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Le « choc des civilisations », une prédiction autoréalisatrice ?

Posté par calebirri le 31 juillet 2011

L’horrible tuerie qui s’est déroulée en Norvège il y a peu exprime bien la tournure que sont en train de prendre les évènements : face à l’auto-réalisation du terrorisme islamiste se met en place son opposé, le terrorisme d’extrême-droite, comme pour exacerber les peurs et les haines des hommes à qui le « choc des civilisations » a permis de séparer le monde en deux identités distinctes, les « gentils » et les « méchants ». Cette manière de voir, qui se fonde en réalité sur la négation de la complexité du monde (et de ses habitants), permet à tous de s’y retrouver facilement, car elle ne nécessite ni réflexion, ni connaissances.

 

Mais c’est qu’à force de vouloir simplifier les idées et les faits, cette vision stupide et illusoire d’un monde binaire fait son chemin, à tel point qu’elle risquerait de devenir, à force, une réalité.

 

Quand on regarde bien les choses, les attentats du 11 septembre une fois attribués à Al Qaeda, les opinions publiques ont découvert presque « d’un seul coup » l’existence de camps d’entrainements, d’un réseau opaque de gens très organisés faisant transiter de l’argent et des armes à travers des déserts hostiles, tout un monde obscur que les politiques n’ont pas hésité à qualifier de « nébuleuses », et dont les médias se sont largement servi pour effrayer toute une population que l’on a fini par monter contre la communauté des musulmans, trop souvent amalgamés avec les islamistes. C’est au travers de cette défiance envers tout le monde musulman que se sont ensuite manifestés (ou même créés), presque « logiquement » et en quelque sorte en « réaction », d’autres groupes terroristes se référant explicitement à Al Qaeda, alors que sans doute ils seraient autrement resté dans l’ombre d’une organisation mafieuse locale. Le caractère international du terrorisme n’est qu’une réalisation des propres peurs du monde occidental qui, aveuglé par sa vision du « choc des civilisations », a fini par engendrer ce monstre qu’il redoutait tant.  La mort de Ben Laden, il n’y a pas si longtemps, nous a permis de constater à quel point sa « réputation » était « surfaite », car en fait de carrure internationale il n’en possédait visiblement ni les épaules ni les moyens. Mais il restera pour tous un symbole, marquant l’Histoire d’une empreinte bien plus grande qu’il ne l’aurait mérité.

 

Aujourd’hui, le cas norvégien est en capacité de transformer là-aussi un acte isolé en « symbole » d’un phénomène de société, ce qui constitue un pas de plus vers la réalisation du « choc des civilisations » tant redouté : en émettant l’hypothèse des cellules internationales, les médias répercutent l’idée selon laquelle il ne serait pas « illogique », pas si « incroyable » qu’il en existe. De la même manière qu’il existe un terrorisme islamiste international, il devrait exister un terrorisme « anti-islamiste » international également- les joies de la mondialisation… Mais il est pourtant évident que malgré l’existence de quelques groupes néo-nazis ou racistes, diffus et sans autre envergure que celle de peser à l’échelle locale, l’idée d’un groupe terroriste international contre les musulmans est aussi saugrenue que celle de considérer Al Qaeda comme un groupe international ; du moins avant le 11 septembre 2001. Et alors que les débats ont depuis cette tragédie repris sur l’immigration et l’Islam, la vision qui scinde le monde en deux camps ennemis commence plus ou moins à prendre consistance : des cellules terroristes d’extrême-droite vont peu à peu apparaître dans les médias, car chaque groupuscule désireux de « se faire voir » se revendiquera du même groupe international (qui n’a même pas de nom puisqu’il n’existe pas encore), après avoir bien sûr commis quelque horreur ici ou ailleurs…renforçant ainsi encore un peu plus l’idée que le monde est désormais séparé en deux.

 

Mais ce que semble ne pas voir le peuple, aveuglé qu’il est par la propagande et la peur qu’elle engendre, c’est qu’au bout du compte nous serons tous victimes non pas du terrorisme international, mais des conséquences réelles de nos peurs fantasmées : une fois ces actes odieux perpétrés au nom d’une vision erronées de la réalité, les répercussions de ceux-ci rendront possibles cette réalité. Des mesures sécuritaires d’importance seront bientôt prises dans un pays dont le taux de criminalité est des plus faibles, comme elles l’ont été dans de nombreux pays après le 11 septembre. La surveillance, le contrôle et la répression monteront d’un cran supplémentaire à chaque drame se produisant, réduisant peu à peu le champ politique à la prise de position « pour » ou « contre » l’un des deux camps que l’on aura contribué à créer, faisant ainsi d’abominables individus sanguinaires les symboles, voire les idoles d’un monde qui persiste à se voir (ou à se vouloir ?) en noir et blanc.

 

Caleb Irri

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Pour qui roulent les politiques ?

