Et c’est qui qui va payer ?

Posté par calebirri le 6 août 2011

Cela faisait bien longtemps que tout le monde savait comment les choses allaient tourner : à force de vivre au dessus de ses moyens, l’Europe et les Etats-Unis sont passés du stade de débiteurs à celui de surendettés.

S’il s’agissait d’un simple particulier ou même d’une entreprise, la situation se réglerait rapidement par un dépôt de bilan, avec saisie des biens du responsable et mise sous tutelle de ses revenus, voire une procédure judiciaire au cas où le (ou les) responsable (s) auraient commis des erreurs de gestion. Les salariés seraient licenciés, et en cas d’insolvabilité du débiteur les créanciers se retourneraient alors soit vers les assurances, soit vers l’Etat.

 

Mais dans le cas d’un Etat surendetté, la situation est plus compliquée : on ne peut décemment pas considérer un territoire, ni sa population, comme une simple entreprise dont les responsables seraient les propriétaires, et les citoyens des salariés. Les choses sont bien plus complexes, car elles touchent à l’essence même des sociétés, la vie des êtres qui la composent et leur relative liberté d’être humain : on ne peut théoriquement ni vendre ni acheter un Etat, et encore moins les membres qui le composent.

 

Les agences de notation, dont le métier est le calcul de risques, n’expriment quant à elles que des probabilités de défaut de paiement, ne considérant comme facteurs objectifs que le ratio entre les recettes et les dépenses quel que soit l’acteur, banque, assurance ou Etat… Il apparaît donc clairement, pour ces agences, qu’il devient désormais inconscient de continuer à prêter de l’argent à un Etat dont on est sûr qu’il ne pourra pas rembourser.

 

Mais les banques ont déjà beaucoup prêté à certains des Etats aujourd’hui en difficulté, et cela bien au delà des limites du raisonnable : là où un particulier ne peut espérer s’endetter à plus de 33% de ce qu’il gagne (pour le protéger du surendettement), certains Etats le sont à plus de 100%. Cela signifie donc que les banques ont continué de prêter, contre toute « rationalité économique », à des acteurs qu’elles savaient fragiles. Cette situation n’a été rendue possible que par l’illusion de la transparence, clef de voûte de la puissance économique trompeuse des pays riches, à travers des liens étroits qui unissaient hier les pouvoirs politique et financier, liens qui se détendent à l’heure du bilan : les banques n’ont pas respecté les règles qu’elles auraient pourtant du se fixer, et  leurs accointances coupables avec la sphère politique ont corrompu le système : l’humain est venu interférer avec l’argent, ce qui est interdit par le capitalisme.

 

Les agences de notation, elles, ne s’y sont pas trompées. Ne considérant que la perspective de profit comme règle supérieure, elles préfèrent la stabilité d’une dictature à la gestion scabreuse d’une démocratie corrompue, et menacent désormais d’abaisser également la note des banques les plus exposées dans les pays les plus endettés, tandis que les banques, elles, cherchent à se sortir de ce pétrin à moindres frais…

 

Ce qui va se passer maintenant sera déterminant : car il faudra bien que quelqu’un paye !

Si les banques refusent de mettre la main au portefeuille en prêtant toujours plus aux Etats, alors certains se retrouveront définitivement dans l’incapacité de rembourser leur dette, et sortiront de l’Europe pour dévaluer leur monnaie. La situation économique et sociale deviendra alors désastreuse pour de nombreuses années, et les peuples seront (comme toujours) largement mis à contribution. Les épargnants se précipiteront chercher ce qui leur reste d’épargne, et la contagion risquerait de faire s’effondrer une bonne fois pour toute le système bancaire.

Tandis qu’en continuant à prêter, elles prennent le risque de voir leur note baisser encore, et de ne jamais récupérer leur argent. Il leur faut donc de solides garanties, à savoir d’une part la mise de l’Europe sous tutelle franco-allemande, et d’une autre le recul très net des dépenses (l’allongement de la durée du travail, la dégradation des conditions de travail, la baisse des salaires, les licenciements et la hausse des impôts…) . Et si on pouvait ajouter à ce chantage  une « règle d’or » économique dans la Constitution, on se trouverait alors à l’abri de bien des dérapages dans l’avenir. Reste à savoir maintenant si les banques ont de quoi prêter, mais aux vues des bénéfices engendrées l’année passée, il semble que la chose soit possible.

 

 

 

Mais si nous refusions de payer encore une fois ? Vous avez l’impression de vivre au dessus de vos moyens, vous ? Vous vous sentez responsables des malversations qui sont faites en votre nom ? Et pourquoi toujours vous ? Pour avoir fait l’erreur de croire aux mensonges de nos hommes politiques ? Pour avoir pensé qu’il était possible de vivre décemment de son travail ?

