non, le président n’est pas un menteur

Posté par calebirri le 10 janvier 2009

Tout bien réfléchi, je me demande aujourd’hui si je ne me suis pas trompé sur toute la ligne : Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont en passe de réaliser toutes les promesses de campagne, et ce malgré la crise qui menace, ailleurs, le monde.

J’en veux pour preuve essentielle le slogan principal du président, « ensemble, tout devient possible » : effectivement, de gré ou de force, tout devient aujourd’hui possible en France. J’imagine bien que ceci ne suffira pas à satisfaire le lecteur retord, et je vais donc m’empresser de satisfaire son appétit, en vous déroulant par le menu (mais rapidement soyez rassuré) les 15 objectifs affichés du programme présidentiel, mis en corrélation avec leur mise en place effective.

 

-1 : Mettre fin à l’impuissance publique

Après les réformes de l’audiovisuel, de la carte judiciaire et le renforcement des pouvoirs du Parlement, le gouvernement s’apprête à réformer le statut des juges d’instruction et la presse.

-2 : une démocratie irréprochable

En effet, les individus émettant des reproches sur l’état de la démocratie en France sont vite réprimandés, ou remis à leur place : les convocations récurrentes de certains récalcitrants sont là pour en attester.

-3 : vaincre le chômage

A force de radiations et de réformes des aides sociales, il se pourrait bien que d’ici peu les chômeurs basculent dans la misère… et vaincre les chômeurs, c’est vaincre le chômage.

-4 : réhabiliter le travail

Une fois les anciens chômeurs devenus misérables et les SDF recensés, les contestataires et les fous enfermés, les étrangers expulsés, il sera assez aisé d’obliger tout ce petit monde à travailler…

-5 : augmenter le pouvoir d’achat

Les réalisations de cette promesse semblent plus difficiles à mettre en évidence, mais c’est parce que notre œil ne voit pas les choses sous l’angle qu’il faut : le pouvoir d’achat, c’est celui du gouvernement d’acheter la force de travail des citoyens à un prix intéressant pour lui.

-6 : l’Europe doit protéger dans la mondialisation

Doit protéger ses propres intérêts dans le cadre de la mondialisation, en instaurant ce qu’on nomme aujourd’hui la gouvernance mondiale, ou nouvel ordre mondial.

-7 : répondre à l’urgence du développement durable

C’est à dire mettre en place le plus vite possible une gouvernance mondiale susceptible d’empêcher la prévisible révolte qui succédera à l’échec  catastrophique du développement durable.

-8 : permettre à tous les Français d’être propriétaires de leur logement

C’est à partir du moment où le droit au logement deviendra un devoir (même pour les SDF) que le gouvernement pourra contraindre à acheter une maison (80 m pour presque le double de sa valeur), ce qui renflouera certainement les caisses de l’Etat.

-9 : transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite

On le voit bien aujourd’hui : il est désormais impossible de se moquer du président, de siffler la Marseillaise ou de contester son autorité. Le message est transmis. Pour le mérite, les grâces présidentielles et les « cadeaux » faits aux amis le prouvent clairement.

-10 : une école qui garantit la réussite de tous les élèves

Mais oui bien sûr, un conditionnement si bien réalisé qu’il satisfasse parfaitement à ce que le gouvernement en attend : les élèves devenus moutons sont des élèves réussis.

-11 : mettre l’enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux

Les meilleurs mondiaux se trouvant être ceux qui permettent de gagner beaucoup d’argent sans en dépenser, le secteur privé (industrie pharmaceutique, armement et banques) va s’occuper de rentabiliser ces deux gouffres financiers, de les remettre à niveau.

-12 : sortir les quartiers difficiles de l’engrenage de la violence et de la relégation

En réprimant sévèrement les habitants des quartiers et en abaissant le niveau de vie des citoyens au niveau déjà bas de celui des banlieues, on sortira ainsi d’un engrenage pour une stabilité d’oppression et de misère.

-13 : maîtriser l’immigration

Bon, là les résultats sont très clairs. D’autant qu’avec la crise actuelle et la baisse générale du niveau de vie (salaires, aides sociales), il se peut que la France devienne de moins en moins attractive.

