L’épouvantail capitaliste de la surpopulation

Posté par calebirri le 24 octobre 2012

« De toutes les façons, il n’y aura pas assez pour tout le monde… » Voilà ce qu’on entend de plus en plus souvent pour exprimer le futur de notre humanité. Face aux dangers que représente la « surpopulation », la finitude de la Terre et de ses ressources est l’argument ultime pour justifier l’injustifiable. Car derrière ces mots se cache une réalité indicible : « si des gens meurent de faim, c’est normal (les plus prudents rectifieront par logique) »… puisque les ressources ne sont pas infinies, et l’espace disponible non plus!

La population augmentant à un rythme qui s’accélère, nous en sommes réduits à imaginer le pire pour continuer à justifier un système qui utilise des arguments fallacieux plutôt que de le remettre en cause… et surtout à accepter l’inacceptable ; car s’il n’y en a pas pour tout le monde qui fait, et comment fait-on la sélection ? Par la guerre ? Par la famine ? Par l’argent ? Par la surveillance et le contrôle ?

Je m’inscris en faux avec cette vision, et je la réfute catégoriquement. Ce ne sont ni les ressources qui manquent ni la nature qui crée la rareté mais le système capitaliste. Fondé sur le principe que le rare est cher, ce système, que l’on cherche pourtant à sauver à tout prix, est le seul et unique responsable de la surexploitation des ressources, de la pollution des airs, des mers et des sols, du réchauffement climatique et de tous les autres maux qui nous accablent. Il n’y a pas d’écologie possible avec le capitalisme, et c’est pure propagande que de vouloir nous faire croire à l’inéluctabilité de la famine et de la guerre pour nous faire accepter des sacrifices inutiles. Et tant pis pour Malthus, qui était un imposteur : j’en veux pour preuve les 1,5 milliards d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim, aujourd’hui en 2012, alors que les ressources disponibles sont encore bien suffisantes.

Car en réalité le problème ne vient pas de la finitude de la Terre mais bien de l’étroitesse de notre esprit. Et ce n’est qu’en dépassant nos propres limites intellectuelles et imaginatives que nous pourrons ouvrir de plus larges perspectives à notre civilisation : le soleil, le vent, et même l’eau (quoi qu’on en dise il y en a toujours autant- c’est le cycle immuable de la nature- c’est juste qu’elle coûte plus cher à traiter et à distribuer) sont des ressources énergétiques sinon inépuisables, au moins disponibles pour encore quelques milliards d’années. Et puis l’espace ne manque pas non plus : si nous regardons la Terre dans ses trois dimensions il y a la surface des Océans, sous la terre et dans les océans, dans le ciel et dans l’espace ; nous augmentons ainsi nos possibilités de développement de manière incalculable… Et puis si la Terre est finie, l’Univers lui ne l’est pas : le nombre des exoplanètes que nous découvrons augmente chaque jour, et la distance qui nous sépare d’elles se rétrécie en même temps.

Que de perspectives s’ouvrent alors à notre esprit si l’on regarde les choses autrement ! Comme nous pourrions nous passer des OGM à semences non-reproductives qui rendent la famine « rentable », comme nous pourrions éviter les pollutions dues à des énergies fossiles en développant ces autres énergies inépuisables mais non rentables qui nous sont offertes par la Nature, comme il serait moins difficile en définitive de construire une société non fondée sur les ressources mais sur les besoins, non fondée sur la rentabilité mais sur l’utilité… plutôt que de sans cesse vouloir sauver un système qui nous conduit à notre propre perte !

En se détachant de notre conditionnement, nous pouvons élargir nos perspectives jusqu’à rendre possible l’impensable, l’inimaginable : nourrir enfin correctement tous les habitants présents et futurs de notre planète, et ce pendant un bon moment encore.

En établissant un nouveau système non plus basé sur la rentabilité et l’intérêt individuel mais sur le partage et l’utile nous pourrions nous détacher de l’obsolescence programmée, de la surproduction et de la surconsommation. Nous pourrions développer enfin les technologies qui nous permettraient d’entrevoir l’augmentation démographique non plus comme une catastrophe mais comme une chance, celle d’offrir à nos enfants un avenir détaché des contraintes qui nous oppressent aujourd’hui, avec leurs corollaires habituels que sont famines, guerres, surveillance et contrôle sans cesse accrus des corps et des esprits.

En établissant un nouveau système non plus basé sur le travail comme objectif ultime de réalisation personnelle mais comme un simple moyen de satisfaire nos désirs nous pourrions alors sortir de la concurrence acharnée qui nous maintient depuis trop longtemps dans notre animalité, pour ne plus perdre sa vie à la gagner. Car nous ne sommes pas que des animaux, et nous seuls avons la capacité de n’être pas uniquement soumis ni à la raison ni à notre instinct. Nous sommes « incalculables« , et capables de tout. Nous avons conscience du temps et donc de nos descendants, car nous avons l’amour et la passion.

