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misère de la politique ?

Posté par calebirri le 15 septembre 2016

Ca ne pouvait pas manquer : les prochaines élections sont déjà dans toutes les têtes… Reviennent déjà en force les petites phrases assassines, les commentaires sur ces petites phrases, et puis les sondages ; les discours enflammés, les promesses en l’air, les polémiques sans fin, les scandales révélés… jusqu’au bouquet final avec le vote utile et tout le tralala.

Comme cela se passe depuis des dizaines et des dizaines d’années, en France comme ailleurs, la mascarade des élections éclipsera la misère de la politique. La misère des programmes, la misère des idées. Durant les mois qui viennent nos journalistes ne feront que compter les points, tandis que les citoyens suivront cette « période électorale » comme ils suivent une série télévisée.

Bon. Pour que Nicolas Sarkozy (lui ou un de ses clones) l’emporte, il lui faut Marine Le Pen en face au deuxième tour.
Pour François Hollande (lui ou un de ses clones), il lui faut aussi Marine Le Pen au deuxième tour. Afin de pouvoir utiliser l’atout « vote-utile« . Les autres peuvent aller se rhabiller, ils se soumettront pour quelques porte-feuilles dès le soir du premier tour.

Pliée l’élection, ce sera le camp de Hollande ou le camp de Sarkozy, et puis on continuera comme avant. Et si c’est Le Pen, et bien ce sera pire. Un peu plus vite ou un peu plus fort. Mais que ce soit avec l’un ou avec l’autre de ces guignols le pire est au bout du chemin. Le monde est ainsi fait que le politique et ce qu’on appelle communément « l’opinion publique » fonctionnent en cycle fermé : l’opinion publique influence les discours des politiques qui influencent l’opinion publique, par l’intermédiaire des médias possédés par ceux qui corrompent les politiques, et qui ne leurs laissent le choix que de se battre dans le vide (médiatique !) ou que de se voir apprendre à pratiquer le double-langage pour pouvoir sortir ses mensonges sans s’étouffer.

Ceci étant dit, il faut quand même retenir qu’en occultant totalement les débats d’idées (qui pourraient avoir lieu si nos prétendants à la victoire en avaient ?), les hommes politiques peuvent ainsi continuer à dire n’importe quoi sans que cela n’écorne leurs chances de victoire. Servis par des journalistes connivents, à tel point que ceux dont nos politiques redoutent les paroles sont désormais les chroniqueurs à la mode…

Le problème c’est que tant que les citoyens continuent de croire qu’en allant voter ils font leur devoir nous continuerons collectivement de cautionner cette insupportable mascarade. Il faut pourtant que cela cesse. Tous ceux qui veulent « changer les choses » devraient s’apercevoir que le changement ne viendra pas du bulletin de vote qu’il déposera dans l’urne, comme depuis des décennies, mais peut-être justement de l’absence de ces bulletins dans les urnes de France. Pour montrer notre mécontentement, nous devrions laisser élire un roi sans peuple. Puisque le système électoral actuel ne permet pas le changement de gouvernance (un parti unique à trois têtes plus ou moins vilaines), alors il ne doit pas être légitimé par notre participation. Si dans le monde le président français est élu avec 20% de participation, il lui sera difficile de se sentir investi par ce « peuple français »… On pourrait alors peut-être commencer à se poser les bonnes questions.

Et à ceux qui se demandent ce qu’on pourrait faire après ça, il existe tout un tas de projets d’Assemblée Constituante prêts à servir, pour peu que les citoyens veuillent bien se donner un peu la peine de s’y intéresser.

Mais les citoyens, veulent-ils vraiment du changement ? C’est peut-être cela la question la plus importante à laquelle il faudrait répondre… Et si nos politiques travaillaient non pas au changement mais justement à l’absence de changement ? Si au lieu de nous informer nos médias nous endormaient avec une jolie série à suspense afin que nous ne désirions même plus de changement ? Et bien si c’était le cas, alors nos hommes politiques ne seraient pas si bêtes ; et peut-être même ont-ils bien des idées, des vraies… mais attention : ils prendraient bien soin de ne jamais les divulguer !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Peur sur les plages et propagande réussie

Posté par calebirri le 26 juillet 2016

Hier on m’a montré un SMS : l’auteur de celui-ci faisait savoir qu’il avait appris, par une « amie dont l’ex-mari est policier », qu’une menace sérieuse d’attentat terroriste pesait sur la plage où mon interlocuteur devait se rendre, lui enjoignant d’éviter les endroits où sont regroupés de nombreuses personnes… La belle affaire !

il suffit pourtant de taper sur google « menace terroriste plages » pour tomber sur quelques dizaines d’articles plus ou moins récents répertoriant allègrement les divers moyens qu’auraient des terroristes pour réaliser un carnage sur les plages -qu’elles se situent au nord, au sud ou à l’ouest de notre bel hexagone. Facile, sur les plages il y a toujours du monde (enfin quand il fait beau !). Comme sur les marchés d’ailleurs, et puis aussi les bars, les feux d’artifices et de multiples autres endroits…. Et puis que ce soit en avion, avec une mitraillette ou une grenade, il est évident qu’à n’importe quel moment, dans n’importe quel endroit, un fou (qu’il soit d’Allah ou non, car en ce moment on dirait que chaque personne qui en a assez de la vie semble vouloir se revendiquer de l’organisation Etat Islamique pour donner plus de poids à la perte de sa misérable existence) est susceptible de faire des massacres.

