tremblement de terre et complot : le projet HAARP en Haïti ?

Posté par calebirri le 17 janvier 2010

ce texte ayant été visiblement ou mal compris, ou mal écrit de ma part, je me permets de signaler au lecteur que j’explique dans l’article suivant les raisons qui m’ont poussé à écrire celui-ci.  je re-publie donc le texte original afin qu’il ne puisse y avoir d’ambiguïté:

 

10 000 soldats américains dépêchés en Haïti, un navire nucléaire, tout cela à moins de 1000 kilomètres du Venezuela : voilà le résultat du séisme qui a eu lieu il y a moins d’une semaine sur cette malheureuse île qui n’intéressait alors presque personne.

On peut trouver cela normal d’un point de vue humain, ou hypocrite compte tenu de l’histoire de ce malheureux Etat, victime pour l’essentiel de la négligence, voire de l’exploitation de la part des pays mêmes qui lui viennent en aide aujourd’hui. Mais cela justifie-t-il l’envoi d’un porte-avion nucléaire dans la région ?

C’est de là que part mon interrogation. Le but est-il simplement de « se faire bien voir » par la communauté internationale, ou y a-t-il de la part des Etats-Unis un effet d’aubaine pour justifier le placement de ses troupes à proximité d’un des ses meilleurs ennemis du moment ?

Car on sait à quel point les relations entre ces deux Etats sont tendues depuis l’acceptation par la Colombie d’accueillir sur ses bases des militaires américains. De plus, la situation économique vénézuélienne, à travers certaines décisions et dénonciations, rendent les  Etats-Unis hostiles à ce gouvernement. Quelques jours à peine avant ce tremblement de terre, un avion militaire a été intercepté par l’armée vénézuélienne à deux reprises sur son territoire, et on a vu ces derniers temps le ton monter entre les deux pays, le Vénézuela accusant les Etats-Unis, à travers la Colombie, d’organiser des provocations ; les Etats-Unis prétextant de leur côté vouloir lutter contre le narco-trafic et la guérilla suspectés d’être hébergés ou protégés par le Vénézuela.

Toujours soucieux de trouver des explications aux évènements qui m’intriguent, j’ai donc voulu en avoir le coeur net, et vérifier si l’envoi des troupes américaines en Haïti étaient le résultat d’un effet d’aubaine pour les Etats-Unis (comme le 11 septembre pour envahir certains pays), ou s’il existait une possibilité que cette aubaine soit provoquée par une technologie dont nous ignorons la puissance. J’avais une idée derrière la tête bien sûr, et une recherche rapide sur internet me conduisit rapidement sur la piste que je cherchais.

Bien sûr, en tapant « comment créer un tremblement de terre », je me disposais à trouver tout et n’importe quoi, des simples illuminés aux partisans des extraterrestres, en passant bien sûr par le fameux projet « HAARP », bien connu de la commission européenne elle-même, empêchée il y a quelques années d’enquêter à son sujet. Je tombais également sur les liens faits entre ce projet assez obscur et la tempête de 1999 en France, le tremblement de terre du Chichuan et un autre au Jjapon.

Je ne sais réellement ni en quoi consiste réellement ce projet, ni quelles sont ses applications possibles, mais il semble tout de même que le mystère entourant ce projet  est assez sombre pour nous effrayer.

De plus, j’ai trouvé un autre article concernant le sujet des tremblements de terre expliquant qu’il est possible de créer artificiellement ce genre de réactions en sous-sol, ce qui laissait entrevoir aux auteurs de cet article une sorte de « déclenchement préventif », à une petite échelle et sur une courte portée, un peu à la manière des déclenchements d’avalanches en montagne ; mais peut-être aussi une possibilité moins humanitaire de l’utiliser à des fins guerrières…

J’imagine bien quelles pourront être les réactions à un tel article, et sans doute n’y a-t-il aucun lien entre les activités sismiques inévitables parcourant notre planète et cet étonnant projet : mais si par la suite des évènements en lien avec cette catastrophe haïtienne survenaient, il y aurait alors lieu de se reposer la question : quelles sont les activités, et les possibilités techniques de ce projet HAARP dont personne ou presque ne sait quelque chose de sûr et de vérifié.

