insupportable France

Posté par calebirri le 13 septembre 2008

Il faut être clair : la France n’est plus une démocratie. Telle une dictature, la république française est parée de tous les attributs démocratiques qui servent à donner le change à ses opposants. Mais le peuple ne sera pas dupe longtemps.

 

La société qui se dessine aujourd’hui est à l’opposée de tout ce pourquoi elle s’est battue, et s’enfonce peu à peu dans un bourbier sécuritaire intolérable.

 

Les nouvelles lois votées et celles en préparation sont toutes révélatrices de l’effondrement démocratique, et la politique sécuritaire génère un climat tendu qui sape nos libertés.

 

Comme le disait justement un défenseur des libertés hostile au traçage des individus, Hitler et Staline seraient sans doute encore en place s’ils avaient possédé les moyens techniques d’oppression actuels. Rien de plus vrai, mais que faire si les prétendants à la dictature le savaient ?

N’auraient-ils pas la volonté d’établir cette dictature qui semble pouvoir durer éternellement ?

Ne serions-nous pas déjà en train de marcher sur cette voie ?

 

Il est bien gentil de porter le débat sur le fichier Edvige sur le terrain de la maladie et de la préférence sexuelle ! le gouvernement n’est visiblement pas prêt à revenir sur le fichage d’enfants de treize ans, au seul titre de leur hypothétique danger qu’ils représentent pour la société… à peine accorde-t-on à l’innocence un droit d’oubli, si l’enfant fiché ne commet pas le crime pour lequel il a été fiché.

Cela est-il supportable ?

 

La devise française est composée de trois termes pourtant clairs qui se trouvent être « liberté », « égalité », « fraternité ».la liberté, qui s’amenuise constamment, est peu à peu remplacée dans les faits par la sécurité, l’égalité a disparu depuis longtemps et l’on recherche désespérément le gène de la différence pour justifier l’esclavagisme et la misère. La fraternité est devenue la concurrence, la « discrimination positive » (encore un terme intolérable) et l’individualisme.

 

Le président a beau jeu de glorifier les valeurs d’une révolution dont le peuple a été dépossédé, la grandeur d’une résistance dont les héros sont des enfants-soldats envoyés à la boucherie pour des rêves auxquels ne croient même plus ceux qui les vendent.

Certains croient que seule la révolution serait capable de renverser l’état de délitement démocratique que subit la France, et il est clair que cette option serait une folie du peuple contre lui-même. Car comme le disait si justement Orwell, « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, mais on fait une révolution pour établir une dictature ».

 

De la même manière que la révolution française permit la Terreur, la révolution justifierait aujourd’hui une dictature dont il serait difficile de se séparer ensuite.

 

La technique est simple pour pousser un peuple à la révolution : il suffit au gouvernement d’oppresser ce peuple chaque jour un peu plus, jusqu’à ce que sa misère justifie sa révolte, révolte qui justifiera elle-même une réaction violente et plus oppressante encore.

 

Pourtant la force est encore du côté du peuple qui, victime de la propagande individualiste et concurrentielle, en est arrivé à ne plus croire en ses capacités.

 

Mais qui fabrique les maisons, qui ramasse les déchets, qui produit, prépare et sert la nourriture dont ses oppresseurs profite ? le peuple toujours, qui non content d’être asservi, exige en retour et sans comprendre un système l’oppressant toujours plus, englué qu’il est entre les discours relayés par une presse complice et la dure réalité qui le terrorise.

 

Que faire alors ?

Il faut savoir que la force du peuple est toujours la même, et qu’il ne peut en être autrement. Pour profiter du pouvoir les gouvernants ont besoin d’individus sur lesquels l’exercer. En revanche le peuple a-t-il besoin des chefs pour se gouverner ? pas si sûr lorsqu’on regarde l’Histoire.

 

L’amélioration des conditions de vie de l’être humain, progrès « désiré » par tous les gouvernants successifs quels qu’ils soient, est arrivé à un sommet apparemment maximum, tout en n’ayant jamais résolu les inégalités croissantes entre riches et pauvres.