Mais un SMS personnel comme celui que cette personne a reçu fait tout de même réfléchir (sans compter les actualités en Allemagne, au Japon ou encore aujourd’hui dans une église, ni bien sûr les centaines de morts en Syrie, en Irak et ailleurs) : qu’on soit parano d’origine ou pas ne change rien, on regarde après cela chaque personne autour de soi comme un ennemi potentiel, surtout s’il correspond aux critères de ce qu’on s’attend être un « terroriste » en puissance. Il suffit qu’un camion frigorifique passe au loin ou que des sirènes de pompiers se fassent entendre pour nous mettre en alerte.

On se dit alors qu’il vaut peut-être mieux ne pas aller à la plage. Mais au supermarché ? Et au manège, au bar, aux animations offertes par la municipalité ? Alors on reste chez soi et on attend ?

C’est bien comme cela d’ailleurs que fonctionnne l’organisation Etat Islamique. C’est le symbole de leur « victoire » sur les « Occidentaux » : d’une part puisque la peur s’insère jusqu’au fin fond de la France, et d’une autre part un aperçu de la manière dont la dictature islamiste s’installe dans les territoires qu’ils conquièrent. En général ce n’est pas l’adhésion aux valeurs de la « Charia » qui les motivent à se soumettre mais la peur des représailles qui les conduit à se cloîtrer chez eux, à mettre leurs burqas ou à se rendre à la mosquée comme de « bons musulmans ».

Pourtant, le développement de ce genre de rumeurs « d’attaques imminentes » est en réalité explicable assez aisément : chaque policier reçoit des alertes et des conseils de sécurité de la part de son commissariat, et à l’occasion de l’attentat de Nice il apparaît que toutes les plages de France, surtout les plus fréquentées, sont des cibles particulièrement surveillées : la menace sur les plages paraît grande et la vigilance doit suivre, logiquement. Par conséquent, il devient évident que chaque policier en poste est mis en alerte sur sa propre localité, et c’est tout aussi logiquement qu’il prévient ses proches dans chaque localité concernée, qui eux-mêmes relaient le message et ainsi de suite ; merci les réseaux sociaux.
Ainsi chacun croit détenir une information particulièrement fiable et localisée, pour ainsi dire « personnalisée » pour lui-même et ses proches, alors que cela provient d’une alerte nationale. Inconsciemment il transmet la rumeur en même temps que la peur, celle-là même qui engendre la haine et la violence en retour, comme le désirent ceux qui utilisent cette haine et cette violence à l’encontre de leurs « ennemis » occidentaux.

Oui il peut y avoir un attentat à tout moment. Partout. Mais pas partout en même temps !

Enfin quoi, ils sont si nombreux les types qui veulent « tirer dans l’tas » ? combien sont-ils, armés jusqu’aux dents, prêts à se jeter sur nos femmes et nos enfants au mépris sinon de toute humanité, au moins de celui de toute raison pratique ?

Mais si la police possède assez d’éléments pour dire qu’un ou plusieurs types se préparaient à tel ou tel endroit pour perpétrer un tel massacre, cela ne signifie-t-il pas qu’ils en ont suffisamment pour agir en conséquence et arrêter les suspects ?

Alors qu’une polémique touche le gouvernement (ou la mairie de Nice ?) à propos de la sécurité en place au moment de l’attaque du camion, il faut nous méfier de la récupération qui est à l’oeuvre parmi nos fins analystes politiques, à quelques mois des élections présidentielles : le fait que la sécurité n’ait pas été assurée correctement peut faire question, mais le fait que les politiques tentent de trafiquer les faits pour des raisons électoralistes de « primaires à la présidentielle » (des gens meurent bon sang !) est proprement scandaleux. En jouant ainsi le jeu de la division que par ailleurs ils dénoncent publiquement, ils ajoutent à la suspiçion et donc à la peur provoquée dans la population pour leurs propres intérêts électoraux.

