agoravox et la démocratie

Posté par calebirri le 15 janvier 2010

Un article de Monsieur Villach a donné lieu il y a peu à un débat un peu musclé, mais peut-être nécessaire, sur le fonctionnement d’agoravox.
Je voudrais dans cet article faire un parallèle avec la démocratie, et montrer combien elle est difficile à mettre en place, surtout lorsque l’on constate l’incompréhension à laquelle est elle confrontée.

Agoravox fonctionne, en théorie (car je ne fais que supposer), de la manière suivante : les rédacteurs ayant publié au moins 4 articles ont accès à la modération, ce qui signifie qu’ils sont en mesure de donner leur avis sur la publication des articles en attente à la modération. Certains imaginent encore naïvement que seule la modération est prise en compte pour la publication, sans tenir compte de la difficulté qu’il y aurait à laisser un tel système (hautement démocratique il est vrai) fonctionner. Car la « véritable démocratie » exige d’avancer, et nous sommes tous à même de constater que si une telle liberté nous était laissée, il n’y aurait presque personne pour jouer le jeu.

Cependant, il est clairement établi dans la politique éditoriale que les modérateurs ne sont pas les seuls à décider de la publication d’un article : Il y a donc bien les modérateurs, mais aussi un « comité de rédaction » qui doit prendre une décision. Sur la quarantaine d’articles publiés chaque jour, imaginez l’enfer pour mettre tout ça en page avec une modération véritablement démocratique.

Imaginons un instant que seuls les modérateurs aient seuls voix au chapitre :

Tout d’abord, compte tenu du nombre d’articles déposés par jours (plus de 300), il faudrait que les modérateurs (plus de 1500) aient la capacité de lire chaque article avant de se faire une idée juste de son vote (selon une démocratie « éclairée ») .

Ensuite, les différents points de vue (ou camps) opposés se tireraient rapidement dans les pattes les uns les autres : lorsque l’on voit les inimitiés qui existent entre certains rédacteurs, il est facile d’imaginer que, comme dans le cadre d’une véritable démocratie, on se retrouverait soit avec une absence de décision due aux votes contradictoires des uns et des autres, soit à la « prise du pouvoir » éditorial d’une sorte de « majorité » imposant son hégémonie sur les groupes minoritaires, soit l’adoption d’articles sur le simple fait qu’ils soient de tel ou tel rédacteur appartenant à tel ou tel autre groupe, par « vote automatique ».

De plus, il faudrait pour être véritablement représentatifs un nombre assez élevé de votes pour valider les articles de manière plus juste, ce qui laisserait en attente des articles d’actualité si longtemps qu’ils cesseraient de l’être (d’actualité)

Il ne faut donc pas être naïf, et accepter le fait que le comité de rédaction est nécessaire au bon fonctionnement du site, et cela malgré nous. cela pose bien, à mon avis, le véritable problème de la démocratie.
Ensuite, il y a aussi le problème du  positionnement sur la page. Je ne sais que trop bien que les articles mis en avant en premier sont les plus lus, mais on voit également des articles monter de tout en bas vers tout en haut en peu de temps : le titre et l’auteur y étant sans doute pour beaucoup. Mais comment faire autrement ? j’imagine que chaque rédacteur aimerait voir son article publié en haut de la page, et cela est évidemment impossible. On pourrait imaginer un changement permanent, mais la lisibilité du site serait certainement chaotique.

J imagine bien sûr que le nom et l’habitude de l’auteur doit bien entrer en ligne de compte sur le placement et la publication des articles, car on connait plus ou moins les opinions et la manière d’écrire d’un auteur à force de le lire (cela est vrai pour les modérateurs comme pour le comité de rédaction). Mais cela n’empêche pas que le comité de rédaction peut censurer certains articles, mal écrits ou ne correspondant pas à une certaine ligne éditoriale (ce qui m’est arrivé il y a peu).

