Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ?

Posté par calebirri le 11 septembre 2012

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? dans La voie des peuples bank-run-300x266Le 30 septembre, le gouvernement « socialiste » français va entériner l’entrée effective de la France dans le nouvel empire européen. Tout le monde se réjouira bien sûr de cette belle victoire contre la démocratie, et l’austérité deviendra alors la seule politique économique possible. Confrontés à la mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique, il apparaît désormais clairement que ce qui est dénoncé dans le documentaire sur Goldman Sachs (Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde) n’est pas le fruit d’un complot organisé mais bien plutôt le résultat d’un système qui échappe complètement à ceux qui sont censés le dominer. Et c’est donc « naturellement » que gouvernants et financiers travaillent main dans la main, au détriment des millions d’êtres humains qui doivent se préparer à des sacrifices jamais vus, au nom de la sauvegarde du système qui nous oppresse depuis si longtemps.

Face à cette perspective, la nécessité d’une réaction des peuples se fait sentir, plus fort que jamais, et il ne fait pas de doute qu’aucune manifestation, de quelque importance qu’elle soit, n’est susceptible de faire changer d’avis nos bons gouvernants qui nous veulent tant de bien (même contre notre gré) ; mais qui sont pieds et poings liés avec ceux qui nous veulent tant de mal (si les banques font faillite les Etats s’écroulent -enfin leurs gouvernants pas le pays, et si les Etats cessent d’aider les banques ce sont elles qui font faillite). Si à la fin « Goldman Sachs gagne toujours », le peuple lui perd à chaque fois. Et cela est injuste, et dangereux. Les peuples ont donc le devoir d’organiser la sédition pour réclamer que soient entendues -et écoutées -leurs revendications.

Parmi les actions de résistance possibles (et que j’avais énumérées ici) aucune ne semble satisfaisante, à part une seule : le bankrun.

Cette option est sans doute la plus radicale mais aussi la plus efficace : elle créerait un chaos financier sans précédent, et aurait bien sûr des conséquences mondiales. Mais à force de ne pas agir, nous devenons aussi coupables que les dirigeants que nous critiquons par ailleurs : nous sommes de plus en plus nombreux à « savoir » ce qui se passe et nous ne faisons rien. Alors qu’en touchant à l’argent, celui qui existe et que nous transpirons chaque jour au travail, nous avons l’occasion (il est à nous !), à chaque instant, de reprendre la main face aux gouvernants et aux financiers, car ils ont beaucoup plus à perdre que nous. Et pas besoin de fédérer tous les pays en même temps : un seul pays comme la France est en capacité de montrer au monde entier à quel point le système est scandaleusement fragile.

Et puis il y a autre chose aussi : avec un bankrun, ceux qui le peuvent retirent leur argent, et tous les petits porteurs sont garantis par l’Etat en cas de faillite des banques. Pour ceux qui n’ont pas d’argent, ou qui n’ont que des dettes envers leurs banquier, ou qui sont en rouge tout le temps, ils n’ont pas non plus à s’inquiéter de la faillite des banques : soit ils ne devraient alors plus rien, soit leurs dettes seront revendues à l’Etat après nationalisation des banques en faillite. Les seuls qui perdront tout seront les financiers, et ceux qui vivent sur notre dos.

En plus, une telle action peut très bien ne pas se produire, sachant qu’il suffirait que la rumeur du bankrun s’étende suffisamment loin et soit suffisamment crédible pour faire plier tous les banquiers et les gouvernants du monde, car leur plus grande peur est qu’on s’aperçoive que « le roi est nu », et que tout leur argent n’existe pas. Il suffirait que seuls les pauvres, même ceux qui sont toujours dans le rouge, menacent de retirer tout ce qui se trouve sur leur compte pour que les moins riches y aillent aussi. C’est quasiment imparable.

La seule chose que nous ne savons pas, c’est ce qui se passera si les banques et les gouvernements n’écoutent pas le peuple. Mais cela n’arrivera pas, si toutefois nous sommes assez nombreux et motivés pour diffuser ce message, le relayer, et participer à faire grossir la rumeur… De toutes les manières nous n’avons plus le choix, car vous devez savoir que des projets concernant le plafond des retraits d’argent sont à l’étude en ce moment, justement pour éviter cela.

