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La politique du ridicule

Posté par calebirri le 28 août 2008

Après une campagne tonitruante dont le point numéro 15 du programme finissait par « je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques », le président a trouvé plus judicieux ensuite de parler de « réalisme économique » pour justifier sa soumission aux volontés chinoises.

 

Ce même président a également trouvé judicieux de se dire l’ami de Bush en même temps que d’Obama, et tout ceci sans oublier d’être à la fois celui de la Russie, des Palestiniens et des Israéliens, sans oublier bien sûr le Liban et la Syrie. Cela peut paraître beaucoup, et même un peu difficile à croire.

Etre l’ami de tout le monde en essayant de crédibiliser une position moralisatrice à l’encontre de chacun semble l’aveu d’une parfaite méconnaissance des relations internationales.

D’autant qu’il n’a échappé à personne que les raisons qui motivent les réactions françaises sont plus tournées vers l’économie que l’humanitaire…

 

Mais ne soyons pas naïfs, ménager la chèvre et le chou fera peut-être remonter le gouvernement dans les sondages français, mais n’améliorera sans doute pas l’état des relations internationales. Tout cela se fait très bien sans la France, et la réaction russe aux paroles cette fois-ci belliqueuses du ministre des affaires étrangères en est une preuve : « une imagination malade ». Ce n’est pas le mot « malade » qui me choque le plus, il ne fait qu’appuyer le fait que du point de vue de la Russie, la possibilité de sanctions économiques est négligeable. « malade » est un terme fort et montre bien la provocation gratuite que peut même se permettre d’employer la Russie à l’égard de la France.

 

Le pire réside sans doute dans l’incohérence des actes diplomatiques français qui, pour contenter une opinion inconstante, résistent à toutes les critiques et les humiliations au sujet de la Chine, pour ensuite s’engager très nettement contre la Russie, et tout cela pour apprendre aujourd’hui que la Chine soutiendrait la Russie… tout ça pour rien !

 

Mais trêve de plaisanteries. Aux vues de se qui se prépare dans un proche futur, il est évident que la France devra se positionner clairement dans un camp ou un autre. Car si elle est pour l’instant ridicule, la politique étrangère de la France pourra s’avérer ensuite plus que dangereuse.

 

caleb irri

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Afghanistan: la grande reculade

Posté par calebirri le 23 août 2008

Il n’y a pas deux ans, le président en campagne désirait le retour des troupes françaises engagées en Afghanistan. Il y a à peine quelques mois, il annonçait le renforcement des troupes engagées dans ce pays. Au grand damne de la gauche, d’une partie de la droite et de la majorité des français.

 

Tout le monde était à peu près d’accord pour demander un vote du parlement avant de prendre cette décision, mais le président ne jugea pas cet argument démocratique comme valable : et voilà la France engagée dans ce que tout le monde considère dorénavant comme un bourbier.

 

Quelques semaines plus tard, et dix jeunes gens tués, des enfants presque, ainsi qu’une vingtaine d’autres blessée, et le premier ministre semble enfin prendre conscience que la guerre c’est tuer, mais aussi se faire tuer.

 

Faudrait-il donc voter le retour des troupes françaises d’Afghanistan ? Voilà la question posée aujourd’hui à droite comme à gauche, et ce après avoir « grandiloqué » sur la nécessité d’une guerre que tous savaient pourtant déjà perdue.

Les questions que je me pose, moi, sont les suivantes :

- peut-on continuer à faire confiance à un gouvernement qui ne réfléchit pas avant d’agir, et qui joue ainsi avec la vie de jeunes hommes qui, à deux ou trois ans près, sont quasiment des « enfants-soldats » ?

-est-ce réellement pour glorifier ce genre de « héros » sacrifiés que la lettre de Guy Moquet est lue aux élèves ?

-que peut-on attendre des revirements successifs dont nous afflige ce gouvernement qui ne sait pas où il va, et d’un président qui semble tout juste découvrir les responsabilités de sa fonction ?

 

caleb irri

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la Géorgie et l’Otan

Posté par calebirri le 10 août 2008

Au jeu des alliances automatiques, l’Otan pourrait facilement faire basculer l’Europe dans une guerre de premier ordre.

Selon l’article 5, « Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord ».

Cela signifie que dans le cas où la Géorgie serait entrée à l’Otan, le conflit qui l’oppose depuis quelques jours à la Russie entrainerait de fait une situation plus que délicate pour l’Europe et les Etats-Unis.

Mais la situation n’est pas simple pour autant : bien que la Géorgie ne soit pas officiellement rentrée dans l’Otan, les liens qui l’unissent avec l’Europe sont très importants. L’oléoduc BTC (bakou-Tbilissi-Ceyhan) est largement financé par la banque mondiale et les anglais… en évitant soigneusement la Russie.

La Géorgie gagne une commission non négligeable des trésors traversant son pays, en même temps qu’il permet à l’Europe de diversifier ses approvisionnements.

Pour rajouter encore à la tension entre les deux rivaux, la question du bouclier anti-missile peu à peu réalisé par les Etats-Unis dans le Caucase est très vive ces derniers temps.

Les Russes accusent les Etats-Unis de favoriser par tous les moyens l’occidentalisation de cette région, en s’implantant financièrement (pétrole) et militairement (bases) non loin de la Russie.

Les Etats-Unis accusent les Russes de vouloir déstabiliser la région en provoquant des tensions, comme avec la Géorgie.

On comprend bien que la position russe est délicate, car en laissant faire elle se met en grand danger. Si le pétrole et le gaz ne viennent ni ne traversent plus la Russie, et qu’en plus ils se retrouvent cernés par les forces militaires de l’Otan, on peut imaginer que les menaces russes d’ordre militaire ne seront pas sans suite.

Est-ce pour prévenir une situation critique que la Russie pousse en Ossétie du sud, profitant du fait que les alliances automatiques ne soient pas scellées officiellement ?

Est-ce le résultat voulu par les Etats-Unis, qui poussent peu à peu la Russie dans ses retranchements, peut-être pour justifier son bouclier ?

Que peut-il bien ressortir de tout ça ?

On entend souvent dire « si tu veux la paix, prépare la guerre ». Tous les pays du monde doivent sacrément vouloir la paix, car en ce moment on prépare la guerre avec ardeur.

Mais ce précepte vaut-il vraiment quelque-chose ? ça fait longtemps qu’on le respecte, et après chaque guerre on se remet à préparer la suivante, qui n’a jamais manqué d’arriver…

 

 

caleb irri

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