Le monde est en danger : mais qui sont les coupables ?

Posté par calebirri le 16 mars 2011

En écoutant les informations, je me surprends à aujourd’hui à dépasser la compassion, pour rentrer dans la colère. Le monde ne tourne pas rond, et cela ne date pourtant pas d’hier. Cependant, de nombreux hommes ont, et cela depuis son commencement, émis des critiques et des propositions, pour tenter de nous faire comprendre que l’Humanité ne suivait pas la bonne voie : ils ont été au mieux martyrisés, et au pire oubliés. Et si la mémoire de quelques uns nous est encore conservée aujourd’hui, ce n’est que pour mieux trahir leurs pensées, pervertir leurs messages ou instrumentaliser leurs combats.

 

Que reste-t-il aujourd’hui ? un monde où l’on affame des populations entières à grands coups de spéculation, où l’on tue ceux qui manifestent pour un peu plus de liberté, où la rentabilité prime sur toutes les autres considérations. Aujourd’hui ce monde est en péril, et personne ne semble plus en mesure de contrôler quoi que ce soit. Je posais l’autre jour la question de savoir si à la décadence de notre civilisation allait s’ajouter sa destruction, mais aujourd’hui je voudrais évoquer la question des responsables, et des coupables. Car il est maintenant certain que les choses ne changeront pas, et ce malgré le cataclysme sans précédent qui est en train de se produire au Japon ; cataclysme qui aura sans aucun doute des répercussions sur le monde tout entier, pour demain et pour toujours.

 

Alors puisque nous en sommes là, posons la question franchement : qui sont les responsables de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’humanité ?

Et bien il y en a de deux types :

les premiers responsables sont les gouvernants eux-mêmes, qui nous mentent et nous trompent depuis si longtemps qu’ils se trouvent eux-mêmes empêtrés dans leurs mensonges et leurs tromperies.

Les seconds sont les peuples, nous, qui nous laissons depuis trop longtemps abrutir par une propagande savamment orchestrée, une éducation qui s’apparente à du conditionnement, une soumission totale à un système qui certes nous contraint, mais que nous continuons à promouvoir malgré tout.

 

Pour être plus précis, nous sommes responsables de croire aux mensonges qu’on nous sert, et nos gouvernants sont responsables de nous conditionner à les croire. Nous sommes coupables de ne rien faire pour en sortir, et nos gouvernants sont coupables de nous empêcher de le faire.

 

Au delà de ce constat, vient ensuite la question du système qui nous pousse à ces comportements, le Capitalisme. Nous savons tous comment le capitalisme fonctionne, et nous savons tous qu’il est un système dangereux pour les hommes. Certains se cachent encore derrière de belles paroles pour expliquer qu’il est le moins pire, ou que nous n’avons rien à proposer pour mettre autre chose à sa place… Mais s’il était le pire ?

 

Un système fondé sur l’inégalité et l’individualisme, la recherche de l’intérêt privé, la cupidité, l’injustice, la concurrence, la corruption, la spéculation, comment pourrait-il être bon ? Un système qui enrichit un petit nombre au détriment d’un grand, qui pervertit toutes les valeurs d’amitié, de fraternité, d’entraide et d’amour, qui permet d’affamer un milliard d’êtres humains, qui engendre misères, maladies, guerres, violences et catastrophes sanitaires dans le seul but de faire grimper les cours de la bourse, comment pourrait-il être bon ?

 

C’est par trop absurde ! Mais nous, que faisons-nous d’autre que de laisser aller, luttant les uns contre les autres pour un appartement plus grand, moins cher, un travail plus facile, mieux payé, ou un travail tout court ? que faisons-nous d’autre que de rechercher le bonheur dans les lignes obscures d’une courbe de croissance, que d’accepter de nous faire diriger par des types dont la place, pour la plupart, devrait être dans une cellule de prison, mais qui y échappent toujours ?

Nous calculons, voilà ce que nous faisons! Nous calculons notre temps, nous calculons notre argent, la courbe du soleil et le nombre de nos amis sur facebook. Et puis nous cherchons des formules, pour gagner plus, à coups de sondages obscurs, de statistiques indéchiffrables, de probabilités inconcevables, de rapports bénéfice-risque incalculables. Des OGM incontrôlables envahissent la planète, des médicaments s’avèrent être des poisons, nos objets sont constitués de matières détruisant l’environnement, nos loisirs entrainent l’exploitation d’hommes, de femmes et même d’enfants à des milliers de kilomètres de chez nous, et nos énergies sont ingérables.

