AC, il nous faut du changement !

Posté par calebirri le 20 octobre 2012

Lorsque l’on évoque le sujet de la révolution, l’image mentale qui lui correspond généralement est celle de 1789, qui fut un bouleversement violent et non préparé, presque spontané, irréfléchi.

A cette révolution je lui préfère la sédition, qui permet d’établir un processus dans lequel la révolution n’est que l’aboutissement logique de sa préparation : pour moi il faut réfléchir « avant » à ce qui sera mis en place « après ». C’est donc presque « naturellement » que j’intitulais mon papier faisant la promotion de l’Assemblée Constituante « D’ABORD la Constituante, et APRÈS la révolution« … Mais cette évidence est apparemment loin d’en être une pour tout le monde.

Pourtant, que ce soit pour 1789 ou la révolution tunisienne de 2010, l’Assemblée Constituante n’a pas répondu à toutes les espérances, et loin s’en faut- on verra bientôt ce que cela donne en Islande. Et si justement ces échecs étaient en réalité dus à l’inversion du processus ?

Car il faut bien parler d’échecs. La crise que nous traversons en est une preuve flagrante, puisque malgré les apparences la démocratie n’existe plus : les politiques ne travaillent pas « pour » le peuple mais pour eux-mêmes… Ce qui en l’occurrence signifie « contre » le peuple ; il n’y a qu’à voir l’injustice des politiques d’austérité, et surtout le résultat de celles-ci : les riches sont de plus en plus riches, quand les pauvres sont de plus en plus pauvres.

On serait tentés d’en accuser les financiers qui, par un lobbying actif et une corruption latente, influent sur les décisions de nos politiques ; mais en définitive ce sont bien les politiques qui prennent les décisions ! Cela signifie que même aux ordres des financiers, les politiques sont les véritables coupables, car ils s’y soumettent plutôt que de se soumettre à la volonté du peuple qui les a élu. Les financiers, eux, sont au moins dans leur rôle : il est « logique » (mais logique ne veut pas dire normal) que les financiers s’occupent de leurs propres intérêts, c’est la règle actuelle. Ce qui ne l’est pas, c’est le non-respect de la volonté du peuple, qui quoiqu’on en dise ne peut désirer son propre appauvrissement. Les politiques devraient être exclusivement au service du peuple, et ce n’est malheureusement pas le cas.

C’est la question des institutions qui se pose alors à nous : comment la Constitution peut-elle être bonne si elle permet de faire le contraire de ce pour quoi elle a été construite ? Et comment est-il possible que le peuple ne puisse pas faire élire un gouvernement qui le serve si la Constitution n’avait pas déjà « dévié » de son objectif principal (le gouvernement du peuple « par » le peuple et POUR le peuple) ?

A partir du moment où les Lois sont faites par des hommes dont l’intérêt premier n’est pas le service du peuple mais celui de ses ennemis, il ne peut en résulter que les incohérences auxquelles nous sommes soumis depuis trop longtemps : cumul des mandats, faiblesse scandaleuse des peines encourues en cas de corruption (quand on pense que la peine maximum pour certains délits est inférieure aux gains réalisés par cette corruption…), conflits d’intérêts latents entre le « privé » et le « public », accointances avec les médias, lenteur coupable de la justice dans les « affaires », niches fiscales, paradis fiscaux…

Que le peuple se révolte est donc juste et nécessaire mais pas suffisant : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » (article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp). Il lui faut une Constitution, pour qu’il soit d’une part associé pleinement à sa création, et qu’il sache d’autre part pour quoi il se révolte. Il faut D’ABORD préparer les institutions dont nous avons besoin, et ENSUITE, une fois que nous saurons ce que nous voulons, nous pourrons alors faire la révolution.

