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Le service minimum ou la fin de la grève

Posté par calebirri le 5 mai 2008

 

Le service minimum dont le gouvernement préconise la mise en place est une aberration.

 

Tout d’abord il faudrait revenir sur droit de grève, qui fait partie intégrante des possibilités légales de la contestation. Elle est censée paralyser une production (de biens ou de services) dans l’optique de revendications sur les salaires, ou sur les conditions de travail. Concrètement, il s’agit d’arrêter le travail sur un temps donné, afin d’une part de faire entendre son mécontentement, et de l’autre d’exercer une pression financière (et parfois médiatique) sur l’employeur. Les jours de grève ne sont pas rémunérés, mais l’entreprise touchée perd également de l’argent, car la plus-value créée par le travail des employés et vendue aux clients n’est plus réalisée : c’est là réside le seul véritable contrepoids des salariés. Il montre au patron que l’employé est de fait la véritable force productrice de l’entreprise. Sans le second le patron n’est rien.

 

A présent qu’en est-il de la grève après la mise en place du service minimum ?

 

Il y a plusieurs possibilités d’éviter les grèves, ou tout au moins de les étouffer rapidement. Bien sûr je n’évoquerai ni l’emploi de la force armée ni de l’interdiction pure et simple de ces manifestations, nous n’en sommes heureusement pas rendus à cette extrémité. Mais d’autres moyens plus simples et apparemment plus pacifiques sont utilisés.

 

Il y a tout d’abord la technique que l’on rencontre dans « les raisins de la colère », où le nombre de postulants est si élevé que chacun est prêt soit à bousculer son « adversaire » pour lui prendre la place, soit à accepter un salaire si misérable que l’on ne se pose pas la question de respect des droits. Cette technique n’est utile en France que pour le travail au noir, et heureusement les masses ne sont pas encore si pauvres qu’elles puissent revenir à cet état de fait. Toujours est-il que dans le cas d’une trop grande demande d’emplois par rapport à l’offre, l’employeur peut facilement annoncer : « pour ceux qui ne sont pas contents, la porte se trouve ici ; on en a dix qui seront ravis de bosser à votre place ». et là nous nous rapprochons de la réalité.

 

Ensuite les employeurs ont d’autres possibilités, à savoir l’étouffement d’un mouvement comme dans « la bête humaine », où les employeurs espèrent venir à bout d’une grève par épuisement physique des grévistes : il est supposé que les finances de ces derniers seront à sec avant celles du patron. Ce qui arrive parfois, surtout quand le patron c’est l’Etat. Et c’est également dans ce cas qu’une autre méthode est couramment employée, une arme antigrève redoutable : les médias.

 

Pas besoin d’être un investigateur précis et chevronné pour savoir que les médias sont dirigés par de grands patrons très riches, ayant parfois quelques accointances avec le pouvoir en place, et possédant de nombreuses entreprises employant de nombreuses personnes susceptibles un jour ou l’autre de se lancer dans un mouvement de grève. On en a des exemples presque quotidiens.

Ces médias, on le comprend aisément, ne peuvent ni taire les grands mouvements ni parler de tous les petits, et se rendent là où l’intensité est la plus forte. Ce qui, soit dit en passant, fait parfois faire à des grévistes certains coups d’éclat médiatiques comme des prises d’otages, abus condamnable mais presque compréhensible pour certaines situations désespérées. Enfin c’est ainsi, et on sait qu’un mouvement social dont on ne parle pas est déjà un échec. Un poids de plus dans la balance pour le camp des patrons. D’autant que les chiffres des manifestants, du nombre de grévistes, des incidents provoqués et des pertes annoncées sont transmis par ce même canal qui me semble logiquement suspect de partialité

 

Une dernière technique enfin, qui rappelle l’idée du service minimum et que j’ai vu employée à la RATP, consiste à payer des salariés « réservistes » plus cher que les salariés grévistes, afin qu’ils remplacent les absents. La grève n’est pas perçue par les usagers, et les tensions créées au sein des employés sont très fortes, et découragent souvent les grévistes.