Malgré tout, on doit tous pouvoir admettre que cette ligne éditoriale est tout de même assez permissive compte tenu de ce qu’on peut y lire, et le nombre de « batailles » de commentaires qui  font rage à propos de certains articles est là pour le prouver : bon nombre d’auteurs ne font pas consensus.

C’est comme pour les commentaires : certains crient à la censure et au complot, mais il faut avouer qu’avec des mots choisis (et même parfois mal choisis), on peut tout de même exprimer son mécontentement ou sa colère sans trop de peine. Il est vrai que pour ma part le « plussage » et le « moinssage » m’amusaient assez, et que les commentaires repliés aiguisaient ma curiosité. mais on ne peut pas tout avoir, c’est cela aussi la démocratie. Il faut savoir faire des sacrifices.

En fin de compte, s’il est vrai que dans le principe la modération comme seul comité de rédaction est des plus démocratique, en réalité j’avoue que je n’aurais ni le temps ni l’envie d’avoir cette responsabilité quotidienne entre les mains. Et même si je suis parfois déçu de ne retrouver mes articles ni dans le « best-of » ni en première page, je suis pleinement satisfait de voir mes articles publiés sur ce site, qui permet parfois de bonnes réflexions, et aussi de se faire remettre à sa place ; et surtout de me prouver que la liberté d’expression n’est pas morte, même si la démocratie n’est pas parfaite. Et puis qui sait, avec cet article, je finirais peut-être en première page… chiche !

 

Caleb Irri

Publié dans démocratie sur agoravox, medias | Pas de Commentaire »

ce n’est pas la presse qu’on assassine, c’est sa liberté

Posté par calebirri le 29 décembre 2009

Le langage n’est une arme que lorsque sa voix porte.  Derrière cette évidence c’est tout le problème, complexe, de la communication qui est en jeu. Avant même que Ponce Pilate ait envoyé Jésus se faire crucifier pour un potentiel « trouble à l’ordre public », tous les tyrans de la terre avaient déjà compris qu’une langue coupée c’est un ennemi de moins.

La communication est le seul moyen  de se comprendre mais aussi de s’informer. l’opinion publique n’est pas le reflet de la société, c’est la société qui devient le reflet de l’opinion publique. L’opinion publique est créée par l’information, au moyen de la communication.
Il ne peut y avoir d’information sans le moyen de communication. Une information libre aide la société à se libérer. Et le contraire est vrai aussi.

C’est pour cette raison que l’information ne disparaîtra jamais. Et que l’indépendance de l’information sera toujours remise en cause. C’est cette indépendance qu’il faut préserver à tout prix, car elle seule est garante de notre liberté. La presse est le seul contre-pouvoir qui inquiète réellement les tyrans, car elle est capable à la fois d’éclairer les évènements, et de conduire aux rassemblements précurseurs de changements.

Lorsqu’elle n’est pas libre, la presse devient un instrument à la solde du tyran, qui ne fait plus de l’information, mais de la propagande. La diffusion des informations est triée et sélectionnée, orientée par une idéologie dominante. De plus, elle occulte les voix dissidentes par l’absence de l’écho qu’elle devrait trouver dans les médias, et peut même rendre invisible un mouvement contestataire.

Sous le régime nazi, il ne faut pas croire que la totalité des allemands approuvaient les faits de ce régime, ni que certains n’aient  tenté de s’y opposer. A l’intérieur de la machine monstrueuse conduisant les déportations, nombreux étaient ceux au courant de l’existence et des camps, et des chambres à gaz. La peur joua sans doute un grand rôle dans le silence entourant cette existence, mais l’absence de relais diffusant cette information en a joué un aussi. Quand bien même certains criaient leur dégoût de cette barbarie, ils n’avaient pas la possibilité de le faire connaître. Et pour ceux dont la voix portait plus haut, ils étaient éliminés.

La dépendance de la presse à un pouvoir est donc une sorte de filtre éliminant facilement les petites voix, les grandes étant ensuite aisément repérables et punies. Une fois cette dépendance établie, le pouvoir possède la capacité de transformer la réalité en vérité (voir article), c’est à dire de faire l’Histoire.

