La dictature est à notre porte

Posté par calebirri le 1 avril 2015

Quand une nation commence à obliger son peuple à voter (qui plus est sur des machines électroniques) ; quand un pays peut censurer n’importe quelle expression sans contrôle judiciaire ; quand un gouvernement impose ses lois malgré l’opposition populaire (et même parlementaire) ; quand un Etat s’apprête à surveiller vos déplacements, vos conversations, vos ordinateurs ; quand les élus se voient chaque jour attaqués (puis relaxés) pour corruption par un pouvoir judiciaire aux ordres ; quand on sait que le budget militaire est le seul budget maintenu et que les armées patrouillent devant nos bâtiments publics, on peut dire sans trop exagérer que toutes les conditions pour établir une dictature sont réunies.

Maintenant, il ne reste plus que la révolution. Pas celle qui permettra au peuple de se libérer de son joug pour établir une nouvelle démocratie non, mais celle qui permettra à la dictature de devenir légitime : rappelons ici la formule de George Orwell « on ne fait pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature ».

Et cette révolution, c’est peut-être la sortie de la Grèce ; à moins que ce ne soit un autre attentat. Ou bien encore une catastrophe naturelle. Et pourquoi pas une révolte populaire, ou l’arrivée au pouvoir du FN ? Ce qui est certain, c’est que toutes les conditions sont réunies pour qu’un gouvernement autoritaire qui se retrouverait demain au pouvoir ait la capacité technique d’exercer un contrôle et une surveillance de masse sur son peuple. Et c’est à la faveur d’un drame ou d’une catastrophe que cette dictature prendra forme.

Mais si vous n’avez rien à cacher, diront les plus malins, alors pourquoi ne pas se laisser surveiller ? Nous abreuvons aujourd’hui gratuitement, et volontairement, tous les banques de données du monde entier par nos actions quotidiennes, et nous nous plaindrions de la récolte de ces dernières pour des raisons de « vie privée » ? Alors que le terrorisme frappe chaque jour des civils innocents ?

Rassurez-vous, tout le monde ne sera pas « surveillé » – regardez qui sont les ennemis publics les plus en vue : Snowden, Manning, Assange… de dangereux individus, des traitres à la Nation, etc… Les terroristes, eux, sont introuvables. Peut-être n’ont-ils pas Facebook, ou pas de portable ?

En réalité, pour la plupart ces nouvelles lois seront inutiles. Ils n’ont effectivement « rien à cacher ». Mais ce n’est pas ceux-ci qui intéressent les renseignements. Ceux qui sont indirectement visés sont ceux qui veulent dénoncer « ceux qui ont quelque chose à cacher ». Pas les dealers à la petite semaine, pas les resquilleurs des allocations, tout cela n’est rien. Mais bien plutôt les lanceurs d’alertes, les journalistes un peu trop fouineurs, les analystes « hétérodoxes »… ce sont ceux-là que nos gouvernements veulent empêcher de (leur) nuire. Car s’il y en a qui trichent, trompent et volent (et pas qu’un peu), ce sont justement ceux qui, pour ne pas qu’on les confonde, qu’on les dénonce, qu’on les attrape, font voter des lois qui empêchent aux citoyens vigilants de rendre public ce qui dérangerait leurs petites affaires…

Comme dans 1984 : les pauvres, « la masse populaire », n’intéresse guère les services de renseignements. Il n’ont pas besoin d’autre chose que du pain et des jeux paraît-il. Les riches, « l’élite », elle, ne sera pas non plus surveillée (elle pourra éteindre son « télécran » – se déconnecter). Il ne manquerait plus que ça ! Reste une petite frange de la population. Ceux qui sont assez éduqués et qui disposent d’assez de temps et d’énergie pour s’informer, réfléchir, prendre du recul, sont ceux qui peuvent un jour ou un autre « tomber » sur « quelque chose », et il ne faudrait surtout pas qu’ils parlent. Imaginez qu’à TF1 on diffuse que les « bons » Etats protègent les terroristes, fomentent des coups d’Etat, volent le peuple et lui mentent… Il faut d’abord aux agents du gouvernement savoir « ce que vous savez », pour ensuite pouvoir vous empêcher de parler. Sans contrôle judiciaire cela va de soi. Et au moyen d’un délit « d’exception » comme celui « d’apologie du terrorisme ». Une étape supplémentaire manquait à cet arsenal autoritaire, c’est-à-dire le droit pour un gouvernement de contrôler toutes les communications de ses administrés.

