le nouvel ordre mondial est-il socialiste?

Posté par calebirri le 14 décembre 2008

Prévoyant les crises qui entraineront le capitalisme à sa chute, les hommes influents de ce monde ont bien compris qu’un autre monde succéderait à celui que nous connaissons.

 

Tout d’abord il faut bien comprendre que les Etats sont désormais des concurrents économiques presque comme les autres, or mis le fait qu’ils font les lois, ce qui n’est pas peu. Mais leur fonctionnement est en quelque sorte calqué sur celui des entreprises, en ce sens qu’ils ont des recettes et des dépenses, et des comptes à rendre à leurs actionnaires : le peuple qui vote.

 

Mais les concentrations de capitaux sont telles que les chefs de certaines entreprises sont à la fois les actionnaires principaux de certains Etats (Bouygues, Bolloré et consorts) et peuvent se retrouver en conflits d’intérêts face un gouvernement qui dépend des impôts versés pour fonctionner.

 

Mais le marché est concurrentiel et mondialisé, ce qui implique les relations des plus grosses entreprises avec les Etats, et qui par une alliance facilement compréhensible fausse les relations avec les salariés ou citoyens.

 

 

Comprenons bien de quoi il s’agit : au lieu d’être le garant d’un équilibre fragile entre les entreprises et les salariés, l’Etat est aujourd’hui si dépendant des résultats financiers de ces entreprises qu’il a pris parti pour ces derniers.

 

Ainsi les plus grands argentiers de la planète, par leur soutien financier à tel ou tel candidat à la plus haute charge d’un Etat, ont le pouvoir d’influencer la politique d’une manière loin d’être superficielle.

 

Bien sûr ces deux alliés ne peuvent aller aussi loin qu’ils le désirent dans l’exploitation des citoyens, car leur vote, bien que fort influencé, constitue le dernier rempart dont ils disposent pour se défendre. En général, les promesses faites par les candidats ne sont pas tenues, mais ces derniers parviennent toujours à faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre (le prédécesseur, la mondialisation ou autre fait extérieur)…

Malheureusement  la concentration des pouvoirs est telle qu’arrive un moment où les abus sont inévitables, car la pente est naturellement glissante. Et la soif d’argent jamais épuisée. Et les ressources ne sont pas infinies.

Alors pour continuer à exploiter toujours plus les peuples sans les faire se révolter, le pouvoir met en place des mesures toujours plus contraignantes, qui sont relayées par une presse servile et des élus soumis.

Mais face à une crise qui montre bien les limites de ce système financier, certains ont bien compris que les mensonges ne pourraient pas durer éternellement. Une course est donc engagée pour le pouvoir, qui dans un double effort se prépare à réaliser la plus grande révolution de l’humanité : la fin du capitalisme.

 

Le nouvel ordre mondial est un monde totalitaire qui exerce par la contrainte mentale et au besoin physique un contrôle total de tous les êtres humains. Plus besoin d’argent, plus besoin de votes, plus besoin du consentement (volontaire ou non) des peuples.

 

Pour le pouvoir la tâche est ardue, car il faut conjointement favoriser la crise pour qu’elle pousse à la misère, misère qui justifiera la révolte des citoyens. Cette révolte sera réprimée sévèrement, et justifiera toutes les mesures sécuritaires nécessaires à l’établissement de ce nouvel ordre mondial.

 

Et quand la colère grondera partout, nos bons dirigeants viendront nous expliquer qu’ils ont compris, et soyons tous socialistes et tout et tout, faisons ensemble la révolution pour un monde meilleur…le nouvel ordre mondial. Plébiscité par les peuples nourris de propagande et le ventre vide, ce nouvel ordre mondial sera collectiviste et belliqueux, et enverra les peuples « nouveaux » coloniser les barbares capitalistes, pour leur apprendre le socialisme…

 

caleb irri

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l’homme est-il naturellement mauvais?

Posté par calebirri le 9 décembre 2008

La conception philosophique de l’homme est à l’origine de toutes les théories économiques qui font loi aujourd’hui.

A l’occasion d’une émission sur France-inter, j’ai été surpris d’entendre un homme évoquer Adam Smith et Hobbes, deux économistes majeurs dont les hypothèses sont les bases de notre système économique.

