Un monde sans pétrole ?

Posté par calebirri le 24 mai 2008

Face au prix exorbitant du pétrole le premier ministre, adepte des progrès de la civilisation, proposait il y a peu une solution radicalement tournée vers l’avenir : se déplacer moins, ou autrement.

J’ose espérer qu’il ne pensait ni aux chevaux ni aux montgolfières, mais je m’interroge sur ce concept futuriste. Est-ce une tactique pour faire fonctionner les transports en commun ou un sabotage anticipé des revenus de la TIPP ? à moins que ne sorte prochainement la révolutionnaire voiture totalement propre et fonctionnant aux déchets…

Mais l’hypothèse d’une telle voiture ne me semble pas être une bonne affaire pour l’économie.

De telles trouvailles technologiques (comme un carburant infini et non polluant) ont déjà été faites (énergie solaire, hydraulique ou électrique) sans que l’on ai jamais poussé plus loin l’expérience. Quelques prototypes ont certes été réalisés, et j’ai même entendu parler de brevets rachetés par de grandes firmes pétrolières. Mais de projet sérieux, de recherches en voie d’élaboration industrielle (il ne faut pas se leurrer, déjà l’éthanol est très critiqué) rien.

 

Comprenons bien. Le pétrole est une denrée épuisable et présente dans le quotidien de pratiquement toute la planète. Des intérêts financiers colossaux, des millions d’emplois, des myriades de produits sont dépendants de l’or noir. S’en passer signifierait une révolution industrielle tellement gigantesque qu’elle mettrait l’équilibre géopolitique par terre. Les grandes industries pétrolières, dont on sait les liens avec les Etats quels qu’ils soient, n’ont donc ni l’un ni l’autre le désir de se séparer du pétrole, et ce malgré l’inévitable épuisement de cette ressource. Que faire ?

 

Dans un premier temps il faut se positionner activement sur toutes les réserves disponibles (on voit les grands pays s’activer partout dans ces zones d’extraction), et puis mettre des moyens financiers colossaux pour en trouver d’autres. On doit mettre en parallèle quelques recherches en route bien sûr, pour parer à toute éventualité, mais l’essentiel des moyens ne va pas bien sûr pas à cette dernière.

 

Toute cette agitation me laisse sceptique vis à vis des conseils du premier ministre, conseils laissant croire à une prochaine pénurie. Pour ma part j’ai du mal à croire que l’augmentation du prix du baril soit réellement liée à la baisse de la production, ou bien même à l’augmentation des consommations ; la Chine et l’augmentation croissante de ses besoins en pétrole suffit presque à le prouver.

Enfin je n’ai pas l’impression que le prix de l’or noir soit clairement contesté ni par les gouvernements concernés, et encore moins par les entreprises concernées. Pas plus que l’on sermonne les pays fournisseurs, qui semblent eux-aussi satisfaits par cet état de fait. Il me semble que l’annonce d’une pénurie soit quelque peu prématurée. Ou alors il y a réellement un problème.

Car si les investissements réalisés sont à la mesure des réserves recherchées le prix du baril devra baisser rapidement. Et si les réserves sont épuisées, on comprend le prix. Mais à quoi serviraient alors tous ces investissements ?

 

caleb irri

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