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Complotiste ?

Posté par calebirri le 25 février 2018

Ca commence à bien faire. En quelques années le terme « complotiste » est devenu une manière aisée de décrédibiliser son interlocuteur, voire carrément une insulte. Personne n’ose plus évoquer le mot « complot » de peur de passer pour un de ces misérables -et dangereux- individus qui osent encore se poser des questions. La double-pensée est désormais utilisée très clairement, à savoir que, tout en accordant qu’effectivement des complots ont eu lieu et ont lieu encore aujourd’hui, il est impossible de remettre en questions les versions officielles sous ce motif. Deux injonctions contraires acceptées toutes les deux en même temps tout en refusant de l’admettre. Voilà qui est fort.

A longueur de dessins animés, de séries, de livres, de films, de jeux vidéos, on se coltine des complots à tout va, mais croire qu’il puisse en exister « pour de vrai » est devenu interdit.

Alors qu’on nous parle sans arrêt de prendre du recul sur les informations qu’on nous fournit, de développer son esprit critique et de se méfier des « fake-news », il semble que nous n’avons pas le droit de remettre en questions les informations qui nous sont fournies par les organes validés par l’Etat. Mais tout le loisir pour le faire lorsque ceux-ci ne le sont pas. Toujours la double-pensée…

Pourtant, n’est-il pas sain de se poser des questions, de s’interroger sur les infos qu’on nous impose comme vraies ? Les antécédents ne sont-ils pas suffisamment nombreux pour qu’on soutienne les jeunes qui se disent que peut-être là aussi on leur ment, ou qu’on ne leur dit pas tout ?

Quand ils voient le monde tel qu’il est et le monde tel qu’on leur vend, comment ne pourraient-ils pas s’interroger sur ce qui permet à moins de 100 personnes de posséder autant que 3,5 milliards d’autres personnes ?

A vrai dire, comment expliquer cela autrement que par le complot ? C’est la solution de facilité. Aller plus loin dans la recherche c’est quand on est toujours pas satisfait par les réponses obtenues. Ceux qui trouvent que les illuminatis contrôlant le monde est une théorie qui se tient s’arrêtent là. Les autres continueront à chercher, et finiront par se rendre compte que le capitalisme explique bien mieux par son fonctionnement cet état de fait que le complot des extra-terrestres juifs d’extrême droite stalinienne.

Sous-entendre qu’on est complotiste induit en réalité qu’on n’a pas le droit non pas de croire ce qu’on veut mais tout simplement qu’on ne doit pas se poser de questions du tout… Le problème en réalité n’est pas le complot (il y en a eu, il y en a et il y en aura), mais le fait de ne pas pouvoir s’interroger sans paraître suspect aux yeux « de ceux qui savent » (qu’on serait presque tenté de nommer les « initiés » du coup !)

Si on sonsidère qu’interroger l’Histoire c’est la faire vivre (les Historiens ne cessent de « refaire l’Histoire au fur et à mesure des découvertes), cesser de le faire est mettre un coup d’arrêt à cette Histoire. Cela est très dangereux. Après l’utilisation de la double-pensée, la surveillance par télécran (pardon internet), la dénonciation avec les hachstags, nous voilà désormais confrontés à la mutabilité de l’Histoire.

Se poser la question de la possibilité du complot est pourtant un comportement sain qui devrait être encouragé. Et dont on ne devrait pas avoir honte. Ce questionnement est tout simplement la première étape d’une réflexion qui doit surtout se poursuivre pour aller plus loin dans la compréhension du monde.

Car des complots existent et sont à l’oeuvre actuellement -et c’est bien logique : les guerres ne se préparent pas devant tout le monde, car les raisons de ces guerres doivent rester cachées (prendre des ressources pour s’enrichir). Par contre il faut laisser tomber les extra-terrestres, les juifs ou les francs-maçons : finalement le véritable complot n’en est pas un, c’est seulement la continuation d’une lutte des riches contre les pauvres. Plus que visible dès qu’on s’y intéresse un peu. Il n’est pas le fait d’un petit groupe conscient mais le résultat du fonctionnement millénaire d’un système qui s’entretient de lui-même par des forces qui dépassent de beaucoup les volontés individuelles : l’Histoire, dans laquelle le capitalisme tient une place prépondérante.