Après, on pourra toujours dire que cela ne nous concerne pas, mais le jour où l’on vous dira que ce que vous pensez n’est plus adapté à ce qu’on vous demande de croire il sera trop tard : vous serez en infraction. Alors c’est vrai qu’aujourd’hui cela ne semble pas si grave. Par petites touches successives chaque loi nouvelle renforce un peu plus les pouvoirs de la police au détriment de ceux de la justice. Et supprime toute possibilité future de contestation. Et cela est très grave. Il suffira au nouveau dictateur de dire qu’un terroriste est quelqu’un qui ne pense pas comme lui pour pouvoir faire arrêter légalement tous ses opposants. Vous aurez beau alors contester vigoureusement en frappant à la porte de la chambre 101, il vous faudra vous soumettre de gré ou de force à la police de la pensée. Vous ne serez déjà plus libre.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 1 Commentaire »

La mort annoncée des politiques

Posté par calebirri le 7 mars 2015

Mon message ne leur parviendra sûrement pas, mais à vrai dire cela n’est pas si important : ils savent déjà ce que je m’apprête à dire. C’est aux citoyens que je m’adresse, car il faut qu’ils sachent eux-aussi : leurs jours sont comptés. Quoiqu’il arrive maintenant, nos hommes politiques sont coincés : d’un côté le peuple, de l’autre les financiers. Ils peuvent le constater comme nous, leur pouvoir est désormais réduit à presque rien, comme monsieur Juncker l’a signifié clairement il y a peu, et publiquement encore. Ils ne sont en réalité que les exécutants d’une idéologie à laquelle leur corruption chronique (comme le prouvent toutes ces « affaires », en passant du luxleaks au Brésil en passant par Guéant ou Cahuzac) les à contraint d’adhérer, l’objectif étant de gagner quelques sous, d’éviter la prison ou le déshonneur pour les moins bons, et pour les meilleurs de réussir à planquer discrètement dans des comptes offshore le petit pactole volé sur le travail du peuple ; c’est ce qui causera leur perte.

Mais pendant ce temps-là, la Troïka décide pour eux. Et pour nous aussi.

Il y a peu ils auraient encore pu faire quelque chose pour éviter cela, mais ils sont eux-mêmes pris dans un jeu malsain auquel ils ne peuvent plus échapper : pris dans une course infernale pour la conservation du pouvoir et l’immunité qu’il permet, ils préfèrent encore courir le risque du chaos que d’assumer leurs mensonges et leurs erreurs, et ils nous entraînent, même « malgré eux », dans une dictature qui fait le jeu de nos ennemis communs en leur préparant le terrain pour ce qui adviendra ensuite.

Car le mouvement est en marche. On peut parler de complot si l’on veut, mais cela est sans doute plus « logique » que volontaire ; peu importe à vrai dire.

Cela faisait longtemps que je me demandais ce qui sous-tendait les événements récents : les guerres, la crise, la corruption… La corruption des politiques par les financiers est le point central de cette situation, et les institutions sont le cadre qui autorisent la corruption. Seulement il me manquait la logique, l’objectif, le but de tout cela : il m’est apparu en regardant cet excellent reportage intitulé « puissante et incontrôlée : la Troïka ». On y apprend clairement que ce n’est pas par incompétence que les décisions sont prises mais bien volontairement, et que, en dehors de toute légalité (en plus du manque flagrant de légitimité), la Troïka a sciemment fait couler la Grèce pour « sauver » les banques françaises et allemandes, ainsi que quelques autres intérêts privés. La Troïka a délibérément refusé, au nom de règles qu’elle s’accorde le droit de ne pas suivre pour elle-même, d’empêcher les intérêts de quelques riches financiers de s’exprimer, et plongé la Grèce, le Portugal, Chypre, dans une telle situation que ces pays se sont vus contraints de vendre à bas coût leurs meilleures entreprises, leurs terres, leurs services publics, leurs banques, à des compagnies privées qui se sont engraissées sur le dos des peuples. Au mépris de toute légalité, mais aussi au mépris de la plus basique des solidarités. Le tout sans qu’on puisse se retourner pour demander des comptes à un organe international au-dessus des lois (et oui, contre qui porter plainte ?).

Avec le TAFTA, la Troïka, le lobbying, la corruption, on s’aperçoit qu’en définitive les plus grandes compagnies privées se hissent peu à peu à la hauteur de la puissance des Etats, et se trouvent aujourd’hui en capacité d’acheter des Etats pour, qui sait, y imposer leurs propres règles ? Aujourd’hui certaines compagnies discutent d’égal à égal avec les Etats, comme on l’a vu récemment entre Obama et Apple ou Google. La Troïka n’est elle-même qu’une émanation de ce que le lobbying des grandes firmes est capable d’obtenir : une sorte d’autorité supra-nationale non élue et non contrôlable par qui que ce soit. C’est que les Etats, mêmes libéraux, sont une contrainte pour ces compagnies. D’ailleurs elles ont bien senti bien que le retournement est en cours. Il leur faut plus de profit, plus de « compétitivité », et donc… moins d’Etat. Les multinationales sont en train de devenir les concurrents des Etats. Cela explique aussi pourquoi les guerres sont de plus en plus nombreuses : les Etats en faillite veulent récupérer de l’argent mais le monde financier ne veut pas en donner. Ils vont donc chercher l’argent et les ressources là où ils sont pour « nourrir la bête », en se battant par ennemis interposés pour le contrôle des ressources, avec les armes et les technologies des multinationales… ressources qui sont ensuite rachetées par les financiers. En laissant quelques miettes aux politiques.

