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Comment éradiquer « tout simplement » le terrorisme

Posté par calebirri le 7 octobre 2014

Alors que nos dictateurs en herbe fourbissent leurs armes pour faire de chaque citoyen un terroriste potentiel, il apparaît qu’il existe un moyen très simple de faire cesser le terrorisme dans sa globalité, et auquel malheureusement personne ne semble vouloir recourir, ou même se souvenir : il suffirait d’ouvrir les comptes qui se trouvent dans les chambres de compensation comme Clearstream et le tour est joué. Car alors nous aurions en notre possession tous les éléments pour à la fois faire cesser le financement des terroristes « en un seul clic » et ainsi de juger des responsabilités de chacun dans ce financement.

Nous saurions alors d’où vient l’argent, et où il va.

Incroyablement simple, mais impossible à faire. Pourquoi ? C’est là que tout se complique : comme l’avait justement deviné et prouvé Denis Robert, Clearstream et les autres chambres de compensation internationales sont le centre névralgique de toute la corruption mondialisée : les prostituées, la drogue, les armes, les « dessous-de-table », etc… tout y est !

Mais alors pourquoi, dirons les naïfs, n’ouvre-t-on pas ces comptes ?

Mais c’est que tout y est on vous dit ! Si l’on ouvrait au public le contenu des fichiers informatiques présents dans ces chambres de compensation, tout s’effondrerait d’un seul coup : non seulement le terrorisme, mais aussi tous ceux qui financent le terrorisme, tous ceux qui trichent, mentent et volent seraient alors confondus par leurs mensonges. C’est-à-dire la plupart de nos hommes politiques, les plus grandes fortunes de la planète, et tout ce que la terre porte de gens malhonnêtes.

Si les lignes de comptes des chambres de compensation étaient ouvertes, on verrait apparaître en pleine lumière toutes les causes de la misère et de la souffrance des peuples, ainsi que tous les liens qui unissent cette misère et cette souffrance à la malhonnêteté de ceux qui en profitent. Nous y trouverions à la fois l’argent des évadés fiscaux (les 600 milliards qui manquent à la France) et celui des trafics de drogue, celui de la corruption des hommes politiques et celle de leurs « clients » ou « donneurs d’ordres ».

Ne seriez-vous pas intéressés de savoir que les armes utilisées par les djihadistes sont celles fabriquées et vendues par ceux-là même qui les combattent aujourd’hui ?
Ne voudriez-vous pas connaître le montant des rançons payées par la France aux terroristes, et le nom des bénéficiaires de ces rançons ? Ne seriez-vous pas étonné d’apprendre qu’une grande partie du financement des terroristes provient justement de ces rançons ?
Ou encore d’être au courant du nombre de multinationales (et de leurs noms) qui achètent du pétrole à ces mêmes groupes terroristes ? et à qui appartiennent les armées privées qui combattent sur les champs de bataille, et qui paye la solde des mercenaires engagés (il ne faut pas croire que ces gens-là se battent pour des idées !) ?

Les terroristes ont été créés par ceux qui les combattent, et tout y est aisément consultable dans les ordinateurs des chambres de compensation : en y cherchant bien on verrait comment les multinationales arment et forment, et financent leurs futurs ennemis avant d’envoyer ou de soutenir des groupes « contestataires » (payés, car eux non plus ne se battent pas pour des idées) pour embraser le pays, afin de justifier une intervention qui permettra de s’accaparer les ressources et de reconstruire les pays mis à feu et à sang par la guerre. En économie, on appelle cela du « gagnant/gagnant ».

Qu’on ne me refasse pas le coup du « on n’arrive pas à les maîtriser », ou « ils vont nous envahir » : ils ne sont pas plus de 50 000 hommes dit-on, et ne disposent à ma connaissance ni de grands moyens d’informations, ni de navires de guerre, ni de satellites, ni d’avions de chasse… Et ils seraient susceptibles de tenir en échec toutes les armées du monde ? Non, si les terroristes existent encore, c’est qu’ils sont utiles à certains ; et il suffirait qu’on aille voir là où l’information se trouve pour que l’on sache à qui ; et que celui qui conteste ce fait vienne me le prouver ! Les peuples se débarrasseraient alors à la fois du fléau du terrorisme, et de leurs dirigeants corrompus : c’est cela, moi, que j’appelle du « gagnant/gagnant ».