Pourtant, nos exigences sont on ne peut plus démocratiques, car elles consistent à demander la mise en place effective du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pourtant prévu par la LOI, sur deux points essentiels : un audit citoyen de la dette pour refuser l’austérité, ainsi qu’un référendum sur la mise en place d’une assemblée constituante pour refonder nos institutions.

Pour la date, il faut en choisir une qui fasse sens, pas trop éloignée dans le temps et symboliquement forte. Je vous propose donc le 21 décembre 2012 : puisqu’il y aura de toutes les manières tout un « tintamarre » médiatique en ce jour de « fin du monde », pourquoi ne pas profiter pour faire également de ce jour le début d’un autre monde, celui ou le peuple cesserait de se faire berner et asservir sans réagir ?

Je vous propose donc une nouvelle tentative de lancement de cette initiative en répondant massivement au sondage suivant : « Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? », que vous trouverez à l’adresse suivante : http://calebirri.unblog.fr

Ne laissez-pas ce qui pourrait être notre dernière chance s’envoler, et préparez-vous à agir : nous en avons le devoir impérieux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans La voie des peuples, révolution?, un nouveau système | 4 Commentaires »

Crise de la dette : le roi est nu

Posté par calebirri le 4 septembre 2012

Lorsqu’on envisage la situation actuelle à travers l’hypothèse d’une gigantesque mystification concernant l’illusion monétaire, la compréhension des événements devient alors subitement plus aisée, d’un point de vue économique et social comme d’un point de vue géopolitique ; en même temps que les conséquences dune telle découverte ouvrent des perspectives qui effraient jusqu’à l’imagination.

Car s’il s’avère que le tas d’or sur lequel les Occidentaux sont assis depuis des décennies n’est que virtuel, alors c’est tout le passé récent de la domination occidentale qui se trouve ainsi remis en cause, en même temps que tout le discours idéologique qui l’accompagne.

Et c’est peut-être bien cela que ceux qui détiennent actuellement le pouvoir ne veulent pas que nous découvrions : ce n’est pas le système capitaliste qui ne fonctionne plus, mais bien la corruption généralisée qui a jusqu’à maintenant empêché son inévitable retournement – ce qu’auraient peut-être du mal à avaler les peuples qui en ont été victimes jusqu’ici.

Car puisque les dettes ne valent que le prix qu’on veut bien leur accorder (ce qui peut être « rien »), et que les Etats ne peuvent pas faire faillite, alors c’est comme si l’argent n’existait tout simplement pas. Et en réalité ce n’est donc qu’artificiellement que la domination occidentale a pu s’exercer sur les autres pays, une domination fondée sur ce « rien ». Une domination que les populations les plus fragiles auraient donc souffert injustement, contrairement à la « logique » du système qui veut que les plus grands pays (a fortiori les moins démocratiques) prennent le dessus, au moins d’un point de vue économique.

En admettant l’hypothèse de la mystification monétaire, il devient clair que si nous sommes parvenus à maintenir jusqu’à maintenant le niveau de vie des Occidentaux à un niveau supérieur à celui des autres grandes puissances, ce n’est dû qu’aux subventions et à la toute puissance diplomatique (ou peut-être faudrait-il dire la toute puissance puissance militaire) des Etats Occidentaux.
Sauf qu’aujourd’hui, avec la crise, ce sont toutes les coutures du manteau européen qui craquent une à une, si bien qu’on commence à voir à travers : la puissance des occidentaux n’est qu’une illusion, et seule la corruption du système a permis que nous nous maintenions à ce niveau aussi longtemps.

Il ne s’agit donc pas d’un problème national ni même européen, mais d’un problème mondial. Car ni les marchés ni les gouvernements ne peuvent se permettre d’attendre que le monde entier découvre l’incroyable réalité, à savoir que « le roi est nu », et que la puissance passée des Occidentaux n’est fondée que sur du vent. Ce serait alors comme reconnaître la responsabilité des « élites » de ce monde dans la misère structurelle des autres populations, en même temps qu’un aveu de culpabilité historique sur plusieurs décennies. Cela démontrerait aussi que le « retard » des pays émergents n’est dû qu’aux mensonges des Occidentaux, et que leur pouvoir n’est que le résultat de notre exploitation commune, qui elle-même ne tient qu’à notre crédulité.