Et bien ces deux hommes partaient du principe que l’homme était intrinsèquement mauvais, et qu’en conséquence les lois régissant leurs actes devaient soit les contraindre à vivre selon des règles strictes, soit laisser agir leurs malfaisances,  ce qui aboutirait selon un jeu de multiplications négatives à un résultat positif.

 

En dehors du fait qu’à la lueur des évènements actuels (faim, chômage, inégalités, guerres) l’une et l’autre des solutions préconisées par ces deux génies semblent trouver leurs limites, je m’interroge sur les raisons d’une telle conception primordiale.

 

Ces deux hommes si habiles à dénoncer les vices d’autrui s’excluaient-ils de cette humanité ?

Ces êtres humains méritent-ils d’être « sauvés » par ces grands économistes exempts de ce mal ?

 

On comprend peut-être un peu mieux la conception de ces deux hommes si on la resitue dans un contexte religieux,  à savoir le « péché originel » dont sont souillés les hommes à la naissance.

Mais quand bien même on y croirait, le but de la société est-il de s’adapter à la malignité des hommes ou de transformer l’homme pour l’absoudre de cette méchanceté supposée ?

 

Il n’est pas rare de rencontrer des partisans d’une telle théorie sur la méchanceté inhérente à l’homme. En général, ils prennent un air désabusé en hochant la tête de droite à gauche. Comme si la sagesse avait définitivement frappé votre interlocuteur, on peut lire sur son visage la déception et le malheur qui le touche au plus profond de son être. Pas besoin d’en dire plus, si tous les hommes étaient comme votre interlocuteur, le monde serait vraiment meilleur…

 

Mais si l’on continue et que l’on pose la question à tous les voisins d’un immeuble, on s’aperçoit qu’ils vous sortent tous le même discours, et tous le même air de désolation. A croire que l’immeuble est un havre de paix, ou bien à suspecter qu’il est un nid de menteurs…

Alors sommes-nous tous mauvais, ou croyons-nous tous que les autres le sont ?

 

A mon avis une chose est sûre, c’est que nous sommes tous bêtes, et c’est bien là le vrai problème. Si bêtes que nous acceptions qu’on nous condamne comme « êtres nuisibles » avant de nous avoir jugés sur pièces. Après cela, ne nous étonnons pas si les meilleurs craquent. Puisque la règle est apparemment d’être mauvais, autant ne pas s’écarter du troupeau, n’ayons plus de complexe : soyons mauvais.

 

 

C’est sur ce principe que repose le capitalisme, et c’est ce principe que glorifie le capitalisme.

Ce n’est pas moi qui désire mettre au chômage mes employés pour sauvegarder les dividendes, se sont les actionnaires qui les exigent. Les actionnaires répondent qu’ils n’y sont pour rien, ce sont les Chinois qui font baisser les prix. Les Chinois répondent que ce sont les consommateurs qui veulent des prix toujours plus bas. Les consommateurs répondent que ce sont leurs salaires qui sont trop bas. Les politiques répondent qu’ils y travaillent, mais que c’est la mondialisation.

 

Nous sommes tous mauvais car le système nous met devant un choix qui n’en est pas un : soit tu marches sur la tête des autres pour te tenir en haut, soit c’est sur ta tête qu’on marchera.

 

Pas moyen de marcher côte à côte. La concurrence est la véritable origine de la méchanceté. Cette méchanceté qui sert à faire de belles théories économiques. Que l’homme soit mauvais ou pas n’est pas important, il faut juste qu’il le devienne.

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la révolution pour quoi faire?

Posté par calebirri le 7 décembre 2008

La question est là : à chaque grande crise succède une révolution, et le monde est en train de vivre une de ces crises. Il y aura donc une révolution. Ce n’est pas que je la souhaite, mais tout simplement qu’elle est inévitable.

 

Elle est inévitable pour la simple et bonne raison que lorsque les peuples ont trop faim, ils se révoltent. Les gouvernements, qui malgré leur apparente surprise face à cette crise, sont toujours en avance de quelques informations   sur les peuples (et non des moindres), ne peuvent pas n’avoir pas vu venir les choses. Face à la catastrophe humanitaire qui guette notre planète, ils n’ont d’autre choix que de préparer la suite des évènements. Confirmant une fois de plus les propos lumineux de George Orwell, « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature », les patrons du monde sont en train de mettre en place les cadres légaux du monde après la révolution, qui serviront à l’établissement d’une nouvelle forme de pouvoir.

