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Chouard, les antisémites et les pourfendeurs de la démocratie

Posté par calebirri le 13 juin 2019

Je l’avais pourtant défendu ! Etienne Chouard, que personne ne semble connaître (ou vaguement…) lorsqu’il s’agit de faire la promotion de la démocratie, apparaît aujourd’hui parfaitement discrédité après ses propos tenus sur le plateau du Média, que personne ne semble non plus connaître (ou vaguement…) sauf lorsque ça chauffe un peu.

Alors voilà : qu’il ait fait l’erreur de croire que Soral était un type avec qui on pouvait parler, à une époque où on ne connaissait pas vraiment ses « idées », soit. Qu’il défende le droit de parler avec l’extrême-droite pour les comprendre et surtout pour les convaincre de rejoindre les démocrates ok. Qu’on puisse exprimer toutes les opinions, même les plus difficiles à entendre passe encore, la démocratie doit se faire avec tout le monde…

Mais ne pas vouloir clairement admettre l’existence des chambres à gaz, ça ce n’est plus de l’opinion, c’est un déni de réalité, avant d’être un délit !

Comment a-t-il pu nous faire ça, à nous qui depuis des plombes le défendons en évoquant son ouverture d’esprit et sa naïveté ?
Il n’a pas le droit de faire ça à tous les Gilets jaunes, à tous les démocrates qui demandent une Assemblée Constituante, à tous ceux qui demandent le RIC

Qu’on ne me dise pas que c’était un piège, ou que ses propos ont été déformés. Il n’est sans doute pas antisémite au sens où il ne désire pas la mort des juifs, mais il n’a pas répondu explicitement à la question qui lui était posée. Entretenant ainsi un doute inadmissible. Surtout après la conversation qu’il venait d’avoir avec ses deux interlocuteurs calmes, et sérieux, non provocants.

Alors maintenant deux choses. Tout d’abord je ne défendrai plus Chouard, qui déjà m’avait quelque peu déçu par ses consignes de vote et irrité par quelques phrases que je croyais « malheureuses », mais je demande à tous ceux que son travail sur la démocratie a éveillés à la chose publique de ne pas cesser le combat pour la démocratie. Etienne Chouard nous a planté très bien, qu’il fasse son chemin de son côté ; l’Assemblée Constituante, le RIC et ses ateliers constituants peuvent très bien vivre sans lui.

Ensuite que les journalistes ne se rendent pas complices d’une chasse aux sorcières envers ceux qui ont soutenu cet homme, qui a commis une erreur grave mais qui n’est pas le diable. C’est un peu hypocrite tout de même d’avoir boycotté son message sur la démocratie pendant des années, pour se rappeler de lui tous ensemble pour le lyncher publiquement sans jamais parler de ce qui nous intéresse nous, la démocratie. Car en définitive en attaquant Ruffin ou Branco de soutiens à Chouard c’est quoi que vous critiquez : le négationnisme qui aurait ruisselé sur les épaules des ces gars-là ou le travail qu’ils saluent à propos de la démocratie ?

C’est quoi qui vous fait peur, la montée supposée d’un antisémitisme débile et provocateur (dont le principal promoteur est sans aucun doute Israël lui-même et sa politique coloniale) ou la possibilité d’une réelle démocratie comme la voudraient Ruffin ou Branco ?
Sérieusement, à force de vouloir traiter vos opposants politiques d’antisémites, vous « semblez » ne pas comprendre que vous en êtes également les pourvoyeurs.

Vous nous faites tous chier avec votre antisémitisme, votre islamophobie, ce qu’on veut nous c’est que personne ne crève plus de faim ni de froid dans ce pays, dans les pays voisins, et même dans les pays éloignés. Que pour cela nous avons besoin d’établir une véritable démocratie qui empêchera les riches et les puissants d’exploiter les pauvres et les faibles comme c’est le cas sur cette putain de planète qu’on est en train de saboter.
Au lieu de s’occuper de savoir si les gens qui veulent la mort des juifs sont plus nombreux que ceux qui veulent la mort des musulmans, essayons plutôt de s’accorder sur le fait que nous sommes tous les frères, frères d’une même barque qui coule pendant qu’on en discute…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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De Sapir au FN, en passant par les migrants et l’Europe : il n’y a plus de gauche

Posté par calebirri le 3 septembre 2015

A chaque fois c’est la même chose : lorsqu’un gars qui se dit de gauche estime nécessaire de sortir de l’Europe ou de l’euro, c’est toute la « gauche » qui lui tombe dessus à bras raccourcis, lui prêtant des accointances maléfiques avec l’extrême-droite. On le traite de « suppôt de Satan », « d’idiot utile » du FN, de « traitre » ou de « Russophile », de « rouge-brun », et j’en passe et des meilleures.
Ceux qui se disent être « de gauche » sont en réalité bien hypocrites de s’acharner sur un type qui -en plus- ne dit pas qu’il faut s’allier avec le FN mais juste qu’à terme, si certaines conditions sont remplies, on pourra commencer à discuter avec ceux qui sont le plus ouverts dans leurs propositions. Comment cela est-il rendu possible ? Monsieur Sapir, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se dit pourtant de gauche… malgré que Pierre Moscovici (qui est lui « véritablement » de gauche ?) l’avait déjà accusé d’être un économiste d’extrême-droite il y a presque deux ans, sans que celui-ci ait pourtant pris sa carte au FN depuis…

Mais que je sache, se revendiquer du FN n’est pas interdit. Et puis ce n’est certainement pas le FN qui se dédiabolise en baissant son « niveau d’exigences nationalistes » : ce sont les autres partis qui se calent sur celui du FN !

