les enfants en prison

Posté par calebirri le 11 octobre 2008

Un jeune de seize ans se suicide dans une prison. C’est le cinquième depuis le début de l’année, si j’ai bien tout compris.

Depuis, toutes les hypothèses ont été évoquées : les mauvais traitements infligés par les autres détenus, ou même par la hiérarchie, le chantage au suicide ou une erreur de diagnostic psychologique…

 

Lorsqu’un autre jeune tente, le lendemain, de mettre également fin à ses jours, on ne parle que de l’endroit d’où ce jeune provient : la même prison de Metz, cette prison qui a vu hier encore un jeune s’échapper… juste après le passage de la ministre de la justice.

 

Le fait divers s’amplifie en « affaire » lorsque les syndicats de gardiens pénitentiaires font état des nombreuses réclamations restées sans suite. Mais le pire n’est pas là.

 

Le pire c’est l’hypothèse retenue par les médias après ces évènements dramatiques : un « jeu » auquel joueraient ces détenus mineurs, pour obtenir je ne sais quel caprice refusé par l’autorité pénitentiaire.

Comment peut-on être aussi cynique ? la mort, un jeu ?

 

Peut-être en fin de compte, mais les causes n’en sont pas le caprice ou le défi à l’autorité ; ce qui devrait sauter aux yeux des personnes évoquant cette histoire.

La cause de ces suicides est à mon avis évidente, et je suis révolté de l’aveuglement de tous quant à celle-ci : ce sont des enfants, rien de plus.

Des enfants qui, par jeu ou par désespoir, mettent fin à leur courte vie, enfermés qu’ils sont pour des actes certes répréhensibles mais dont l’inconscience est à l’image de leur suicide : irresponsable.

 

Comme cette affaire de gamins s’amusant bêtement à jeter des pierres sans réfléchir à qui peut se trouver dessous, et qui se retrouvent en prison pour n’avoir pas réfléchi (n’est-ce pas le propre de l’enfance de ne pas réfléchir aux conséquences de leurs actes, si graves soit-elles ?).

A treize ans on est encore des enfants.

 

Et si un enfant travers la rue sans regarder, et se fait renverser : va-t-on l’accuser de n’avoir pas pensé à regarder ? jusqu’où peut-on aller dans cette voie ?

Si un enfant jette son papier de chewing-gum par la fenêtre de ma voiture, qu’un motard l’évite en faisant une embardée, qui fait freiner la voiture de derrière, provoquant un accident entraînant la mort d’un autre enfant mal attaché à l’arrière de sa voiture, va-t-on me mettre en prison ? ou bien le père de l’enfant mort ? ou encore doit-on accuser l’enfant lui-même, qui à douze ans aurait du signaler à son père qu’il était mal attaché ?

 

Aujourd’hui il est presque interdit de donner la fessée à ses propres enfants, et ils risquent la prison sans transition pour avoir joué au un jeu stupide de celui qui lance le plus loin…

Dans des cellules trop petites pour le nombre d’occupants, souvent traités sans distinction des délits commis, et incapables de s’adapter à un lieu où ils n’ont rien à faire.

 

caleb irri

 

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censure sur le monde ?

Posté par calebirri le 18 septembre 2008

Les Etats-Unis sont toujours en avance : à l’heure où la première économie mondiale se voit contrainte de nationaliser certains grands de la finance victimes de la dérèglementation, on peut lire sur lemonde.fr, rubrique économie : « l’UMP veut déréglementer le secteur des médias ».

 

Encore un rapport fameux qui sera applaudit des deux mains par tout le monde, puis sur lequel on va polémiquer bien fort quelques jours histoire de faire un semblant de débat démocratique, pour être voté aussitôt qu’il sera oublié par les médias, sans que celui-ci ait été modifié d’un iota. Au suivant.

 

Mais il faut quand même tenter le coup d’en parler, ne serait-ce que pour se donner bonne conscience, et malgré la vanité des mots qui ne valent rien s’ils ne sont pas entendus…

 

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : déréglementer le secteur des médias, c’est créer la possibilité d’une censure beaucoup plus dure que celle que nous connaissons.

 

Il me faut vous résumer l’article concernant ce rapport, article consultable à l’adresse http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/09/17/l-ump-veut-dereglementer-le-secteur-des-medias_1096445_3236.html#ens_id=1076545.

 

Pour commencer, on pourrait s’étonner de l’intitulé de la lettre de mission (« analyser le défi de la migration vers le numérique des entreprises de médias et formuler des propositions de mesures d’accompagnement pour faciliter cette mutation ») qui semble peu en rapport avec les quatre recommandations retenues dans l’article :

-l’ouverture du capital de l’Agence France Presse

-la création auprès du premier ministre d’un observatoire du pluralisme dans la presse

-la libéralisation de la règlementation des points de vente

-supprimer les seuils de détention capitalistique

A présent, regardons de plus près ces recommandations et tâchons de bien comprendre de quoi il s’agit.