 

Pourquoi ne pas faire payer les riches ? Pourquoi ne pas supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation et taxer les revenus du capital, rendre transparentes les chambres de compensation, interdire les liens incestueux entre le pouvoir politique et le pouvoir financier… ? Arrêtons-là, puisque nous n’allons pas dans la bonne direction, et puisqu’il faudra bien en changer de toutes façons. Refusons de payer encore, car nous sommes, nous le peuple, les seuls véritables propriétaires de notre Etat. Et nous ne sommes pas à vendre.

 

Caleb Irri

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et pendant qu’on sauve les banques, on laisse crever les Africains

Posté par calebirri le 27 juillet 2011

La crise financière qui nous accable est déjà un scandale en elle-même : les excès de ceux-là mêmes qui nous y ont plongé continuent, pendant que les peuples ont déjà commencé à rembourser la facture pour eux. Mais le plus gros scandale n’est peut-être pas celui-là : à quelques milliers de kilomètres de là, des millions d’êtres humains sont en train de mourir de faim, sans que la communauté internationale ne trouve rien d’autre à faire que de constater son échec.

 

Pourtant, et au delà des sinistres comparatifs que l’on peut faire à ce sujet, ces deux crises simultanées devraient nous faire comprendre ce qui est réellement en train de se passer : le capitalisme est en train de tuer non seulement la démocratie dans les pays qui ont eu la chance d’en pouvoir bénéficier- ce qui est déjà grave ;  mais surtout de laisser crever des enfants, des femmes et des hommes innocents…

 

Il faut bien comprendre qu’en acceptant de sauver les banques par l’injection de centaines de millions d’euros dans le système, nous acceptons également de ne pas les employer à autre chose, que ce soit en Afrique ou ailleurs. Et les peuples, les individus qui composent ce peuple, sont tout aussi responsables de cette situation que les dirigeants qu’ils laissent faire.

 

Car ces deux crises sont liées par le même système qui fonde les inégalités dont il se nourrit pour fructifier, au mépris des droits les plus élémentaires, et jusqu’à la vie elle-même. Comment ?

 

En usant leurs ressources qui nous servent à produire du Fukushima, en corrompant leurs régimes pour y faire nos profits, en exploitant leurs peuples pour en faire nos esclaves, nous avons créé les conditions de leur misère, et nous avons bâti sur elles notre propre prospérité.

Nous sommes responsables également du réchauffement climatique par nos pratiques productivistes , responsables aussi des guerres civiles pour posséder des terres qui seront revendues aux Chinois ou à d’autres, responsables encore d’armer ces guerres, ou de leur faire miroiter un « ailleurs » qu’on leur refuse d’atteindre une fois parvenus à nos frontières….

Pourquoi s’étonner, après, que tous ces gens désirent plus que tout s’échapper de l’enfer que nous avons contribué à construire pour eux ?

Et on les refuse à l’entrée de nos pays, sous prétexte de « crise financière », alors qu’on vient juste de trouver plusieurs centaines de milliards d’euros pour continuer à regarder sur nos écrans plats nos semblables crever en 3D sous nos yeux compatissants ?

 

Comment peut-on continuer à laisser faire cela ? que sont devenus les droits de l’homme, que sont devenus les hommes ?

 

Caleb Irri

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Le choix de la crise

Posté par calebirri le 12 juillet 2011

La crise économique mondiale, amorcée en 2007 et soi-disant réglée de main de maître par la classe dirigeante, ne devait pas durer longtemps : les gouvernements de tous les pays avaient réussi, faut-il le rappeler, à enrayer un mouvement capable d’entrainer la planète vers un véritable cataclysme, car il fallait réagir fort et sans délai… il n’y avait pas le choix ! On a fait alors payer la note aux peuples des générations actuelles et futures en créant une dette fantastique, et les bourses sont reparties à la hausse, les bénéfices des grosses entreprises aussi. Tout roulait à nouveau, et on ne regrettait pas d’avoir gardé en poste les mêmes économistes qui ont engendré une crise qu’ils n’avaient pas vu venir (?!), mais qui seuls étaient capables de nous en sortir.

 

 

Bon. Et puis il y a eu l’histoire de la dette grecque, et le pays a été « sauvé » de l’insolvabilité une première fois, à grands coups de sacrifices exigés de la population ; tout cela sans d’autre effet que de creuser encore un peu plus sa dette. Ensuite il y a eu l’Irlande, et puis on a parlé tour à tour de l’Espagne, du Portugal,  de l’Italie, et on évoque aujourd’hui jusqu’aux Etats-Unis qui se trouvent être en difficulté… tout ça sans compter qu’il faut désormais « re-sauver » la Grèce !