Posté par calebirri le 23 juillet 2011

Cela faisait quelques jours que je voulais écrire un papier sur la crise financière. La tension montait, les bourses chutaient, les résultats des fameux stress-tests allaient tomber, et des réunions importantes allaient se tenir… enfin des réponses, espérai-je secrètement, et après nous serons à quoi nous en tenir… et puis il y a eu le « pré-accord » entre l’Allemagne et la France d’abord, et ensuite la conférence de presse accordée par monsieur Sarkozy : les bourses remontaient, la Grèce allait être sauvée, tout le monde allait mettre la main à la pâte, enfin tout était arrangé.

 

Et puis aujourd’hui les commentaires sont plus mitigés. Quelques uns soupçonnent une entourloupe, d’autres y voient un compromis honorable, et certains le moyen de gagner du temps. Personne cependant ne croit réellement que la situation se soit arrangée outre mesure, car en définitive le problème structurel du système financier n’est pas réglé : l’Europe court droit à la récession généralisée, tandis que les principaux responsables de celle-ci s’en sortent plutôt bien.

Que conclure de tout ceci ?

 

Je ne vais pas commencer à décortiquer les annonces faites ni les chiffres promis, mais juste me contenter de rappeler ce qui ressort clairement de ce « sauvetage »assuré à la dernière minute : les Etats paieront, une fois encore, tandis que les plus grands organismes financiers n’y seront pas contraints. Comme si, une nouvelle fois, on avait sacrifié la justice sociale à la puissance de l’argent, et que le pouvoir politique avait cédé devant le chantage du pouvoir financier.

 

Comment est-ce possible ?

 

Il semblerait que les tergiversations européennes sur la conduite à tenir en cas de déclassement de la dette grecque n’étaient en réalité qu’une sorte de bluff destiné à opposer aux banques (qui ne veulent pas payer) la possibilité d’une explosion de la « zone euro » à travers le « lâchage » de la Grèce. Les bourses ont chuté, les notes de plusieurs pays ont baissé simultanément, et ceux qui ressemblent maintenant à deux camps opposés se sont précipité pour régler l’affaire : les politiques poussés par la réalité économique et sociale de leur Etat ne veulent pas risquer de mécontenter encore un peu plus un peuple déjà largement mis à contribution, tandis que les banques menacent de laisser s’écrouler l’Europe si elle ne leur permet pas d’assurer en son sein les bénéfices qu’elles désirent obtenir.

 

Tout ceci ne s’explique qu’à travers le prisme du « retournement du capitalisme« , retournement dont il faut comprendre les mécanismes pour éclairer les enjeux actuels. Le pouvoir financier a besoin, pour faire fructifier ses avoirs, d’une certaine stabilité économique et sociale, et ne se soucie guère de la manière dont elle est obtenue. Si la Chine ou la Libye veulent faire des affaires, il lui importe peu que leur régime soit démocratique, ou pas.

Or il devient peu à peu plus intéressant pour le monde financier de traiter avec ceux qu’on appelle les pays « émergents » qu’avec  ceux dits « développés », ces derniers voyant leur potentiel de croissance nettement inférieur à celui des premiers…

 

Mais le pouvoir politique a besoin du pouvoir financier pour pouvoir continuer d’une part à se maintenir au sein des « grands » de ce monde, et d’une autre pour faire repartir une croissance que leurs ressources naturelles ne leur permettent pas seules. C’est ce « retournement » qui se trouve en fait être à la base de ce qui se trouve être une crise certes mondiale, mais une crise du monde des « pays riches »: l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique ne semblent pas être si durement touchées (du moins par les problèmes de la dette).

 

Ce retournement est également à l’origine du déséquilibre qui a modifié les rapports entre le pouvoir politique et le pouvoir financier : autrefois interdépendants, ces deux mondes s’écartent peu à peu car leurs intérêts divergent de plus en plus : alors que le pouvoir politique est jugé sur des résultats concrets, visibles, physiques, sanctionné par des élections et dépendant de l’argent pour faire campagne, il doit faire face aux remontrances continuelles d’un peuple qu’on prend de plus en plus ouvertement pour un imbécile. En face, le pouvoir financier préférerait sans doute voir un peuple plus docile sous la coupe d’un pouvoir politique plus ferme, car la stabilité est en économie une source de confiance, de faibles coûts de crédits… et de bonnes notes de la part des agences chargée de les donner.

 

Ce qui place les gouvernants dans une situation plus qu’inconfortable : pris entre deux feux (le peuple qui désire plus de justice sociale et le pouvoir financier qui exige plus de rentabilité), ceux qui dirigent depuis plusieurs siècles la marche du monde ont donc dû faire un choix : celui des financiers, ou bien celui des peuples- et il semblerait que c’est bien le premier qui a été retenu.