- Pour la première, il semble que l’ouverture du capital de l’AFP soit un bon moyen de transformer la première source d’informations française à peu près indépendante du pouvoir en société d’épuration de l’information (à sa source qui plus est) à la solde du gouvernement. Rien de plus sûr, les plus riches sont tous les amis du président.

- La deuxième recommandation doit être censée rassurer les derniers réfractaires à la première en créant un observatoire de la pluralité, si j’ai bien compris sous la direction du premier ministre. On sent d’avance l’impartialité des observations.

- La troisième préconise plus de point de vente « pour en augmenter le nombre et l’efficacité ». je veux bien y croire, si l’on vend partout le même journal la propagande médiatique sera plus efficace.

- Tout cela pour arriver au gros morceau, la quatrième recommandation, « autoriser un groupe de médias à posséder une télévision, une radio et un quotidien de dimension internationale », pour « constituer des champions de taille mondiale ». A la vue de celle-ci, j’ose émettre quelques doutes sur la pluralité et les garanties que propose ce rapport.

A mon avis, pour bien interpréter ce rapport, il faut sans aucun doute attendre la conclusion de cet article, une parole éclairante du président français : « il faut créer les conditions d’un modèle économique viable ».

Peut-être les groupes de médias français tels que Lagardère et Bouygues ne sont pas aussi riches que Murdoch, mais il ne me semble pas qu’ils soient pour autant si misérables…

Enfin, le pire dans tout ça, c’est que le journaliste qui a rédigé cet article a sans doute retenu plusieurs fois ses doigts durant sa rédaction, pour ne pas commettre l’irréparable faute d’émettre un quelconque jugement sur ce rapport ; ce qui pourrait, par les temps qui courent, être considéré comme une faute professionnelle.

J’espère cependant que l’on sera clément avec lui, et que le fait que j’en parle ne lui portera pas préjudice, car j’ai tout de même remarqué une petite remarque suspecte de la part de ce rédacteur : il écrit : « parmi les recommandations de ce rapport, qui devrait faire des vagues ».

Ne se moquerait-il pas du gouvernement ?

 

caleb irri

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les socialistes ont de l’avenir

Posté par calebirri le 17 août 2008

Les socialistes ont de l’avenir

 

J’ai aperçu quelques articles, quelques sondages même, exprimant l’opinion que le parti socialiste (pour les socialistes eux-mêmes) serait en perdition.

C’est vrai.

Et c’est tant mieux.

Pour le socialisme.

 

L’ouverture voulue par le président aurait pu être celle désirée de la gauche, et ce à tel point qu’il est désormais impératif de préciser aux spectateurs de l’info à quel bord appartiennent les intervenants : on ne les distingue même plus.

A force d’avoir trop voulu marcher sur les plates bandes du « réalisme politique », le Parti socialiste est devenu inutile au peuple, et même à la droite.

 

Mais en rendant obsolète le Parti socialiste, il n’est pas évident que le gouvernement ait perdu un ennemi. La contestation n’est plus que socialiste, elle est générale. Et plus forte.

 

Car le Parti socialiste a déçu tout le monde, jusqu’aux plus fervents. Le peuple cherchant à gauche n’a pas trouvé, et se reporte à l’extrême gauche. Les «non »-prises de position des dirigeants socialistes, qui n’ont pas compris l’intérêt d’une alliance (que ce soit avec le Modem ou l’extrême gauche) sont en train de compromettre totalement leurs chances de revenir au pouvoir.

 

J’espère cependant qu’à l’heure du choix et du concours de bassesses habituelles et inéluctables en rase campagne le mouvement de fond qui accompagne ce juste désenchantement se fédérera ailleurs. Car la droite et la gauche n’ont qu’un seul et même souci : ils savent que la maison brûle, et tentent de piller le maximum avant l’effondrement. Ils préviendront les pompiers quand tout sera par terre.

 

 

caleb irri

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fumer

Posté par calebirri le 16 juillet 2008

J’ai la vilaine habitude de fumer.

Comme tout un chacun depuis quelques années déjà, je suis malgré moi assujetti au message « préventif » désormais inscrit sur chaque paquet de tabac : des mises en garde variées, et très explicites, tout cela en gros caractères noirs sur fond blanc.

 

Ce n’est pas qu’on ignorait les dangers du tabac, mais cette mesure a été « imposée » aux producteurs pour qu’il n’y ait plus de doute possible.

 

J’ai volontairement placé le terme « imposée » entre guillemets, et ce pour la simple et bonne raison que les formidables lobbies du tabac n’ont pas eu l’air de se battre à la hauteur des enjeux annoncés.

La France a toutefois échappé aux images proposées dans certains pays, mais je doute de leur efficacité : un bout de papier plié suffi largement à l’oublier…

 

Enfin. S’il n’est pas sûr que cette loi eût un effet majeur sur la consommation de tabac, il en est un non négligeable ; et que je m’étonne de n’avoir pas remarqué avant : les industries productrices sont désormais légalement couvertes. Plus de poursuites pénales possibles à leur encontre, nous étions prévenus ! et quand on voit la multiplicité des messages diffusés, on comprend mieux la place qui leur est accordée sur ces paquets.