En établissant un nouveau système non plus basé sur les ressources mais sur les besoins à satisfaire, nous aurions suffisamment de travail pour réaliser tous les défis (techniques, technologiques, philosophiques) qui nous attendent si nous voulons être en capacité d’accueillir tous les « suivants » dans de bonnes conditions, et continuer cette formidable aventure qu’est l’humanité. Imaginez donc que l’homme disparaisse : la Terre sera toujours là, l’Univers aussi. Mais qui saura qu’ils existent, et que nous avons existé ?

En réalité tout ne dépend que de nous, et de la société que nous désirons construire ; et ce n’est qu’en détruisant la société capitaliste que nous pourrons échapper à l’apocalypse auquel ses partisans veulent nous conduire.

Caleb Irri
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Ce que les économistes ne nous disent pas

Posté par calebirri le 7 juillet 2012

Alors que la crise bat son plein et que les mesures imposées par les marchés seront à coup sûr entérinées d’ici à peu par des gouvernements serviles, la bataille fait rage pour savoir si elle seront suffisantes pour redonner aux différents acteurs économiques la confiance qui leur fait défaut, tout en réduisant le taux d’endettement des pays les plus fragiles, et cela sans (trop) nuire à la croissance.

Nombreux sont ceux qui naturellement s’opposent, parmi les peuples, aux différents mécanismes proposés par les dirigeants européens, tandis que tous les analystes politiques ou économiques semblent se faire à cette idée comme étant la seule option valable, du moins à court terme. Mais personne ne semble en mesure de proposer d’autres alternatives capables de faire coïncider les deux éléments contradictoires que sont l’effacement de la dette et le retour à la croissance, et encore moins de nous laisser entrevoir d’autres perspectives que l’austérité générale ou la mort de la démocratie. Car si on fait le tour du petit monde médiatico-économico-politique qui sévit sur la toile, il apparaît qu’en dehors des critiques ou des descriptions (parfois fort justes) de la situation il manque une sorte de « force » susceptible de voir plus loin que la simple critique des événements, sur le long terme. On connaît tous le vieil adage qui dit « gouverner c’est prévoir », mais force est de constater qu’à part prévoir l’adoption des mesures concernant le « paquet » européen, nul ne s’aventure pour nous dire ce qui se passera une fois ce plan de sauvetage adopté par l’Europe.

Et pourtant ne serait-il pas important de savoir ce qui se passera « après » l’adoption du mécanisme de stabilité et de croissance (MES), de la création du fonds de secours européen (FESF), et à terme du fédéralisme européen ?
Que se passera-t-il une fois les conditions de travail dégradées, les salaires baissés, les droits sociaux anéantis, et l’harmonisation fiscale et bancaire réalisées ? On nous parle aujourd’hui de sacrifices pour retrouver la compétitivité, mais si les peuples doivent y consentir, qui peut aujourd’hui leur dire ce qui se passera à moyen ou à long terme ?

Les banques referont-elles crédit ? Les salaires vont ils ré-augmenter ? Les conditions de travail vont-elles s’améliorer ? Le chômage va-t-il baisser ? Et les investissements reprendre, ou les impôts être réduits ?

Et combien de temps va-t-il durer, ce « temps des sacrifices », et puis surtout quels sacrifices et pour qui ?

Voilà ce que nous voudrions bien savoir, et voilà justement ce qu’on ne nous dit pas.

La seule chose que nous soyons en état de constater aujourd’hui, c’est que monsieur Hollande n’est pas de gauche, que l’affaire du Libor n’est pas un cas unique, que les riches continuent de s’enrichir, que l’Europe n’explosera pas et surtout que tous les hommes de pouvoir sont des menteurs, en plus d’être corrompus. Comment dans ce cas se sentir rassurés ?

Alors maintenant j’en appelle à tous les économistes et autres statisticiens chevronnés qui parlent si haut pour dénoncer les excès des « banksters » ou les illusions des utopistes : rassemblez-vous et réfléchissez bien, calculez et anticipez, faites autant de probabilités, de calculs de risques que vous le désirez, lisez les bilans des entreprises et relisez vos théories rationalisées, prenez les marges d’erreur qui vous conviennent et dites nous ce qui se passera après l’adoption du plan. Faites-nous savoir en quoi la baisse des salaires et le fameux « retour à la compétitivité » nous sera bénéfique à long terme, et comment nous nous relèverons après-demain plus forts que nous le sommes aujourd’hui. Ce que nous voudrions savoir, c’est ce que dit la théorie sur laquelle s’appuient les agences de notation, les analystes et autres météorologues de l’apocalypse… Que tous les savants prédicateurs qui s’expriment quotidiennement sur les « grands » médias nous décrivent leur plan par le menu, qu’ils aillent vraiment jusqu’au fond des choses et qu’ils nous fassent parvenir leurs résultats, qu’on voit de quoi il retourne.

