Au sujet d’Etienne Chouard

Posté par calebirri le 13 décembre 2014

Il semblerait que les « trolls » aient fini par l’avoir ! Lui qui paraissait si sûr de lui… Au moment où on commençait (enfin!) à l’inviter sur les plateaux de télé pour évoquer un sujet qui m’est cher (la mise en place d’une Assemblée Constituante), on ne faisait en réalité que l’interroger sur ses liens avec l’extrême-droite et monsieur Soral, qui doit bien se marrer… en plus certainement de mépriser ses travaux.
C’est vrai que ces derniers temps j’avais remarqué qu’on l’attaquait systématiquement sur ses liens avec l’extrême-droite. Mais monsieur Chouard se voulait ouvert et raisonnable, assumant parfaitement qu’on pouvait discuter avec tout le monde sans en partager les idées, et soutenait justement que dans une véritable démocratie il était inconcevable d’interdire à certains citoyens le droit de s’exprimer. Et puis il est tombé dans le piège : il continuait d’expliquer, de se justifier, d’essayer de convaincre… à tel point qu’il a fini par s’embrouiller, et occulter son seul et unique message : l’Assemblée Constituante.

Aujourd’hui il semble qu’il veuille tout arrêter, et s’excuse clairement de n’avoir pas su saisir le caractère dangereux d’un type comme monsieur Soral (ici). C’est que depuis quelque temps tous ceux qui prétendaient ne pas le connaître l’invitent aujourd’hui à se justifier, non pas sur l’immense travail qu’il a fourni depuis toutes ses nombreuses années à travers « le planC », mais sur ses relations avec l’extrême-droite. N’évoquant pour ainsi dire jamais son travail, en plus de décrédibiliser son message…

Alors maintenant de deux choses l’une : Ou monsieur Chouard s’est fourvoyé en ne se rendant pas tout de suite compte de qui était Soral (c’est que l’homme est habile) et il le regrette sincèrement -ceux qui doutaient des intentions de monsieur Soral ne le peuvent plus à l’aulne de son nouveau parti. Ou alors il s’est laissé attraper par les sirènes du « complotisme » à la sauce NWO (Nouvel Ordre Mondial), et alors on ne peut que lui conseiller, à lui comme à tant d’autres, de s’offrir le plaisir de lire « Le pendule de Foucault » et « Le cimetière de Prague » de l’excellent Umberto Eco. Je me dis souvent que ces deux bouquins sont une chance offerte à ceux qui veulent comprendre comment les théories du complot surgissent et prennent corps. Car il faut dire une chose : les « conspirationnistes », ou « adeptes de la théorie du complot » ne sont pas des idiots. Ce sont pour la plupart des citoyens curieux et pragmatiques, qui recherchent la cause première des événements. Ils sont dans un moment de leur réflexion où ils ont compris que le cours de l’Histoire est manipulé par un petit nombre d’acteurs dont l’influence est primordiale, mais n’ont pas encore compris que le complot juif ou maçonnique n’étaient que des leurres destinés à les discréditer publiquement.

J’ai déjà exprimé mon opinion sur ce qu’il faut conclure de ces théories du complot qui ne conduisent qu’à des impasses idéologiques et qu’au lieu de rechercher pourquoi nos représentants sont corrompus, il vaudrait mieux rechercher comment supprimer les corrupteurs, ceux qui corrompent. Car c’est le capitalisme le seul responsable de nos maux. Nous sommes tous capitalistes, c’est-à-dire potentiellement corrupteurs ou corrompus. Et puisque « l’amour de l’argent » est une caractéristique si bien partagée entre tous les hommes, il est aisé de jeter l’opprobre sur les uns ou les autres sous ce motif, mais à travers une communauté, en général minoritaire. C’est que l’Histoire est remplie d’une succession de complots fomentés par toutes les communautés (réussis ou échoués mais bien réels) ; comme les attentats du 11 septembre sont le résultat d’un complot -juif, américain ou islamiste c’est selon-, mais c’est bel et bien un complot.