Mais bientôt les véritables dirigeants que sont les grandes multinationales n’auront plus besoin des politiques. On dit que la Californie veut faire sécession, que Google veut créer des plateformes offshore dans les eaux internationales : pour ne pas payer d’impôts ni dépendre de quiconque. Pas de contrainte étatique. Pas de droit du travail ni de protection sociale. Pas de règles à respecter. Ce n’est pas pour rien qu’ils rachètent robots, technologies de surveillance et de contrôle, possèdent les médias et la fabrication des armes. Désormais Apple, comme Google, sont les juges du cryptage -ou non- de leurs produits, possèdent toutes les informations qui transitent « par eux », et peuvent même empêcher les Etats d’accéder à des informations de la plus haute importance pour la sécurité : quelle puissance incroyable laissée à des acteurs privés !

Une fois leurs pions mis en place et dans un cadre institutionnel « acceptable » (et surtout accepté), ils dirigeront les Etats comme des entreprises, comme des particuliers : celui qui est endetté devient un esclave. L’esclavage, c’est la « compétitivité » poussée à l’extrême. L’employé ultime, le top du travailleur, c’est le travailleur gratuit ! C’est bien cet objectif qui est visé. Pour lutter contre la Chine il faut utiliser les mêmes armes : le salaire. Et qui peut faire mieux que gratuit ??

Quand les conditions seront remplies, les politiques seront alors jetés dehors comme de vulgaires consommateurs. Les quelques monopoles qui dominent le monde pourront enfin supprimer l’Etat pour imposer la loi du marché ( enfin la loi de LEUR marché).

Ils devraient y réfléchir. La raison du plus fort est toujours la meilleure !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 3 Commentaires »

Un parti pour une Assemblée Constituante ?

Posté par calebirri le 25 février 2015

Considérant qu’apparemment le système capitaliste corrompt la démocratie et provoque les misères dont nous sommes 99% de victimes, et puisque ce système ne peut être vaincu que s’il est supprimé partout à la fois, il devient nécessaire de cesser de rêver à supprimer le capitalisme pour céder à la seconde de ces deux options : recréer les conditions de la démocratie pour empêcher la corruption des élus, ainsi que tous les abus légaux qui creusent les inégalités et conduisent toujours au pire.
J’aurais voulu pouvoir continuer plus longtemps dans ma « radicalité » (ne pas participer à la mascarade politicienne), mais à vrai dire le pragmatisme face aux événements qui se préparent s’impose de lui-même : le cas grec, les attentats, la première place du FN dans les sondages, l’Ukraine, tout cela finira mal.

Le président de la commission européenne, monsieur Juncker, l’a bien dit : «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens»…. C’est cela le plus grand danger. Il faut que le peuple français (et tous les autres peuples après lui), reprenne le pouvoir, et aille plus loin que ce que la Grèce ne semble en capacité de le faire -avec l’avantage de sa position au sein de l’Europe.

Pour cela, il faut mettre en place une Assemblée Constituante. Et pour mettre en place une telle Assemblée, malheureusement nous ne pourrons pas attendre que le temps fasse son oeuvre : il nous faudra pour l’imposer arriver au pouvoir à la place des dictateurs en herbe qui se le disputent aujourd’hui.

Je propose donc ici la création d’un parti politique, dont le programme sera uniquement de promouvoir la mise en place d’une Assemblée Constituante. Une fois ce parti créé, il restera ensuite deux ans pour réfléchir ensemble à la meilleure façon de la mettre en place : de très nombreux travaux, sites ou associations, existent pour servir de base aux discussions. Le but de ce parti ne sera ni de faire une synthèse des options possibles ni d’imposer sa propre solution, mais juste d’arriver au pouvoir pour permettre à une Assemblée Constituante de se former, sans préjuger de la forme qu’elle aura. Les options préférées seront validées par référendum après les élections, avec « en attendant » un président « par intérim » mis là pour permettre à une telle Assemblée d’être réalisée (au moyen du 49.3 s’il le faut ?)

Les plus malins nous demanderont bientôt si on accepte « tout le monde » dans ce parti : et bien oui, nous accepterons aussi les électeurs du FN ! Comme ceux du NPA, ou même les musulmans et les femmes ! Regardons les choses en face : le FN est à plus de 20% dans les sondages, presque 30% selon les plus récents. Et réfléchissons un peu :

-Si par exemple la Constitution française prévoyait l’élection des députés « à la proportionnelle », le FN posséderait plus de 20% des sièges à l’Assemblée. Cela en effraient certains (dont ceux qui se voient déjà dépossédés de leur pouvoir et de leur chère alternance), mais le fait est qu’on pourrait alors -et enfin- voir le vrai visage du FN : quelles propositions de lois ? La peine de mort, l’interdiction du mariage gay, ou de l’avortement, le port d’armes pour tous (sauf les musulmans et les femmes bien sûr !) ? C’est qu’alors on s’apercevrait rapidement de l’inconsistance économique de ce parti, ainsi que de sa dangerosité. Alors qu’avec le système actuel ils finiront par arriver au pouvoir sans que le peuple ait eu le temps de comprendre ce que le FN est vraiment : un parti « national-socialiste ».

