A quoi servent les migrants ?

Posté par calebirri le 3 mars 2016

Il est paraît-il plus « politiquement correct » de les appeler « réfugiés », mais franchement c’est rajouter du cynisme à l’humiliation : on se réfugie pour trouver de l’aide, de la compassion, un endroit sécurisant et appaisant pour pouvoir se reconstruire. On peut aisément constater que la situation actuelle des migrants ne peut conduire à employer une telle définition…

Il eût été pourtant possible (et il est toujours temps!) de les aider à fuir dans de bonnes conditions, surtout quand on voit le prix que leur coûte un voyage dangereux, long et humiliant. On aurait pu les accueillir en mettant en place un « corridor humanitaire », ou en affretant des bateaux leur permettant de fuir la dictature plutôt que de les offrir à la cruauté des uns ou des autres… ils auraient même dépensé leur argent ici ! Organisés, ces sauvetages humanitaires auraient permis de contrôler les accès et d’empêcher ainsi les terroristes d’arriver avec eux. Et puis surtout, nous aurions empêché des milliers de morts inutiles. Sans compter l’effondrement d’une grande partie de la propagande de l’organisation Etat Islamique qui non seulement recrute avec cet argument du traitement inhumain infligé à ces gens, mais aussi leur permet de tarir le flux des déçus de ce qu’ils croient représenter l’idéal démocratique, l’Europe. Voir comment leurs compatriotes sont traités en Europe doit en refroidir plus d’un quant à l’opportunité d’effectuer ce voyage… Risquer de mourir ici ou ailleurs, pourquoi s’en aller ?

Mais on ne fait pas ça. On préfère les laisser crever là-bas, en chemin ou ici. Leur retirer toute dignité comme pour les punir d’être nés ailleurs et d’avoir voulu croire qu’ici on était libres, comme notre propagande le leur fait croire depuis tant d’années ; la France le pays des droits de l’homme, comment pourraient-ils ne pas les accueillir ? Et puis les mettre dans des camps, les dépouiller des misérables biens qu’ils ont réussi à cacher jusqu’aux réseaux mafieux, les suspecter, les mépriser, les rejeter dans la boue, la saleté et la misère. En les accusant d’être les responsables de troubles à l’ordre public, d’un risque pour la sécurité nationale, et même pourquoi pas de la disclocation européenne ? comme si l’Europe ne pouvait pas accueillir un million de personnes sur son territoire peuplé de plus de 500 millions d’habitants !

Le fait est qu’on referme les frontières. Prêts à payer la Turquie pour les retenir, prêts à « pardonner » à la Grèce pour qu’elle les parque dans des camps. Bientôt on exigera d’eux qu’ils travaillent gratuitement pour avoir le droit de crever ici.

En attendant chacun peut voir enfin la solidarité européenne dans toute sa splendeur. Ceux à qui l’exemple de Chypre ou de la Grèce n’avait pas suffi en ont pour leur argent -enfin façon de parler !

Il n’y a pas si longtemps j’ai entendu notre cher président déclarer fébrilement sur France-inter qu’en gros, si l’Europe à 28 ne se mettait pas en ordre de marche, il n’y aurait pas grand dommage à se séparer des récalcitrants. Même au sein de l’Europe « historique ». Mais c’est à cela, me suis-je dis aussitôt, que les migrants servent ! Ils sont l’excuse qui servira à mettre en place concrètement l’empire européen qui pointait déjà son nez il y a 5 ans. Un gouvernement autoritaire, dirigé par l’Allemagne et la France, avec l’Angleterre qui servira également de caution pour exclure les autres. Et garder ceux qui voudront bien se soumettre.

Les migrants sont donc le jouet de manoeuvres politiques tout à fait scandaleuses – mais tellement proches de celles qui ont chaque fois conduit au pire : montée des extrêmes, par la peur qui conduit à la violence, sur fond de misère, de racisme et de propagande… avant le déchaînement auquel il donne lieu chaque fois ; le tout pour toujours plus d’argent, de pouvoir, ou des deux.

Les migrants sont désormais considérés comme des êtres nuisibles et dangereux. cela sert les intérêts des terroristes, qui servent eux-mêmes les politiques sécuritaires de nos gouvernants qui, face à la violence engendrée, justifient la leur en lui opposant celle de ses propres militaires. Les chefs de Daesh gagnent de l’argent en revendant le pétrole à la Turquie qui le blanchit pour le revendre aux « Occidentaux », qui s’en serviront pour remplir les réservoirs de leurs bombardiers, destinés à lutter contre ceux à qui l’argent du pétrole aura permis de payer des soldes en échange de leur vie de combattant… contre les populations qu’ils massacrent ou recrutent, quand ceux-ci n’ont pas réussi à fuir.

En réalité les puissants ne régleront le « problème » des migrants que lorsqu’ils ne leur serviront plus. Soit on les renverra chez eux sans ménagement, soit on les utilisera d’une manière ou d’une autre, pour d’autres indignités.

De la même manière que le terrorisme est instrumentalisé pour instaurer la peur, les migrants sont utilisés pour instaurer la discorde. Quand les défenseurs des migrants seront considérés comme des soutiens objectifs des terroristes la police surarmée et le renseignement auront déjà les noms et adresses de ceux qu’il faudra assigner à résidence -puisqu’on a plus de place en prison !

Ils pourraient faire cesser cela. Ils ne le font pas car ils ne le veulent pas. Ils ne le peuvent pas. Alors que plus de la moitié de la population syrienne a quitté sa maison, alors qu’ils l’ont déjà fait de nombreuses fois sans aucun scrupule, les « Occidentaux » laissent la situation perdurer pour conserver et l’état d’urgence permanent, et le tournant sécuritaire ; et aussi bien sûr le détournement de l’attention des citoyens pendant qu’on détruit tous les acquis sociaux.

