comment faire la révolution

Posté par calebirri le 22 mars 2009

Pour combattre le système qui nous oppresse, il est primordial de le connaître. Facile à dire, mais impossible à faire. Les règles internationales, ou supranationales, sont non contraignantes au niveau d’un Etat qui ne serait pas signataire de ces textes. Restent les lois nationales, dont les préceptes fondateurs sont inscrits dans une constitution. Cette constitution est le sommet d’une pyramide qui possède de nombreux étages, et dont la base la plus large est formée des applications concrètes définies par le journal officiel. Ce journal est librement consultable, pour peu qu’on ait le temps d’y consacrer quelques siècles.

 

Les lois qui régissent nos actes sont un amas sans cesse renouvelé d’adaptations, de reprises ou de changements, et il n’est pas rare de découvrir l’origine de certaines dans le code civil napoléonien. Qui pour la plupart sont déjà le reliquat de lois et de traditions séculières. Impossible d’imaginer sortir quelque chose de ce fatras, à moins que d’y perdre non seulement son latin, mais aussi sa raison. Il ne faut même pas chercher à prendre le problème par ce bout là : c’est comme si on préférait à tout prix réparer une maison qui s’écroule au lieu de la refaire de zéro.

 

Car si les lois sont modifiables, la constitution l’est aussi. C’est à mon avis par là qu’il faut commencer. En France, la constitution a été modifiée il y a peu, et ce texte est capable d’être digéré, pour peu qu’on s’en donne la peine. Elle définit clairement les pouvoirs du gouvernement, ainsi que les limites de ces derniers. Elle définit également les droits et devoirs des citoyens, qui doivent de gré ou de force se soumettre à l’autorité d’un gouvernement démocratiquement élu.

 

Ce texte primordial est censé se référer à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, texte qui lui même pourrait juridiquement être remis en cause (ce qui a déjà été fait). Cela signifie donc que les textes fondateurs d’un Etat comme la France sont modifiables, et ce de bout en bout. Mais cela reste théorique, car concrètement le changement constitutionnel est dépendant des lois qui dépendent de la constitution. Pour changer radicalement la constitution, il faudrait en réalité que le fatras décrit plus haut soit intelligible non par ceux qui font les lois, mais par la base citoyenne qui élit ceux qui font les lois. Sans cela, peu de chances réelles de changement. Comme on l’a vu pour le traité européen, d’une part les citoyens n’ont pas les moyens de connaître le texte dans sa globalité, et de l’autre les politiques censés nous éclairer sont eux mêmes soit aussi incompétents que les citoyens, soit capables d’en dire volontairement n’importe quoi. Ensuite, on voit bien que les lois autorisent et le référendum, et en même temps autorisent de ne pas se préoccuper de celui-ci. Les seuls changements possibles ne sont pas ceux que le peuple est en droit d’attendre.

C’est comme le suffrage universel direct : s’il est intrinsèquement une bonne chose, il ne peut malheureusement être démocratique qu’à condition du caractère « éclairé » des citoyens. Sans cela il restera une illusion.

Alors que faire ?

 

Prenons le concept de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » inscrit dans « la charte des Nations-Unies » de 1945. Il réaffirme ce droit, et permet à un peuple de déclarer son indépendance. Ensuite et depuis 1980, la France a signé le « pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui stipule : « tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. » Je ne reviendrai pas sur les nombreuses atteintes aux droits protégés définis, mais il serait tout de même intéressant de s’interroger sur la force de contrainte des Nations-Unies. Mais ce n’est pas le sujet. En théorie ces droits existent et doivent s’appliquer. De même pour le droit à l’autodétermination.  

 

 

 

Ainsi il devient théoriquement possible de créer une nouvelle constitution, librement et sans violence, et protégée par le droit international. Il ne reste plus qu’à l’écrire… si elle est juste, elle trouvera et un peuple, et un territoire.

 

caleb irri

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j’accuse oui, mais tout le monde!

Posté par calebirri le 2 mars 2009

J’accuse le président de tenter d’établir un régime autoritaire sous couvert d’une crise dont il profite

 

J’accuse le gouvernement de soutenir la politique du président pour des raisons viles, à savoir l’avidité de pouvoir et d’argent, et ce bien qu’ils connaissent le but de cette politique.