En recherchant des causes idéologiques on en arrive toujours à des non-sens. Et ceux qui comme monsieur Chouard veulent se défendre des amalgames finissent toujours par se noyer dans des incohérences qui occultent leur véritable message (je connais bien le problème). Celui qui critique l’islamophobie est considéré comme un soutien des terroristes, et s’il juge le gouvernement israélien dangereux on le traite d’antisémite. S’il dénigre l’Europe ou la corruption, s’il ne soutient pas la politique étrangère de la France il est soupçonné d’être anti-européen, et par extension porté vers l’extrême-droite. S’il ne veut pas avaler toutes les couleuvres qu’on lui propose à propos de l’Ukraine on en fait un soutien russe. En réalité tout ce qui conteste le bipartisme actuel est invariablement accusé d’être un traître ou un agent-double. Il suffit de n’appartenir « à aucun camp » pour que cela en devienne suspect. L’extrême-gauche étant engluée dans ses contradictions et ne représentant plus un « danger électoral » à court terme, la plupart des contestataires déçus par la gauche (« extrême » ou pas) et dégoûtés du système actuel sont taxés de liens avec le FN, car ainsi le pouvoir (aidé par les médias) les regroupe tous ensemble dans une « force politique fictive » destinée à servir d’épouvantail lors des prochaines élections : celui qui se retrouvera au second tour contre le FN aura gagné les élections, puisqu’un « sursaut républicain » aura « sauvé » la France. Alors qu’en réalité c’est juste que ceux qui ont été assimilés à tort (mais intentionnellement) dans « le camp » de l’extrême-droite auront voté comme ils craignaient de devoir le faire, pour le PS ou l’UMP. Ainsi tous ceux qui s’opposent à ces deux partis sont systématiquement accusés d’être des soutiens du FN, volontaires ou « idiots utiles » comme disent les trolls, pour peu qu’ils n’aient pas clairement fait allégeance aux partis d’extrême-gauche. Il se pourrait d’ailleurs tout-à-fait qu’en définitive, d’un point de vue « tactique politicienne », les trolls arrangent plus les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis si longtemps que le FN qui ne peut arriver au pouvoir que par un terrible concours de circonstances.

Je ne crois pas que monsieur Chouard soit raciste ; ni antisémite. Qu’il n’empêche pas les autres d’y être est différent. On lui reproche, comme on me l’a reproché, de laisser des paroles provocantes publiées ; mais comment un homme qui se veut ouvert au dialogue pourrait-il censurer qui que ce soit ? Je me suis déjà défendu de préférer expliquer que censurer -censurer est la chose la moins constructive qui soit- mais le fait est que je me suis aperçu que pour les trolls le message est beaucoup moins important que le fait de mettre la pagaille dans les discussions qui suivent habituellement les articles. Ce qu’ils veulent c’est qu’on cesse de parler des « vrais sujets » comme l’Assemblée Constituante (une idée qui fait peur à tous les partis politiques désirant rester ou accéder au pouvoir), et qu’on perde notre temps ou notre patience à se justifier. Etienne Chouard n’est pas non plus d’extrême-droite. Il a juste été déçu par ce qu’il croyait être la gauche. Il s’est rendu compte qu’au final ce qu’on appelle « l’UMPS » est peut-être plus dangereux que le FN. Dire cela a été interprété volontairement comme un soutien tacite du FN alors qu’en réalité cela signifie pour lui (si je l’ai bien compris) qu’un tel parti ne saurait être en mesure de gouverner, car son discours est encore trop effrayant pour accéder au pouvoir. Il a dit qu’il était « nationaliste » ? Mais combien d’entre vous diraient qu’ils ne le sont pas ? Nous sommes si peu nombreux à être « internationalistes » ! Et c’est bien ce qui me sépare de gens comme Etienne Chouard : je ne désire pas la fin de l’Europe mais supprimer les frontières, et je refuse de reconnaître les traditions religieuses comme le ciment d’une quelconque nation (avec toutes les guerres que ce prétexte a engendré !). Mais monsieur Chouard est un homme honnête, qui dit ce qu’il pense. Et qui cherche une porte de sortie. Ne refusant de discuter avec personne, serait-ce le diable lui-même.

Maintenant il faut arrêter d’avoir peur, arrêter d’écouter ce qu’on nous dit de penser et penser par nous-mêmes. Lire ce qu’Etienne Chouard écrit, et cesser de donner du poids à des rumeurs qui n’ont, comme nos hommes politique, que le pouvoir qu’on veut bien leur donner. Comprendre et revenir à l’essentiel : l’Assemblée Constituante. Il la désire tirée au sort, d’autres la veulent élue. Pour ma part, je souhaiterais que le peuple se détermine sur cette question, et j’ai même proposé de « couper la poire en deux » : la moitié d’élus, la moitié tirée au sort. Cette question est primordiale pour avancer sur ce projet. Bien plus que de savoir pour qui vote un homme qui passe sa vie à expliquer qu’il voudrait changer les institutions pour y intégrer… le tirage au sort !!