 

Je ne parlerai pas des liens très forts unissant certains syndicats au patronat, ni des caisses noires de l’IUMM, ni même des propositions de soudoyer les salariés afin qu’ils refusent la grève, car ils sont et douteux sur le plan légal, et ne font que prouver que la grève est une force dont on essaie de se débarrasser.

Personne bien sûr n’oserait aller si loin dans la terminologie car le droit de grève est une caractéristique quasi traditionnelle de la démocratie, mais c’est de tout temps que dure cette hypocrisie : la grève gêne car elle permet de montrer par les faits que l’argent gagné par le patron n’est que le fruit du travail de ses employés. Pour paraître démocratique (et rester en place), les gouvernements ont accepté la grève mais cherchent toujours à la rendre inoffensive : le service minimum est la fin du droit de grève en pratique tout en conservant ce droit en théorie.

 

Depuis presque vingt ans la plupart des grèves se sont situées dans la fonction publique, et le reste dans des corporations assez bien encadrées : pourquoi ? tout simplement car ces grève mettaient les usagers en difficulté, que cela créait de sérieux problèmes au fonctionnement quotidien du pays. Le peuple, même mis en colère par les grévistes, finira toujours par demander des comptes aux gouvernants, pas aux employés. En plus, le chaos entraîné par les agents de conduite ou les transporteurs d’essence sont très médiatiques et ne peuvent donc passer inaperçues. On devait les régler.

 

Mais aujourd’hui il faut tout d’abord déposer un préavis de grève, ce qui implique une organisation difficile au niveau des employés, et aussi un temps d’adaptation non négligeable pour l’employeur, qui dans ce monde d’intérim ne tarde pas à trouver des solutions limitant la portée du mouvement.

 

Avec le service minimum, il ne sera même plus question de grèves : si elles ne gênent personne elles ne seront pas écoutées. On ne les relaiera plus dans les médias, et elles deviendront de fait inutiles : on ne fera plus grève.

 

Encore une chose à propos de l’école : je m’étonne qu’il faille plusieurs années d’études pour obtenir le droit d’éduquer des enfants, qu’il soit si difficile d’obtenir une place en crèche ou à la garderie, alors qu’apparemment les agents municipaux sont tout à fait aptes à s’occuper d’enfants. Pour ma part je ne confierai pas mes enfants à des gens qui n’ont à priori aucune compétence pour les garder, et je suis consterné par le fait que personne n’en ait encore fait mention.

 

caleb irri

Publié dans la démocratie, la pensée du jour, medias | Pas de Commentaires »

le cannabis

Posté par calebirri le 27 avril 2008

Le cannabis est un problème dont on ne parle pas assez.

En effet un très grand nombre de personnes consomment cette substance, qui a longtemps été considérée comme une drogue douce, et qui aujourd’hui est traitée comme une drogue dure.

Les consommateurs réguliers, ces dernières années, ont une difficulté grandissante à s’en procurer. Qu’on s’entende bien sur le fait que je ne remets pas en cause la nocivité du produit, comme celle du tabac ou de l’alcool… seulement il apparaît que la cocaïne et autres extasies sont plus faciles à trouver que le cannabis, ce qui m’effraie pour l’avenir.

Je sais qu’en hollande par exemple, la légalisation de cette substance n’a engendré ni plus de morts en voiture, ni plus de drames familiaux qu’il y en a en France, car le cannabis est la seule drogue avec laquelle il n’existe pas d’overdose.

Le problème de l’interdiction est qu’il engendre non seulement la prospérité des dealers (petits et gros), mais aussi une baisse conséquente de la qualité des produits. Pour compenser la pénurie, des vendeurs peu scrupuleux veulent récupérer leur marge sur le poids du produit, en y ajoutant des substances autrement plus dangereuses qu’est le cannabis à l’origine.

Les dealers, que ce soit en banlieue ou ailleurs, sont entretenus dans leur commerce par cette interdiction, qui n’a que des effets désastreux en terme de violence et d’économie.

Je ne comprends pas comment un dirigeant peut ne pas comprendre l’avantage qu’il y aurait à la légalisation, ou même dans un premier temps à la dépénalisation.