Si nous le voulions, nous pourrions accueillir tous les migrants qui le souhaitent ; et dans des conditions acceptables. Nous pourrions aussi refuser la destruction de nos droits, ainsi que le saccage de notre environnement. Pour tout cela il nous faudrait réfléchir autrement. Cela implique de ne pas se tromper de combat : ce n’est pas contre des hommes qu’il faut lutter mais contre un système. Celui qui a fait du capitalisme un système de corruption généralisée, injuste et autoritaire. Déshumanisé.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 1 Commentaire »

Au bord du précipice

Posté par calebirri le 7 février 2016

Combien de temps cela va-t-il tenir encore ?

Notre civilisation s’approche toujours un peu plus du chaos qui vient, et pourtant elle n’a toujours pas plongé. Notre humanité possède une capacité à rester debout, malgré le vent qui la pousse, au bord du précipice qui l’attire vers lui, somme toute assez stupéfiante : car enfin cela fait cent fois qu’elle aurait dû basculer dans ce gouffre. Et elle est toujours là, debout, ou à peine à genoux, défiant jusque les lois de la nature…

Ainsi les terroristes gagnent du terrain, la démocratie en perd, mais nous faisons encore des enfants, et nous continuons de mettre de côté pour nos vieux jours…. c’est ça l’instinct de survie ? C’est ça la théorie de l’évolution ? Puisque nous sommes assez stupides pour tout foutre en l’air, nos corps se rapprochent-ils d’eux-mêmes pour maintenir la survie de l’espèce ou est-ce la misère qui les y contraint ? et nos esprits n’espèrent-ils pas ainsi continuer de vouloir vivre malgré les faits qui nous accablent ?

Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Comment les êtres humains peuvent-ils être à la fois si intelligents qu’ils inventent tous les outils capables de leur rendre la vie meilleure et qu’en même temps ils sont infoutus de les utiliser autrement que pour se la rendre misérable ?

J’entendais l’autre jour que les archéologues avaient découvert des objets « d’art » vieux de 500 000 ans, ce qui signifierait que la civilisation humaine se développe sans discontinuer depuis tout ce temps. Nous n’en connaissons pour ainsi dire rien mais nous sommes toujours là, 500 000 ans plus tard !

Nous sommes capables d’envoyer des fusées dans l’espace ou de faire vivre un homme avec un coeur artificiel mais nous avons créé les conditions d’un chaos indescriptible en seulement quelques siècles. Récemment on apprenait que les 1% les plus riches possédaient autant de patrimoine que les 99 autres pourcents de la population. 1% possède la moitié de la planète, et 99% possèdent l’autre moitié. Les premiers veulent vivre longtemps et en bonne santé, tandis que les 99 autres pourcents en bavent pour permettre au 1% d’y parvenir. En détruisant consciencieusement la terre qui les nourrit (plus ou moins) tous. Cela signifit-il que 100% de l’humanité, la même que celle qui a débuté ici il y a 500 000 ans, ont détruit la planète pour le plaisir d’un si petit nombre d’êtres humains ? En si peu de temps ?

Aujourd’hui on demande aux 99% de faire encore des efforts, et on s’étonne que la colère gronde partout dans le monde !

Non ce qui est étonnant, c’est que la guerre n’ait pas encore éclaté.

Vous ne la sentez toujours pas venir ces dictatures qui conduisent toujours au pire ?

Je ne vais pas faire la liste ici mais l’exercice vaudrait sûrement le coup ; dommage que je n’ai pas assez de temps pour cela. Depuis 2012, quand les « socialistes » criaient au scandale quand j’écrivais qu’il ne fallait pas voter Hollande, il s’en est passé des choses ! Vous pensez toujours qu’il fallait voter Hollande ? Vous n’avez pas un tout petit regret aujourd’hui ?

Il y a dix ans la France était un pays que tout le monde enviait pour sa protection sociale, son cdi, ses 35 heures, ses libertés, ses rues tranquilles, son dialogue social, son accueil, son indépendance… Aujourd’hui nous espérons secrètement conserver suffisamment de liberté pour oser dire que monsieur Valls est un homme dangereux ou que monsieur Macron est un « libéral décomplexé » (tu parles !).

Pendant ce temps on discute du livre de Sarkozy définitivement pathétique, de la barbe de Macron, ou de savoir si une primaire aura lieu « à gauche ». Sans déconner !
Pendant ce temps on détrousse les migrants, (enfin ceux qui ont réussi à ne pas mourir ou se faire agresser en chemin), on les met dans des camps et on les laisse pourrir dedans. En 2016 Nous recréons des bidonvilles à l’intérieur de l’Europe, et des milices fascistes refont leur apparition. L’année va s’écouler sous « état d’urgence » après une modification constitutionnelle dont le débat public est centré sur la déchéance de nationalité appliquée à des types qui ont une haine de tout ce que la France représente… la belle affaire ! Cette excuse terroriste aura si bien fonctionné que pour ne pas que ces barbares nous suppriment des libertés, nous nous les retirons nous-mêmes. Nous arriverons en fin d’année complètement désarmés pour lutter, juste à temps sans doute pour commémorer les attaques du 13 novembre 2015 et entamer la campagne présidentielle dans la foulée. Hollande se représentera après avoir truqué les chiffres du chômage, Le Pen sera invitée partout pour déverser sa haine et puisque cela ne suffira pas on nous effraiera aussi avec le terrorisme. Sarkozy ou un autre seront là en embuscade, prêts à faire toujours pire dans leurs propositions libérales histoire de ne rien lâcher face aux Macron et Valls qui seront peut-être de la partie. On nous ressortira le coup du « vote utile« , comme s’il suffisait d’avoir sa carte au PS pour être de gauche ou de l’avoir au LR pour ne pas être d’extrême-droite.