Caleb Irri
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Manifestations, pièges à cons ?

Posté par calebirri le 4 novembre 2014

On parle beaucoup des violences policières à propos de la mort du jeune Rémi Fraisse, et je ne peux que déplorer ces violences, comme tout le monde je crois. Mais dire que ces violences sont inacceptables ne suffit pas : les forces de l’ordre ne sont pas dans leur ensemble composées de « cowboys » désirant à tout prix « casser du révolutionnaire », et j’imagine aisément la peine que doit ressentir le « tueur » -peut-être lui-même père de famille- pour la famille du jeune homme tombé dans cette manifestation. Il faut rappeler que les forces de l’ordre sont avant tout des fonctionnaires payés par un employeur dont ils doivent respecter les ordres et suivre les consignes, et j’ai du mal à croire que leurs conditions de travail dans ce genre de circonstances soient si enviables qu’ils se portent volontaires pour encadrer les manifestations. Bien sûr certains doivent trouver une sorte de plaisir malsain à la confrontation physique, mais c’est aussi le cas de certains manifestants dont les comportements témoignent du même goût. Mais pour la plupart je gagerais qu’ils sont majoritairement peu adeptes des violences dont on les accuse systématiquement après chaque manifestation ; et que sans doute nombreux sont ceux qui partagent « en secret » (devoir de réserve oblige) les opinions de leurs « opposants sur le terrain ».

Ceci étant dit, et après avoir regardé une vidéo trouvée sur le site d’Agoravox (sous le titre « Très violents affrontements manif hommage Rémi Fraisse / Nantes (44) – France 01 novembre 2014 « ), j’ai été très étonné non pas de la violence de la police mais plutôt de sa « passivité » face aux agressions répétées des manifestants (au moins sur les images et compte tenu du fait que les forces de l’ordre devaient avoir eu des consignes) : pourquoi donc insulter des types qui n’ont absolument aucun intérêt à la violence, et pourquoi les jeunes manifestants ne continuent-ils pas leur marche pacifiquement vers tel ou tel endroit que la préfecture leur aura autorisé ? Ne comprennent-ils pas que traiter d’assassins des gars qui n’ont tué personne (combien de morts dans des « bavures » depuis 10 ans, j’aimerais qu’on me montre les chiffres) est totalement improductif, et surtout que si quelqu’un a envie d’éviter ce genre de « bavures » c’est bien la police -et le gouvernement qui l’emploie ?

Il faut quand même remettre les choses à leur place : ces manifestations sont plus un piège dans lequel les manifestants tombent bien trop souvent qu’un moyen de pression sur un gouvernement qui s’en tamponne -du moins tant que les choses ne dégénèrent pas de trop. En tout cas pas du côté de la police, dont le but est au pire de « titiller » les casseurs pour décrédibiliser tout mouvement contestataire qui se laisserait aller à la violence… Et puis quand on y pense c’est carrément le système même de la manifestation qui est à remettre en cause : à partir du moment où une manifestation est pacifique elle n’est d’aucune utilité. Une manifestation doit être interdite sinon ce n’est pas une vraie manifestation. Si on voulait être cynique, on pourrait même dire que les opposants au projet du barrage devraient remercier les forces de l’ordre pour avoir permis par la mort de ce malheureux jeune homme la fin des travaux. Et c’est bien là tout le problème.

Car en définitive les manifestations n’ont « une chance » de faire plier un gouvernement que de deux manières : la première réside dans la violence, lorsque les morts parmi les manifestants sont si nombreuses qu’elles alertent la communauté internationale et unit le peuple (avec les forces de l’ordre qui refusent de massacrer des civils) contre son tyran. la seconde est d’ordre financier et se produit lorsque le gouvernement ne peut plus payer sa police ou son armée, qui se désolidarisent alors assez rapidement d’un gouvernement qui les pousse ainsi dans le rang des opposants. Il pourrait exister une troisième voie si on imagine les manifestants capables de convaincre les forces de l’ordre de les rejoindre sans combat, mais je ne crois pas que ce genre d’événements ait déjà eu lieu dans l’histoire.

