L’UMP finira-t-il à gauche ou à l’extrême droite ?

Posté par calebirri le 20 avril 2008

La question peut se poser, car l’époque est aux extrêmes.

Si on devait refaire les cartes, c’est la classe politique toute entière qui se trouverait chamboulée.

A gauche d’abord, on peut constater un regain d’activité à travers la LCR, qui a remplacé le PC dans les débats télévisés. Et avec ce groupe l’anarchique armada composée de tous les « antis ». il y a l’antimondialisation, l’anti-OGM, l’anti-croissance, l’anti-nucléaire…

Il faut y ajouter les syndicalistes, qui sont à la veille d’un grand chisme entre les vieux à la dérive droitière et les jeunes révoltés.

Tous ces corpuscules se radicalisent sans toutefois se rassembler, encore que de nombreuses participations évènementielles se fassent en commun. Ils y viendront sans doute.

 

A gauche, le PS n’est plus que l’ombre de lui-même.

La politique d’ouverture de Sarkozy a mis à mal la fragile hypocrisie qui masquait la réalité : le socialisme est clairement capitaliste. Du coup il y à ceux qui assument le fait de se trouver à droite, ceux qui se radicalisent à gauche et qui rejoindront le premier groupe, et ceux qui sont décidés à continuer la mascarade. Ces derniers, à mon avis, ne feront pas long feu.

 

A droite maintenant, on sent ces derniers temps quelques tensions. D’une part l’ouverture a laissé moins de place à certaines espérances carriéristes, et ensuite la politique du gouvernement se radicalise à droite. De même que pour la gauche il va falloir choisir son camp, car le masque tombera bientôt. Ceux qui se désolidarisent seront punis, peut-être pourront-ils rejoindre un Modem ou un PS (je pencherai plutôt pour le premier). Les autres seront embarqués dans un processus politique toujours plus à droite, qui sera obligé de rattraper ainsi les erreurs qui se succéderont rapidement.

 

Pour le Modem, tout dépendra de son orientation. Il a sa chance quand on y pense, car il pourra rassembler, après l’heure du choix, tous les frisquets de droite et de gauche, et tout ça sans offenser les deux ennemis d’hier. Bayrou aura alors eu à ce moment raison de ne pas s’engager durant la présidentielle.

 

Et pour le choix, chacun y verra midi à quatorze heures.

 

caleb irri

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le bilan à six mois

Posté par calebirri le 20 avril 2008

Cela fait déjà six mois que notre président se bat sur tous les fronts. Chaque jour un nouveau fait d’armes, comme s’il voulait assommer l’ennemi (la pauvreté) à coups de béliers répétés et massifs. Les réformes pleuvent comme des balles et c’est avec peine que les médias suivent le rythme. Pas le temps d’expliquer, pas le temps de discuter ; le lendemain il y a toujours une autre bataille, une autre réforme. Du coup on ne s’attarde pas, car tous les chantiers sont menés tambour battant. L’ennemi (les pauvres) n’a pas le temps de se rassembler, il est attaqué de toutes parts.

 

Nous pourrions demander grâce, ou bien un peu de répit, mais pas le temps. La guerre du président doit se jouer vite, avant que l’ennemi puisse reprendre ses esprits. Cinq ans c’est trop long, la résistance pourrait se former. Tandis que là les attaques portent vite et fort, et dans très peu de temps toutes ces batailles seront inscrites de manière irréversible dans les livres d’histoire : l’ennemi (le peuple) aura capitulé.

 

Très habile ce président. Les lois (ou « réformes ») imposées aujourd’hui seront gravées dans le marbre dès demain, et il sera alors trop tard pour se révolter. Derrière la volonté affichée de régler les problèmes au plus vite les régressions se succèdent trop vite et en trop grand nombre pour pouvoir être étudiées sérieusement. On arrive de fait à cette situation dangereuse de confondre vitesse et précipitation. Comme pour la réforme des régimes spéciaux de retraites, où peu à peu on s’est rendus compte (ces régimes spéciaux sont encore syndiqués) que cette mesure allait en réalité faire travailler plus pour gagner moins. Cette grève, qui a touché de plein fouet les citoyens, a duré suffisamment longtemps pour intéresser les médias, qui ont fini par se pencher sur le problème.