Tout d’abord le consommateur moyen est une personne qui ne recherche pas le profit, mais simplement un produit. Le dealer est souvent un consommateur qui, faute d’en avoir les moyens, vend ce produit dans le but de s’offrir sa consommation. Nul doute sur le fait que la plupart des consommateurs préfèreraient éviter le marché parallèle pour s’offrir la qualité.

Ensuite, une activité commerciale légale permettrait à l’Etat de taxer cette vente, et en même temps de focaliser les efforts des agents douaniers sur les drogues dures qui ravagent les jeunes, riches comme pauvres.

Une activité légale est une activité réglementée, et la santé n’est pas le dernier souci des consommateurs.

A ce propos, les consommateurs ne fument du tabac avec le cannabis que pour des raisons économiques, et bon nombre de fumeurs seraient ravis de n’avoir pas à ajouter de tabac à leur consommation.

Une activité dépénalisée serait déjà une avancée, car elle permettrait aux consommateurs leur propre production, ce qui enrayerait presque immédiatement l’intérêt pour le marché noir. Et pas de marché noir, c’est moins d’argent sale, moins d’armes et moins de violence. Plus d’argent pour l’Etat, la mort économique des petits dealers et leur retour sur les bancs de l’école.

Moins de petits dealers, c’est moins de possibilités pour les jeunes de trouver cette substance très jeunes. Les buralistes vendant des cigarettes à des mineurs sont condamnables, ils pourraient l’être aussi pour le cannabis.

Cela n’empêche pas la prévention, à savoir que comme l’alcool le cannabis n’est pas à conseiller à des dépressifs ou certaines pathologies, et que toute combustion est mauvaise pour la santé. Et que, comme pour tout, l’abus est dangereux pour la santé.

 

caleb irri

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

immigration1

Posté par calebirri le 22 avril 2008

Certains affirment que les étrangers profitent des subventions, et d’autres qu’ils prennent notre travail. Beaucoup croient donc qu’il est facile pour eux de prétendre à l’un ou à l‘autre au même titre qu’un français, ce qui est faux. Tout d’abord il faut savoir que pour trouver un travail en France, il est impossible de ne pas posséder un titre de séjour valide, autorisant son titulaire à travailler ; ce titre étant un calvaire à obtenir ; le mariage étant pratiquement le seul moyen sûr d’y parvenir (nous reviendrons plus tard sur le problème du mariage blanc). Autrement, le travail au noir peut aider, si on excepte les droits au logement, aux crédits et autres sésames offerts par un travail légal (sans compter la sécu et la retraite).

Les subventions accordées par l’état comme le RMI et la CAF ne le sont également qu’après l’obtention d’un titre de séjour pour la caf, de cinq ans pour le RMI. Pour les autres seule la triche peut marcher, mais j’ai du mal à croire à un chiffre conséquent.

 

On sait aujourd’hui que plus de huit millions de personnes vivent avec moins de 800 euros par mois, ce qui est concrètement difficile ; et il n’y a pas huit millions d’étrangers.

Le RMI vaut moins que 800 euros, et ne peut en aucun cas être considéré comme projet de vie. Les bénéficiaires de cette aide ne le sont que faute de trouver un emploi, ou bien à vouloir délibérément vivre misérable.

 

Il va y avoir des élections d’ici peu, et le problème de l’immigration est plus sensible que jamais, et se résume à une question : peut-on accueillir tous ceux qui voudraient venir ?

N’est plus envisagée la question du racisme, malgré qu’elle soit primordiale en matière d’intégration et de ce qu’on nomme l’identité nationale. Nous essaierons de répondre à la première question tout d’abord, bien que selon moi les deux questions ne sont en réalité qu’une seule

A priori le bon sens voudrait qu’on y réponde « non », de la même manière qu’on ne pourrait faire face à une recrudescence de naissances multipliées par dix… il n’y a pas la place pour des arrivées massives d’êtres humains, il n’y a rien de sorcier la dedans.