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Vous voulez faire la guerre ?

Posté par calebirri le 4 septembre 2014

Personnellement, moi pas. Je ne veux pas de la guerre. Ni pour moi, ni pour mes enfants ; ni pour personne à vrai dire… Et je crois bien que je ne suis pas le seul dans ce cas.

Je ne sais pas ce que donnerait un sondage sur le sujet, par nation ou même au niveau international, mais je doute qu’un nombre conséquent de volontaires se précipitent pour la vouloir faire. En même temps je doute que nos aînés aient été plus nombreux à la désirer en 1939, en 1914 et même avant ; et pourtant ils l’ont faite. Car je crois bon de rappeler que pour faire la guerre il faut quand même suffisamment d’abrutis pour la faire, sans cela je ne vois pas l’intérêt de se priver du plaisir des jeux vidéos.

Après on pourra me dire que les uns se battaient pour des idées, d’autres pour se défendre, d’autres encore pour l’argent, et d’autres encore parce qu’ils y ont été contraints : ok, très bien. Ils l’ont fait, ils le font, et ils le feront sans doute encore. On a vu le résultat : tout le monde a perdu. Enfin presque : car en guerre comme en capitalisme pour que certains « perdent » il en faut d’autres qui « gagnent ». Et ceux qui gagnent, ce sont toujours les mêmes ; à se demander parfois si ce n’est pas le même jeu. Autrement comment se pourrait-il que le petit 1% qui exploite les 99 autres soit le même que celui qui parvient à faire se battre ces 99% les uns contre les autres ? Vous rendez-vous compte de cette incroyable aberration ? Au lieu de lutter ensemble, à 99%, contre ce ridicule 1% qui se fout si bien de nous, nous préférons nous battre les uns contre les autres pour faire partie de ce 1%. Quelle pitié !

Bon, il est certain qu’il est en général plus difficile de se mettre d’accord à 1% qu’à 99, mais il suffirait pourtant d’un minimum d’organisation (nous avons les outils : internet et ses « réseaux sociaux ») pour faire cesser cette arnaque ; il suffirait que nous comprenions enfin qu’en combattant les uns contre les autres nous ne faisons que conserver les privilèges de ceux qui nous envoient nous battre pendant qu’eux, les dirigeants « ennemis », se sont mis d’accord pour nous envoyer faire la guerre. Nous ne battons pas pour nous mais pour eux.

Que nous importe de savoir si l’est de l’Ukraine doit être russe ou européen si ce ne sont des considérations économiques ? Que nous importe de savoir qui de Poutine ou d’Obama a commencé, ou même qui a tort ou raison ? Il n’y a pas de guerre s’il n’y a pas de combattants, et il n’y a pas de combattants si il n’y a pas de guerre économique. Pour faire cesser la guerre ce ne sont pas les « ennemis » qu’il faut réduire au silence mais nos gouvernants qu’il faut condamner.