-Et le 49.3 ? La loi Macron ne passait pas sans cela. Mais pourquoi cet article est-il inscrit dans la Constitution ?

-Et le quinquennat, qui a permis d’élire une majorité absolue dans la foulée des élections présidentielles : pourquoi l’élection des députés ne se fait-elle pas à mi-mandat par exemple ?

-Et pourquoi la Constitution permet-elle à nos élus de voter contre l’avis du peuple comme ce fût le cas en 2005 ?

-Et pourquoi se votent-ils eux mêmes leurs « indemnités », leurs retraites, leurs amnisties ?

-Pourquoi ne seraient-ils pas tirés au sort, ou simplement élus pour 2 ans ? Un président vaut-il mieux qu’un premier ministre ? Doit-on accepter les lobbies au parlement, comment encadrer la responsabilité du président, que faire du Conseil Constitutionnel ?

Toutes ces questions (et bien d’autres encore) sont celles auxquelles l’Assemblée Constituante devra répondre. Et ce n’est pas une mince affaire.

Alors oui il faudra parler avec tout le monde, même les fous et les dangereux. C’est cela la démocratie. Et même avec les femmes, et même avec les musulmans on vous dit ! Il faudra être prêts à une grande consultation populaire, avant et après les élections, selon un calendrier programmatique cohérent. Chaque « branche » militant pour la création d’une Assemblée Constituante sera respectée, le tout étant de parvenir à se ranger derrière la volonté commune de la mettre en place. Le peuple décidera ensuite souverainement (et même si on est pas d’accord avec tout), de quelle voie il se sent le plus proche, et laquelle il voudra suivre.

Pour que ce projet puisse avoir une réalité, il faut bien sûr que d’autres (beaucoup d’autres) prennent le relai. Sinon il ne se passera rien. Que ceux qui sont intéressés me contactent, que vous soyez associations, sites ou simples citoyens… N’hésitez pas à faire passer l’info !!

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Pour aller plus loin :

-http://calebirri.unblog.fr/2013/04/13/une-assemblee-constituante-oui-mais-laquelle/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/04/22/assemblee-constituante-peut-on-mettre-tout-le-monde-daccord/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/05/19/en-france-nous-navons-plus-de-constitution/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/10/06/retour-vers-le-futur-constituant/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/10/06/et-si-on-reparlait-de-lassemblee-constituante/

Publié dans Non classé | 4 Commentaires »

Crise, corruption, terrorisme : tout est lié !

Posté par calebirri le 20 février 2015

Les médias ne parlent que de ça : la crise, l’évasion fiscale, la guerre, la corruption, et le terrorisme, et la liberté. L’information étant ainsi faite, chaque sujet est abordé tour à tour, selon une hiérarchisation de l’information pas toujours pertinente mais systématiquement « segmentée » : chaque équipe de journalistes est envoyée « couvrir » un sujet, et puis basta. Pourtant, on ne voit jamais poindre une réflexion globale sur le fait que tous ces sujets sont si liés entre eux qu’ils ne conduisent en réalité qu’à un seul et même sujet : l’état général de notre société mondialisée victime d’un capitalisme fou.

Quand on sait le nombre d’hommes et de femmes influents qui se trouvent mêlés de près ou de loin dans des affaires d’argent et le montant colossal des sommes détournées de leur destination (les impôts), on imagine aisément que cette situation doit se retrouver à peu près identiquement dans tous les pays du monde. Et quand on sait que cette somme déjà gigantesque n’est rien en rapport à la fraude fiscale perpétrée par les grandes multinationales, on ne peut que constater que les dettes sont en réalité le résultat d’un vol massif et organisé des Etats par une petite minorité d’individus.

Qui sont ces individus ? Des hommes politiques, des stars, des chefs d’entreprises, des héritiers… ils n’aiment pas que leurs noms soient cités publiquement, mais grâce à internet et sa liberté (mais pour combien de temps encore ?) les informations sont répandues massivement et en un instant, tandis que le nombre « d’affaires » concernant la fraude et la corruption augmente découverte après découverte le montant total du préjudice subi par des peuples régulièrement accusés de tous les maux. On parle de milliers de milliards à l’échelle de la planète, mais on ne chipotera pas ici sur les chiffres…

Et alors que c’est la crise et que le chômage augmente encore, l’ancien ministre des finances luxembourgeois, monsieur Juncker, est arrivé à la tête de l’Europe !!! Autrement dit, celui qui a permis l’évasion fiscale massive des entreprises -en aggravant donc la crise- réclame aujourd’hui l’austérité pour les peuples endettés, niant même publiquement la primauté du politique sur l’économique.