Il faut de l’austérité, il faut baisser les salaires, licencier du personnel, réformer le code du travail pour sauver l’Europe d’accord, nous vous avons bien entendu… Mais et après ? Et après ?

Et puis quand bien même, si l’Europe parvenait à faire « repartir la croissance » au prix des sacrifices aujourd’hui exigés, que se passerait-il au niveau mondial ? Ceux qui voyaient leur situation s’améliorer, ceux qui espéraient gagner des parts de marchés à l’international, vont-ils devoir s’asseoir à nouveau sur leurs espoirs ?

Je mets au défi tous les économistes de la planète de nous prouver comment les mesures qu’ils soutiennent aujourd’hui favoriseront demain les conditions d’existence de plus d’êtres humains qu’hier. J’affirme par avance que cela est impossible, pour la simple et bonne raison que tout cela est incalculable, et que nous le savons tous. Vous pourrez prendre la chose de quelque côté qui vous convienne, le capitalisme favorisera toujours les uns au détriment des autres, et ce n’est certainement pas en se fourrant la tête dans le sable que nous trouverons le moyen de sortir de cette aberration.

La décadence d’une civilisation commence le jour où les hommes cessent de prévoir l’avenir pour tenter de sauvegarder un présent qui leur échappe. Car si au lieu de se pencher sur les moyens de sauvegarder un système qui a fait preuve de son inadaptation nos « penseurs » se mettaient à imaginer celui qui doit le remplacer, alors l’espoir pourrait renaître aussi rapidement qu’il a disparu.

Caleb Irri
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De la crise à la singularité technologique, en passant par Asimov

Posté par calebirri le 12 décembre 2011

Dans le livre « Robots », de Isaac Asimov, la technologie a atteint un tel degré de développement que la gestion du « monde » se trouve alors effectuée par des « supercalculateurs » capables de coordonner les besoins et les ressources disponibles pour satisfaire les intérêts des hommes, dont les tâches se résument apparemment à surveiller le bon déroulement des opérations, ou à améliorer les performances de leurs machines. Des robots, mus par les Lois de la Robotique qui les destinent au service des hommes, remplissent tous les travaux pénibles qui fatiguent d’ordinaire les humains, et certains sont même capables de servir de « nourrice » aux enfants : le développement technologique semble avoir permis à l’homme de se libérer des contraintes du travail, ainsi que des difficultés pour assurer sa subsistance.

 

Cette oeuvre, qui compile 9 nouvelles et qui a été rédigée dans les années 1940, a de quoi faire réfléchir sur notre monde présent, car il semble que la vision du progrès technologique tel qu’on l’imaginait dans le milieu du vingtième siècle n’a pas abouti aux objectifs qu’on lui prêtait alors : aujourd’hui le progrès technique est en concurrence avec l’être humain, alors qu’il devait être son aide la plus précieuse. Et même si les robots qui peuplent le monde imaginé par Asimov sont peut-être réalisables d’un point de vue technique, ils sont impossibles à concevoir dans un monde capitaliste : que pourraient bien faire alors les hommes dans un tel environnement, à part se prélasser en attendant que le robot-cuisinier prépare le dîner, sans emploi et surtout sans salaire ? Alors que la simple mise en place de caisses automatiques dans les supermarchés jetterait des dizaines de milliers d’employés dans les affres du chômage et de la misère, comment imaginer l’arrivée sur le marché de robots aussi perfectionnés, aussi « utiles » que le sont ceux évoquées dans cet ouvrage ?

Quand bien même nos savants chercheurs trouveraient la possibilité technique de réaliser ces formidables outils, comment pourraient-ils s’intégrer dans le monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui ? Imaginez le cauchemar pour l’économie, avec des robots capables de remplacer les hommes partout où ils ne s’épanouissent pas ? Imaginez la tête de nos dirigeants, de nos « génies » boursicoteurs ou économistes, face à la puissance de « prédiction » de supercalculateurs si perfectionnés ?

Mais nous pouvons être rassurés, ce cauchemar n’est pas pour tout de suite, et il est même loin le temps où tout le monde pourra se payer ce petit bijou : car le capitalisme veille, et ses agents  préfèrent régner sous son joug que de supporter librement le sort commun.