Cependant il est illusoire de penser que les étrangers veulent venir en France, ou dans un autre pays, par choix délibéré. Il y a peu de marocains aux Etats-Unis parce qu’ils sont loin, et il y a peu de mexicains en France pour les mêmes raisons. Un mexicain en France est un touriste, aux Etats-Unis c’est un immigré. Les étrangers quittent leur pays non par goût mais par nécessité. Ils vont dans un pays plus riche et au plus près, uniquement pour vivre mieux, ou vivre tout court, ce qui ne me semble pas condamnable. Notre pays se targue d’être le pays des droits de l’homme, et s’en vante effrontément à l’extérieur. Sa devise est censée refléter son identité, et son système social nous est envié par beaucoup. Les étrangers quittant leur pays, faute de pouvoir venir en France, tenteraient inévitablement leur chance ailleurs. Et si par hasard toute l’Europe leur fermait les portes, c’est la mort qui les attend, à plus ou moins court terme. Les populations dites riches, qui prétendent d’une part reconnaître la responsabilité quant à la pauvreté créée dans les pays émigrés (colonisation, guerres, dépendance financière et énergétique), nient d’autre part être responsables de l’accroissement de leur misère. Le paradoxe le plus flagrant consiste dans la volonté affichée de voir ces pays se développer, tout en refusant concrètement d’accueillir ceux pour qui le besoin est tel qu’ils doivent quitter leur propre pays. D’autant qu’il faut considérer que la plupart des humanistes se déclarant en faveur d’un règlement du problème dans le pays d’origine sont les mêmes que ceux qui refusent de « payer des impôts pour engraisser des fainéants profiteurs ». Tout en continuant inconsciemment, par leur comportement économique, à appauvrir encore les déjà pauvres.

 

 

 

Mais tout cela est sans doute trop compliqué, et peut-être que prendre le problème à l’envers permettrait d’y voir plus clair.

Admettons que la France refuse les étrangers. Reste le problème de l’Europe, car certains pays comme la Lettonie et la Pologne en font partie, bien qu’ils soient considérés comme des étrangers lorsqu’ils émigrent dans des pays comme la France ou l’Angleterre.

Mais prenons l’exemple des Africains. Interdits d’entrer en Europe, que se passe-t il pour eux ? Soit ils meurent chez eux (de faim ou par la violence), soit ils acceptent leur sort et cherchent à travailler chez eux. Les lois du marché sont ainsi faites que les salaires baisseront là-bas, car plus il y a de demandeurs, plus les employeurs sont en mesure d’imposer leurs conditions. La suite logique est l’accroissement du phénomène de délocalisations qui effraie tant nos bons européens. Car s’il y a moins d’étrangers en France, les employeurs français se verront obligés d’augmenter les salaires, leurs charges déjà lourdes deviendront rapidement étouffantes. On s’apercevrait bientôt que le nombre des bénéficiaires des subventions comme le RMI ou autres allocations n’aurait pas baissé tant que ça, et rapidement nous assisterions à des délocalisations massives. Le surplus de consommation qu’impliquerait la présence des étrangers chez eux leur permettrait d’embaucher, et à terme ce sont les français qui s’expatrieront pour trouver du travail ailleurs. Nous deviendrons alors les étrangers dont on ne veut pas.

 

Il faut être conscient que les étrangers vivant en France et n’étant pas en règle avec leurs papiers sont contraints de ce fait de faire fonctionner un système parallèle que l’on nomme marché noir. Ils ne payent pas d’impôts ni de charges, mais n’ont pas droit non plus ni à la sécurité sociale, ni à la retraite, ni aux congés, ni aux assedics, ni au RMI, ni à la CAF. Malgré cela ils consomment en France, payent un loyer et travaillent, souvent dans des conditions difficiles. On voudrait les renvoyer chez eux parce qu’ils coûteraient plus cher à la société, alors qu’en réalité ils ne coûtent rien, et travaillent pour moins cher, souvent dans des métiers si rudes que les « bons français » n’en veulent pas. On veut nous faire croire qu’ils prennent le travail de ce français alors que personne ne veut les employer. Et puis quelle entreprise peut employer au noir, sans passer par tout l’administratif nécessaire préalablement à l’embauche ?