Car en définitive les seuls qui semblent souhaiter la guerre sont bien ceux qui, à l’abri dans leurs bunkers, donnent les ordres, comptent les points et s’enrichissent de la mort ou de la misère de ceux qu’ils engagent à se battre. Les Poutine, les Obama, les Hollande et consorts sont les responsables à la fois de la misère dans laquelle ils plongent leurs peuples et des morts qu’ils engendrent par leurs décisions. Et nous devrions aller nous battre « pour eux », alors que c’est justement « contre eux » qu’il faudrait lutter ? Ils sont à mettre dans le même sac que les autres dictateurs, ayant permis au terrorisme de se fédérer et de se développer pour justifier leurs guerres précédentes, ayant permis aux financiers de nous appauvrir pour nous monter les uns contre les autres… Les terroristes décapitent un journaliste « occidental » ? mais c’est du « pain béni » pour Obama ! Un avion civil s’écrase en Ukraine ? Du pain béni pour les « va-t-en guerre » de tous poils ! Il y a quelques années on se demandait à quoi pouvait bien servir un « bouclier anti-missiles » sur les frontières de l’est européen, aujourd’hui on s’apprête à le « rentabiliser » ! Il n’y a pas si longtemps tout le monde croyait aux vertus de la mondialisation et aujourd’hui on glorifie le « patriotisme économique » (le nationalisme), hier on on se préparait à travailler moins pour gagner plus, et aujourd’hui on doit travailler plus pour gagner moins…

Ils se foutent de nous, vous ne comprenez pas ? Nos dirigeants sont les complices des financiers, et l’argent n’a pas de frontière. Ils nous préparent à la guerre pour ne pas que les peuples s’allient les uns aux autres pour lutter contre l’aberration capitaliste, celle qui devient de plus en plus inacceptable, à savoir que quelques dizaines de personnes dans le monde possèdent autant de richesses que trois milliards d’autres personnes.

C’est contre cela qu’il faut se battre, et pas entre nous, qui sommes collectivement les victimes des mêmes bourreaux. Ne tombons pas dans leur piège, nous sommes 99% à pouvoir y perdre. Alors qu’ils ne sont qu’un seul petit pour cent. Si faibles comparés aux peuples unis, si seulement ils voulaient bien se donner la main, pour vaincre le véritable ennemi : le capitalisme, tenu par une ridicule poignée d’hommes abjects et sans scrupule qui ne méritent même pas qu’on les appelle des Hommes. Juste des assassins.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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En fait, ils ne veulent pas sauver le capitalisme

Posté par calebirri le 31 mai 2014

Les élections sont inutiles. La peur du FN est un leurre. Et les économistes de tous bords n’ont rien compris. En réalité, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, le système capitaliste fonctionnerait même plutôt bien si les agents économiques étaient réellement rationnels ; ce que des décennies de conditionnement n’ont pas réussi à imposer aux êtres humains, et c’est tant mieux !

Depuis le temps qu’on sait comment le sauver, il faut être naïf ou aveugle pour ne pas comprendre que si nos gouvernants continuent à agir contre le bon sens le plus élémentaire (c’est-à-dire imposer la régulation), c’est qu’ils ne le désirent pas : au point où les Occidentaux en sont rendus, après des décennies de tricheries, de distorsions de concurrence et de protectionnisme « patriotique », il apparaît que le retournement -inévitable au regard des ressources, de la population et du niveau de confort des pays « riches », a déjà bien entamé son oeuvre : aujourd’hui sauver le capitalisme revient pour les « occidentaux » à la fin de leur hégémonie sur le reste du monde.

Et c’est bien ainsi qu’il faut comprendre les événements qui se jouent actuellement. Alors que les économistes se disputent sur la meilleure manière de « sauver » le capitalisme, qu’ils vilipendent telle ou telle politique économique, ils refusent de voir que sauver ce système est non seulement inutile, mais aussi et surtout considéré comme « néfaste » par la plupart des « idéologues » qui nous dirigent, car ce système est tellement corrompu qu’il ne sert plus leurs intérêts mais celui de leurs « concurrents » (ou ennemis si on anticipe un peu). Cela implique pour les pays dits « développés » -et en dehors de la réflexion collective à laquelle j’appelle sans succès (mais je ne suis pas le seul!) la mise en place d’alliances, de tensions et de guerres pour redéfinir, sans passer par le capitalisme (et oui les occidentaux ne sont plus les plus puissants en richesse), un nouvel équilibre mondial dans lequel la force brute sera le référent (et là, les occidentaux sont encore les plus forts).