Et de fait les 3 partis les plus importants de France ne sont pourtant pas si différents : la gauche au pouvoir fait aussi bien que la droite pour stigmatiser les étrangers, pour satisfaire les entreprises et le monde de la finance, pour culpabiliser les chômeurs ou organiser la surveillance de tous. Une politique mise en place par la droite qui déjà chassait largement sur les terres du FN. Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt : le FN ne fait peur ni à la gauche ni à la droite, ils ont les mêmes idées, n’en déplaise aux intéressés ! Car le FN est en réalité LA condition, pour la gauche comme pour la droite, de leur accession au pouvoir en 2017. Tactiquement, faire monter le FN avant les élections est le seul moyen pour le PS comme pour Les Républicains de se positionner en garants de la République puisque le FN voudrait saboter l’Europe en sortant de l’euro.

C’est qu’ils commencent à m’agacer tous ces parangons de vertu soi-disant de gauche, qui laissent appliquer une politique scandaleusement de droite depuis si longtemps qu’ils ont fini par croire que le capitalisme est compatible avec le socialisme ! quelle arnaque ! Mais regardez les tous ces militants qui s’acharnent à chasser le militant FN quand la politique qu’ils pratiquent et qu’ils soutiennent est aussi condamnable que la plus dure des droites : défaire le droit du travail et des travailleurs, maltraiter les pauvres et les vieux, stigmatiser les étrangers et les chômeurs… C’est être de droite ou de gauche ça ? Et le fameux « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », sérieusement, c’est être de gauche ça ? Putain de merde, réveillez-vous un peu ! regardez où nous en sommes arrivés : des enfants sont retrouvés morts, noyés sur le bord d’une plage, après avoir fui l’horreur d’une autre mort, parce que nous, les Européens civilisés, refusons d’accueillir ces êtres sous d’ignobles prétextes, comme ceux qui suivent, les « on dit que »…

On dit qu’en Ukraine les nazis combattent les islamistes, que la Russie soutient la Syrie qui lutte contre les islamistes mais lutte aussi contre l’Ukraine, et on dit que le FN soutient la Russie mais lutte contre les islamistes…
On dit encore que les musulmans luttent contre les juifs et contre les nazis, mais on dit aussi que les juifs sont dirigés par l’extrême-droite qui lutte contre les musulmans, tandis que le FN lutte contre les juifs. Cela vaut-il vraiment la peine qu’on se penche encore longtemps sur ces incohérences ridicules du genre « les amis de mes amis… » ?

Le racisme et la xénophobie sont savamment entretenus par tous les partis, un point c’est tout ! Et Partout où les « Occidentaux » sont allés apporter la paix et la démocratie les terroristes n’ont fait que se multiplier, envoyant des milliers et des milliers de gens sur les routes, à la recherche d’un lieu où ils pourront vivre sans la guerre, la misère ou l’oppression. Et encore, ce ne sont pas les plus pauvres qui partent ! Chassés de chez eux ils se retrouvent confrontés au choix de fuir s’ils le peuvent, ou de se soumettre s’ils ne le peuvent pas. Et pour ceux qui le peuvent, où iraient-ils si ce n’est « chez nous », d’où ils sont également chassés -s’ils arrivent ici entiers ?
Et au lieu d’accueillir ces hommes et ces femmes qui demandent notre aide, nous les rejetons comme des animaux, pire parfois, en les poussant ainsi dans les bras des premiers mafieux qui passent, quand ce n’est pas dans des camps inhumains où ils sont entassés tels les juifs durant la seconde guerre mondiale. Nous construisons des murs, et si cela continue l’Europe ne sera bientôt plus qu’une immense forteresse protégée par des miradors, gérés à la manière israélienne… C’est de gauche ça aussi ? Tout cet argent dépensé en constructions de barrières, en caméras de surveillance, en « bateaux de secours », en douaniers, policiers, aides au retour, camps de rétention ou de réfugiés, c’est cela la solidarité de gauche ? Sans compter les milliards dépensés en armes, en avions de guerre, en hommes ou en « aides humanitaires » (qui ne servent qu’à entretenir la corruption)… La gauche fait pareil que ce que ferait la droite ou l’extrême-droite, juste en rajoutant que c’est très triste de voir des enfants morts sur les plages et qu’il faut faire quelque chose… Tous responsables ? « Oui les drames des migrants c’est affreux mais aussi ils n’ont rien à faire ici, ils font baisser le coup du travail, etc… Puisqu’on ne peut pas les accueillir décemment autant ne pas les accueillir…vous avez vu la misère déjà ici… » tu parles !

Et après on nous fait le coup du « attention au FN, ils sont racistes ! » Putain mais vous aussi ! Tous les gars de gauche qui ont voté « Hollande le socialiste » et qui se retrouvent aujourd’hui ne pas même voir qu’ils sont eux-mêmes victimes de la propagande qu’ils entretiennent, peur de la femme en burqa qui passe près d’eux, peur des noirs qu’ils croisent l’air hagard sur le bord des routes, qui pensent que les musulmans vont nous envahir demain tous munis de bombes autour de la ceinture, envoyés par des passeurs milliardaires qui travaillent pour les terroristes ! Et puis le coût du travail est trop cher, on ne se passera pas des entreprises, il ne faut pas trop taxer le capital et toutes ces conneries, qui les répète à longueur de journée si ce n’est la gauche, la droite et l’extrême droite ?