 

Que faut-il faire maintenant ?

Il n’y a pas trente six solutions : c’est soit on aide la Grèce et on se prépare à aider les autres, soit on ne l’aide pas, et … il faudra quand même aider les autres ! car si on n’aide ni la Grèce ni personne… le monde financier va s’écrouler comme un château de cartes, et l’Europe la première.

 

Enfin, cela c’est ce qu’on nous propose. Car il existe bien sûr d’autres solutions : faire payer les riches par exemple, ou établir une véritable transparence, ou changer les paradigmes de la finance, etc…. mais cela engendrerait une redistribution complète des cartes géopolitiques du monde entier : les changements nécessaires à cette redistribution impliqueraient de regarder en face d’une part le « retournement du capitalisme » qui s’effectue sous nos yeux, et d’une autre l’injustice « intrinsèque » du capitalisme dont les premiers bénéficiaires sont les premiers responsables.

 

Mais, et on peut le comprendre, ceux qui sont actuellement au pouvoir, ceux qui profitent actuellement du système n’ont aucun intérêt à ce que cela se produise. Et comme ce sont eux qui décident, il ne fait aucun doute que la voie qu’ils choisiront est la suivante : tout d’abord on « aidera » la Grèce (à grands coups de baisses de salaires, de protectionnisme, de privatisations en échange d’intérêts favorables…), aide qui provoquera des manifestations et mouvements d’opposition, ainsi bien sûr qu’une aggravation de la situation.

 

Ensuite on menacera tous les autres pays de ne pas les aider, à moins que de prendre des mesures draconiennes qui retomberont in fine sur les peuples pour, dira-t-on, « éviter la contagion ». On exigera, en échange des aides accordées, la mise sous tutelle des Etats « hautement exposés », sous l’égide de la France ou de l’Allemagne, en fonction des tractations qui ont cours actuellement. Cette crise sera devenue pour l’Europe l’occasion de se saborder définitivement, ou de s’unir vraiment, mais non plus dans les termes actuels : sera proposée (imposée de fait par les évènements)  la direction de l’Europe par les puissants (France ou Allemagne), et ceci selon les critères d’une économie fondée sur de nouvelles bases, qui  pourraient très bien être celles du bancor. Pour le moment, il semblerait que la France soit en bonne place :  soumise aux Etats-Unis, la France présidente du G8, du G20, du FMI avec madame Lagarde (tiens, et si « l’affaire DSK » avait un lien avec tout ça ? ) risque d’emporter le morceau. Car des élections arrivent en 2012 en France, mais aussi aux Etats-Unis, et dans près de 20 pays cette même année, dont 4 des 5 membres permanents de l’ONU. Et l’opposition populaire qu’entrainent toutes les restrictions actuelles et à venir risque de faire échouer la manoeuvre en favorisant l’alternance politique. Parce qu’il faut bien qu’il y ait manoeuvre : la crise, tout le monde sait comment la régler, je l’ai dit plus haut.  Mais cela ne doit pas arriver, car les puissants de ce monde veulent nous convaincre qu’il n’y a « pas d’autre choix ».

 

Il y aura donc récession chez tout le monde, et ce n’est qu’à ce prix que les peuples se révolteront, en justifiant ainsi la répression, le protectionnisme puis l’autoritarisme qui leur seront opposés. Ce n’est qu’au pire moment de la crise qu’on nous ressortira (et que sera adopté) le bancor, et que tout un tas de mesures sécuritaires seront imposées aux peuples pour les tenir en place. Ce moment marquera la fin du système tel que nous l’avons toujours connu, et se produira avant 2012, il faut en être certain. Ceux qui s’y opposeront deviendront alors des ennemis, et on prépare déjà le terrain depuis quelque temps. Le fichage, le contrôle et la surveillance continue des personnes et des communications est déjà possible techniquement, il ne restera plus qu’à l’imposer « légalement », en réponse à la violence des populations incapables de se contenir face à l’injustice des sacrifices qu’on exigera d’elles.

 

Mais nous avons encore le choix, celui de ne pas croire qu’il n’y en a pas d’autres : engageons-nous !