C’est comme les vidéos de surveillance dont les « bandes » doivent être détruites pour on ne sait quelle obscure raison. Est-ce comme cela que les gouvernants comptent rassurer les peuples, ou profitent-ils de ces ignobles événements pour faire leur beurre électoral sur fond de propagande nauséabonde (comme le fait Nicolas Sarkozy de manière éhontée) ? Franchement quand je lis des témoignages comme celui de la femme ayant perdu sa mère (musulmane) à Nice et à qui l’on dit que ça en fait « un de moins », je me désole de voir à quel point la haine qui se développe contre les musulmans dépasse les bornes de la simple islamophobie. Moi-même, que je considère modestement comme largement tolérant, j’en viens parfois à me dire, à la suite de drames tels que celui qui a eu lieu à Nice, qu’il faut faire quelque chose contre cette religion, avant de me reprendre aussitôt pour me secouer l’esprit : si des êtres humains arrivent à perdre suffisamment de leur humanité pour perpétrer de tels actes, c’est qu’il y a quelque chose de pourri dans le système qui les a conduit, ou au moins qui les a laissé tomber entre les mains de ces gourous sans foi ni loi qui les ont embriguadé… La religion n’y est pour rien, car jamais il n’y sera commandé de massacrer des femmes et des enfants. Quand on pense que si ces jeunes avaient rencontré, dans leur parcours misérable, l’abbé Pierre ou un de ceux-là, peut-être auraient-ils pu devenir quelqu’un d’autre ?

La véritable question est donc celle-là : pourquoi n’y a-t-il plus d’abbés Pierre ? N’ont-ils plus rien à offrir en réponse à ces vendeurs de haine et de mort ? Comment se fait-il que tant de jeunes « occidentaux » (et oui, pour la plupart ils sont « bien de chez nous », nés en France et éduqués par l’Etat Français), puissent en venir à préférer la mort et la violence que l’amour et la vie ? Pourquoi n’y a-t-il pas dans nos banlieues des hommes capables, disposés devant ces mosquées qui prêchent la haine, pour apporter un autre discours, un espoir de vie s’opposant à ce discours de haine qui leur est servi ? Où est l’Etat dans ces banlieues ? que fait-il, qu’a-t-il fait pour empêcher nos jeunes de sombrer dans la délinquance d’abord, puis dans le terrorisme ensuite ?

Au lieu de payer des militaires en armes sur les plages ou dans les gares et qui font peur (ou qui fascinent) tous les enfants qui les croisent, pourquoi ne paierait-on pas des types heureusement sortis de la merde dans laquelle on les a mis pour éviter que demain ou après demain d’autres les arment et les conditionnent à devenir les ennemis de ceux qui n’ont pas voulu les protéger, quand ils en avaient encore l’occasion ? La réponse à la haine et la violence n’est pas la haine et la violence. Quand je vois qu’au lendemain du massacre de Nice la réponse la plus immédiate de l’Etat Français a été de bombarder une ville en Syrie (et des civils en plus d’après ce qu’on dit), comment dire que l’argent destiné à la sécurité des Français est habilement dépensé ?

Le terrorisme n’est pas un problème religieux mais un problème politique, et c’est une solution politique qui y mettra fin. Ce n’est pas par la destruction de la démocratie et la guerre que nous parviendrons à empêcher nos jeunes en perdition de devenir des terroristes mais en leur offrant l’espoir qu’ils seront respectés ici pour ce qu’ils sont, quoiqu’ils pensent et d’où qu’ils viennent, en accord avec les principes pourtant affichés sur tous les frontons de nos mairies : liberté, égalité, fraternité.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Double-langage et double-pensée

Posté par calebirri le 20 juillet 2016

“Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer”.

Le concept de « double-pensée » est le concept fondateur de la pensée d’Orwell, car le seul lien qui peut exister entre le corps et l’esprit est le langage. Ce fait est essentiel à l’humanité : l’Homme est le seul à être capable à la fois d’exprimer sa pensée et d’interpréter celle des autres Hommes autrement que par des signaux « émotionnels » ou « basiques ». A travers le langage -et seulement par son intermédiaire- la complexité des êtres humains est rendue intelligible par d’autres êtres humains.

Mais le langage est aussi une arme. Une arme destinée à faire accepter au peuple la propagande gouvernementale. On a longtemps cru que la double-pensée permettait au peuple de ne pas voir le mensonge que constitue le double-langage mais en réalité ça n’est souvent même pas nécessaire : pour lui les slogans du Parti sont à prendre au pied de la lettre : la guerre c’est « vraiment » la paix, l’ignorance c’est « vraiment » la force, la liberté c’est « vraiment » l’esclavage. Et comme ils veulent la paix, la force et refusent l’esclavage ils acceptent donc « tout naturellement » de faire la guerre, de rester ignorants, et de laisser tomber la liberté.

En réalité la double-pensée est destinée à ceux qui ont du pouvoir, ou tout au moins une position agissante, active au sein du « Système », dans le Parti : ils participent, de gré ou de force, au mensonge général. Et sans la double-pensée il leur serait impossible de continuer. Nos hommes politiques savent que ce qu’ils font -ou commandent de faire- est mal. Et ils ont besoin de la double-pensée pour ne pas se jeter sous un train dans l’instant. Comme les « grands patrons » du capitalisme -ou les fondamentalistes religieux d’ailleurs. Et alors qu’ils se servent du double-langage pour conditionner l’esprit de leurs « exécutants », ils utilisent la double-pensée pour eux-mêmes afin de justifier leurs actes.