 

Les gouvernants feront donc croire aux peuples que les mesures prises sont les seules capables de résoudre la crise, sachant pertinemment qu’elle se creusera encore d’ici à peu… (après les élections de 2012 ?) Cette crise va engendrer la disparition progressive de l’Etat social au profit de l’union proposée à cette occasion, union qui se fera autour du « couple » franco-allemand, et au détriment de la démocratie. En se soumettant aux volontés du pouvoir financier, le pouvoir politique espère ainsi créer les conditions d’une véritable révolution qui sera résolue par la fin de la démocratie. En laissant le champ libre aux banques et en faisant porter tout le poids de la crise aux citoyens, les politiques tentent une dernière fois de « profiter » (enfin comme dirait monsieur Sarkozy de « saisir l’occasion ») de ce qu’il leur reste de puissance pour mettre en place cette « gouvernance économique » dont ils disent aujourd’hui tout haut le nom (dixit Nicolas Sarkozy)… au détriment du peuple.

 

En choisissant de faire porter le poids de la crise aux peuples plutôt qu’aux banques, les gouvernants actuels ont exprimé leur soumission au pouvoir financier plutôt qu’aux désirs des peuples, marquant ainsi le mépris qu’ils entretiennent à leur égard. En préférant satisfaire les intérêts financiers plutôt que ceux du peuple, ils ont fait un choix clair et définitif. Cette gouvernance économique censée protéger l’Europe ne sera en réalité que le moyen de stabiliser la zone euro, pour le plus grand profit de financiers qui, autrement, sont prêts à déserter cette zone pour aller faire de l’argent ailleurs. Même si cette stabilisation se fait au prix de la disparition de la démocratie et de la justice sociale, les gouvernants voudront toujours sauver leur enviable position  au sein du concert des nations, et n’hésiteront sans doute pas à faire appel ensuite au meilleur cocktail qui soit pour faire revenir la croissance et asseoir à nouveau leur domination : la guerre.

 

Caleb Irri

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Le choix de la crise

Posté par calebirri le 12 juillet 2011

La crise économique mondiale, amorcée en 2007 et soi-disant réglée de main de maître par la classe dirigeante, ne devait pas durer longtemps : les gouvernements de tous les pays avaient réussi, faut-il le rappeler, à enrayer un mouvement capable d’entrainer la planète vers un véritable cataclysme, car il fallait réagir fort et sans délai… il n’y avait pas le choix ! On a fait alors payer la note aux peuples des générations actuelles et futures en créant une dette fantastique, et les bourses sont reparties à la hausse, les bénéfices des grosses entreprises aussi. Tout roulait à nouveau, et on ne regrettait pas d’avoir gardé en poste les mêmes économistes qui ont engendré une crise qu’ils n’avaient pas vu venir (?!), mais qui seuls étaient capables de nous en sortir.

 

 

Bon. Et puis il y a eu l’histoire de la dette grecque, et le pays a été « sauvé » de l’insolvabilité une première fois, à grands coups de sacrifices exigés de la population ; tout cela sans d’autre effet que de creuser encore un peu plus sa dette. Ensuite il y a eu l’Irlande, et puis on a parlé tour à tour de l’Espagne, du Portugal,  de l’Italie, et on évoque aujourd’hui jusqu’aux Etats-Unis qui se trouvent être en difficulté… tout ça sans compter qu’il faut désormais « re-sauver » la Grèce !

 

Que faut-il faire maintenant ?

Il n’y a pas trente six solutions : c’est soit on aide la Grèce et on se prépare à aider les autres, soit on ne l’aide pas, et … il faudra quand même aider les autres ! car si on n’aide ni la Grèce ni personne… le monde financier va s’écrouler comme un château de cartes, et l’Europe la première.

 

Enfin, cela c’est ce qu’on nous propose. Car il existe bien sûr d’autres solutions : faire payer les riches par exemple, ou établir une véritable transparence, ou changer les paradigmes de la finance, etc…. mais cela engendrerait une redistribution complète des cartes géopolitiques du monde entier : les changements nécessaires à cette redistribution impliqueraient de regarder en face d’une part le « retournement du capitalisme » qui s’effectue sous nos yeux, et d’une autre l’injustice « intrinsèque » du capitalisme dont les premiers bénéficiaires sont les premiers responsables.

 

Mais, et on peut le comprendre, ceux qui sont actuellement au pouvoir, ceux qui profitent actuellement du système n’ont aucun intérêt à ce que cela se produise. Et comme ce sont eux qui décident, il ne fait aucun doute que la voie qu’ils choisiront est la suivante : tout d’abord on « aidera » la Grèce (à grands coups de baisses de salaires, de protectionnisme, de privatisations en échange d’intérêts favorables…), aide qui provoquera des manifestations et mouvements d’opposition, ainsi bien sûr qu’une aggravation de la situation.