C’est contre cette dépendance donc que tous les libertaires doivent être capables de se rassembler. Sans l’indépendance de la presse, il n’est aucun contre-pouvoir capable de s’opposer à la mise en place d’un régime autoritaire. Les subventions accordées à la presse par l’Etat, la requalification du statut des agences de presse, les liens entre journalistes et politiques, la propriété des grands groupes de presse, le « politiquement correct », la nouvelle législation concernant « la protection des sources », Hadopi, tout converge à la mise sous tutelle d’une presse que le système capitaliste lui-même a déjà bien avancé. Contre cette dernière les journalistes devraient s’insurger, dénoncer publiquement, utiliser ces moyens de communication dont ils disposent au service de la liberté de tous. Même formatés dans des écoles où la plupart de leurs rêves se brisent face à la réalité, les journalistes d’hier comme ceux de demain garderont en eux ce qui a déterminé le choix de ce métier : la volonté de témoigner de la réalité au plus grand nombre, afin qu’il soit le mieux informé possible de ce qu’est le monde dans sa complexité.

Le média internet est un outil formidable permettant tout à la fois de se déplacer très rapidement dans le temps et dans l’espace. jusqu’à maintenant, ce média était totalement indépendant, mais il est possible qu’il devienne rapidement un instrument de propagande aussi puissant que le fameux « télécran ». peut-être d’ailleurs certains troubles récents, certaines « affaires politico-financières » ont pu être « sorties » du fait de cet internet qui fait si peur à nos dirigeants. Avec Hadopi et ce genre de lois, les Etats tentent de se doter du filtre qui manquait à la mise sous tutelle d’internet.

Lorsque cela sera fait, ni la presse ni internet n’auront disparu : c’est la liberté qui aura reculé. Si nous voulons conserver le peu de liberté qui nous reste, il faut se battre pour l’indépendance de la presse. Car une presse totalement libre est une société complètement libre. Créons de nouvelles agences de presse sérieuses et libres, inventons de nouveaux journaux, diffusons notre volonté d’indépendance : ceux qui s’opposeront à la défense de la liberté de la presse ne pourront qu’être au moins suspects, au pire coupables.

Pour ne pas qu’un jour ce soit la faim qui nous pousse à nous rassembler sous les fenêtres de ceux qui mangent, faisons en sorte que notre rassemblement soit digne et pacifique : communiquons, et nous resterons libres

 

Caleb Irri

Publié dans double coup, la démocratie, medias, révolution? | Pas de Commentaire »

la politique n’est pas un jeu

Posté par calebirri le 17 décembre 2009

Internet a transformé la manière de faire de la politique. Quand autrefois un homme politique se distinguait dans les médias, c’était dû tout d’abord à ses prises de position, à ses propositions, à ses idées ,qui lui donnaient ensuite une visibilité médiatique à travers laquelle il pouvait faire passer ces idées.

Mais aujourd’hui, il semble qu’il faille avant tout pour le politique se préoccuper de sa visibilité, pour ne faire passer les idées qu’en second plan.
Et pour cause, avec internet, chaque personnalité dispose d’un potentiel de visibilité à peu près équivalent à celui des autres, et les sources sont si multiples que sortir « du lot » devient plus difficile.

On aurait pu espérer que cet état de fait permette de faire se distinguer les personnalités  dans un retour au débat politique à travers des idées fortes, mais on s’aperçoit qu’en réalité les idées sont désormais confondues dans la communication : ce n’est plus l’idée qui fait la visibilité, mais le buzz. Le buzz, c’est le « gros coup » permettant de se faire voir dans les médias.  Les petites phrases assassines de tel ou tel, les inepties proférées « en off » par certaines personnalités, tout cela c’est du buzz. Mais ce n’est pas de la politique. Le débat sur l’identité nationale, le redécoupage territorial, voilà où se trouve la politique. Pas la sortie d’un député insultant les étrangers, pas les manipulations sur le vote à l’assemblée. mais l’idée, le concept.