Toutes les politiques mises en œuvre soi-disant pour réduire ces inégalités sont un échec flagrant. Il n’y a que des riches qui s’enrichissent et des pauvres qui s’appauvrissent. Le seul progrès dont l’Histoire peut être fière réside dans le domaine de la santé, encore qu’il faille rester prudent : vivre plus vieux, pour le peuple, signifie travailler plus longtemps, pour être toujours aussi pauvre.

La belle affaire !

 

caleb irri

Publié dans la démocratie, la pensée du jour | Pas de Commentaire »

la guerre pour quoi?

Posté par calebirri le 2 septembre 2008

A l’origine des conflits qui apparaissent entre les peuples on ne trouve jamais le peuple.

Ceci semble une évidence pour tous, et pourtant les peuples continuent de se battre. Pas pour eux, mais pour la « Patrie », cette terre où nous sommes nés sans l’avoir choisie.

A l’heure où il fait beau se pavaner en « citoyen du monde », libéré des frontières par la mondialisation, on s’aperçoit cependant que les frontières n’ont jamais été aussi fermées.

Au moment où l’homme s’aperçoit que sa seule vraie Patrie, la Terre, est en train de mourir, l’homme moderne et démocrate prépare la guerre sans la vouloir, et espère ainsi conserver pour soi son morceau de cette Terre, pour en piller les ressources jusqu’à épuisement.

Pourtant, il ne me semble pas que les peuples consultés fassent montre d’un réel désir d’aller se battre, que ce soit en Afghanistan, en Irak ou ailleurs.

Ce sont leurs dirigeants qui les envoient se battre, et ce même dans des pays dits démocratiques censés représenter l’opinion d’une majorité. Ces mêmes dirigeants qui ne risquent jamais leur propre peau dans un combat sont les premiers à glorifier les sacrifices d’un peuple qui ne sait que rarement pourquoi il se bat.

Bien sûr les dirigeants ne sont pas stupides, et font tout pour entraîner leurs peuples respectifs dans la haine des autres, parfois allant même jusqu’à des atrocités qui les justifient aux yeux du peuple.

Malgré la volonté affichée d’instaurer des règles de « bonne conduite » guerrière (on pourrait s’étonner de ce principe) et la pratique dites des « frappes dites chirurgicales », en réalité seuls les civils sont les véritables victimes de la guerre. Ce sont ces morts civils qui justifient la haine des peuples les uns contre les autres, car l’injustice flagrante de ce qu’on appelle hypocritement une « bavure » s’enracine jusqu’au plus profond d’êtres humains qui n’ont rien demandé, et qui finissent par demander réparation à leurs autorités.

Qu’un soldat se fasse tuer est un drame pour une famille, mais le statut militaire de la victime implique l’acceptation de son sort dès son engagement. Pour les civils il n’en est rien, et c’est à se demander parfois si les morts civils ne sont pas nécessaires à la mise en marche des armées.

Car que faire face à un Etat qui tue les civils d’un autre Etat ? impossible de ne pas réagir, au moins au bout d’un moment.

 

Et c’est justement pour cette raison que certains hommes peu scrupuleux ont poussé le vice (ce n’est malheureusement pas nouveau) jusqu’à sacrifier quelques civils de leur propre nation pour faire croire à une agression ennemie, et justifier ainsi des représailles (civiles ou militaires) envers cet ennemi.

 

On peut se demander pourquoi, mais aussi pour quoi ? à partir du moment où les peuples sont attaqués, il est normal qu’ils réagissent. Mais ceux qui attaquent , pas les peuples non, les gouvernants qui décident la guerre, que recherchent-ils ? la violence pour la violence, l’imposition d’idéologies supérieures ? la misère pour l’homme ?

 

Ou tout simplement le pouvoir et l’argent ?

 

Le pouvoir et l’argent sont paraît-il les causes profondes, et aussi les objectifs désirés par tous les êtres humains.

Mais il n’est pas vrai que le pouvoir et l’argent dominent les hommes : seul l’argent est au sommet. Le pouvoir conduit à l’argent, tout simplement.