En demandant la fin de l’immigration (qu’elle soit légale ou non), le FN permet en réalité aux autres partis une escalade raciste et nationaliste sans changement brutal qui risquerait d’effrayer les peuples : à la place de nationalisme ils parlent de patriotisme, à la place de racisme ils utilisent les termes de « préférence nationale ».

Pour ma part je ne concède pas plus de légitimité au FN qu’au PS, et je serais bien embêté d’avoir à choisir entre l’un de ces deux partis, autant d’ailleurs qu’entre le PS et les Républicains… heureusement que je ne vote pas !

Maintenant, doit-on considérer la question d’une sortie de l’Euro ou de l’Europe comme un marqueur du positionnement de chacun sur l’échiquier politique ? Dorénavant on veut nous faire croire que qui veut la sortie de l’Europe est un nazi, alors qu’en réalité c’est sur un autre plan que doivent se juger ces choses : on peut vouloir sortir de l’Euro sans vouloir sortir de l’Europe, vouloir sortir de l’Europe et de l’Euro, ou même vouloir changer d’Europe, sans l’Euro !
Ensuite, doit-on considérer que vouloir la sortie de l’Euro (ou de l’Europe) est ou n’est pas d’extrême droite ? Mais si je ne suis pas pour une sortie de l’Europe cela ne veut dire ni que je soutiens le PS, ni que je refuse aux autres le droit d’en parler, ou d’en penser ce qu’ils veulent.

Il est d’ailleurs assez amusant de constater à quel point le problème de la sortie de l’Euro est politiquement insoluble : car si vous désirez la sortie vous êtes un nationaliste qui veut fermer ses frontières, mais si vous êtes contre la sortie vous êtes sous l’emprise des Allemands qui désirent une Europe fédéraliste à l’américaine -mais sous leur contrôle. Dans les deux cas vous êtes d’extrême-droite puisque l’Europe fédérale ne sera au bout du compte qu’une seule et même Nation, qui ferme ses frontières aux autres nations !

Et de fait, la droite se rapproche peu à peu des positions du FN en réclamant plus d’indépendance et de patriotisme, tandis que la gauche veut faire de l’Euro le seul critère d’union de l’Empire Européen.
Sauf que le problème du FN n’est pas l’Euro mais l’Europe, et que celui de la gauche ne devrait pas être l’Europe mais bien celui de l’Euro. Et comme le FN croit que pour se défaire de l’Europe il suffit de saboter l’Euro, il emprunte à l’extrême-gauche les termes du véritable enjeu qui devrait être le sien.

Un autre problème est que le FN veut sortir pour de mauvaises raisons, tandis que les deux autres veulent rester pour de mauvaises raisons aussi.
Et le danger commun à ces trois partis c’est qu’un groupe puisse un jour vouloir sortir, ou rester, mais pour de bonnes raisons (solidarité, humanisme, ce genre de valeurs qui ont disparu…). Monsieur Sapir rêve en croyant que le FN puisse un jour se ranger à ses « bonnes » raisons toutes capitalistes, non pas parce que le FN n’est pas capable de changer de discours, mais tout simplement parce qu’il s’y range déjà ! C’est quoi le « national-socialisme » à votre avis, sinon la défense de la nation avec une composante sociale ? Le socialisme est la négation de la Nation ! Le socialisme est internationaliste ou ce n’est pas du socialisme. Et il est anti-capitaliste, donc démocratique. Tout le reste c’est de la connerie.

Enfin, qui peut croire vraiment que le FN fera sortir la France de l’Euro, à part ceux dont la vue est raccourcie par la propagande qui se développe autour du diable que représente le FN ? Quelle blague !

A moins que de se vouloir un îlot de prospérité à l’islandaise la France est contrainte pour « garder son rang » (dont on se foutrait éperdument si ce rang n’était tenu que pour imposer misère et discrimination ; mais pas si c’est pour apporter la paix et la démocratie aux peuples), de rester au sein de l’Europe pour influencer celle-ci vers une meilleure gouvernance (socialiste pour de vrai), un havre de paix et de prospérité qui accueillerait, justement, toutes les misères du monde. Avant de poser sa réussite sociale d’intégration comme un exemple à suivre par les autres. L’Europe doit être le commencement de la démocratie. Ce n’est pas l’Europe qu’il faut supprimer mais les nations. Sauf que ce n’est pas pour les remplacer par un empire, mais par le socialisme, qui passe par la démocratie.

Car quand notre belle Europe sera devenue une belle dictature nationale-socialiste, qu’elle soit dirigée par le PS allemand ou par le FN français ne fera pas grande différence, pas plus que celle qui existe pour les Grecs après avoir voté pour un parti qu’on disait d’extrême-gauche.

Et si la raison économique est celle défendue par ceux qui se disent de gauche (comme une excuse), ou de droite « républicaine » (comme une justification)… elle ne tient pas deux minutes face à la réalité : là d’où ils viennent ces gens n’ont ni l’eau courante ni électricité 24 sur 24, leurs femmes et leurs filles risquent le viol ou l’esclavage, les hommes sont envoyés se battre, ils ont faim et aucune perspective ni de travail ni de paix. Et on leur reproche de vouloir quitter ces lieux hostiles ? Alors que ces migrations sont le résultat des politiques engagées par ceux-là mêmes qui participent à travers l’ONU ou l’OTAN à des stratégies géopolitiques obscures en dépensant des milliards qui seraient certainement plus utiles aux populations qui manquent de tout qu’à payer des bombes, des barbelés et des camps de réfugiés…