Si pour les exécutants le fait d’appeler un plan de licenciement un « plan de sauvegarde de l’emploi », une guerre une « opération de maintien de la paix » ou un acte terroriste un acte « voulu par Dieu » suffit à leur ôter toute mauvaise conscience, ceux qui sont aux commandes ne peuvent pas se satisfaire de ce double-langage. Il faut qu’ils réussissent à se persuader « vraiment » que ce qu’ils font est bien. Pas tout de suite, pas demain, et pas pour tout le monde bien sûr. Mais un jour qui pour la Nation, qui pour Dieu ou qui pour soi-même, un jour… Obligés de s’inventer une idéologie malsaine autour de cette soi-disant imparable logique (ou morale ?) qui voudrait que nous sommes trop nombreux, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde, ou que certains vaudraient plus que d’autres… tant qu’on en sauve 51 on peut en laisser mourir 49, non ? 51/49, la démocratie, l’intérêt général… tu parles !

C’est par ce genre d’artifices que les décideurs tentent d’atteindre leur propre inconscient : comme le conducteur apprend à son esprit à réagir au quart de seconde en utilisant de manière désynchronisée les pieds et les mains, les hommes de pouvoir apprennent au leur à se satisfaire des arguments idéologiques fallacieux tels que l’intérêt général ou la volonté divine. Ils doivent « persuader consciemment l’inconscient, puis devenir inconscients de l’acte d’hypnose qu’ils viennent de perpétrer », dit Orwell. C’est en se répétant que ce qu’ils font est bien, en entendant les autres le répéter à leur tour et en tentant d’oublier que cela est faux qu’ils parviennent à résister à la pression immense créée entre le conscient et l’inconscient.

Il ne leur faut pas regarder le chemin, seulement l’objectif. Pour le « pourquoi », trop compliqué : cela signifierait expliquer l’inexplicable, à savoir démonter tout le mécanisme de protection de la double-pensée pour se retrouver nu face à la réalité : ils défendent un système qui ne rend les gens ni plus heureux ni plus riches, ni meilleurs. Alors qu’il est mal de tuer, qu’il est mal d’exploiter son prochain, qu’il est mal de mentir, de tricher ou de voler…un point c’est tout.

Tandis que s’ils arrivent à se persuader que les hommes qu’ils exploitent ou envoient à la mort sont des êtres « inférieurs », ou « moins que des hommes », alors les éliminer constitue-t-il toujours une violation des droits humains ?

C’est que les mots que l’on emploie ont par leur évocation une influence sur notre esprit, et ils ont le pouvoir sinon d’apaiser la conscience, au moins de la tromper momentanément. Et même parfois d’atteindre l’inconscient ?

C’est de cette tension, née de cet affrontement entre le conscient qu’on force et l’inconscient qui se défend, que naissent chez certains décideurs des comportements extrêmes comme nous le rapportent parfois les médias. Les « deux minutes de la haine » de 1984 symbolisent à la fois l’expression de la violence, de la haine des décideurs et la preuve que cette tension a besoin d’un exutoire, ne serait-ce que pour ne pas craquer complètement. Ils doivent pour continuer de vivre l’extérioriser d’une manière ou d’une autre. L’oubli n’existe pas, le temps ne peut rien pour eux. Ils savent. Tenter d’éviter le retour sur soi, à vie, chacun peut l’expérimenter pour soi-même : cela ne fonctionne pas. Ces hommes qui nous dirigent sont des hommes perdus pour l’humanité. Pour éviter les questions les plus intelligents deviennent fous, tandis que les plus soumis se transforment en exécutants. A force d’auto-persuasion ils ont fini par croire qu’ils participaient au bien commun, et on peut alors tenter de leur pardonner. Aux autres non.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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A quoi servent les migrants ?

Posté par calebirri le 3 mars 2016

Il est paraît-il plus « politiquement correct » de les appeler « réfugiés », mais franchement c’est rajouter du cynisme à l’humiliation : on se réfugie pour trouver de l’aide, de la compassion, un endroit sécurisant et appaisant pour pouvoir se reconstruire. On peut aisément constater que la situation actuelle des migrants ne peut conduire à employer une telle définition…

Il eût été pourtant possible (et il est toujours temps!) de les aider à fuir dans de bonnes conditions, surtout quand on voit le prix que leur coûte un voyage dangereux, long et humiliant. On aurait pu les accueillir en mettant en place un « corridor humanitaire », ou en affretant des bateaux leur permettant de fuir la dictature plutôt que de les offrir à la cruauté des uns ou des autres… ils auraient même dépensé leur argent ici ! Organisés, ces sauvetages humanitaires auraient permis de contrôler les accès et d’empêcher ainsi les terroristes d’arriver avec eux. Et puis surtout, nous aurions empêché des milliers de morts inutiles. Sans compter l’effondrement d’une grande partie de la propagande de l’organisation Etat Islamique qui non seulement recrute avec cet argument du traitement inhumain infligé à ces gens, mais aussi leur permet de tarir le flux des déçus de ce qu’ils croient représenter l’idéal démocratique, l’Europe. Voir comment leurs compatriotes sont traités en Europe doit en refroidir plus d’un quant à l’opportunité d’effectuer ce voyage… Risquer de mourir ici ou ailleurs, pourquoi s’en aller ?