En attendant, il semble que le sort de cette malheureuse île ne puisse s’arranger à coups de millions, car les spécialistes sont formels : les plaques tectoniques parcourant cette région n’ont pas fini de céder à la pression, et d’autres séismes d’une intensité comparable sont à craindre dans un avenir plus ou moins proche ( un siècle ou moins). Ces millions serviront sans doute à donner une bonne image des Etats participant à la reconstruction, mais ne résoudront rien quant au véritable avenir de cette île : un engloutissement, à terme, de cette île qu’on aura à nouveau oublié dans six mois.

 

Caleb Irri

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caissières contre caisses automatiques: un paradoxe capitaliste

Posté par calebirri le 13 janvier 2010

Il y a quelques jours était diffusée une émission sur les caisses automatiques, destinées à terme à remplacer les caissières de supermarché. Deux camps s’affrontaient alors, l’un pour prétendre que cette évolution allait permettre une satisfaction plus grande du client (rapidité), et l’autre que ce système automatisé allait mettre à la porte un grand nombre de travailleurs déjà mis à rude épreuve (au nom de la rentabilité). Je ne reviendrais pas sur les prétextes fallacieux destinés à défendre l’emploi de ses malheureuses (le sourire des caissières, la relation humaine qui disparaîtra), mais plutôt sur la rentabilité que permettra ce remplacement de l’homme par la machine… encore qu’on peut se demander, comme l’a fait l’animatrice, si le fait de faire soi-même le travail de la caissière (transformée dans le meilleur des cas en agent de sécurité au contrôle de la caisse automatique) vaut vraiment le coup de se séparer de ces esclaves modernes.

Réfléchissons bien à ce problème, qui symbolise parfaitement une des contradictions majeures du capitalisme : la rentabilité fera toujours préférer la machine à l’homme dans toutes les tâches difficiles et répétitives. Mais les emplois sont menacés par ces machines, qui leurs enlèvent peu à peu leur gagne-pain. Pourtant, ces travaux sont difficiles, souvent rébarbatifs et épuisants, autant physiquement que moralement. Si dans un monde en progrès nous devrions nous satisfaire du remplacement de ces pénibles travaux par les machines, la plupart des gens « de gauche » se voient dans l’obligation de défendre l’asservissement de ces personnels, au nom de leur pouvoir d’achat.

Ce serait à se tordre de rire si la situation n’était pas réellement ubuesque. Car ceux-là mêmes qui défendent la dignité humaine, qui critiquent la pénibilité des conditions de travail, sont en même temps ceux qui se voient contraints de protéger ces mêmes emplois qui nuisent à la santé et la dignité des personnes. Et ceux qui ne jugent que par la rentabilité se disent en mesure de faire cesser une exploitation physique et mentale dont ils ne font pourtant pour la plupart aucun cas.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

En théorie nous devrions tous nous réjouir de la suppression de tous les travaux pénibles et rébarbatifs.  En théorie cette suppression devrait permettre soit plus de loisirs, soit la création d’emplois plus attrayants. Mais en pratique cette suppression engendre chômage et précarité, désocialisation et tout ce qui s’en suit… le tout en terme de « coût économique » à supporter pour la collectivité.

On s’aperçoit en définitive qu’une fois de plus, le secteur privé (la grande distribution) va réussir à faire travailler gratuitement les consommateurs, tout en augmentant ses marges (car il ne faut pas croire que les prix baisseront) et en faisant de grandes économies sur le facteur travail. De l’autre côté, l’Etat ne sera bien sûr pas en mesure de proposer autre chose à tous ces nouveaux exclus, qui bénéficieront d’une aide sociale payée par la collectivité, et à qui on reprochera sans doute ensuite de coûter cher.

Ce phénomène n’est bien sûr pas nouveau, et de nombreux emplois tels que les pompistes ou autres poinçonneurs ont disparu du fait même de l’automatisation. l’informatisation va elle aussi à terme mettre un bon nombre d’employés à la porte, comme elle a conduit de nombreux agriculteurs à déserter les campagnes.

Que faire alors ? leur faire creuser des trous pour les reboucher ensuite, afin de pouvoir justifier leur salaire, ou considérer que le système arrive à un terme où le progrès technique devrait être en mesure de nous libérer d’une contrainte  dont tant de nos anciens auraient rêvé : le travail.

Mais le capitalisme ne fonctionne pas comme ça : là où le bon sens ferait qu’en travaillant tous un peu moins nous pourrions faire travailler tout le monde, ici on préfère parfois se passer d’une technologie utile pour ne pas avoir à créer du chômage, facteur de trouble social  (encore que le trouble social soit parfois utile au capitalisme du point de vue répressif, ce qui permet de faire travailler également police et justice).