Tout le monde râlera encore pendant les élections, et se résignera tout de même à voter au deuxième tour pour LR ou le PS, après un « sursaut républicain » d’entre les deux tours. On lancera peut-être même « l’Union Sacrée », Le « LRPS » ou le « PSLR » ; et puis pourquoi pas ressortir quelques casseroles accrochées judicieusement derrière le FN qui aideront les plus frileux à faire un choix ; Et c’est reparti pour un tour.

Ah c’est sûr qu’elle repartira la croissance ! Quand vous aurez vu vos salaires baisser à mesure que vos droits sociaux s’amenuisent, il sera toujours temps de compter la « recompensation » de vos pertes comme des gains, ça ne nuit pas au moral.

Mais ne serait-il pas plutôt temps de se réveiller? Nous avons désormais deux ennemis : l’un est extérieur, l’autre est intérieur. Tous les deux luttent contre la démocratie. C’est-à-dire contre nous, le peuple.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 3 Commentaires »

Coincés entre deux dictatures

Posté par calebirri le 23 novembre 2015

Voilà : ce que tout le monde attendait (et redoutait aussi) est arrivé : des êtres sans âme et sans conscience, des êtres « déshumanisés », devenus « non-humains », ont commis un carnage dans Paris. Loin des marchés irakiens ou des villes syriennes où la mort est susceptible de frapper à chaque instant, nous avons eu ces derniers jours un « petit aperçu » de ce que subissent d’autres êtres, humains et innocents, à quelques milliers de kilomètres de nous.

Bien sûr aujourd’hui nous sommes tous sous le choc après de telles horreurs, mais nous avons tous conscience aussi que d’autres peuvent encore être commises demain, ou plus tard, n’importe où, et contre tout le monde.

Mais nous ne pouvons nous arrêter là, et agir avec la même stupidité malsaine que celle qui a conduit à l’invasion de l’Afghanistan après les attentats du 11 septembre : après presque 15 ans de « guerre contre le terrorisme », le constat d’échec s’impose. Aller envahir la Syrie ou la Belgique ne sera d’aucune utilité. On ne peut pas empêcher un individu prêt à perdre sa vie de le faire. La seule chose que l’on peut empêcher, c’est que ces individus aient la volonté de le faire.

Cela signifie qu’il faut remonter au « noeud » du problème, la religion. Comme aux pires époques qui ont conduit aux pires drames de l’histoire, la religion est « l’excuse » idéologique entretenue par les gouvernants des deux camps (en gros « l’Occident » contre « l’Orient ») pour d’une part envoyer leurs soldats à la mort, et d’une autre justifier l’accaparement des ressources et des territoires, pour le pouvoir et l’argent qu’ils permettent d’obtenir.

On ne peut imaginer que derrière ces deux « camps » qui se font face il n’y ait pas tout de même une conception radicalement différente de la société, comme ce fut le cas entre l’alliance autour des Etat-Unis et celle des « communistes ».

Et c’est cela le plus inquiétant. Comme Hitler fût le partisan d’une Europe « ethniquement épurée », les salafistes croient eux-aussi (et leurs chefs font semblant) aux visions apocalyptiques décrites par les livres les plus lus et les plus accessibles (je veux dire physiquement) à tous. Leurs visions obscurantistes sont des lectures littérales qui font que, de la même manière que George Bush se voyait en envoyé de Dieu pour faire une croisade au 21ème siècle, les partisans de l’organisation « Etat islamique » se croient les descendants du prophète et investis d’une « mission divine » (qui justifie leurs crimes bien entendu : ce n’est pas de leur faute à eux mais de la faute de Dieu !)

En réalité il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes coincés entre deux feux : d’un côté il y a les islamistes, dont l’objectif est de faire advenir le chaos, et si possible d’entraîner les armées « ennemies » à combattre sur « leurs terres ». Pour faire comme dans le livre, pour faire comme dans leurs fantasmes. Et de l’autre il y a les partisans de l’autre livre, qui veulent eux-aussi « libérer » les hommes comme dans le livre. Des conneries tout ça

Ce qu’on voit depuis les attentats du 11 septembre, c’est la radicalisation des deux côtés : les « gentils occidentaux » s’arment et se préparent à la violence pour combattre celle des « méchants musulmans » (nous savons comment les amalgames successifs ont de fait « transformé » tous les musulmans en terroristes) qui eux disent prendre la défense des victimes de la violence des occidentaux. Il faut dire qu’au niveau du nombre de morts (4 millions de musulmans dit-on ici), il n’y a pas photo : on arrive presque au nombre de juifs tués pendant la seconde (je devrais dire deuxième) guerre mondiale ; mais pas encore à celui des « ennemis » de l’époque, les soviétiques.

vous savez pourquoi les gouvernants ont tant de mal à supporter les théories « conspirationnistes » ? C’est parce qu’ils en sont les véritables promoteurs : tandis que les uns font semblant de croire à l’apocalypse en Syrie, les autres font semblant de croire au retour du messie. C’est cela le problème. C’est que malgré une politique économique « court-termiste » (pour leur pouvoir et leur argent) les « chefs » de ces deux « camps » s’appuient tout de même sur des « légendes » millénaristes pour faire croire aux peuples qu’ils dirigent que tout cela participe d’un enjeu bien plus grand que nous tous. Vous allez voir que les « Occidentaux » vont finir par envoyer leurs troupes se battre exactement là où les terroristes veulent les conduire dans une sorte d’auto-réalisation des « prophéties » qu’ils auront eux-mêmes rendues réelles par leurs agissements.

Le résultat ? C’est que nous sommes coincés entre deux visions anti-démocratiques dans lesquelles il n’y a de place ni pour la liberté ni pour la démocratie. Mais utiliser la violence pour mettre fin à la violence, c’est comme supprimer les libertés en prétendant les défendre… c’est une arnaque !