Mais à force de mélanger le people et le politique, les médias se sont laissés déborder et ont fait émerger la « politique spectacle », en entraînant la politique sur un terrain qui ne lui convient pas. Certains se sont crus en possession du même charisme que certaines starlettes en vogue, en oubliant deux choses essentielles : la politique n’est pas un jeu ; et les starlettes ne font pas long feu.

Car la différence entre la politique et le buzz, c’est le temps. Et si les buzzs disparaissent vite, les effets de la politique, eux, se fixent dans l’histoire.
Il ne faut pas oublier que si tout se conserve sur internet, on oublie tout très vite aussi : la multitude des informations est noyée dans un flux continu qui occulte rapidement les infos précédentes.
Lorsque le « Grenelle de l’environnement » est lancé, quand des modifications de la Constitution sont votées, quand les dépenses publiques sont acceptées, nous ne sommes plus dans le buzz, mais dans la politique. Que le buzz ait favorisé l’adoption de telle ou telle mesure, que la notoriété d’un responsable politique s’améliore sur un sujet donné, tout cela est  sans doute intéressant d’un point de vue médiatique, mais ce n’est pas l’important. L’important, c’est que la politique menée actuellement par le gouvernement entraîne des conséquences réelles sur la population. La côte de popularité du président est sans doute un élément de la politique, en ce sens qu’il influence certaines décisions prises par le gouvernement ; mais lorsque le but n’est que de faire remonter cette côte ( et non pas conduire une politique réaliste), le gouvernement fait la même erreur que ces starlettes à la mode : il fait n’importe quoi, ce qui peut aller jusqu’à l’autodestruction.

Et c’est justement à cela que nous assistons aujourd’hui. Pris dans un cycle infernal entre communication, visibilité, popularité, le gouvernement plonge peu à peu le peuple dans une bouillie indéfinissable ; à force de voir les ministres aux côtés des acteurs, des chanteurs populaires, à force de les épier dans leurs moindres paroles ou déplacements, de suivre leur vie privée dans les journaux à scandales, il semblerait qu’ils aient fini par se prendre au jeu de ce petit monde du show business, et qu’ils finissent par se brûler les ailes….. en nous entraînant avec eux dans leur chute.

Regardons la réalité en face : la situation économique et sociale de notre pays est grave : un million de chômeurs en fin de droits, la misère qui augmente, des perspectives industrielles et commerciales réduites, des investissements limités, le lien social qui s’effrite, le secours étatique qui s’affaiblit, la France (et de nombreux autres pays) foncent droit dans le mur.

Mais le gouvernement refuse de voir les choses en face car il souhaite rester droit dans ses bottes, comme une rock-star malade qui ne veut pas admettre la faiblesse de son état physique. A force d’être sous les feux de la rampe, sa dignité mal placée l’empêche de s’avouer ses faiblesses ou ses erreurs, et pour prouver à tous ceux qui le regardent qu’il est toujours en pleine forme, le voilà qui en rajoute un peu plus encore, « pour la montre »… quitte à ce que son état se dégrade encore.

Mais en politique, c’est tout le corps social qui trinque avec son gouvernement. Et c’est pour cela que l’on voit de plus en plus de « couacs » dans l’unité gouvernementale affichée. Certains voient bien où l’on se dirige lentement, et commencent à trouver que cela est dangereux pour le pays. Ceux qui ont échappé à la « pipolisation » sont conscients que ni les annonces, ni les chiffres truqués, ni les belles phrases, ni surtout les buzzs, ne sont en mesure d’améliorer la situation. Au contraire.

Il faut que ces personnes-là, de gauche ou de droite, aillent plus loin, et refusent l’illusion des fastes de la visibilité médiatique pour s’attacher au fond de la politique. Il faut qu’ils dénoncent enfin l’appareil néfaste qui se met en place contre le peuple tout entier, et malgré les décideurs eux-mêmes. Car il ne faut pas croire que nos dirigeants soient supérieurs à nous-mêmes. Comme les stars éphémères de la télé-réalité, une trop rapide montée vers la lumière échauffe rapidement leur égo, mais la lumière s’éteint vite ; à moins qu’ils ne s’y brûlent.