Mais on ne fait pas ça. On préfère les laisser crever là-bas, en chemin ou ici. Leur retirer toute dignité comme pour les punir d’être nés ailleurs et d’avoir voulu croire qu’ici on était libres, comme notre propagande le leur fait croire depuis tant d’années ; la France le pays des droits de l’homme, comment pourraient-ils ne pas les accueillir ? Et puis les mettre dans des camps, les dépouiller des misérables biens qu’ils ont réussi à cacher jusqu’aux réseaux mafieux, les suspecter, les mépriser, les rejeter dans la boue, la saleté et la misère. En les accusant d’être les responsables de troubles à l’ordre public, d’un risque pour la sécurité nationale, et même pourquoi pas de la disclocation européenne ? comme si l’Europe ne pouvait pas accueillir un million de personnes sur son territoire peuplé de plus de 500 millions d’habitants !

Le fait est qu’on referme les frontières. Prêts à payer la Turquie pour les retenir, prêts à « pardonner » à la Grèce pour qu’elle les parque dans des camps. Bientôt on exigera d’eux qu’ils travaillent gratuitement pour avoir le droit de crever ici.

En attendant chacun peut voir enfin la solidarité européenne dans toute sa splendeur. Ceux à qui l’exemple de Chypre ou de la Grèce n’avait pas suffi en ont pour leur argent -enfin façon de parler !

Il n’y a pas si longtemps j’ai entendu notre cher président déclarer fébrilement sur France-inter qu’en gros, si l’Europe à 28 ne se mettait pas en ordre de marche, il n’y aurait pas grand dommage à se séparer des récalcitrants. Même au sein de l’Europe « historique ». Mais c’est à cela, me suis-je dis aussitôt, que les migrants servent ! Ils sont l’excuse qui servira à mettre en place concrètement l’empire européen qui pointait déjà son nez il y a 5 ans. Un gouvernement autoritaire, dirigé par l’Allemagne et la France, avec l’Angleterre qui servira également de caution pour exclure les autres. Et garder ceux qui voudront bien se soumettre.

Les migrants sont donc le jouet de manoeuvres politiques tout à fait scandaleuses – mais tellement proches de celles qui ont chaque fois conduit au pire : montée des extrêmes, par la peur qui conduit à la violence, sur fond de misère, de racisme et de propagande… avant le déchaînement auquel il donne lieu chaque fois ; le tout pour toujours plus d’argent, de pouvoir, ou des deux.

Les migrants sont désormais considérés comme des êtres nuisibles et dangereux. cela sert les intérêts des terroristes, qui servent eux-mêmes les politiques sécuritaires de nos gouvernants qui, face à la violence engendrée, justifient la leur en lui opposant celle de ses propres militaires. Les chefs de Daesh gagnent de l’argent en revendant le pétrole à la Turquie qui le blanchit pour le revendre aux « Occidentaux », qui s’en serviront pour remplir les réservoirs de leurs bombardiers, destinés à lutter contre ceux à qui l’argent du pétrole aura permis de payer des soldes en échange de leur vie de combattant… contre les populations qu’ils massacrent ou recrutent, quand ceux-ci n’ont pas réussi à fuir.

En réalité les puissants ne régleront le « problème » des migrants que lorsqu’ils ne leur serviront plus. Soit on les renverra chez eux sans ménagement, soit on les utilisera d’une manière ou d’une autre, pour d’autres indignités.

De la même manière que le terrorisme est instrumentalisé pour instaurer la peur, les migrants sont utilisés pour instaurer la discorde. Quand les défenseurs des migrants seront considérés comme des soutiens objectifs des terroristes la police surarmée et le renseignement auront déjà les noms et adresses de ceux qu’il faudra assigner à résidence -puisqu’on a plus de place en prison !

Ils pourraient faire cesser cela. Ils ne le font pas car ils ne le veulent pas. Ils ne le peuvent pas. Alors que plus de la moitié de la population syrienne a quitté sa maison, alors qu’ils l’ont déjà fait de nombreuses fois sans aucun scrupule, les « Occidentaux » laissent la situation perdurer pour conserver et l’état d’urgence permanent, et le tournant sécuritaire ; et aussi bien sûr le détournement de l’attention des citoyens pendant qu’on détruit tous les acquis sociaux.