Comment pourraient-ils donc aujourd’hui laisser faire ce retournement, avec les conséquences que l’on vient d’évoquer, et qui les condamnerait à abandonner leur pouvoir et leur puissance ?

Et en même temps, comment pourraient-ils faire payer des riches qui s’apercevraient alors assez rapidement qu’ils n’ont déjà plus rien ?

Ils sont coincés. Et le résultat de tout ça, c’est qu’ils préfèrent faire le pari qu’en menaçant l’Europe d’une explosion ils réussissent à imposer l’Empire Européen et son austérité perpétuelle (la règle d’or budgétaire) sans provoquer la révolution. Mais si les citoyens prenaient conscience que les Etats ne peuvent faire faillite et que les dettes ne valent que le prix qu’on leur accorde, alors leur pari sera perdu… à moins que d’envisager la guerre ; mais dans ce domaine, les Occidentaux sont sans doute encore les plus forts.

Mais nous, les peuples, que voulons-nous ?

-conserver notre niveau de vie intact à tout prix, c’est-à-dire au détriment de celui des peuples des autres pays ?
-accepter la baisse de notre niveau de vie pour permettre aux peuples des autres pays d’améliorer le leur ?
-ou bien prendre enfin nos responsabilités pour refuser et l’un et l’autre, et inventer ensemble une troisième voie qui ne nuise à personne ?

Nous avons peu de temps devant nous, car les événements se précipitent – et nous savons désormais clairement que les élections ne sont pas le moyen approprié pour faire entendre la voix du peuple.

Il nous faut donc nous préparer à un changement de paradigme majeur, historique, tout en résistant à celui qu’on veut nous imposer. Et puis il faut attaquer le système par là où il pèche : l’argent. Car le seul argent qui existe réellement est celui que nous gagnons par notre labeur. Nous en sommes propriétaires. Nous avons le droit de le reprendre, il est à nous.

J’ai parlé il y a quelque temps de « faire chanter les marchés » . Et c’est bien de cela qu’il s’agit.

-Dans un premier temps il faut informer les peuples des heures sombres qui les attendent si nous ne faisons rien pour l’empêcher .
-ensuite, il faut convenir de la nécessité de nous réunir, de nous rassembler pour réfléchir ensemble à cette troisième voie
-organiser , préparer la sédition
-menacer d’un « bankrun » pour obtenir le Référendum d’Initiative Citoyenne, l’audit citoyen de la dette et la mise en place d’une Assemblée Constituante.
-il faut une date appropriée pour interpeller le maximum de citoyens
-un lieu de rencontre virtuel et réel (internet est le média idéal )
-les « indignés » peuvent être la base de réflexion mondiale qui fasse le lien entre toutes les contestations.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, mondialisation, politique? mensonges, révolution?, un nouveau système | 1 Commentaire »

Qui peut croire encore aux vertus du capitalisme ?

Posté par calebirri le 15 juin 2012

La période électorale que nous traversons est l’occasion de mettre tout le monde face à ses responsabilités, car la crise oblige les citoyens comme les dirigeants, les pauvres comme les riches, à se résoudre à faire un choix déterminant pour eux-mêmes et pour les autres, pour demain et pour après. C’est donc presque « naturellement » qu’on s’étonnerait d’une abstention qui dépasse les 40 %, alors même que l’occasion de choisir nos dirigeants ne reviendra pas avant cinq ans.

Mais de quoi faut-il s’étonner, si ce n’est justement qu’il y ait plus de 60 % des citoyens qui votent encore, et à plus de 50 % (56,47 % exactement , presque 15 millions) pour ce qu’on appelle « l’UMPS » ?