 

A l’heure où le monde traverse une crise idéologique historique et décisive, il est pourtant intéressant de se pencher sur ces « supercalculateurs » : munis d’une puissance de calcul inégalée, ils possèdent presque le pouvoir de prédire l’avenir, en ce sens que des milliers de milliards de paramètres entrés en équation peuvent permettre de savoir précisément si le climat se réchauffe, à cause de quoi et de combien, où et quand ; et aussi quelles répercussions auront sur lui le fait d’augmenter la TVA, de donner le droit de vote aux étrangers ou de supprimer la bourse.

 

Dans cet ouvrage,  les robots deviennent au fil du temps si perfectionnés qu’ils finissent par réaliser ce qu’on nomme la « singularité technologique » à savoir qu’ils deviennent tellement puissants qu’ils finissent par posséder eux seuls la capacité d’améliorer les performances des supercalculateurs, comme celle de décrypter leurs calculs.  Ces supercalculateurs devraient être l’objet de tous les rêves de nos gouvernants, car gouverner c’est prévoir, et les supercalculateurs permettent de tout prévoir… et donc de tout régler. Le développement de supercalculateurs permettrait de rendre impossible les famines, le gâchis, le dérèglement climatique ou les problèmes de logement… mais il ferait sans doute aussi s’effondrer le monde capitaliste qui fonctionne sur la rareté, l’opposition des intérêts particuliers et l’injustice. Et c’est bien contre cela que luttent les puissants de ce monde. Car dans notre monde, si complexe et si « interconnecté », la science n’est développée qu’à l’intérieur du « prisme » capitaliste, et le développement technologique est soumis aux mêmes lois que celles que subissent les autres développements : celles qui posent l’intérêt individuel et la rentabilité au dessus de toutes les autres considérations, de toutes les autres valeurs. Nos « supercalculateurs » actuels ne servent que les marchés boursiers, nos robots ne sont utilisés que dans l’objectif de réduire des coûts de production en réduisant la part salariale (quand délocaliser est devenu trop cher), et les technologies ne sont pas développées dans l’intérêt général mais dans le but d’en tirer des bénéfices financiers, individuels.

De plus, la rentabilité comme « Première Loi » implique la destruction de toute idée libératrice par la technologie, car le développement technologique à visée humaniste va à l’encontre du capitalisme… ainsi que des inégalité inhérentes à ce système et le pouvoir exercé par un petit nombre sur un autre très grand. Trouver un seul médicament pour tout et pour tous, rendre possible l’utilisation gratuite et infinie des énergies propres et inépuisables, libérer les hommes du travail est tout simplement in-envisageable : comment les puissants de ce monde conserveraient-ils alors leurs privilèges ?

 

Les puissants de ce monde n’ont absolument aucun intérêt à concourir au bien du plus grand nombre,  pas plus que celui de rendre possible l’intervention de supercalculateurs dans la vie sociale : ils préfèrent de loin les erreurs manipulables de leurs « idéologues-économistes » à un incorruptible ordinateur capable d’intégrer tous les paramètres, toutes les données, toutes les informations, de les mettre en ordre et d’en sortir une synthèse sérieuse. Et heureusement pour eux l’homme en est bien incapable, car personne ne pourra jamais « tout savoir ».

Le problème se situe donc dans « le cadre » qui englobe la pensée humaine, son idéologie : alors que la première loi qui encadre le développement technologique est celle du capitalisme (« le profit avant tout »), celle du développement technologique décrit par Azimov est l’intérêt général, à travers les trois lois de la robotique qui sont :

  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Dans ce monde-ci, la technologie a pour mission première de protéger et de servir les hommes, tandis que dans le notre elle n’existe que pour satisfaire des besoins particuliers. Si les actions des puissants de ce monde étaient régies par les mêmes lois que celles de « Robots », le monde actuel ressemblerait sans doute un peu plus à celui d’Asimov qu’au notre.

Car la réflexion conduite par Asimov ne s’arrête pas là, et les parallèles qu’on en peut faire avec la situation actuelle non plus : à force de développements, il devient dans le livre impossible de distinguer un humain d’un robot, et le monde des humains commence alors à craindre ceux dont ils n’a plus ni le pouvoir ni la capacité de contrôler. Les hommes craignent la tyrannie des robots, remettent en question les calculs qu’ils ne sont plus en mesure de vérifier : on interdit alors aux robots de se présenter à des élections, pour ne pas qu’ils finissent par devenir les « maîtres » de ce monde.