 

Ensuite on menacera tous les autres pays de ne pas les aider, à moins que de prendre des mesures draconiennes qui retomberont in fine sur les peuples pour, dira-t-on, « éviter la contagion ». On exigera, en échange des aides accordées, la mise sous tutelle des Etats « hautement exposés », sous l’égide de la France ou de l’Allemagne, en fonction des tractations qui ont cours actuellement. Cette crise sera devenue pour l’Europe l’occasion de se saborder définitivement, ou de s’unir vraiment, mais non plus dans les termes actuels : sera proposée (imposée de fait par les évènements)  la direction de l’Europe par les puissants (France ou Allemagne), et ceci selon les critères d’une économie fondée sur de nouvelles bases, qui  pourraient très bien être celles du bancor. Pour le moment, il semblerait que la France soit en bonne place :  soumise aux Etats-Unis, la France présidente du G8, du G20, du FMI avec madame Lagarde (tiens, et si « l’affaire DSK » avait un lien avec tout ça ? ) risque d’emporter le morceau. Car des élections arrivent en 2012 en France, mais aussi aux Etats-Unis, et dans près de 20 pays cette même année, dont 4 des 5 membres permanents de l’ONU. Et l’opposition populaire qu’entrainent toutes les restrictions actuelles et à venir risque de faire échouer la manoeuvre en favorisant l’alternance politique. Parce qu’il faut bien qu’il y ait manoeuvre : la crise, tout le monde sait comment la régler, je l’ai dit plus haut.  Mais cela ne doit pas arriver, car les puissants de ce monde veulent nous convaincre qu’il n’y a « pas d’autre choix ».

 

Il y aura donc récession chez tout le monde, et ce n’est qu’à ce prix que les peuples se révolteront, en justifiant ainsi la répression, le protectionnisme puis l’autoritarisme qui leur seront opposés. Ce n’est qu’au pire moment de la crise qu’on nous ressortira (et que sera adopté) le bancor, et que tout un tas de mesures sécuritaires seront imposées aux peuples pour les tenir en place. Ce moment marquera la fin du système tel que nous l’avons toujours connu, et se produira avant 2012, il faut en être certain. Ceux qui s’y opposeront deviendront alors des ennemis, et on prépare déjà le terrain depuis quelque temps. Le fichage, le contrôle et la surveillance continue des personnes et des communications est déjà possible techniquement, il ne restera plus qu’à l’imposer « légalement », en réponse à la violence des populations incapables de se contenir face à l’injustice des sacrifices qu’on exigera d’elles.

 

Mais nous avons encore le choix, celui de ne pas croire qu’il n’y en a pas d’autres : engageons-nous !

 

caleb Irri

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L’illusion de la transparence

Posté par calebirri le 8 juillet 2011

Face à l’effondrement économique inévitable de la « zone euro », nos bons dirigeants nous refont aujourd’hui – et sans complexe – le coup de la « transparence ». En effet, les échanges mondialisés d’aujourd’hui sont tous plus ou moins noyés dans d’obscures salles de marché, ici ou là, à l’abri de tous les regards, anonymes et multiples, enfermés dans les disques durs de chambres de compensation ou des paradis fiscaux, et le tout sans aucune possibilité de savoir qui fait quoi. Cela n’a jamais vraiment eu l’air d’inquiéter personne d’autre que ce cher Denis Robert, car en réalité le manque de transparence lié aux transactions financières arrangeait bien tout le monde jusqu’à maintenant.  Mais c’est qu’aujourd’hui le manque de transparence de certains organismes,  les agences de notation qui soufflent le chaud et le froid sur les marchés (et même sur les Etats),   embarrasse fortement le pouvoir politique.

Car le problème est que personne ne semble savoir comment sont faits et défaits tous ces calculs, tous ces montages financiers, ces petits arrangements fiscaux et autres notations obscures. Ce que les gouvernements réclament donc, à travers la transparence, ce n’est pas celle de leurs comportements à eux mais celle de ceux qui les dirigent. Car il faut bien admettre que les véritables gouvernants ne sont plus ceux qu’on élit mais ceux qui possèdent l’argent.

Face à cette mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique  les gouvernants, confrontés à une crise capable de leur faire perdre leur position, souhaitent pouvoir accéder au jeu des financiers, et c’est ce vers quoi ils poussent actuellement en évoquant la création de leurs « propres » agences de notation (qui leur seront sans doute plus favorables). On devrait pourtant s’étonner que des Etats se soient si longtemps laissés noter par des organismes privés qui sont désormais capables de faire chuter des Etats tout entiers, qui se retrouvent ni plus ni moins qu’au bord de la faillite, avec tout ce que cela implique pour les populations. Car en définitive, l’Etat appartient aujourd’hui à des créanciers privés, créanciers dont le pouvoir immense s’appuie justement sur  l’opacité, le manque de transparence. Les Etats, comme les entreprises ou les matières premières, sont peu à peu devenus des outils de spéculation destinés à faire du profit. Les dirigeants des pays les plus endettés se sont laissés entrainer par des banquiers sans scrupule qui, une fois la crise venue, ont décidé de se payer avec les restes, c’est à dire sur les deniers des peuples concernés.