Regardez-les en France et en Europe qui se précipitent pour voter, comme un seul homme et comme les Américains en 2001, toutes les lois liberticides qu’il aurait autrement fallu des années pour faire voter !

Croyez-vous qu’à l’occasion de la refonte des accords de Schengen ils ne vont pas en profiter pour faire quelques autres petites « améliorations cosmétiques » qu’on trouvera bizarrement hyper contraignantes ; mais seulement après son vote en catastrophe et sans débat public avant la fin de l’année ?
Croyez-vous qu’à l’occasion de la « petite modification » de la Constitution ils vont y ajouter à l’article 3 une ligne concernant le RIC)ou plutôt qu’ils en profiteront pour s’autoriser quelques pouvoirs supplémentaires ? Vous rendez-vous compte qu’avec l’état d’urgence qui permet d’interdire les manifestations ce sont les accords de Schengen (donc les traités européens!) et la Constitution de la France qui seront ainsi modifiés, et tout cela sans aucun débat public ?

Et l’organisation Etat islamique, vous pensez vraiment qu’elle va recruter moins après les bombardements massifs qu’avant ? Vous croyez franchement qu’en supprimant les libertés des citoyens occidentaux les terroristes seront impuissants, et que ce n’est pas plutôt comme leur signifier clairement une victoire sur la Liberté en général ? Quand nos armées arriveront sur le sol syrien pour combattre Daesh, ils se frotteront les mains en assurant à leurs ouailles que la prophétie est en train de s’accomplir, et qu’une dictature s’est installée en Europe…

Je l’ai déjà écrit ailleurs, supprimer le terrorisme n’est pourtant pas si compliqué

Seulement c’est comme je l’ai dit aussi, l’esclavage est, dans une société capitaliste mondialisée, la seule solution dont nos gouvernants imbéciles disposent à partir du moment où ils refusent de remettre en cause le système qui permet -entre autres fléaux- au terrorisme de se développer. Orwell avait une fois de plus tout compris : en dénonçant ensemble les régimes autoritaires et dictatoriaux qu’étaient le nazisme comme le stalinisme il montrait à quel point ils étaient liés dans la perpétuation d’une guerre factice menée au nom de valeurs « retournées » dans lesquels les hommes sont entrainés par leur propre soumission au service d’une petite élite qui agit de manière inverse aux préceptes qu’ils imposent au reste de la population. Ainsi la guerre qui devrait avoir lieu entre les riches et les pauvres pour la juste répartition des richesses est savamment empêchée par les deux dictatures qui nous enferment dans un conflit qui nous défend d’ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de ce monde.

Prenons garde à ce qui vient. Nous sommes désormais confrontés au même danger que celui qui a emporté tant d’hommes, de femmes et d’enfants il y a un peu moins d’un siècle. Les forces ont présence sont certes obscurantistes mais disposent de moyen d’oppression jamais égalés. Leurs noms ont simplement changé, et à la place du nazisme et du stalinisme nous avons Daesh et les Occidentaux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 4 Commentaires »

Il n’y a plus de débat : l’esclavage c’est l’avenir !

Posté par calebirri le 11 novembre 2015

S’ils veulent faire de nous des esclaves, ce n’est pas pour nous faire du mal ; ni même parce qu’ils sont méchants… mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement dans le cadre de pensée qui les a construit. Ils ont fini par intégrer que certains hommes sont faits pour commander et d’autres pour obéir, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde et que seuls les meilleurs survivront ; et puis surtout que certains hommes valent moins que d’autres.

Comment en sont-ils arrivés là ? il suffit de regarder le monde autour de soi, et le comportement de chacun selon sa position : pour les dirigeants, qui sont responsables de la misère et de la pollution par leur recherche constante de plus grands profits, ils veulent se persuader qu’ils « aident » les populations défavorisées en leur « offrant » un travail ; et pour les futurs esclaves, qui sont responsables d’entretenir cette misère et cette pollution par leur consommation, ils se laissent aller à croire que grâce à eux, « au moins ils ont un travail ».

Sauf que les conditions de travail offertes aux étrangers sont scandaleuses et que les Français sont loin de pouvoir s’aligner… et pour cause, puisque ces gens sont traités moins bien que des esclaves. Il n’est pas difficile de constater à quel point les pays les moins démocrates sont les plus rentables, jusqu’à faire dire à certains que l’économie est polluée par la démocratie… ce qui par ailleurs est tout à fait juste puisque la démocratie (la vraie) est incompatible avec le capitalisme. Ce qui n’est pas le cas de la dictature.

Et « puisque la démocratie empêche le capitalisme, supprimons la démocratie » (enfin ce qu’il en reste !). Voilà à quelles pensées sont réduits les dirigeants de nos belles Nations…. Des infos compromettantes sortent à cause d’internet ? Contrôlons-le ! Les chômeurs coûtent trop cher ? Faisons-en des auto-entrepreneurs… ou des esclaves !

Et il s’avère qu’en matière de rentabilité l’esclavage n’a pas de concurrent… Mais attention, le monde a changé : il n’est aujourd’hui plus nécessaire de maintenir son escalve en vie, ou ne serait-ce qu’en bonne santé : il paraît que nous sommes menacés par la surpopulation … et désormais, en lui donnant sa misérable paye on se croit dispensé de le maintenir ne serait-ce qu’en état de travailler : un bengali en vaut bien un autre !

Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’on ne peut ni le réguler ni le laisser libre, alors il faut que ce soit la misère que l’on régule et non pas le système qui la crée : on ne sait faire que ça.
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).