Si bien qu’arrive un jour où un homme se voit porté au pouvoir par le peuple qui le croit homme, alors qu’il est robot. Le monde n’a jamais aussi bien été géré, et ses opposants qui le soupçonnent veulent le confondre, afin qu’il soit démis de ses fonctions. Mais les robots sont les plus malins, en jouant sur les trois règles dont ils disposent pour remplir le rôle qui leur incombe, et préfèrent mentir dans l’intérêt général que de laisser les hommes reproduire toujours les mêmes erreurs…

Voilà une belle leçon pour nos gouvernants, et un espoir pour les peuples  : alors que la conférence de Durban n’a rien donné de plus que les autres conférences sur le climat (faute de projections invérifiables par de « simples » humains), alors que les conséquences des OGM sont incalculables et peut-être catastrophiques pour l’humanité toute entière, alors que personne n’est en mesure de connaître les véritables dangers de l’énergie nucléaire, alors qu’on ne sait si l’austérité sauvera ou empirera la situation sociale des peuples concernés par ces mesures (enfin là on a une petite idée quand même…), la « science-fiction » nous offre d’autres perspectives que celles de perdre toute notre science et tout notre savoir dans de savants mais inutiles calculs de probabilités de risques, au nom de la rentabilité et sous couvert de morale, aussi invisible que la main sur laquelle elle s’appuie.

 

Au lieu de calculer combien de marge, quels risques, quels taux, quelle note, combien vaut l’homme ou combien vaut un litre d’air, on pourrait calculer ce qu’il nous faut, ce qu’on a, qui a besoin de quoi, sans craindre la faillite : il faut lire Fondation, la « grande » oeuvre d’Asimov, qui montre bien à quel point les possibilités de développement de l’humanité sont gigantesques, infinies presque. Quand on voit combien d’exoplanètes on découvre, quand on étudie des rats qui ne vieillissent pas, que nous sommes capables de reproduire n’importe quelle cellule et même des cellules qui n’existaient pas, il est impossible d’accepter qu’aujourd’hui nous ne soyons pas en mesure de nourrir et de loger tout le monde. Ce n’est pas un problème de capacité créatrice, ni réalisatrice, ce n’est pas un problème de ressources mais un problème de partage de celles-ci, de création délibérée de rareté, d’obsolescence, de monopoles, enfin de rentabilité qui empêche la technologie de servir véritablement les hommes. Sans la recherche de rentabilité comme première loi, alors tout est possible, sans devoir se contraindre ni à la décroissance ni au chaos.

 

Caleb Irri

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Le monde est en danger : mais qui sont les coupables ?

Posté par calebirri le 16 mars 2011

En écoutant les informations, je me surprends à aujourd’hui à dépasser la compassion, pour rentrer dans la colère. Le monde ne tourne pas rond, et cela ne date pourtant pas d’hier. Cependant, de nombreux hommes ont, et cela depuis son commencement, émis des critiques et des propositions, pour tenter de nous faire comprendre que l’Humanité ne suivait pas la bonne voie : ils ont été au mieux martyrisés, et au pire oubliés. Et si la mémoire de quelques uns nous est encore conservée aujourd’hui, ce n’est que pour mieux trahir leurs pensées, pervertir leurs messages ou instrumentaliser leurs combats.

 

Que reste-t-il aujourd’hui ? un monde où l’on affame des populations entières à grands coups de spéculation, où l’on tue ceux qui manifestent pour un peu plus de liberté, où la rentabilité prime sur toutes les autres considérations. Aujourd’hui ce monde est en péril, et personne ne semble plus en mesure de contrôler quoi que ce soit. Je posais l’autre jour la question de savoir si à la décadence de notre civilisation allait s’ajouter sa destruction, mais aujourd’hui je voudrais évoquer la question des responsables, et des coupables. Car il est maintenant certain que les choses ne changeront pas, et ce malgré le cataclysme sans précédent qui est en train de se produire au Japon ; cataclysme qui aura sans aucun doute des répercussions sur le monde tout entier, pour demain et pour toujours.

 

Alors puisque nous en sommes là, posons la question franchement : qui sont les responsables de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’humanité ?

Et bien il y en a de deux types :

les premiers responsables sont les gouvernants eux-mêmes, qui nous mentent et nous trompent depuis si longtemps qu’ils se trouvent eux-mêmes empêtrés dans leurs mensonges et leurs tromperies.

Les seconds sont les peuples, nous, qui nous laissons depuis trop longtemps abrutir par une propagande savamment orchestrée, une éducation qui s’apparente à du conditionnement, une soumission totale à un système qui certes nous contraint, mais que nous continuons à promouvoir malgré tout.

 

Pour être plus précis, nous sommes responsables de croire aux mensonges qu’on nous sert, et nos gouvernants sont responsables de nous conditionner à les croire. Nous sommes coupables de ne rien faire pour en sortir, et nos gouvernants sont coupables de nous empêcher de le faire.

 

Au delà de ce constat, vient ensuite la question du système qui nous pousse à ces comportements, le Capitalisme. Nous savons tous comment le capitalisme fonctionne, et nous savons tous qu’il est un système dangereux pour les hommes. Certains se cachent encore derrière de belles paroles pour expliquer qu’il est le moins pire, ou que nous n’avons rien à proposer pour mettre autre chose à sa place… Mais s’il était le pire ?