 

Mais qu’attendons-nous ? Est-il si difficile de comprendre, alors que nous sommes, nous les peuples, les premières victimes de notre lâcheté, qu’il faut cesser de croire que les choses ont une chance de s’arranger en continuant de servir un système qui n’a fait que de nous conduire là où nous en sommes aujourd’hui ? Arrêtons de rêver, de regarder, de calculer, de perdre notre temps. Ne nous laissons pas abattre par un fatalisme qui n’est qu’une lâcheté de plus pour ne rien faire. Le monde ne deviendra que ce que nous en faisons. Si le capitalisme est un mauvais système, que ne le remplaçons-nous pas ? Au lieu de perdre notre temps et notre énergie à tenter de le rendre acceptable, ne serait-il pas plus simple, en définitive, d’en changer ? Même si la tâche est ardue, est-il vraiment plus facile de vouloir « moraliser » un système dont le principe fondateur est, justement, l’absence de morale ?

 

Combien de temps encore la Terre pourra-t-elle supporter les coups qu’on lui porte sans nous les rendre, et combien de temps faudra-t-il encore supporter ce système qui nous conduit à notre perte ? Nous sentons tous, et plus particulièrement ces derniers temps, que des changements sont inévitables. Nos dirigeants le sentent aussi, mais sont, eux, beaucoup trop engagés pour faire marche arrière : ils finiront par nous entraîner dans la dictature, seul moyen pour eux d’obliger les peuples à effectuer des changements radicaux de comportements, pour sauver à la fois leur pouvoir et la planète. Et si nous voulons éviter cela, c’est maintenant qu’il faut réagir. Le capitalisme, de toutes les manières, est condamné, juste en sursis. Mais nous avons encore le choix…au moins pour le moment. Prenons-nous en mains, et réfléchissons ensemble aux moyens d’établir d’autres alternatives : http://laconstituante.forumgratuit.fr/

Caleb Irri

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Entre décadence et destruction, notre civilisation va devoir choisir

Posté par calebirri le 13 mars 2011

La plus grande erreur des civilisations qui nous ont précédé fut de se croire, à l’apogée de chacune d’elles, au sommet de la perfection, persuadées qu’elles étaient de leur infaillibilité. C’est pourtant cette période que l’Histoire considèrera toujours (a posteriori) comme le début de leur décadence ; période dans laquelle il semblerait que notre civilisation soit rentrée.

 

A l’instant où j’écris ces lignes, les images d’une explosion dans une centrale nucléaire au Japon illustrent parfaitement l’état de ce monde incapable, malgré toutes les technologies disponibles et les sécurités exigées, de faire face à la puissance de la Nature, cette même Nature qu’il se glorifie pourtant de savoir maîtriser. Nous fabriquons des OGM, nous travaillons à la fusion nucléaire, nous étudions l’ADN et produisons des coeurs artificiels, et nous marcherons bientôt sur Mars, c’est certain ; mais nous sommes toujours incapables de donner à manger à tous les êtres humains qui peuplent cette planète.

 

Bien sûr nous ne sommes pas en mesure de contrôler le climat, et aucune civilisation ne peut empêcher les catastrophes naturelles, nous rétorquera-t-on. Mais dans ce cas, ne peut-on, ne doit-on pas faire oeuvre d’humilité, et éviter que ne soient rendues possibles les terribles conséquences de ces catastrophes ?

 

Car si nous ne sommes pas encore capables d’éviter les catastrophes naturelles, nous sommes bien capables de les empirer, et il serait bon de se demander quelle force nous pousse à nous croire supérieurs aux forces qui nous dépassent en définitive. Et surtout comment nous rendons nous-mêmes possibles les conséquences de ces catastrophes, en construisant près des côtes, en utilisant une énergie que nous maîtrisons mal, en préférant cacher la réalité des dégâts plutôt que de les assumer. Comment accepter de prendre le risque d’une catastrophe nucléaire sans savoir comment s’en protéger ? Un territoire comme le Japon, soumis à une activité sismique continuelle, doit-il se résoudre à continuer d’utiliser cette énergie, alors même qu’en cas de catastrophe c’est le Japon tout entier, et même au-delà la planète elle-même, qui se trouvent menacés ?