 

caleb irri

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Qui va payer la récession

Posté par calebirri le 18 août 2008

Ca y est, la réalité commence à rattraper les chiffres.

Malgré toutes les entourloupes statistiques et autres réformes économiques, le gouvernement français se retrouve face au spectre de la récession.

Il y a beau mettre en cause la conjoncture et assurer les prévisions, il n’y a que très peu de chances que la baisse des prix des matières premières ou de l’euro changent quelque chose à l’affaire : pour 2008 c’est cuit !

 

Ce qui est sûr par contre, c’est que les solutions proposées par le gouvernement pour régler la situation ne feront qu’empirer le mal. A choisir entre la relance de l’investissement et celle de la consommation, il ne fait aucun doute que l’effort sera demandé aux entreprises, sans toucher au pouvoir d’achat. Les entreprises vont demander des allègements de charge en retour, qui même si elles sont acceptées ne relanceront ni l’emploi, ni la consommation.

En réalité tout va se passer comme toujours, et ce seront les pauvres qui payeront la facture. Le pouvoir et ceux qui le protègent (parce qu’il les enrichit) ne vont pas laisser tomber leurs profits pour la mauvaise gestion de leurs gouvernants, et sont prêts à licencier, délocaliser, augmenter les prix, tout ce qu’on voudra tant que les marges ne diminuent pas.

 

Car aujourd’hui ce ne sont plus les grèves qui paralysent le pouvoir, ce sont les patrons. Leur pouvoir sur l’emploi (et tout ce qui en découle économiquement sur la croissance) leur permet d’exiger du gouvernement les allègements qu’ils demandent depuis fort longtemps. La menace de licenciements ou de délocalisation, dans un contexte de crise financière, est une aubaine pour tout employeur désireux d’alléger ses dépenses.

 

Malheureusement pour eux, et pour nous aussi, c’est qu’en fonctionnant ainsi on justifie peut-être la baisse de qualité des conditions de travail, mais on favorise en parallèle et la contestation, et la baisse du pouvoir d’achat.

 

Mais attention aux pauvres, ce sont eux les moteurs de la croissance. Ce sont eux qui dépensent leur salaire jusqu’au dernier sou, ce sont eux qui font marcher les entreprises, par leur travail et par leur consommation des produits qu’ils fabriquent.

Faire des cadeaux fiscaux à ceux qui n’en ont pas besoin ne retourne pas en investissement mais s’en va en épargne. Donner plus à ceux qui en ont besoin retournerait directement dans le circuit par la consommation.

 

caleb irri

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les socialistes ont de l’avenir

Posté par calebirri le 17 août 2008

Les socialistes ont de l’avenir

 

J’ai aperçu quelques articles, quelques sondages même, exprimant l’opinion que le parti socialiste (pour les socialistes eux-mêmes) serait en perdition.

C’est vrai.

Et c’est tant mieux.

Pour le socialisme.

 

L’ouverture voulue par le président aurait pu être celle désirée de la gauche, et ce à tel point qu’il est désormais impératif de préciser aux spectateurs de l’info à quel bord appartiennent les intervenants : on ne les distingue même plus.

A force d’avoir trop voulu marcher sur les plates bandes du « réalisme politique », le Parti socialiste est devenu inutile au peuple, et même à la droite.

 

Mais en rendant obsolète le Parti socialiste, il n’est pas évident que le gouvernement ait perdu un ennemi. La contestation n’est plus que socialiste, elle est générale. Et plus forte.

 

Car le Parti socialiste a déçu tout le monde, jusqu’aux plus fervents. Le peuple cherchant à gauche n’a pas trouvé, et se reporte à l’extrême gauche. Les «non »-prises de position des dirigeants socialistes, qui n’ont pas compris l’intérêt d’une alliance (que ce soit avec le Modem ou l’extrême gauche) sont en train de compromettre totalement leurs chances de revenir au pouvoir.