Ce qui se passe en Afrique, en Europe, des printemps arabes à l’Ukraine en passant par le Mali, n’est rien d’autre qu’une politique de déstabilisation de ces régions pour s’octroyer de « nouveaux marchés » à « peu de frais » (et oui pour eux les morts ne font pas partie des « frais »). En Europe, la « Troïka » (qui n’est rien d’autre qu’un lobby « occidentaliste ») appauvrit les peuples et le prépare à la révolte qui précédera, soi-disant pour lutter contre le « nouveau fascisme », une « Union Sacrée » des partis dits « de gouvernement » qui imposeront la fin totale de la démocratie pour faire allégeance aux Etats-Unis dans le cadre d’une alliance comme le TAFTA, qui donnera aux multinationales le véritable pouvoir politique.

Les grandes alliances se formant peu à peu, les tensions vont monter jusqu’à ce qu’un des camps soit ruiné ou prêt à combattre. Les bourses s’effondreront d’un coup et le capitalisme sera détruit, remplacé par un régime autoritaire dans lequel l’argent n’aura plus d’utilité, quand chaque mouvement de chaque personne sera alors contrôlé et déterminé sans qu’il puisse faire autre chose que d’obéir.

C’est cela le monde qu’on nous prépare. Cela ne sert à rien de continuer à voter ou ne pas voter, critiquer ou suivre, nous ne sauverons pas le capitalisme car ceux qui ont encore le pouvoir ne le veulent pas. L’extrême-droite ne gouvernera pas l’Europe, et personne ne sortira de l’Europe. Les alliances seront scellées, les armes fourbies, la misère organisée, les lois votées, et la révolte préparée… les restes de la démocratie éparpillés, la liberté enterrée.

Le progrès technique a rendu possible le contrôle et la surveillance totale possibles, rendant ainsi l’utilisation de la monnaie obsolète et l’esclavage attrayant : pourquoi faudrait-il payer des hommes pour travailler alors qu’il est désormais possible de les y contraindre ? l’argent était jusqu’à aujourd’hui le lien permettant la dépendance des hommes vis-à-vis du pouvoir, mais la technologie le remplace avantageusement. Nos dirigeants n’ont plus besoin du capitalisme pour exercer leur domination, ils ont la force totale. Internet est à la fois l’arme et le rempart qui séparent la démocratie de la dictature. Et il ne fait aucun doute que la bataille pour préserver un internet libre sera notre dernière bataille. Après, nous ne pourrons plus rien faire.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Il ne s’agit pas de valeurs ni de complot mais bien de calcul

Posté par calebirri le 13 mars 2014

Les événements actuels ne laissent pas beaucoup de place au doute : pour de plus en plus de gens, le monde est dirigé par un petit groupe d’individus mûs par une idéologie fondée sur des valeurs qu’ils veulent de gré ou de force imposer aux plus grand nombre pour leur propre satisfaction, à travers un « grand complot mondial ».

Pourtant, il se dégage plusieurs éléments qui entrent en contradiction avec cette vision, pour attrayante qu’elle soit : car il n’y a pas UN complot mais cent, mille ; sauf que l’accumulation de « petits » complots n’en fait pas pour autant un « gros ». Et l’instauration progressive de deux grands « blocs » opposés « idéologiquement » prouve qu’il en existe au moins deux.

Mais si on parle d’idéologie on se doit de parler de « valeurs », et force est de constater que de valeur il n’y a point ; car en réalité les prétendues valeurs auxquelles se réfèrent les « complotistes » de tous bords (puis qu’apparemment il faut choisir) ne sont que de la poudre aux yeux. Il n’y a plus de valeurs car il n’y a plus de morale, plus de « bien » ni de « mal ». La seule valeur qui vaille est la soif du profit, car dans le cadre du système capitaliste ce ne sont pas les hommes qui ont de la valeur mais les objets. L’individualisme n’est en lui-même pas une valeur mais un calcul. Et tous les complots qui visent à la satisfaction de cet individualisme ne sont en réalité que des calculs faits en dehors de toute morale, suivant les principes d’un système auxquels nous sommes tous soumis malgré nous : le capitalisme – qui est je le rappelle amoral, et non pas immoral.

