les objectifs quantitatifs (ou quotas)

Posté par calebirri le 15 novembre 2008

Après « l’appel du Goncourt pour les réfugiés afghans, j’ai entendu hier sur France-info un reportage concernant les réfugiés de ce que l’on appelle « la jungle de calais ».

 

Après la fermeture du centre de Sangatte pour des raisons de politique de « maîtrise des migrations », il faut avouer que par enchantement tous les réfugiés s’étaient volatilisés… pas pour longtemps bien sûr. Car malgré le sort qui leur est réservé en France, il semble qu’il soit toujours moins pire que celui qui leur est dévolu dans leur pays d’origine.

 

Mais qu’à cela ne tienne, la France fait tout en sorte qu’il se détériore encore un peu ; ainsi les quotas (pardon, objectifs quantitatifs) seront à même d’être respectés.

 

Enfin pour le moment tout ceci n’a donc pas l’air de suffire, et si le centre de Sangatte a bel et bien disparu, des réfugiés sont toujours là. Cachés dans les forêts avoisinantes, et survivant dans des conditions sanitaires déplorables. Ils étaient apparemment environ trois mille du temps de Sangatte et seraient aujourd’hui près de trois cents.

 

Cette histoire de jungle me remet en mémoire un reportage entendu sur France-info le 23 septembre http://www.france-info.com/spip.php?article189204&var_recherche=nathalie%20bourrus&theme=81&sous_theme=338

A ce reportage étaient invités un rapporteur de la loi sur l’immigration et un maire UMP d’une commune touchée par ce problème. Et la journaliste ayant réalisé le reportage. Pour l’un d’eux le terme technique employé au sujet de ce problème était d’ordre médical, « un abcès de fixation ». et la solution était le respect de la Loi. Pour l’autre le problème était plus compliqué, d’autant qu’il était à mettre en parallèle avec la politique d’immigration des autres pays, en l’occurrence le Royaume-Uni qui, une fois les clandestins passés, les laissait plus ou moins tranquilles.

A ceci s’ajoutent (à mon avis c’est le seul véritable problème) les conditions de vie du pays d’origine, qui tant qu’elles ne s’amélioreront pas continueront à faire préférer les risques du départ plutôt que les certitudes de la vie sur place

Quand la journaliste évoque les conditions de vie « animales » de ces réfugiés, ainsi que l’aide des collectivités, les deux intervenants se retranchent derrière la Loi et les associations d’aide qui, à défaut de les aider vivre leur permettent de survivre.

En gros, les aider plus serait prendre le risque de créer un nouveau Sangatte, ce qui est hors de question.

Mais cela ne résout pas la question, surtout lorsqu’un bénévole (dans un autre reportage diffusé si je me souviens bien le 12 novembre toujours sur France-info) affirme que donner à manger à un enfant mourant de faim peut-être considéré comme de « l’aide au séjour irrégulier », où que l’on évoque la question des droits de l’homme à propos de la situation de cette cinquantaine d’Afghans que l’on dit susceptibles d’être renvoyés « groupés » dans leur pays.

D’autant qu’apparemment les « retours groupés » ne sont plus légaux, et que celui concernant les réfugiés Afghans est organisé conjointement avec les Anglais.

 

Quelle est la solution ?

A en croire ce qu’en disent tous ces hommes de bonne volonté, faire respecter les droits de l’homme dans les pays d’origine est une condition indispensable à l’arrêt des migrations clandestines. On veut bien les croire.

 

Mais dans la pratique, tout est fait pour arriver au même résultat et pour des coûts de fonctionnement beaucoup moins élevés. Et cela tout simplement en abaissant les conditions d’accueil à un tel niveau qu’il soit pour les candidats à l’émigration plus valable de mourir sous leur dictature que de vivre dans notre démocratie.

 

caleb irri

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la pauvreté augmente, vive la guerre!

Posté par calebirri le 13 novembre 2008

Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraître (pour le gouvernement en tout cas), la misère est en augmentation. Pour les autres, ils avaient bien compris depuis longtemps qu’à force de supprimer des postes, d’augmenter les prix sans augmenter les salaires, tout cela même en abaissant les chiffres du chômage par des acrobaties comptables ou des radiations abusives, on obtiendrait difficilement le plein emploi…

 

Qu’à cela ne tienne ! le gouvernement, malgré la cirse financière qu’il n’a pas été capable de prévoir, malgré le ralentissement économique qui sous-tendait cette crise financière (et non pas l’inverse), voulait à tout prix « tenir ses engagements ».

 

Mais la croissance à 3 pourcent est loin, et même avec des dents longues elle sera difficile à atteindre : 0 est le chiffre actuellement retenu. Quand on pense que toutes les prévisions budgétaires sont basées sur celles de la croissance on n’ose même pas imaginer le résultat de l’exercice de l’Etat.

 

Le gouvernement, toujours prompt à faire de nouvelles propositions, choisit donc d’aider les riches à le rester, et de laisser les pauvres payer la facture. Il ne faut pas croire que cela se fasse par méchanceté ni par idéologie, mais simplement par intérêt. Comme aux Etats-Unis, ce ne sont plus les électeurs qui font les élus, mais le financement de la campagne électorale. Les financiers qui appuient les candidatures sont des sponsors qui recherchent avant tout un retour sur investissement, et il ne fait aucun doute qu’à ce titre les gouvernements sont plus redevables à envers eux qu’envers leurs électeurs.

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

 

Engagés dans un cercle vicieux, et pour que les actionnaires ne rognent pas trop sur leurs bénéfices, les gouvernements et les grands groupes vont continuer de vouloir faire des économies, c’est à dire concrètement de licencier ou de délocaliser.

En face de ces licenciements massifs à venir les gouvernements, déjà lourdement endettés et asphyxiés par leurs plans de « relance » de l’économie (qui pèseront sur les peuples au niveau des impôts futurs), vont tenter de se désengager d’un maximum de leurs prérogatives sociales pour ne pas sombrer définitivement. Pour ce faire ils se doivent de légiférer contre toutes les avancées sociales précédentes, en allongeant la durée de cotisations, en privatisant les services publiques non-rentables, en nationalisant les services privés qui fonctionnent, en durcissant les conditions d’accès aux aides sociales, en assouplissant le droit du travail ou encore en favorisant la suppression des remboursements des soins.

 

Parallèlement les impôts indirects vont augmenter, que ce soit en cotisations sociales, en amendes que la surveillance électronique rend chaque jour plus nombreuse, en années de travail supplémentaires.

 

Au bout d’un moment, le monde se trouvant dans une impasse économique telle que les peuples se verront contraints de chercher un coupable, les gouvernements rejetteront la culpabilité sur les autres pour ne pas avoir à la supporter, et trouveront enfin un faible bouc-émissaire sur qui rejeter les fautes, et se jetteront allègrement sur l’occasion pour partir en guerre, le meilleur plan de relance économique qui soit.

 

Non seulement elle obligera les pauvres à travailler et à se battre sans contestation possible, mais en plus elle supprimera la pauvreté -ou les pauvres.

 

caleb irri

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