Quand Monsanto paye des études disant que ses produits sont bons, et que les députés de tous les pays acceptent sans sourciller ses conclusions, est-ce un complot, de l’incompétence ou un simple mensonge ? Monsanto organise-t-il un complot destiné à empoisonner la population ou essaie-t-il tout simplement de continuer à vendre ses produits qui lui font gagner des milliards ?

Le fait de rédiger les traités en cachette du peuple peut-il se définir comme un complot ou est-ce simplement le fonctionnement logique d’un système qui préfère prendre le risque d’une polémique plutôt que de s’asseoir sur les retombées financières de telle ou telle loi ?

Les exemples sont nombreux, et je doute qu’avec une loi sur les fake news les complotistes cesseront de se poser des questions… mais c’est peut-être tant mieux !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Pourquoi il ne faut pas craindre les robots

Posté par calebirri le 14 février 2018

Un jour les robots nous remplaceront. C’est inéluctable. Pas en tant qu’humanité bien sûr,car ils n’auront jamais la « conscience ». Il ne faut pas fantasmer, faire semblant n’est pas être ; et c’est tant mieux, car eux seuls peut-être seront en capacité d’en finir avec le capitalisme.

L’économie capitaliste fait semblant de croire à l’existence de l’être rationnel pur, absolu, qui prend les décisions les plus optimales à la fois pour lui et pour les autres. Elle préconise à la fois la concurrence « libre et non faussée » et la transparence des échanges, l’optimisation des rapports entre les ressources et les besoins. Heureusement, cet être n’existe pas, et ne saurait exister, car alors il ne serait plus un Homme : il serait un robot.

En réalité, si on y réfélchit bien, on peut penser que le capitalisme géré par des robots (des algorithmes) le serait bien mieux que par des Hommes, car ils ne sont sujets ni aux passions ni aux oublis, ni à l’individualisme ni à l’appât du gain, ni à tout ce qui fait de nous des êtres faibles et corruptibles. Peut-être serait-il même beaucoup plus juste si les règles édictées en théorie étaient réellement respectées par ceux qui disent les appliquer…

Mais en fait si les robots, eux purement « rationnels », venaient à « diriger le monde », il ne fait aucun doute qu’ils en viendraient « naturellement » à la conclusion que le capitalisme est un mauvais système. Si on leur indiquait les objectifs à atteindre (de la nourriture pour tous, un toit pour tous, la paix, l’éducation, l’écologie, la santé…), ils se trouveraient rapidement contraints de remettre en cause soit le système qui ne fonctionne pas correctement, soit les Hommes eux-mêmes… La deuxième solution n’en étant pas vraiment une (à quoi servirait un système « parfait » si les Hommes qu’il est sensé servir ne sont plus là pour en profiter ?), les robots feraient vite leur choix !

Ils auraient vite fait de comprendre d’où vient l’argent, par où il passe et où il va. Ils auraient vite fait de calculer que si on veut sauver l’Humanité il faut développer des énergies propres et infinies, de voir que les contraintes de rentabilité entrent en contradiction avec l’écologie, et également avec la démocratie. Ils découvriraient très vite que la corruption et l’évasion fiscale sont des aberrations qui conduisent à l’injustice et à la misère, à la guerre parfois.

En fait, s’il y a des gens qui doivent craindre les robots, ce sont au contraire ceux qui les promeuvent pour d’autres raisons aujourd’hui. Ils croient pouvoir obtenir des esclaves performants et intelligents en remplacement des hommes mais ils ne se rendent pas compte que les robots sont beaucoup moins dociles et malléables que les Hommes !