 

Les avocats ne font pas assez de bruit, les étudiants non plus. La sécu, les internes et l’énergie encore moins. Les mesures se succèdent à intervalles suffisants pour que l’effet suivant les annonces s’amenuise puis s’abîme dans la réaction à la mesure suivante.

 

Car c’est à y perdre la raison : c’est tout le programme du candidat Sarkozy qui a été réalisé en six mois. Régime spéciaux, immigration, chômage, franchise médicale, internes, étudiants, service public, pouvoir d’achat, environnement, impôts, justice, Europe, tout y est passé. Avec en ce moment du commerce et de la diplomatie, accessoirement du service minimum dans les écoles et de la rémunération de dénonciation.

 

En six mois le bilan est très lourd, et c’est brièvement que je vais le retracer :

 

 

-régimes spéciaux : grève dans les transports durant neuf jours et pour l’instant pas de solution. Seuls l’armée et les sénateurs gardent tout.

 

-immigration : quotas (ou « objectifs quantitatifs »), regroupement familial plus difficile, rétention plus longue, quelques suicides.

 

-chômage : baisse des chiffres et augmentation des radiations, anpe-unédic-assédics en grève. Traque des abus et surveillance accrue. RMI supprimé en cas de refus d’offre d’emploi.

 

-franchise médicale : taxe sur les pauvres et les malades.

 

-sécurité : gendarmerie et police ensemble en grève, plus de violence, moins de liberté, plus de caméras, plus de surveillance. Rémunération de la délation. Violences urbaines toujours présentes.

 

- sécurité sociale : baisse des remboursements, vers une sécurité sociale privée.

 

-sécurité routière : augmentation massive des amendes, des retraits de permis et baisse insensible de la mortalité sur les routes.

 

-emploi : baisse d’effectifs des fonctionnaires et des dépenses publiques. Ventes d’armes, d’avions et de nucléaire, entreprises qui délocalisent. Baisse des charges sociales.

 

-pouvoir d’achat : en baisse, augmentation des prix, prévision de croissance en baisse, inflation, crise financière. Salaire présidentiel presque triplé. Suppression discrète des 35heures, heures supplémentaires et travail le dimanche.

 

-diplomatie : alignement sur les Etats-Unis, contrats avec la Chine, l’Algérie et la Libye, contacts avec les Farqs. Vente d’armes. Abandon des français de l’arche de zoé, coupables ou non

 

-éducation : service minimum envisagé, baisse des effectifs, privatisation des universités, retour à l’autorité.

 

-environnement : grenelle inutile, OGM toujours pas interdits, taxes supplémentaires créées.

-impôts : baisse pour les riches (paquet fiscal), droits de successions baissées, redevance pour les pauvres aussi.

-justice : nouvelle carte judiciaire provoque des grèves de la faim, des affrontements avec la police. Les avocats seront obligés de dénoncer les soupçons de blanchiment d’argent.

 

-Europe : traité simplifié signé en cachette et sans aucune explication.

 

-vie personnelle du président : affaire du patrimoine étouffée, censure, salaire, divorce, Clearstream, nomination de proches à des postes clefs dans l’industrie et les médias, copinages douteux et assumés avec de grands patrons… un modèle de transparence.

 

-réforme du code du travail : ultra libéralisation de l’Etat

 

Tout ceci est très succinct et malheureusement pas exhaustif j’en conviens, mais cette petite énumération a au moins le mérite de prouver une chose : le candidat Nicolas Sarkozy n’a pas respecté toutes ses promesses de campagne, et malheureusement pourrait bien en réaliser quelques unes.