Car ces deux partis sont quand même ceux qui font la pluie et le beau temps (et surtout la pluie) depuis des décennies, et ils ont clairement fait la preuve sinon de leur incompétence, au moins de leur malhonnêteté : toujours ils ont promis de servir les peuples, et toujours en réalité ils s’en sont servi pour favoriser la petite caste (les « 1%« ) qui s’enrichit sur le dos des pauvres…

Mais c’est cela la loi du capitalisme ! Rien de nouveau sous la pluie… Et les chiffres sont connus de tous : une toute petite majorité possède une grande majorité des richesses du monde, et cela ne va pas en s’arrangeant. Comme l’idéologie que ces partis défendent tous deux l’est également (connue) : c’est la conservation de ce système, à tout prix.

Comment alors, dans ces conditions, les citoyens peuvent-ils encore voter « contre eux-mêmes », à la fois contre leurs propres intérêts et contre l’intérêt général, voilà la question qui se pose. J’ai déjà parlé des classes moyennes qui servent à entretenir le flou à propos des intérêts de classes, mais sans doute pas assez de la propagande qui engendre cette erreur de jugement. Car il est impossible que tant de gens croient encore aux vertus du capitalisme après des siècles et des siècles de guerres, de famines et de misères s’ils ne sont pas au fond d’eux-mêmes convaincus que ce système peut favoriser l’intérêt général, et eux avec…

Pourtant, avec internet et la médiatisation incontrôlée (et pour l’instant heureusement incontrôlable) nous sommes en capacité de voir, de connaître, d’être informés de tous les conflits que ce système génère, comment il fonctionne en vases communicants, comment il est intrinsèquement injuste puisque amoral.

Nous savons que le capitalisme c’est la concurrence, la rareté, la compétitivité, la rentabilité, la rationalisation, le monopole, l’individualisme… Nous savons que le capitalisme détruit la planète et oppose les hommes, nuit à la santé et à l’utilité générale, contraint la science et la recherche, enfin s’oppose à la démocratie.

Mais nous continuons malgré tout de voter pour ces types qui nous disent vouloir perpétuer ce système, le sauver, l’améliorer, jusqu’aux « communistes » et autres « anticapitalistes » dont le programme n’est en réalité qu’économique.

Comment est-ce possible autrement que par un conditionnement généralisé qui pousse les citoyens à préférer la certitude d’un mal qu’il connaissent à l’incertitude d’un bien qu’ils ne connaissent pas ?

Avec le retournement du capitalisme il faudra bien pourtant qu’on se décide et qu’on choisisse, car selon les lois capitalistes qui nous sont si chères l’Europe n’est destinée qu’à la ruine ou à la suppression de la démocratie : pour retrouver la compétitivité, il faudra sacrifier ou nos conditions de vie, ou nos libertés. Sommes-nous vraiment prêts pour cela ?

Il n’y a que deux options pour éviter d’avoir à faire ce choix : la guerre pour voler les richesses des autres et retrouver la croissance, ou la sédition pour tenter de construire un nouveau monde, ensemble. Et ce n’est qu’en prenant conscience de leur véritable situation et de leur place dans le monde que les peuples pourront faire basculer et l’Europe et le monde dans un autre rapport de forces.
Ainsi seulement la logique de leur engagement pourra se conformer à leurs véritables intérêts, qu’ils soient individuels ou collectifs.

Quand allons-nous enfin nous mettre à rechercher un système moins injuste qui soit basé non pas sur ce que nous avons à partager, mais sur ce dont nous avons besoin ? Quand allons-nous cesser de participer à l’exploitation des autres pour satisfaire nos seuls besoins individuels ou même nationaux ?