C’est pour cette raison que l’Assemblée Constituante doit être un préalable (incontournable) à la révolution : si nous voulons qu’un gouvernement puisse un jour dire « Assez, cela suffit ! Le peuple ne paiera pas la dette car elle est illégitime », il faut bien qu’il puisse arriver au pouvoir. Et pour qu’il ait cette chance il faut que les lois qui organisent les élections soient d’abord modifiées pour permettre aux citoyens de voter ou de désigner ses représentants « POUR » et non pas « CONTRE ». Il faut aussi que le peuple puisse être certain qu’une fois élus, il n’aient aucun intérêt à tromper le peuple qui leur a donné sa confiance, et que les sanctions prévues soient exemplaires. Il faut encore que le peuple puisse lui même prendre les décisions qui le concernent directement.

Et c’est bien le rôle d’une Assemblée Constituante que de déterminer tout cela. Comme dirait « l’autre », « il n’y a pas d’alternative » ! Si nous voulons un jour que les choses changent, il faudra bien en passer par là : réfléchir ensemble à quoi ressembleront nos institutions une fois que la révolution aura mis dehors tous les corrompus qui se partagent depuis trop longtemps les bancs de notre parlement.

Pourquoi ne pas nous y mettre dès maintenant ? Une fois que nous saurons ce que nous voulons, la révolution ne sera plus qu’une formalité !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr
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La religion des cons

Posté par calebirri le 21 septembre 2012

S’il y a bien une chose que partagent les croyants de toutes les religions, c’est la connerie ! Il faut me pardonner ce langage quelque peu abrupt (qui reviendra plusieurs fois), mais il y a un moment où les termes classiques ne suffisent plus pour exprimer cette insondable bêtise humaine qui consiste à défendre une religion censée prêcher l’amour universel par la haine des autres religions qui prêchent…. la même chose !

Ce qui est en train de se produire en ce moment dans le monde à propos des différentes obédiences religieuses montre à quel point les partisans de l’une ou de l’autre des religions n’ont rien compris aux messages délivrés par celles-ci, car le Dieu qu’ils croient pourtant tout puissant ne peut décemment être sensible à ce genre de preuves d’affection. Qui peut croire enfin qu’on peut s’offusquer d’une caricature d’un prophète dont l’image n’existe pas, qui peut croire qu’en brûlant un livre on entache la toute-puissance supposée d’un Dieu qui se doit d’être au dessus de ces enfantillages, qui peut croire qu’en attaquant un fonctionnaire d’Etat on puisse défendre une religion qu’on croit attaquée ?

Tout ceci est parfaitement ridicule, et ne fait que participer à décrédibiliser toute la philosophie (commune aux trois religions musulmane, juive ou chrétienne) qui se trouve contenue dans des textes qui professent la tolérance et l’amour de son prochain. Aussi ridicules sont les musulmans qui se croient attaqués par un film stupide que le pape qui prêche la tolérance en refusant de tolérer l’extrémisme (on est tolérant ou on ne l’est pas, que diable !), aussi ridicules sont les catholiques qui se croient attaqués par des musulmans que les musulmans qui se croient attaqués par les catholiques…

Tous autant que vous êtes, vous les partisans des diverses religions auxquelles vous n’avez manifestement rien compris, en réalité vous êtes en train de vous faire manipuler. Pas par les musulmans, ni par les catholiques ni par les juifs non plus, mais bien par des politiques avisés qui de tout temps se servent des religions pour vous conduire à des comportements haineux, voire à la guerre, pour mieux cacher les véritables enjeux qui se trament derrière toute cette propagande scandaleuse. Vous vous croyez plus évolués que les hommes du moyen-âge que l’on faisait partir en croisade, vous vous croyez plus savants que vos semblables d’autres cultures et vous croyez même que votre culture est supérieure à celle des autres ? Mais vous n’êtes que des cons, arrogants et sans aucune culture, sans aucun sens historique, sans aucune réflexion.