Alors maintenant, que Jacques Sapir soit d’extrême-droite, je ne vois pas le problème…je dois même dire que je m’en fous. Il dit bien qu’il est de gauche alors qu’il n’y est pas non plus : il est économiste ! Combien de temps ce petit jeu ridicule va-t-il durer ? Léa Salamé est-elle de gauche, Emmanuel Macron est-il de gauche, Manuel Valls est-il de gauche, êtes-vous de gauche ? Sérieusement, qu’ont-ils, qu’avez-vous donc de si différent de Marine Le Pen ? Ce n’est pas Sapir qui est d’extrême-droite, c’est le monde politique dans son ensemble, et aujourd’hui une grande partie des citoyens qui le devient. La seule chose qui les différencie est que la plupart des gens n’osent pas encore voter pour le FN car ils ont peur de l’image qu’ils donneront. Mais qui aujourd’hui dira qu’il n’a pas plus peur des « terroristes musulmans » que du FN, ne serait-ce que pour excuser son racisme latent ?

Tout ceci est une vaste fumisterie. Il n’y a pas de gauche en France, pas plus d’ailleurs qu’il n’y en a en Europe. Et quand je vois ces gens qui viennent s’échouer par milliers sur les ruines de nos démocraties, je me demande bien où il en existe encore une…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Au sujet d’Etienne Chouard

Posté par calebirri le 13 décembre 2014

Il semblerait que les « trolls » aient fini par l’avoir ! Lui qui paraissait si sûr de lui… Au moment où on commençait (enfin!) à l’inviter sur les plateaux de télé pour évoquer un sujet qui m’est cher (la mise en place d’une Assemblée Constituante), on ne faisait en réalité que l’interroger sur ses liens avec l’extrême-droite et monsieur Soral, qui doit bien se marrer… en plus certainement de mépriser ses travaux.
C’est vrai que ces derniers temps j’avais remarqué qu’on l’attaquait systématiquement sur ses liens avec l’extrême-droite. Mais monsieur Chouard se voulait ouvert et raisonnable, assumant parfaitement qu’on pouvait discuter avec tout le monde sans en partager les idées, et soutenait justement que dans une véritable démocratie il était inconcevable d’interdire à certains citoyens le droit de s’exprimer. Et puis il est tombé dans le piège : il continuait d’expliquer, de se justifier, d’essayer de convaincre… à tel point qu’il a fini par s’embrouiller, et occulter son seul et unique message : l’Assemblée Constituante.

Aujourd’hui il semble qu’il veuille tout arrêter, et s’excuse clairement de n’avoir pas su saisir le caractère dangereux d’un type comme monsieur Soral (ici). C’est que depuis quelque temps tous ceux qui prétendaient ne pas le connaître l’invitent aujourd’hui à se justifier, non pas sur l’immense travail qu’il a fourni depuis toutes ses nombreuses années à travers « le planC », mais sur ses relations avec l’extrême-droite. N’évoquant pour ainsi dire jamais son travail, en plus de décrédibiliser son message…

Alors maintenant de deux choses l’une : Ou monsieur Chouard s’est fourvoyé en ne se rendant pas tout de suite compte de qui était Soral (c’est que l’homme est habile) et il le regrette sincèrement -ceux qui doutaient des intentions de monsieur Soral ne le peuvent plus à l’aulne de son nouveau parti. Ou alors il s’est laissé attraper par les sirènes du « complotisme » à la sauce NWO (Nouvel Ordre Mondial), et alors on ne peut que lui conseiller, à lui comme à tant d’autres, de s’offrir le plaisir de lire « Le pendule de Foucault » et « Le cimetière de Prague » de l’excellent Umberto Eco. Je me dis souvent que ces deux bouquins sont une chance offerte à ceux qui veulent comprendre comment les théories du complot surgissent et prennent corps. Car il faut dire une chose : les « conspirationnistes », ou « adeptes de la théorie du complot » ne sont pas des idiots. Ce sont pour la plupart des citoyens curieux et pragmatiques, qui recherchent la cause première des événements. Ils sont dans un moment de leur réflexion où ils ont compris que le cours de l’Histoire est manipulé par un petit nombre d’acteurs dont l’influence est primordiale, mais n’ont pas encore compris que le complot juif ou maçonnique n’étaient que des leurres destinés à les discréditer publiquement.

J’ai déjà exprimé mon opinion sur ce qu’il faut conclure de ces théories du complot qui ne conduisent qu’à des impasses idéologiques et qu’au lieu de rechercher pourquoi nos représentants sont corrompus, il vaudrait mieux rechercher comment supprimer les corrupteurs, ceux qui corrompent. Car c’est le capitalisme le seul responsable de nos maux. Nous sommes tous capitalistes, c’est-à-dire potentiellement corrupteurs ou corrompus. Et puisque « l’amour de l’argent » est une caractéristique si bien partagée entre tous les hommes, il est aisé de jeter l’opprobre sur les uns ou les autres sous ce motif, mais à travers une communauté, en général minoritaire. C’est que l’Histoire est remplie d’une succession de complots fomentés par toutes les communautés (réussis ou échoués mais bien réels) ; comme les attentats du 11 septembre sont le résultat d’un complot -juif, américain ou islamiste c’est selon-, mais c’est bel et bien un complot.