-14 : de grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables

Les grandes politiques de solidarité sont fraternelles car nous deviendront frères de misère, et responsables car elles ne nous permettrons pas d’aller trop loin dans cette solidarité : l’oppression sera l’autre pendant de la misère.

-15 : fiers d’être français

Oui, il est possible que nous devenions fiers d’être français : nous serons le seul pays au monde où un président fait tout ce qu’il promet.

 

caleb irri

Publié dans double coup, politique? mensonges, sarko | 2 Commentaires »

guerre:les règles du jeu

Posté par calebirri le 8 janvier 2009

Et oui c’est comme si on s’amusait. La guerre a ses règles, et comme pour tous les jeux, il faut que les deux parties soient d’accord pour y jouer. Bien sûr certaines mauvaises langues viendront dire que cela n’a rien à voir avec un jeu, qu’il y a des vies perdues, mais cela fait aussi partie du jeu. Les faits parlent d’eux mêmes :

Jusqu’à aujourd’hui, Israël bombardait la Palestine sans discontinuer, faisant fi des suppliques internationales, et surtout des civils mourant les uns après les autres.

 

La situation aurait pu continuer ainsi durant encore quelques temps, jusqu’au moment où les Palestiniens seraient morts de faim, ou qu’un voisin vienne les aider. Ceci n’est bien sûr pas encore fini, mais voilà qu’une nouvelle règle survient : désormais, trois heures seront accordées aux Palestiniens pour qu’ils puissent librement se déplacer, aller acheter de quoi se nourrir et se réchauffer, avant de retourner se cacher en attendant les prochaines bombes, où tout recommencera comme avant.

 

Cela me fait penser à une chose horrible dont je n’aurais jamais imaginé penser il y a quelques années : un camp où une population, du fait de son origine ethnique, se voit parquée, maltraitée, torturée, tuée pendant toute la journée, mais à qui l’on jette parfois quelques morceaux de pain, histoire de se divertir un peu, ou de faire des paris pour savoir si l’un court plus vite que l’autre…

 

J’ai vraiment honte en tant qu’être humain de ce qui se passe là-bas, et encore plus que ceux qui pratiquent cette « solution finale » soient ceux qui en aient le plus souffert. Comme un enfant violé qui plus tard se mettrait à violer aussi, Israël reproduit aujourd’hui les sévices qu’il a subis.

 

Quelle pitié !

 

J’espère au moins que cette ignominieuse trêve de trois heures quotidiennes ne servira pas à vendre aux Palestiniens les denrées israéliennes, ce serait vraiment trop moche

 

caleb irri

Publié dans misère, politique? mensonges | Pas de Commentaire »

le communisme et le chocolat

Posté par calebirri le 2 janvier 2009

On ne peut aujourd’hui employer le terme « communisme » sans entrevoir mentalement les goulags, Staline et les misères qui ont suivi. Pourtant, le communisme tel qu’il est défini philosophiquement n’a rien de commun avec cette image « historique » qu’on a donné de sa soi-disant mise en pratique.

 

Marx n’a pas inventé le communisme, et l’URSS n’était communiste ni d’un point de vue marxiste, ni même de celui de la philosophie. En réalité le communisme n’existe pas, et n’a jamais existé. Ceci pour une raison bien simple, c’est que l’opulence est indispensable à sa mise en pratique.

 

L’opulence est elle-même impossible à établir, car le monde fonctionne dans un système capitaliste qui se base sur la rareté. Ce qui signifie que tant que la monnaie existe (et donc de fait le capitalisme), il ne peut en aucune façon coexister ces deux systèmes incompatibles.

 

Pour expliquer comment agissent ces deux systèmes opposés, on pourrait le comparer à deux familles dont le fonctionnement serait différent :

 

Dans les placards de l’une on ne trouverait qu’une tablette de chocolat par semaine, et dans ceux de l’autre une quantité de tablettes suffisant théoriquement pour plusieurs semaines.