On pourrait croire que cette manière de penser est le résultat de siècles de réflexions poussées et qu’il n’existe réellement pas d’alternative au capitalisme et aux horreurs qu’il engendre, mais c’est nier complètement la réalité : ceux qui nous disent qu’il n’y a plus de débat en France, qu’il n’y a plus d’intellectuels d’envergure se trompent lourdement. C’est justement par une sorte de paresse intellectuelle, mais pas de ceux qu’on croit : ouvrir les journaux connus, allumer sa télé officielle, consulter les réseaux sociaux les plus en vue… et s’apercevoir qu’effectivement il n’y a ni débat ni réflexion. Sauf que ce n’est pas par manque de débatteurs ou d’intellectuels qu’on ne les voit pas et qu’on ne les entend pas. C’est faute de visibilité. Quand on sait que 95 pourcents des journaux quotidiens appartiennent à quelques milliardaires on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de débat : est-elle désirée par les patrons ? est-elle provoquée par des employés serviles endormis par des années de pratique de la paresse intellectuelle ? Et surtout pour quoi faire (les journaux et la presse en général n’est en général pas le plus rentable des investissements) ?

En réalité cette absence de débat est provoquée par un calcul simple mais vicieux : le capitalisme ayant entamé son retournement et « le roi étant nu« , les hommes de pouvoir ont refusé de le perdre en utilisant la crise et le terrorisme pour imposer la seule solution qui permette de le garder tout en empêchant (pour un temps au moins) ce retournement : l’esclavage encadré par un gouvernement autoritaire. La rentabilité maximum avec une compétitivité retrouvée (regardez l’Espagne qu’on cite aujourd’hui en exemple car elle crée de l’emploi depuis la baisse drastique des salaires et conditions de travail -quelle avancée…), et l’impossibilité de faire émerger l’opposition, ou même des alternatives. Il faut se rendre compte que toutes les idées de « partage » sont suceptibles de nuire à la consommation et que la plupart finissent par être rachetées et rentabilisées par des capitalistes.

En réalité ce n’est pas que nos gouvernants ne connaissent pas les solutions, mais tout simplement qu’ils n’en veulent pas ! Que ce soit pour les migrants, l’écologie ou le chômage, ils refusent de laisser s’exprimer ceux qui pensent autrement pour ne pas avoir à les affronter.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre la pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.

L’objectif d’organiser un simulacre de débat est de populariser les idées du FN pour paraître ensuite plus modéré. Ils veulent nous faire croire au pire pour nous faire accepter le moins bien.

Regardez comment les choses se passent : la « vague » de migrants qui effraie l’Europe est l’occasion de fermer les frontières et de faire monter la peur des étrangers. Pour le réchauffement climatique pareil : plutôt que de remettre en cause le système qui crée les déséquilibres, on préfère apprendre à consommer « différemment », à « faire mieux avec moins ». On nous prépare peu à peu , avec des arguments du genre « il n’y en a pas pour tout le monde », à accepter le régime autoritaire qui vient tout en le justifiant par les crises qu’ils auront eux-mêmes créé par leurs comportements.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.

Pourtant, nous savons tous que l’écologie, comme la démocratie, est incompatible avec le capitalisme : partout on surveille les contestataires, on lutte contre les lanceurs d’alertes, on musèle la presse et on empêche les alternatives d’émerger.

L’esclavage est l’aboutissement logique de l’aveuglement des hommes qui refusent de voir la vérité en face : ils croient sincèrement qu’il est impossible de remettre en cause le système capitaliste ; tandis qu’il est beaucoup plus simple de se passer de la démocratie. Et ce n’est que pour justifier cette pensée qu’ils en viennent à considérer que la vie de certains hommes vaut moins que celles d’autres hommes ; puisqu’il apparait que certains valent plus que d’autres, pourquoi l’inverse ne serait-il pas exact ? C’est toute la leçon du capitalisme : ce système contient en germe l’esclavage. Sans possibilité de débat.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 1 Commentaire »

De Sapir au FN, en passant par les migrants et l’Europe : il n’y a plus de gauche

Posté par calebirri le 3 septembre 2015

A chaque fois c’est la même chose : lorsqu’un gars qui se dit de gauche estime nécessaire de sortir de l’Europe ou de l’euro, c’est toute la « gauche » qui lui tombe dessus à bras raccourcis, lui prêtant des accointances maléfiques avec l’extrême-droite. On le traite de « suppôt de Satan », « d’idiot utile » du FN, de « traitre » ou de « Russophile », de « rouge-brun », et j’en passe et des meilleures.
Ceux qui se disent être « de gauche » sont en réalité bien hypocrites de s’acharner sur un type qui -en plus- ne dit pas qu’il faut s’allier avec le FN mais juste qu’à terme, si certaines conditions sont remplies, on pourra commencer à discuter avec ceux qui sont le plus ouverts dans leurs propositions. Comment cela est-il rendu possible ? Monsieur Sapir, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se dit pourtant de gauche… malgré que Pierre Moscovici (qui est lui « véritablement » de gauche ?) l’avait déjà accusé d’être un économiste d’extrême-droite il y a presque deux ans, sans que celui-ci ait pourtant pris sa carte au FN depuis…

Mais que je sache, se revendiquer du FN n’est pas interdit. Et puis ce n’est certainement pas le FN qui se dédiabolise en baissant son « niveau d’exigences nationalistes » : ce sont les autres partis qui se calent sur celui du FN !

Et de fait les 3 partis les plus importants de France ne sont pourtant pas si différents : la gauche au pouvoir fait aussi bien que la droite pour stigmatiser les étrangers, pour satisfaire les entreprises et le monde de la finance, pour culpabiliser les chômeurs ou organiser la surveillance de tous. Une politique mise en place par la droite qui déjà chassait largement sur les terres du FN. Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt : le FN ne fait peur ni à la gauche ni à la droite, ils ont les mêmes idées, n’en déplaise aux intéressés ! Car le FN est en réalité LA condition, pour la gauche comme pour la droite, de leur accession au pouvoir en 2017. Tactiquement, faire monter le FN avant les élections est le seul moyen pour le PS comme pour Les Républicains de se positionner en garants de la République puisque le FN voudrait saboter l’Europe en sortant de l’euro.