 

caleb Irri

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L’illusion de la transparence

Posté par calebirri le 8 juillet 2011

Face à l’effondrement économique inévitable de la « zone euro », nos bons dirigeants nous refont aujourd’hui – et sans complexe – le coup de la « transparence ». En effet, les échanges mondialisés d’aujourd’hui sont tous plus ou moins noyés dans d’obscures salles de marché, ici ou là, à l’abri de tous les regards, anonymes et multiples, enfermés dans les disques durs de chambres de compensation ou des paradis fiscaux, et le tout sans aucune possibilité de savoir qui fait quoi. Cela n’a jamais vraiment eu l’air d’inquiéter personne d’autre que ce cher Denis Robert, car en réalité le manque de transparence lié aux transactions financières arrangeait bien tout le monde jusqu’à maintenant.  Mais c’est qu’aujourd’hui le manque de transparence de certains organismes,  les agences de notation qui soufflent le chaud et le froid sur les marchés (et même sur les Etats),   embarrasse fortement le pouvoir politique.

Car le problème est que personne ne semble savoir comment sont faits et défaits tous ces calculs, tous ces montages financiers, ces petits arrangements fiscaux et autres notations obscures. Ce que les gouvernements réclament donc, à travers la transparence, ce n’est pas celle de leurs comportements à eux mais celle de ceux qui les dirigent. Car il faut bien admettre que les véritables gouvernants ne sont plus ceux qu’on élit mais ceux qui possèdent l’argent.

Face à cette mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique  les gouvernants, confrontés à une crise capable de leur faire perdre leur position, souhaitent pouvoir accéder au jeu des financiers, et c’est ce vers quoi ils poussent actuellement en évoquant la création de leurs « propres » agences de notation (qui leur seront sans doute plus favorables). On devrait pourtant s’étonner que des Etats se soient si longtemps laissés noter par des organismes privés qui sont désormais capables de faire chuter des Etats tout entiers, qui se retrouvent ni plus ni moins qu’au bord de la faillite, avec tout ce que cela implique pour les populations. Car en définitive, l’Etat appartient aujourd’hui à des créanciers privés, créanciers dont le pouvoir immense s’appuie justement sur  l’opacité, le manque de transparence. Les Etats, comme les entreprises ou les matières premières, sont peu à peu devenus des outils de spéculation destinés à faire du profit. Les dirigeants des pays les plus endettés se sont laissés entrainer par des banquiers sans scrupule qui, une fois la crise venue, ont décidé de se payer avec les restes, c’est à dire sur les deniers des peuples concernés.

Et ces dirigeants, considérés comme responsables de leurs « employés », c’est-à-dire le peuple qui travaille et paye ses impôts, qui fait tourner la machine, commencent à se rendre compte qu’en perdant le peuple ils sont en train de perdre aussi leur pouvoir : et c’est pourquoi ils exigent aujourd’hui plus de transparence.

Mais c’est quoi « plus de transparence » ?  Cela signifie-t-il de tout montrer au peuple, d’exhiber au grand jour les fabuleux « trous noirs de la finance » dans lesquels se perdent toutes les manipulations financières ? Le problème c’est que tous ces dirigeants sont tous plus ou moins complices et bénéficiaires de cette opacité, car ils en sont aussi les instigateurs, les artisans. Ce qu’ils souhaitent donc en réalité n’est pas la transparence, mais l’illusion de celle-ci. Sachant pertinemment qu’elle est impossible et peu souhaitable (pour eux), ils préfèreront mettre en place de nouvelles agences tout aussi opaques, mais suivant leurs propres règles. En s’appuyant sur la colère d’un peuple de qui on exige sans cesse plus de transparence (cf tous les fichiers créés pour tracer les moindres actes des citoyens), ils espèrent faire pression sur le pouvoir financier et retrouver ainsi un peu de leur puissance perdue.

Car cette « transparence réclamée » ne peut être totale, ou alors c’est tout le système qui s’effondrerait. La transparence c’est la clarté, la vérité, la réalité. La transparence c’est de pouvoir regarder d’où vient l’argent, par qui il passe, et combien, et où il va.
Tandis que l’opacité est le moyen sur lequel s’appuie le capitalisme pour exister, et les injustices pour se perpétuer : car sans cette opacité (très bien organisée d’ailleurs), c’est tout un chacun qui pourrait s’apercevoir des vols et des mensonges perpétrés par ceux qui dirigent véritablement le monde, les riches. Et c’est bien pour ça que cette transparence n’est qu’une illusion. En réalité, aucun des deux camps qui s’opposent ne la souhaitent totale.  Dans « l’échange, le partage et la double-pensée », j’ai tenté de montrer que l’échange, c’est à dire le commerce, est un vol inévitable, car si chacun avouait ses marges à ses clients, alors c’est tout le système qui s’effondrerait de lui-même.