 

Très rapidement là aussi je voudrais vous montrer, à la lumière du programme officiel de l’ancien candidat, comme la différence entre les mots et les actes peut être édifiante. Tous les articles sont construits de la même manière : d’abord un vague bilan critique des prédécesseurs, puis de belles promesses. Ensuite les mesures proposées, qui en apparence semblent correspondre à ces promesses. Mais qui en réalité vont provoquer le contraire de ce qu’elles annonçaient.

Ce programme est découpé en quinze points, que je ne pourrais évidemment pas détailler, mais je crois utile d’en souligner quelques phrases.

 

Article 1

-« je vous associerai au choix des réformes » et « je m’appuierai fortement sur le dialogue social » : comme le prouvent les nombreuses grèves et le tout récent désaccord au sujet du divorce à l’amiable, la concertation tant vantée n’est visiblement pas au rendez-vous.

 

-« vous ne supportez plus la concentration des pouvoirs entre les mains d’une petite élite » et « je renforcerai les pouvoirs de celui-ci [le parlement], notamment de l’opposition » : est-ce là le super-président omnipotent qui a conduit l’amusante ouverture ?

 

-« je crois résolument dans le service public » et « en échange des efforts que je leur demanderai, nos fonctionnaires seront plus considérés, mieux payés et leurs carrières plus valorisantes »: c’est pour cela qu’il supprime des postes.

 

Article 2

-« je rendrai compte régulièrement de mon action devant les Français et devant le parlement » : l’opposition est divisée et affaiblie par l’ouverture, les comptes-rendus sont les chiffres du chômage réduits par des statistiques trompeuses et des radiations massives, et la baisse des prévisions de croissance qui sont passées de presque 3 à presque 2 en tout juste six mois.

 

Article 3

-« je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été une solution contre le chômage » : apparemment travailler 60 heures par semaine réglerait ce problème en même temps qu’elle trancherait la question du « travailler pour vivre ou vivre pour travailler ».

 

Article 3-4

-« grâce à ces mesures, en cinq ans, nous pouvons atteindre le plein emploi, c’est-à-dire un chômage inférieur à 5 pourcents et un emploi stable et à temps complet pour tous » : l’article numéro 4 le permettrait sans doute en recourant aux travaux forcés. « Je ferai en sorte que les revenus du travail soient supérieurs aux aides sociales et que les titulaires d’un minimum social aient une activité d’intérêt général, afin d’inciter chacun à prendre un emploi plutôt qu’à vivre de l’assistanat »

Beaucoup de choses dans cette phrase effrayante. Pour que les revenus du travail soient supérieurs aux aides sociales il suffit de baisser ces aides. Mais que les titulaires d’un minimum social aient une activité d’intérêt général sonne comme une condamnation : il est déjà étonnant que le travail d’intérêt général soit une sanction juridique, mais que les titulaires d’un RMI soient considérés en général et à priori comme des criminels est une nouveauté. La fin de la phrase (« afin d’inciter chacun … ») sous-entend clairement que ces « titulaires » n’ont pas la volonté de travailler, et qu’ensuite ils profitent de ces aides sociales (qui deviennent « assistanat »). Cela signifie que le choix du travail ne doit pas se faire librement, et qu’il faudra accepter n’importe quel emploi, pour sortir à tout prix du système de protection sociale.

Avec la future privatisation de la sécurité sociale et des retraites, la réforme du code du travail, l’abolition des 35heures, la fin des régimes spéciaux et le travail le dimanche, l’Etat se désengage ainsi totalement du travail. Seuls les chiffres comptent, et la devise de la France est enfin assumée comme obsolète. Désormais celle du président fera l’affaire : autorité, respect et mérite.

 

Article 5

-« je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire je ferai tout pour les baisser » : les taxes nouvelles sur les voitures, l’augmentation des contraventions, la redevance élargie, la franchise médicale, le déremboursement de certains médicaments, tout cela n’est pas de l’impôt. Le paquet fiscal a effectivement été une baisse d’impôts, mais il faut voir pour qui.

