le renforcement des pouvoirs du parlement

Posté par calebirri le 6 janvier 2009

Je viens d’entendre sur France-info quelques réactions d’hommes politiques au sujet du report de la loi sur le travail dominical.

Comment est-il possible de croire à un véritable recul du gouvernement sur ce point ? les uns parlent d’un échec du gouvernement, les autres une victoire de l’opposition, et d’autres encore veulent croire à un désaccord au sein de la majorité.

Quelle naïveté, ou alors quelle erreur !

 

En réalité le gouvernement n’est pas si bête, et sait bien que les désaccords ne sont que provisoires…au même titre que le nombre d’amendements.

 

Dans quelques semaines ou mois, une nouvelle loi limitant le nombre d’amendements sera promulguée, et l’unité nationale sera vite retrouvée.

 

On pourra vite alors remettre en route les réformes, et même d’autres encore. Ainsi on verra bien comment les pouvoirs du parlement sont renforcés.

 

caleb irri

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les objectifs quantitatifs (ou quotas)

Posté par calebirri le 15 novembre 2008

Après « l’appel du Goncourt pour les réfugiés afghans, j’ai entendu hier sur France-info un reportage concernant les réfugiés de ce que l’on appelle « la jungle de calais ».

 

Après la fermeture du centre de Sangatte pour des raisons de politique de « maîtrise des migrations », il faut avouer que par enchantement tous les réfugiés s’étaient volatilisés… pas pour longtemps bien sûr. Car malgré le sort qui leur est réservé en France, il semble qu’il soit toujours moins pire que celui qui leur est dévolu dans leur pays d’origine.

 

Mais qu’à cela ne tienne, la France fait tout en sorte qu’il se détériore encore un peu ; ainsi les quotas (pardon, objectifs quantitatifs) seront à même d’être respectés.

 

Enfin pour le moment tout ceci n’a donc pas l’air de suffire, et si le centre de Sangatte a bel et bien disparu, des réfugiés sont toujours là. Cachés dans les forêts avoisinantes, et survivant dans des conditions sanitaires déplorables. Ils étaient apparemment environ trois mille du temps de Sangatte et seraient aujourd’hui près de trois cents.

 

Cette histoire de jungle me remet en mémoire un reportage entendu sur France-info le 23 septembre http://www.france-info.com/spip.php?article189204&var_recherche=nathalie%20bourrus&theme=81&sous_theme=338

A ce reportage étaient invités un rapporteur de la loi sur l’immigration et un maire UMP d’une commune touchée par ce problème. Et la journaliste ayant réalisé le reportage. Pour l’un d’eux le terme technique employé au sujet de ce problème était d’ordre médical, « un abcès de fixation ». et la solution était le respect de la Loi. Pour l’autre le problème était plus compliqué, d’autant qu’il était à mettre en parallèle avec la politique d’immigration des autres pays, en l’occurrence le Royaume-Uni qui, une fois les clandestins passés, les laissait plus ou moins tranquilles.

A ceci s’ajoutent (à mon avis c’est le seul véritable problème) les conditions de vie du pays d’origine, qui tant qu’elles ne s’amélioreront pas continueront à faire préférer les risques du départ plutôt que les certitudes de la vie sur place

Quand la journaliste évoque les conditions de vie « animales » de ces réfugiés, ainsi que l’aide des collectivités, les deux intervenants se retranchent derrière la Loi et les associations d’aide qui, à défaut de les aider vivre leur permettent de survivre.

En gros, les aider plus serait prendre le risque de créer un nouveau Sangatte, ce qui est hors de question.

Mais cela ne résout pas la question, surtout lorsqu’un bénévole (dans un autre reportage diffusé si je me souviens bien le 12 novembre toujours sur France-info) affirme que donner à manger à un enfant mourant de faim peut-être considéré comme de « l’aide au séjour irrégulier », où que l’on évoque la question des droits de l’homme à propos de la situation de cette cinquantaine d’Afghans que l’on dit susceptibles d’être renvoyés « groupés » dans leur pays.

D’autant qu’apparemment les « retours groupés » ne sont plus légaux, et que celui concernant les réfugiés Afghans est organisé conjointement avec les Anglais.

 

Quelle est la solution ?