Si nous le voulions, nous pourrions accueillir tous les migrants qui le souhaitent ; et dans des conditions acceptables. Nous pourrions aussi refuser la destruction de nos droits, ainsi que le saccage de notre environnement. Pour tout cela il nous faudrait réfléchir autrement. Cela implique de ne pas se tromper de combat : ce n’est pas contre des hommes qu’il faut lutter mais contre un système. Celui qui a fait du capitalisme un système de corruption généralisée, injuste et autoritaire. Déshumanisé.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Coincés entre deux dictatures

Posté par calebirri le 23 novembre 2015

Voilà : ce que tout le monde attendait (et redoutait aussi) est arrivé : des êtres sans âme et sans conscience, des êtres « déshumanisés », devenus « non-humains », ont commis un carnage dans Paris. Loin des marchés irakiens ou des villes syriennes où la mort est susceptible de frapper à chaque instant, nous avons eu ces derniers jours un « petit aperçu » de ce que subissent d’autres êtres, humains et innocents, à quelques milliers de kilomètres de nous.

Bien sûr aujourd’hui nous sommes tous sous le choc après de telles horreurs, mais nous avons tous conscience aussi que d’autres peuvent encore être commises demain, ou plus tard, n’importe où, et contre tout le monde.

Mais nous ne pouvons nous arrêter là, et agir avec la même stupidité malsaine que celle qui a conduit à l’invasion de l’Afghanistan après les attentats du 11 septembre : après presque 15 ans de « guerre contre le terrorisme », le constat d’échec s’impose. Aller envahir la Syrie ou la Belgique ne sera d’aucune utilité. On ne peut pas empêcher un individu prêt à perdre sa vie de le faire. La seule chose que l’on peut empêcher, c’est que ces individus aient la volonté de le faire.

Cela signifie qu’il faut remonter au « noeud » du problème, la religion. Comme aux pires époques qui ont conduit aux pires drames de l’histoire, la religion est « l’excuse » idéologique entretenue par les gouvernants des deux camps (en gros « l’Occident » contre « l’Orient ») pour d’une part envoyer leurs soldats à la mort, et d’une autre justifier l’accaparement des ressources et des territoires, pour le pouvoir et l’argent qu’ils permettent d’obtenir.

On ne peut imaginer que derrière ces deux « camps » qui se font face il n’y ait pas tout de même une conception radicalement différente de la société, comme ce fut le cas entre l’alliance autour des Etat-Unis et celle des « communistes ».

Et c’est cela le plus inquiétant. Comme Hitler fût le partisan d’une Europe « ethniquement épurée », les salafistes croient eux-aussi (et leurs chefs font semblant) aux visions apocalyptiques décrites par les livres les plus lus et les plus accessibles (je veux dire physiquement) à tous. Leurs visions obscurantistes sont des lectures littérales qui font que, de la même manière que George Bush se voyait en envoyé de Dieu pour faire une croisade au 21ème siècle, les partisans de l’organisation « Etat islamique » se croient les descendants du prophète et investis d’une « mission divine » (qui justifie leurs crimes bien entendu : ce n’est pas de leur faute à eux mais de la faute de Dieu !)

En réalité il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes coincés entre deux feux : d’un côté il y a les islamistes, dont l’objectif est de faire advenir le chaos, et si possible d’entraîner les armées « ennemies » à combattre sur « leurs terres ». Pour faire comme dans le livre, pour faire comme dans leurs fantasmes. Et de l’autre il y a les partisans de l’autre livre, qui veulent eux-aussi « libérer » les hommes comme dans le livre. Des conneries tout ça

Ce qu’on voit depuis les attentats du 11 septembre, c’est la radicalisation des deux côtés : les « gentils occidentaux » s’arment et se préparent à la violence pour combattre celle des « méchants musulmans » (nous savons comment les amalgames successifs ont de fait « transformé » tous les musulmans en terroristes) qui eux disent prendre la défense des victimes de la violence des occidentaux. Il faut dire qu’au niveau du nombre de morts (4 millions de musulmans dit-on ici), il n’y a pas photo : on arrive presque au nombre de juifs tués pendant la seconde (je devrais dire deuxième) guerre mondiale ; mais pas encore à celui des « ennemis » de l’époque, les soviétiques.

vous savez pourquoi les gouvernants ont tant de mal à supporter les théories « conspirationnistes » ? C’est parce qu’ils en sont les véritables promoteurs : tandis que les uns font semblant de croire à l’apocalypse en Syrie, les autres font semblant de croire au retour du messie. C’est cela le problème. C’est que malgré une politique économique « court-termiste » (pour leur pouvoir et leur argent) les « chefs » de ces deux « camps » s’appuient tout de même sur des « légendes » millénaristes pour faire croire aux peuples qu’ils dirigent que tout cela participe d’un enjeu bien plus grand que nous tous. Vous allez voir que les « Occidentaux » vont finir par envoyer leurs troupes se battre exactement là où les terroristes veulent les conduire dans une sorte d’auto-réalisation des « prophéties » qu’ils auront eux-mêmes rendues réelles par leurs agissements.