 

Dans le premier cas l’enfant qui ne verrait qu’une seule plaquette serait tout de suite tenté de grignoter au moins une partie tout de suite, voire la plaquette entière s’il sait que son frère est également sur le coup. La rareté que représente cette unique tablette crée le désir, et la présence d’un frère ou d’une sœur provoque la concurrence. Il suffit qu’un des deux soit ou plus fort ou plus malin, et la plaquette sera pour lui.

 

Dans le second cas, l’enfant qui sait qu’au cas où il mangerait même deux tablettes entières (ce qui le rendrait évidemment malade), il en resterait suffisamment pour que son frère puisse lui aussi tomber malade. Satisfaction raisonnable du désir, fin de la concurrence.  

Et peut-être même la fin de l’obésité !

 

La rareté est une nécessité capitaliste qui permet de créer les différentes classes que le communisme veut supprimer. Un monde communiste ne peut qu’être opulent, ce qui signifie qu’à partir du moment où cette opulence sera réalisée, le capitalisme disparaîtra instantanément.

Cela signifie également que pour que les différentes classes continuent d’exister, les partisans de cette idéologie doivent éviter à tout prix cette opulence qui saperait tout leur pouvoir.

 

Après cela, on comprend mieux pourquoi on préfère jeter plutôt que donner, utiliser des énergies périssables ou laisser les guerres creuser les inégalités. Et faire croire que le communisme c’est la même chose que le capitalisme, la dictature en plus.

 

caleb irri

Publié dans double coup, la démocratie, politique? mensonges, révolution? | Pas de Commentaire »

la réforme du crédit

Posté par calebirri le 12 décembre 2008

A l’écoute des nouvelles propositions du gouvernement sur le crédit à la consommation, je me surprends une fois de plus à m’interroger.

 

On pourra me toujours me taxer de suspicion abusive, mais lorsque j’entends les termes d’une mesure de gauche dans la bouche des représentants du gouvernement mon esprit cherche toujours ce qui peut bien les pousser à accomplir de telles réformes…

Quoi une réforme du crédit, n’est-ce pas le système bancaire qui en profite ? je croyais qu’il fallait avant tout aider les banques pour qu’elles continuent de prêter ?

A moins que les surendettements ne coûtent en définitive plus cher pour l’Etat que ce que ne gagnent les banques. Car les banques sont garanties par l’Etat.

Et la commission de surendettement doit payer les dettes, sans compter le coût administratif.

 

Tout s’explique quand même mieux ainsi, n’est-ce pas ?

 

Mais ce n’est pas fini :

Sous couvert d’une gestion « raisonnable » en matière d’attribution de ces crédits, l’Etat va enfin pouvoir s’arroger un droit de regard sur les comptes bancaires de tous les citoyens, et ainsi s’affranchir du secret bancaire (secret qui sans être absolu, empêche tout de même les banques de se renseigner sur les autres crédits contractés chez la concurrence).

Car comment savoir si un postulant à un crédit à la consommation est en position de surendettement sans lever ce secret bancaire ?

 

 

Ainsi on comprend mieux ce que cache cette soudaine vague de solidarité, une entourloupe bien supérieure à celle dénoncée par Martin Hirsch…

 

caleb irri

Publié dans double coup, politique? mensonges, surveillance | Pas de Commentaire »

comment faire encore confiance aux gouvernements?

Posté par calebirri le 11 novembre 2008

Sur lemonde.fr, parait aujourd’hui un court article provenant du site de la BBC (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/11/11/une-bombe-nucleaire-americaine-a-ete-perdue-au-groenland_1117171_3222.html) évoquant froidement la « perte » d’une bombe nucléaire au Groenland en 1968. Une bombe nucléaire, rien que ça !! et nous ne l’apprenons que quarante ans après, sans que personne n’y trouve rien à redire.

 

Serait-ce cette sorte de prescription mentale que l’on nomme « oubli », la durée de classification des dossiers ou bien la désolante impuissance des médias ? Se pourrait-il également que cela découle d’une volonté délibérée de cacher certains faits qui ne sont pas à la gloire de ceux qui les ont commandités ?