 

J’accuse l’UMP et tous ses membres influents de lâcheté, car malgré leur mécontentement évident ils ne disent rien.

 

J’accuse la gauche tout entière de n’être plus à gauche, et d’avoir abandonné son rôle d’opposition.

 

J’accuse les extrêmes de souffler sur les braises sociales et de faire ainsi le jeu du gouvernement en place en justifiant les mesures sécuritaires  prises par ce dernier.

J’accuse les citoyens de tout bord de voter, et ainsi de perpétuer cette illusion démocratique qui consiste en réalité à faire élire le plus habile au jeu du marketing.

 

J’accuse les non-votants de se complaire dans l’inaction, au risque de devenir complices du résultat des votants.

 

J’accuse les pauvres de se satisfaire de leur misère, et les riches de faire croire à leur générosité.

 

J’accuse les parents de laisser détruire l’héritage qu’ils lègueront à leurs enfants, et j’accuse les enfants de suivre les conseils de leurs parents.

 

J’accuse les travailleurs de participer au système qui les achète, et j’accuse les chômeurs de participer également à ce système.

 

J’accuse les religions de pousser l’homme à se battre au nom d’un dieu qu’ils bafouent, et j’accuse les athées d’avoir abandonné l’espérance.

 

J’accuse les Etats de saboter la planète pour de l’argent, et j’accuse l’argent de saboter les Etats.

 

J’accuse enfin les hommes tous ensemble, qui parviennent toujours à faire la guerre alors qu’ils désirent la paix

 

caleb irri

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les religions, leurs églises et la politique

Posté par calebirri le 17 février 2009

Lorsque l’on évoque les religions, il faut avant tout distinguer les mythes fondateurs qui les meuvent, de leurs églises qui ne sont que les interprétations de ces mythes.

 

Ces mythes fondateurs remontent très loin dans le temps, et il est scientifiquement impossible de faire la preuve de leur authenticité. Certains éléments historiques sont certes réputés vrais, mais de nombreux éléments semblent pourtant devoir n’appartenir qu’à l’hypothétique, ou à la foi.  Ensuite, tous les textes originaux ont bien sûr disparus, et sont le fruit d’une compilation d’écrits sélectionnés et traduits par leurs fidèles, qui n’ont selon toute vraisemblance aucune autre légitimité que celle de s’être institués « compilateurs ».  Il suffit pour étayer mes dires de s’attarder un peu sur les conditions d’imposition de la « Vulgate » comme seule traduction autorisée durant de nombreux siècles, et qui est à l’origine de tous les conflits avec les protestants qui la contestaient. Et pour compléter le tableau, il faut toujours prendre en compte les ajouts « apocryphes » qui, faute de validation historique par les églises reconnues, sont laissés dans l’ombre en pâture aux amateurs de mystère.

 

Les églises crées à partir de ces mythes fondateurs ont tout d’abord pris la peine de valider ces écrits (après traduction ou compilation), et les ont ensuite interprété, s’adaptant sans cesse aux nouvelles contradictions apportées par la science et par les évènements historiques. Leur légitimité est elle aussi quasi « mythique », car leur contribution à la religion ne s’est si l’on peut dire que limitée à son interprétation. Ceci n’est évidemment pas peu, car le travail d’interprétation de paraboles et de textes philosophiques dépend essentiellement de ce qu’on veut leur faire dire : j’en veux pour preuve le fait que, dans un souci d’éducation de la population, l’Eglise catholique a longtemps préféré expliquer les images que d’apprendre à lire à ses fidèles…

D’autant que ce travail d’interprétation aboutit à la création de règles aisément compréhensibles et applicables, et à la stricte observance de celles-ci. A quelques arrangements près bien sûr…

 

S’il est une chose que les progrès scientifiques et philosophiques ont permis d’établir d’une manière quasi certaine, c’est que toutes les religions ne sont que les différentes faces d’une même spiritualité, car elles racontent toutes plus ou moins la même histoire : celle d’un homme providentiel désirant changer la nature des relations entre les hommes en instaurant un monde d’écoute et de partage, et qui entraîne derrière lui des peuples entiers, des générations censées accomplir les prophéties du prophète. Ce qui se termine en général par de formidables guerres entre le bien et le mal, où les méchants finissent par périr, et les gentils par recréer un paradis sur terre, paradis qui pourrait cependant sembler inutile aux vues des félicités éternelles promises autrement. Toutes sans exception glorifient cependant l’amour des autres et le don de soi, et prétendent faire  supporter aux hommes les maux terrestres comme une épreuve dont ils sortiront vainqueurs, pour peu qu’ils comprennent que le bonheur de l’éternité se vit au présent, et que la mort n’est pas redoutable pour celui qui a bien vécu.  

