé, il faut prendre du recul et réfléchir à la suite.

D’abord cesser de participer à cette mascarade. Evidemment que je « préfère » un PS qu’un LR, et un LR qu’un FN. Je préfère aussi qu’on me coupe un petit doigt que la main, et qu’on me coupe la main plutôt que le bras. Merci du cadeau.

Ensuite, prendre du recul. Le chaos ne sera pas plus évité parce que je vote ou parce que je ne vote pas. Nous perdons notre énergie à expliquer sans cesse les mêmes choses et cela ne sert à rien. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’après le chaos il restera des hommes, de ceux qui seront capables de continuer ce que nous, notre génération, auront commencé pour eux. Ils pourront alors, en plus d’être les victimes d’un monde devenu fou , les récipiendaires du travail que les « résistants » d’aujourd’hui auront produit pour eux. Comme ce fût le cas pour le CNR.

Il y a 5 ans l’Assemblée Constituante semblait un rêve utopique éloigné des préoccupations des citoyens car disait-on alors, nous ne souffrions pas assez pour vouloir nous prendre en main. Et bien nous y arrivons très vite, et il devient un devoir impérieux de se rendre compte que ce n’est pas en votant aux élections qui viennent que la situation pourra s’améliorer, mais en changeant nos institutions. Le jour où la Constitution permettra la compatbilisation du vote blanc comme un vote contestataire, ou que le Référendum d’Initive Citoyenne sera instauré, cela par une Constitution que nous aurons approuvée par référendum, nous aurons alors une véritable raison d’aller voter.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : Il existe un forum en « standby » sur la mise en place d’une Assemblée Constituante, qui ne demande qu’à se remplir de contributeurs… il est plus que temps !

Publié dans Assemblée Constituante, la démocratie, La voie des peuples | 1 Commentaire »

Grèce : a y est, les salauds ont gagné (mais pour combien de temps ?)

Posté par calebirri le 15 juillet 2015

Cela a pris un peu plus de temps que prévu mais nous y sommes arrivés : malgré le formidable espoir suscité par le résultat du référendum en Grèce, Tsipras a dû céder aux salauds… comme on pouvait s’en douter,les menaces d’une asphyxie d’un peuple tout entier a eu raison du gouvernement grec.

En étant optimiste on pouvait croire à quelques adoucissements de la position de l’Allemagne, mais en laissant les gouvernants à la manoeuvre il fallait se résigner à faire en sorte que la raison politique prenne le pas sur la raison sociale : les Grecs vont devoir trinquer encore, contre la démocratie. Les Européens vont eux aussi prendre leur part, alors qu’ils croient aujourd’hui avoir « gagné » quelque chose. Même les politiques qui se croient vainqueurs seront malheureusement (pour nous) les perdants de l’Histoire : ils sont ceux qui auront entraîné les peuples de l’Europe dans la misère et peut-être même la guerre… pour garder leurs places, pour ne pas prendre le risque d’un chaos total, pour ne pas assumer la vérité de la situation économique réelle, pour ne pas rester comme le responsable qui a fait sauter l’Europe.

Je dois avouer que même en n’y croyant pas je l’aurais presque souhaitée cette « expulsion » de l’euro. on aurait vu alors comment la Grèce s’en serait sortie après, et surtout ce que les autres pays auraient alors fait.

Moi qui croyais que Varoufakis avait démissionné pour de bonnes raisons, je pense aujourd’hui qu’il a surtout été évincé pour laisser la place à quelqu’un de moins intransigeant que lui.

Les créanciers vont ainsi se réjouir de la défaite grecque, les Grecs vont se tourner vers les extrêmes désireux de sortir (mais pour de mauvaises raisons), et les Européens vont comprendre dans quelques semaines ou quelques mois que leurs propres problèmes seront tôt ou tard réglés « à la manière grecque », c’est-à-dire avec une mise sous tutelle du pays. Le fédéralisme voulu par l’Allemagne et accepté par la France verra le jour lorsque tous les pays en difficulté, un à un, se verront contraints de suivre les recommandations allemandes sous peine de se voir asphyxiés financièrement par les « créanciers » de tous bords.