Il sera beaucoup plus difficile d’expliquer aux robots qu’aux Hommes en quête d’argent ou de pouvoir que la pollution est certes un problème mais que le pétrole fait gagner beaucoup d’argent au patron de telle multinationale, qui est lui-même un ami de tel gouvernant, et qu’il ne faudrait pas qu’on remplace trop vite cette énergie par une autre gratuite ou illimitée…

C’est comme pour la suppression de l’argent liquide : beaucoup des dirigeants qui la souhaitent ne semblent pas se rendre compte que leurs armes, leurs pots-de-vin et leurs prostituées sont payés avec cet argent liquide.

Les robots mettront le capitalisme par terre car il le rendront obsolète : si on remplaçait par des robots toutes les personnes dont le travail est « remplaçable » par les robots, il ne resterait sans doute pas beaucoup de monde au travail. Les marges que les employeurs se font sur leurs employés ne tenant qu’au fait de leur exploitation, elles disparaîtraient au fur et à mesure que le pouvoir d’achat de ses employés diminue, en concurrence avec des robots toujours moins chers et toujours plus performants. Un robot peut aller plus vite, plus fort ou plus loin, travailler 24h/24h sans crainte pour sa santé, mais il ne permet pas de payer le chômage de ceux qu’il a remplacé. A un moment ou à un autre, si on extrapole l’arrivée des robots à des postes de chauffeurs, de comptables, de livreurs, de caissières,etc… les robots produiront des biens ou des services sans avoir besoin de salaires : sans salaire pas de cotisations, et partant pas de retraite, pas de chômage, pas de sécu… comment régler le problème ?

Nous nous retrouverons inévitablement confrontés à l’établissement d’un nouveau mode de production dans lequel il faudra choisir entre faire travailler des robots pour nourrir des individus désoeuvrés, payés par des entrepreneurs qui n’auront plus personne à qui vendre leurs produits puisqu’ils n’auront plus de salaire pour les acheter. Ou supprimer tous les Hommes considérés comme indésirables, selon les directives du dictateur qui possédera les robots tueurs les plus puissants.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Que vaut l’esclave du capitalisme ?

Posté par calebirri le 14 septembre 2017

Je crois bien en avoir déjà causé ailleurs, mais j’ai toujours le doute qu’évoquer un bon sujet au mauvais moment n’ait pas l’impact qu’il pourrait avoir s’il était traité au bon. Et ces jours derniers convergent tous tellement en ce sens que j’ai décidé de retenter mon sujet. Il y a eu la conférence Tedx de Jorion, Monique Pinçon-Charlot, les « fainéants » de Macron et ceux « qui ne sont rien », les « anti-spécistes » vegan radicaux, des discussions sur le capitalisme comme responsable de tous nos maux…. enfin en gros une sorte de dichotomie entre les discours compréhensibles, logiques, raisonnables de la plupart des gens, avec une réalité contraire qui semble au premier abord indéfendable : les riches possèdent déjà tout, et ils essaient encore par tous les moyens d’en gratter un peu plus sur le dos des pauvres. Personne ne trouve cela normal et pourtant c’est bien ce qui se passe : on veut faciliter les licenciements pour favoriser les embauches !

Face à cette contradiction apparente, monsieur Jorion nous parle de gratuité et du droit fondamental à l’existence, qu’étant des semblables nous devrions avoir de semblables droits. Tandis que certains dépensent une énergie considérable pour sauver un cochon dans un abattoir qui en tue plus de 2000 par jour. Ils revendiquent pour les animaux des droits équivalents à ceux des humains, sans sembler voir que ces mêmes droits accordés aux humains ne sont encore respectés nulle part : des enfants meurent de faim et vivent dans la rue, sont exploités ou contraints à se vendre pour survivre, partout dans le monde. Si seulement toute cette énergie était dépensée pour les aider !

On peut s’accorder facilement sur le fait que les inégalités de revenus engendrent des inégalités sociales mais il est plus difficile d’intégrer la philosophie qui sous-tend cette réalité : pour ceux qui font partie des 1%, ou des 10% si on veut être large, ils considèrent que leur réussite est le gage de leur supériorité : ils le méritent. Par extension (et aussi un peu pour apaiser leur conscience), ceux qui n’ont pas réussi ne le méritent pas : ils sont inférieurs. Lorque le décalage est trop grand, il apparaît que certains Hommes ne valent rien aux yeux de certains autres. Des fainéants, des gens qui ne sont rien.