A quoi, et à qui croyez vous que le choc des civilisations profite ? A votre Dieu, à vous-même ? Non, bougres d’imbéciles, vous servez les intérêts de ceux qui veulent vous cacher qu’à part la guerre et la violence ils n’ont aucune solution à vous proposer pour améliorer votre quotidien ; parce qu’ils ont tellement piqué dans la caisse que plutôt que de l’avouer publiquement et d’attendre que vous vous révoltiez, ils préfèrent vous arnaquer encore une énième fois en détournant votre attention… et vous tombez encore dans le panneau !? Après tous ces siècles de guerres, de massacres inutiles, vous croyez encore aux sornettes qu’on vous vend pour diriger votre colère contre votre semblable, votre frère humain ?

Quand allez-vous donc comprendre que la guerre est ce que recherchent nos dirigeants à court d’idées pour sauver leur peau ? quand comprendrez-vous que la guerre a toujours été le seul moyen de relancer l’économie sans avoir à rechercher les coupables de la misère engendrée par l’action de ceux qui vous envoient sur les champs de bataille ?

Vous vous apprêtez encore une fois à salir les valeurs que vous prétendez défendre, et le pire c’est que pour la plupart, ici comme ailleurs, vous n’y croyez qu’à peine à votre Dieu d’amour universel ; car en réalité vous avez oublié ou renié toutes Ses valeurs dont vous vous revendiquez. Le pardon, la fraternité, la paix, l’amour, qu’en avez-vous fait ? La compassion, la générosité, le partage, où sont-ils passés ? Alors que l’objectif avoué de la plupart des êtres qui peuplent cette planète est la réussite financière qui se crée dans l’individualisme le plus « anti-religieux » qui soit, vous voulez faire la guerre au nom de Dieu? Mais ce Dieu « tout-puissant » a-t-il besoin de votre aide pour le défendre ?

Vous n’êtes qu’une bande de cons, vous les défenseurs d’un Dieu qui doit pleurer de rage devant tant d’incompréhension, et vous vous en mordrez les doigts quand il faudra compter les morts, quand les chefs seront restés les chefs et que vous (et « nous » que vous avez entraîné avec) les esclaves, serez restés esclaves, plus misérables après avoir défendu vos soi-disant « valeurs » qu’avant, après avoir envoyé vos fils et vos filles au casse-pipe soit-disant au nom d’un Dieu (qui ne vous les rendra pas), mais en réalité au nom du capitalisme qui vous aura tout pris. Misérables cons.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Des marchés ou des peuples : qui doit avoir confiance en qui ?

Posté par calebirri le 7 septembre 2012

Tout est une question de confiance. Que ce soit en économie ou en politique, en sport ou dans l’art, la confiance est l’élément auto-réalisateur qui permet la réussite de ce que l’on entreprend.

Ce terme provient de « con » (avec, ensemble) et de « fidere » (se fier, croire). Il signifie plus qu’espérer, il touche au sacré : donner sa confiance est un acte de foi. Par extension, il est à rapprocher de l’assurance, de la hardiesse. Avoir confiance en soi-même induit le comportement qui permet à l’objectif désiré d’être réalisé, et il suffirait de la perdre pour rater l’objectif.

Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer d’un système fondé sur la rationalité de ses acteurs, le capitalisme fonctionne en réalité lui-aussi sur la confiance. Car le crédit est une relation humaine qui met en relation deux individus qui ont besoin l’un de l’autre pour réaliser leur objectif suprême : gagner de l’argent. Il faut donc que l’emprunteur ait confiance en sa propre capacité de remboursement (il s’endette et ne doit pas prendre de retard sur ses échéances, car il s’engage contractuellement). Il faut également que l’emprunteur fasse confiance au prêteur quant à sa capacité à débloquer les fonds, c’est-à-dire à posséder la somme demandée. Et puis surtout que le prêteur donne sa confiance à l’emprunteur pour qu’il puisse à terme recouvrer et la somme prêtée, et les intérêts qui lui servent à faire fonctionner son activité…

Sauf qu’aujourd’hui cela ne fonctionne plus vraiment comme ça : la confiance a été rompue. Aujourd’hui l’emprunteur prend une assurance, le prêteur aussi. Chacun s’assure contre le défaut de l’autre, tout en continuant à prêter et à emprunter. Et puis un jour une rumeur, ou la peur d’une rumeur, enfin la perte de confiance définitive ; et le système risque l’écroulement.