 

Un système fondé sur l’inégalité et l’individualisme, la recherche de l’intérêt privé, la cupidité, l’injustice, la concurrence, la corruption, la spéculation, comment pourrait-il être bon ? Un système qui enrichit un petit nombre au détriment d’un grand, qui pervertit toutes les valeurs d’amitié, de fraternité, d’entraide et d’amour, qui permet d’affamer un milliard d’êtres humains, qui engendre misères, maladies, guerres, violences et catastrophes sanitaires dans le seul but de faire grimper les cours de la bourse, comment pourrait-il être bon ?

 

C’est par trop absurde ! Mais nous, que faisons-nous d’autre que de laisser aller, luttant les uns contre les autres pour un appartement plus grand, moins cher, un travail plus facile, mieux payé, ou un travail tout court ? que faisons-nous d’autre que de rechercher le bonheur dans les lignes obscures d’une courbe de croissance, que d’accepter de nous faire diriger par des types dont la place, pour la plupart, devrait être dans une cellule de prison, mais qui y échappent toujours ?

Nous calculons, voilà ce que nous faisons! Nous calculons notre temps, nous calculons notre argent, la courbe du soleil et le nombre de nos amis sur facebook. Et puis nous cherchons des formules, pour gagner plus, à coups de sondages obscurs, de statistiques indéchiffrables, de probabilités inconcevables, de rapports bénéfice-risque incalculables. Des OGM incontrôlables envahissent la planète, des médicaments s’avèrent être des poisons, nos objets sont constitués de matières détruisant l’environnement, nos loisirs entrainent l’exploitation d’hommes, de femmes et même d’enfants à des milliers de kilomètres de chez nous, et nos énergies sont ingérables.

 

Mais qu’attendons-nous ? Est-il si difficile de comprendre, alors que nous sommes, nous les peuples, les premières victimes de notre lâcheté, qu’il faut cesser de croire que les choses ont une chance de s’arranger en continuant de servir un système qui n’a fait que de nous conduire là où nous en sommes aujourd’hui ? Arrêtons de rêver, de regarder, de calculer, de perdre notre temps. Ne nous laissons pas abattre par un fatalisme qui n’est qu’une lâcheté de plus pour ne rien faire. Le monde ne deviendra que ce que nous en faisons. Si le capitalisme est un mauvais système, que ne le remplaçons-nous pas ? Au lieu de perdre notre temps et notre énergie à tenter de le rendre acceptable, ne serait-il pas plus simple, en définitive, d’en changer ? Même si la tâche est ardue, est-il vraiment plus facile de vouloir « moraliser » un système dont le principe fondateur est, justement, l’absence de morale ?

 

Combien de temps encore la Terre pourra-t-elle supporter les coups qu’on lui porte sans nous les rendre, et combien de temps faudra-t-il encore supporter ce système qui nous conduit à notre perte ? Nous sentons tous, et plus particulièrement ces derniers temps, que des changements sont inévitables. Nos dirigeants le sentent aussi, mais sont, eux, beaucoup trop engagés pour faire marche arrière : ils finiront par nous entraîner dans la dictature, seul moyen pour eux d’obliger les peuples à effectuer des changements radicaux de comportements, pour sauver à la fois leur pouvoir et la planète. Et si nous voulons éviter cela, c’est maintenant qu’il faut réagir. Le capitalisme, de toutes les manières, est condamné, juste en sursis. Mais nous avons encore le choix…au moins pour le moment. Prenons-nous en mains, et réfléchissons ensemble aux moyens d’établir d’autres alternatives : http://laconstituante.forumgratuit.fr/

Caleb Irri

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Entre décadence et destruction, notre civilisation va devoir choisir

Posté par calebirri le 13 mars 2011

La plus grande erreur des civilisations qui nous ont précédé fut de se croire, à l’apogée de chacune d’elles, au sommet de la perfection, persuadées qu’elles étaient de leur infaillibilité. C’est pourtant cette période que l’Histoire considèrera toujours (a posteriori) comme le début de leur décadence ; période dans laquelle il semblerait que notre civilisation soit rentrée.

 

A l’instant où j’écris ces lignes, les images d’une explosion dans une centrale nucléaire au Japon illustrent parfaitement l’état de ce monde incapable, malgré toutes les technologies disponibles et les sécurités exigées, de faire face à la puissance de la Nature, cette même Nature qu’il se glorifie pourtant de savoir maîtriser. Nous fabriquons des OGM, nous travaillons à la fusion nucléaire, nous étudions l’ADN et produisons des coeurs artificiels, et nous marcherons bientôt sur Mars, c’est certain ; mais nous sommes toujours incapables de donner à manger à tous les êtres humains qui peuplent cette planète.