On le voit bien, c’est donc un problème de vision globale de la société que le problème des caisses automatiques met en exergue, et de la définition de ce qu’on nomme « la valeur travail ».
Si pour certains, le travail consiste en la pratique d’une activité intéressante et bien rémunérée, il est pour la plupart une contrainte dont ils voudraient bien se passer ; sans compter le salaire qui ne suffit parfois même pas à faire oublier les heures de labeur.

En dehors des quelques privilégiés qui, pour moi, ne travaillent pas (au sens étymologique du terme, c’est une souffrance), mais réalisent leur passion, l’Etat se devrait d’être le pourvoyeur de tous les travailleurs, en leur offrant soit le moyen de se reconvertir dans une activité plus attrayante ou utile socialement (éducation, santé, services publics dont nous avons tant besoin), et faire en sorte que son objectif soit de libérer, à terme, le maximum de personnes des contraintes afférentes à des travaux pénibles. En poussant même un peu plus loin, il serait presque plus logique d’accorder un meilleur salaire à celui qui fait ce genre de travail qu’à celui qui se plaît dans son activité. D’une part on gagnerait en candidats à ce genre de postes, et d’une autre on comblerait ainsi le manque de mains d’oeuvre dans certains métiers difficiles pour lesquels aucune machine ne pourra venir les remplacer.

Ensuite, il serait également possible d’envisager la création d’autres métiers fort intéressants, métiers d’innovation et de recherche qui auraient pour but de remplacer peu à peu tous les travaux inintéressants et nuisibles à notre santé physique et mentale.

Au lieu de se demander s’il coûtera plus cher de supprimer les caissières que de les laisser en poste, nous ferions mieux de nous interroger sur la manière de faire cesser l’exploitation de l’homme pour la recherche du profit, car en supprimant le « travail » nous supprimerions  une injustice, et réglerions un paradoxe.

 

Caleb Irri

Publié dans consommation, le travail, misère, Non classé, progrès technique | 7 Commentaires »

théorie du complot : vaccin ou pas vaccin?

Posté par calebirri le 8 novembre 2009

Lors d’un précédent article (h1n1 est un leurre), j’évoquais les rumeurs qui se développaient autour du virus de la grippe h1n1, en reprenant certaines des hypothèses qui parcouraient le « petit monde d’internet ». j’en oubliais alors beaucoup, mais une chose plus importante m’échappait cependant quant à la communication des gouvernements concernant cette pandémie.

Tout d’abord il faut signaler que parmi les rumeurs les plus en vogue certaines semblent quand même plus ou moins fondées, car elles font débat sur la place publique : les scientifiques ne sont pas tous d’accord entre eux sur certains sujets, dont celui des adjuvants. Ces substances sont pour certains dangereuses, tandis que pour d’autres ce sont  les effets secondaires liés à ses substances qui sont mal connus. Et il est vrai également que, parmi les défenseurs du vaccin nombreux sont ceux qui, malgré la législation en vigueur dans notre pays, oublient de préciser leur appartenance à un des laboratoires fabricants.

Ensuite, d’autres rumeurs plus alarmistes affirment que les vaccins sont en réalité une sorte de poison destiné à rayer de la carte la moitié de la population, sans s’étonner du fait que ces vaccins sont destinés aux populations riches, qui ne se trouvent pas exactement être la cible ni privilégiée ni habituelle de nos chères élites.

Il y eut aussi la rumeur (fondée ou non) que le vaccin administré aux dirigeants allemands était différent de celui  du peuple, et enfin la plus incroyable de mon point de vue : l’hypothèse selon laquelle des nanopuces seraient introduites discrètement dans les doses produites, afin j’imagine de rendre toute la population esclave du pouvoir obscur de cette micropuce.

Mais tout ceci ne tient pas debout : certes les laboratoires ont gagné beaucoup d’argent avec cette histoire de grippe A, et cela pourrait suffire à scandaliser tout le monde et expliquer beaucoup de choses… Sauf dans le cas d’un complot! Car la communication des Etats face à la crise a été désastreuse en matière d’encouragement, ou d’incitation à la vaccination. Avant l’été les peuples étaient au bord de la panique, et les communicants ont, pour les calmer, tenté de les rassurer. Des millions de doses ont été achetées dans la plus grande précipitation, si bien que les Etats ont prélevé à nouveau les contribuables de manière à « soutenir » financièrement leur industrie pharmaceutique, et ce n’est sans doute pas à négliger en temps de crise : presque un plan de relance.