Mais que font les fraudeurs de cet argent ? Dort-il sur un compte ou « fait-il des petits » ? Il ne dort pas bien sûr, et il sert à tout un tas de choses, en passant… par le Luxembourg par exemple, avec Clearstream, cette fameuse chambre de compensation à travers laquelle tous les flux sont enregistrés (les noms, les dates, les montants). Or Clearstream ne sert pas qu’à blanchir l’argent sale : il sert aussi à noircir l’argent propre. Les sommes déposées sur les comptes servent à investir dans des multinationales dont les bénéfices sont à la hauteur des impôts qu’elles ne payent pas. Elles servent à corrompre des élus, ou des électeurs, à financer des campagnes électorales ou des partis. Elles servent aussi à monter des entreprises dans les pays ravagés par la guerre ou la misère. Voire quelques activités plus douteuses encore : prostitution, drogue… terrorisme ? Qui le saura ? Quand vous déposez de l’argent sur un compte, savez-vous à quoi il sert pendant que vous dormez, lui qui ne s’y autorise jamais ?

Comment croyez-vous qu’une organisation terroriste comme Boko Haram finance ses troupes si ce n’est avec de « l’argent frais » ?
Elle a des armes, paye des soldats, reçoit des rançons, vend du pétrole… Elle possède nécessairement un compte en banque dans un paradis fiscal, comme les Etats possèdent également de tels comptes pour leurs opérations « secrètes ». Et qui leur achète le pétrole, et qui leur vend des armes ? Qui les a construites, d’où viennent-elles, et surtout par quels biais, si ce n’est à un moment ou à un autre par celui des Etats dont les agents sont rémunérés en rétro-commissions par et sur des comptes offshore ?

La corruption est le plus grand des fléaux. On s’indigne des quelques noms qui sont jetés en pâture dans les médias, qui ne sont pourtant que du « menu fretin » -la « partie émergée de l’iceberg » !- mais si on apprenait qu’un bien plus grand nombre de nos « élites » se sont fourvoyés dans l’évasion -pardon l’optimisation- fiscale, ne comprendrait-on pas bien mieux pourquoi d’une part ils préfèrent faire semblant de lutter contre les paradis fiscaux que pour de vrai ; et d’une autre pourquoi ils tentent par tous les moyens (quittes à toutes les récupérations) de censurer internet et de restreindre les libertés, et donc tous les lanceurs d’alerte potentiels qui pourraient par leurs découvertes mettre à mal leurs carrières et leurs fortunes. D’autant que ce sont souvent les mêmes qui disent vouloir pourchasser les fraudeurs « à la petite semaine » dont les montants cumulés n’atteignent pas un pour cent des fraudes de « ceux qui ont ».

Mais nous focalisons toujours sur les corrompus, sans guère nous soucier des corrupteurs (car il faut bien qu’il y en ait) : qui sont-ils, et que cherchent-ils ?

Une fois un certain seuil de puissance économique atteint, la plupart des « hyper-riches » se rendent compte de l’inutilité, de la futilité de cette fortune. Certains en donnent, d’autres investissent ou deviennent fous, et d’autres se passionnent pour le pouvoir conféré par la richesse. Ils ont une idéologie (ou en acquièrent une). Et ils mettent leur fortune au service de cette idéologie. Certains vont parler de complots, mais il s’agit simplement d’un rapport de forces. D’ailleurs, il n’est un secret pour personne que le président des Etats-Unis est élu par le plus riche, qui lui impose nécessairement quelques « contraintes » en retour… Ceux qui se sont aperçus du « retournement » en train de naître ont juste saisi le danger pour eux de « laisser faire » et ont fait de certains événements, comme le 11 septembre, une opportunité de reconquérir des ressources sans laisser les nouvelles puissances émergentes profiter d’une manne dont ils ont besoin pour eux-mêmes. La guerre donc, liée à la crise parce qu’avec la fin prévue des énergies fossiles et la pollution qu’elles engendrent chacun veut prétendre à de l’énergie, un critère primordial pour l’économie d’un pays.

Cette guerre n’est pas bien sûr engagée au prétexte de s’emparer des ressources d’un pays qu’une autre puissance convoite également, mais celui de la sécurité des citoyens, pour lutter contre le terrorisme. Ces mêmes terroristes qui sont tantôt financés et armés par un Etat « allié », tantôt par un concurrent, se voient combattus (très mal aux vues de la multiplication des groupes terroristes partout dans le monde) avec l’argent du contribuable et les armes fabriquées et vendues pour le compte d’un Etat, ou d’un intermédiaire mafieux… dont les comptes sont situés dans des paradis fiscaux… Ventes discrètes dont les intermédiaires, agents de l’Etat compris, reçoivent des commissions sur les affaires conclues. Et comme on ne veut pas que ça se sache, nos élus s’entendent tous ensemble pour utiliser abusivement le « secret défense » et surtout… censurer internet. Pour que ceux qui savent ne puissent pas le divulguer. Tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme. On tourne en rond. Et si par hasard ce qui reste de la « démocratie » réussit à s’exprimer, on lui oppose qui les traités signés, qui le 49.3, qui la menace d’un blocus financier.