Alors aujourd’hui on nous dit qu’il faut retrouver la confiance. Il faut avoir confiance en ce retour de la confiance. On nous dit qu’il faut avoir confiance en nos dirigeants (enfin ils nous le disent eux…), et puis aussi qu’il faut que les marchés retrouvent confiance, et c’est pour cela qu’il faut accepter l’austérité.

Mais je me pose un question : qui doit avoir confiance en qui ? Doit-on faire confiance aux marchés qui nous volent, aux dirigeants qui nous trompent ou à nous-mêmes qui sommes incapables d’être sinon rationnels, au moins raisonnables…

Ou alors c’est le contraire. Cela fait si longtemps que tous ceux qui nous disent d’avoir confiance en eux nous mentent que je finis par me demander si ce ne sont pas « eux » qui, justement, commencent à douter de la confiance qu’ils ont mise en nous : Jusqu’à quand allons-nous supporter tout ça ?

Car c’est en regardant de cet autre côté qu’on explique le mieux le soudain retour de « la confiance » dans le discours des Européens. Avec le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) en ligne de mire, c’est bien de la confiance qu’ils mettent dans notre incapacité à réagir que tout dépend. En annonçant haut et fort que les sacrifices exigés du peuple ne sont pas vains, qu’après la pluie « viendra le beau temps », ils rassurent le peuple avec quelques mesures populaires pour qu’il continue à lui accorder en retour sa confiance… pour mieux l’endormir et faire passer- le plus vite possible (enfin avant qu’on s’aperçoive que « quelques efforts supplémentaires » seront nécessaires d’être fournis par ce même peuple)- ce fameux traité qui condamne l’Europe et ses habitants à l’austérité éternelle.

C’est donc bien au peuple de retrouver la confiance, et en lui-même ! Et mettre à mal celle que nos dirigeants mettent en lui. Car s’il faut avoir confiance en une seule chose, c’est bien dans l’incommensurable cynisme de ceux qui viennent vous chercher pour vous demander de leur accorder votre confiance : ce sont tous des menteurs… Faites moi confiance !

Caleb Irri
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Crise de la dette : le roi est nu

Posté par calebirri le 4 septembre 2012

Lorsqu’on envisage la situation actuelle à travers l’hypothèse d’une gigantesque mystification concernant l’illusion monétaire, la compréhension des événements devient alors subitement plus aisée, d’un point de vue économique et social comme d’un point de vue géopolitique ; en même temps que les conséquences dune telle découverte ouvrent des perspectives qui effraient jusqu’à l’imagination.

Car s’il s’avère que le tas d’or sur lequel les Occidentaux sont assis depuis des décennies n’est que virtuel, alors c’est tout le passé récent de la domination occidentale qui se trouve ainsi remis en cause, en même temps que tout le discours idéologique qui l’accompagne.

Et c’est peut-être bien cela que ceux qui détiennent actuellement le pouvoir ne veulent pas que nous découvrions : ce n’est pas le système capitaliste qui ne fonctionne plus, mais bien la corruption généralisée qui a jusqu’à maintenant empêché son inévitable retournement – ce qu’auraient peut-être du mal à avaler les peuples qui en ont été victimes jusqu’ici.

Car puisque les dettes ne valent que le prix qu’on veut bien leur accorder (ce qui peut être « rien »), et que les Etats ne peuvent pas faire faillite, alors c’est comme si l’argent n’existait tout simplement pas. Et en réalité ce n’est donc qu’artificiellement que la domination occidentale a pu s’exercer sur les autres pays, une domination fondée sur ce « rien ». Une domination que les populations les plus fragiles auraient donc souffert injustement, contrairement à la « logique » du système qui veut que les plus grands pays (a fortiori les moins démocratiques) prennent le dessus, au moins d’un point de vue économique.