Le résultat ? C’est que nous sommes coincés entre deux visions anti-démocratiques dans lesquelles il n’y a de place ni pour la liberté ni pour la démocratie. Mais utiliser la violence pour mettre fin à la violence, c’est comme supprimer les libertés en prétendant les défendre… c’est une arnaque !

Regardez-les en France et en Europe qui se précipitent pour voter, comme un seul homme et comme les Américains en 2001, toutes les lois liberticides qu’il aurait autrement fallu des années pour faire voter !

Croyez-vous qu’à l’occasion de la refonte des accords de Schengen ils ne vont pas en profiter pour faire quelques autres petites « améliorations cosmétiques » qu’on trouvera bizarrement hyper contraignantes ; mais seulement après son vote en catastrophe et sans débat public avant la fin de l’année ?
Croyez-vous qu’à l’occasion de la « petite modification » de la Constitution ils vont y ajouter à l’article 3 une ligne concernant le RIC)ou plutôt qu’ils en profiteront pour s’autoriser quelques pouvoirs supplémentaires ? Vous rendez-vous compte qu’avec l’état d’urgence qui permet d’interdire les manifestations ce sont les accords de Schengen (donc les traités européens!) et la Constitution de la France qui seront ainsi modifiés, et tout cela sans aucun débat public ?

Et l’organisation Etat islamique, vous pensez vraiment qu’elle va recruter moins après les bombardements massifs qu’avant ? Vous croyez franchement qu’en supprimant les libertés des citoyens occidentaux les terroristes seront impuissants, et que ce n’est pas plutôt comme leur signifier clairement une victoire sur la Liberté en général ? Quand nos armées arriveront sur le sol syrien pour combattre Daesh, ils se frotteront les mains en assurant à leurs ouailles que la prophétie est en train de s’accomplir, et qu’une dictature s’est installée en Europe…

Je l’ai déjà écrit ailleurs, supprimer le terrorisme n’est pourtant pas si compliqué

Seulement c’est comme je l’ai dit aussi, l’esclavage est, dans une société capitaliste mondialisée, la seule solution dont nos gouvernants imbéciles disposent à partir du moment où ils refusent de remettre en cause le système qui permet -entre autres fléaux- au terrorisme de se développer. Orwell avait une fois de plus tout compris : en dénonçant ensemble les régimes autoritaires et dictatoriaux qu’étaient le nazisme comme le stalinisme il montrait à quel point ils étaient liés dans la perpétuation d’une guerre factice menée au nom de valeurs « retournées » dans lesquels les hommes sont entrainés par leur propre soumission au service d’une petite élite qui agit de manière inverse aux préceptes qu’ils imposent au reste de la population. Ainsi la guerre qui devrait avoir lieu entre les riches et les pauvres pour la juste répartition des richesses est savamment empêchée par les deux dictatures qui nous enferment dans un conflit qui nous défend d’ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de ce monde.

Prenons garde à ce qui vient. Nous sommes désormais confrontés au même danger que celui qui a emporté tant d’hommes, de femmes et d’enfants il y a un peu moins d’un siècle. Les forces ont présence sont certes obscurantistes mais disposent de moyen d’oppression jamais égalés. Leurs noms ont simplement changé, et à la place du nazisme et du stalinisme nous avons Daesh et les Occidentaux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Il n’y a plus de débat : l’esclavage c’est l’avenir !

Posté par calebirri le 11 novembre 2015

S’ils veulent faire de nous des esclaves, ce n’est pas pour nous faire du mal ; ni même parce qu’ils sont méchants… mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement dans le cadre de pensée qui les a construit. Ils ont fini par intégrer que certains hommes sont faits pour commander et d’autres pour obéir, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde et que seuls les meilleurs survivront ; et puis surtout que certains hommes valent moins que d’autres.

Comment en sont-ils arrivés là ? il suffit de regarder le monde autour de soi, et le comportement de chacun selon sa position : pour les dirigeants, qui sont responsables de la misère et de la pollution par leur recherche constante de plus grands profits, ils veulent se persuader qu’ils « aident » les populations défavorisées en leur « offrant » un travail ; et pour les futurs esclaves, qui sont responsables d’entretenir cette misère et cette pollution par leur consommation, ils se laissent aller à croire que grâce à eux, « au moins ils ont un travail ».

Sauf que les conditions de travail offertes aux étrangers sont scandaleuses et que les Français sont loin de pouvoir s’aligner… et pour cause, puisque ces gens sont traités moins bien que des esclaves. Il n’est pas difficile de constater à quel point les pays les moins démocrates sont les plus rentables, jusqu’à faire dire à certains que l’économie est polluée par la démocratie… ce qui par ailleurs est tout à fait juste puisque la démocratie (la vraie) est incompatible avec le capitalisme. Ce qui n’est pas le cas de la dictature.