Mais la politique n’est pas un jeu, ni une illusion : c’est la réalité. Et les peuples ne sont pas des figurants, mais des êtres humains également. Que si nos gouvernants souffrent d’un manque d’amour qui les ronge à les en faire crever, qu’ils se fassent soigner. Mais qu’ils cessent de nous entrainer dans leur misère affective, nous ne les aimerons que mieux.

 

Caleb Irri

Publié dans crise, medias, politique? mensonges, sarko | Pas de Commentaire »

vivre tue

Posté par calebirri le 24 novembre 2009

Le monde d’aujourd’hui est formidable : en un clic, en un zap, l’information est accessible, classée, ordonnée, attrayante. Une définition nous manque, un sujet nous intéresse, une info nous a échappé ? qu’à cela ne tienne, tout est possible avec internet. Sur la radio,  à la télé, des émissions nous instruisent, nous rassurent et nous mettent en garde contre certains dangers. A un tel point que les informations se mélangent dans nos esprits, nous troublent le jugement et nous conduisent à une sorte de schizophrénie malsaine.

Car le citoyen lambda d’aujourd’hui se doit d’être un citoyen éclairé, pour être critique : ayant accès à une multitude de sources, il lui faut être au courant du « dernier buzz » sur internet, de la dernière sortie polémique d’un politique sur une radio, des dernières recommandations du ministère de la santé. Celui qui ne sait pas ne participe pas, et passe pour un imbécile.

C’est pour cela que nombreux sont ceux qui comme moi, quotidiennement, font le tour des principaux médias pour s’informer, et surtout pour aiguiser leur sens critique.

Mais à force de tourner, je m’aperçois peu à peu qu’il devient à peu près impossible de vivre « normalement » si je tiens compte de tout ce que je lis, ou vois, ou entend toute la journée. La voiture est dangereuse pour la planète, le vélo pour ma personne. Les jouets pour enfants contiennent tout un tas de saloperies chimiques cancérigènes, le vaccin contre la grippe  possède des effets secondaires potentiellement dangereux mais sans doute moins que la grippe elle-même. Si je consomme équitable je me fais peut-être arnaquer, mais plus ou moins que si je consomme « bio » ? si je souhaite la régularisation des sans-papiers suis-je français au sens humaniste du terme ou cessé-je de l’être par mon manque de patriotisme ? puis-je arrêter de consommer chinois du fait que des enfants sont exploités là-bas, ou dois-je continuer pour leur permettre de gagner leur salaire de misère ? fumer donne le cancer, manger trop gras et trop sucré, ou trop salé n’est pas bon pour la santé, mais l’absence de goût  et de plaisir ne constitue pas la base du repas ? faire du sport c’est bien mais attention aux risques cardiaques ! il faut travailler plus pour nourrir sa famille que l’on ne voit presque plus, cesser de boire de l’alcool pour les raisons qu’on sait. Le stress est également un vecteur de maladie, mais comment échapper au stress dans un monde tel que celui-là ?

De la schizophrénie je vous dis ! plus personne ne sait ni quel comportement adopter, ni à quel saint se vouer. Le monde est si complexe, l’homme est si complexe, les infos si nombreuses et si contradictoires qu’il est quasiment impossible de savoir précisément si un comportement sera plus bénéfique à soi et à la société que l’absence de ce comportement.

Alors bien sûr on peut être tenté soit de ne rien faire du tout, pour ne pas prendre de risques, soit de faire de son mieux, et risquer des conséquences contraires au but recherché.

Pour ma part, étant quelque peu suspicieux quant aux conseils et à la propagande de la bien-pensante « pensée unique », il m’arrive parfois de rejeter tout en bloc, de remettre chaque information en cause, afin de de pas commettre trop d’erreurs. mais peut-être ai-je tort, ou alors…. ? ?