Mais les historiens ont aussi fait leur travail, et bon gré mal gré ont fini par faire éclater une vérité historique : ces églises (sous couvert de suivre les préceptes de leur religion) sont responsables de plus de morts qu’aucun autre fléau du monde, et finissent par engendrer elles-mêmes les monstres qu’elles redoutent, accomplissant ainsi les pires prédictions de ces prophètes dont elles sont censées retransmettre la parole.

 

Malheureusement et comme par un fait exprès, les Eglises qui prétendaient faire vœu de pauvreté et d’abstinence se sont retrouvés avec le temps en opposition totale avec les règles qu’ils professaient. Mais leur pouvoir était tel qu’ils n’en voulaient rien abandonner, la contradiction n’étant pas un véritable problème pour ceux qui accordent leur théorie aussi bien avec un soleil tournant autour de la terre que le fait contraire, et qui à « œil pour œil dent pour dent » peuvent répliquer « si on te frappe sur la joue droite, tend la joue gauche » sans se départir de leur sérieux. Le yin et le yang sont encore plus efficaces car en cette théorie réside tout, et son contraire.

Pour le reste, il n’y a que la politique qui fasse perdurer certaines traditions, en les disposant à des moments clés d’une année autrefois rythmée par le travail aux champs. De nombreux dogmes sont ainsi devenus inutiles, et sont peu à peu rentrés dans le domaine de la superstition.

 

On pourrait se demander, après ce si sombre tableau qui forme aujourd’hui un imbroglio inextricable, si les contradictions profondes des Eglises avec leurs textes fondateurs, avec leurs propres règles, et si les évidentes parentés philosophiques de pratiquement tous les messages dispensés par les prophètes de toutes les religions ne pourraient pas aboutir à l’anéantissement des religions dans leur forme actuelle ? Si toutes les spiritualités se rassemblaient dans ce qu’elles ont de commun, elles deviendraient une force incalculable, cela en supprimant définitivement leurs intermédiaires douteux qui ont conduit à tant d’horreurs… Car les ennemis des religions ne sont pas les autres religions mais les hommes qui les interprètent.

Si un nouveau messie arrivait aujourd’hui, il ne fait aucun doute qu’on le crucifierait comme on en a sans doute crucifié plus d’un déjà. Car peu à peu la religion les prophètes et autres messies se sont retrouvés les ennemis des Eglises, comme le décrit si bien Dostoïevski dans les frères Karamazov.

Malheureusement, il faut croire que les Eglises ont encore du pouvoir, et que les temps de crise ne vont faire que le renforcer. Comme au temps des monarchies de droit divin, les gouvernants utilisent largement les Eglises pour créer d’une part une espérance chez les misérables (« la religion est l’opium du peuple »), et d’une autre part un formidable point d’appui lorsque viennent les temps où trouver un ennemi est nécessaire à la paix sociale.

 

Au bout du compte, les politiques laissent faire des religions (leurs églises donc) car elles leur sont utiles, et ils sont en même temps sont fascinés par les mystères qui les entourent et auxquels ils n’ont pas accès. Ils finissent par se faire mystifier et peuvent rapidement mettre leur pouvoir au service de l’église qui les a convaincus. Après, il suffit de lire quelques milliers de pages pour connaître l’avenir : de puissants illuminés croyant être les envoyés d’un Dieu participeront au combat du Bien contre le Mal, combat d’où jaillira un nouveau messie, qu’ils s’empresseront sans doute de crucifier une nouvelle fois, tout convaincus qu’ils sont d’être le seul véritable héros du monde… et pour ceux qui n’ont pas la patience, on voit cette histoire dans tous les films !

 

caleb irri

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les enfants en prison

Posté par calebirri le 11 octobre 2008

Un jeune de seize ans se suicide dans une prison. C’est le cinquième depuis le début de l’année, si j’ai bien tout compris.