Et ces dirigeants, considérés comme responsables de leurs « employés », c’est-à-dire le peuple qui travaille et paye ses impôts, qui fait tourner la machine, commencent à se rendre compte qu’en perdant le peuple ils sont en train de perdre aussi leur pouvoir : et c’est pourquoi ils exigent aujourd’hui plus de transparence.

Mais c’est quoi « plus de transparence » ?  Cela signifie-t-il de tout montrer au peuple, d’exhiber au grand jour les fabuleux « trous noirs de la finance » dans lesquels se perdent toutes les manipulations financières ? Le problème c’est que tous ces dirigeants sont tous plus ou moins complices et bénéficiaires de cette opacité, car ils en sont aussi les instigateurs, les artisans. Ce qu’ils souhaitent donc en réalité n’est pas la transparence, mais l’illusion de celle-ci. Sachant pertinemment qu’elle est impossible et peu souhaitable (pour eux), ils préfèreront mettre en place de nouvelles agences tout aussi opaques, mais suivant leurs propres règles. En s’appuyant sur la colère d’un peuple de qui on exige sans cesse plus de transparence (cf tous les fichiers créés pour tracer les moindres actes des citoyens), ils espèrent faire pression sur le pouvoir financier et retrouver ainsi un peu de leur puissance perdue.

Car cette « transparence réclamée » ne peut être totale, ou alors c’est tout le système qui s’effondrerait. La transparence c’est la clarté, la vérité, la réalité. La transparence c’est de pouvoir regarder d’où vient l’argent, par qui il passe, et combien, et où il va.
Tandis que l’opacité est le moyen sur lequel s’appuie le capitalisme pour exister, et les injustices pour se perpétuer : car sans cette opacité (très bien organisée d’ailleurs), c’est tout un chacun qui pourrait s’apercevoir des vols et des mensonges perpétrés par ceux qui dirigent véritablement le monde, les riches. Et c’est bien pour ça que cette transparence n’est qu’une illusion. En réalité, aucun des deux camps qui s’opposent ne la souhaitent totale.  Dans « l’échange, le partage et la double-pensée », j’ai tenté de montrer que l’échange, c’est à dire le commerce, est un vol inévitable, car si chacun avouait ses marges à ses clients, alors c’est tout le système qui s’effondrerait de lui-même.

Et bien imaginons maintenant que l’on devienne réellement transparent : de la même manière qu’avec le site « prix de l’eau« , que les véritables victimes de l’échange montrent réellement la part de leur propre vol pour laisser entrevoir celle des véritables voleurs de cette planète. Et qu’on s’aperçoive enfin que les véritables victimes ne sont ni les petits salaires, ni les chômeurs ni les « illégaux », mais bien plutôt une toute petite fraction de la population, celle qui justement profite de l’opacité du système financier. Que les cadres supérieurs, les artisans, commerçants, chefs d’entreprises petites ou moyennes, paysans et agriculteurs, salariés, fonctionnaires, tous nous sommes certes à la fois « victimes » et « bourreaux », mais surtout victimes. Car les profits gigantesques faits par un petit nombre (10% de la population détient 90% des richesses) ne sont jamais redistribués, car ils disparaissent tous derrière une façade de transparence, les « bilans » et autres « résultats ». Mais que tous les petits patrons des supermarchés ouvrent, un peu à la manière de Wikileaks, les marges de leur entreprise, que les journalistes montrent les liens, les bénéfices et les impôts réellement payés par ces dernières, que les commerçants disent combien ils gagnent vraiment sur les produits qu’ils vendent, que les producteurs affichent le prix auquel ils vendent leur production afin que l’on compare avec le prix auquel ces produits se retrouvent en grand surface (ici)… Que les députés, sénateurs encore soucieux de « déontologie » montrent au grand jour les montants de leurs émoluments, ou comment ils se votent et se conservent moult avantages pour eux-mêmes… Que les entreprises du CAC40 affichent leurs résultats, et combien ils payent réellement d’impôts

Imaginons une véritable transparence, et réfléchissons deux minutes : comment pourrions nous laisser cette situation perdurer sans se révolter ? Créons donc un grand site d’observatoire des prix et des marges faits par les acteurs eux-mêmes, et montrez tout au grand jour, et puis regardez ce qu’il vous reste de votre travail, ce que vous volez vous-même, vous de qui on exige la plus grande transparence afin que ne puissiez détourner le moindre centime, regardez combien vous payez de taxes, ou combien vous coûte votre crédit…, et comparez à ce que gagnent les véritables voleurs de cette planète. Faites-la vous-mêmes cette transparence, et vous verrez la vérité :

la transparence n’existera pas tant que le capitalisme vivra, et le capitalisme ne pourrait survivre un instant à la transparence.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

 

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Et si la guerre avait déjà commencé ?