Cela signifie donc qu’en matière de manifestations, soit les manifestants se décident à aller au combat avec le risque d’y passer, soit ils doivent convaincre les forces de l’ordre qu’ils devraient être avec eux pour manifester plutôt que de les en empêcher. Mais alors il faudra redéfinir ce qu’est une manifestation : car si c’est pour crier en nombre « nous ne sommes pas d’accord » la confrontation n’a aucun sens et la marche peut continuer des siècles sans qu’il ne se passe rien ; ce que les autorités contestées souhaitent évidemment. Ce n’est que lorsque les gens sortent en masse pour démettre un gouvernement qu’ils considèrent comme illégitime que les « choses sérieuses » commencent : alors ils trouveront sur leur route la police qui décidera alors de les accompagner ou de les empêcher de passer, selon qu’ils se considèrent appartenir au peuple ou à la tyrannie, tandis que les manifestants décideront de ce qu’ils doivent faire. Mais dans un cas comme dans l’autre les choses bougeront. Et sans doute il y aurait malheureusement aussi quelques morts.

Mais pour le moment nous en sommes loin, et nos manifestations ne sont que stupides ou dangereuses, et il ne tient qu’à nous de ne pas tomber dans le piège qu’on nous tend depuis si longtemps, chacun les uns après les autres à aller défendre qui son statut qui son salaire, pour nous interroger enfin de savoir jusqu’où nous sommes prêts à aller, et surtout pour quoi. Regardez les gouvernements qui ont fléchi face aux manifestations (qu’elles aient été « téléguidées » ou pas) dans tant de pays ces derniers temps, et pourquoi ils ont fléchi. Y a-t-il quelque chose de commun avec nos manifestations autorisées ?

Ces manifestants étaient prêts à mourir pour leurs revendications. En attendant de savoir pour quoi ils sont prêts à affronter la police, nos révolutionnaires feraient mieux de rester chez eux, c’est moins dangereux et tout aussi utile ; et la police ne sera certainement pas fâchée de faire autre chose.

Caleb Irri
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Prostitution oui, mais de qui ?

Posté par calebirri le 26 octobre 2014

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La question m’est venue en regardant cette photo, au hasard d’une suite de liens plus ou moins heureux. Je dois dire que je n’ai pas lu l’article qui l’accompagnait, mais juste regardé cette photo : Manuel Valls et Fleur Pellerin à la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain), accompagnés d’une certaine Zahia, une femme médiatisée pour ses « rencontres » avec certains joueurs de foot.

Aussitôt m’est venue à l’esprit la réflexion suivante : « Tiens, ils veulent lutter contre la prostitution et s’affichent avec une prostituée ! » Et aussitôt je me suis repris : cette « pauvre » fille n’est sans doute pas à blâmer, peut-être pas même à plaindre, et de plus je ne pense pas qu’elle ait encore besoin de monnayer certains « services » pour survivre…
Tandis que nos deux ministres si ! Le fait est qu’ils font bien commerce de leur corps (leur image) pour prospérer -et que niveau racolage, on les voit tant et partout que cela tourne presque au harcèlement !

Ce seraient donc plutôt eux les prostitués, et non pas cette Zahia à laquelle ils sont contraints de se joindre pour qu’on vote pour eux…

Car nos deux bons ministres non seulement devaient mépriser cette jeune femme -pas si stupide en définitive- mais doivent encore continuer à le faire aujourd’hui ; tout en simulant un plaisir auquel personne ne peut croire décemment.

Les politiques se prostituent au capitalisme car il possède les médias qui les font vivre. Le capitalisme est le proxénète et les médias sont les clients.

Et nous, nous sommes devenus de la monnaie.

Caleb Irri
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Comment éradiquer « tout simplement » le terrorisme

Posté par calebirri le 7 octobre 2014

Alors que nos dictateurs en herbe fourbissent leurs armes pour faire de chaque citoyen un terroriste potentiel, il apparaît qu’il existe un moyen très simple de faire cesser le terrorisme dans sa globalité, et auquel malheureusement personne ne semble vouloir recourir, ou même se souvenir : il suffirait d’ouvrir les comptes qui se trouvent dans les chambres de compensation comme Clearstream et le tour est joué. Car alors nous aurions en notre possession tous les éléments pour à la fois faire cesser le financement des terroristes « en un seul clic » et ainsi de juger des responsabilités de chacun dans ce financement.