En recherchant des causes idéologiques on en arrive toujours à des non-sens. Et ceux qui comme monsieur Chouard veulent se défendre des amalgames finissent toujours par se noyer dans des incohérences qui occultent leur véritable message (je connais bien le problème). Celui qui critique l’islamophobie est considéré comme un soutien des terroristes, et s’il juge le gouvernement israélien dangereux on le traite d’antisémite. S’il dénigre l’Europe ou la corruption, s’il ne soutient pas la politique étrangère de la France il est soupçonné d’être anti-européen, et par extension porté vers l’extrême-droite. S’il ne veut pas avaler toutes les couleuvres qu’on lui propose à propos de l’Ukraine on en fait un soutien russe. En réalité tout ce qui conteste le bipartisme actuel est invariablement accusé d’être un traître ou un agent-double. Il suffit de n’appartenir « à aucun camp » pour que cela en devienne suspect. L’extrême-gauche étant engluée dans ses contradictions et ne représentant plus un « danger électoral » à court terme, la plupart des contestataires déçus par la gauche (« extrême » ou pas) et dégoûtés du système actuel sont taxés de liens avec le FN, car ainsi le pouvoir (aidé par les médias) les regroupe tous ensemble dans une « force politique fictive » destinée à servir d’épouvantail lors des prochaines élections : celui qui se retrouvera au second tour contre le FN aura gagné les élections, puisqu’un « sursaut républicain » aura « sauvé » la France. Alors qu’en réalité c’est juste que ceux qui ont été assimilés à tort (mais intentionnellement) dans « le camp » de l’extrême-droite auront voté comme ils craignaient de devoir le faire, pour le PS ou l’UMP. Ainsi tous ceux qui s’opposent à ces deux partis sont systématiquement accusés d’être des soutiens du FN, volontaires ou « idiots utiles » comme disent les trolls, pour peu qu’ils n’aient pas clairement fait allégeance aux partis d’extrême-gauche. Il se pourrait d’ailleurs tout-à-fait qu’en définitive, d’un point de vue « tactique politicienne », les trolls arrangent plus les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis si longtemps que le FN qui ne peut arriver au pouvoir que par un terrible concours de circonstances.

Je ne crois pas que monsieur Chouard soit raciste ; ni antisémite. Qu’il n’empêche pas les autres d’y être est différent. On lui reproche, comme on me l’a reproché, de laisser des paroles provocantes publiées ; mais comment un homme qui se veut ouvert au dialogue pourrait-il censurer qui que ce soit ? Je me suis déjà défendu de préférer expliquer que censurer -censurer est la chose la moins constructive qui soit- mais le fait est que je me suis aperçu que pour les trolls le message est beaucoup moins important que le fait de mettre la pagaille dans les discussions qui suivent habituellement les articles. Ce qu’ils veulent c’est qu’on cesse de parler des « vrais sujets » comme l’Assemblée Constituante (une idée qui fait peur à tous les partis politiques désirant rester ou accéder au pouvoir), et qu’on perde notre temps ou notre patience à se justifier. Etienne Chouard n’est pas non plus d’extrême-droite. Il a juste été déçu par ce qu’il croyait être la gauche. Il s’est rendu compte qu’au final ce qu’on appelle « l’UMPS » est peut-être plus dangereux que le FN. Dire cela a été interprété volontairement comme un soutien tacite du FN alors qu’en réalité cela signifie pour lui (si je l’ai bien compris) qu’un tel parti ne saurait être en mesure de gouverner, car son discours est encore trop effrayant pour accéder au pouvoir. Il a dit qu’il était « nationaliste » ? Mais combien d’entre vous diraient qu’ils ne le sont pas ? Nous sommes si peu nombreux à être « internationalistes » ! Et c’est bien ce qui me sépare de gens comme Etienne Chouard : je ne désire pas la fin de l’Europe mais supprimer les frontières, et je refuse de reconnaître les traditions religieuses comme le ciment d’une quelconque nation (avec toutes les guerres que ce prétexte a engendré !). Mais monsieur Chouard est un homme honnête, qui dit ce qu’il pense. Et qui cherche une porte de sortie. Ne refusant de discuter avec personne, serait-ce le diable lui-même.

Maintenant il faut arrêter d’avoir peur, arrêter d’écouter ce qu’on nous dit de penser et penser par nous-mêmes. Lire ce qu’Etienne Chouard écrit, et cesser de donner du poids à des rumeurs qui n’ont, comme nos hommes politique, que le pouvoir qu’on veut bien leur donner. Comprendre et revenir à l’essentiel : l’Assemblée Constituante. Il la désire tirée au sort, d’autres la veulent élue. Pour ma part, je souhaiterais que le peuple se détermine sur cette question, et j’ai même proposé de « couper la poire en deux » : la moitié d’élus, la moitié tirée au sort. Cette question est primordiale pour avancer sur ce projet. Bien plus que de savoir pour qui vote un homme qui passe sa vie à expliquer qu’il voudrait changer les institutions pour y intégrer… le tirage au sort !!

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Confiance dans les politiques perdue : et si on faisait sans eux ?

Posté par calebirri le 17 janvier 2014

Un nouveau sondage diffusé cette semaine (avec tout ce qu’on peut reprocher à ce genre de sondages) montre que « 60% des Français ne font confiance ni à la droite ni à la gauche pour gouverner le pays ». On pourrait se dire qu’il en reste 40 % qui leur font confiance, ou que 60 % font confiance aux autres partis… Mais ce n’est pas le cas. C’est encore bien « pire » : seulement 11% font confiance aux partis politiques, 23% aux médias et 28% aux syndicats. Autant dire que ça ne fait pas grand monde, avec toutes les marges d’erreur qu’on voudra bien y insérer.

Et pourtant des élections auront lieu bientôt, que ce soit pour les municipales ou les européennes, et plus tard les élections présidentielles. Et près de 80 % des électeurs se déplaceront tout de même alors pour aller voter : comment est-ce possible ?