C’est qu’ils commencent à m’agacer tous ces parangons de vertu soi-disant de gauche, qui laissent appliquer une politique scandaleusement de droite depuis si longtemps qu’ils ont fini par croire que le capitalisme est compatible avec le socialisme ! quelle arnaque ! Mais regardez les tous ces militants qui s’acharnent à chasser le militant FN quand la politique qu’ils pratiquent et qu’ils soutiennent est aussi condamnable que la plus dure des droites : défaire le droit du travail et des travailleurs, maltraiter les pauvres et les vieux, stigmatiser les étrangers et les chômeurs… C’est être de droite ou de gauche ça ? Et le fameux « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », sérieusement, c’est être de gauche ça ? Putain de merde, réveillez-vous un peu ! regardez où nous en sommes arrivés : des enfants sont retrouvés morts, noyés sur le bord d’une plage, après avoir fui l’horreur d’une autre mort, parce que nous, les Européens civilisés, refusons d’accueillir ces êtres sous d’ignobles prétextes, comme ceux qui suivent, les « on dit que »…

On dit qu’en Ukraine les nazis combattent les islamistes, que la Russie soutient la Syrie qui lutte contre les islamistes mais lutte aussi contre l’Ukraine, et on dit que le FN soutient la Russie mais lutte contre les islamistes…
On dit encore que les musulmans luttent contre les juifs et contre les nazis, mais on dit aussi que les juifs sont dirigés par l’extrême-droite qui lutte contre les musulmans, tandis que le FN lutte contre les juifs. Cela vaut-il vraiment la peine qu’on se penche encore longtemps sur ces incohérences ridicules du genre « les amis de mes amis… » ?

Le racisme et la xénophobie sont savamment entretenus par tous les partis, un point c’est tout ! Et Partout où les « Occidentaux » sont allés apporter la paix et la démocratie les terroristes n’ont fait que se multiplier, envoyant des milliers et des milliers de gens sur les routes, à la recherche d’un lieu où ils pourront vivre sans la guerre, la misère ou l’oppression. Et encore, ce ne sont pas les plus pauvres qui partent ! Chassés de chez eux ils se retrouvent confrontés au choix de fuir s’ils le peuvent, ou de se soumettre s’ils ne le peuvent pas. Et pour ceux qui le peuvent, où iraient-ils si ce n’est « chez nous », d’où ils sont également chassés -s’ils arrivent ici entiers ?
Et au lieu d’accueillir ces hommes et ces femmes qui demandent notre aide, nous les rejetons comme des animaux, pire parfois, en les poussant ainsi dans les bras des premiers mafieux qui passent, quand ce n’est pas dans des camps inhumains où ils sont entassés tels les juifs durant la seconde guerre mondiale. Nous construisons des murs, et si cela continue l’Europe ne sera bientôt plus qu’une immense forteresse protégée par des miradors, gérés à la manière israélienne… C’est de gauche ça aussi ? Tout cet argent dépensé en constructions de barrières, en caméras de surveillance, en « bateaux de secours », en douaniers, policiers, aides au retour, camps de rétention ou de réfugiés, c’est cela la solidarité de gauche ? Sans compter les milliards dépensés en armes, en avions de guerre, en hommes ou en « aides humanitaires » (qui ne servent qu’à entretenir la corruption)… La gauche fait pareil que ce que ferait la droite ou l’extrême-droite, juste en rajoutant que c’est très triste de voir des enfants morts sur les plages et qu’il faut faire quelque chose… Tous responsables ? « Oui les drames des migrants c’est affreux mais aussi ils n’ont rien à faire ici, ils font baisser le coup du travail, etc… Puisqu’on ne peut pas les accueillir décemment autant ne pas les accueillir…vous avez vu la misère déjà ici… » tu parles !

Et après on nous fait le coup du « attention au FN, ils sont racistes ! » Putain mais vous aussi ! Tous les gars de gauche qui ont voté « Hollande le socialiste » et qui se retrouvent aujourd’hui ne pas même voir qu’ils sont eux-mêmes victimes de la propagande qu’ils entretiennent, peur de la femme en burqa qui passe près d’eux, peur des noirs qu’ils croisent l’air hagard sur le bord des routes, qui pensent que les musulmans vont nous envahir demain tous munis de bombes autour de la ceinture, envoyés par des passeurs milliardaires qui travaillent pour les terroristes ! Et puis le coût du travail est trop cher, on ne se passera pas des entreprises, il ne faut pas trop taxer le capital et toutes ces conneries, qui les répète à longueur de journée si ce n’est la gauche, la droite et l’extrême droite ?

En demandant la fin de l’immigration (qu’elle soit légale ou non), le FN permet en réalité aux autres partis une escalade raciste et nationaliste sans changement brutal qui risquerait d’effrayer les peuples : à la place de nationalisme ils parlent de patriotisme, à la place de racisme ils utilisent les termes de « préférence nationale ».

Pour ma part je ne concède pas plus de légitimité au FN qu’au PS, et je serais bien embêté d’avoir à choisir entre l’un de ces deux partis, autant d’ailleurs qu’entre le PS et les Républicains… heureusement que je ne vote pas !

Maintenant, doit-on considérer la question d’une sortie de l’Euro ou de l’Europe comme un marqueur du positionnement de chacun sur l’échiquier politique ? Dorénavant on veut nous faire croire que qui veut la sortie de l’Europe est un nazi, alors qu’en réalité c’est sur un autre plan que doivent se juger ces choses : on peut vouloir sortir de l’Euro sans vouloir sortir de l’Europe, vouloir sortir de l’Europe et de l’Euro, ou même vouloir changer d’Europe, sans l’Euro !
Ensuite, doit-on considérer que vouloir la sortie de l’Euro (ou de l’Europe) est ou n’est pas d’extrême droite ? Mais si je ne suis pas pour une sortie de l’Europe cela ne veut dire ni que je soutiens le PS, ni que je refuse aux autres le droit d’en parler, ou d’en penser ce qu’ils veulent.