 

Aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence, jouer à l’apprenti sorcier est une erreur qui peut être lourde de conséquences : au delà des inévitables victimes liées au Tsunami, le bilan de cette catastrophe pourrait bien se voir démultiplié par l’effet de notre propre prétention, celle de croire que nous pouvons maîtriser nos propres réalisations. Le bilan humain aurait-il été le même sans les constructions solides de Tokyo, ou sans la relative fragilité d’une centrale nucléaire ? Et en Haïti, le bilan aurait-il été si lourd si des précautions avaient été prises il y a déjà bien longtemps, alors qu’on savait déjà les risques que cette partie du monde comportait ?

 

Non, cela va plus loin que la simple « fatalité ». C’est le fonctionnement d’un système tout entier qui se trouve remis en cause par notre inconscience collective, comme dans la légende pourtant évocatrice et prédictive du mythe de l’Atlantide : en se croyant supérieur à la nature, en se proclamant démiurge omnipotent, l’Homme a abandonné depuis trop longtemps l’humilité à laquelle aurait dû le contraindre l’Histoire des civilisations passées. Et tout cela au nom de quoi ?

 

Au nom de la rentabilité à tout prix, de l’individualisme forcené, du « veau d’or » que nous adorons depuis trop longtemps et qui nous pousse à vendre des médicaments dangereux, à utiliser une énergie qui nous dépasse, à concevoir un monde rentable avant d’être humaniste, ou juste viable. Nous sommes actuellement parvenus à un point de civilisation où tout est rendu possible : le meilleur comme le pire. Nous avons le choix entre continuer à nous autodétruire, ou bien de conserver ce qui est bon , et de retirer ce qui ne l’est pas . Ce choix doit être conscient et universel, et nous l’avons encore.  Faut-il donc continuer à utiliser l’énergie nucléaire partout, et surtout faut-il aller plus loin, vers cette « fusion » dont on ne connaît même pas la puissance ? Faut-il continuer à produire des OGM dont les conséquences sont indéchiffrables ? Faut-il encore considérer le pétrole comme une énergie « positive » ? Et cela même si c’est rentable ? Il nous faut cesser de croire que nous sommes arrivés au faîte de la civilisation, car désormais la puissance technologique à laquelle nous sommes parvenus ne s’accompagne pas de sa maîtrise, et nous sommes capables de détruire nous-mêmes l’espèce humaine, ce qui est bien plus grave que de conduire à la simple décadence d’une civilisation.

 

Nous sommes arrivés aujourd’hui à un point de civilisation auquel il faut s’arrêter et réfléchir, afin de prendre en compte la réalité, à savoir que le monde tel qu’il fonctionne n’est ni abouti, ni immuable. Peut-être faut-il aujourd’hui cesser de croire que le capitalisme et la démocratie se développent conjointement, et regarder enfin le monde non pas seulement tel qu’il est, mais tel qu’il pourrait être. Et pour ce faire, il faudra bien un jour imaginer se séparer du capitalisme, ce qui nécessite de se détacher des croyances qu’une propagande bien menée a établi pour nous empêcher de constater nos faiblesses. Pour revenir à la démocratie, la vraie, celle qui ne se laisse pas déborder par la corruption, la vénalité ou la recherche du pouvoir.

 

Et si le choc des civilisations est le seul moyen « capitaliste » de parvenir à rétablir l’illusion du progrès, c’est pour mieux cacher la chute qui suit. En réalité seule l’union des civilisations nous permettra de rétablir la démocratie. C’est à nous de nous prendre en main, car demain nous n’aurons peut-être plus la possibilité de revenir sur nos erreurs.

Nous qui croyons, comme nos ainés avant nous, que le monde ne peut plus être modifié, qu’il ne peut plus être autrement qu’il est, un tel événement devrait nous rendre la raison : le monde a déjà basculé de nombreuses fois avant nous, et nous avons du à de nombreuses reprises recommencer tout de zéro, ou presque. Sommes-nous donc obligés de recommencer toujours les mêmes erreurs ?

 

Engageons-nous pour que la décadence de notre civilisation ne se transforme pas en destruction, et arrêtons-nous un moment pour réfléchir aux possibilités qui nous sont pourtant offertes, ensemble, pour nous-mêmes mais aussi pour les autres, ceux qui nous suivront sur cette Terre. Les solutions existent : à nous de les rendre réelles.

 

Caleb Irri

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Pour lutter contre le nouvel ordre mondial, organisons un complot !