 

Ce nouveau système mis en place pour selon ces mêmes patrons « maintenir l’ordre social » sera en réalité un gouvernement totalitaire comme n’ont jamais osé le rêver les dictateurs du passé, la technologie actuelle permettant la pratique de moyens coercitifs pratiquement inattaquables.

On le voit à la précipitation dont font preuve tous les gouvernements, la mise en place de ces mesures provoque une accélération de la crise et risque d’avancer l’heure de la révolution. Pour eux c’est une course à la légalisation de toutes les mesures sécuritaires avant cette échéance.

 

 

D’un autre côté les opposants aux mesures successives qui suppriment leurs libertés se font de plus en plus nombreux, mais ne se regroupent pourtant pas en une opposition unique et solidaire. Certains appellent bien à une grève générale, d’autres même à la révolution, mais personne ne relaye ni ne rassemble réellement.

 

ceci est dû en partie à notre lâcheté, et aussi à l’incompétence (ou à la trahison ?) des chefs censés conduire l’opposition.

Mais la cause majeure est l’absence de propositions faites pour contrer le système critiqué. En définitive il se trouve un nombre toujours croissant d’opposants, de critiques (dont je fais partie), mais pas de solutions apportées à ce problème majeur : que faire face à cette crise, et que changer pour d’une part sauvegarder la viabilité de notre planète, et d’une autre améliorer le sort de l’humanité ?

 

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il va falloir se résigner à mourir libres ou vivre esclaves, à moins que de trouver une tierce voie, que nos gouvernements, malgré toute leur bonne volonté, n’ont pas réussi à trouver.

 

Alors voilà : avant que nos actes soient si surveillés que l’on ne puisse plus bouger sans être suivis, si punis que l’on ne puisse plus parler, il faut s’organiser sans plus tarder pour tout d’abord faire reculer les mesures les plus totalitaires, et réfléchir ensemble pour dégager cette troisième voie qui succèdera à la révolution.

 

Il faut que tous les hommes encore libres s’allient pour éviter le massacre organisé de l’être humain, et reprennent leurs rêves en main. La force du nombre est pour nous, les pauvres seront toujours plus nombreux que les riches.

Il nous faut utiliser les mêmes moyens que ceux qu’emploient les gouvernements pour nous asservir, cette fois-ci pour nous libérer. Nous en avons les compétences et encore le pouvoir.

Nous sommes ceux qui les nourrissent, qui leur construisons leurs maisons, leurs routes et même leurs armes. Tout peut nous appartenir, sans effusion de sang.

 

Il suffit d’être tous d’accord au même moment, partout. Comme le disait Marx, et avant lui Aristote, un système parfait ne peut exister que s’il est partout le même. Internet le permet.

 

Mais une révolution pour quoi faire, là est la question :

Pour que tous soient d’accord pour la faire, il nous faut plus qu’une vague idée  d’un monde parfait impossible. Il nous faut un solide aperçu de ce qui sera instauré ensuite.

 

Car le monde qui nous attend pourrait être bien différent, et l’utilisation des nombreuses technologies dont l’homme dispose et qui permet certes de l’asservir, serait capable de le libérer.

Aujourd’hui il est possible de nourrir toute la planète, de créer des énergies propres et de vivre dans une certaine opulence. Seules  les règles du jeu empêchent tous les hommes d’accéder aux bienfaits de l’évolution technique, et ce sont ces règles qu’il faut changer.

 

Lorsque les gouvernants font des propositions de « moralisation » du capitalisme, ils se leurrent eux-mêmes sur cette supercherie. Le capitalisme est amoral et c’est bien lui qu’il faut révolutionner. L’humanité ne pourra plus très longtemps se contenter d’appliquer les mêmes solutions aux mêmes problèmes, et se doit, comme cela s’est produit tout au long de l’histoire, de prendre le risque de tenter de nouvelles manières d’appréhender les relations humaines. Il existe forcément d’autres solutions pour vivre mieux, et il ne tient qu’à nous de les trouver.

 

Après, nous pourrons faire la révolution.  

 

caleb irri

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