Posté par calebirri le 13 juin 2011

Pour qu’une guerre ait lieu, il faut qu’il y ait deux camps opposés. Il faut également des tiers impliqués, des combats, des victimes, et deux idéologies qui s’affrontent.

Depuis le 11 septembre 2001, tous ces éléments sont réunis, et l’invasion de l’Afghanistan puis de l’Irak se trouvent être « de facto » le début de l’invasion du « Monde Arabe », invasion qui n’a jamais cessé depuis. Si vous regardez les cartes du Maghreb et du Moyen-Orient d’aujourd’hui, vous constaterez par vous-même que tout gravite autour d’un seul et même point central, Israël. Il n’est pas anodin qu’au moment même où le capitalisme se retourne, où les Palestiniens obtiennent le soutien de nombreux Etats émergents (émergés ?) et où les pouvoirs de l’Europe et des Etats-Unis déclinent avec la crise, des révolutions éclatent tout autour de ce point central, et permettent à ces pays (UE et EU) qui n’ont plus les moyens de leurs ambitions (le pouvoir et l’argent) de reconquérir ceux-ci au moyen de la guerre, la force pure, la seule possibilité qu’il leur reste.

Car Peu à peu les choses s’éclaircissent, et les camps se forment : parallèlement à la mobilisation grandissante des peuples oppressés par leurs gouvernants se mettent en place les rouages d’une grosse machinerie qui nous conduit peu à peu vers une confrontation majeure, avec le monde Arabe. Cette confrontation est sans doute le seul moyen qu’ont trouvé nos gouvernants (bien peu imaginatifs somme toute) pour faire repartir une économie en panne et conserver leur pouvoir sur des milliards d’êtres humains. Que cette confrontation soit le fruit d’un préparation minutieuse ou d’un enchainement malheureux importe finalement peu car la situation est déjà bien engagée. il suffit pour s’en convaincre de regarder les faits, car ils expliquent d’eux-mêmes pourquoi le monde arabe est la cible choisie : c’est le bloc économique le plus faible du grand échiquier géostratégique.
Face à ce grand « Monopoly » qui se joue loin des caméras et aux ambitions chinoises qui achètent des terres partout, face aux ambitions de l’Amérique latine dont les ressources sont gigantesques ou celles de la Russie qui veut encore elle aussi jouer son coup, les Etats-Unis et l’Europe n’ont d’autre choix que de se soumettre ou de se défendre… en attaquant plus faible qu’eux. Protégés jusqu’à ce jour par leurs ressources et leurs régimes politiques, protégés jusqu’à ce jour par la corruption et les subsides européens et étasuniens, le Maghreb et le Moyen-Orient sont le seul « ennemi » encore à la portée des Etats-Unis et de l’Europe : une bonne petite guerre officiellement déclarée ne nuirait sans doute pas à leurs affaires.

L’islamophobie grandissante à l’intérieur de ces deux imposants candidats est le vecteur « psychologique » choisi pour distinguer les « gentils » des « méchants ». Ajoutez à cela la crise économique qui a permis la révolte des peuples oppressés là-bas avec l’aide de l’Europe et des Etats-Unis, révoltes dont ces mêmes Etats veulent aujourd’hui profiter pour se poser en défenseurs de la démocratie, et vous aurez tous les ingrédients pour fabriquer une grosse bombe dont l’étincelle s’enflammerait… à Jérusalem ?.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, et alors que la crise touchait durement les économies les plus fragiles, la Tunisie, l’Egypte, la Syrie, la Lybie étaient des alliés proches des gouvernements européens (ce qui devrait nous interroger sur l’acuité de ces derniers en matière de politique étrangère ?). Les dictateurs étaient de très bons hôtes, et personne n’y trouvait rien à redire. Nous leur vendions des armes, y installions nos usines, et y faisions commerce constructif.
C’est que les entreprises européennes y étaient très bien traitées, et les dictatures copieusement arrosées par nos soins. Mais avec la crise et le ralentissement de l’économie mondiale, ce sont comme toujours « les sous-traitants » qui trinquent en premier : les « colonies financières » dont les dirigeants sont des pantins déguisés en vice-rois, ont du rogner encore un peu plus sur les droits et salaires déjà limites de leurs populations, entrainant ainsi « émeutes de la faim » et révoltes violentes.

 

Ces mouvements de contestation auraient très bien pu être réprimés dans le sang sans n’intéresser personne, si internet et le formidable appétit de liberté de ses utilisateurs n’avaient pas étalé au grand jour les massacres perpétrés par les désormais dictateurs.