Alors voilà. Aujourd’hui seuls onze pays dans le monde ne sont pas de près ou de loin engagés dans un conflit armé (voir). Petit à petit les alliances se forment, et les masques tombent. La dictature est dans l’antichambre du pouvoir, et le système capitaliste va imploser un jour ou l’autre. Nous aurons été nombreux à prévenir, nous sommes encore plus nombreux à le savoir. Il n’y a qu’une seule solution d’en sortir, si on excepte une nouvelle guerre mondiale : refonder nos institutions. Des institutions qui empêcheraient la corruption, et le terrorisme, l’évasion fiscale et l’austérité. Il faut passer par là pour remettre à plat le fonctionnement de nos gouvernements. Cela devient urgent.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

Qui fait l’apologie du terrorisme ?

Posté par calebirri le 5 février 2015

« Apologie du terrorisme » : voilà un concept bien pratique pour toutes les dictatures en train de se mettre en place. Ce n’est pas la première fois qu’on y fait référence, et je ne dirai pas ici qu’il ne faille pas combattre le terrorisme avec la plus grande fermeté. Seulement il faut savoir ce qu’on définit derrière ce terme. Car de tous temps les opposants au pouvoir en place ont été taxés de « terroristes ». Si par exemple on considère les événements du 7 janvier comme étant des actes terroristes, cela signifie que les acteurs de ce massacre ont eu une volonté de « troubler gravement l’ordre public » ; selon la nouvelle loi « anti-terroriste » de 2014 en tout cas. Niant ainsi la portée politique originelle associée à la définition des actes de terrorisme, qui distinguait autrefois le terroriste du meurtrier (qu’il soit de masse ou non). Mais si l’on parle de visée politique, religieuse ou idéologique, et qu’on considère Alqaeda ou Daesh comme ayant de tels objectifs, comment alors comprendre de tels actes en Europe : installer la « Charia » en France, envahir l’Europe, défendre les musulmans contre leur stigmatisation ? Ce n’est pas sérieux… Tandis que si on prend le cadre de la nouvelle loi, ces événements rentrent bien dans la définition, puisque le point central de celle-ci évoque le « but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » ; permettant ainsi de considérer presque tout le monde comme des terroristes.

D’ailleurs, selon cette même définition, il y a un organisme qui par son comportement (l’intimidation et la terreur) pourrait être lui-même considéré comme terroriste : c’est le parlement français, et par extension le parlement européen : c’est lui qui fait monter, par ses actions et par ses discours, la haine, la peur, la violence et la misère, permettant par son gouvernement au terrorisme de se développer et ainsi de nuire gravement à l’ordre public.

Ensuite il y a le problème de « l’apologie ». Faire l’apologie de quelqu’un ou de quelque chose c’est faire son éloge, le glorifier : faire l’apologie du terrorisme c’est donc vouloir plus de terroristes : plus de tueurs, plus de morts, plus de haine. Cela doit être assez rare, et j’ai du mal à croire que des juges indépendants puissent considérer juridiquement que dire « je ne suis pas Charlie » constitue un appel au meurtre. Dire « je suis Charlie Coulibaly » peut être tendancieux, mais Dieudonné souhaite-t-il vraiment que l’on tue des juifs, des journalistes, ou des policiers (et avant tout des êtres humains) ? Je pense qu’une expertise psychologique devrait pouvoir répondre facilement par la négative. En réalité le délit « d’apologie du terrorisme » est une opinion « positive » (au sens grammatical) d’un acte de terrorisme : si par exemple vous dites « je ne suis pas contre le terrorisme », a priori il ne peut y avoir d’apologie retenue, alors que le sens est pourtant ambigüe.

Sauf à considérer la justification comme entrant dans le cadre de l’apologie, comme semble le faire la nouvelle Loi puisqu’elle prévoit que ceux qui consultent régulièrement des sites faisant l’apologie du terrorisme sont susceptibles de tomber sous le coup de la Loi (menaçant ainsi les journalistes dans leurs investigations) ? Mais justifier un acte terroriste peut-il être considéré comme en faire l’apologie ? Justifier ce n’est pas simplement vouloir disculper, c’est aussi vouloir comprendre, trouver des raisons. Ce n’est pas soutenir.

Maintenant, si pendant la deuxième guerre les héros que l’on célèbre aujourd’hui comme résistants n’avaient pas effectué des actes qu’on considèrerait désormais comme du terrorisme, qu’en serait-il du monde d’aujourd’hui ? Si un individu soutient le « terrorisme » d’hier peut-il tomber aujourd’hui sous le coup du délit d’apologie du terrorisme ?