En admettant l’hypothèse de la mystification monétaire, il devient clair que si nous sommes parvenus à maintenir jusqu’à maintenant le niveau de vie des Occidentaux à un niveau supérieur à celui des autres grandes puissances, ce n’est dû qu’aux subventions et à la toute puissance diplomatique (ou peut-être faudrait-il dire la toute puissance puissance militaire) des Etats Occidentaux.
Sauf qu’aujourd’hui, avec la crise, ce sont toutes les coutures du manteau européen qui craquent une à une, si bien qu’on commence à voir à travers : la puissance des occidentaux n’est qu’une illusion, et seule la corruption du système a permis que nous nous maintenions à ce niveau aussi longtemps.

Il ne s’agit donc pas d’un problème national ni même européen, mais d’un problème mondial. Car ni les marchés ni les gouvernements ne peuvent se permettre d’attendre que le monde entier découvre l’incroyable réalité, à savoir que « le roi est nu », et que la puissance passée des Occidentaux n’est fondée que sur du vent. Ce serait alors comme reconnaître la responsabilité des « élites » de ce monde dans la misère structurelle des autres populations, en même temps qu’un aveu de culpabilité historique sur plusieurs décennies. Cela démontrerait aussi que le « retard » des pays émergents n’est dû qu’aux mensonges des Occidentaux, et que leur pouvoir n’est que le résultat de notre exploitation commune, qui elle-même ne tient qu’à notre crédulité.

Comment pourraient-ils donc aujourd’hui laisser faire ce retournement, avec les conséquences que l’on vient d’évoquer, et qui les condamnerait à abandonner leur pouvoir et leur puissance ?

Et en même temps, comment pourraient-ils faire payer des riches qui s’apercevraient alors assez rapidement qu’ils n’ont déjà plus rien ?

Ils sont coincés. Et le résultat de tout ça, c’est qu’ils préfèrent faire le pari qu’en menaçant l’Europe d’une explosion ils réussissent à imposer l’Empire Européen et son austérité perpétuelle (la règle d’or budgétaire) sans provoquer la révolution. Mais si les citoyens prenaient conscience que les Etats ne peuvent faire faillite et que les dettes ne valent que le prix qu’on leur accorde, alors leur pari sera perdu… à moins que d’envisager la guerre ; mais dans ce domaine, les Occidentaux sont sans doute encore les plus forts.

Mais nous, les peuples, que voulons-nous ?

-conserver notre niveau de vie intact à tout prix, c’est-à-dire au détriment de celui des peuples des autres pays ?
-accepter la baisse de notre niveau de vie pour permettre aux peuples des autres pays d’améliorer le leur ?
-ou bien prendre enfin nos responsabilités pour refuser et l’un et l’autre, et inventer ensemble une troisième voie qui ne nuise à personne ?

Nous avons peu de temps devant nous, car les événements se précipitent – et nous savons désormais clairement que les élections ne sont pas le moyen approprié pour faire entendre la voix du peuple.

Il nous faut donc nous préparer à un changement de paradigme majeur, historique, tout en résistant à celui qu’on veut nous imposer. Et puis il faut attaquer le système par là où il pèche : l’argent. Car le seul argent qui existe réellement est celui que nous gagnons par notre labeur. Nous en sommes propriétaires. Nous avons le droit de le reprendre, il est à nous.

J’ai parlé il y a quelque temps de « faire chanter les marchés » . Et c’est bien de cela qu’il s’agit.

-Dans un premier temps il faut informer les peuples des heures sombres qui les attendent si nous ne faisons rien pour l’empêcher .
-ensuite, il faut convenir de la nécessité de nous réunir, de nous rassembler pour réfléchir ensemble à cette troisième voie
-organiser , préparer la sédition
-menacer d’un « bankrun » pour obtenir le Référendum d’Initiative Citoyenne, l’audit citoyen de la dette et la mise en place d’une Assemblée Constituante.
-il faut une date appropriée pour interpeller le maximum de citoyens
-un lieu de rencontre virtuel et réel (internet est le média idéal )
-les « indignés » peuvent être la base de réflexion mondiale qui fasse le lien entre toutes les contestations.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Et si les riches ne pouvaient tout simplement pas payer ?