Pour ma part je rêve du jour où les électeurs se mettront enfin en accord avec leurs convictions : 11% de votants, voilà qui pousserait peut-être nos gouvernants, et nos gouvernés, à envisager quelques changements institutionnels, n’est-ce pas ?

Car comment croire que la situation puisse s’inverser sans de tels changements, voilà ce que je me demande ; et question subsidiaire, comment se fait-il que la simple idée de la mise en place d’une Assemblée Constituante (sans préjuger de savoir si elle sera élue ou tirée au sort ou de ce genre de considérations), ne soit pas plus populaire, ou même tout simplement popularisée par les citoyens ?

Ce n’est pourtant pas d’une pétition dont nous avons besoin, ni d’un autre chef d’Etat, qu’il soit du PS ou de l’UMP, mais bien de nouvelles règles du jeu démocratique ; pourquoi cette évidence ne fait-elle pas recette ?

J’ai bien conscience que l’investissement en temps et en énergie pour mener à bien un tel projet est difficile à faire, mais cela reste encore une des seules activités encore gratuites ! On dirait que les citoyens désirent la démocratie mais sans prendre la mesure de ce que cela implique : un engagement de la part de chacun, une ou deux heures le week-end ou le soir, même une fois par semaine, est-ce si cher payé pour retrouver notre souveraineté (celle du peuple) ?

Créer de nouvelles institutions pour notre propre bien prendra certes du temps, et le processus qui conduit à la rédaction d’une nouvelle Constitution demande quelques connaissances du système institutionnel, mais ces connaissances sont je le crois à la portée de tous.
Seulement je me dis qu’elles ne sont ni données à entendre (offertes à un large public), ni expliquées simplement, et que la raison pour laquelle toutes les tentatives pour faire la promotion de l’Assemblée Constituante échouent se trouve plus dans cette absence de pédagogie (bien qu’Etienne Chouard ou André Bellon s’y attachent du mieux qu’ils peuvent chacun à sa manière) que dans un complot anti-démocratique.

Car c’est la force des choses qui empêche bien plus certainement ce message de passer que l’opposition du pouvoir (je serais bien curieux de savoir combien de députés connaissent Etienne Chouard- à moins qu’ils croient qu’il est un dangereux « complotiste ») et combien sont au courant de ce projet. Et en France, combien de citoyens le connaissent ?

Le problème d’internet est qu’on ne parle en général qu’à ceux qui sont déjà au courant, et de notre avis. Nous ne parlons le plus souvent qu’aux mêmes, et nous ne regardons que ceux qui nous plaisent, pendant que des univers se superposent sur la toile (le web) sans qu’ils ne se croisent jamais, ou presque.

Alors voilà :

je voudrais faire un site dans lequel on trouverait les définitions relatives à l’Assemblée Constituante, et à travers lequel on ne discuterait pas entre « initiés » (ce forum existe déjà et ne demande qu’à se développer),
mais où on répondrait aux questions des internautes, par thèmes et de manière simple, sans rentrer dans de grands discours. A force des synthèses pourraient être proposées et, in fine, une sorte de « guide du citoyen » qui servirait d’introduction et de passage vers la deuxième étape du processus Constituant, le questionnaire.

Pour cela, à aucun moment il n’est nécessaire de se soumettre à une quelconque dépendance vis à vis de l’Etat en place, et un tel projet peut ne rien coûter d’autre que du temps et de l’huile de coude… avec bien sûr une connexion internet (mais ceux qui n’ont pas cette chance peuvent sans doute compter sur leurs proches pour la leur prêter). Je vais essayer de mettre cela en place, mais il me reste encore une question a poser au lecteur : ça vous intéresse ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans la démocratie | 9 Commentaires »

Et si on reparlait de l’Assemblée Constituante ?

Posté par calebirri le 6 octobre 2013

Cela fait maintenant trois ans que je milite pour la mise en place d’une Assemblée Constituante. Déterminé par la volonté de comprendre le monde et convaincu de la nécessité d’agir pour le changer, j’ai fini par me rendre à l’évidence : il fallait repartir sur de nouvelles bases pour rétablir la démocratie, et l’Assemblée Constituante s’est alors imposée comme l’unique solution qui soit à la fois constructive et pacifique.

Depuis, le temps a passé et les choses ne se sont pas améliorées, ni pour le monde ni pour la démocratie : les nombreux événements qui se sont produits depuis trois ans en sont une preuve flagrante. Les printemps arabes et leurs espoirs déçus, la crise économique qui s’aggrave, les élections en France, aux Etats-Unis ou en Allemagne, les bénéfices des multinationales, la montée de l’extrême-droite, les guerres qui se préparent… On constate aujourd’hui l’inutilité des élections passées, et on peut aisément prévoir celle des élections qui arrivent. On constate la misère qui augmente et l’immobilisme des peuples, l’échec des politiques économiques et leur continuation, ou le vide idéologique de la gauche et le dégoût qu’elle suscite…

Le seul exemple de réussite semble être celui de l’Islande (avec toutes les réserves qu’on peut y mettre), dont le processus constituant -bien qu’imparfait- a finalement abouti.