Il ne faut plus croire qu’en soutenant les banques nous nous soutenons nous-mêmes, ou que cela va s’arranger une fois les mesures d’austérité ayant ramené l’équilibre : nous aurions alors tellement perdu qu’il ne serait pas difficile de voir une amélioration comme une croissance. Ce qui n’est qu’une vue de l’esprit. Ce n’est donc pas des Grecs qu’il faut attendre notre salut ni de nous-mêmes (nous avons échoué), mais d’un grand mouvement international non politisé qui se rassemble et réfléchisse une bonne fois à la seule question qu’il importe désormais de régler : par quoi remplacer le capitalisme ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, la démocratie, La voie des peuples, politique?, un nouveau système | 2 Commentaires »

Assemblée Constituante : nous avons déjà tout (ou presque)

Posté par calebirri le 20 mai 2012

Voilà. Les présidentielles sont passées, les législatives arrivent… et la crise est toujours là. Elle sera encore là quelque soient les résultats du prochain scrutin d’ailleurs, en Grèce et en France, en Espagne ou en Italie. Qu’en conclure : que la partie est définitivement perdue, qu’il faut abandonner tout espoir de changement de notre condition tout en laissant, durant encore les cinq années qui viennent, nos gouvernants se moquer de nous ?

Non.

Car au delà des élections -qu’elles soient présidentielles ou législatives et qu’elles se passent en France ou ailleurs- il y a le peuple qui, même contraint par l’illusion démocratique, est le souverain qui seul décidera de la voie qu’il veut suivre. Et toute cette mascarade des élections une fois terminée s’ouvrira une fenêtre médiatique plus que favorable à l’émergence de nouvelles initiatives, en réaction justement à la déception qui suivra le dépouillement des bulletins de vote. Inévitablement la mise en place de l’Assemblée Constituante s’imposera alors dans les esprits comme le seul et unique moyen pacifique de parvenir au changement que les urnes n’ont pas permis d’obtenir.

Car comme je l’ai dit ailleurs, la révolution ne doit pas attendre qu’on l’autorise pour se réaliser : elle doit se préparer « en dehors » du cadre institutionnel « dévié » et créer sa propre légitimité, par un soutien massif du peuple qui refuse les sacrifices que le pouvoir veut lui imposer. C’est un non-sens que de vouloir attendre de la part d’un pouvoir qu’il nous autorise à le détruire. Si les citoyens veulent une Assemblée Constituante, ils doivent la créer sans ceux qui y sont naturellement opposés.

Cette idée d’Assemblée Constituante est l’objectif autour duquel il s’agit maintenant de fédérer toutes les forces qui luttent à la fois contre la « droite » et la « gauche », et pour ce faire il n’y a pas besoin du soutien des politiques.

Beaucoup objecteront que c’est une utopie, un rêve inaccessible, mais pourtant nous avons déjà tous les outils nécessaires à sa réalisation effective… Hors mis peut-être celui que je vous propose aujourd’hui de construire avec moi :

-La juste colère du peuple avec les indignés qui se rassemblent peu à peu, au fur et à mesure de l’injustice des mesures prises pour « sortir » de la crise. Même l’exercice de la démocratie ne suffit plus.

-des « têtes d’affiche » capables de soutenir, de relayer et de développer cette idée, car désormais elle n’est plus considérée comme inutile.

-de nombreux sites traitant du sujet et défendant la mise en place de cette Assemblée.

-la possibilité concrète de la réaliser à travers la légitimité que lui procurerait le RIC (Référendum d’initiative citoyenne).

-des outils d’explication de l’illégitimité de la dette ainsi que des solutions qui peuvent être envisagées (audit citoyen, MIRAC).

-des « centres de réflexion » comme ceux d’Etienne Chouard ou le forum du « groupe de travail pour une Assemblée Constituante ».

-des relais locaux physiques (les repaires de « Là-bas si j’y suis », les comités locaux de l’audit citoyen, ceux des indignés), des relais « virtuels » sur internet.

 