Posté par calebirri le 11 août 2012

Faire payer les riches, faire payer les riches… Nombreux sont ceux qui comme moi se trainent cette vieille rengaine désuète sans se lasser… Nous avons la solution, il faut faire payer les riches ! FAIRE PAYER LES RICHES VOUS ENTENDEZ ?

Bon, très bien : demain monsieur Hollande, avec l’aide de tout son gouvernement SOCIALISTE, décide de refuser l’austérité pour le peuple et propose donc, en accord avec sa campagne électorale, de refuser le pacte de stabilité et ses accompagnements fédéralistes -et ce malgré l’avis des « sages » qui considèrent la « règle d’or » comme compatible avec la Constitution (et oui, la souveraineté nous l’avons déjà perdue lors du traité de Maastricht). Le changement c’est maintenant, nous allons faire payer les riches.

Bien sûr cela n’arrivera pas. Personne ne peut y croire, car personne ne semble en mesure d’envisager les conséquences d’une telle révolution idéologique : il y a ce que les économistes savent et ne nous disent pas, il y a ce qu’ils ne savent pas… Mais il y a aussi ce qu’ils ne veulent pas qu’on sache. Car qui pourrait dire se qui se passerait si une telle hypothèse venait à se réaliser ?

Cela fait plus d’une semaine que je me perds en conjectures pour expliquer, avec et sans complot, pourquoi les riches ne veulent pas payer, pourquoi les dirigeants ne veulent pas faire payer les riches, et en quoi il serait bon pour tout le monde qu’ils payent enfin…
Mais rien ne tenait vraiment la route. Les conséquences économiques officiellement avancées de mesures destinées à taxer plus fortement les riches sont le risque de fuite des capitaux (et des « cerveaux ») hors de la France puis de l’Europe ; mais cela dépend en réalité d’une volonté politique : il n’y a rien qui, théoriquement du moins, rende impossible l’hypothèse d’une taxation des riches (la Loi peut facilement en empêcher les conséquences négatives, pour peu que les sanctions encourues soient lourdes et appliquées). Et puis il y a eu cette « révélation » qui m’a soudain traversé l’esprit, et qui à l’heur de satisfaire en tous points à « l’analyse » globale que je fais de la situation dans mes précédents billets : et si les riches, tout simplement, ne pouvaient pas payer ?

Ce n’est pas que leur compte en banque ne soit pas suffisamment pourvu, ou qu’ils n’aient pas de revenus si hauts qu’ils ne soient pas en capacité de supporter une plus grosse taxation, non… Ce n’est pas non plus qu’ils soient si puissants qu’ils puissent empêcher ou contourner la Loi si elle punissait réellement leurs « optimisations », fiscales ou autres … Mais tout simplement que si les riches payaient REELLEMENT ce qu’ils doivent (sans défiscalisation, sans paradis fiscaux, sans abattements divers et variés ou petits arrangements entre amis, sans travail non déclaré, sans fraude, etc….), alors c’est le système tout entier qui montrerait son vrai visage : celui de la corruption générale de ce qu’on appelle « les élites » (et qu’on devrait appeler des « ploutocrates »). Car à bien y réfléchir de l’argent REEL les riches n’en ont pas vraiment -ou si peu : tout dématérialisé, fictif, informatique, virtuel, inaccessible enfin. Si un milliardaire voulait demain retirer 10 milliards de son compte en banque, qui pourrait les lui fournir en liquide, ou même en or ?

Et si la France -ou même l’Europe toute entière- se décidait à faire payer les riches, ce n’est pas à une fuite de capitaux que nous aurions à faire face, mais bien plutôt à la prise de conscience du manque inexplicable de ces capitaux. On s’apercevrait alors rapidement que les caisses des banques sont vides, et que toutes les richesses des riches ne sont que du vent. Car le jour où les riches voudront retirer leurs avoirs pour les mettre « en sécurité », ils n’auront alors déjà presque plus rien : l’argent aura disparu, comme volatilisé.