 

Article 6

-« [l’Europe] doit agir dans le monde pour que les valeurs de la civilisation ne cèdent pas sous la pression des seuls intérêts commerciaux et financiers » : les valeurs de cette prétendue civilisation sont les intérêts commerciaux et financiers. L’Europe a été créée dans ce but. Avec la suite de cet article 6 du programme, « […] le droit pour l’Europe, lorsque c’est son intérêt, notamment à l’OMC, de préférer et donc de protéger ses produits, ses entreprises, ses marchés », on retombe dans cette contradiction : les intérêts économiques se confondent avec les valeurs de l’Europe.

 

Article 8

-« je veux que le droit au logement soit opposable devant les tribunaux » : on était au courant, mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

 

Article 9

-« je suis pour que les élèves se lèvent quand les professeurs entrent dans les classes » : c’est à se demander en quoi consiste le respect. Il se mérite mais ne s’impose jamais ; sinon on confond avec la crainte.

 

-« [je] créerai un service civique obligatoire de six mois » : y apprendrons-nous à nous servir d’une arme ou à glorifier le chef du pays ?

 

Article 10

- au sujet des professeurs, « je souhaite que leur autorité et leur liberté pédagogique soient respectées » : la lettre à Guy Moquet est le symbole de cette liberté pédagogique, bafouée au nom du sacrifice des enfants pour la patrie.

 

Article 11

-« chaque bachelier aura une place à l’université, mais le nombre d’étudiants dans les différentes filières dépendra du marché du travail » : là aussi l’élève aura le choix de rentrer à l’université, mais n’aura pas celui de choisir le diplôme. « Un service public de l’orientation permettra aux élèves de choisir la voie qui leur correspond le mieux ». Toujours le choix dans un premier temps, réduit aussitôt par une condition restrictive : l’élève aura le choix si cela correspond à des critères restant à définir.

 

Article 12

-face au problème des banlieues, « il faut ensuite maîtriser l’immigration » : le lien est clairement établi.

 

Article 13

-« La laïcité, l’égalité entre la femme et l’homme, la liberté de conscience sont des principes avec lesquels je ne transigerai jamais » : comme si les deux premiers principes étaient dangereusement attaqués ! Pour le troisième principe en revanche…

 

-« enfin, j’ai proposé la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement » : en réalité c’est notre culture qui est le fruit de l’intégration, depuis les premiers nomades celtes jusqu’aux africains, en passant par les romains et les allemands.

 

Article 14

-« je veux que nous préservions l’excellence de notre système de santé, qui est l’un des meilleurs au monde » : c’est pour cette raison qu’il est un gouffre financier. Le social n’a jamais été rentable, et on ne peut que choisir entre l’un et l’autre.

 

-« j’améliorerai les conditions de travail des professionnels de santé, […], et libérerai l’hôpital de la contrainte des 35heures » : comme si les conditions de travail étaient meilleures à 40 heures qu’à 35.

 

Article 15

-« je maintiendrai notre effort de défense au moins à son niveau actuel » : cela signifie que les dépenses vont augmenter. Il y a toujours de l’argent pour la guerre.

 

-« je ne transigerai pas avec les valeurs de notre pays, son indépendance et ses alliances » : tout ça en même temps, sans imaginer qu’il puisse y avoir contradiction entre « alliances » et « indépendance ». Et puis « je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus ». Et enfin « je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques » : l’actualité est pleine d’exemples frappants de cette force morale…

 

caleb irri

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Connaissez-vous « Blablabla hebdo » ?

