les socialistes ont de l’avenir

Posté par calebirri le 17 août 2008

Les socialistes ont de l’avenir

 

J’ai aperçu quelques articles, quelques sondages même, exprimant l’opinion que le parti socialiste (pour les socialistes eux-mêmes) serait en perdition.

C’est vrai.

Et c’est tant mieux.

Pour le socialisme.

 

L’ouverture voulue par le président aurait pu être celle désirée de la gauche, et ce à tel point qu’il est désormais impératif de préciser aux spectateurs de l’info à quel bord appartiennent les intervenants : on ne les distingue même plus.

A force d’avoir trop voulu marcher sur les plates bandes du « réalisme politique », le Parti socialiste est devenu inutile au peuple, et même à la droite.

 

Mais en rendant obsolète le Parti socialiste, il n’est pas évident que le gouvernement ait perdu un ennemi. La contestation n’est plus que socialiste, elle est générale. Et plus forte.

 

Car le Parti socialiste a déçu tout le monde, jusqu’aux plus fervents. Le peuple cherchant à gauche n’a pas trouvé, et se reporte à l’extrême gauche. Les «non »-prises de position des dirigeants socialistes, qui n’ont pas compris l’intérêt d’une alliance (que ce soit avec le Modem ou l’extrême gauche) sont en train de compromettre totalement leurs chances de revenir au pouvoir.

 

J’espère cependant qu’à l’heure du choix et du concours de bassesses habituelles et inéluctables en rase campagne le mouvement de fond qui accompagne ce juste désenchantement se fédérera ailleurs. Car la droite et la gauche n’ont qu’un seul et même souci : ils savent que la maison brûle, et tentent de piller le maximum avant l’effondrement. Ils préviendront les pompiers quand tout sera par terre.

 

 

caleb irri

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fumer

Posté par calebirri le 16 juillet 2008

J’ai la vilaine habitude de fumer.

Comme tout un chacun depuis quelques années déjà, je suis malgré moi assujetti au message « préventif » désormais inscrit sur chaque paquet de tabac : des mises en garde variées, et très explicites, tout cela en gros caractères noirs sur fond blanc.

 

Ce n’est pas qu’on ignorait les dangers du tabac, mais cette mesure a été « imposée » aux producteurs pour qu’il n’y ait plus de doute possible.

 

J’ai volontairement placé le terme « imposée » entre guillemets, et ce pour la simple et bonne raison que les formidables lobbies du tabac n’ont pas eu l’air de se battre à la hauteur des enjeux annoncés.

La France a toutefois échappé aux images proposées dans certains pays, mais je doute de leur efficacité : un bout de papier plié suffi largement à l’oublier…

 

Enfin. S’il n’est pas sûr que cette loi eût un effet majeur sur la consommation de tabac, il en est un non négligeable ; et que je m’étonne de n’avoir pas remarqué avant : les industries productrices sont désormais légalement couvertes. Plus de poursuites pénales possibles à leur encontre, nous étions prévenus ! et quand on voit la multiplicité des messages diffusés, on comprend mieux la place qui leur est accordée sur ces paquets.

 

Encore une entourloupe qui, sous couvert de protéger les citoyens, protège en définitive un coupable libre d’ajouter encore plus de saletés dans ses produits ; on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

 

caleb irri

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La critique est à la mode

Posté par calebirri le 2 mai 2008

A ceux qui critiquent le gouvernement et se plaignent de sa politique, qu’ils soient enfin rassurés :

Le journalisme critique a de beaux jours devant lui. Il faut être honnête, l’activité du gouvernement est une manne presque intarissable pour ceux qui se délectent de ses erreurs. Partout fleurissent les déçus, les énervés, les marginalisés, et avec eux de nombreux sujets de critiques. La précipitation avec laquelle sont menées les réformes permet une masse non négligeable de décryptage à effectuer, et est ainsi susceptible de créer de nouveaux emplois.

 

A l’heure où les grands médias nationaux sont en difficulté, on s’aperçoit également que les sites d’information participatifs montent en puissance, car les déçus augmentent au fur et à mesure que les réformes s’enchainent. Et les nouveaux déçus sont autant de lecteurs potentiels, ainsi que des critiques avisés : ils savent de quoi ils parlent.

 

Je m’interroge alors sur le potentiel commercial d’une telle base de lecteurs : serait-il possible d’atteindre un public assez large pour permettre la création de nouveaux journaux papier, un journal réellement engagé dans la critique, mélangeant les intervenants amateurs et encadré de professionnels, et qui conviendrait à ceux qui n’ont plus le goût pour les médias aseptisés ?