Mais une fois les vaccins achetés, et la propagande ayant si bien fonctionné les populations se sont senties rassurées, voire sceptiques quant à la dangerosité de cette grippe…surtout quand les médias annoncèrent le début des vaccinations. Mais la confiance avec le peuple a été rompue, avec pour le gouvernement un stock à écouler.

Du coup, en terme de complots, on se retrouve devant un paradoxe : soit le gouvernement communique vraiment mal car très peu nombreux seront les vaccinés et le complot raté, soit… le gouvernement serait si malin qu’il a orchestré toute cette manipulation pour, par exemple, « donner » les doses aux pauvres qui en mourront. Ou alors pire peut-être, et là ils sont vraiment très forts : la grippe est très dangereuse et les têtes pensantes le savent, si bien qu’elles font payer aux peuples des vaccins qu’ils n’utiliseront pas, et seront en plus victimes d’une maladie si terriblement mortelle que personne ne sera bientôt en mesure de venir réclamer ses sous !

Après avoir bien réfléchi à tout cela, il ne me reste plus qu’une petite question à résoudre : vaccin ou pas vaccin ?

 

 

caleb irri

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la propagande et l’ADN

Posté par calebirri le 11 octobre 2009

La propagande est une méthode consistant à faire intégrer aux peuples des sentiments et des idées qu’ils n’auraient jamais été capables d’avoir seuls, de manière individuelle. La répétition et l’omniprésence sont le moyen conduisant à amalgamer sans cesse des comportements individuels avec ceux de masses, et qui finissent peu à peu par s’ancrer dans l’esprit des individus de manière trouble. La réaction d’un individu face à une masse provoque soit la fuite soit le rassemblement, et la force de la propagande est de rendre possible ce dernier. L’utilisation des médias de masse est un relais qui touche tant d’individus qu’il peut, s’il est utilisé à mauvais escient, provoquer des mouvements d’opinions tels qu’ils soient en mesure de prendre le caractère de « Vérité ».

C’est pour cela que les médias intéressent tant le pouvoir politique : lorsqu’il ne les contrôle pas, ils peuvent s’avérer un formidable ennemi. Mais lorsqu’il les possède, le pouvoir politique devient alors presque tout puissant. Une fois les médias sous son contrôle, le pouvoir politique devient capable de « faire l’opinion », ce qui autorise ensuite tous les débordements démocratiques : l’opinion censurant encore plus ou moins la politique menée par l’Etat, il est possible par le biais des médias de faire désirer au peuple des lois allant à l’encontre de son propre intérêt, et de transformer une démocratie en dictature de telle manière qu’il soit même possible de croire à la volonté qu’en aurait eu le peuple. Une fois l’opinion rendue inconsciente, c’est toutes les lois qui peuvent se trouver transformées selon l’apparente volonté du peuple.

Ces derniers temps c’est le fichage ADN revient sur le devant de la scène : face à quelques faits divers particulièrement sordides et inhumains, l’opinion est peu à peu galvanisée par la haine naturelle provoquée à l’écoute de ces drames affreux. Le fait de focaliser l’attention des peuples sur ce genre d’affaires (pourtant minimes du point de vue du nombre) revient à provoquer dans l’opinion la peur et la haine, et fausse ainsi leur jugement sur les solutions que les gouvernements proposent d’y apporter. Comme lors des « deux minutes de la haine » décrites dans 1984, les journaux télévisés jouent le rôle de « canaliseur » du corps social en lui fournissant les amalgames nécessaires à la colère du peuple.

Face à cette tension sans cesse renouvelée par de nouveaux drames mis en avant dans les médias le gouvernement se trouve alors en capacité de faire accepter à l’opinion publique des lois absolument liberticides au nom même de la liberté. Le fichage ADN en est une des plus dangereuses qui pourtant, dans la réalité, ne sauraient être d’aucune utilité à une quelconque amélioration de la sécurité des peuples. Pas besoin ni d’être un grand scientifique pour prouver mes dires, ni même d’une intelligence supérieure ; mais simplement de regarder les choses en face. Et regarder les choses en face, c’est juste se poser la question : que se passera-t-il une fois le fichage ADN mis en place ? les terroristes terroriseront-ils moins, les violeurs violeront-ils moins, les tricheurs tricheront-ils moins ?