Il est d’ailleurs assez amusant de constater à quel point le problème de la sortie de l’Euro est politiquement insoluble : car si vous désirez la sortie vous êtes un nationaliste qui veut fermer ses frontières, mais si vous êtes contre la sortie vous êtes sous l’emprise des Allemands qui désirent une Europe fédéraliste à l’américaine -mais sous leur contrôle. Dans les deux cas vous êtes d’extrême-droite puisque l’Europe fédérale ne sera au bout du compte qu’une seule et même Nation, qui ferme ses frontières aux autres nations !

Et de fait, la droite se rapproche peu à peu des positions du FN en réclamant plus d’indépendance et de patriotisme, tandis que la gauche veut faire de l’Euro le seul critère d’union de l’Empire Européen.
Sauf que le problème du FN n’est pas l’Euro mais l’Europe, et que celui de la gauche ne devrait pas être l’Europe mais bien celui de l’Euro. Et comme le FN croit que pour se défaire de l’Europe il suffit de saboter l’Euro, il emprunte à l’extrême-gauche les termes du véritable enjeu qui devrait être le sien.

Un autre problème est que le FN veut sortir pour de mauvaises raisons, tandis que les deux autres veulent rester pour de mauvaises raisons aussi.
Et le danger commun à ces trois partis c’est qu’un groupe puisse un jour vouloir sortir, ou rester, mais pour de bonnes raisons (solidarité, humanisme, ce genre de valeurs qui ont disparu…). Monsieur Sapir rêve en croyant que le FN puisse un jour se ranger à ses « bonnes » raisons toutes capitalistes, non pas parce que le FN n’est pas capable de changer de discours, mais tout simplement parce qu’il s’y range déjà ! C’est quoi le « national-socialisme » à votre avis, sinon la défense de la nation avec une composante sociale ? Le socialisme est la négation de la Nation ! Le socialisme est internationaliste ou ce n’est pas du socialisme. Et il est anti-capitaliste, donc démocratique. Tout le reste c’est de la connerie.

Enfin, qui peut croire vraiment que le FN fera sortir la France de l’Euro, à part ceux dont la vue est raccourcie par la propagande qui se développe autour du diable que représente le FN ? Quelle blague !

A moins que de se vouloir un îlot de prospérité à l’islandaise la France est contrainte pour « garder son rang » (dont on se foutrait éperdument si ce rang n’était tenu que pour imposer misère et discrimination ; mais pas si c’est pour apporter la paix et la démocratie aux peuples), de rester au sein de l’Europe pour influencer celle-ci vers une meilleure gouvernance (socialiste pour de vrai), un havre de paix et de prospérité qui accueillerait, justement, toutes les misères du monde. Avant de poser sa réussite sociale d’intégration comme un exemple à suivre par les autres. L’Europe doit être le commencement de la démocratie. Ce n’est pas l’Europe qu’il faut supprimer mais les nations. Sauf que ce n’est pas pour les remplacer par un empire, mais par le socialisme, qui passe par la démocratie.

Car quand notre belle Europe sera devenue une belle dictature nationale-socialiste, qu’elle soit dirigée par le PS allemand ou par le FN français ne fera pas grande différence, pas plus que celle qui existe pour les Grecs après avoir voté pour un parti qu’on disait d’extrême-gauche.

Et si la raison économique est celle défendue par ceux qui se disent de gauche (comme une excuse), ou de droite « républicaine » (comme une justification)… elle ne tient pas deux minutes face à la réalité : là d’où ils viennent ces gens n’ont ni l’eau courante ni électricité 24 sur 24, leurs femmes et leurs filles risquent le viol ou l’esclavage, les hommes sont envoyés se battre, ils ont faim et aucune perspective ni de travail ni de paix. Et on leur reproche de vouloir quitter ces lieux hostiles ? Alors que ces migrations sont le résultat des politiques engagées par ceux-là mêmes qui participent à travers l’ONU ou l’OTAN à des stratégies géopolitiques obscures en dépensant des milliards qui seraient certainement plus utiles aux populations qui manquent de tout qu’à payer des bombes, des barbelés et des camps de réfugiés…

Alors maintenant, que Jacques Sapir soit d’extrême-droite, je ne vois pas le problème…je dois même dire que je m’en fous. Il dit bien qu’il est de gauche alors qu’il n’y est pas non plus : il est économiste ! Combien de temps ce petit jeu ridicule va-t-il durer ? Léa Salamé est-elle de gauche, Emmanuel Macron est-il de gauche, Manuel Valls est-il de gauche, êtes-vous de gauche ? Sérieusement, qu’ont-ils, qu’avez-vous donc de si différent de Marine Le Pen ? Ce n’est pas Sapir qui est d’extrême-droite, c’est le monde politique dans son ensemble, et aujourd’hui une grande partie des citoyens qui le devient. La seule chose qui les différencie est que la plupart des gens n’osent pas encore voter pour le FN car ils ont peur de l’image qu’ils donneront. Mais qui aujourd’hui dira qu’il n’a pas plus peur des « terroristes musulmans » que du FN, ne serait-ce que pour excuser son racisme latent ?

Tout ceci est une vaste fumisterie. Il n’y a pas de gauche en France, pas plus d’ailleurs qu’il n’y en a en Europe. Et quand je vois ces gens qui viennent s’échouer par milliers sur les ruines de nos démocraties, je me demande bien où il en existe encore une…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 6 Commentaires »

Ces salauds qui nous gouvernent

Posté par calebirri le 18 août 2015

Avant de commencer cette petite réflexion sur ces salauds qui nous gouvernent, je dois avouer que mon optimisme sur la nature humaine prend des coups répétés et profonds ; mais je refuse encore de céder face à cette adversité qui voudrait nous faire croire le contraire.