Le seul outil qui manque à cette toile qui se tisse peu à peu se trouvant être la diffusion et le rassemblement qui seuls permettront la légitimité, je propose ici de nous unir tous derrière un même projet, « Pour une Constituante » ; à nous ensuite de construire ensemble la représentativité. Car vouloir une Assemblée Constituante n’est pas rédiger la Constitution ; elle doit être le fruit des travaux de l’Assemblée Constituante, et ici nous ne parlerons pas de ce qui doit se trouver dedans. La première étape consiste à établir les conditions de fonctionnement de cette Assemblée, conditions qui soient susceptibles de permettre à la représentativité des idées du peuple. C’est pourquoi je propose à tous les sites, mouvements, associations, initiatives concernés par ce projet ou qui y adhèrent de venir se signaler sur un nouveau site créé à cet effet, et dont le fonctionnement vous sera expliqué à l’adresse suivante : http://constituante.unblog.fr. L’idée d’une Assemblée Constituante doit faire son chemin parmi le peuple, et devenir une force capable de réaliser par elle-même les changements qu’elle désire. Afin de les obtenir, le peuple doit comprendre que ce n’est pas sur les ruines de notre démocratie que se construit l’avenir du pays mais sur de nouveaux projets, de nouvelles idées. Nous devons y réfléchir ensemble, et être volontaires pour ça.

 

Nous ne viendrons pas vous chercher par la main, c’est à vous de diffuser cette initiative pour qu’elle se développe. Venez vous associer au grand rassemblement pour une Assemblée Constituante, car c’est ici que se construira la révolution citoyenne que nous attendons depuis si longtemps.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Assemblée Constituante, La voie des peuples, révolution?, un nouveau système | Pas de Commentaire »

Aux révolutionnaires qui se préparent à voter Hollande

Posté par calebirri le 26 avril 2012

Dans mon dernier billet, et sous le coup de l’émotion des résultats du premier tour, j’ai appelé à ne pas voter au second tour de la présidentielle, au risque selon certains de « faire gagner la droite ». Cet appel a suscité de nombreuses réactions hostiles, sans doute plus de la part des déçus du score de l’extrême gauche en général et du Front de Gauche en particulier que de la droite, car à ce qu’il paraît l’abstention favoriserait la réélection de monsieur Sarkozy lors du second tour.

 

Mais il semblerait depuis que les événements me donnent raison : car non contents de recueillir presque « automatiquement » les voix de l’extrême gauche à laquelle ils ne feront donc aucune concession, monsieur Hollande et son équipe courtisent aujourd’hui ouvertement les électeurs du Front National pour gonfler le score du PS, sans paraître se préoccuper véritablement ni du centre ni des abstentionnistes. Cela signifie une chose : que ce soit Sarkozy ou Hollande qui passe, nous aurons à nous confronter à une « droitisation » de la politique menée. Ce qui, si on se réfère aux idées développées lors de la primaire socialiste, correspond bien à la volonté du PS aujourd’hui.  Car si on y réfléchit, cette « droitisation » sert justement les objectifs communs de l’UMP et du PS : virer à droite avec le soutien de la gauche, afin qu’elle ne puisse pas contester plus tard ce qui se prépare aujourd’hui en Europe. Ensuite, que madame Le Pen appelle ou non à voter Sarkozy n’aura que peu d’influence sur les électeurs effrayés par « le droit de vote aux étrangers » promis par Hollande : ils voteront à droite quoiqu’il leur en coûte. Le seul objectif pour le FN étant de se positionner aux législatives avec le soutien de l’UMP (qui aura sans doute bien du mal à refuser les alliances), et ce qu’il soit d’ailleurs élu ou pas au second tour ; ce qui en définitive arrange peut-être tout le monde, et surtout les marchés financiers : un régime stable et sécuritaire est pour eux le meilleur des alliés.

 

A gauche maintenant, ceux qui auront aidé à élire Hollande se retrouveront eux-aussi face à cette droitisation qui ne doit pourtant guère les enchanter. Comment ne peuvent-ils pas comprendre qu’ils tombent dans un piège ? En votant, ils adhèrent de facto à l’arrivée au pouvoir de l’un ou de l’autre de deux candidats qui expriment ouvertement leur volonté de plaire à l’extrême droite ! et c’est moi qui ferait fausse route ?

 

Même l’UMP doit se gausser : des révolutionnaires prêts à pendre les banquiers qui votent Hollande pour éviter Sarkozy, quelle farce ! Ceux qui souhaitaient hier la « révolution citoyenne », faire la nique au G20, installer une 6ème République, « very dangerous » et tout et tout, sont en réalité de bien piètres révoltés s’ils sont incapables de remettre en cause dans la pratique un système qu’ils disent pourtant vouloir changer de fond en combles.