Leur conception du monde et des Hommes est si éloignée de celle de la majorité que nous avons du mal à l’entendre, mais elle réside pourtant bien là : ceux qui crèvent de faim dans ce monde en sont responsables, et c’est tant pis pour eux ; de toutes les manières il n’y a pas assez pour tout le monde.

Orwell -encore lui !- avait bien décrit cela : « les prolétaires ne se révolteront que lorsqu’ils seront devenus conscients, et ils ne pourront devenir conscients qu’après s’être révoltés ». Nous sommes la force du nombre et pourtant nous ne faisons rien pour faire cesser cette mascarade. Le système capitaliste nous épuise à la tâche pour ne pas nous laisser le loisir de penser notre condition.

Orwell écrivait aussi, toujours dans 1984 : « le travail physique épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entre voisins, les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblait leurs esprits. Les garder sous contrôle n’était pas difficile »

et puis plus loin : « tout ce qu’on leur demandait, c’était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu’il était nécessaire de leur faire accepter plus d’heures de travail ou des rations réduites ».

Voilà à quoi nous sommes réduits aujourd’hui. Le capitalisme est l’ennemi contre lequel il faut lutter de toutes nos forces. Nous devons cesser d’engraisser tous les intermédiaires (qu’ils soient financiers ou politiques) et organiser notre société sans les 10% qui parasitent l’ensemble de l’humanité. Nous prêter entre nous, échanger entre nous, partager entre nous, décider entre nous, agir entre nous. Sans notre travail et notre misère ce sont eux qui ne sont rien. Ils ne valent plus rien. Les fainéants sont ceux qui récupèrent les fruits du travail des autres sans bouger le petit doigt : les actionnaires, les politiques, les héritiers…

Caleb Irri

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A com[plot], com[plot] et demi

Posté par calebirri le 9 août 2017

L’autre jour je discutais avec un gars que je connais un peu, avec qui l’on discute parfois politique. Je venais de lire un article sur « Legrandsoir.info », que je voulais lui faire lire, à propos de l’horreur qui se produisait à Mossoul, en Irak.

Aussitôt qu’il a vu d’où venait l’article, il a tout de suite cessé la discussion en émettant cette sentence définitive : « ah oui, je connais « Le Grand Soir », c’est un site complotiste ». Il ajouta qu’ils étaient pro-chavez et pro-russe, et fin de la discussion.

Il ne lisait pas les articles de ce site, ni celui-ci ni les autres. Comment pouvait-il le savoir ?

C’est qu’une fois un site estampillé « complotiste », les gens pensent que ceux qui les lisent sont eux-mêmes des complotistes. Ou qu’il leur suffirait de lire un des articles de ce site pour basculer subitement du côté obscur.

Prenons le cas du Venezuela. Pour être honnête j’avoue n’y connaître rien, mais comme la situation commence à devenir assez tendue je me dis qu’il faudrait que j’en sache un peu plus. Je lis des articles sur « lemonde.fr », j’écoute France Inter et je tape sur google. A première vue il semble que Maduro a pété les plombs, qu’il y a eu plus de 100 morts (parmi les manifestants ?) et qu’il est en train de mettre en place une dictature dans son pays. Je n’aime pas les dictatures et je suis donc contre Maduro.

Si je m’arrête là j’ai tout bon, je suis du bon côté de la barrière idéologique. Mais si je commence à regarder sur « Le Grand Soir », ou sur « Les Crises », je me rends compte que le discours est totalement différent. On parle de l’extrême-droite vénézuélienne, de manipulations en provenance des Etats-Unis, de violences exercées non contre les manifestants mais contre les forces de l’ordre.