Nous saurions alors d’où vient l’argent, et où il va.

Incroyablement simple, mais impossible à faire. Pourquoi ? C’est là que tout se complique : comme l’avait justement deviné et prouvé Denis Robert, Clearstream et les autres chambres de compensation internationales sont le centre névralgique de toute la corruption mondialisée : les prostituées, la drogue, les armes, les « dessous-de-table », etc… tout y est !

Mais alors pourquoi, dirons les naïfs, n’ouvre-t-on pas ces comptes ?

Mais c’est que tout y est on vous dit ! Si l’on ouvrait au public le contenu des fichiers informatiques présents dans ces chambres de compensation, tout s’effondrerait d’un seul coup : non seulement le terrorisme, mais aussi tous ceux qui financent le terrorisme, tous ceux qui trichent, mentent et volent seraient alors confondus par leurs mensonges. C’est-à-dire la plupart de nos hommes politiques, les plus grandes fortunes de la planète, et tout ce que la terre porte de gens malhonnêtes.

Si les lignes de comptes des chambres de compensation étaient ouvertes, on verrait apparaître en pleine lumière toutes les causes de la misère et de la souffrance des peuples, ainsi que tous les liens qui unissent cette misère et cette souffrance à la malhonnêteté de ceux qui en profitent. Nous y trouverions à la fois l’argent des évadés fiscaux (les 600 milliards qui manquent à la France) et celui des trafics de drogue, celui de la corruption des hommes politiques et celle de leurs « clients » ou « donneurs d’ordres ».

Ne seriez-vous pas intéressés de savoir que les armes utilisées par les djihadistes sont celles fabriquées et vendues par ceux-là même qui les combattent aujourd’hui ?
Ne voudriez-vous pas connaître le montant des rançons payées par la France aux terroristes, et le nom des bénéficiaires de ces rançons ? Ne seriez-vous pas étonné d’apprendre qu’une grande partie du financement des terroristes provient justement de ces rançons ?
Ou encore d’être au courant du nombre de multinationales (et de leurs noms) qui achètent du pétrole à ces mêmes groupes terroristes ? et à qui appartiennent les armées privées qui combattent sur les champs de bataille, et qui paye la solde des mercenaires engagés (il ne faut pas croire que ces gens-là se battent pour des idées !) ?

Les terroristes ont été créés par ceux qui les combattent, et tout y est aisément consultable dans les ordinateurs des chambres de compensation : en y cherchant bien on verrait comment les multinationales arment et forment, et financent leurs futurs ennemis avant d’envoyer ou de soutenir des groupes « contestataires » (payés, car eux non plus ne se battent pas pour des idées) pour embraser le pays, afin de justifier une intervention qui permettra de s’accaparer les ressources et de reconstruire les pays mis à feu et à sang par la guerre. En économie, on appelle cela du « gagnant/gagnant ».

Qu’on ne me refasse pas le coup du « on n’arrive pas à les maîtriser », ou « ils vont nous envahir » : ils ne sont pas plus de 50 000 hommes dit-on, et ne disposent à ma connaissance ni de grands moyens d’informations, ni de navires de guerre, ni de satellites, ni d’avions de chasse… Et ils seraient susceptibles de tenir en échec toutes les armées du monde ? Non, si les terroristes existent encore, c’est qu’ils sont utiles à certains ; et il suffirait qu’on aille voir là où l’information se trouve pour que l’on sache à qui ; et que celui qui conteste ce fait vienne me le prouver ! Les peuples se débarrasseraient alors à la fois du fléau du terrorisme, et de leurs dirigeants corrompus : c’est cela, moi, que j’appelle du « gagnant/gagnant ».

Caleb Irri
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Le salaire à vie contre le revenu de base

Posté par calebirri le 8 septembre 2014

On parle de plus en plus du revenu de base universel ces derniers temps. Pas si étonnant quand on considère l’état de délabrement de l’économie dans nos contrées en récession, voire en « dé-croissance ». Seulement il nous faut prendre garde aux fausses bonnes idées, quand bien même elles partiraient d’un bon sentiment : ce qui se trouve être le cas avec le revenu universel, ou revenu de base, revenu inconditionnel…

La meilleure preuve en est que cette idée est désormais soutenue conjointement par madame Boutin, la Suisse ou même monsieur Villepin, qui sont pourtant -pour ne citer qu’eux- loin d’être des parangons du socialisme.