Il faut donc qu’il y ait quelque chose de « cassé » chez ces gens pour qu’ils puissent faire preuve de tant de cynisme, de tant de méchanceté, de tant de cruauté…

La question que je me pose en fait c’est comment ces hommes, qui sont pour moi des êtres comme les autres, doués de sentiments, de rêves, de déceptions et d’amour, ont pu ainsi basculer dans un univers mental qui puisse justifier d’envoyer des hommes se battre dans tel ou tel endroit de la planète, pour telle ou telle raison. De persister avec autant d’aplomb dans leurs mensonges, leurs « petits arrangements », leurs lourds secrets… Je voudrais savoir ce qui s’est passé dans leur enfance, ou dans leur vie, pour qu’un jour ils soient capables d’imaginer qu’en appauvrissant les peuples, qu’en les méprisant, qu’en les effrayant, ils puissent faire « quelque chose de bien » pour le futur des sociétés humaines…

Croient-ils réellement que leurs actions seront suivies de bienfaits pour le plus grand nombre ? Ont-ils à ce point perdu le sens des responsabilités, de la réalité, pour ne penser qu’à leur propre pomme et uniquement aux élections suivantes ? Ou ont-ils tout simplement adhéré à une idéologie qui considère la vie des hommes comme peu de choses, qu’il est indifférent que des enfants meurent de faim dans tel ou tel pays si la bourse continue de monter ? Considèrent-ils que « foutus pour foutus », il vaut mieux se servir avant que tout ne s’effondre ?

Tout cela est tellement absurde que je n’arrive pas à comprendre. Nos hommes politiques ne sont pas des idiots, et ils connaissent la situation bien mieux que nous-mêmes : ils ont accès à des informations de première main, ils ne sont pas censés prévoir la veille pour le lendemain : quand on voit avec quelle avance sont préparés les JO ou les « gros chantiers », on peut imaginer que le reste suit, non ?

Alors voilà : je veux bien comprendre que tous ceux-ci soient « pris dans un engrenage », ou tout ce qu’on voudra, mais ils le savaient avant. Je ne peux pas non plus accepter la théorie selon laquelle l’intérêt général est satisfait si l’on sacrifie dix hommes pour en sauver cent ; à ce compte la morale est respectée jusqu’au sacrifice de 49 !

Et puis je suis tombé l’autre soir sur une émission, « les routes de l’impossible », en Guinée Conakri : la misère y est intolérable. Pas d’électricité ou presque, pas de médecine ou presque, pas d’éducation ou presque. Un pays verdoyant au sous-sol gorgé de richesses, mais où des enfants de 5 ans passent 12 heures par jour à poncer du bois. Où des femmes perdent leur bébé à l’accouchement faute de moyens de communications, d’ambulances, d’outils adaptés. Où des enfants de deux ans et demi pèsent à peine plus de 6 kilos. Plus d’un enfant sur dix meurt avant 5 ans, disait la voix off. Une espérance de vie à 50 ans.

A cela il y a de nombreuses raisons, et toutes ne sont pas aisément contournables ; mais il en est une qui nous ramène directement à notre sujet (ainsi qu’à celui de l’émission) : les infrastructures. L’absence de route (la vétusté est un terme qui signifierait qu’il reste quelque chose) empêche tout développement économique, tout commerce, tout progrès. Les bandits profitent du chaos, il faut des heures pour faire 50 kilomètres, risquer sa vie pour aller quelque part, exploiter ou « louer » des enfants pour faire vivre sa famille… Les vaccins arrivent périmés dans les pharmacies, les ambulances aux couleurs de l’UNICEF d’il y a 15 ans arrivent toujours en retard, si elles arrivent…

Pendant ce temps là nos dirigeants pavoisent sur leurs projets et leurs réalisations, incapables de donner les quelques millions que demanderait la construction de routes dignes de ce nom. Je ne suis pas un connaisseur de l’Afrique et des liens qu’un pays comme la Guinée Conakri entretient avec la France, mais je crois savoir qu’ils existent encore tout de même un peu… Comment peut-on être à la tête d’un Etat comme la France et ne pas agir avant toute autre chose pour tenter de régler ce gravissime problème ?

Non, sans doute cet autre petit reportage que j’ai regardé le lendemain fera bien plus parler de lui : des millions de poussins broyés ou étouffés car non rentables pour l’industrie. Des parlementaires et des associations se sont emparés de ce scandale (je ne nie absolument pas la monstruosité de ces pratiques : la vidéo qui est liée à l’article ne précise pas pour rien que certaines images peuvent choquer), et on peut être à peu près certains que les choses vont bientôt (et fort heureusement) changer dans les « poussinnières » françaises.

Mais où sont donc les parlementaires qui s’insurgent contre les ignobles conditions faites aux petits Guinéens ? où sont les associations qui s’insurgent contre l’inaction du gouvernement en la matière, et surtout avec quel résultat ?
Faut-il y voir la conséquence de la théorie du « mort-kilomètre » (plus les morts sont éloignés de nous, moins nous sommes touchés par elles) ou le fait que nos élus, même s’ils compatissent au sort des Africains, calculent qu’il est plus judicieux pour leur carrière de défendre des poussins que des noirs ? Où bien en sont-ils arrivés à croire que les noirs sont pauvres parce qu’ils le veulent bien, tandis que les poussins n’ont rien demandé ? Mais si ce qui est écrit ici est vrai, nous avons peut-être alors un début de réponse : nous ne sommes riches que parce qu’ils sont pauvres. Et nous ne faisons rien pour que cela change.

Cela me dégoute profondément. Comment pourrais-je voter encore ? Il faudrait mettre ces salauds qui nous gouvernent en prison, les nôtres et ceux des autres pays, au lieu de voter pour eux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

12345...18
 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...