Si je m’arrête là je deviens un complotiste, alors que pour ma part je me considérerais plutôt à ce stade comme un mec perdu, dans le flou, dans le doute.

Quand en France des casseurs se battent avec les forces de l’ordre et qu’il y a « bavure » les seconds crient à la répression sauvage tandis que les premiers hurlent à la provocation. Quand une Assemblée Constituante est élue en Tunisie les premiers glorifient la démocratie et les seconds crient à la manipulation. Tandis qu’au Venezuela c’est le contraire.

Qui croire dans tout ça ? Je ne connais personne au Venezuela, je ne lis ni l’espagnol ni l’anglais. Que le « successeur » d’un chef de gouvernement devienne petit à petit un dictateur ne m’étonne pas, mais que les Etats-Unis fomentent des déstabilisations politiques dans un pays étranger ne m’étonne pas non plus. Ce ne serait pas la première fois, dans un cas comme dans l’autre.

La seule chose que je puisse dire à propos du Vénézuela est que la situation est explosive, et que je ne sais ni qui croire ni pour qui prendre parti. Je n’en sais rien, tout simplement.

Alors maintenant le complot. Enfin le « complotisme ». Désormais toute parole qui diffère un tant soit peu de la parole officiellement admise est suspectée de complotisme. Nous enjoignant à faire comme dans toute dictature de la pensée : hurler avec les loups.

Pour autant n’ai-je pas le droit de m’interroger sur ce que je lis dans les journaux, ou sur ce que j’entends à la radio ? La propagande n’a-t-elle jamais utilisé les médias pour abuser le peuple ? Les complots n’existent-ils pas ? Lorsque l’on sait qu’une grande majorité de la presse française appartient à des milliardaires dont les intérêts sont quelques peu « divergents » de ceux du peuple (je peux le dire parce que je l’ai entendu sur France Inter), il me paraît sain d’entendre plusieurs points de vue auprès de différentes sources, pour pouvoir exercer ensuite librement mon esprit critique.

Je ne sais pas si le Vénézuela est victime d’un complot organisé par les Etats-Unis, ou part l’extrême-droite ou qui encore, ni s’il est victime d’un complot organisé par Maduro pour établir une dictature. Mais je sais que les deux sont possibles, et qu’on ne saura la vérité que très longtemps après que des drames se seront déroulés.

Au bout du compte cela finit toujours comme cela. Un nouveau dictateur prendra la place du précédent, et un nouveau complot suivra le précédent. Pendant ce temps des gens auront souffert, se seront battus et seront morts. Toujours la même chose.

Celui qui comme moi veut s’informer correctement aujourd’hui ne le peut pas, car la Vérité n’existe pas. Mais refuser de vouloir regarder ou écouter les autres points de vue que ceux « autorisés » mérite tout de même réflexion : que craignent-ils ? croient-ils qu’il existe un complot qui ferait qu’en lisant « Le Grand Soir » Big Brother vous prenne pour Winston Smith ? Croient-ils que Le Grand Soir est financé par les Russes, les Vénézuéliens ou autres pour faire tomber la France et les Etats-Unis ? Mais c’est croire au complot que d’avoir peur du complot !

Le plus terrible dans tout ça, c’est qu’il faille sans cesse se défendre d’être un « complotiste » alors qu’on essaie juste de s’informer. Des complots il y en a plein les films, les séries, les livres, et l’Histoire humaine en est recouverte. Des petits, des grands, des moyens,utilisés par les uns contre les autres et réciproquemment, depuis toujours…

Le problème ce n’est pas qu’il y ait des complots
, mais de savoir qui les organise. Ce qu’il faudrait savoir aussi c’est pourquoi, et pour quoi ils sont organisés. Et c’est pour cela qu’il faut une information fiable. Et tous les journalistes honnêtes vous le diront, un seul point de vue ne suffit pas.