Pourtant, la réflexion sur le changement de nos institutions n’a pas cessé depuis et de nombreux sites, associations ou mouvements politiques tentent encore de convaincre de la nécessité d’une Assemblée Constituante. J’ai déjà tenté de réunir tous les partisans de ce projet commun autour d’une table, même virtuelle, mais force est de constater que jusqu’à aujourd’hui l’union des forces constructives n’a pas été réalisée… enfin pas encore…

Car aujourd’hui de nombreux intellectuels « de gauche » (la vraie) semblent enfin avoir pris conscience qu’il ne suffisait plus de critiquer ou d’analyser le monde présent car il est sans doute déjà trop tard : les forces qui sont en jeu suivent le cours fatal de l’Histoire sans le pouvoir maîtriser, et il est totalement inutile de vouloir s’y opposer. Ils ont fini par comprendre qu’il ne fallait rien attendre de nos chers gouvernants, ainsi que la nécessité d’aller de l’avant pour préparer la suite, et inventer l’idéologie qui manque à la gauche pour pouvoir combattre l’extrême-droite. Tous ces gens-là arriveront fatalement à l’Assemblée Constituante et au processus qui y conduit , c’est-à-dire à la détermination de la méthodologie permettant les meilleures conditions possible de mise en place d’une Assemblée Constituante.

Je suis donc revenu il y a peu sur le cheminement qui a conduit à la création de questionnaires et de forums destinés à déterminer les conditions d’établissement et de fonctionnement de la future Assemblée Constituante, car je crois que le temps est venu de s’y remettre…

Je laisse donc, pour ceux que cela peut intéresser, le texte que j’ai préparé à cet effet en lien ici et qui retrace les différentes étapes de ma réflexion, et je vous fais part en même temps de quelques initiatives qui participent à leurs manières à ce mouvement, qui ne sont en réalité rien de moins que les bases qui fonderont cette nouvelle idéologie :

-Le nouveau site d’yvan Bachaud « article 3″ pour instaurer le RIC
-une pétition pour le tirage au sort de la Constituante (wikicrate) (avec les réserves
- Le « Grenelle de la démocratie » de Bernard Uguen

Et je rappelle à tous ceux qui connaissent ou participent à des initiatives se rapprochant de l’Assemblée Constituante qu’ils peuvent toujours me contacter afin que l’on puisse ensemble créer une sorte « d’annuaire » des sites et associations qui militent sans le savoir chacun à ce projet commun. (voir formulaire)

à ne pas oublier, les adresses des deux forums :

-http://laconstituante.forumgratuit.org/
-http://pouruneconstituante.forumsgratuits.fr/
et des deux questionnaires :

-premier questionnaire
-Second questionnaire

Et bien sûr l’association pour une Constituante d’André Bellon ainsi que « planC » de Etienne Chouard

N’attendez-pas que les politiques décident à votre place, car leurs intérêts sont contraires aux nôtres. Engagez-vous, et agissez !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

voir aussi http://calebirri.unblog.fr/2013/10/06/retour-vers-le-futur-constituant/

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Retour vers le futur constituant

Posté par calebirri le 6 octobre 2013

C’est à force de vouloir comprendre pourquoi le monde tourne mal que l’on en vient à critiquer le capitalisme. Et c’est à force de se demander « quoi faire » pour améliorer la situation qu’on en vient à l’évidence d’une Assemblée Constituante : puisque la Constitution actuelle ne permet pas au peuple d’exercer sa souveraineté, alors il lui faut en changer. Pas pour qu’elle suive une révolution comme ce fut le cas en Tunisie ou en Egypte par exemple, mais pour qu’elle la précède : une fois qu’un peuple sait pour quoi (et pas contre quoi) il se bat, alors le risque de se faire « voler » sa révolution est fortement réduit.

Partant de ce constat, il est bon de revenir sur ce que signifie et ce qu’implique une Assemblée Constituante , et de ne pas s’arrêter là : une Assemblée Constituante OUI, mais laquelle ?

Bien entendu l’idée de mettre en place une Assemblée Constituante pour modifier nos institutions n’est pas nouvelle et de nombreuses initiatives militant en ce sens existaient déjà sur le web, dont deux principales (à mon sens) : les travaux d’André Bellon (association « pour une constituante »), et ceux d’Etienne Chouard (le plan C). Le premier milite pour une Assemblée Constituante élue au suffrage universel, tandis que le second milite pour le tirage au sort des membres de cette Assemblée. Entre les deux se divisent de nombreuses autres initiatives concernant la mise en place de cette fameuse Assemblée, qui sont pour beaucoup autant de chapelles dont chacune croit détenir la « Vérité ».

Ne parvenant pas à me décider pour l’une ou l’autre de ces solutions (j’ai l’esprit retors), j’ai donc décidé de m’y coltiner en me basant sur une réflexion simple et pragmatique : puisque personne ne semble emporter une adhésion franche et massive, il faut donc recourir à l’avis du peuple, le premier concerné par l’affaire ; et la démocratie étant pour moi le meilleur des systèmes (théoriquement en tous les cas), je décidais donc d’interroger les internautes à ce propos… m’apercevant alors que ce n’était pas la rédaction d’une nouvelle Constitution qui posait véritablement problème (chacun peut chez lui en rédiger une), mais plutôt les règles de fonctionnement de l’Assemblée Constituante qui détermineront la valeur de la Constitution rédigée : de la représentativité de cette Assemblée dépendra la nouvelle Constitution, mais avec quelle légitimité ?