 

Bien sûr nous ne sommes pas en mesure de contrôler le climat, et aucune civilisation ne peut empêcher les catastrophes naturelles, nous rétorquera-t-on. Mais dans ce cas, ne peut-on, ne doit-on pas faire oeuvre d’humilité, et éviter que ne soient rendues possibles les terribles conséquences de ces catastrophes ?

 

Car si nous ne sommes pas encore capables d’éviter les catastrophes naturelles, nous sommes bien capables de les empirer, et il serait bon de se demander quelle force nous pousse à nous croire supérieurs aux forces qui nous dépassent en définitive. Et surtout comment nous rendons nous-mêmes possibles les conséquences de ces catastrophes, en construisant près des côtes, en utilisant une énergie que nous maîtrisons mal, en préférant cacher la réalité des dégâts plutôt que de les assumer. Comment accepter de prendre le risque d’une catastrophe nucléaire sans savoir comment s’en protéger ? Un territoire comme le Japon, soumis à une activité sismique continuelle, doit-il se résoudre à continuer d’utiliser cette énergie, alors même qu’en cas de catastrophe c’est le Japon tout entier, et même au-delà la planète elle-même, qui se trouvent menacés ?

 

Aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence, jouer à l’apprenti sorcier est une erreur qui peut être lourde de conséquences : au delà des inévitables victimes liées au Tsunami, le bilan de cette catastrophe pourrait bien se voir démultiplié par l’effet de notre propre prétention, celle de croire que nous pouvons maîtriser nos propres réalisations. Le bilan humain aurait-il été le même sans les constructions solides de Tokyo, ou sans la relative fragilité d’une centrale nucléaire ? Et en Haïti, le bilan aurait-il été si lourd si des précautions avaient été prises il y a déjà bien longtemps, alors qu’on savait déjà les risques que cette partie du monde comportait ?

 

Non, cela va plus loin que la simple « fatalité ». C’est le fonctionnement d’un système tout entier qui se trouve remis en cause par notre inconscience collective, comme dans la légende pourtant évocatrice et prédictive du mythe de l’Atlantide : en se croyant supérieur à la nature, en se proclamant démiurge omnipotent, l’Homme a abandonné depuis trop longtemps l’humilité à laquelle aurait dû le contraindre l’Histoire des civilisations passées. Et tout cela au nom de quoi ?

 

Au nom de la rentabilité à tout prix, de l’individualisme forcené, du « veau d’or » que nous adorons depuis trop longtemps et qui nous pousse à vendre des médicaments dangereux, à utiliser une énergie qui nous dépasse, à concevoir un monde rentable avant d’être humaniste, ou juste viable. Nous sommes actuellement parvenus à un point de civilisation où tout est rendu possible : le meilleur comme le pire. Nous avons le choix entre continuer à nous autodétruire, ou bien de conserver ce qui est bon , et de retirer ce qui ne l’est pas . Ce choix doit être conscient et universel, et nous l’avons encore.  Faut-il donc continuer à utiliser l’énergie nucléaire partout, et surtout faut-il aller plus loin, vers cette « fusion » dont on ne connaît même pas la puissance ? Faut-il continuer à produire des OGM dont les conséquences sont indéchiffrables ? Faut-il encore considérer le pétrole comme une énergie « positive » ? Et cela même si c’est rentable ? Il nous faut cesser de croire que nous sommes arrivés au faîte de la civilisation, car désormais la puissance technologique à laquelle nous sommes parvenus ne s’accompagne pas de sa maîtrise, et nous sommes capables de détruire nous-mêmes l’espèce humaine, ce qui est bien plus grave que de conduire à la simple décadence d’une civilisation.

 

Nous sommes arrivés aujourd’hui à un point de civilisation auquel il faut s’arrêter et réfléchir, afin de prendre en compte la réalité, à savoir que le monde tel qu’il fonctionne n’est ni abouti, ni immuable. Peut-être faut-il aujourd’hui cesser de croire que le capitalisme et la démocratie se développent conjointement, et regarder enfin le monde non pas seulement tel qu’il est, mais tel qu’il pourrait être. Et pour ce faire, il faudra bien un jour imaginer se séparer du capitalisme, ce qui nécessite de se détacher des croyances qu’une propagande bien menée a établi pour nous empêcher de constater nos faiblesses. Pour revenir à la démocratie, la vraie, celle qui ne se laisse pas déborder par la corruption, la vénalité ou la recherche du pouvoir.

 

Et si le choc des civilisations est le seul moyen « capitaliste » de parvenir à rétablir l’illusion du progrès, c’est pour mieux cacher la chute qui suit. En réalité seule l’union des civilisations nous permettra de rétablir la démocratie. C’est à nous de nous prendre en main, car demain nous n’aurons peut-être plus la possibilité de revenir sur nos erreurs.