De l’unité et de la solidarité européennes il ne restera bientôt plus rien. Maintenant il ne reste plus que la France qui puisse un jour sortir l’Europe de cette alliance imposée par l’Allemagne à toute l’Europe, avec les Etats-Unis. Il ne faut bien sûr pas compter sur le gouvernement actuel, ni sur le suivant qui ne sera qu’un gouvernement de remplacement -à moins que le FN réussisse à accéder au pouvoir ; et même dans ce cas il ne paraît pas évident que celui-ci une fois en place se lance dans une sortie de l’Europe.

Pourtant (bon d’accord c’est plus facile à dire quand on n’y est pas) je suis convaincu que la Grèce, après le référendum, avait gagné une manche. Pour quelle raison Tsipras et son équipe n’ont-ils pas tout simplement dit « stop, on ne vous remboursera que ce que l’on peut et les créanciers n’ont qu’à prendre leurs pertes ; de toutes les manières vous ne pouvez pas nous foutre dehors car alors vous ne récupérerez rien du tout » ? Qu’est-ce que les gouvernants européens ont dit ou fait, ou menacer de dire ou faire, pour que l’accord rejeté majoritairement par un peuple (et il fallait le faire quand même !) soit accepté quasiment inchangé quelques jours après ?

Il est probable aussi que Tsipras ait eu peur d’être le responsable historique d’une catastrophe économique et sociale (si on s’apercevait par exemple alors que les banques sont beaucoup plus fragiles qu’elles ne veulent bien l’avouer, et qu’en réalité la croissance ne revient pas ; et surtout qu’il suffirait d’un petit grain de sable dans la machine pour tout faire exploser…), mais alors il n’y a plus rien d’autre à attendre que le choix entre une explosion -avec fracas- de l’Europe le jour où les peuples s’apercevront que le roi est nu, et une Europe autoritaire sous le joug de l’Allemagne, en alliance avec les Etats-Unis.

Le problème est que nos gouvernants savent bien qu’ils vont dans le mur (en nous entraînant avec eux), mais il ne semble pas encore né celui qui aura le courage de dire qu’il faut tout recommencer. Que l’Europe est une belle idée mais qu’elle ne peut pas continuer d’exister ainsi. Personne n’osera dire qu’ils se sont fait attraper dans un engrenage infernal qui les oblige à continuer de mentir pour ne pas effrayer les populations qui, si elles savaient à quel point le niveau des dettes est colossal -et surtout qu’il n’y pas que la Grèce qui est menacée de faillite mais l’Europe toute entière, les Etats-Unis avec- se révolteraient demain. Et qu’à terme personne ne remboursera personne !

Il y a désormais deux choses que les peuples de l’Europe doivent faire : changer de gouvernants par une modification du système électoral ( ce qui nécessite la mise en place d’Assemblées Constituantes), et puis refuser de payer les dettes… sans sortir de l’Europe. Renégocier les traités entre eux et imposer à l’Allemagne soit une sortie soit une soumission. Il faut inverser le rapport de force en Europe. Nous avons besoin de l’Europe cela ne fait aucun doute (enfin pour moi), mais pas à n’importe quelle condition. Quittes à en refaire une, ou pourquoi pas deux Europe, pour faire correctement les choses. Il faut que les peuples se prononcent sur ce qu’ils veulent comme Europe, et aussi avec qui ils veulent la faire.

Maintenant il faudrait que quelques parlements (à défaut des peuples, ce qui aurait été bien sûr la seule « bonne » solution) refusent le nouvel accord ; au moins la Grèce. Si monsieur Tsipras ne veut pas être reconnu responsable de ce qui devra nécessairement arriver, il pourrait devenir le coupable qui a hésité à crever l’abcès avant le chaos dû au gonflement puis à l’éclatement de ce dernier, on ne sait pas quand, le plus tard possible…

En attendant se préparent les fascismes de toutes espèces qui contribueront à putréfier les parties encore saines d’un corps déjà moribond.

Derrière la défaite de la Grèce c’est la situation géopolitique du monde entier qui se trouve ainsi engagée dans une voie qu’il sera difficile de dévier tant les gigantesques forces qui les sous-tendent sont puissantes et aveugles. Nos gouvernants sont certes des salauds, mais également des lâches et des inconscients : ils précipitent le monde dans le chaos, sans que personne ne semble rien pouvoir y changer.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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