Caleb Irri
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Si nous étions en 1984

Posté par calebirri le 24 juillet 2017

Si nous étions en 1984, des drones pourraient nous surveiller d’en haut, de maison en maison, de rue en rue, de quartier en quartier… Nous nous lèverions le matin pour aller travailler dans un ministère quelconque, sous l’oeil de BIG BROTHER dès le petit déjeuner. Notre smartphone, notre télé, notre caméra de sécurité. On nous surveille, on nous protège ?

Au boulot nous discuterions avec les collègues des terroristes et de la guerre, en espérant bien qu’un jour tout cela se termine. Mais nous ferions attention à ce que nous pourrions dire, on ne sait jamais…

Nous en serions sûrs, nous les gentils on finirait bien par gagner. D’ailleurs l’ennemi n’avait-il pas reculé ?

On rentrerait chez nous la peur au ventre quand nous croiserions une femme sous une burqa (serait-ce vraiment une femme ?), prêts à la dénoncer au moindre geste suspect.

On s’enfermerait chez soi pour apprendre à nos enfants ce qu’il faut faire et comment, ce qui est bien ou pas. En regardant le télécran – notre smartphone. Il nous dirait que nous sommes heureux, et que tout va aller mieux. Il suffirait de regarder comment dans le « monde libre » des gens avaient une vie merveilleuse, et comment ailleurs on vivait dans la barbarie. On regarderait des émissions dans lesquelles on peut cracher sa haine, seuls ou en groupe, pendant bien plus que deux minutes.

On cesserait de faire l’amour pour regarder des pornos en réalité virtuelle, et on mangerait la merde que des « grands chefs » nous vendraient pour pas cher. On tuerait l’imagination et la réflexion par le travail et les mille choses du quotidien, avec des célébrations commémoratives populaires auxquelles ne pas se rendre vous rendrait suspect : on saurait qui est Charlie et qui ne l’est pas.

Nous écouterions de la musique faite par des algorythmes, améliorées par des ordinateurs à l’oreille absolue, et nous lirions des articles rédigés par des machines. On transformerait l’Histoire au fur et à mesure qu’elle se déroule pour faire correspondre la réalité avec le fantasme de croissance perpétuel vendu quotidiennement par des médias impartiaux.

Le double-langage et la double-pensée seraient si aboutis qu’on finirait presque par croire qu’un licenciement massif est un plan de sauvegarde de l’emploi. Ou que la suppression des aides sociales est une motivation. Ou que le CDI de courte durée est à durée indéterminée. Ou que la guerre c’est la paix.

Notre président serait un grand frère attentionné et proche de son peuple. Il gouvernerait par ordonnances et contrôlerait tout. Ne supportant pas la critique et ayant une vue globale des événements incompatible avec l’aveuglement des masses, il instaurerait l’état d’urgence de manière permanente, lutterait contre l’indépendance des médias et ferait restreindre nos libertés au nom de notre sécurité, sans jamais nous l’apporter. Il jouerait sur nos peurs pour nous faire accepter son autoritarisme.

En matière de travail il nous libérerait des patrons, en nous permettant à tous de le devenir ; et seuls les membres du parti bénéficieraient de certains privilèges. Eux seuls mangeraient les produits sains, voyageraient sans contrainte et posséderaient des esclaves (enfin des collaborateurs). Il faudrait aimer ce grand frère comme s’il était la perfection.

Si nous étions en 1984 il n’y aurait qu’un seul parti, et notre gouvernement serait maintenu en place par le seul jeu des institutions. Le gouvernement formerait un jour une alliance avec un dirigeant autoritaire, et puis le lendemain avec son ennemi (autoritaire lui-aussi). Il fabriquerait l’Histoire a posteriori pour qu’elle corresponde aux victoires de la Nation. Nous aurions aussi notre Goldstein, les terroristes. Goldstein serait comme BIG BROTHER, immortel. Susceptible de frapper partout et à n’importe quel moment, et ce malgré un état d’alerte permanent, cet ennemi serait toujours sur le point d’être vaincu mais ne mourrait jamais.

On expliquerait à la population qu’il faut faire des efforts, et que leur misère est due aux ennemis qui veulent envahir nos chères contrées pacifiques. De victoire en victoire nous serions in fine perpétuellement en guerre, juste pour nous maintenir dans la peur de l’autre, juste pour nous maintenir sous le contrôle du gouvernement.