Mais on ne peut se satisfaire de cet argument, et rejeter cette idée sous ce seul prétexte. Il faut surtout lui opposer le concept de « salaire à vie » développé par monsieur Bernard Friot, et établir quels sont les rapprochements et les distinctions qu’on peut faire de ces deux propositions qui semblent se rejoindre mais qui sont en réalité très différentes.

Tout d’abord donc, il nous faut revenir à la définition du travail et celle de l’emploi non telle qu’elle a été adoptée par le monde capitaliste mais telle qu’elle doit être traitée : le travail est une activité qui produit de la valeur, qu’elle soit marchande ou non marchande, tandis que l’emploi est une activité qui ne produit pas forcément de valeur mais qui est associée à un revenu. J’emploie le terme revenu à dessein pour le distinguer du salaire : le revenu est ce qui « revient » à l’employé non pas en fonction de son travail mais bien de la qualification de son poste, tandis que le salaire est une somme qui est adressée à un individu non pas pour ce qu’il fait « à son poste » mais pour ce qu’il est, c’est-à-dire un individu plus ou moins qualifié, ayant ou pas certaines compétences reconnues.

Bernard Friot propose non pas un « revenu minimum » qui s’ajoute aux revenus d’un individu mais bien un salaire auquel rien ne vient s’ajouter. Un salaire pour tous, de la majorité à la mort, contenu entre 1500 et 6000 euros par personne, soit un maximum de 12 000 euros pour un couple (ce que touche moins d’un pour cent de la population).

Ce que reproche Bernard Friot au revenu de base, c’est justement de venir « en plus » des autres revenus : car dans ce système il faut supprimer les aides sociales pour le financer, ce dont ceux qu’il appelle « les réformateurs » (les capitalistes qui s’assument ou qui s’ignorent en gros) imaginent déjà profiter pour baisser les salaires (puisqu’on vous dit qu’ils bénéficieront déjà d’un revenu garanti !). La vision de monsieur Friot est bien plus radicale : au lieu de ponctionner sur les revenus des pauvres pour augmenter ceux des riches (qui toucheront le revenu de base « en sus »), il préfère ponctionner sur le profit des riches pour financer la fin de l’emploi et le salaire à vie (sur le modèle des retraites, du chômage ou de la fonction publique), en s’appuyant sur la généralisation de ce qui existe déjà grâce à la sécurité sociale (celle-là justement qui sera rapidement supprimée avec le revenu de base). Il part du principe que sur un PIB de 2 000 milliards d’euros 700 vont à des propriétaire lucratifs (au profit donc) et ils n’en investissent que 400 ; ils se gardent le reste. Il n’y a qu’à « re »prendre ce qui a été pris sur le travail des employés pour l’ajouter au financement du salaire à vie ; sachant qu’il y a déjà environ 12 millions de personnes « payées à vie » en France (cf Bernard Friot).

Mais le salaire à vie n’est qu’une facette de la théorie de monsieur Friot : s’y ajoute la « propriété d’usage » des moyens de production, en opposition à la « propriété lucrative » en cours actuellement. Car comme il le souligne justement, l’investissement est dépendant de la décision des propriétaires lucratifs (c’est quand ils veulent, s’ils le veulent, et combien ils veulent), ce qui explique largement pourquoi il manque 300 milliards à l’investissement : ils préfèrent le placer, ou le garder pour eux. La propriété d’usage implique la maîtrise des investissements par les travailleurs eux-mêmes, supprimant ainsi du circuit décisionnel ceux que monsieur Friot nomme justement les « parasites » : détenteurs d’un capital dont ils ont pour la plupart hérité, ils ne peuvent justifier leurs revenus autrement que par le simple fait de s’être trouvés au bon endroit au bon moment.

Le système proposé par Bernard Friot s’appuie sur la cotisation pour fonctionner. Ce n’est plus sur le salaire qu’on ponctionne un impôt ou une taxe pour financer les investissements ou même les salaires mais sur un pourcentage du PIB. On pourrait croire que cela revient au même mais la démarche intellectuelle est totalement différente, car tous les citoyens ne sont plus alors considérés comme « assistés » par ceux qui ont un « emploi » mais protégés par la collectivité.