Depuis, toutes les hypothèses ont été évoquées : les mauvais traitements infligés par les autres détenus, ou même par la hiérarchie, le chantage au suicide ou une erreur de diagnostic psychologique…

 

Lorsqu’un autre jeune tente, le lendemain, de mettre également fin à ses jours, on ne parle que de l’endroit d’où ce jeune provient : la même prison de Metz, cette prison qui a vu hier encore un jeune s’échapper… juste après le passage de la ministre de la justice.

 

Le fait divers s’amplifie en « affaire » lorsque les syndicats de gardiens pénitentiaires font état des nombreuses réclamations restées sans suite. Mais le pire n’est pas là.

 

Le pire c’est l’hypothèse retenue par les médias après ces évènements dramatiques : un « jeu » auquel joueraient ces détenus mineurs, pour obtenir je ne sais quel caprice refusé par l’autorité pénitentiaire.

Comment peut-on être aussi cynique ? la mort, un jeu ?

 

Peut-être en fin de compte, mais les causes n’en sont pas le caprice ou le défi à l’autorité ; ce qui devrait sauter aux yeux des personnes évoquant cette histoire.

La cause de ces suicides est à mon avis évidente, et je suis révolté de l’aveuglement de tous quant à celle-ci : ce sont des enfants, rien de plus.

Des enfants qui, par jeu ou par désespoir, mettent fin à leur courte vie, enfermés qu’ils sont pour des actes certes répréhensibles mais dont l’inconscience est à l’image de leur suicide : irresponsable.

 

Comme cette affaire de gamins s’amusant bêtement à jeter des pierres sans réfléchir à qui peut se trouver dessous, et qui se retrouvent en prison pour n’avoir pas réfléchi (n’est-ce pas le propre de l’enfance de ne pas réfléchir aux conséquences de leurs actes, si graves soit-elles ?).

A treize ans on est encore des enfants.

 

Et si un enfant travers la rue sans regarder, et se fait renverser : va-t-on l’accuser de n’avoir pas pensé à regarder ? jusqu’où peut-on aller dans cette voie ?

Si un enfant jette son papier de chewing-gum par la fenêtre de ma voiture, qu’un motard l’évite en faisant une embardée, qui fait freiner la voiture de derrière, provoquant un accident entraînant la mort d’un autre enfant mal attaché à l’arrière de sa voiture, va-t-on me mettre en prison ? ou bien le père de l’enfant mort ? ou encore doit-on accuser l’enfant lui-même, qui à douze ans aurait du signaler à son père qu’il était mal attaché ?

 

Aujourd’hui il est presque interdit de donner la fessée à ses propres enfants, et ils risquent la prison sans transition pour avoir joué au un jeu stupide de celui qui lance le plus loin…

Dans des cellules trop petites pour le nombre d’occupants, souvent traités sans distinction des délits commis, et incapables de s’adapter à un lieu où ils n’ont rien à faire.

 

caleb irri

 

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censure sur le monde ?

Posté par calebirri le 18 septembre 2008

Les Etats-Unis sont toujours en avance : à l’heure où la première économie mondiale se voit contrainte de nationaliser certains grands de la finance victimes de la dérèglementation, on peut lire sur lemonde.fr, rubrique économie : « l’UMP veut déréglementer le secteur des médias ».

 

Encore un rapport fameux qui sera applaudit des deux mains par tout le monde, puis sur lequel on va polémiquer bien fort quelques jours histoire de faire un semblant de débat démocratique, pour être voté aussitôt qu’il sera oublié par les médias, sans que celui-ci ait été modifié d’un iota. Au suivant.

 

Mais il faut quand même tenter le coup d’en parler, ne serait-ce que pour se donner bonne conscience, et malgré la vanité des mots qui ne valent rien s’ils ne sont pas entendus…

 

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : déréglementer le secteur des médias, c’est créer la possibilité d’une censure beaucoup plus dure que celle que nous connaissons.

 

Il me faut vous résumer l’article concernant ce rapport, article consultable à l’adresse http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/09/17/l-ump-veut-dereglementer-le-secteur-des-medias_1096445_3236.html#ens_id=1076545.