Et bien imaginons maintenant que l’on devienne réellement transparent : de la même manière qu’avec le site « prix de l’eau« , que les véritables victimes de l’échange montrent réellement la part de leur propre vol pour laisser entrevoir celle des véritables voleurs de cette planète. Et qu’on s’aperçoive enfin que les véritables victimes ne sont ni les petits salaires, ni les chômeurs ni les « illégaux », mais bien plutôt une toute petite fraction de la population, celle qui justement profite de l’opacité du système financier. Que les cadres supérieurs, les artisans, commerçants, chefs d’entreprises petites ou moyennes, paysans et agriculteurs, salariés, fonctionnaires, tous nous sommes certes à la fois « victimes » et « bourreaux », mais surtout victimes. Car les profits gigantesques faits par un petit nombre (10% de la population détient 90% des richesses) ne sont jamais redistribués, car ils disparaissent tous derrière une façade de transparence, les « bilans » et autres « résultats ». Mais que tous les petits patrons des supermarchés ouvrent, un peu à la manière de Wikileaks, les marges de leur entreprise, que les journalistes montrent les liens, les bénéfices et les impôts réellement payés par ces dernières, que les commerçants disent combien ils gagnent vraiment sur les produits qu’ils vendent, que les producteurs affichent le prix auquel ils vendent leur production afin que l’on compare avec le prix auquel ces produits se retrouvent en grand surface (ici)… Que les députés, sénateurs encore soucieux de « déontologie » montrent au grand jour les montants de leurs émoluments, ou comment ils se votent et se conservent moult avantages pour eux-mêmes… Que les entreprises du CAC40 affichent leurs résultats, et combien ils payent réellement d’impôts

Imaginons une véritable transparence, et réfléchissons deux minutes : comment pourrions nous laisser cette situation perdurer sans se révolter ? Créons donc un grand site d’observatoire des prix et des marges faits par les acteurs eux-mêmes, et montrez tout au grand jour, et puis regardez ce qu’il vous reste de votre travail, ce que vous volez vous-même, vous de qui on exige la plus grande transparence afin que ne puissiez détourner le moindre centime, regardez combien vous payez de taxes, ou combien vous coûte votre crédit…, et comparez à ce que gagnent les véritables voleurs de cette planète. Faites-la vous-mêmes cette transparence, et vous verrez la vérité :

la transparence n’existera pas tant que le capitalisme vivra, et le capitalisme ne pourrait survivre un instant à la transparence.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

 

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L’échange, le partage et la double-pensée

Posté par calebirri le 21 juin 2011

L’échange et le partage sont les deux seuls moyens dont dispose l’homme pour vivre en société. Ces deux notions, bien que contradictoires (quand le fruit du labeur d’un homme est partagé, il ne peut être en même temps échangé, et réciproquement), parviennent cependant à coexister en l’homme, au prix parfois d’une sorte de schizophrénie dont il ne peut sortir indemne.

La première de ces deux notions, l’échange, est le moyen retenu par l’homme dans le cadre de sa vie professionnelle, tandis que la seconde, le partage, est celui qu’il utilise dans le cadre de sa vie personnelle, avec les amis ou la famille.

 

L’échange est une notion éminemment capitaliste, car il est le résultat d’un rapport de force qui se conclut au moyen du prix. L’échange est le fruit d’une négociation sur des bases inéquitables (il y en a toujours un plus fort que l’autre, qui fera du profit), qui aboutit à la fixation d’un prix, c’est à dire une valeur considérée comme acceptable par les deux acteurs qui concluent cet échange (la transaction). Lorsque les acteurs qui échangent sont peu nombreux et ne font pas intervenir de monnaie, alors on parle de troc. Mais quand les acteurs sont plus nombreux et que les produits sont en nombre presque infinis, il est nécessaire de recourir à un système de valeur capable de faire correspondre non plus deux objets entre eux, mais une infinité : c’est le début du capitalisme. Autrement, comment faire pour décider qu’un poulet vaut 5 kilos de tomates qui valent deux paquets de cigarettes ? pour certains l’un vaut plus, pour l’autre moins.

Le partage, à l’inverse, est une notion spirituelle, dont toutes les religions font d’ailleurs une des principales vertus humaines. Le fruit du labeur d’un homme n’est ni échangé ni monnayé mais donné, sans contrepartie réclamée en retour. Le ou les bénéficiaires ne sont redevables de rien, tandis que celui qui partage se trouve récompensé par ce seul acte « désintéressé ». Cela ne signifie pas qu’il n’espère pas en retour ou de l’amour ou un service futur, ni même qu’il soit capable de toujours donner sans jamais rien recevoir, mais l’acte en lui-même doit être sa satisfaction.