Et de fait, il n’y a qu’à se pencher un peu sur les événements qui font « l’actualité » pour se rendre à l’évidence : Le cas ukrainien en est un symbole évident, pour peu qu’on veuille bien s’attarder un peu sur les motivations de chaque camp en présence : s’il y a d’un côté le complot russe (ou russo-chinois ?), et d’un autre le complot américain (ou américano-européen, symbolisé par le « Grand Marché Transatlantique »), quels sont les objectifs de chacun si ce n’est celui d’obtenir de cette confrontation le maximum de retombées financières ? On voudrait nous faire croire qu’il faut « choisir son camp », mais en réalité derrière l’apparence d’idéologies contraires (j’aimerais bien savoir lesquelles) se cache tout simplement la défense des intérêts financiers, et rien de plus.

Et si le complot explique le moyen utilisé par tel ou tel camp pour dominer l’autre, la finalité n’est pas l’instauration d’une dictature mondiale ou la défense du bien contre le mal mais tout simplement le résultat d’un calcul d’intérêts bien compris de part et d’autre de ce qu’ils doivent faire pour continuer d’engranger des profits.

IL n’y a qu’à voir comment nos politiques provoquent l’islamophobie tout en commerçant avec des régimes islamiques, comment ils défendent officiellement la démocratie tout en préparant secrètement la pire des dictatures : ce n’est pas un complot mais un calcul. En trompant le peuple sur leurs véritables motivations (le profit donc), ils se servent de leurs prétendues valeurs pour se faire élire puis se pressent de les abandonner pour commercer. Mais ne peut-on pas être à la fois contre le gouvernement européen sans refuser l’Europe, contre le gouvernement israélien sans dénigrer les juifs, contre la Russie sans préférer les Etats-Unis, ou contre les Etas Unis sans soutenir la Russie – moi qui croyais qu’être contre la fin d’une dictature ne signifiait pas pour autant le soutien à une nouvelle (et réciproquement) !

Et quand Goldman Sachs triche ou ment pour gagner plus d’argent, il n’y a pas complot mais bien calcul : si l’amende qu’il paiera une fois découvert est moins grande que ce qu’elle a gagné avec des méthodes illégales, ce n’est ni bien ni mal mais simplement rentable. Un point c’est tout. Et même si des gens au bout de la chaîne se retrouvent mourir de faim par milliers. Juste un calcul.
Et c’est ainsi qu’il faut comprendre aussi les manipulations du Libor ou d’autres arnaques du même style : c’est un calcul, pas un complot !

On veut surveiller et contrôler internet plutôt que de le laisser libre car il est plus rentable de tricher secrètement que de prendre le risque de voir les « petits » arrangements étalés au grand jour sur la toile par des Snowden ou des Assange ? Mais s’il fallait un jour se résigner à supprimer internet plutôt que de gagner des milliards avec le « big-data » ils n’hésiteraient pas. Chacun y voit son propre intérêt, ou celui de sa caste, et puis c’est tout.

Après viennent toute une batterie d’économistes plus ou moins éclairés mais qui tous font l’erreur majeure de croire eux-aussi au calcul : il est plus rentable de sortir de l’Euro que d’y rester, il est plus rentable de tuer les vieux que de les soigner, il est plus rentable de spéculer que de financer l’économie… Alors même que l’Histoire toute entière n’est qu’une succession d’erreurs de calculs ! C’est que depuis si longtemps on a oublié que derrière les chiffres il y a des hommes qu’on ne se rend même plus compte de la vanité, voire de la stupidité qu’il y a à vouloir calculer le taux d’intérêt payé pour un crédit automobile dans 15 ans selon que l’on sera sorti ou non de l’Euro ! Alors on préfère la certitude d’un calcul faux à l’incertitude d’un monde incalculable : cette vérité est si difficile à entendre et à envisager qu’on préfère fermer les yeux et nous soumettre à un système inhumain.