 

Pour commencer, on pourrait s’étonner de l’intitulé de la lettre de mission (« analyser le défi de la migration vers le numérique des entreprises de médias et formuler des propositions de mesures d’accompagnement pour faciliter cette mutation ») qui semble peu en rapport avec les quatre recommandations retenues dans l’article :

-l’ouverture du capital de l’Agence France Presse

-la création auprès du premier ministre d’un observatoire du pluralisme dans la presse

-la libéralisation de la règlementation des points de vente

-supprimer les seuils de détention capitalistique

A présent, regardons de plus près ces recommandations et tâchons de bien comprendre de quoi il s’agit.

- Pour la première, il semble que l’ouverture du capital de l’AFP soit un bon moyen de transformer la première source d’informations française à peu près indépendante du pouvoir en société d’épuration de l’information (à sa source qui plus est) à la solde du gouvernement. Rien de plus sûr, les plus riches sont tous les amis du président.

- La deuxième recommandation doit être censée rassurer les derniers réfractaires à la première en créant un observatoire de la pluralité, si j’ai bien compris sous la direction du premier ministre. On sent d’avance l’impartialité des observations.

- La troisième préconise plus de point de vente « pour en augmenter le nombre et l’efficacité ». je veux bien y croire, si l’on vend partout le même journal la propagande médiatique sera plus efficace.

- Tout cela pour arriver au gros morceau, la quatrième recommandation, « autoriser un groupe de médias à posséder une télévision, une radio et un quotidien de dimension internationale », pour « constituer des champions de taille mondiale ». A la vue de celle-ci, j’ose émettre quelques doutes sur la pluralité et les garanties que propose ce rapport.

A mon avis, pour bien interpréter ce rapport, il faut sans aucun doute attendre la conclusion de cet article, une parole éclairante du président français : « il faut créer les conditions d’un modèle économique viable ».

Peut-être les groupes de médias français tels que Lagardère et Bouygues ne sont pas aussi riches que Murdoch, mais il ne me semble pas qu’ils soient pour autant si misérables…

Enfin, le pire dans tout ça, c’est que le journaliste qui a rédigé cet article a sans doute retenu plusieurs fois ses doigts durant sa rédaction, pour ne pas commettre l’irréparable faute d’émettre un quelconque jugement sur ce rapport ; ce qui pourrait, par les temps qui courent, être considéré comme une faute professionnelle.

J’espère cependant que l’on sera clément avec lui, et que le fait que j’en parle ne lui portera pas préjudice, car j’ai tout de même remarqué une petite remarque suspecte de la part de ce rédacteur : il écrit : « parmi les recommandations de ce rapport, qui devrait faire des vagues ».

Ne se moquerait-il pas du gouvernement ?

 

caleb irri

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les socialistes ont de l’avenir

Posté par calebirri le 17 août 2008

Les socialistes ont de l’avenir

 

J’ai aperçu quelques articles, quelques sondages même, exprimant l’opinion que le parti socialiste (pour les socialistes eux-mêmes) serait en perdition.

C’est vrai.

Et c’est tant mieux.

Pour le socialisme.

 

L’ouverture voulue par le président aurait pu être celle désirée de la gauche, et ce à tel point qu’il est désormais impératif de préciser aux spectateurs de l’info à quel bord appartiennent les intervenants : on ne les distingue même plus.

A force d’avoir trop voulu marcher sur les plates bandes du « réalisme politique », le Parti socialiste est devenu inutile au peuple, et même à la droite.

 

Mais en rendant obsolète le Parti socialiste, il n’est pas évident que le gouvernement ait perdu un ennemi. La contestation n’est plus que socialiste, elle est générale. Et plus forte.

 

Car le Parti socialiste a déçu tout le monde, jusqu’aux plus fervents. Le peuple cherchant à gauche n’a pas trouvé, et se reporte à l’extrême gauche. Les «non »-prises de position des dirigeants socialistes, qui n’ont pas compris l’intérêt d’une alliance (que ce soit avec le Modem ou l’extrême gauche) sont en train de compromettre totalement leurs chances de revenir au pouvoir.

 

J’espère cependant qu’à l’heure du choix et du concours de bassesses habituelles et inéluctables en rase campagne le mouvement de fond qui accompagne ce juste désenchantement se fédérera ailleurs. Car la droite et la gauche n’ont qu’un seul et même souci : ils savent que la maison brûle, et tentent de piller le maximum avant l’effondrement. Ils préviendront les pompiers quand tout sera par terre.

 

 

caleb irri

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