Quand un homme demande à un ami ou un proche de l’aider à effectuer une tâche qu’il ne sait ou ne peut pas faire seul, le second (s’il est vraiment un ami) lui rend le service sans rien demander en retour : la tâche effectuée, le premier remercie (ou pas c’est son droit), et chacun rentre chez soi : tout est bien ainsi, cette fois et les autres fois, car on ne compte pas. Dans le monde capitaliste, c’est un adulte qui demande à un autre de l’aider à la réalisation d’une tâche (un service aussi). Le capitaliste réfléchit, et calcule ce que « vaut » son service : soit il l’échange contre un autre qu’il estime comparable, (en argent ou en temps, ou en objet), soit il refuse et leur relation s’arrête là. Si les services ne sont pas considérés de la « même valeur », alors l’un se retrouve en dette vis à vis de l’autre, et perd ainsi une partie de son indépendance : il doit quelque chose. Comme cet échange ne peut être totalement juste et que la société veut prévenir les problèmes (un aveu de faiblesse ?), l’échange s’effectue donc si et seulement si un accord préalable est trouvé durant les discussions (négociations), accord qui sera scellé sous forme de « contrat », tacite ou formel, et sur lequel on pourra ensuite s’appuyer pour contester ou défendre l’exécution des termes par l’intermédiaire d’un tiers (la justice). Cela n’empêche pas l’injustice de l’échange mais la protège.

Cela n’est pas une petite différence. Car si le partage est fondé sur la confiance et l’honnêteté, l’échange est fondé, on le voit, sur la suspicion permanente et la concurrence. C’est qu’on ne peut décemment arnaquer que ceux qu’on n’aime pas, ou qu’on ne connait pas. Si l’un des deux acteurs de l’échange exerce mal son jugement et que les services sont incomparables (ce qui devrait être toujours le cas puisque tous les objets et services, et tous les hommes entre eux ne se « valent pas »), alors l’un de ces deux acteurs n’a aucun intérêt à le faire savoir à l’autre, pour faire un plus grand bénéfice (dans le commerce on ne donne jamais sa marge). Cela n’arriverait pas si les deux acteurs étaient amis, liés par une confiance qui interdit à l’un de gagner de l’argent sur le dos de l’autre : si le bénéfice était connu, les deux ne feraient sans doute pas commerce. Car dans le système capitalisme, l’échange qui est source de conflits permet la création du « bénéfice » sans lequel il n’y aurait ni profit ni commerce. C’est cette « part en plus » (le bénéfice donc) qui est à l’origine des inégalités entre les hommes, inégalité sans laquelle le système ne pourrait pas fonctionner. Alors que l’échange signifie l’acceptation par les acteurs d’une concurrence dans laquelle il y a nécessairement un vainqueur et un vaincu (le seul objectif étant la maximisation du profit), le partage sort de cette conception par l’absence de profit, ou vu positivement par un profit partagé : les acteurs du partage ne sont pas ennemis mais amis.

 

le système dans lequel nous évoluons tous, le monde, est un lieu dans lequel l’échange a pris la place la plus importante ; mais dans lequel le partage est encore considéré comme une vertu, au moins dans certaines conditions. Le problème est que le système capitaliste voudrait tout régler par l’échange, alors que les hommes désirent tous, au fond d’eux-mêmes, un monde plus juste fondé sur des relations humaines où la confiance et l’honnêteté primeraient sur les inégalités. Et c’est bien dans cette apparente contradiction que se trouvent embrouillés les esprits, tiraillés d’une part par la nécessité de participer aux échanges pour survivre, et d’une autre par le naturel humanisme qui nous pousse à donner plutôt qu’à profiter. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir si les nombreux croyants revendiquant lors de leurs faits religieux cette notion du partage, tout en pratiquant dans leur vie quotidienne l’échange capitaliste le plus pur partage ne finissent pas totalement fous.

Mais cette schizophrénie s’explique lorsqu’on regarde l’homme de plus près. Pour lui, la différence entre l’échange et le partage réside dans la conception de l’homme, selon qu’on le considère comme naturellement « bon » ou naturellement « mauvais ». Cette conception stupide (personne n’est ni totalement bon ni totalement mauvais) est cependant bien pratique pour séparer ces deux notions d’échange et de partage, car elle permet à l’homme de distinguer les bons (ceux avec qui on partage) et les mauvais (ceux avec qui on échange). Selon que l’on se trouve dans le cadre professionnel ou dans le cadre privé, les comportements se calent sur l’une ou l’autre de ces positions. Le véritable écueil se trouvant à l’intersection des deux positions, de par l’approfondissement des relations humaines, qui font qu’un inconnu avec qui on échange régulièrement peut devenir un ami, ce qui fausse la distinction et pervertit l’esprit : tandis que le coeur les inciterait au partage, leur esprit « rationalisé » leur commande d’échanger pour survivre.