Ou alors il faut arrêter tout ça, laisser parler notre raison et considérer que la seule chose qui soit certaine, c’est que la mort attend son heure, et que jusqu’à cet instant fatal il est bon de faire le maximum pour son bonheur, quitte à raccourcir le temps qui nous sépare de cet instant, mais au moins pour une bonne raison : profiter de la vie.

Car au bout du compte, c’est la vie qui tue. Ne tuons donc pas la vie !caleb irri

Publié dans la pensée du jour, medias, philo | 1 Commentaire »

journaliste ou éditorialiste ?

Posté par calebirri le 18 novembre 2009

Suite au débat proposé sur europe1 entre le directeur d’une agence de presse et un rédacteur d’agoravox, il m’est apparu soudain que les deux intervenants de ce plateau entretenaient un dialogue de sourds, et ce pour une raison qui peut apparaître évidente mais qui n’a malheureusement été évoquée : les deux participants ne parlaient pas de la même chose.

Pour le premier, il évoquait les journalistes, qui ne sont de mon point de vue ni plus ni moins que les scribes de l’information. ils sont professionnels, et à ce titre ils disposent d’un diplôme, de compétences spécifiques et d’une technicité rédactionnelle. Leur métier est de transmettre l’information, mais pas de la juger. Bien sûr on peut critiquer la formation de ces professionnels, ou remettre en cause leur indépendance suivant le groupe auquel ils appartiennent, et même dénoncer les manquements auxquels ils sont sujets : mais cela ne contredit pas le principe d’objectivité des journalistes, qui n’ont pas à donner leur avis, ou seulement à suivre « discrètement » celui de leur rédaction.

Pour le second, il dénonçait la sélection des informations faites par les journalistes : c’est à mon avis une erreur. car les journalistes ne sont pas responsables de la politique éditoriale ou de la sélection de l’information, c’est la rédaction (et par voie de hiérarchie le propriétaire du média) qui détient cette responsabilité, tandis que les journalistes ne doivent se limiter qu’à rechercher et décrire des faits.
Mais tout ceci ne remet pas en cause l’intervention de ce dernier si l’on considère qu’il parlait des éditorialistes, et non des journalistes. Car ce sont les éditorialistes qui commentent l’information (et qui la propagent en même temps forcément), sans tenir compte de cette objectivité que l’on demande aux journalistes. Ils n’ont pas les devoirs de recoupement, de vérification ou de témoignage qu’on exige d’un journaliste, mais seulement celui de donner leur avis. Pour cela nul besoin d’être un professionnel, car c’est la force de persuasion de l’éditorialiste qui fait sa valeur. Au contraire du journaliste, l’éditorialiste prend des risques en donnant son avis, et ne peut absolument pas rentrer dans les cases du formatage assuré par les écoles.

Ces deux métiers sont donc bien différents, mais ils fonctionnent tout de même ensemble dans un même but : faire participer le citoyen à la connaissance d’abord, pour ensuite le faire réfléchir sur cette connaissance. C’est ce citoyen qui, à intervalles réguliers, se verra invité à voter pour une politique, politique qui aura pris ses racines dans le monde que les journalistes amènent à notre connaissance, et que les éditorialistes nous aident à interpréter.

Cependant, il ne faut pas négliger le fait que les éditorialistes des médias les plus populaires sont souvent sous tutelle de celui qui les emploie, ce qui fait une grande différence avec internet, où les éditorialistes sont à la fois plus libres et plus divers. Mais à partir du moment où l’opinion n’est pas un délit, chacun peut penser à peu près ce qu’il veut d’une information, et en dire à peu près n’importe quoi. La sanction du public est libre elle aussi, et celui dont les idées ne plaisent à personne verra sa popularité décroître, tout simplement. Il ne peut y avoir de contrainte physique exercée sur ce type de votes « par abstention », car la distance qui sépare les internautes est bien plus grande que celle qui sépare le patron de son employé.