Posté par calebirri le 20 avril 2008

Depuis quatre semaines maintenant sort (presque) tous les samedis un nouveau journal intitulé « blablabla hebdo », sorte de revue de presse ironisant sur les médias généraux. A la lecture de l’encart intitulé « la censure des « confrères » et des messageries de presse MLP », j’ai été frappé par la sincérité du texte et par une phrase en particulier : « Notre premier numéro a fait un énorme bide- quand nul ne sait que vous existez, personne ne va vous demander au marchand de journaux, c’est d’une logique implacable. »

Oui, implacable. Ce qui existe n’est que ce dont on parle. L’Histoire ne retient que cela, et finit par ne faire exister que ceux dont elle a daigné parler. Tout le reste n’existe pas.

 

 

Logiquement, l’auteur avait d’abord résolu la question de la censure : le silence est la pire des armes, car elle n’est pas critique d’une chose existante, elle nie tout simplement celle-ci.

Le capitalisme a transformé le quatrième pouvoir, la presse, en appareil de censure étatique à la solde des gouvernants. Alors qu’auparavant les journaux étaient censés faire écho à la voix du peuple, aujourd’hui elle reprend clairement celle de ceux qui financent les médias. Pas étonnant qu’un journal comme « Blablabla hebdo » ait des difficultés à survivre, car il critique les médias sans distinction. L’indépendance dont il se targue est la cause de son boycott (age ?). N’ayant pas d’ennemi clairement défini, il n’a pas d’ami non plus.

 

Si ce journal disparaît, personne ne saura dire s’il était bon ou mauvais. Il n’aura pas existé, de la même manière que pour les enfants Chinois il ne s’est rien passé place Tienanmen. A l’heure où l’on dit se battre pour la liberté d’expression, on s’aperçoit qu’il est possible de censurer sans contredire ce principe. Le silence suffit à évincer l’opposition par l’oubli.

 

Ah, ce brave Orwell avait bien compris que l’oubli n’était qu’une étape vers la transformation de l’Histoire. Le silence est terrible, et il peut être remplacé par une autre voix, plus puissante et plus forte que celle de la vérité : elle crée la réalité, et on inverse le processus : ce dont on parle fait exister l’Histoire. Ce qui est vrai est ce qui est réel, et est réel ce dont on se souvient, ce dont on parle. Pas besoin de censure… ainsi l’on retiendra que les peuples ont approuvé le traité européen, et que le président du Zimbabwe a été réélu en 2008 pour la sixième fois consécutive, tout cela démocratiquement.

 

Enfin, que ce journal plaise ou ne plaise pas, il a le mérite d’être innovant, critique et humoristique, d’autant plus que l’idée de départ est une bonne idée : faire la revue de presse de tous ces médias permet de mettre en une fois à la portée de tous les principales aberrations de l’information. Il faut lui laisser la chance d’exister, de s’améliorer, de se construire en en parlant, tout simplement. On peut le critiquer, le détester ou s’en moquer, tant mieux.

Peut-être même il est capable de faire de la publicité aux médias cités, car pour se faire une idée plus juste de la critique formulée rien n’est meilleur que de se rendre à la source. Certains ne connaissent ni « bakchich » ni « rue89 », et peuvent à cette occasion s’y intéresser.

En tout cas je vous invite chaleureusement à faire passer mon message car vous ferez ainsi preuve d’ouverture d’esprit, vertu rare et de ce fait fort appréciée par certains lecteurs. Il paraît même que c’est vendeur…

 

caleb irri

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l’homme et Dieu

Posté par calebirri le 18 avril 2008

On a toujours dit que Dieu a fait l’homme à son image. D’autres plus malins ont ajouté que peut-être étaient-ce les hommes qui avaient fait Dieu à leur image.

En réalité les hommes ont fait l’homme à l’image du Dieu qu’ils ont créé.

 

Pour justifier leurs multiples exactions, les hommes ont toujours voulu croire à une volonté divine qui les poussait malgré eux à commettre des actes criminels.

L’homme serait en quelque sorte un chevalier de Dieu, pour Dieu- mais aussi pour soi. Comme si Dieu lui-même, un jour, était descendu dire aux hommes de se croiser, dans la haine et la violence, rien que pour sa gloire personnelle ; ce qui serait inacceptable pour tout Dieu qui se respecte on en conviendra.