Il suffit pour répondre de se mettre un peu à la place de ces derniers.
Les terroristes capables de se tuer pour accomplir leurs actes n’ont que faire d’un quelconque fichage, et rien dans l’ADN ne peut permettre de reconnaître un terroriste d’un autre individu.
Un violeur est paraît-il victime de pulsions, mais sait pourtant bien ce qu’il risque en accomplissant ses méfaits : ça n’a jamais empêché ni les meurtriers ni les violeurs de le faire, quand bien même la torture et la mort leur sont promis.
Les tricheurs sont dans le principe invisibles, car autrement ce ne sont que de piètres tricheurs. De tous temps ils échappent aux contrôles de toutes les mesures prises à leur encontre, et il ne peut en être autrement ; ceux qui fixent les règles du jeu étant d’ailleurs toujours les plus aptes à les déjouer.

Par contre, ce qui serait rendu possible avec ce fichage ADN, c’est de répertorier la population dans son ensemble, et d’être en mesure de la contrôler. Cela excepte les catégories susmentionnées, mais englobe le petit peuple. Celui qui serait capable de contester, voire d’appeler à la révolte. Car ce ne sont pas les actions individuelles qui seront menacées par l’établissement d’un tel fichage, mais les mouvements de masse. Couplés à une puce RFID, un gouvernement autoritaire serait en mesure d’établir sur les peuples un contrôle et une surveillance quasi absolus.

Les regroupements ethniques seront utilisés pour stigmatiser certains types de population, et les « fichés ADN » pourront à terme être directement surveillés par les milliers de caméras consultées par des délateurs en puissance qui, peur et haine à l’appui, s’empresseront de dénoncer tout comportement suspect ; surtout s’ils sont rémunérés pour cela, comme l’envisage l’Angleterre par l’intermédiaire de certains sites. On réglera l’immigration, et aussi l’émigration, en autorisant ou pas certains potentiels « terroristes » à certains déplacements, jusque sur le territoire national s’il le faut.

Bien sûr tout cela n’est que fantasme, et sans doute les volontés du gouvernement sont fort louables… mais alors, pourquoi, pourquoi personne ne s’interroge sur le fait que nos « élites » soient dispensées de se soumettre aux mêmes règles que celles auxquelles elles soumettent le peuple ? comment se fait-il que nos dirigeants se scandalisent devant le pouvoir d’internet qui, parfois, les montre dans des situations plus qu’embarrassantes, et autorisent pour les autres ce qu’ils ne sont pas prêts à accepter pour eux-mêmes ?

Et surtout, pourquoi personne ne le fait remarquer ? nos dirigeants seront-ils, comme dans 1984, les seuls à pouvoir échapper au contrôle total, et à pouvoir débrancher leur « télécran » sans risque de voir débarquer chez eux la police de la pensée ?

 

 

caleb irri

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Ecologie et capitalisme : Nicolas hulot, le dindon de la farce ?

Posté par calebirri le 6 octobre 2009

J’ai entendu deux fois Nicolas Hulot s’exprimer ces deux derniers jours ; une fois sur France-info, l’autre sur France-inter. Ce brave homme, que j’estime par ailleurs en tant qu’homme de convictions et activiste dévoué à la cause écologique, tentait d’expliquer comment son activité était complémentaire (et non supplémentaire) au débat politique concernant le climat.

Evoquant les mesures prises par la France et celles qu’il faudrait prendre dans le monde entier, Nicolas Hulot défendait les taxes (en acceptant toutefois son cadre économique), tout en se disant favorable à une forme de décroissance dans certains domaines (comme l’utilisation du pétrole par exemple). Il se disait également favorable à l’obligation de fixer des limites, en appuyant sur le rôle de la puissance publique comme garante de celles-ci (en renforçant la démocratie), en faisant référence aux enfants dont le besoin de limites est incontestable…. et en omettant la réalité du parent qui, loin d’être démocratique, doit pour fixer et faire respecter des limites être le dépositaire de l’autorité suprême et incontestable.