Posté par calebirri le 27 février 2011

En quelques semaines seulement, le peuple arabe semble avoir pris conscience du véritable visage de ses dirigeants, ainsi que de sa force lorsque ses actes sont guidés par la légitimité du nombre. On pourrait s’étonner de cette « peur » des régimes en place subitement dépassée, ou s’interroger sur le fait qu’après avoir tant critiqué les Musulmans, ce soit d’eux que provienne l’exemple d’une révolution populaire réussie ; mais ces considérations positives ne peuvent pas cacher le flou entretenu sur l’avenir de ces révolutions. J’ai déjà évoqué ailleurs les soupçons qui naissent à ce sujet, que confirment malheureusement les réactions de « l’Occident » face à ces évènements qui devraient pourtant susciter de sa part un soutien total et sans réserves.

Mais regardons les choses en face : les peuples se révoltent en ce moment, pour réclamer la démocratie, et surtout la fin de dictatures vieilles, pour certaines, de plus de quarante ans. On s’aperçoit à cette occasion du nombre de pays qui, depuis des décennies, souffrent de régimes souvent instaurés, et protégés par nos soi-disant « démocraties », sans que ni l’ONU, ni nos « valeurs humanistes » n’aient aidé le moins du monde ces peuples à se libérer du joug de leurs tortionnaires.

 

Cette incompréhensible passivité se montre au grand jour actuellement, et met à mal tout le système mondialisé sur lequel repose la puissance de nos propres « démocraties », c’est à dire une hypocrisie visible désormais par tous : nos richesses proviennent de l’exploitation de peuples soumis à l’autorité d’individus souvent enrichis et soutenus, voire formés par les pays occidentaux, qui ont engraissé les dictateurs de ces pays par leurs politiques commerciales agressives et une corruption structurelle les incitant à appauvrir leurs propres populations au profit de leurs seules personnes, mais aussi au prix d’une stabilité imposée de fait par ceux-là mêmes qui les critiquent aujourd’hui, (alors qu’elle leur a jusque là surtout profité). Les armes qui tirent sur les peuples désirant la liberté ont été vendues par les pays riches, les ressources pillées au peuples ont été vendues aux pays riches. L’illusion de l’enrichissement de ces pays a été entretenue par la corruption de nos propres gouvernants, corruption qui participe par ailleurs au haut niveau de vie dont nous jouissons grâce à ces mêmes injustices.

 

Pas étonnant donc qu’aujourd’hui la politique diplomatique occidentale semble dépassée, débordée par les évènements, ni que ces derniers mettent mal à l’aise nos dirigeants : laisser s’effondrer les dictatures sur lesquelles reposent la plupart des bénéfices de nos Etats, c’est ouvrir la voie à une liberté démocratique susceptible de remettre en cause leur propre domination sur leurs propres peuples. En permettant au monde entier de constater que la seule force du nombre est capable de renverser ses dirigeants les plus autoritaires, les « démocraties » occidentales craignent à présent que cette « tempête » ne devienne tsunami, emportant avec ses eaux sales les vernis crasseux qui nous empêchent de voir notre propre servitude. Car qu’on le veuille ou non, le pouvoir d’un petit nombre sur un plus grand implique de fait une notion de « secret » qui, une fois mis à jour, montrerait toute l’injustice du système dans lequel nous vivons, auquel nous participons de fait, et dont nous bénéficions implicitement.

Lorsqu’on nous évoque « un nouvel ordre mondial », il ne s’agit pas d’autre chose que cette concentration des pouvoirs en un nombre encore plus petit de mains, et c’est là que se trouve le complot. Ce complot doit s’appuyer sur une idéologie, car « ils » ne peuvent pas dire « nous agissons pour perpétuer l’injustice », mais doivent au contraire affirmer « nous nous battons pour votre liberté, pour votre sécurité ». Leur discours doit être cohérent, et le meilleur moyen pour cela est de créer le monstre qu’ils redoutent, afin de pouvoir justifier ensuite de le combattre. Ce monstre c’est l’islamisme, que l’on crée depuis le 11 septembre, et qui est le résultat d’une théorie d’opposition appelée « choc des civilisations ». Cette opposition leur est nécessaire, car le système capitaliste se doit d’entretenir une misère et une oppression sur les peuples par ses dirigeants pour maintenir la concurrence nécessaire au maintien (voire à la baisse) du niveau des salaires et des prestations sociales chez eux.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit : officiellement, l’incurie de nos hommes politiques, leur passivité face à des dictatures répressives est justifiée par ce « péril islamiste », en soutenant que ces dernières constituaient un rempart contre l’Islam. Les peuples en lutte se défendent évidemment d’en souhaiter la mise en place (de ces régimes islamistes), mais il se trouve pourtant être le prétexte évoqué par les occidentaux pour reprendre la main sur ces pays (et leurs ressources) – si toutefois ces révolutions n’ont pas été menées en sous main justement à cet effet, afin de justifier les tensions nécessaires à la reprise en main d’un continent qui est en train de leur échapper, soit en s’émancipant de leur pouvoir, soit en tombant dans d’autres mains que les leurs.