Et « puisque la démocratie empêche le capitalisme, supprimons la démocratie » (enfin ce qu’il en reste !). Voilà à quelles pensées sont réduits les dirigeants de nos belles Nations…. Des infos compromettantes sortent à cause d’internet ? Contrôlons-le ! Les chômeurs coûtent trop cher ? Faisons-en des auto-entrepreneurs… ou des esclaves !

Et il s’avère qu’en matière de rentabilité l’esclavage n’a pas de concurrent… Mais attention, le monde a changé : il n’est aujourd’hui plus nécessaire de maintenir son escalve en vie, ou ne serait-ce qu’en bonne santé : il paraît que nous sommes menacés par la surpopulation … et désormais, en lui donnant sa misérable paye on se croit dispensé de le maintenir ne serait-ce qu’en état de travailler : un bengali en vaut bien un autre !

Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’on ne peut ni le réguler ni le laisser libre, alors il faut que ce soit la misère que l’on régule et non pas le système qui la crée : on ne sait faire que ça.
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).

On pourrait croire que cette manière de penser est le résultat de siècles de réflexions poussées et qu’il n’existe réellement pas d’alternative au capitalisme et aux horreurs qu’il engendre, mais c’est nier complètement la réalité : ceux qui nous disent qu’il n’y a plus de débat en France, qu’il n’y a plus d’intellectuels d’envergure se trompent lourdement. C’est justement par une sorte de paresse intellectuelle, mais pas de ceux qu’on croit : ouvrir les journaux connus, allumer sa télé officielle, consulter les réseaux sociaux les plus en vue… et s’apercevoir qu’effectivement il n’y a ni débat ni réflexion. Sauf que ce n’est pas par manque de débatteurs ou d’intellectuels qu’on ne les voit pas et qu’on ne les entend pas. C’est faute de visibilité. Quand on sait que 95 pourcents des journaux quotidiens appartiennent à quelques milliardaires on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de débat : est-elle désirée par les patrons ? est-elle provoquée par des employés serviles endormis par des années de pratique de la paresse intellectuelle ? Et surtout pour quoi faire (les journaux et la presse en général n’est en général pas le plus rentable des investissements) ?

En réalité cette absence de débat est provoquée par un calcul simple mais vicieux : le capitalisme ayant entamé son retournement et « le roi étant nu« , les hommes de pouvoir ont refusé de le perdre en utilisant la crise et le terrorisme pour imposer la seule solution qui permette de le garder tout en empêchant (pour un temps au moins) ce retournement : l’esclavage encadré par un gouvernement autoritaire. La rentabilité maximum avec une compétitivité retrouvée (regardez l’Espagne qu’on cite aujourd’hui en exemple car elle crée de l’emploi depuis la baisse drastique des salaires et conditions de travail -quelle avancée…), et l’impossibilité de faire émerger l’opposition, ou même des alternatives. Il faut se rendre compte que toutes les idées de « partage » sont suceptibles de nuire à la consommation et que la plupart finissent par être rachetées et rentabilisées par des capitalistes.

En réalité ce n’est pas que nos gouvernants ne connaissent pas les solutions, mais tout simplement qu’ils n’en veulent pas ! Que ce soit pour les migrants, l’écologie ou le chômage, ils refusent de laisser s’exprimer ceux qui pensent autrement pour ne pas avoir à les affronter.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre la pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.

L’objectif d’organiser un simulacre de débat est de populariser les idées du FN pour paraître ensuite plus modéré. Ils veulent nous faire croire au pire pour nous faire accepter le moins bien.

Regardez comment les choses se passent : la « vague » de migrants qui effraie l’Europe est l’occasion de fermer les frontières et de faire monter la peur des étrangers. Pour le réchauffement climatique pareil : plutôt que de remettre en cause le système qui crée les déséquilibres, on préfère apprendre à consommer « différemment », à « faire mieux avec moins ». On nous prépare peu à peu , avec des arguments du genre « il n’y en a pas pour tout le monde », à accepter le régime autoritaire qui vient tout en le justifiant par les crises qu’ils auront eux-mêmes créé par leurs comportements.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.

Pourtant, nous savons tous que l’écologie, comme la démocratie, est incompatible avec le capitalisme : partout on surveille les contestataires, on lutte contre les lanceurs d’alertes, on musèle la presse et on empêche les alternatives d’émerger.

L’esclavage est l’aboutissement logique de l’aveuglement des hommes qui refusent de voir la vérité en face : ils croient sincèrement qu’il est impossible de remettre en cause le système capitaliste ; tandis qu’il est beaucoup plus simple de se passer de la démocratie. Et ce n’est que pour justifier cette pensée qu’ils en viennent à considérer que la vie de certains hommes vaut moins que celles d’autres hommes ; puisqu’il apparait que certains valent plus que d’autres, pourquoi l’inverse ne serait-il pas exact ? C’est toute la leçon du capitalisme : ce système contient en germe l’esclavage. Sans possibilité de débat.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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