Comment peut-on se dire à la fois révolutionnaire et accepter de se soumettre à cette mascarade ?

 

On me dit que c’est un renoncement de ne pas voter. Mais c’est juste un autre renoncement de voter dans ces conditions : dans le premier cas un renoncement à l’illusion démocratique, dans le second à la révolution.

 

Car en vérité ce n’est pas des urnes que le changement viendra, mais bien de la rue. Il sera le fruit d’une réelle prise de conscience populaire qui finira bien par comprendre que les institutions sont obsolètes, et qu’il faudra bien un jour se résoudre à les reconstruire… Et cela passera inévitablement par la remise en cause du vote tel qu’on le pratique aujourd’hui, à travers la mise en place d’une Assemblée Constituante.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

Publié dans Assemblée Constituante, crise, la démocratie, politique? mensonges, révolution?, sarko, un nouveau système | 18 Commentaires »

Le capitalisme à l’heure du bilan

Posté par calebirri le 7 janvier 2012

Comme chacun sait, des élections présidentielles auront normalement lieu en France en 2012. Je dis « normalement » car comme chacun le sait aussi avec « la crise », celle qu’on nomme désormais  sans l’affubler d’un attribut temporel ou qualificatif, rien n’est jamais certain. En attendant, nombreux sont ceux qui, logiquement, s’imaginent que ces élections sont l’occasion de changer les choses… Mais ils se trompent, car la crise n’est pas économique, mais idéologique : elle ne peut donc pas être réglée par des économistes, qu’ils soient de droite ou de gauche.

 

Il existe bien pourtant deux idéologies qui s’affrontent, mais la démocratie telle qu’elle a été pervertie empêche l’une d’elles d’être représentée : alors que 99 % des peuples du monde devraient être dans la rue pour imposer ensemble leurs volontés de mise en place d’une véritable démocratie, il se trouve toujours une grande majorité qui continue de croire que les élections sont la démocratie, comme si les représentants qu’il élisent défendaient d’autres intérêts que ceux de leur propre classe sociale…

 

Mais la crise est en train de tout bouleverser. Le retournement du capitalisme provoque une prise de conscience qui sape peu à peu la confiance en un système que des dizaines et des dizaines d’années de propagande et de conditionnement avaient réussi à insuffler dans nos cerveaux plastiques. Les injustices du système capitaliste se font plus visibles à mesure que la crise oblige les véritables « maîtres du monde » à se montrer au grand jour, et le bilan mondialisé d’un monde toujours plus connecté apparaît dans toute son affreuse réalité : le capitalisme est incapable de réaliser ses objectifs officiels, à savoir la satisfaction de l’intérêt général par la somme de la satisfaction des intérêts particuliers (la fameuse « main invisible »). Et le bilan est désastreux : un milliard d’individus qui ne mangent pas à leur faim, plusieurs autres milliards qui triment du matin jusqu’au soir pour une retraite passée à l’hospice, un planète en danger, la démocratie perdue, des guerres, des famines et des souffrances, voilà où nous a conduit un système dont on n’osait même pas, il n’y a pas si longtemps, remettre en cause la primauté sur les autres systèmes.

 

La question de la perpétuation du système capitaliste comme modèle de civilisation se trouve ainsi posée de manière prégnante non seulement aux peuples qui souffrent depuis trop longtemps, mais aussi à leurs dirigeants qui risquent de voir leur pouvoir remis en cause (que ce soit par la révolte des peuples ou la dictature des financiers). Et pour y répondre, il va bien falloir revenir à l’idéologie, c’est-à-dire à la problématique de la place de l’homme au sein de la société, ainsi que de sa relation à un écosystème en danger. Les problématiques à résoudre ne sont donc plus d’ordre économique mais bien philosophique, et même si la distinction qui sépare la droite et la gauche institutionnelles n’est plus pertinente, elle existe pourtant dans une réalité détachée des codes imposés par l’illusion démocratique : il y a ceux qui croient que la rareté des ressources a engendré le capitalisme, et ceux qui pensent au contraire que c’est le capitalisme qui a engendré la rareté. C’est sur ce point que s’opposent les deux conceptions qu’on peut avoir du monde, et duquel découlent toutes les autres questions. Les partisans de la première sont les capitalistes, et les seconds sont les [vrais] socialistes.