 

J’entends d’ici les objections soulevées à cette question : quoi, encore la théorie du complot ! c’est une honte et blablabla et blablabla…

Mais quoi, cette histoire de bombe nucléaire est-elle le seul mensonge des gouvernements ?

Et l’Irak, et le Watergate, et la guerre du Vietnam, et Kennedy ? et je n’évoque ici que les Etats-Unis, en oubliant tous les autres complots historiques que nous n’apprenons toujours qu’un demi siècle plus tard, alors que tous les protagonistes de ces affaires sont morts et enterrés.

 

Il y a quand même de quoi s’interroger sur les communications gouvernementales, qui pour cette affaire de bombe avaient indiqué l’avoir détruite (et au fait, que se passe-t-il lorsque l’on détruit une bombe nucléaire ?)

 

Il est facile de vouloir toujours dénoncer les adeptes « de la théorie du complot » comme si ils constituaient une sorte de communauté sectaire fanatique. L’Histoire, qui peine déjà à donner une image crédible d’elle-même, n’a pas cependant réussi à oublier tous les mensonges qui L’ont forgé, et ils sont nombreux. Et de la même façon qu’on ne peut croire en l’infaillibilité de nos gouvernements, on ne peut pas non plus se fier à leur angélisme. Se poser la question est un acte sain, voire citoyen. Le terme « théorie du complot » est une trouvaille judicieuse permettant d’étiqueter arbitrairement tout septique « victime d’une secte » et décrédibilisant ses interrogations.

 

Le problème avec l’histoire du « complot », c’est que l’émission de preuves est chose quasi impossible (et oui si c’est caché c’est bien caché) et que cela alimente tous les fantasmes sans limite.

De plus dans ce genre d’affaires, les intervenants sont souvent anonymes (pour des raisons de sécurité), et les coupables sont morts.

Alors que faire ? attendre quarante ans pour dire que oui, finalement, telle ou telle affaire était bien le résultat d’un complot ? oui, certains pourront bien dire qu’ils avaient prévenu, mais à quoi bon maintenant ?

 

Mais pas besoin d’aller jusqu’au complot pour cette histoire de bombe perdue. Certains pourraient évidemment y voir une manipulation savamment étudiée pour utiliser cette bombe comme rempart aux velléités extérieures de conquérir les richesses du sous-sol avoisinant, mais mon explication est beaucoup plus simple, même si elle n’est pas plus flatteuse envers l’intelligence de nos dirigeants.

Encore que la deuxième partie de cette explication les rassurera…

 

Tout d’abord, il faut être honnête, et admettre que contrairement à nos fantasmes, les personnes formant les gouvernements ne sont ni plus ni moins que des hommes, et sont aussi faillibles que nous-mêmes. Qu’ils aient ou non une volonté de complot ne change rien au fait que la plupart de leurs plans (économiques, sociaux, guerriers ou autres) sont voués à l’échec (on le voit bien aujourd’hui et sans doute moins bien que demain).

 

Lorsque les preuves flagrantes de leur incompétence (comme perdre une bombe nucléaire) peuvent être établies -et c’est la deuxième partie de l’explication- les gouvernements font alors montre d’une capacité formidable à la dissimulation, à la protection de leur image et aux retournements de situation.

On peut être quasiment certain que la plupart des agents travaillant pour les gouvernements ne sont pas affectés sur des postes prévisionnels mais sur des missions de rattrapage a posteriori des erreurs commises, erreurs qui si elles étaient connues rendraient impossible la confiance des peuples envers leurs dirigeants. Quant aux complots (il y en a eu et il y en aura encore), faire connaître leur existence le plus tard possible est une exigence bien compréhensible.

 

Comme pour les mesures économiques, les gouvernements ne travaillent plus à créer de nouveaux moyens de prospérer, mais tentent désespérément de rattraper les erreurs antérieures, tout en essayant de faire croire d’une part qu’il n’y a pas eu d’erreurs, et d’une autre que les nouveautés vont rattraper ces erreurs…

 

 

caleb irri

Publié dans politique?, politique? mensonges, relations internationales | Pas de Commentaire »

1...1617181920
 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...