A en croire ce qu’en disent tous ces hommes de bonne volonté, faire respecter les droits de l’homme dans les pays d’origine est une condition indispensable à l’arrêt des migrations clandestines. On veut bien les croire.

 

Mais dans la pratique, tout est fait pour arriver au même résultat et pour des coûts de fonctionnement beaucoup moins élevés. Et cela tout simplement en abaissant les conditions d’accueil à un tel niveau qu’il soit pour les candidats à l’émigration plus valable de mourir sous leur dictature que de vivre dans notre démocratie.

 

caleb irri

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Liberté, égalité, fraternité ?

Posté par calebirri le 7 novembre 2008

30 euros d’amende avec sursis pour « offense au chef de l’Etat ».

Soit la peine est trop lourde, soit elle ne l’est pas assez. En tout cas elle n’est pas juste.

 

Liberté : liberté que peut se permettre de prendre le chef de l’Etat à l’encontre d’un citoyen et qui n’est pas accordée en retour à ce citoyen.

Ce chef de l’Etat, qui lors de l’affaire des caricatures se précipitait pour défendre la liberté d’expression, allant même jusqu’à dire qu’il préférait l’excès de caricature à l’absence de caricature, ne serait pas à même de supporter ces excès envers lui-même ?

Surtout après avoir lui-même péché par cet excès !

De la même manière que l’insulte au président constitue une insulte à l’institution, une insulte à un citoyen de la part du président (et donc de l’institution ?) n’est elle pas une insulte à la France ?

 

Egalité : égalité devant la Loi, exprimant clairement le fait que si pour la même phrase un citoyen peut être trainé en justice par le président, le président est inattaquable par un citoyen.

Un bel exemple du respect des valeurs de la langue de Molière, et des actes qu’il dénonçait.

Que les choses ont changé depuis cette révolution française qui nous a aboli les privilèges, offert les droits de l’homme !

 

Fraternité : c’est la capacité pour une communauté de juger son frère de manière injuste mais sans le punir vraiment.

Ainsi il est possible de condamner un homme à une amende dérisoire (et avec sursis), pour un délit qui s’il est réel est accepté par la communauté comme hautement punissable.

Mais comme l’affaire est plutôt délicate, et montre assez clairement l’injustice de cette action, la communauté s’est résignée à ne pas trop alourdir la peine, pour qu’ainsi les apparences de liberté et d’égalité soient respectées. Tout en signifiant un avertissement aux potentiels récidivistes qu’une relaxe aurait sans doute motivé…

 

caleb irri

Publié dans la pensée du jour, sarko | 2 Commentaires »

la Marseillaise contre les étrangers

Posté par calebirri le 4 novembre 2008

Monsieur Hortefeux, j’imagine dans un souci de cohérence gouvernementale avec la ministre des sports, voudrait apprendre aux immigrés les valeurs de l’hymne national… afin de « valoriser la marseillaise, son histoire, ses valeurs ».

Et tout cela se passe dans le cadre d’une conférence européenne sur l’intégration se déroulant à Vichy !!

On pourrait croire à une blague tellement tout cela est grotesque. Parler d’histoire et de valeurs d’intégration à Vichy, comme symbole on a vu plus subtil.

 

Mais ce n’est pas de cela que je voulais vous entretenir, plutôt de la Marseillaise. Qui connaît les paroles de cette chanson (j’entends toutes les paroles) ? qui a lu, à tête reposée, le texte de notre hymne national, et qui après cette lecture n’a pas senti comme un malaise du à l’odeur de mort qui s’en dégage ?

 

Pour ceux qui en ont le courage, je vous mets en lien un site où se trouvent les paroles : http://www.marseillaise.org/english/francais.html

 

Et pour les autres, je vais vous expliquer de quoi il retourne.

 

Tout d’abord ce texte est truffé de mots guère pacifiques du genre « sanglant », « mugir », « féroces », « égorger », « esclaves », « traitres », « battre »…. Et autres termes accueillants.

 

Et puis dès la troisième strophe, on arrive au meilleur : « quoi ces cohortes étrangères ! Feraient la loi dans nos foyers ! ». Encore des paroles réconfortantes pour des étrangers voulant s’installer sur le territoire français.