Disparaîtraient alors l’impôt, le chômage (puisqu’il n’y aura plus de « marché du travail »), le crédit (le détenteur du capital qui maîtrise le prêt par sa volonté d’investir ou pas) aussi. réglant possible par extension le délicat problème auquel nos sociétés sont aujourd’hui confrontées, à savoir justement le vieillissement de la population et la fin de l’emploi. Nous le savons tous, les robots sont aujourd’hui capables de rendre de nombreux travaux pénibles inutiles, et ce n’est que par calcul économique que l’on préfère conserver les caissières de supermarché plutôt que de les remplacer par des machines : autrement le nombre de chômeurs augmenterait massivement. Avec le salaire à vie, on peut aisément imaginer la fin des métiers pénibles, et oublier le mouvement « décroissant » qui prend lui aussi à l’envers le problème du travail et de l’emploi : car si le « revenu universel » peut suffire à celui qui volontairement se satisfait de peu (attention je ne les blâme pas), il peut aussi contraindre ceux qui veulent « plus » (et on les comprend aussi) à se contenter de « pas assez ». D’autant qu’il me paraît dangereux d’exclure les avancées technologiques du champ des possibilités de parvenir à offrir une solution écologique aux problèmes engendrés par un capitalisme plus soucieux de rentabilité que d’écologie.

Maintenant, comment faire pour parvenir à « imposer » cette idée dans l’opinion publique, si ce n’est en luttant pour la mise en place d’une Assemblée Constituante ? Car il faut être conscient que les oppositions à une telle révolution seront fortes chez les puissants qui possèdent la maîtrise de tous les rouages de l’Etat pour servir leurs propres intérêts. Créer un parti qui proposerait le salaire à vie et la mise en place d’une Assemblée Constituante ? développer cette théorie pour en examiner toutes les conséquences ? Remplacer petit à petit les revenus par un salaire à vie pour de plus en plus de « catégories » de personnes ?

Car il y a une chose qui me pose question, et à laquelle toutes les différentes formes de gouvernement sont sujettes : comment le mode de fonctionnement choisi dans un pays, par un peuple -même le plus démocratique du monde- peut-il fonctionner avec les autres pays si les modes de fonctionnement internes aux Nations sont trop différents les uns des autres ? Il y a la théorie de « la tâche d’huile », ou du buzz, mais au cas où cela ne fonctionnerait pas, comment s’assurer que le mode de fonctionnement préconisé par monsieur Friot puisse constituer une « réussite » dans le cadre d’une opposition de ce qu’on appelle ses « partenaires économiques » actuels ?

A priori il ne semble pas y avoir d’obstacle majeur à un fonctionnement concomitant des deux systèmes mais dans la réalité on peut craindre que les capitalistes feront tout pour empêcher la propagation d’un tel fonctionnement, dans lequel ils ne seraient plus les maîtres. Ce qui nous obligera donc à revoir de fond en comble nos institutions.

Caleb Irri
http://calebirrri.unblog.fr

Quelques liens pour mieux comprendre la pensée de Bernard Friot :
http://www.youtube.com/watch?v=eIkpFxO14kc
http://www.youtube.com/watch?v=kmR3lg8BVB0
http://www.youtube.com/watch?v=8MWQBbLLwg4
http://www.youtube.com/watch?v=hjl4GDbB7CA
http://www.youtube.com/watch?v=JbsOo95gPBA

Voir aussi : De l’Assemblée Constituante à la gratuité… en passant par le salaire à vie

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Vous voulez faire la guerre ?

Posté par calebirri le 4 septembre 2014

Personnellement, moi pas. Je ne veux pas de la guerre. Ni pour moi, ni pour mes enfants ; ni pour personne à vrai dire… Et je crois bien que je ne suis pas le seul dans ce cas.

Je ne sais pas ce que donnerait un sondage sur le sujet, par nation ou même au niveau international, mais je doute qu’un nombre conséquent de volontaires se précipitent pour la vouloir faire. En même temps je doute que nos aînés aient été plus nombreux à la désirer en 1939, en 1914 et même avant ; et pourtant ils l’ont faite. Car je crois bon de rappeler que pour faire la guerre il faut quand même suffisamment d’abrutis pour la faire, sans cela je ne vois pas l’intérêt de se priver du plaisir des jeux vidéos.