Je vous accorde que cela n’arrangerait sans doute pas notre situation commune, mais au moins peut-être comprendrions-nous enfin la gigantesque mystification dont nous sommes victimes : cela fait des siècles que les peuples contribuent par leur exploitation à remplir… des puits sans fond !

Caleb Irri
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Ils veulent nous faire payer deux fois !

Posté par calebirri le 1 août 2012

Pendant que nos dirigeants nous effraient avec la menace d’une explosion de l’Europe (qui n’arrivera pas), les perspectives continuent de s’assombrir et les « plans de sauvetage » s’accumulent sans donner le moindre résultat. Chaque jour les sacrifices exigés des pauvres pour soutenir l’économie augmentent, alors même que la situation se détériore à mesure qu’ils sont successivement acceptés et validés.

Parallèlement, le nombre de « soupçons » concernant l’intégrité des grandes institutions financières (et de leurs dirigeants) se multiplient, du Libor Gate en passant par la HSBC et jusqu’à Mario Draghi (celui qui avait travaillé pour Goldman Sachs et que l’on soupçonne d’avoir contribué à maquiller les comptes de la Grèce), sans oublier le scandale des paradis fiscaux en France ou à l’échelle internationale, ni quelques autres « affaires » qui allongent une liste malheureusement non exhaustive…

Cela va donc bientôt faire 5 ans que la crise perdure, et personne ne semble encore vouloir faire le lien entre ces deux éléments qui pourtant font sens si l’on veut bien se donner la peine d’y réfléchir une minute. Et si les sacrifices que l’on exige du peuple pour sauver un système corrompu n’étaient justement que la conséquence de cette corruption ? Alors que les institutions financières ont créé par leurs pratiques criminelles la situation qui nous a appauvri jusqu’à aujourd’hui, ils exigent en plus ce soient ceux qui en ont déjà pâti une fois qui payent une seconde fois – non pas pour nous sauver « nous »- mais pour se sauver « eux » !

Car ce qu’on nous demande aujourd’hui n’est rien d’autre que de payer une seconde fois. La première enveloppe d’aide aux banques a été forcément été détournée de son objectif affiché, puisque le crédit ne s’est pas détendu, que la croissance n’est pas revenue, que les investissements et l’emploi non plus. La seule chose que nous pouvons constater, c’est que les entreprises du CAC40 ont en 2011 accumulé plus de 70 milliards de bénéfices

Et il n’y a personne dans les rues pour exiger des explications, pas un procès de la part de ces citoyens bernés deux fois, pas une manifestation unitaire ni même une misérable pétition ! Tout le monde semble aujourd’hui s’être résigné à l’inutilité de ces actions, et tout le monde sait bien que tous ces tricheurs sont protégées par la Loi des hommes de paille que sont les dirigeants de nos Etats – grâce à des sommes formidables ; et avec l’argent qu’ils ont volé à leurs victimes.

Rendez-vous compte, non seulement on nous vole une partie des fruits de notre labeur, et en plus on voudrait nous demander d’en donner davantage ; et avec le sourire s’il-vous-plaît.

Mais en acceptant les sacrifices nous ne sauvons pas notre bonheur présent, nous ne faisons que saboter notre bonheur futur. C’est une erreur grave, et sans doute historique.

Et le jour où la BCE aura injecté de l’argent pour les banques, il ne faudra pas croire que l’Europe est sauvée, et nous avec. Au lieu de sauter de joie nous ferions mieux alors de nous inquiéter, car l’argent sera bien pris dans les poches de quelqu’un : le peuple.

Tandis qu’en mettant en prison tous ces tricheurs et tous ces menteurs qui décident pour nous (et contre nous), en rendant transparents les comptes ou en supprimant les paradis fiscaux, nous trouverions aisément l’argent qui nous manque pour conserver notre niveau de vie intact -et peut-être même plus.
N’y a-t-il donc rien d’autre à faire qu’attendre ? Et pourquoi pas, après tout ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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