De strophe en strophe (rythmées par un refrain joyeux « aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons, qu’un sang impur abreuve nos sillons »), on attaque successivement les tyrans et les étrangers, pour glorifier les soldats, leur sacrifice et la haine des autres.

 

D’ailleurs, la dernière strophe est édifiante : « que tes ennemis expirants voient ton triomphe et notre gloire ».

 

Quelle horreur ! Comment peut-on vouloir défendre les valeurs d’une telle chanson ? Et surtout par ceux qui sont considérés par cette chanson comme des ennemis ?

 

Ce que je me demande c’est s’il est plus coupable de siffler cette chanson, ou de la vouloir valoriser.

Pour ma part je voudrais changer cet hymne, qui s’il représente la France ne le devrait pas.

 

Ou alors le remplacer par la célèbre chanson de Gainsbourg, dont le texte a été rétréci, et qui pourrait éventuellement satisfaire à tous. D’autant que joué par des musiciens africains, il susciterait davantage de respect que ce qu’il provoque aujourd’hui…

 

caleb irri

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travailler plus et plus longtemps… pour mourir plus jeune?

Posté par calebirri le 3 novembre 2008

Encore une aberration économique et sociale prise dans la précipitation.

Au nom de la « liberté » de travailler plus longtemps, le gouvernement croit judicieux d’autoriser le travail jusqu’à soixante-dix ans, sans se préoccuper du contexte économique ni même de la santé des travailleurs.

 

Comme si le travail était le but suprême de la vie, alors même que les aspirations des hommes sont à l’opposée de cette conception. Que le travail soit une chose nécessaire est un fait, mais il ne fait aucun doute qu’il ne constitue pour la plupart qu’une contrainte dont on s’accommode pour la survie, et que l’on supporte en espérant s’en libérer le plus vite possible.

 

Pour certains bien sûr le travail est le sens de leur vie, et se définirait plus comme l’accomplissement d’une passion que comme un travail, et on comprend bien qu’ils souhaitent le prolonger le plus longtemps possible. Mais pour ceux dont le travail est pénible, ou inintéressant, on imagine bien que l’idée de travailler plus longtemps sonne plus comme une punition que comme une volonté. Et ces personnes sont nombreuses.

Mais face à la conjoncture économique actuelle, cette « liberté » offerte va vite se transformer en obligation. Au delà de la difficulté matérielle de faire fonctionner cette mesure (on a déjà du mal à faire employer les plus de 55 ans), il est évident que le gouvernement n’a pas réfléchi aux conséquences de celle-ci.

 

Ou alors….

 

Prenons un étudiant : sorti du bac vers 18 ans, il se trouve dans le meilleur des cas avoir terminé ses études vers 22 ans, pour un bac+3, ce qui signifie en termes de salaire un léger mieux que le salaire minimum, sans compter les périodes de stages (gratuits ou sous-payées) qui peuvent parfois durer plusieurs années. Pour ceux qui prolongent leurs études, il n’est pas rare de les voir signer leur premier CDI à l’âge de 30 ans. S’ajoutent 40 années de cotisations, pour ceux qui bénéficient de ce système. Travailler jusqu’à 70 ans ne sera qu’une conséquence de cette arrivée tardive sur le marché de l’emploi.

 

Pour ceux qui n’ont pas fait ce genre d’études, ils rentrent plus tôt sur le marché du travail, mais leur salaire est souvent moins conséquent. Et leur travail plus physiquement plus éprouvant. A 60 ans ils sont physiquement diminués, et leurs retraites ne sont pas lourdes. La décision de travailler plus longtemps ne sera pour eux sans doute pas dictée parle désir mais plutôt par la nécessité, celle de survivre plus longtemps de manière décente.

 

D’autant qu’à soixante dix ans, et aux vues des nombreux éléments précisant les dangers pesant sur la santé, il se peut que dans quelques années la différence entre le début de la retraite et celui de la sénilité se raccourcisse dangereusement.

 

En y ajoutant la hausse des dépenses de santé et la baisse des remboursements octroyés par l’Etat, il se pourrait bien qu’à terme l’allongement de la durée du travail ne fasse que raccourcir la durée de vie, ou au moins de vie « valide ». En quelque sorte, on finira par contraindre les gens à travailler plus longtemps pour toucher une retraite qu’ils dépenseront en soins pour réparer les maux créés par leur travail.