On nous rabâche les oreilles avec la violence dans les banlieues, qui seraient le fruit de quoi d’ailleurs ? de la méchanceté naturelle à une race ? qu’est ce à dire ? ne serait-il pas plus crédible tout simplement de dire que ces personnes s’ennuient dans une misère due à un chômage chronique ? le problème des banlieues n’est pas un problème de race mais un problème social. Les blancs, comme les noirs et les arabes vivants dans ces cités sont soumis à cette violence car faute de travail, les parents se sont désocialisés, et ont fini par démissionner de leur rôle parental. Les enfants vendent de la drogue, se battent et volent car ils n’ont pas d’argent, se sentent rejetés et humiliés.

 

Que reproche-t on aux étrangers ? d’être étrangers tout bêtement, et cela est du racisme. Au départ c’est un racisme social, car un noir en costume cravate est un bon noir, et un arabe habitant le seizième à Paris est un bon arabe. Mais comme il y a plus de noirs et d’arabes en banlieue qu’ailleurs et qu’il y a plus de violence là-bas que dans le seizième, c’est donc que les étrangers sont responsables de cette violence. Le fait qu’il arrive à une famille de vivre à douze dans un studio n’est pas considéré comme une honte pour l’Etat français, mais comme si cet état de fait résultait d’un choix délibéré de vivre les uns sur les autres. Les arabes qui égorgent le mouton dans des conditions douteuses au milieu du salon est considéré comme une barbarie volontaire de ces familles. Et le communautarisme ? les étrangers se regroupent tous ensemble et ne veulent pas s’intégrer, on l’entend dire souvent. Mais croyez-vous franchement que si l’on proposait à la famille nombreuse un 200mètres carrés dans le marais, ils dormiraient tous quand même dans le salon ? et si les arabes avaient un jardin, ou une pièce ou égorger dans de bonnes conditions leur mouton, ils s’embêteraient à le faire dans leur salon ? et pourquoi tous les étrangers sont en banlieue ? parce que ça coûte moins cher évidemment, pas pour vivre à deux heures de leur travail !! les français ont l’habitude de croire qu’à force de voir à la télé des étrangers agglutinés les uns sur les autres dans leur pays, c’est un choix de vie culturellement ancré en eux. Ils n’ont pas compris que s’ils sont les uns sur les autres, c’est par nécessité. Et c’est sans doute pour cette raison qu’ils fuient leur pays, pour trouver mieux ailleurs.

 

Nous critiquons également leurs dirigeants qui sont corrompus et méchants avec leur peuple. Mais qui leur vend leurs armes ? de qui reçoivent ils leurs dessous de table quand, au lieu de la petite entreprise locale on vend le contrat à la française ? où ont été formés la plupart des dictateurs de ces pays ?

 

Au sujet du mariage blanc, j’ai du mal à croire qu’une personne puisse réellement passer cinq ans de sa vie avec une personne qu’elle n’aime pas. Il est déjà difficile de rester cinq ans avec quelqu’un qu’on aime ! quand deux français divorcent après deux ans de mariage, on dit qu’ils se sont mariés trop jeunes. Si un étranger et un français divorcent après deux ans, on dit que c’était un mariage blanc.

Il est cependant certain qu’un mariage trop jeune peut se produire entre un étranger et un français, car deux personnes de nationalité différentes qui se rencontrent dans un pays ne peuvent pas légalement prendre le temps de se connaître assez avant de se marier. Quand ils décident de passer un bout de chemin ensemble, il faut se décider avant l’expiration du visa d’un des deux. La solution étant soit d’avoir les moyens de voyager sans cesse d’un pays à l’autre, soit le mariage, seul véritable sésame à l’obtention d’un titre provisoire d’un an renouvelable cinq avant de prétendre à la nationalisation.

 

Puisque nous ne pouvons malheureusement accueillir tout le monde, et que nous ne pouvons pas n’accueillir personne, qui devons-nous accueillir ? il me tarde de connaître les critères qui seront définis, et comment nos dirigeants pourront éviter la question du racisme sans évoquer celle de l’argent.