Ensuite et sur France-inter, un auditeur sans doute mal intentionné lui fit une question sur la contradiction de se faire financer ses activités par de grosses multinationales (dont on sait les vertus…), en proclamant grâce à celles-ci un discours opposé à la consommation de masse. C’est très intelligemment que Nicolas Hulot répliqua par la différence entre le mécénat et le sponsoring, qui pour son cas (le mécénat apparemment) ne l’engageait à rien en retour. C’est sans doute sans le vouloir qu’il se prit à citer le nom du principal à plusieurs reprises, mais les auditeurs auront bien compris : il s’agissait d’EDF. Mais il ne faut pas oublier les autres : Ibis hotel, L’Oréal, TF1…pour ne citer que les fondateurs (voir son site).

Après l’écoute de ces deux émissions, je me suis replongé dans une réflexion concernant cet éminent personnage : peut-il être à ce point naïf qu’il croie réellement que les mécénats d’EDF ou de L’Oréal soient le résultat d’une transformation morale non axées exclusivement sur la recherche du profit à travers une bonne image, comme lui permettent de le faire d’autres acteurs de la vie publique ? ou n’a-t-il pas, de bonne foi, compris que la société capitaliste ne peut absolument se satisfaire d’une quelconque décroissance, de limites ou de valeurs morales ?

Vu comment fonctionne le capitalisme et ce que requiert la sauvegarde de la planète, un homme de terrain comme lui devrait avoir observé cette vérité : c’est le capitalisme qui a détruit la planète, et il n’y a pratiquement aucune chance pour qu’il soit possible d’en être autrement. Nicolas hulot est sans doute très déçu du monde comme il va, mais il devrait comprendre que les limites ne pourront jamais être inculqués par un Etat réellement démocratique, que la démocratie est à l’opposée du capitalisme, et que le capitalisme est inévitablement contre l’écologie.

Car l’innovation technologique est la cause d’une pollution systématique, en même temps que l’outil principal du capitalisme : pour vendre encore et toujours il faut parvenir à l’obsolescence continuelle d’un produit, remplacé par une innovation, et la suppression pure et simple du produit précédent.pour que l’on ne soit ni en mesure de le réparer, ni même de le conserver. En bref, qu’on en achète un nouveau : c’est le principe même de la consommation de masse, qui est une consommation jetable, et donc obligatoirement polluante.

Mais les multinationales ne sont pas les seuls partenaires de cette fondation ; plusieurs organisations institutionnelles comme le ministère de la santé, ou celui de l’éducation nationale, subventionnent également cette fondation. Cela signifie-t-il que le gouvernement se trouve acquis aux convictions de Nicolas Hulot ? Ou bien se trouve-t-il être le dindon de la farce,  ses « partenaires » l’utilisant  sans vergogne dans le but de vendre du « vert » grâce à son image?

Pour ma part, je doute fortement que les activités de VRP de notre président (comme son voyage au Kazakhstan avec GDF-suez, Areva, Alstom, EADS…), soient exactement en accord avec les idées écologiques et sociales que monsieur Hulot défend. et je doute plus fortement encore que ces partenaires soient assez stupides pour se tirer une balle dans l’un des pieds du capitalisme : tous sont de gros pollueurs, et des adeptes de la consommation de masse…

Alors quand les deux fonctionnent ensemble (multinationales et gouvernement), et cela au sein même de sa propre fondation, que peut-il réellement en espérer ? s’il ne comprend pas que le combat pour la planète doit s’effectuer au travers du combat contre le capitalisme, alors il ne peut pas être totalement écologiste, car il se trompe d’ennemi : ce n’est pas l’homme qui est la cause des malheurs de la terre, mais le système qui est la cause du malheur des hommes.

caleb irri

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la division du travail et la concentration des pouvoirs

Posté par calebirri le 30 septembre 2009

La division du travail a longtemps été considérée comme un des bienfaits du capitalisme, car elle rendait possible à la fois une augmentation de la productivité et une hausse de l’emploi. « Démocratisée » par Ford, elle permettait de payer convenablement les ouvriers travaillant à la chaîne, tout en s’assurant ainsi un retour sur ces salaires par l’intermédiaire de la consommation.

Le principe de la division du travail est simple, il consiste à découper une activité (comme la construction d’une voiture par exemple) en plusieurs postes distincts, ce qui implique pour l’ouvrier une plus grande dextérité acquise avec l’expérience, voire même la possibilité d’effectuer des avancées technologiques favorisant la productivité. Un ouvrier travaillant au même poste durant trente années devient inévitablement plus rapide, et finit par acquérir une sorte d’optimisation de ses gestes, de son positionnement, afin qu’il lui soit possible de faire le maximum de travail avec un minimum de contraintes.