 

Par contre les croisades ont plus que glorifié les puissants, qui se sont eux couverts d’or et de gloire dans leur combat pour Dieu. Mais on ne peut se battre pour Dieu. Se battre est toujours contre ; mais qui se battrait pour un tyran ? Alors on a décidé que c’était pour Dieu.

Aujourd’hui le mensonge est toujours valable et même si le Dieu d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui, que chacun ne loue pas le même Dieu, il est toujours d’actualité pour nos tyrans de se réfugier derrière une croisade plutôt que d’annoncer clairement comme objectif le pouvoir sous toutes ses formes.

 

Depuis toujours l’homme a cherché le pouvoir, la puissance et l’argent. Mais ces buts, inavouables pour qui se veut altruiste, humble et bon sont effacés des consciences pour ne laisser paraître à ceux qui se battent pour lui que la lutte est bonne.

Les Joinville et autres « journalistes » de l’époque sont les mêmes traîtres de la vérité que le sont nos contemporains, à la solde du pouvoir et tout à la fabrication de l’histoire officielle. C’est comme ça qu’ils se nourrissent, peut-on leur en vouloir ?

 

Mais toujours est-il que, à la façon dont le prêtre encense la mort pour plaire aux vivants, l’histoire glorifie l’homme dans ses actions- actions qui se sont déroulées « pour le bien de tous », malgré quelques erreurs commises. Les erreurs sont humaines et fortuites, tandis que les réussites sont le fait des héros qui ont envoyé les hommes au combat.

D’ailleurs quel homme avouant se battre pour son propre compte entraînerait-il derrière lui des foules qui se pressent à l’appel de Dieu ?

Pour ratisser large il faut une cause large : dieu est souvent bien suffisant.

Dieu est devenu une excuse, un combat éternel justifiant toutes nos guerres, alors qu’il n’est rarement reconnu responsable d’une paix ; la paix est semble-t-il l’apanage des hommes.

L’histoire, si l’on en croit ses apôtres, n’est que le fruit d’un combat qui oppose les gentils et les méchants ; le méchant se trouvant toujours être l’ennemi du chef de l’historien.

 

Si Dieu avait des yeux pour voir il en aurait pour pleurer, et se les aurait sans doute crevés, pour cesser de voir les horreurs démiurgiques de nos civilisations atlantidesques.

Si l’on se bat réellement depuis quatre mille ans pour le bien de l’humanité, nul doute que ce combat est un échec total, et que tous les combats menés au nom de Dieu n’ont abouti qu’à contredire son existence.

 

 

caleb irri

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La censure des autorités françaises à la rescousse des Chinois

Posté par calebirri le 18 avril 2008

Quelle farce !

Après avoir vertement critiqué la censure opérée par les Chinois sur les évènements au Tibet et à Olympie, les chaines de télé françaises étaient paraît-il prêtes à refuser de retransmettre les épreuves de Pékin, au cas où les autorités chinoises décideraient de légèrement différer celles-ci.

Le président y allait de ses menaces, toutes les « personnalités » politiques se targuant d’une opinion ferme et cependant humaniste. Il y a bien sûr le commerce, la volonté éducative de laisser sa chance à la Chine d’améliorer son image à travers le sport, la portée diplomatique d’un boycott, l’inopportunité de mêler le sport et la politique… et puis surtout le commerce, le commerce, et le commerce. Pour qu’un boycott français ne devienne pas un boycott chinois.

 

Et puis la flamme a fait son chemin. Elle rencontre « des militants des droits de l’homme » sur son passage. Et puis aussi des heurts avec la police. La police ? oui, évidemment, pour protéger la symbolique flamme des Jeux, symbole de la paix, contre… « des militants des droits de l’homme » !!! ces pauvres militants n’ont pas encore compris qu’avant de se préoccuper des droits des Tibétains ils feraient mieux de défendre les leurs.