 

caleb irri

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les grands hommes

Posté par calebirri le 21 avril 2008

Un homme qui pense mourir jeune se met dans l’optique de profiter un maximum de la vie ; à l’article de la mort il dira, sur le ton fier du prophète incompris : « je vous l’avais bien dit pourtant, je le savais ! ». en réalité il sera mort d’avoir brûlé sa vie.

On a toujours tendance à croire que les hommes qui nous dirigent ont quelque chose de supérieur qui justifie leur position. Cela est faux : c’est leur position qui nous pousse à cette croyance stupide. Eux-mêmes sont souvent victimes de cette inversion, et ne voient pas qu’en réalité leur importance n’est due qu’à leur position.

De cette première erreur découlent malheureusement toutes les autres, car l’importance indûment conférée à nos hommes politiques nous pousse d’une part à nous dévaloriser face à la politique (il faut des professionnels), et d’une autre à leur accorder une confiance qui dépasse leur capacité (ils savent ce qu’ils font). Cette importance démesurée comme toute chose est à double tranchant, car en même temps qu’elle leur donne la supériorité elle ne leur autorise pas l’échec (puisque ce sont des surhommes).

en définitive notre président a presque raison lorsqu’il évoque sa situation banale d’être humain, car il est effectivement (comme les autres hommes politiques) un homme comme les autres : avec ses erreurs, ses souffrances et son passé. Malheureusement pour eux (les hommes politiques), et victimes qu’ils sont de leur supériorité indue, ils sont acculés à assumer leur charge et assurer le gouvernement.

De fait ils sont obligés de prendre des mesures qui améliorent le sort de leur peuple, toute en se trouvant dans l’ignorance absolue quant aux conséquences de ces mesures. Ils sont perdus face à un avenir qu’ils imaginent, et qu’on leur demande de savoir pour le réaliser. Pour ne pas décevoir le peuple (et donc rester en place) ils font semblant de le connaître, pour tenter ensuite de justifier leurs échecs par des faits extérieurs à leur volonté ; comme n’importe qui le premier jour de travail, on essaie d’avoir l’air au courant, histoire de passer la période d’essai…

C’est pour cela que la rapidité des réformes est une erreur grave. Afin d’être en mesure de réaliser son programme, le président fonce tête baissée à travers tous les obstacles. Il veut des résultats et en aura. Mais on connaît le vieil adage « ne pas confondre vitesse et précipitation » et à coup sûr nous sommes dans la précipitation. Que ce soit le rapport Attali ou n’importe quel autre projet, ce sont presque tous les corps de métiers qui descendent dans la rue les uns après les autres. Parfois le gouvernement s’aperçoit vite des conséquences désastreuses de telle ou telle réforme et revient vite en arrière. Mais la plupart du temps tout est fait tellement vite qu’on n’arrive pas à suivre. Je défie quiconque (et le président lui-même) de réussir à lire tous les textes de loi qui sortent. Alors comment voulez-vous que les principaux intéressés (les citoyens) aient d’une part le temps, et de l’autre la capacité de lire ces textes (qui ne sont que des « petits caractères »).

 

Il ne faut pas croire que tout cela soit sans conséquences. Car si l’avenir est incalculable, la volonté des dirigeants est une donnée non négligeable : la politique de libéralisation outrancière (et sécuritaire) voulue par le président aura des conséquences, et sans doute pas celles qu’il attend. Ou alors… Bref, le président fonce droit dans le mur. Comment espérer faire vivre mieux le peuple en l’obligeant tous les jours un peu plus ? pour le consommateur l’argent sort toujours plus vite qu’il ne rentre. Avec quoi va-t-il payer ses impôts ?

Le gouvernement voudrait diviser le peuple et pousser tous les uns contre les autres qu’il ne s’y prendrait pas autrement. De la même manière que les Etats-Unis combattant le terrorisme ont créé plus de terroristes, le gouvernement voulant combattre la pauvreté créera plus de pauvres.

 

caleb irri

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