Lorsque le système a été mis en place, il constituait par la relative bonne tenue des salaires et les possibilités de rendements une avancée non seulement économique, mais aussi sociale : nombreuses étaient les personnes se précipitant pour obtenir un poste, le tout fonctionnant somme toute assez correctement durant un bon nombre de décennies. Mais la science des hommes toujours avançant, et les besoins de profits se faisant toujours plus pressants, c’est peu à peu que l’homme fut mis en concurrence avec la machine, en ce sens que non seulement il fallait s’adapter à la machine permettant l’activité à un poste donné, mais aussi continuer à produire plus que ce que ferait une nouvelle machine susceptible de remplacer l’homme à son poste. On réussit ensuite à déterminer la vitesse minimum qu’un poste devait fournir, en augmentant les cadences et en perfectionnant encore le système par la mise en place de la « parcellisation » de tâches. En élargissant l’application de ce système aux administrations, au tertiaire, au monde du travail dans son ensemble.

Bientôt les conditions de travail se hiérarchisèrent de plus en plus, et se durcirent au point de détruire chez l’homme toute vision globale de la tâche qui lui était dévolue. La division du travail a peu à peu multiplié les cellules, et le travail est devenu à la longue une de celles-ci, l’homme s’étant transformé en une sorte de simple connexion entre les différents éléments d’une tâche complexe.

Mais en visant toujours plus de productivité, le monde capitaliste n’a pas seulement contribué à l’exploitation de la force de travail des hommes, il s’est en même temps arrogé le droit de concentrer tous les pouvoirs entre ses seules mains.

Tout d’abord, en supprimant à l’homme la vision « globale » du travail auquel il participe, il lui a ôté la possibilité de comprendre le but de son activité, et ainsi l’hypothétique conscience de sa propre exploitation.

Ensuite, l’augmentation continuelle des cadences auxquelles il est assujetti et la répétition infinie de la même tâche effacent et annulent lentement toutes les possibilités de pouvoir en faire d’autres, et même de le vouloir.
La division du travail abrutit les corps et les esprits, car les avancées techniques sont désormais prescrites par la direction, et les cadences par les calculs des « ingénieurs » au service du profit.

 

enfin, la division du travail a pour conséquence une sorte de « foi » en l’individualisme. A force d’avoir découpé le travail en séquences très courtes et très spécialisées, chaque individu se trouve centré sur lui-même et l’activité qu’il exerce. seuls ses propres résultats comptent, et son niveau de vie dépend de son propre mérite (sa « productivité »). Au bout de cette division règnent l’égoïsme et la concurrence, qui sont les apanages du capitalisme.

Le capitalisme est devenu le seul « grand ordonnateur » du monde du travail, et empêche toute contestation de sa méthode de gouvernance par l’opacité, par les murs dressés entre chaque poste de travail. Certains fonctionnaires travaillent à une tâche définie toute leur vie, parfois sans avoir aucune idée des conséquences de leur travail, ni la place de celui-ci dans le processus de production.

En ces temps de crise que nous traversons, on s’aperçoit à quel point les employés sont attachés à leur emploi, quand bien même celui-ci est asservissant et mal payé. Le côté financier est essentiel, mais nombreux sont ceux déclarant « ne rien savoir faire d’autre » ; et pour cause, la division du travail leur a ôté toute possibilité d’évolution et de compréhension globale. Enfermés qu’ils étaient dans la répétition et le respect des cadences, ils en ont oublié jusqu’à la possibilité que cela pouvait s’arrêter. et pire encore, qu’il pouvait y avoir d’autres moyens de produire, d’exister même.

 

la mondialisation est l’aboutissement de cette division du travail, dans laquelle l’homme est devenu un simple pion interchangeable et déshumanisé, au pied d’une gigantesque pyramide dont le sommet est formé de très peu d’hommes.  Ces derniers concentrent entre leurs mains les pouvoirs de vie et de mort sur une multitude d’individus empêtrés dans leur spécialité, dans leur langage, dans leurs horaires, dans leurs lieux d’habitations ou de travail. ce ne sont plus des murs mais des abîmes qui séparent désormais les individus, tous tournés sur eux-mêmes, et qui finissent par ne même plus pouvoir, ni vouloir se comprendre… Le rassemblement n’est pas pour demain!

 

caleb irri

 

 

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