Car hier à Paris l’incohérence du discours officiel avec la réalité a été mise en lumière par la flamme olympique : les droits de l’homme se battant contre la paix olympienne, en France. Et puis la police se battant contre les droits de l’homme. Incroyable vaudeville où le gouvernement français, qui dénonce la censure chinoise au nom des droits de l’homme, censure les droits de l’homme français au profit des Chinois.

 

Les autorités chinoises se régalent en ne censurant pas les images-censurées par les français en France -des émeutes où l’on peut voir de sauvages terroristes armés de tee-shirts avec des dessins dessus arrêtés avec extrême douceur par des forces de l’ordre bien décidées à protéger de leur vie cette malheureuse flamme de la paix. Au fait, je me demande s’ils ont réussi à arrêter le maire de Paris, car il me semble l’avoir vu près d’une banderole sur la place de l’hôtel de ville.

 

J’espère quand même que les Chinois ne boycotteront pas les prochains JO de Londres, au nom des droits de l’homme. Heureusement ils n’ont pas lieu en France !

 

caleb irri

 

 

 

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l’eau

Posté par calebirri le 18 avril 2008

 

 

Il parait que l’eau va bientôt nous manquer. Cette information majeure est une des conséquences directes du réchauffement climatique et ne peut que nous émouvoir. L’une des mesures indispensables à la conservation de « l’or bleu » serait l’économie de cette ressource, et ce grâce au civisme de chaque individu qui se doit, même pour se brosser les dents, d’éteindre son robinet en or massif entre le lavage et le rinçage…

 

Je n’écris pas ici pour remettre en question la nature de l‘information ni surtout l‘urgence de la situation, mais juste pour exprimer ma désapprobation totale vis-à-vis de la réponse à y apporter.

Il me semble tout d’abord que le cycle de l’eau dans la nature fonctionne de manière rationnelle, et il m’est presque douloureux de devoir rappeler son fonctionnement.

L’eau que nous buvons provient exclusivement de deux sources, le ciel et la terre. L’eau des océans et l’eau de ruissellement s’évaporent pour se transformer en nuages qui donnent de la pluie. En gros rien de bien compliqué. Cette eau est récoltée dans de grands centres d’épuration, transformée en eau potable (l’eau de source est directement potable), et envoyée dans des tuyaux via une pression créée artificiellement. Ces tuyaux transportent l’eau jusqu’à l’entrée des maisons, que l’on raccorde à nos robinets. Ces robinets permettent de faire couler l’eau qui reprend le chemin inverse par l’intermédiaire des égouts, une vieille invention qui permet de conduire l’eau utilisée à une station d’épuration où elle sera à nouveau rendue potable. Pour l’eau utilisée, elle s’évapore naturellement et retourne directement dans le cycle de la nature.

 

Lorsque l’on paye sa facture d’eau, on ne paye pas l’eau en elle-même, mais le service rendu par l’Etat qui traite et transporte l’eau jusqu’à chez nous. L’eau n’est pas une matière mais un élément. En coupant son robinet on fait des économies d’argent mais pas de liquide !

 

La véritable cause de la pénurie d’eau est la même que celle du réchauffement climatique, c’est tout simplement la pollution. Le trou creusé dans la couche d’ozone laisse s’échapper l’évaporation sans qu’elle retombe en pluie, d’où réchauffement de la planète, évidemment en cercle vicieux avec la pénurie d’eau et la pollution.

 

Pour remédier à la pénurie d’eau, au réchauffement climatique et à presque tous les maux qui nous menacent, la seule solution est d’arroser, de planter des arbres, d’arrêter la pollution. Comment arrêter la pollution sans arrêter le progrès ? tout dépend comment l’on définit le progrès. La mort de notre mère nourricière ne me paraît pourtant pas correspondre totalement.

 

caleb irri

 

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