Mais si les choses s’expliquent plutôt bien avec le complot, elles s’expliquent simplement mieux (et totalement) par le calcul : il était inévitable que nous en arrivions là, car c’est l’erreur même de ce système. Le système fonctionne de lui-même et entraîne à sa suite tous les drames qui sont la somme des comportements individuels induits par une théorie erronée, absolument amorale et inadaptée à l’être humain. A force de calculer, les hommes qui ont perdu le contact avec la réalité, et oublié que la valeur d’un homme est incalculable, se perdent dans leurs calculs jusqu’à en oublier qu’ils sont des hommes. Fukushima n’est que le résultat d’un calcul, la misère et la guerre aussi. La dictature en est un autre : comme disait Asimov dans « Fondation », « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ».

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Cette guerre que (presque) tout le monde attend

Posté par calebirri le 2 mars 2014

Elle va bien finir par arriver cette guerre. Nombreux sont ceux qui la redoutent, mais plus nombreux encore sont ceux qui l’attendent. Pas pour les morts bien sûr, ni pour les misères et les destructions qu’elle engendre non plus… encore que ! Car en définitive tout le monde (ou presque) sera satisfait : l économie va enfin pouvoir repartir, et la croissance reviendra après. Je souligne le « ou presque » par acquis de conscience mais c’est bien l’ensemble du monde capitaliste qui s’en portera mieux. Car il est dans la nature même du capitalisme de conduire à la guerre ( vous ne le saviez pas peut-être ?) : comme une « saignée nécessaire pour « relancer la machine »… Imaginez des millions de morts, de blessés, et puis toutes les infrastructures détruites. La conscription, l’état d’alerte ou l’état d’urgence, « l’union sacrée » ! et puis aussi la relance de l’emploi à travers « l’effort de guerre », quelle opportunité pour la « croissance » !

Finies les dettes à rembourser aux « ennemis », finie la démocratie qui empêche les dirigeants de faire ce qu’ils souhaitent et qui autorise les citoyens de se plaindre sans cesse… Cette satanée « démocratie » qui nuit aux affaires et cet internet qui autorise la divulgation des « petits arrangements » de nos dirigeants doivent disparaître avec la guerre, car seule la dictature permettra la relance économique à travers la « compétitivité » offerte par l’esclavage. Et les destructions engendrées par la guerre sont autant de marchés qui seront à prendre au plus méritant (le plus fort donc).

Il faut bien comprendre que le « retournement du capitalisme » auquel nous avons assisté les dernières décennies ne laisse pas trop de choix : n’étant plus en mesure de dominer le monde par la puissance financière (en réalité il n’y a plus d’argent), les pays dits « puissants » ne le sont plus que grâce à la force brute ; et la guerre est désormais pour eux le seul moyen de conserver leur statut international. Et pour nous de conserver notre « niveau de vie »…

Car après tout nous pourrions encore éviter le chaos qui vient : en remettant de l’ordre dans la finance, en supprimant tous les avantages concurrentiels dont nous nous sommes emparés dans l’Histoire (par la force et par la ruse), nous pourrions alors redonner à chacun la place qu’il devrait « logiquement » avoir. Au prix bien sûr d’une baisse drastique de notre confort de vie. Mais qui est prêt pour cela ?

Et c’est là qu’on revient à mon titre quelque peu provocateur : nous devinons tous, à la vue des inégalités scandaleuses provoquées par ce système (quand on pense que 85 personnes possèdent la même richesse que 3,5 milliards d’autres personnes -plus de la moitié des êtres humains que compte cette terre !), que nous avons dépassé toutes les limites acceptables. Et nous savons tous également que sans la remise en cause du système qui crée ces injustices la guerre reviendra toujours pour redistribuer régulièrement les cartes du monde. Mais comme nous n’avons toujours rien créé de mieux pour nous gouverner, nous préférons sauver un système injuste, au prix de la guerre, que de nous risquer à inventer une alternative démocratique capable de s’opposer à la dictature qui viendra avec. Surtout si c’est pour payer plus cher, non ?