 

On le voit en France, les débats actuels sur l’Islam et la laïcité sont relancés, et la peur du FN réveillée par l’UMP justifient l’extrémisme de l’un pour lutter contre celui de l’autre. Car le « danger » islamiste est le seul moyen de créer les conditions d’une opposition entre deux mondes, opposition seule capable de monter les uns contre les autres, et de justifier les politiques sécuritaires mettant nos propres populations sous surveillance, afin de maintenir l’injustice économique et sociale que les pauvres subissent toujours plus face aux riches d’une part, et surtout conserver la nécessité d’un pouvoir autoritaire qui tomberait de lui-même si leurs esclaves s’apercevaient qu’ils peuvent très bien fonctionner sans leurs maitres d’autre part.

 

L’idéologie du « choc des civilisations » est donc indispensable pour justifier les invasions irakiennes, le soutien d’Israël, les tensions face à l’Iran, les coupes budgétaires et la remise en cause des droits à la sécurité sociale ou au travail. Cette idéologie est nécessaire à l’ingérence des pays riches qui peuvent ainsi s’immiscer dans la vie politique locale des pays pauvres et influencer directement les échanges en pesant de toute leur influence militaire, financière et politique. Elle permet de s’accaparer les ressources de ces pays, et d’en contrôler tous les rouages en imposant les mesures qui les enrichit eux, au mépris de la protection sociale et du développement des peuples.

 

C’est ce « choc des civilisations » qui crée les conditions d’une crise dont les fautes seront rejetées in fine sur « l’ennemi musulman », bouc-émissaire servant de paravent aux véritables instigateurs de la misère des peuples, nos propres dirigeants élus « démocratiquement »… selon les désidératas de quelques riches financiers prêts à tout pour ne pas qu’on s’aperçoive de leurs méfaits, de leurs traitrises… et de leur enrichissement. Que le complot pour un nouvel ordre mondial soit volontaire ou pas importe peu, car il est indispensable qu’il existe : ce n’est pas la vérité qui fait la réalité, mais la croyance en la réalité qui devient vérité. A force de mentir à leurs peuples, les gouvernants préfèrent cacher leurs mensonges derrière d’autres mensonges, et détourner l’attention des peuples qui souffrent vers un autre responsable qu’eux-mêmes, qui cachent et détruisent tous leurs méfaits dans des chambres de compensation, qu’on appelle à juste titre « les trous noirs de la finance« .

Ce n’est donc pas seulement contre les dictateurs actuels qu’il s’agit de lutter, mais bien contre ce « nouvel ordre mondial » qu’on nous prépare à accepter, pour contrebalancer le « retournement capitaliste » que j’ai déjà décris ailleurs et qui menace la position dominante des pays riches. Et pour ce faire, quoi de mieux que d’organiser nous-mêmes un « contre-complot », à rebours de ce que nous connaissions jusqu’ici ?

Un complot destiné à lutter non pas contre les pauvres, mais cette fois-ci contre ce petit nombre qui tire sa force d’une puissance économique construite sur l’exploitation du plus grand nombre, et dans un secret qui, une fois « éventé », ne permettrait plus de protéger leurs vils desseins, leurs viles actions ? La légitimité des peuples n’est fondée que par le nombre, et ce n’est qu’en nous unissant que nous serons capables d’exiger les changements auxquels nous avons droit. Il faut nous organiser pour dénoncer partout les mensonges, utiliser les outils dont nous disposons pour les diffuser, les dénoncer, et les rendre visibles par tous. Nous devons être capables de créer un complot au grand jour, afin que les secrets disparaissent. Un complot qui ne cacherait ni ses volontés ni ses actions, un complot qui ne pourrait pas s’éteindre une fois deux ou trois têtes « coupées » car légitimé par des millions de sites « miroir » (l’esprit de tous les citoyens désireux de changements), trop nombreux pour être anéantis. N’ayons plus peur de dire ce que nous voulons, car les peuples sont souverains et légitimes, au nom des droits de l’homme, et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Ce complot existe déjà, et il se nomme « Assemblée Constituante ». Il n’a besoin ni du gouvernement ni de son argent pour fonctionner, et constitue le seul rempart contre le vol des révolutions par d’autres que le peuple. Il doit s’accomplir au grand jour, car plus il sera visible, et moins il sera attaquable, jusqu’à devenir indispensable. Je vous invite donc une nouvelle fois à venir rejoindre ce complot, le seul qui permette à tous de devenir conspirateur, et surtout le principal bénéficiaire de sa réussite…