Nous qui croyons, comme nos ainés avant nous, que le monde ne peut plus être modifié, qu’il ne peut plus être autrement qu’il est, un tel événement devrait nous rendre la raison : le monde a déjà basculé de nombreuses fois avant nous, et nous avons du à de nombreuses reprises recommencer tout de zéro, ou presque. Sommes-nous donc obligés de recommencer toujours les mêmes erreurs ?

 

Engageons-nous pour que la décadence de notre civilisation ne se transforme pas en destruction, et arrêtons-nous un moment pour réfléchir aux possibilités qui nous sont pourtant offertes, ensemble, pour nous-mêmes mais aussi pour les autres, ceux qui nous suivront sur cette Terre. Les solutions existent : à nous de les rendre réelles.

 

Caleb Irri

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Publié dans écologie, misère, mondialisation, progrès technique, un nouveau système | 2 Commentaires »

économie et météo : entre prévision et prédiction

Posté par calebirri le 26 décembre 2010

Ces derniers jours (neigeux) de décembre ont donné lieu à quelques polémiques amusantes, si l’on excepte bien sûr les milliers de gens victimes des intempéries qu’ils ont subi. Car quand je dis amusantes, je devrais dire consternantes, mais mon optimisme légendaire ne peut se laisser entraîner sur cette pente glissante…

 

Si je suis pourtant bien dans les premiers à critiquer les actions de ce gouvernement, et que leur manifeste incompétence en matière d’adaptation à la météo est prouvée, cela va tout de même trop loin ! Il ne s’agit que de météo, qui n’est à première vue qu’une science approximative, et dont les prévisions sont sujettes au changement.

On se souvient en effet qu’à l’occasion d’un épisode neigeux particulièrement fort, les 8 et 9 décembre si je me souviens bien, quelques milliers de personnes se sont trouvées contraintes de dormir qui au travail, qui dans sa voiture, qui dans un aéroport ou une gare. Si on peut s’étonner qu’un pays dit « développé » puisse encore se faire attraper par le climat (on avait déjà vu cela l’année précédente !), il faut quand même savoir être un peu plus indulgent que le premier ministre qui rejeta alors la faute sur les météorologues, dont le métier est de faire des prévisions, et non des prédictions. Mais qu’à cela ne tienne ! un peu plus d’une semaine plus tard, et alors que les mêmes météorologues annoncent une vague neigeuse pour les jours suivants, l’excès de zèle dont fit preuve le gouvernement se trouve aujourd’hui critiqué de la même façon (mais à l’envers), par ceux-là mêmes qui hier dénonçaient les manquements préventifs de l’administration. Qu’en faut-il penser ? Peut-on leur reprocher de vouloir ne pas reproduire les mêmes erreurs la fois suivante ?

 

Bien entendu je ne remets nullement en cause l’incompétence des pouvoirs publics sur le sujet, mais je m’efforce de comprendre celle des individus qui, par je ne sais quel réflexe irrationnel, voudraient que leur gouvernement soit capable de faire des prédictions précises sur le temps qu’il va faire le lendemain…. alors qu’ils ne semblent pas aussi virulents à l’égard des prévisions économiques toujours fausses  (vendues comme des prédictions ) et qui pourtant nuisent bien plus à leur vie quotidienne que les approximations de la météo.

 

Comment est-il possible qu’on en veuille à un météorologue dont le métier est éminemment sujet à erreurs, alors qu’on ne remet jamais en cause les économistes qui nous ont conduit dans la crise économique hier, et qui nous y enfoncent (toujours les mêmes) aujourd’hui ?

Car si les météorologues font ce qu’ils peuvent avec les données dont ils disposent, on ne peut tout de même par leur demander d’être fiables à 100%. Et ce que les météorologues n’arrivent pas à faire parfaitement, comment l’exiger, ou le croire possible, de la part de nos chers économistes, dont la somme des données nécessaires à la formation de leurs « prédictions » sont au moins aussi complexes que celles des premiers ?

Le véritable problème du gouvernement n’est donc pas de ne pas pouvoir « prédire l’avenir » en matière économique, mais plutôt de ne pas tenter, comme pour la météo, de réparer les erreurs qu’il a commises la fois précédente

Et celui du peuple n’est pas de critiquer un gouvernement qui fait ce qu’il peut (même mal) avec la météo, mais bien de ne pas le remettre en cause lorsqu’il veut nous faire croire que ses prévisions en matière économique sont fiables, et qu’il nous les vend comme certaines !
La réalité est peut-être moins joyeuse, mais plus honnête : dans un cas comme dans l’autre, il faut cesser de croire que la météo, comme l’économie, sont des sciences exactes, et ne pas juger trop durement ceux qui prévoient, mais plutôt ceux qui prédisent.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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