Pour ce qui est de la légitimité on serait tentés de se rapprocher des travaux de monsieur Yvan Bachaud sur le « RIC » (Rassemblement pour l’Initiative Citoyenne) qui souhaite instaurer le référendum d’initiative citoyenne comme outil de cette légitimité démocratique, mais force est de constater que le RIC tel qu’il a été prévu par le gouvernement précédent empêche sa réalisation effective (voir un RIC pour une AC, http://calebirri.unblog.fr/2010/12/08/article-11-faisons-exister-le-referendum-dinitiative-populaire/http://calebirri.unblog.fr/2010/12/24/referendum-dinitiative-populaire-nous-navons-plus-dexcuses/, http://calebirri.unblog.fr/2010/12/08/article-11-faisons-exister-le-referendum-dinitiative-populaire/

Il faut donc que l’Assemblée Constituante, pour être à la fois légitime ET représentative, soit établie et mise en place de manière consensuelle au sens démocratique du terme : qu’une majorité du peuple soit d’accord sur ses règles de fonctionnement.

Le tout n’est donc pas de savoir ce que fera l’Assemblée Constituante mais de permettre sa plus totale indépendance.

J’ai donc travaillé à la rédaction d’un premier questionnaire que je voulais le plus exhaustif possible, et qui par le miracle d’internet a donné un lieu à un forum dont le nombre de membres a dépassé les 900 ; ce forum a ensuite et malheureusement périclité, en gros pour les raisons suivantes :
-un questionnaire clairement imparfait
-une mauvaise organisation du forum, avec une saturation des fils de discussion
-une absence de synthèse suivie
-noyade généralisée des internautes dans un contenu trop dense et trop complexe, abandon progressif du forum

Cependant, le bilan n’est pas négatif, loin de là :
-plus de 500 réponses au questionnaire
-des débats intéressants et apaisés
-des étapes franchies (nécessité du consensus, nécessité d’une Charte du Constituant, définition des termes, volonté d’une représentation locale qui ne s’exprime pourtant pas dans le questionnaire, la définition préalable d’un processus constituant (ou « pré-constituant »)organisation à plusieurs, votes nécessaires et synthèses)

Le questionnaire n’était pas bon. J’ai donc lancé un « concours de questionnaires » qui n’a pas eu beaucoup de succès (aucune proposition-en même temps quand je vois le temps que j’ai passé à pondre les miens, et l’énergie dépensée !), et me suis décidé, après avoir lâchement abandonné les synthèses de tous les fils de discussion, à refaire un nouveau questionnaire d’abord (lire « introduction au nouveau questionnaire »), et puis ensuite un forum qui lui correspondrait

très peu d’inscrits, aucune diffusion. un peu plus d’une centaine de réponses à ce jour pour le questionnaire. Et je refuse d’en faire un autre!

LES ENSEIGNEMENTS QUE J EN AI TIRES

Les gens sont prompts à critiquer, mais pas à proposer : dès qu’il faut s’investir il n’y a plus personne.
la démocratie à quelques uns est déjà très difficile, même techniquement : parler à plusieurs est fatigant, écrire à plusieurs infernal ; se mettre d’accord presque impossible; l’unanimité n’existe pas.
alors à plusieurs millions!

Le nombre est la seule légitimité : certains disent qu’un seuil de représentativité de 10 % de la population électorale est bas, je pense qu’il est très difficile d’obtenir un tel chiffre pour une idée pareille, et pourtant il lui faudrait presque le peuple tout entier. Mais pour ce qui est des questionnaires, mon objectif minimum est de 1000 réponses, comme les sondages nationaux, ne serait-ce que pour pouvoir en ressortir des enseignements généraux, mêmes approximatifs.

Il faudra une Charte, et sa rédaction est aussi une gageure. il faudra bien la valider, mais qui aura cette légitimité ? On s’aperçoit qu’il faudrait une Assemblée Constituante qui détermine les règles de fonctionnement de l’Assemblée Constituante qui elle même déterminera les règles de fonctionnement de…etc…

Pour ce qui est du tirage au sort ou de l’élection, c’est comme pour d’autres questions : tout est possible, 50/50 ou 60/40 et c’est là une grande difficulté c’est pour cela qu’il faudra faire valider la charte, d’une manière ou d’une autre, nationalement.

Ne pas perdre de vue que dans tous les cas la constitution sera validée par référendum national, et que ce dont il s’agit ici est de déterminer les meilleures chances de réussite de l’Assemblée Constituante : il ne s’agit pas d’élire ou de tirer au sort nos gouvernants mais nos représentants. S’ils décident ensuite de soumettre dans la constitution le tirage au sort du président et que celle-ci est validée in fine par le peuple très bien, mais la rédaction de la constitution ne doit pas être notre travail. Cela ne signifie pas pour autant que le peuple ne pourra pas intervenir, ou que des spécialistes n’auront pas la parole mais que les constituants seront indépendants.

Le rôle donné au gouvernement en place pour « financer » ou « organiser » l’assemblée constituante est à étudier très sérieusement, comme tout financement d’ailleurs.

Le rôle des communes et de ses hypothétiques représentants est également à étudier. Avec des cahiers de doléances « locaux » pourtant plébiscités.

La représentativité de l’Assemblée Constituante ne va pas non plus sans mal : aucune méthode ne semble véritablement valable, car l’unanimité est impossible (et tant mieux mais c’est un autre sujet!), et le consensus inévitable

Un bon partage des tâches essentiel, avec une organisation sérieuse et des synthèses régulières pour que les lecteurs s’y retrouvent.

La réflexion sur la mise en place d’une Assemblée Constituante suppose une sorte de « mise de côté » des relations internationales et nécessite également une réflexion approfondie

Pour réaliser ce projet nous n’avons qu’à prendre conscience de notre force, et à se mettre au travail : car nous avons déjà tout (ou presque !)

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

voir aussi : http://calebirri.unblog.fr/2013/10/06/retour-vers-le-futur-constituant/

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