Caleb Irri

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De Denis Robert au G20, en passant par notre prétendue naïveté

Posté par calebirri le 18 février 2011

Il y a quelques jours, on apprenait la fantastique victoire de Denis Robert face à Clearstream, sans bien sûr que cette nouvelle ne fasse la une dans nos journaux télévisés traditionnels…Enfin rien d’étonnant. Et puis aujourd’hui, monsieur Christian Noyer, président de la banque de France, explique dans « lemonde.fr » à l’occasion du G20 (qui se tient ces vendredi et samedi) qu’une taxe sur les transactions financières n’est pas envisageable actuellement, car tous se précipiteraient alors illico vers les paradis fiscaux.

 

Comment ne pas faire la relation entre ces deux évènements, qui expliquent pourquoi les émeutes de la faim et la misère augmentent en proportion de l’augmentation des bénéfices bancaires?  Et comment ne pas faire le lien entre les révolutions du Proche et du Moyen-Orient et les débats actuels sur l’Islam en Europe ?

 

Car Denis Robert l’avait pourtant bien expliqué : si nous voulons faire cesser tout cela, il n’y a qu’à regarder à l’intérieur de ces chambres de compensation, pour que les paradis fiscaux tombent d’eux-mêmes, ou réciproquement. Nous y trouverions à la fois les trafics de drogues, d’armes et d’êtres humains, nous y verrions transiter les commissions occultes et les milliards volés par les dictateurs, nous stopperions d’un seul coup l’augmentation de la misère, les injustices sociales, et aussi les guerres.

 

Mais tout ceci n’arrivera pas. Car ce n’est pas la révolution ni même l’anarchie qui s’ensuivraient, mais un tel chaos que c’est le monde entier qui se verrait transformé. Et tout cela sans compter que c’est ceux-là mêmes qui ont le pouvoir de changer les choses qui ont le moins d’intérêts à ce changement : on s’apercevrait alors de la corruption de la plupart de nos « élites »

Et puis surtout, comment croire qu’il en puisse être autrement, à partir du moment où nous acceptons sans rien faire un système injuste qui ne peut créer que de l’injustice ? Tout est pourtant si clair et si logique….Alors que des voix s’élèvent pour proposer une régulation plus forte, des taxes et des garanties sur la finance, que notre président affirme lutter contre les paradis fiscaux, pour l’investissement ou pour l’emploi, il faut nous attendre en réalité à voir se fermer encore un peu plus le robinet du crédit, et augmenter l’enrichissement d’un petit nombre contre celui d’un (beaucoup) plus grand.

Mais cet état de fait est aussi de notre responsabilité. Nous savons tous qu’en nous soumettant au système actuel nous participons à la misère du plus grand nombre, et nous savons également qu’en le remettant en cause nous risquons de modifier les éléments de notre propre confort. En supprimant les paradis fiscaux ou en contrôlant les chambres de compensation, ce n’est pas seulement les banques et leur pouvoir que nous attaquons, mais le système capitaliste dans son ensemble, ainsi que l’injustice dont nous bénéficions avec elles.

 

Et puisque nous savons, nous avons le devoir de nous positionner. Soit nous décidons de réagir en préparant la suite, pour pouvoir un jour sortir de l’injustice structurelle de ce système, soit nous acceptons celle-ci, avec ses conséquences. Il faudra bien un jour cesser de faire les naïfs, et assumer notre choix.

Nous sommes responsables, car les solutions existent, et nous les connaissons : supprimer réellement les paradis fiscaux, ouvrir les lignes de compte chez Clearstream et les autres chambres de compensation internationale, pour remettre tout à plat.