Après avoir proposé leur aide à ces dictateurs « amis », ils on voulu faire mine de ne pas comprendre, mais après les nombreuses « bourdes » ( ou scandales si vous préférez) fortement médiatisées (qui ont peut-être au passage empêché de plus grands massacres avec l’envoi des forces de « sécurisation »), les gouvernants européens ont décidé de « soutenir » les partisans de la révolution. Mais pas n’importe comment : en soutenant les manifestants, les gouvernements réclameront bien sûr des compensations : les millions d’euros dépensés pour la « reconstruction », pour les interventions de « sécurisation » ou de « protection des civils » ne seront certainement pas versés en vain. D’une manière ou d’une autre, ils seront récupérés.

 

Et puis pourquoi ne pas profiter de ces évènements pour aller plus loin ? Partant du principe que les dictateurs sont à mettre dehors, alors pourquoi ne pas aider « tous » leurs peuples à se libérer ? Ce serait là l’aboutissement du très fumeux concept de « guerre préventive » : en s’accordant sur le fait que tous les dirigeants arabes sont susceptibles de massacrer leurs populations si elles se révoltent, alors pourquoi ne pas les faire « dégager » dès maintenant ?

 

Car en protégeant ainsi les révolutionnaires, les Etats-Unis et l’Europe s’accordent un futur droit de regard sur l’installation des nouveaux dirigeants. Et cela même si les révolutions sont justes et légitimes, et partent d’une véritable prise de conscience démocratique de la part des peuples opprimés : elles sont organisées et développées par des Etats qui ne mènent en réalité rien d’autre qu’une guerre d’invasion du Monde Arabe, en attendant la déclaration de guerre officielle.

 

Si on rapproche maintenant cette situation du problème israélo-palestinien, on voit bien à quel point la nouvelle politique des Palestiniens pousse les Etats-Unis et leurs alliés à des prises de position radicales : l’aveu public d’un soutien sans faille à Israël face aux revendications indépendantistes des Palestiniens à l’ONU signifierait pour le Monde Arabe une déclaration d’hostilité considérée comme injustifiée, et même injuste. De quoi mettre le feu aux poudres.
La guerre a donc sans doute déjà commencé, mais comme nous sommes les envahisseurs, nous n’en subissons pas encore les effets. Mais les pays envahis le savent eux, il n’y a qu’à regarder les effets des « libérations » Irakienne ou Afghane : Des malformations anormalement élevées chez les enfants nés après la « libération », en Afrique des maladies liées aux récoltes de minerais dans des conditions quasi esclavagistes…

 

La guerre a commencé, et personne ne veut encore nous la montrer : on se bat en sous-main pour la direction du FMI, on achète le maximum de terres en Afrique ou ailleurs, on se bat pour l’eau et le pétrole, on envahit peu à peu tous les espaces possibles pour préparer à la « grande confrontation ultime », celle que tous  attendent en la redoutant, celle qu’ils préparent pour l’éviter tout en la provoquant.

 

En accueillant pas les immigrés qu’on dit par ailleurs défendre, en stigmatisant les Arabes et tous les Musulmans depuis le 11 septembre, tous les pays du monde se sont engagés dans une guerre qui ne dit pas son nom. Les nouvelles technologies de l’information sont en passe de devenir un enjeu majeur pour la liberté, et la vérité. Seuls relais des horreurs réelles et véritables d’une guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de victimes, internet et ses réseaux ne doivent pas tomber sous le contrôle des futurs tyrans. Une fois transformés en « télécrans », nous deviendrons alors incapables de distinguer le vrai du faux : la guerre continuelle tant redoutée par Orwell sera alors possible.

 

Caleb Irri

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Publié dans crise, immigration, misère, mondialisation, Non classé, politique? mensonges, révolution?, relations internationales | 2 Commentaires »

Pour que les révolutions ne meurent pas, ajoutons la réflexion à l’action !

Posté par calebirri le 26 mai 2011

On le voit bien ces derniers temps, la déception laisse place, peu à peu et à mesure que les sacrifices demandés aux peuples augmentent, à la colère. Cette colère qui monte sourdement, tranquillement, en chacun de nous et chacun dans son coin, un peu comme ça vient. Les « indignés », de quelque nationalité qu’ils soient, comprennent que quelque chose ne va pas, et sentent plus ou moins consciemment qu’un unique ennemi les réunit, sans vraiment savoir comment le combattre.