Alors évidemment ces éditorialistes du web disent parfois de gros mensonges, mais ils n’ont de valeur que celle qu’on veut bien leur donner. Pour ma part je préfère la liberté de dire des bêtises que l’obligation de répéter ce qu’on me dit de dire. Mais je ne dois pas être le seul, car au train où vont les choses, les éditorialistes des médias « traditionnels » auront bientôt totalement déserté les salles de rédaction pour se précipiter sur le net afin d’y donner véritablement leur avis. Les journalistes n’ont qu’à venir vérifier, les éditorialistes commenteront !

 

caleb irri

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théorie du complot : vaccin ou pas vaccin?

Posté par calebirri le 8 novembre 2009

Lors d’un précédent article (h1n1 est un leurre), j’évoquais les rumeurs qui se développaient autour du virus de la grippe h1n1, en reprenant certaines des hypothèses qui parcouraient le « petit monde d’internet ». j’en oubliais alors beaucoup, mais une chose plus importante m’échappait cependant quant à la communication des gouvernements concernant cette pandémie.

Tout d’abord il faut signaler que parmi les rumeurs les plus en vogue certaines semblent quand même plus ou moins fondées, car elles font débat sur la place publique : les scientifiques ne sont pas tous d’accord entre eux sur certains sujets, dont celui des adjuvants. Ces substances sont pour certains dangereuses, tandis que pour d’autres ce sont  les effets secondaires liés à ses substances qui sont mal connus. Et il est vrai également que, parmi les défenseurs du vaccin nombreux sont ceux qui, malgré la législation en vigueur dans notre pays, oublient de préciser leur appartenance à un des laboratoires fabricants.

Ensuite, d’autres rumeurs plus alarmistes affirment que les vaccins sont en réalité une sorte de poison destiné à rayer de la carte la moitié de la population, sans s’étonner du fait que ces vaccins sont destinés aux populations riches, qui ne se trouvent pas exactement être la cible ni privilégiée ni habituelle de nos chères élites.

Il y eut aussi la rumeur (fondée ou non) que le vaccin administré aux dirigeants allemands était différent de celui  du peuple, et enfin la plus incroyable de mon point de vue : l’hypothèse selon laquelle des nanopuces seraient introduites discrètement dans les doses produites, afin j’imagine de rendre toute la population esclave du pouvoir obscur de cette micropuce.

Mais tout ceci ne tient pas debout : certes les laboratoires ont gagné beaucoup d’argent avec cette histoire de grippe A, et cela pourrait suffire à scandaliser tout le monde et expliquer beaucoup de choses… Sauf dans le cas d’un complot! Car la communication des Etats face à la crise a été désastreuse en matière d’encouragement, ou d’incitation à la vaccination. Avant l’été les peuples étaient au bord de la panique, et les communicants ont, pour les calmer, tenté de les rassurer. Des millions de doses ont été achetées dans la plus grande précipitation, si bien que les Etats ont prélevé à nouveau les contribuables de manière à « soutenir » financièrement leur industrie pharmaceutique, et ce n’est sans doute pas à négliger en temps de crise : presque un plan de relance.

Mais une fois les vaccins achetés, et la propagande ayant si bien fonctionné les populations se sont senties rassurées, voire sceptiques quant à la dangerosité de cette grippe…surtout quand les médias annoncèrent le début des vaccinations. Mais la confiance avec le peuple a été rompue, avec pour le gouvernement un stock à écouler.

Du coup, en terme de complots, on se retrouve devant un paradoxe : soit le gouvernement communique vraiment mal car très peu nombreux seront les vaccinés et le complot raté, soit… le gouvernement serait si malin qu’il a orchestré toute cette manipulation pour, par exemple, « donner » les doses aux pauvres qui en mourront. Ou alors pire peut-être, et là ils sont vraiment très forts : la grippe est très dangereuse et les têtes pensantes le savent, si bien qu’elles font payer aux peuples des vaccins qu’ils n’utiliseront pas, et seront en plus victimes d’une maladie si terriblement mortelle que personne ne sera bientôt en mesure de venir réclamer ses sous !

Après avoir bien réfléchi à tout cela, il ne me reste plus qu’une petite question à résoudre : vaccin ou pas vaccin ?

 

 

caleb irri

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