 

Encore une entourloupe qui, sous couvert de protéger les citoyens, protège en définitive un coupable libre d’ajouter encore plus de saletés dans ses produits ; on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

 

caleb irri

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La critique est à la mode

Posté par calebirri le 2 mai 2008

A ceux qui critiquent le gouvernement et se plaignent de sa politique, qu’ils soient enfin rassurés :

Le journalisme critique a de beaux jours devant lui. Il faut être honnête, l’activité du gouvernement est une manne presque intarissable pour ceux qui se délectent de ses erreurs. Partout fleurissent les déçus, les énervés, les marginalisés, et avec eux de nombreux sujets de critiques. La précipitation avec laquelle sont menées les réformes permet une masse non négligeable de décryptage à effectuer, et est ainsi susceptible de créer de nouveaux emplois.

 

A l’heure où les grands médias nationaux sont en difficulté, on s’aperçoit également que les sites d’information participatifs montent en puissance, car les déçus augmentent au fur et à mesure que les réformes s’enchainent. Et les nouveaux déçus sont autant de lecteurs potentiels, ainsi que des critiques avisés : ils savent de quoi ils parlent.

 

Je m’interroge alors sur le potentiel commercial d’une telle base de lecteurs : serait-il possible d’atteindre un public assez large pour permettre la création de nouveaux journaux papier, un journal réellement engagé dans la critique, mélangeant les intervenants amateurs et encadré de professionnels, et qui conviendrait à ceux qui n’ont plus le goût pour les médias aseptisés ?

 

caleb irri

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le cannabis

Posté par calebirri le 27 avril 2008

Le cannabis est un problème dont on ne parle pas assez.

En effet un très grand nombre de personnes consomment cette substance, qui a longtemps été considérée comme une drogue douce, et qui aujourd’hui est traitée comme une drogue dure.

Les consommateurs réguliers, ces dernières années, ont une difficulté grandissante à s’en procurer. Qu’on s’entende bien sur le fait que je ne remets pas en cause la nocivité du produit, comme celle du tabac ou de l’alcool… seulement il apparaît que la cocaïne et autres extasies sont plus faciles à trouver que le cannabis, ce qui m’effraie pour l’avenir.

Je sais qu’en hollande par exemple, la légalisation de cette substance n’a engendré ni plus de morts en voiture, ni plus de drames familiaux qu’il y en a en France, car le cannabis est la seule drogue avec laquelle il n’existe pas d’overdose.

Le problème de l’interdiction est qu’il engendre non seulement la prospérité des dealers (petits et gros), mais aussi une baisse conséquente de la qualité des produits. Pour compenser la pénurie, des vendeurs peu scrupuleux veulent récupérer leur marge sur le poids du produit, en y ajoutant des substances autrement plus dangereuses qu’est le cannabis à l’origine.

Les dealers, que ce soit en banlieue ou ailleurs, sont entretenus dans leur commerce par cette interdiction, qui n’a que des effets désastreux en terme de violence et d’économie.

Je ne comprends pas comment un dirigeant peut ne pas comprendre l’avantage qu’il y aurait à la légalisation, ou même dans un premier temps à la dépénalisation.

Tout d’abord le consommateur moyen est une personne qui ne recherche pas le profit, mais simplement un produit. Le dealer est souvent un consommateur qui, faute d’en avoir les moyens, vend ce produit dans le but de s’offrir sa consommation. Nul doute sur le fait que la plupart des consommateurs préfèreraient éviter le marché parallèle pour s’offrir la qualité.

Ensuite, une activité commerciale légale permettrait à l’Etat de taxer cette vente, et en même temps de focaliser les efforts des agents douaniers sur les drogues dures qui ravagent les jeunes, riches comme pauvres.

Une activité légale est une activité réglementée, et la santé n’est pas le dernier souci des consommateurs.

A ce propos, les consommateurs ne fument du tabac avec le cannabis que pour des raisons économiques, et bon nombre de fumeurs seraient ravis de n’avoir pas à ajouter de tabac à leur consommation.

Une activité dépénalisée serait déjà une avancée, car elle permettrait aux consommateurs leur propre production, ce qui enrayerait presque immédiatement l’intérêt pour le marché noir. Et pas de marché noir, c’est moins d’argent sale, moins d’armes et moins de violence. Plus d’argent pour l’Etat, la mort économique des petits dealers et leur retour sur les bancs de l’école.

Moins de petits dealers, c’est moins de possibilités pour les jeunes de trouver cette substance très jeunes. Les buralistes vendant des cigarettes à des mineurs sont condamnables, ils pourraient l’être aussi pour le cannabis.

Cela n’empêche pas la prévention, à savoir que comme l’alcool le cannabis n’est pas à conseiller à des dépressifs ou certaines pathologies, et que toute combustion est mauvaise pour la santé. Et que, comme pour tout, l’abus est dangereux pour la santé.

 

caleb irri

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