Car enfin, si on considère que vouloir plus d’attentats terroristes, plus de morts et plus de haine est un délit punissable par la Loi, que font nos gouvernants en liberté ? Car c’est sur ce terreau qu’ils fondent leur pouvoir. S’il y a bien quelques fous qui souhaitent ou qui se réjouissent, ici comme ailleurs, que le terrorisme se développe, s’il y en a bien que ce « choc des civilisations » arrange au plus haut point (ils le provoquent même), ce sont bien nos hommes politiques désireux de pouvoir censurer quiconque n’est pas d’accord avec leur vision, ou qui refuse la dictature qui se met en place tout doucement -mais réellement- en Europe actuellement.

Aujourd’hui, personne de sensé ne peut souhaiter voir le terrorisme se développer, à part nos gouvernants. Ceux qui font l’apologie du terrorisme, par leurs actes et par leurs paroles, se sont nos gouvernants. Les lois qu’ils votent, les discours qu’ils font, les actes qu’ils commettent, tout concoure à l’augmentation des actes terroristes ici chez nous, et prépare la surveillance, le contrôle et la répression de demain, pour tous ceux qui ne seront pas d’accord avec eux. Ceux qui défendront demain des musulmans affublés d’un croissant rouge sur lequel il sera écrit « musulman » comme on écrivait « juif » sur les étoiles jaunes il n’y a pas si longtemps seront alors considérés comme des terroristes, alors qu’ils ne seront que des résistants désirant sauver non des musulmans ou des Arabes mais simplement des hommes. Il aurait pourtant été facile de faire cesser ce fléau : mais ils ne l’ont pas fait.

Le climat du début de ce siècle nous rapproche peu à peu des horreurs commises autrefois sous les mêmes prétextes fallacieux, et comme autrefois nous nous laissons faire sans réagir. Quatre millions de citoyens se sont déplacés pour Charlie c’est très bien, mais combien en verra-t-on pour dénoncer la scandaleuse récupération de cet ignoble massacre perpétré par quelques individus engendrés par notre propre société ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

Grèce : c’est maintenant que tout commence (ou pas)

Posté par calebirri le 28 janvier 2015

Les menaces n’y ont rien fait. Le QE (la planche à billets) promis par la BCE non plus. Les Grecs ont voté pour Syriza, et personne n’a réussi à empêcher cela ; c’est déjà quelque chose ! Un grand jour donc pour les Grecs, et aussi sans doute une grande responsabilité pour ce pays, dont le chef du parti désormais majoritaire en Grèce se doit d’être conscient. Car c’est désormais de sa volonté que dépend l’espoir des Grecs bien sûr, mais aussi (et surtout, ai-je envie de dire) celui de ce que j’appelle « l’Europe des peuples ». Cela me fait mal de constater qu’il a fallu que les Grecs soient acculés à ne plus rien avoir à perdre pour défier ainsi l’Europe des financiers, et j’espère que les autres peuples de l’Europe n’attendront pas d’en arriver là pour agir. Mais à partir de maintenant il faudra être à la hauteur. Prouver à tous qu’il existe bel et bien deux « Europe » distinctes l’une de l’autre : celle autoritaire de la Troïka, et celle démocratique des peuples désirant non pas détruire l’Europe mais en reconstruire un autre.

Quand on y réfléchit, les arguments dont dispose la Grèce pour négocier sont très solides : ils se résument à cette maxime, empruntée à je-ne-sais-pas-qui : « quand vous devez 1000 euros à votre banque vous avez un problème avec celle-ci ; mais quand vous lui devez un milliard, c’est elle qui a un problème avec vous ». De plus, nous savons tous ce qu’il en coûterait à l’Europe de faire sortir la Grèce, quand bien même elle le déciderait de son propre chef : la fin de l’Europe à plus ou moins court terme. Alors que ce que désire l’Europe de la finance est une sorte de grand Etat fédéral, économiquement ultralibéral. La seule chose qui compte pour la Troïka est donc que la Grèce reste en Europe, ne serait-ce que pour ne pas effrayer les autres. Et qu’elle fasse au moins semblant de payer ; on négociera en façade non pas pour plaire aux Grecs mais bien pour gagner du temps… Celui pour le QE de se mettre en place et de dissoudre les dettes des Etats en faisant baisser la valeur de la monnaie ? Ou celui de faire nationaliser les dettes de chaque Etat par lui-même (voir cet article d’Olivier Berruyer) afin de pouvoir à terme exclure les « mauvais élèves » sans trop de dégâts pour les financiers ?

Dans les jours et les semaines qui suivent on va tenter de vous faire croire que Syriza est un parti d’extrême-gauche dangereux ou irresponsable (ou un « pisse-froid » capable de s’allier à la droite indépendantiste), et que son gouvernement met en péril l’équilibre de toute l’Europe. Car ce n’est pas aux Grecs qu’on voudra faire peur, mais à nous. On vous prouvera par de savants calculs combien tout cela vous coûtera, et on essaiera de vous convaincre qu’après tout la Grèce n’est qu’une égoïste qui ne pense qu’à elle, après tout ce que nous avons fait pour l’aider… Et puis on tentera de l’étouffer économiquement, après avoir bien pris le soin d’empêcher les créanciers privés d’y perdre quoi que ce soit : avec son « nouveau plan », la BCE fera racheter les dettes grecques par la banque centrale grecque (privée elle-aussi), et quand chacun en aura fait de même chacun chez soi (en nationalisant les dettes privées -c’est-à-dire en faisant payer la facture aux citoyens), alors on expliquera que puisque la Grèce ne veut pas payer, elle n’a qu’à sortir de l’Europe (on ne va tout de même pas l’envahir !). Mais s’agit-il du sort de la Grèce ou de l’Europe toute entière ? les enjeux ne dépassent-ils pas de beaucoup le simple « cas grec » ?