Tant que nous refuserons de nous confronter à la question d’un système « sans argent », nous sommes condamnés soit à la guerre, soit à la dictature : la guerre conduit à la dictature et la dictature conduit à la guerre.

Mais ne vous réjouissez pas trop vite : Car pour que l’une apparaisse, il faut que les conditions de l’autre soient présentes. Et tant que le système ne s’effondrera pas totalement, nos dirigeants fourbiront leurs armes avec tout l’argent qu’ils pourront engranger jusque là. Ce qui signifie que tant que notre épargne, nos derniers droits sociaux ou notre liberté d’expression ne seront pas totalement remise en cause, il leur reste du boulot : nous allons donc assister d’ici peu à un renforcement des mesures sécuritaires, une accélération des législations liberticides, un approfondissement des politiques d’austérité, une montée des peurs et des violences…

Et puis quand tout le monde sera prêt, les festivités pourront alors commencer ; quand un des « gros » ne pourra plus tenir sa bourse, ou sa population, ou son armée… Nous aurons beau dire que nous ne la voulions pas cette satanée guerre, mais nous l’attendions quand même… Car au lieu de se mettre au boulot pour réfléchir au futur que nous offrirons à nos enfants, nous avons été les victimes consentantes d’ignobles individus qui ne travaillent qu’à la perpétuation de leur propre pouvoir. Et coupables de les avoir élus, au mépris de leurs agissements criminels dont nous avons tout de même de manière complice bénéficié, en privant consciemment les autres peuples des avancées dont nous avons hérité de toutes les guerres précédentes. Et surtout en préférant continuer ainsi : puisqu’on ne peut pas supprimer le capitalisme, autant que nous restions les maîtres n’est-ce pas ? Et cela même si, paradoxalement, c’est au prix de notre propre liberté.

Caleb Irri
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Les guerres ne sont jamais de religion

Posté par calebirri le 2 septembre 2013

Quand on fait le compte, il apparaît qu’en définitive le nombre d’années durant lequel l’Europe s’est trouvée engagée dans des guerres dépasse celui passé en paix. Et à y regarder de plus près, on s’apercevra aussi d’une chose : la plupart ont été conduites au nom de la religion. Cela signifie-t-il pour autant que la religion est cause de tous nos maux ?

Pas si sûr, car en réalité les guerres du passé n’ont toujours eu qu’un seul et même but : l’argent et le pouvoir. Le pouvoir conféré par l’argent, l’argent qui conduit au pouvoir, l’argent qui vient du pouvoir et qui va au pouvoir… Il existe d’ailleurs une relation étrange entre le pouvoir et l’argent : comme une sorte de cercle vicieux (ou vertueux dirons certains), l’un conduit à l’autre qui conduit à l’autre… Jusqu’au délire totalitaire : le désir de « toujours plus » de pouvoir et de richesse est le rêve absolu de tout tyran en devenir.

C’est cet appétit du pouvoir et de la richesse qui conduit nos dirigeants dans leurs actions bien plus que leur morale ou leur idéologie (ils font bien du commerce avec leurs « ennemis »), comme autrefois nos rois ou nos pharaons ne se croyaient pas réellement « de droit divin », pas plus sans doute que nos papes ne se croyaient eux-mêmes portés par la Providence divine : gouverner c’est prévoir – et à ce jour personne ne semble en mesure de certifier avoir été directement dirigé par la main de Dieu (les échecs de nos civilisations successives sont là pour le prouver, et les imputer à Dieu serait faire offense à Sa perfection !).