Cet ennemi commun, c’est un système injuste au service des plus riches, et au détriment de la démocratie, c’est à dire du peuple. Face à la conjonction du retournement capitaliste et de la destruction de l’environnement, l’humanité est entraînée dans une spirale accélératrice qui la conduira inévitablement à faire des choix quant à son avenir. Car le véritable ennemi de la démocratie, c’est le capitalisme : un capitalisme autodestructeur, qui ne remplit pas les exigences démocratiques, qui tue, asservit, déshumanise. On ne peut soumettre le capitalisme à la démocratie, car l’existence de l’un exclut celle de l’autre. Soumettre le capitalisme à la démocratie, cela signifierait en réalité supprimer le capitalisme. Ce qui pourrait bien arriver…

Tant que ce système nous favorisait encore, nous les pays « riches », il n’était pas difficile de croire à l’illusion de bonheur que ce système procurait. Mais aujourd’hui nous sommes confrontés à la possibilité de voir nos « acquis » (faits sur le dos des pays « pauvres ») disparaître au profit de ces mêmes pays que l’on appelle désormais « émergents ». Car le capitalisme est un système qui ne peut satisfaire au bonheur de tous : il conditionne le bonheur de certains aux malheurs d’autres

L’agitation qui règne actuellement dans les hautes sphères politiques est la preuve la plus évidente de l’intérêt qu’elles portent à cette question du « retournement » du capitalisme, ou de sa fin. Car si nous laissons les lois du capitalisme régler la crise économique et financière, alors il faut que tous les pays dits « développés » aujourd’hui se préparent aux plus grands sacrifices, à savoir se séparer de certaines libertés, de protection sociale, de la démocratie enfin. Nous devrions peut-être même alors nous préparer à devenir les futurs « immigrés » de Chine, du Brésil ou de l’Inde… Ce que nos gouvernants, et même la plupart d’entre nous, ne veulent même pas imaginer.

Pour sortir de cette spirale et éviter la perte de leur pouvoir, les Etats « développés » n’ont donc pas d’autre choix que de pousser, à terme, à la fin du capitalisme au travers ou du bancor, ou de la guerre. Car les pays émergents, qui veulent aujourd’hui profiter enfin des fruits de leurs sacrifices passés,  ne se laisseront sans doute pas si facilement berner.

Mais attention, la fin du capitalisme ne signifie pas pour autant la mise en place de la démocratie : seulement sa possibilité. Prenons garde que les révolutions qui couvent ici ou là ne tombent pas sous le coup de la sentence de George Orwell « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature » et qu’elles ne conduisent pas à pire encore que ce à quoi les peuples ont échappé.

Le soutien de ces mouvements par les pays dits « démocratiques » est plus que suspect (aux vues des liens troubles qu’ils entretiennent) car il rentre en contradiction totale avec le refus d’accepter les émigrés des pays concernés. En soutenant d’une part ces évènements d’un point de vue moral et en refusant ses conséquences économiques d’une autre, les gouvernements montrent ainsi au grand jour les contradictions, l’injustice et la corruption du système : les plans de sauvetage, les bisbilles autour du FMI, le contrôle d’internet et le racisme éclairent d’une lumière crue leurs véritables volontés, car ils ont eux bien compris que si la démocratie doit se soumettre au capitalisme, ce capitalisme ne les favorisera plus pour longtemps… D’où l’idée de supprimer à la fois le capitalisme et ce qui nous reste de démocratie.

Car en s’appuyant sur les révolutions pour mettre à bas le capitalisme, ils évitent ainsi le combat avec les plus forts (les « émergents »), pour porter leur attention sur d’autres cibles (les Musulmans et les « assistés »). S’explique ainsi toute la politique actuelle, qui pousse peu à peu les peuples à accepter, de gré ou de force et à travers le bancor, la guerre ou les deux, un nouvel ordre économique mondial qui n’aura plus rien ni de capitaliste, ni de démocratique : et tout cela,  officiellement bien sûr, pour « sauver » les révolutions que nous aurons conduites pour eux.

C’est donc pour éviter d’avoir à choisir entre « 1984 » ou « le meilleur des mondes » qu’il ne s’agit pas seulement de manifester, de se battre ou de supprimer le capitalisme ; et cela, c’est faire encore la moitié du travail pour ceux qui nous exploitent. La révolution est certes nécessaire, mais à condition qu’elle s’appuie sur une réflexion globale, un espoir, un avenir sur lequel travailler, et surtout nous unir.

Car il faudra bien nous unir, et canaliser  les indignations au travers de projets constructifs ou en construction (http://laconstituante.forumgratuit.fr/) nous permettant d’établir un autre système capable d’échapper aux alternatives qu’on voudra nous imposer. Les jeunesses de tous les pays ont ce pouvoir, car pour l’instant encore ils maitrisent mieux ce formidable outil « internet » que la génération précédente. Nous pouvons, et devons le faire, car viendra bientôt le temps du choix : soit nous prendrons ce qu’il veulent bien nous donner, soit nous créerons nous-mêmes notre propre voie. Mais les choses ne pourront pas durer ainsi très longtemps.

Après l’indignation il y a l’action mais pas seulement : il faut y ajouter la réflexion.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, Assemblée Constituante, crise, la démocratie, misère, mondialisation, politique?, révolution?, relations internationales, surveillance, un nouveau système | 1 Commentaire »

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