Alors voilà : maintenant nous devons être sourds aux menaces de madame Lagarde et de la Bundesbank dont les idées représentent le passé, mais pas à cette idée que se font des millions d’Européens de la solidarité, ou même de l’Europe. Nous pouvons avoir tout. Il ne s’agit pas de choisir entre « fromage ou dessert », l’Europe et l’austérité ou la faillite sans l’Europe. Nous voyons bien quels espoirs suscitent cette élection, partout ailleurs en Europe, et combien les financiers tremblent devant un effet « boule de neige » démocratique dans lequel la dette pourrait ne pas être payée…

Il ne s’agit pas de soutenir sans réserve le nouveau gouvernement grec du simple fait qu’il a fait des promesses (on sait trop bien ce que valent les promesses des politiques), mais bien de soutenir le peuple grec dans sa métamorphose, en restant bien sûr très vigilants quant aux réalisations effectives du gouvernement Syriza. Aider à montrer comment les mesures imposées par la Troïka sont responsables de l’augmentation de la dette grecque, dans quelle mesure la dette qu’on lui inflige est illégitime, de combien les banques et les riches se sont enrichis de cette manière, et surtout de quelle manière le nombre de pauvres et de suicides a augmenté grâce à l’aide de la Troïka … Et puis aussi de faire comprendre qu’il suffirait, comme ce fut le cas en Equateur, de menacer de ne pas payer la dette pour que celle-ci fonde comme neige au soleil. A un moment ou à un autre il faudra bien que ceux qui ont pris des risques payent, ou s’assoient sur leurs créances . Le QE décidé par la BCE est d’une certaine façon un moyen de la dissoudre, car en réalité le principe est toujours le même : les riches ont besoin des pauvres car c’est sur eux qu’ils tirent leur richesse. Ils savent que le jour où la Grèce sortira de l’Europe ils seront contraints d’abandonner leurs créances, et surtout que les autres risqueraient alors de faire la même chose. En réalité, si tous les Etats endettés pouvaient renier leur dette en même temps et décider de refaire une « autre » Europe demain (en fait tous les pays européens sauf l’Allemagne), le problème serait réglé en un instant ; sauf pour l’Allemagne bien sûr !

C’est qu’il n’y a pas que la Grèce qu’il faut sauver, car nous sommes tous confrontés à ce qui va suivre, et c’est à nous tous -l’Europe des peuples- de trouver une solution qui puisse satisfaire au plus grand nombre sans tomber dans un chaos qui nous ramènera loin en arrière, comme certains semblent « presque » le désirer. Et la partie est loin d’être gagnée.
Pour être totalement honnête j’ai bien peur que les analyses de Frédéric Lordon s’avèrent exactes, même si je veux croire que nous avons, nous les peuples européens désireux de continuer l’aventure européenne mais d’une autre manière, le pouvoir de contribuer à soutenir et motiver le nouveau pouvoir grec à faire ce qu’il a dit, et même l’engager à aller plus loin : car selon qu’il échoue ou qu’il réussisse, il deviendra soit un exemple à suivre, soit un repoussoir vers l’extrême-droite qui attend son heure. Bien sûr le rôle de la Troïka n’est pas à minimiser, mais en l’état actuel des choses c’est bien la Grèce qui a la main. Elle pourrait d’ailleurs pousser son avantage et déclarer la fin de la dette, et enjoindre les autres pays de le faire : les banquiers en seraient alors pour leur compte, et si cela était fait rapidement personne n’y pourrait rien. C’est toute l’illusion financière qui s’effondrerait d’un coup. Remplacé par un chaos auquel ni les peuples ni leurs ennemis ne sont préparés (même si les seconds ont quelques coups d’avance sur ce front). Car pour l’heure les nouvelles lois « anti-terroristes » destinées à supprimer la liberté d’expression ne sont pas encore votées, pas plus que la loi Macron dont l’objectif est de casser le droit du travail, et encore moins ce fameux QE créé pour permettre de nationaliser les dettes. En face, l’idée d’une Assemblée Constituante n’en finit pas de ne pas se diffuser, de même que le concept de « salaire à vie » dont on ne parle jamais… et cela pour ne parler que de la France… Il faudra sûrement attendre que les choses empirent pour que tout prenne forme, mais je dois avouer que je ne sais plus trop quoi espérer…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 3 Commentaires »

1...34567...19
 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...