Non, tous ces hommes ne font que de la politique : car s’ils faisaient de la religion, ils ne rechercheraient ni richesse, ni pouvoir…

Et c’est à force de corruption (pour « arriver » ou pour se faire élire) que nos gouvernants entraînent peu à peu leurs peuples dans la misère et établissent « inconsciemment » les conditions d’une crise financière telle que chaque génération semble devoir en connaître. Pour ne pas que le peuple se retourne contre un gouvernement allié aux riches (pour l’instant…), ils protègent leurs mensonges par d’autres mensonges plus gros, leurs vols par d’autres vols plus grands encore… jusqu’à ce que les caisses soient vides, et le ventre de leurs administrés aussi. C’est à ce moment que la crise survient chaque fois, quand les pauvres finissent par s’apercevoir de la supercherie. Les tensions augmentent d’abord nationalement, par l’intermédiaire de la stigmatisation de quelques minorités sociales (les roms, les musulmans…) qui sont souvent pauvres et mal intégrées car souvent d’origine étrangère. C’est que l’étranger possède pour un gouvernement cet intérêt d’être faiblement représenté, et de coutumes ou de culture différentes, mal connues et par conséquent souvent mal acceptées : il est bien plus facile de rassembler contre « eux », et de leur taper dessus « ensemble ».

Et la religion est bien souvent le point d’accroche par lequel un gouvernement rassemble pêle-mêle ceux qui deviendront bientôt des boucs-émissaires, car elle permet de « ratisser large » ; et tandis que les grandes religions font les grands conflits, les divisions au sein d’une même religion font les guerres civiles.

Dans un état de crise économique, si les gouvernements ne veulent pas voir leur domination affaiblie, ils se doivent de créer les conditions d’un conflit susceptible de les conduire soit au maintien de leur position, soit à rechercher des débouchés économiques « ailleurs »…

Mais le problème d’aujourd’hui, c’est que le monde est si « interconnecté » que la colonisation ou l’invasion ne sont plus aussi simples qu’auparavant : la raréfaction des ressources disponibles et l’état économique de la plupart des « grands » pays obligent aujourd’hui à la prudence car tous sont également intéressés par ces nouveaux « débouchés ». Et le jeu des alliances constitué par une pyramide d’intérêts cumulés rend possible une réaction en chaîne à partir d’une « petite » étincelle, comme la Syrie pourrait en être l’exemple…

On le voit ces derniers temps d’ailleurs : prêts il y a quelques jours à peine à frapper « sans preuve » (quand on sait ce qu’elles valent mais c’est un autre sujet), et surtout sans véritable appui de la part de l’opinion publique (n’a-t-elle pas du mal à digérer le fait qu’on lui refuse toute amélioration de sa condition quand on s’apprête à dépenser des millions pour une guerre dont on ne connaît ni les gentils ni les méchants ?), nos bons soldats de l’ingérence humanitaire (qu’elle soit légitime ou pas) ont rapidement fait marche arrière… auraient-ils reçu quelque menace sérieuse leur intimant de ne pas y aller, ou du moins pas tout de suite ? En tous les cas, il apparaît que les rapports de force ne sont plus aussi favorables aux « occidentaux » qu’ils l’étaient il y a peu… seront-ils contraints de s’y lancer malgré tout, et l’opinion publique se laissera-t-elle encore berner une fois de plus par des prétextes fallacieux tels que la défense des droits de l’homme, la religion et toutes ces autres valeurs sur lesquelles nos gouvernements se sont assis depuis des siècles ?

Pas facile de le savoir aujourd’hui, mais une chose est sûre cependant : internet est la clé, le nœud de toute cette affaire : comme on l’a vu récemment avec les lanceurs d’alerte comme Snowden ou Assange, ou la déclassification « forcée » de certains documents attestant de la duplicité du gouvernement des Etats-Unis, internet est en même temps le moyen de propagande destiné à conduire le peuple vers la guerre et celui capable de l’empêcher par la dénonciation publique les mensonges et les tromperies de nos gouvernants. La fin de l’internet libre signera le début de nos malheurs et celui du retour de la guerre… non pas pour un Dieu ni même pour une idée, mais bien pour le pouvoir et la richesse de quelques uns : ils préfèreront l’injustice, ou le chaos.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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