 

J’espère cependant qu’à l’heure du choix et du concours de bassesses habituelles et inéluctables en rase campagne le mouvement de fond qui accompagne ce juste désenchantement se fédérera ailleurs. Car la droite et la gauche n’ont qu’un seul et même souci : ils savent que la maison brûle, et tentent de piller le maximum avant l’effondrement. Ils préviendront les pompiers quand tout sera par terre.

 

 

caleb irri

Publié dans la pensée du jour, Non classé, sarko | Pas de Commentaire »

les symboles

Posté par calebirri le 8 août 2008

Le 08 aout 2008 à 20h08 est le moment choisi par la Chine pour ouvrir les jeux olympiques.

 

Est-il possible que ce symbole superstitieux fasse encore rêver ?

 

A l’heure où la science permet de transformer le climat, d’asservir les hommes et de comprendre la nocivité des religions, le monde d’aujourd’hui est rempli de symboles.

 

En écoutant les commentaires de journalistes décrivant la cérémonie d’ouverture, le mot « symbole » est le plus employé de tous. Comme si les symboles étaient plus forts que la réalité, la Chine et le monde semblent oublier que les dates, les heures sont des inventions humaines créées artificiellement pour compter le temps. Si 20h08 est l’heure locale en Chine, il n’est que 14h08 en France, et l’année 2008 n’est qu’une donnée relative à un événement culturel et religieux.

 

Il est étonnant de constater également à quel point les journalistes présents insistent sur le caractère politique de cette cérémonie, après avoir relayé durant plusieurs semaines la non-politisation des jeux olympiques.

 

En réalité, cette cérémonie est une démonstration de puissance propagandiste à destination du monde. Chacun semble espérer un problème, une erreur dans cette organisation qui n’en connaîtra pas. Les symboles historiques, politiques et religieux sont tous à la gloire d’un pays qui combine judicieusement ses contradictions avec la réalité.

 

Le bon déroulement des jeux sera pour les étrangers une réussite ostentatoire des efforts faits par la Chine pour s’intégrer au monde moderne, en oubliant derrière quelques symboles bien choisis l’oppression constante mise en place dans le but de réussir cette exhibition.

 

Pour les symboles, ceux qui sont à retenir en France bien différents : interdiction de manifestations malgré une décision de justice, le mensonge de campagne d’un président qui jurait de ne pas laisser les intérêts financiers dominer la défense les droits de l’homme. Le symbole de la mort démocratique de l’occident.

Et pendant ce temps-là, la Russie attaque la Géorgie, comme un symbole plus fort du retour à des époques sombres de l’histoire de l’homme.

 

caleb irri

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fumer

Posté par calebirri le 16 juillet 2008

J’ai la vilaine habitude de fumer.

Comme tout un chacun depuis quelques années déjà, je suis malgré moi assujetti au message « préventif » désormais inscrit sur chaque paquet de tabac : des mises en garde variées, et très explicites, tout cela en gros caractères noirs sur fond blanc.

 

Ce n’est pas qu’on ignorait les dangers du tabac, mais cette mesure a été « imposée » aux producteurs pour qu’il n’y ait plus de doute possible.

 

J’ai volontairement placé le terme « imposée » entre guillemets, et ce pour la simple et bonne raison que les formidables lobbies du tabac n’ont pas eu l’air de se battre à la hauteur des enjeux annoncés.

La France a toutefois échappé aux images proposées dans certains pays, mais je doute de leur efficacité : un bout de papier plié suffi largement à l’oublier…

 

Enfin. S’il n’est pas sûr que cette loi eût un effet majeur sur la consommation de tabac, il en est un non négligeable ; et que je m’étonne de n’avoir pas remarqué avant : les industries productrices sont désormais légalement couvertes. Plus de poursuites pénales possibles à leur encontre, nous étions prévenus ! et quand on voit la multiplicité des messages diffusés, on comprend mieux la place qui leur est accordée sur ces paquets.

 

Encore une entourloupe qui, sous couvert de protéger les citoyens, protège en définitive un coupable libre d’ajouter encore plus de saletés dans ses produits ; on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

 

caleb irri

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