 

Cette coexistence de l’échange et du partage est sans doute à l’origine de nombreux troubles mentaux parmi ceux qui submergent les pays riches, car elle fait fonctionner dans l’esprit de l’être humain le même principe que la « double-pensée » d’Orwell : Nous savons tous que le commerce est un vol. Mais comme nous ne pouvons faire autrement nous acceptons cette situation dans le cadre professionnel, alors qu’en dehors de ce cadre nous partageons volontiers. Tout se passe à peu près correctement jusqu’à ce que des interférences interviennent, c’est à dire lorsque les sentiments humains surviennent. Coincé entre deux logiques radicalement différentes, l’homme se retrouve face à l’inhumanité, l’incohérence, l’amoralité d’un capitalisme qui lui impose de voir ses congénères comme des ennemis d’une part et aussi, d’une autre part, face à son penchant naturel qui l’incite à nouer des relations sociales pouvant le conduire à un sentiment d’amitié l’empêchant absolument de considérer son interlocuteur en même temps comme un ennemi ET comme un ami. C’est à ce moment qu’il doit recourir à cette notion fondamentale de la double-pensée :

“Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer”.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Et si la guerre avait déjà commencé ?

Posté par calebirri le 13 juin 2011

Pour qu’une guerre ait lieu, il faut qu’il y ait deux camps opposés. Il faut également des tiers impliqués, des combats, des victimes, et deux idéologies qui s’affrontent.

Depuis le 11 septembre 2001, tous ces éléments sont réunis, et l’invasion de l’Afghanistan puis de l’Irak se trouvent être « de facto » le début de l’invasion du « Monde Arabe », invasion qui n’a jamais cessé depuis. Si vous regardez les cartes du Maghreb et du Moyen-Orient d’aujourd’hui, vous constaterez par vous-même que tout gravite autour d’un seul et même point central, Israël. Il n’est pas anodin qu’au moment même où le capitalisme se retourne, où les Palestiniens obtiennent le soutien de nombreux Etats émergents (émergés ?) et où les pouvoirs de l’Europe et des Etats-Unis déclinent avec la crise, des révolutions éclatent tout autour de ce point central, et permettent à ces pays (UE et EU) qui n’ont plus les moyens de leurs ambitions (le pouvoir et l’argent) de reconquérir ceux-ci au moyen de la guerre, la force pure, la seule possibilité qu’il leur reste.

Car Peu à peu les choses s’éclaircissent, et les camps se forment : parallèlement à la mobilisation grandissante des peuples oppressés par leurs gouvernants se mettent en place les rouages d’une grosse machinerie qui nous conduit peu à peu vers une confrontation majeure, avec le monde Arabe. Cette confrontation est sans doute le seul moyen qu’ont trouvé nos gouvernants (bien peu imaginatifs somme toute) pour faire repartir une économie en panne et conserver leur pouvoir sur des milliards d’êtres humains. Que cette confrontation soit le fruit d’un préparation minutieuse ou d’un enchainement malheureux importe finalement peu car la situation est déjà bien engagée. il suffit pour s’en convaincre de regarder les faits, car ils expliquent d’eux-mêmes pourquoi le monde arabe est la cible choisie : c’est le bloc économique le plus faible du grand échiquier géostratégique.
Face à ce grand « Monopoly » qui se joue loin des caméras et aux ambitions chinoises qui achètent des terres partout, face aux ambitions de l’Amérique latine dont les ressources sont gigantesques ou celles de la Russie qui veut encore elle aussi jouer son coup, les Etats-Unis et l’Europe n’ont d’autre choix que de se soumettre ou de se défendre… en attaquant plus faible qu’eux. Protégés jusqu’à ce jour par leurs ressources et leurs régimes politiques, protégés jusqu’à ce jour par la corruption et les subsides européens et étasuniens, le Maghreb et le Moyen-Orient sont le seul « ennemi » encore à la portée des Etats-Unis et de l’Europe : une bonne petite guerre officiellement déclarée ne nuirait sans doute pas à leurs affaires.

L’islamophobie grandissante à l’intérieur de ces deux imposants candidats est le vecteur « psychologique » choisi pour distinguer les « gentils » des « méchants ». Ajoutez à cela la crise économique qui a permis la révolte des peuples oppressés là-bas avec l’aide de l’Europe et des Etats-Unis, révoltes dont ces mêmes Etats veulent aujourd’hui profiter pour se poser en défenseurs de la démocratie, et vous aurez tous les ingrédients pour fabriquer une grosse bombe dont l’étincelle s’enflammerait… à Jérusalem ?.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, et alors que la crise touchait durement les économies les plus fragiles, la Tunisie, l’Egypte, la Syrie, la Lybie étaient des alliés proches des gouvernements européens (ce qui devrait nous interroger sur l’acuité de ces derniers en matière de politique étrangère ?). Les dictateurs étaient de très bons hôtes, et personne n’y trouvait rien à redire. Nous leur vendions des armes, y installions nos usines, et y faisions commerce constructif.
C’est que les entreprises européennes y étaient très bien traitées, et les dictatures copieusement arrosées par nos soins. Mais avec la crise et le ralentissement de l’économie mondiale, ce sont comme toujours « les sous-traitants » qui trinquent en premier : les « colonies financières » dont les dirigeants sont des pantins déguisés en vice-rois, ont du rogner encore un peu plus sur les droits et salaires déjà limites de leurs populations, entrainant ainsi « émeutes de la faim » et révoltes violentes.