 

Dans les capitalistes (les plus nombreux encore aujourd’hui) on retrouve ceux qui imaginent que tous n’ont pas les mêmes droits dans la redistribution des richesses (les capitalistes de droite parmi lesquels on trouve les riches et les classes moyennes désireuses de s’élever), et ceux qui veulent croire en un partage « plus » égalitaire de ces ressources limitées (ce sont les capitalistes de gauche, parmi lesquels on trouve les communistes et les écologistes, les décroissants)

Dans les socialistes, on retrouve ceux qui portent l’espoir d’un monde nouveau dans lequel la société serait capable d’augmenter les ressources en fonction des besoins des individus, soit parce que le système capitaliste ne leur permet pas de vivre décemment (les pauvres et les exclus), soit parce qu’ils se sont libérés du conditionnement dont ils étaient victimes (les anti- (et pas alter) mondialistes, les anarchistes et les humanistes) .

 

En établissant la rareté comme étant à l’origine du système capitaliste et en se basant sur l’injustice prétendue de la génétique (il y a des hommes « naturellement » bons et d’autres mauvais, car pour eux l’inné l’emporte sur l’acquis), les vainqueurs de capitalisme ont réussi à justifier leur position tout en imposant aux peuples qu’il exploitent les règles d’un jeu auquel ils espèrent tous gagner, mais auquel tous ne gagneront pas : seuls les plus « rentables » deviendront les nouveaux « élus », c’est-à-dire ceux qui sauront se soumettre pleinement au jeu de la concurrence et de la maximisation du profit individuel. Pour les autres, ils ne conserveront que l’espoir de récupérer un jour les quelques miettes que leur jettera une certaine « main invisible »…

 

Mais si nous admettions nous être trompés, et qu’en réalité ce ne sont ni les ressources qui manquent ni la méchanceté intrinsèque de l’homme qui ont conduit à l’établissement du capitalisme, mais le capitalisme qui a engendré la méchanceté chez l’homme (l’acquis l’emportant sur l’inné) et provoqué l’épuisement des ressources?

 

Après des siècles d’un progrès qu’on nous promet toujours pour demain, la recherche du profit a tout détruit, tout sali, tout perverti. La rentabilité a tué le beau et l’utile, affame les peuples et détruit la planète, le capitalisme a engendré la haine entre les hommes et  va même jusqu’à les considérer comme de simples marchandises , il a annihilié leur volonté et corrompu leur conscience. Voilà tout ce que le capitalisme est capable de nous sortir en guise de bilan, et voilà ce dont le monde prend conscience aujourd’hui…

 

Alors qu’en établissant un autre mode de fonctionnement pour nos sociétés, nous nous apercevrions que l’abondance de la Nature est inépuisable dès qu’elle n’est plus contrainte par la recherche du profit. Car si les énergies fossiles sont en quantité limitée, les énergies propres sont infinies : et tant que le soleil brille ou que nous n’avons pas totalement déréglé le climat, tant qu’on pourra encore semer des graines reproductibles, tant que nous n’aurons pas encore pollué toute l’eau pour nos plantations ou que nous n’exterminerons pas toutes les espèces de la faune et de la flore, alors la vie pourra se reproduire indéfiniment…

 

En nous libérant de l’idéologie capitaliste nous rendrions à nouveau possible l’utilisation de la technologie pour le bien de l’homme au lieu qu’elle serve à son asservissement, nous pourrions alors envisager un monde débarrassé des contraintes du travail pénible, et construire une société non plus fondée sur le profit et la rareté mais sur le partage et l’opulence. Car si la Terre est bien un monde fini, l’univers lui ne l’est pas… enfin il paraît ! mais qu’on en fasse un peu le tour pour vérifier, et nous saurons alors si les capitalistes avaient raison.

 

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans écologie, crise, politique?, relations internationales, un nouveau système | 7 Commentaires »

12345...12
 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...