Notre temps serait si pris par l’activité que nous n’aurions plus le temps de penser. Ni même d’imaginer que nous pourrions ne pas être libres. Nous ferions ce qu’on nous dit et pour ceux qui ne voudraient pas se soumettre on les ferait disparaître soit des écrans, soit complètement. On leur pourrirait tellement la vie qu’ils regretteraient d’avoir osé défié le pouvoir.

Si nous étions en 1984 celui qui lit ces lignes penserait que je suis un affabulateur, un pessimiste ou un grincheux. Un complotiste ? Il se dirait que puisqu’il peut lire ces lignes il n’y a rien à craindre : nous sommes en démocratie. Personne ne pourrait croire un truc pareil !

Heureusement que nous sommes en 2017 !

Caleb Irri
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Après le vote utile, le vote contraint !

Posté par calebirri le 27 avril 2017

Le Front National est un danger pour la démocratie. Soit, je suis le premier à le reconnaître. Mais pour quelle démocratie ? Celle qui nous contraint tous de voter pour Macron ? Aujourd’hui celui qui ne vote pas au deuxième tour est regardé comme un fasciste, et on voudrait l’obliger à voter Macron pour éviter Le Pen. Pardonnez-moi mais dire qu’Emmanuel Macron est aussi dangereux pour le peuple français que Marine Le Pen n’est pas rabaisser le danger qu’est le FN mais prendre conscience du véritable danger que représente En Marche !
Je déteste autant les idées de Marine Le Pen que celles d’Emmanuel Macron : ils se servent l’un de l’autre pour prospérer sur notre dos. En cautionnant l’un on cautionne l’autre. Et ce n’est pas en votant Macron dans une semaine que le FN disparaîtra du paysage, non : le racisme prospère sur la misère engendrée par le libéralisme. Je refuse donc de voter pour l’un comme pour l’autre.

Si la démocratie c’est le droit de vote individuel libre et anonyme, j’ai le droit de ne pas voter. Et puisque le FN n’est pas un parti acceptable, comment comprendre qu’il ne soit pas interdit, et comment accepter que 8 millions de citoyens aient voté pour lui ? On reproche à Mélenchon de ne pas se prononcer, alors qu’il est le seul à avoir une position cohérente. Et on l’accuse de préférer Le Pen à Macron ? C’est ce même amalgame qu’on nous ressort à chaque fois. Que Le Pen ait repris quelques éléments de langage de la gauche pour attraper le vote populaire d’accord, mais que les gars qui votent pour Mélenchon se trompent avec le racisme permanent qui soutend toute l’idéologie du Front National, sérieusement comment y croire une seconde ?

Quelle misère d’en être arrivés là ! Depuis le début on met en garde contre le vote utile qui poussera Macron vers la présidence à travers un deuxième tour avec Le Pen. C’est ce que chaque candidat espérait plus ou moins secrètement : se retrouver au deuxième tour face à Marine Le Pen pour être sûr de l’emporter.
Il n’y a qu’à voir la manière dont s’est comporté Macron quand il s’est su certain d’être président au soir du 23 avril.

Si les électeurs de Mélenchon souhaitent une sixième République, c’est justement pour éviter de telles configurations aberrantes : un président élu, au premier tour, avec 24 pourcents des votes exprimés !

Une fois élu pour 5 ans, Emmanuel Macron finira le travail commencé par ses prédécesseurs avec l’aval d’une Assemblée aux ordres (ou le 49.3) qui au nom de la défense de la Nation face au danger du FN fera voter toutes les lois les plus injustes, qui favoriseront la montée du FN en 2022, où on nous refera le coup, s’il y a encore des élections…

Et pourquoi ne pas mettre tout simplement en place un « Gouvernement d’Union Nationale » et obliger les citoyens à voter pour lui ? On verra ce qu’on en dira alors du droit de vote et de la démocratie…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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