 

Ces mouvements de contestation auraient très bien pu être réprimés dans le sang sans n’intéresser personne, si internet et le formidable appétit de liberté de ses utilisateurs n’avaient pas étalé au grand jour les massacres perpétrés par les désormais dictateurs.

Après avoir proposé leur aide à ces dictateurs « amis », ils on voulu faire mine de ne pas comprendre, mais après les nombreuses « bourdes » ( ou scandales si vous préférez) fortement médiatisées (qui ont peut-être au passage empêché de plus grands massacres avec l’envoi des forces de « sécurisation »), les gouvernants européens ont décidé de « soutenir » les partisans de la révolution. Mais pas n’importe comment : en soutenant les manifestants, les gouvernements réclameront bien sûr des compensations : les millions d’euros dépensés pour la « reconstruction », pour les interventions de « sécurisation » ou de « protection des civils » ne seront certainement pas versés en vain. D’une manière ou d’une autre, ils seront récupérés.

 

Et puis pourquoi ne pas profiter de ces évènements pour aller plus loin ? Partant du principe que les dictateurs sont à mettre dehors, alors pourquoi ne pas aider « tous » leurs peuples à se libérer ? Ce serait là l’aboutissement du très fumeux concept de « guerre préventive » : en s’accordant sur le fait que tous les dirigeants arabes sont susceptibles de massacrer leurs populations si elles se révoltent, alors pourquoi ne pas les faire « dégager » dès maintenant ?

 

Car en protégeant ainsi les révolutionnaires, les Etats-Unis et l’Europe s’accordent un futur droit de regard sur l’installation des nouveaux dirigeants. Et cela même si les révolutions sont justes et légitimes, et partent d’une véritable prise de conscience démocratique de la part des peuples opprimés : elles sont organisées et développées par des Etats qui ne mènent en réalité rien d’autre qu’une guerre d’invasion du Monde Arabe, en attendant la déclaration de guerre officielle.

 

Si on rapproche maintenant cette situation du problème israélo-palestinien, on voit bien à quel point la nouvelle politique des Palestiniens pousse les Etats-Unis et leurs alliés à des prises de position radicales : l’aveu public d’un soutien sans faille à Israël face aux revendications indépendantistes des Palestiniens à l’ONU signifierait pour le Monde Arabe une déclaration d’hostilité considérée comme injustifiée, et même injuste. De quoi mettre le feu aux poudres.
La guerre a donc sans doute déjà commencé, mais comme nous sommes les envahisseurs, nous n’en subissons pas encore les effets. Mais les pays envahis le savent eux, il n’y a qu’à regarder les effets des « libérations » Irakienne ou Afghane : Des malformations anormalement élevées chez les enfants nés après la « libération », en Afrique des maladies liées aux récoltes de minerais dans des conditions quasi esclavagistes…

 

La guerre a commencé, et personne ne veut encore nous la montrer : on se bat en sous-main pour la direction du FMI, on achète le maximum de terres en Afrique ou ailleurs, on se bat pour l’eau et le pétrole, on envahit peu à peu tous les espaces possibles pour préparer à la « grande confrontation ultime », celle que tous  attendent en la redoutant, celle qu’ils préparent pour l’éviter tout en la provoquant.

 

En accueillant pas les immigrés qu’on dit par ailleurs défendre, en stigmatisant les Arabes et tous les Musulmans depuis le 11 septembre, tous les pays du monde se sont engagés dans une guerre qui ne dit pas son nom. Les nouvelles technologies de l’information sont en passe de devenir un enjeu majeur pour la liberté, et la vérité. Seuls relais des horreurs réelles et véritables d’une guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de victimes, internet et ses réseaux ne doivent pas tomber sous le contrôle des futurs tyrans. Une fois transformés en « télécrans », nous deviendrons alors incapables de distinguer le vrai du faux : la guerre continuelle tant redoutée par Orwell sera alors possible.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, immigration, misère, mondialisation, Non classé, politique? mensonges, révolution?, relations internationales | 2 Commentaires »

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