 

caleb irri

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le cannabis

Posté par calebirri le 27 avril 2008

Le cannabis est un problème dont on ne parle pas assez.

En effet un très grand nombre de personnes consomment cette substance, qui a longtemps été considérée comme une drogue douce, et qui aujourd’hui est traitée comme une drogue dure.

Les consommateurs réguliers, ces dernières années, ont une difficulté grandissante à s’en procurer. Qu’on s’entende bien sur le fait que je ne remets pas en cause la nocivité du produit, comme celle du tabac ou de l’alcool… seulement il apparaît que la cocaïne et autres extasies sont plus faciles à trouver que le cannabis, ce qui m’effraie pour l’avenir.

Je sais qu’en hollande par exemple, la légalisation de cette substance n’a engendré ni plus de morts en voiture, ni plus de drames familiaux qu’il y en a en France, car le cannabis est la seule drogue avec laquelle il n’existe pas d’overdose.

Le problème de l’interdiction est qu’il engendre non seulement la prospérité des dealers (petits et gros), mais aussi une baisse conséquente de la qualité des produits. Pour compenser la pénurie, des vendeurs peu scrupuleux veulent récupérer leur marge sur le poids du produit, en y ajoutant des substances autrement plus dangereuses qu’est le cannabis à l’origine.

Les dealers, que ce soit en banlieue ou ailleurs, sont entretenus dans leur commerce par cette interdiction, qui n’a que des effets désastreux en terme de violence et d’économie.

Je ne comprends pas comment un dirigeant peut ne pas comprendre l’avantage qu’il y aurait à la légalisation, ou même dans un premier temps à la dépénalisation.

Tout d’abord le consommateur moyen est une personne qui ne recherche pas le profit, mais simplement un produit. Le dealer est souvent un consommateur qui, faute d’en avoir les moyens, vend ce produit dans le but de s’offrir sa consommation. Nul doute sur le fait que la plupart des consommateurs préfèreraient éviter le marché parallèle pour s’offrir la qualité.

Ensuite, une activité commerciale légale permettrait à l’Etat de taxer cette vente, et en même temps de focaliser les efforts des agents douaniers sur les drogues dures qui ravagent les jeunes, riches comme pauvres.

Une activité légale est une activité réglementée, et la santé n’est pas le dernier souci des consommateurs.

A ce propos, les consommateurs ne fument du tabac avec le cannabis que pour des raisons économiques, et bon nombre de fumeurs seraient ravis de n’avoir pas à ajouter de tabac à leur consommation.

Une activité dépénalisée serait déjà une avancée, car elle permettrait aux consommateurs leur propre production, ce qui enrayerait presque immédiatement l’intérêt pour le marché noir. Et pas de marché noir, c’est moins d’argent sale, moins d’armes et moins de violence. Plus d’argent pour l’Etat, la mort économique des petits dealers et leur retour sur les bancs de l’école.

Moins de petits dealers, c’est moins de possibilités pour les jeunes de trouver cette substance très jeunes. Les buralistes vendant des cigarettes à des mineurs sont condamnables, ils pourraient l’être aussi pour le cannabis.

Cela n’empêche pas la prévention, à savoir que comme l’alcool le cannabis n’est pas à conseiller à des dépressifs ou certaines pathologies, et que toute combustion est mauvaise pour la santé. Et que, comme pour tout, l’abus est dangereux pour la santé.

 

caleb irri

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les assurances

Posté par calebirri le 24 avril 2008

Dans le principe, une assurance est une garantie contractée par un acheteur, utilisée dans le cas où un problème empêcherait l’utilisation ou le remboursement d’un bien.

 

Une assurance contre l’incendie doit rembourser les dégâts causés par le feu.

Une assurance automobile les dégâts provoqués lors d’un accident, une assurance maladie les frais occasionnés par un traitement médical. Il existe une assurance pour presque tous les types de problèmes susceptibles de survenir, et les contractants font chaque année faire aux compagnies d’assurance des bénéfices considérables.

 

Depuis de nombreuses années maintenant certaines assurances sont obligatoires, comme pour la voiture ou l’achat d’une maison. Mais le système change peu à peu, et des « surprimes » sont régulièrement ajoutées au tarif de base proposé par les compagnies.

Aujourd’hui un jeune conducteur masculin va payer son assurance plus cher qu’une femme, et un homme diabétique aura beaucoup de mal à faire assurer l’emprunt de sa maison.