 

 

 

De cette manière le gouvernement cherche sans doute à se remplir les poches de cotisations qu’il ne redistribuera pas, ou moins longtemps ?

Ou cherche-t-il à démoraliser un peu plus un peuple qui se sent souvent esclave de son travail ?

 

Car enfin à quoi cela sert-il de continuer à cotiser ?

Le travail au noir ne deviendrait-il pas plus rentable à partir du moment où les avantages du travail légal deviennent négligeables ?

 

Est-ce là tout le bonheur que nous promettent nos dirigeants, travailler toute sa vie, pour arrêter lorsque nous sommes juste bons à envoyer en maison de retraite ?

 

 

A quoi cela peut-il bien servir de travailler pour une vie dont le but ultime est de conserver les capacités de vivre pour travailler ?

 

caleb irri

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personne pour se poser des questions ?

Posté par calebirri le 23 septembre 2008

Une journée à suivre les actualités suffit amplement à résumer la manière dont fonctionne ce monde, et me conduit à me poser certaines questions auxquelles les journalistes ne semblent pas avoir pensé.

 

Au sujet de l’étudiant devenu fou, et qui la veille avait été interrogé puis relâché par la police (après avoir visionné des vidéos préméditant son acte), les journalistes se posent justement la question de savoir s’il était judicieux de ne pas retirer la licence de port d’arme détenu par ce jeune visiblement dangereux. Personne cependant ne s’interroge sur la célérité de cette même police, prompte à repérer sur internet une vidéo suspecte, et rapidement capable d’identifier puis d’appréhender son auteur.

 

Un reportage sur les réfugiés du nord de la France, qui semble avoir fort émue la journaliste l’ayant réalisé, montre clairement que loin d’avoir disparus (ils ont toujours les mêmes raisons de fuir leur pays), ces hommes vivent « comme des animaux » sur le rebord des routes, dans les forêts. Interrogé sur le sujet, un des rapporteurs de la loi sur l’immigration se retranchait derrière cette Loi pour justifier qu’aux vues de ces conditions, il faudrait mieux ne pas pour eux tenter le voyage… en substance bien sûr, mais que comprendre d’autre ? que la Loi importe plus que la dignité humaine, plus que ces droits de l’homme que l’on se targue d’avoir inventé sans les respecter, est-ce là le message que veut faire passer la France ?

 

Monsieur Sarkozy veut punir les responsables de la crise financière, car selon lui les chefs doivent assumer leurs échecs. C’est une excellente idée, mais comment faire si tous les chefs d’Etat démissionnaient en même temps ? tous ceux qui ont voté, à droite comme à gauche, toujours plus de déréglementation, qui ont vanté la mondialisation de l’économie, qui ont fait du Capitalisme un Dieu tout puissant ? notre classe politique, et celle de tous les autres pays, serait à remplacer dans sa quasi totalité…

 

Privatiser la Poste et nationaliser les banques, allons-nous enfin réduire le déficit commercial de la France ?

 

Afghanistan : à quoi sert-il de se battre pour faire voter l’assemblée sur un retour des forces françaises alors que l’on connaît les résultats avant même le vote ? Est-ce là les seules « victoires » dont sont capables les socialistes ? surtout quand le premier ministre annonce, avant le vote, un renforcement des moyens militaires là-bas ; et tout cela en réfutant le manque de ces moyens dénoncé par certains ! Et encore une question : le vote non anonyme des députés est-il le meilleur moyen d’exprimer librement son opinion ?

 

A gauche on n’entend rien, or mis le congrès de Reims, les présidentielles et les alliances stériles. Pourquoi ? Je vais vous le dire, car je crois avoir compris (mais c’est encore un secret): la gauche est de droite !

 

Encore un petit sujet, les petites espiègleries des grandes marques pour « faire baisser les prix » : réaction générale scandalisée sans être étonnée, une arnaque de plus… pas la peine de se poser des questions, tout est comme ça…

 

Si, juste une petite dernière quand même, pour le plaisir : les gens qui nous prennent pour des idiots n’auraient-ils pas raison de le faire ?

 

caleb irri

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