 

Si comme je l’espère la majorité des citoyens de ce monde veut faire cesser tout cela, et s’engager sur une autre voie, il faudra d’abord qu’il se batte pour reconquérir le pouvoir, non pas seulement en faisant une révolution qui sera bien vite reprise en main par de nouveaux dictateurs corrompus, mais en préparant l’exercice de la souveraineté du peuple, à travers un projet concret, réfléchi en amont et démocratiquement choisi, comme à travers la création d’une Assemblée Constituante. Cette Assemblée doit fonctionner selon des règles définies et acceptées par le peuple, et un questionnaire en ligne est disponible à cet effet, ainsi qu‘un forum permettant à tous de se réunir pour réfléchir, ensemble, à l’avenir que nous comptons offrir à nos enfants.

 

Caleb Irri

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La Tunisie, une dictature trop voyante…sur internet ?

Posté par calebirri le 17 janvier 2011

En Tunisie, le peuple a eu raison de la dictature en quelques semaines, et ce malgré la violence exercée par le pouvoir en place. Si l’on applaudit officiellement le formidable élan de liberté pour la communauté tunisienne, celui-ci fait déjà peur à beaucoup,  et il ne faut donc pas crier victoire trop vite ; d’autant que ce qui suivra cette révolution populaire n’est pas encore certain d’être meilleur que ce qui la précédait.

 

Mais cette révolution n’est pas une victoire pour la démocratie, bien au contraire : car bien qu’elle exprime aujourd’hui l’espoir d’une génération, elle n’est en réalité que le point de référence qui servira demain à contrôler la vague de protestations qui menace nos belles démocraties. Car il ne faut pas croire, la révolte des Tunisiens n’est qu’une dictature parmi d’autres, et n’a pu aboutir que grâce à la « faiblesse » du régime en place, qui par son trop grand appétit n’a pas su revernir à temps les dorures de son illusion démocratique… ce qui n’est pas le cas partout.

 

Car il faut savoir qu’en arrivant au pouvoir, la plupart des dirigeants se trouvent confrontés à un système capitaliste tout puissant, qui corrompt peu à peu ses élites quelles qu’elles soient, jusqu’à les rendre complices d’actes délictueux susceptibles de les embarrasser : pour obtenir des contrats créateurs d’emplois ou des subsides internationales, ils doivent s’acquitter de commissions occultes, fermer les yeux sur certaines pratiques, abaisser le coût du travail et la protection sociale, tandis qu’au passage ils empochent également ce qu’on appelle les « rétro-commissions », ou « pots de vin ». Pris dans cet engrenage, ils se doivent de cacher leurs méfaits aux regards du peuple, et au besoin faire voter des lois protégeant leur personne d’hypothétiques poursuites judiciaires.

Ces lois, cumulées avec celles imposées par les différents lobbies de la finance ou du commerce, finissent inévitablement par rendre impopulaire le chef de l’Etat, qui se trouve au bout du compte coincé dans ses propres malversations : ayant appauvri son peuple tout en s’étant enrichi personnellement, englué dans des affaires de corruption illégales et uniquement protégé par son statut, il ne peut décemment plus lâcher le pouvoir sans rien risquer. Perdu pour perdu, il commence à vouloir tricher aux élections, s’arroger les pleins pouvoirs ou augmenter la durée de son mandat.

 

Dans le cas de la Tunisie, la misère du peuple et le mépris des dirigeants ont fini par se voir, et atteindre un seuil critique au delà duquel un rapport de force est engagé : le gouvernement au pouvoir n’avait alors plus que le choix de partir, ou bien de se résigner au bain de sang. Le pouvoir ayant opté pour la seconde proposition, il ne lui restait plus qu’à gagner la bataille de l’image, et c’est ici qu’il a échoué.

 

Car c’était sans compter internet, avec lequel les choses ne sont plus aussi simples qu’autrefois : si les médias traditionnels continuent de reproduire les communiqués officiels, les « journalistes-citoyens » (c’est à dire n’importe qui) peuvent mettre ceux-ci en contradiction avec la réalité par la profusion de leurs témoignages. Il suffit d’un téléphone portable et d’une connexion internet, et les informations se transmettent, se répercutent, se développent.