 

Les compagnies d’assurance en viennent même à exiger des garanties scandaleuses pour l’obtention du droit de payer une assurance. Le dossier médical que doit fournir tout contractant d’une assurance pour son crédit est une enquête minutieuse sur le passé du client, et ce au mépris du secret médical, et de la vie privée. Bien que le secret médical et la vie privée soient des droits protégés par la loi, il me semble fort probable que l’assureur respecte les droits de son client lorsqu’il lui fournit les tarifs de sa compagnie : s’il paye plus cher, c’est qu’il a un problème. Que ce soit par le risque que comporte son travail ou sa pathologie, le client refusé ou surtaxé est discriminé de fait par sa situation.

 

« Les hommes naissent libres et égaux en droit ». Un diabétique ne serait-il donc pas l’égal d’un non diabétique ? Si au moins l’assurance n’était pas obligatoire, la liberté serait respectée !

 

Le travail d’une assurance ne consisterait-il à régler que les problèmes non prévisibles ? Mais même dans ce cas, la mort prématurée d’un alcoolique n’est pas plus prévisible que celle d’un ascète. Il y a des alcooliques qui ne meurent pas d’une crise de foie à 5O ans, et des ascètes mourant d’une indigestion à 35 ans. D’autant que si les assurances n’assurent que ce qui n’arrive jamais, elles n’ont plus de raison d’exister. Et si on m’obligeait à m’assurer contre l’explosion de la planète, je suspecterai l’assurance de me vendre un produit inutile. Si la médecine était capable de lire dans l’avenir, on indiquerait simplement au client la date de sa mort, en l’assurant uniquement jusqu’à cette date. Mais si le client était sûr de ne rien craindre jusqu’à cette date, à quoi lui servirait donc cette assurance ?

 

Aujourd’hui je suis assuré pour ma voiture, et si toutefois un accident survient sans que j’y sois pour quelque chose, je dois pour être indemnisé régler un montant forfaitaire qui peut dépasser le montant de l’indemnisation. Cela veut dire que je paye tous les mois une somme pour me garantir des accidents causés par les autres, et que lorsque celui-ci arrive, je dois en plus ajouter une somme égalant parfois le montant annuel de ma cotisation. Si je fais le calcul, et dans le cas où je suis sui un conducteur attentif (ou que je n’utilise que rarement mon véhicule), il me reviendrait moins cher d’assumer le montant des réparations à effectuer dans le cadre d’une réparation.

 

Et pour peu que je sois un inconditionnel de l’accident de la route, mon assurance refusera tout bonnement de me prendre en charge. Comme si l’assureur ne voulait comme client que ceux sur lesquels elle était sûre de gagner de l’argent.

 

Pour ma maison c’est pareil. Je suis assuré contre l’incendie, mais qu’arrive-t-il si je suis responsable d’avoir oublié le gaz pendant mes vacances ? L’assurance ne me couvre pas. Elle ne me couvre que dans le cas où un individu s’introduirait chez moi et allumerait volontairement le gaz. Chose qui a quand même beaucoup moins de chances d’arriver, vous en conviendrez. L’assurance ne prend pas trop de risques à protéger des maisons en montagne de l’inondation, refusant celles proches de la mer, mais peut-être les garantissant contre les avalanches.

 

Les enquêteurs à la solde des assureurs sont des détectives qui cherchent sans relâche la faille dans les déclarations des clients. Un individu voyant sa maison brûlée par un incendie peut être suspecté d’avoir mis lui-même le feu à sa maison, et la femme pleurant la mort accidentelle de son mari n’est pas à l’abri d’apprendre le suicide de celui-ci.

 

Finalement les assurances d’obligatoires sont devenues inutiles car elles ne couvrent que des dégâts qui n’ont que très peu de chances d’arriver. Le moyen le plus sûr serait donc d’arrêter de boire, de fumer, de faire du sport et surtout de vieillir. Si l’on pouvait aussi cesser de travailler et de tomber malade nous serions des clients modèles, à condition bien sûr de ne pas sortir de chez soi, et bien entendu de ne jamais changer une ampoule.

 

Bien entendu ces recommandations ne s’appliquent pas aux riches qui peuvent faire n’importe quoi tout en restant assuré. Mais de toutes façons, j’y pense : les pauvres n’arrivent pas jusqu’à l’assurance du crédit puisqu’ils ne peuvent pas acheter ! Et qu’ont-ils besoin de se faire rembourser des biens qui ne valent rien ? À croire que l’assurance ça ne sert à rien. Dommage qu’elle soit obligatoire !

 

caleb irri

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