les assurances

Posté par calebirri le 24 avril 2008

Dans le principe, une assurance est une garantie contractée par un acheteur, utilisée dans le cas où un problème empêcherait l’utilisation ou le remboursement d’un bien.

 

Une assurance contre l’incendie doit rembourser les dégâts causés par le feu.

Une assurance automobile les dégâts provoqués lors d’un accident, une assurance maladie les frais occasionnés par un traitement médical. Il existe une assurance pour presque tous les types de problèmes susceptibles de survenir, et les contractants font chaque année faire aux compagnies d’assurance des bénéfices considérables.

 

Depuis de nombreuses années maintenant certaines assurances sont obligatoires, comme pour la voiture ou l’achat d’une maison. Mais le système change peu à peu, et des « surprimes » sont régulièrement ajoutées au tarif de base proposé par les compagnies.

Aujourd’hui un jeune conducteur masculin va payer son assurance plus cher qu’une femme, et un homme diabétique aura beaucoup de mal à faire assurer l’emprunt de sa maison.

 

Les compagnies d’assurance en viennent même à exiger des garanties scandaleuses pour l’obtention du droit de payer une assurance. Le dossier médical que doit fournir tout contractant d’une assurance pour son crédit est une enquête minutieuse sur le passé du client, et ce au mépris du secret médical, et de la vie privée. Bien que le secret médical et la vie privée soient des droits protégés par la loi, il me semble fort probable que l’assureur respecte les droits de son client lorsqu’il lui fournit les tarifs de sa compagnie : s’il paye plus cher, c’est qu’il a un problème. Que ce soit par le risque que comporte son travail ou sa pathologie, le client refusé ou surtaxé est discriminé de fait par sa situation.

 

« Les hommes naissent libres et égaux en droit ». Un diabétique ne serait-il donc pas l’égal d’un non diabétique ? Si au moins l’assurance n’était pas obligatoire, la liberté serait respectée !

 

Le travail d’une assurance ne consisterait-il à régler que les problèmes non prévisibles ? Mais même dans ce cas, la mort prématurée d’un alcoolique n’est pas plus prévisible que celle d’un ascète. Il y a des alcooliques qui ne meurent pas d’une crise de foie à 5O ans, et des ascètes mourant d’une indigestion à 35 ans. D’autant que si les assurances n’assurent que ce qui n’arrive jamais, elles n’ont plus de raison d’exister. Et si on m’obligeait à m’assurer contre l’explosion de la planète, je suspecterai l’assurance de me vendre un produit inutile. Si la médecine était capable de lire dans l’avenir, on indiquerait simplement au client la date de sa mort, en l’assurant uniquement jusqu’à cette date. Mais si le client était sûr de ne rien craindre jusqu’à cette date, à quoi lui servirait donc cette assurance ?

 

Aujourd’hui je suis assuré pour ma voiture, et si toutefois un accident survient sans que j’y sois pour quelque chose, je dois pour être indemnisé régler un montant forfaitaire qui peut dépasser le montant de l’indemnisation. Cela veut dire que je paye tous les mois une somme pour me garantir des accidents causés par les autres, et que lorsque celui-ci arrive, je dois en plus ajouter une somme égalant parfois le montant annuel de ma cotisation. Si je fais le calcul, et dans le cas où je suis sui un conducteur attentif (ou que je n’utilise que rarement mon véhicule), il me reviendrait moins cher d’assumer le montant des réparations à effectuer dans le cadre d’une réparation.

 

Et pour peu que je sois un inconditionnel de l’accident de la route, mon assurance refusera tout bonnement de me prendre en charge. Comme si l’assureur ne voulait comme client que ceux sur lesquels elle était sûre de gagner de l’argent.

 

Pour ma maison c’est pareil. Je suis assuré contre l’incendie, mais qu’arrive-t-il si je suis responsable d’avoir oublié le gaz pendant mes vacances ? L’assurance ne me couvre pas. Elle ne me couvre que dans le cas où un individu s’introduirait chez moi et allumerait volontairement le gaz. Chose qui a quand même beaucoup moins de chances d’arriver, vous en conviendrez. L’assurance ne prend pas trop de risques à protéger des maisons en montagne de l’inondation, refusant celles proches de la mer, mais peut-être les garantissant contre les avalanches.

 

Les enquêteurs à la solde des assureurs sont des détectives qui cherchent sans relâche la faille dans les déclarations des clients. Un individu voyant sa maison brûlée par un incendie peut être suspecté d’avoir mis lui-même le feu à sa maison, et la femme pleurant la mort accidentelle de son mari n’est pas à l’abri d’apprendre le suicide de celui-ci.

 

Finalement les assurances d’obligatoires sont devenues inutiles car elles ne couvrent que des dégâts qui n’ont que très peu de chances d’arriver. Le moyen le plus sûr serait donc d’arrêter de boire, de fumer, de faire du sport et surtout de vieillir. Si l’on pouvait aussi cesser de travailler et de tomber malade nous serions des clients modèles, à condition bien sûr de ne pas sortir de chez soi, et bien entendu de ne jamais changer une ampoule.

 

Bien entendu ces recommandations ne s’appliquent pas aux riches qui peuvent faire n’importe quoi tout en restant assuré. Mais de toutes façons, j’y pense : les pauvres n’arrivent pas jusqu’à l’assurance du crédit puisqu’ils ne peuvent pas acheter ! Et qu’ont-ils besoin de se faire rembourser des biens qui ne valent rien ? À croire que l’assurance ça ne sert à rien. Dommage qu’elle soit obligatoire !

 

caleb irri

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