Après on pourra me dire que les uns se battaient pour des idées, d’autres pour se défendre, d’autres encore pour l’argent, et d’autres encore parce qu’ils y ont été contraints : ok, très bien. Ils l’ont fait, ils le font, et ils le feront sans doute encore. On a vu le résultat : tout le monde a perdu. Enfin presque : car en guerre comme en capitalisme pour que certains « perdent » il en faut d’autres qui « gagnent ». Et ceux qui gagnent, ce sont toujours les mêmes ; à se demander parfois si ce n’est pas le même jeu. Autrement comment se pourrait-il que le petit 1% qui exploite les 99 autres soit le même que celui qui parvient à faire se battre ces 99% les uns contre les autres ? Vous rendez-vous compte de cette incroyable aberration ? Au lieu de lutter ensemble, à 99%, contre ce ridicule 1% qui se fout si bien de nous, nous préférons nous battre les uns contre les autres pour faire partie de ce 1%. Quelle pitié !

Bon, il est certain qu’il est en général plus difficile de se mettre d’accord à 1% qu’à 99, mais il suffirait pourtant d’un minimum d’organisation (nous avons les outils : internet et ses « réseaux sociaux ») pour faire cesser cette arnaque ; il suffirait que nous comprenions enfin qu’en combattant les uns contre les autres nous ne faisons que conserver les privilèges de ceux qui nous envoient nous battre pendant qu’eux, les dirigeants « ennemis », se sont mis d’accord pour nous envoyer faire la guerre. Nous ne battons pas pour nous mais pour eux.

Que nous importe de savoir si l’est de l’Ukraine doit être russe ou européen si ce ne sont des considérations économiques ? Que nous importe de savoir qui de Poutine ou d’Obama a commencé, ou même qui a tort ou raison ? Il n’y a pas de guerre s’il n’y a pas de combattants, et il n’y a pas de combattants si il n’y a pas de guerre économique. Pour faire cesser la guerre ce ne sont pas les « ennemis » qu’il faut réduire au silence mais nos gouvernants qu’il faut condamner.

Car en définitive les seuls qui semblent souhaiter la guerre sont bien ceux qui, à l’abri dans leurs bunkers, donnent les ordres, comptent les points et s’enrichissent de la mort ou de la misère de ceux qu’ils engagent à se battre. Les Poutine, les Obama, les Hollande et consorts sont les responsables à la fois de la misère dans laquelle ils plongent leurs peuples et des morts qu’ils engendrent par leurs décisions. Et nous devrions aller nous battre « pour eux », alors que c’est justement « contre eux » qu’il faudrait lutter ? Ils sont à mettre dans le même sac que les autres dictateurs, ayant permis au terrorisme de se fédérer et de se développer pour justifier leurs guerres précédentes, ayant permis aux financiers de nous appauvrir pour nous monter les uns contre les autres… Les terroristes décapitent un journaliste « occidental » ? mais c’est du « pain béni » pour Obama ! Un avion civil s’écrase en Ukraine ? Du pain béni pour les « va-t-en guerre » de tous poils ! Il y a quelques années on se demandait à quoi pouvait bien servir un « bouclier anti-missiles » sur les frontières de l’est européen, aujourd’hui on s’apprête à le « rentabiliser » ! Il n’y a pas si longtemps tout le monde croyait aux vertus de la mondialisation et aujourd’hui on glorifie le « patriotisme économique » (le nationalisme), hier on on se préparait à travailler moins pour gagner plus, et aujourd’hui on doit travailler plus pour gagner moins…

Ils se foutent de nous, vous ne comprenez pas ? Nos dirigeants sont les complices des financiers, et l’argent n’a pas de frontière. Ils nous préparent à la guerre pour ne pas que les peuples s’allient les uns aux autres pour lutter contre l’aberration capitaliste, celle qui devient de plus en plus inacceptable, à savoir que quelques dizaines de personnes dans le monde possèdent autant de richesses que trois milliards d’autres personnes.

C’est contre cela qu’il faut se battre, et pas entre nous, qui sommes collectivement les victimes des mêmes bourreaux. Ne tombons pas dans leur piège, nous sommes 99% à pouvoir y perdre. Alors qu’ils ne sont qu’un seul petit pour cent. Si faibles comparés aux peuples unis, si seulement ils voulaient bien se donner la main, pour vaincre le véritable ennemi : le capitalisme, tenu par une ridicule poignée d’hommes abjects et sans scrupule qui ne méritent même pas qu’on les appelle des Hommes. Juste des assassins.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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