C’est d’ailleurs à ce genre d’occasions qu’on comprend mieux l’intérêt que représente internet pour la contestation sociale, et surtout le danger qu’il fait courir aux dirigeants des autres « démocraties » du genre. Prompts à saluer la victoire du peuple une fois l’opinion publique informée, ils n’ont de cesse que de se prémunir en retour contre les dangers que représentent pour eux internet et les réseaux sociaux. Prompts à proposer l’aide sécuritaire au dirigeant démocrate d’hier, ils refusent aujourd’hui l’asile à un dictateur… nous démontrant ainsi leur volatilité, ainsi que leur volonté de ne pas écorner leur image. Prêts à user de la force pour lutter contre la contestation, ils se préparent aussi à l’empêcher de se diffuser, pour qu’on ne la voit ni grandir ni s’organiser.

 

Nous sommes donc désormais prévenus : on ne délogera pas les dirigeants corrompus de nos contrées occidentales aussi facilement qu’en Tunisie, et sans doute les mesures « sécuritaires » seront bientôt renforcées. L’appauvrissement généralisé des peuples, face à l’enrichissement scandaleux d’une petite minorité, commence à se voir partout ailleurs, et conduira bientôt à des émeutes violentes susceptibles de déboucher sur des mouvements de plus grande importance. Nos gouvernants le savent, et s’y préparent depuis déjà quelque temps.
Et il se pourrait qu’en ces occasions, et même si les masques tombent,  la réponse des gouvernants soit à la mesure de leur corruption : plus elle sera grande, plus ils frapperont forts… mais moins cela se verra.

 

Caleb Irri

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Si j’étais Nicolas Sarkozy

Posté par calebirri le 10 janvier 2011

Si j’étais Nicolas Sarkozy, je dormirais mal. Je me lèverais très tôt, et toute la journée je me verrais obligé de sourire à des gens qui m’énervent, ou pire à des gens qui m’indiffèrent. J’aurais un tas de rendez-vous plus ou moins importants auxquels je serais obligé d’aller, je serais contraint de prendre des décisions engageant des millions de personnes autour de moi. Le soir, je serais épuisé, et cela me rendrait sans doute agressif ou impatient.

 

Si j’étais Nicolas Sarkozy, je me sentirais mal dans ma peau. Après avoir été porté aux nues par un peuple infidèle et volatile, je me saurais détesté par plus de 70 % de la population française, et tout cela sans compter les étrangers. Je me verrais critiqué dans tous les journaux, attaqué sur toutes les radios, moqué dans tous les bars de France. Tous mes travers, tous mes tics, toutes mes faiblesses seraient montrées au grand jour, et cela me ferait devenir froid et renfermé.

 

Si j’étais Nicolas Sarkozy, je me croirais dupé. Elu pour être le premier citoyen de France, on me dirait sali dans des combines scabreuses pour gagner moins qu’un patron du CAC40, alors que mon honneur et ma dignité seraient trainés dans la boue. J’aurais pris des décisions difficiles influant sur le cours de l’Histoire, et l’Histoire ne retiendrait de moi que quelques invectives lancées à des individus inexistants. Je deviendrais aigri et prétentieux.

 

Si j’étais Nicolas Sarkozy, j’aurais l’impression de me promener toujours tout nu. Mes amours, mes joggings, mes vacances, mes sms, tout le monde ne parlerait que de cela. Que cela soit vrai ou faux importerait peu, mais nuirait considérablement à ma vie personnelle… devenue quasi-inexistante. Je ne pourrais rien faire comme tout le monde, et tout le monde me le reprocherait. Je m’endurcirais, et me contiendrais.

 

Si j’étais Nicolas Sarkozy, j’aurais peur tout le temps. Peur de me promener dehors, de prendre l’avion régulièrement, de me retrouver au milieu d’individus hostiles et incontrôlables. Je finirais par croire aux rumeurs que j’entretiendrais pourtant moi-même, et craindrais l’attentat terroriste par dessus tout. Je ferais attention à tous ceux qui m’entourent, et ne me confierais à personne. Je deviendrais tyrannique et terrorisé.

 

Si j’étais Nicolas Sarkozy, j’aurais une vie trépidante qui ne me donnerait que des soucis, et dont les avantages évidents ne suffiraient pas à m’offrir le semblant d’un début de bonheur personnel. Les conséquences de mes actes quotidiens, loin d’être inutiles, auraient même le pouvoir d’être nuisibles à une majorité d’individus, sans que j’en puisse reprendre le contrôle.

 

Si j’étais Nicolas Sarkozy, en 2012, je ne me représenterais pas.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans littérature, misère, Non classé, sarko | 3 Commentaires »

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