contre l’abstention, comptabilisons le vote blanc

Posté par calebirri le 8 juin 2009

Non, 60% d’abstentions ne prouvent pas le désintérêt des européens pour l’Europe. cette abstention ne prouve pas non plus le dégoût pour l’Europe. au mieux elle exprime l’absence d’alternatives au système politique tous partis confondus, au pire l’inutilité du vote qui permet de cautionner un système de représentation injuste et biaisé.

Car les citoyens sont capables de se rendre massivement aux urnes, il n’y a qu’à regarder certains taux de participation, comme celui du 29 mai 2005 : 70% ; 2ème tour de élections présidentielles Chirac/Le pen : 84%.

Tous ces hommes politiques qui font mine de défendre la démocratie en se soumettant à des règles électives viciées participent à un système que la majorité des européens conteste. Il n’y a en réalité que deux camps qui s’affrontaient à ces élections : ceux qui désirent continuer à faire tourner le système comme il est, et ceux qui le refusent. Ceux qui le refusent ont gagné, mais comme le système n’est pas démocratique, leur contestation n’est ni entendue, ni écoutée.

Pourtant, il existe une méthode simple et empirique pour juger des vraies causes de l’abstention : comptabiliser les votes blancs. A partir du moment où chaque homme ou femme de plus de 18 ans est considéré capable d’utiliser son vote de manière éclairée, c’est faire offense aux citoyens que de ne pas leur laisser cette possibilité. Le vote blanc, c’est exprimer son intérêt pour le scrutin, tout en marquant son désaccord avec les candidats en lice. C’est aussi revendiquer l’existence de ce droit, et refuser d’être contraint à choisir entre la peste et le choléra. Car ce n’est pas le droit de vote qui est contesté, mais les règles qui définissent le découpage électoral, ou les candidats eux-mêmes, avec leurs programmes. Nos médias et nos politiques, s’ils avaient le courage qu’ils disent, et s’ils faisaient réellement confiance à leurs électeurs, ne devraient pas pouvoir s’opposer à une telle proposition.

Mais pourquoi ne le font-ils pas ?
Si le taux d’abstention restait le même après ça, ils ne pourraient bien sûr plus prétendre que les élections n’intéressent pas. Mais si le taux d’abstention baissait au profit du blanc, c’est là que cela coincerait. Et il est bien évident que c’est la raison pour laquelle le vote blanc n’est pas comptabilisé, car le taux d’abstention baisserait, et celui du vote blanc s’envolerait.

Evidemment, il faut réfléchir aux conditions d’une telle réforme, pour ne pas tomber dans une éternelle répétition du « jamais content ». mais reconnaître qu’une majorité de votes blancs signifie la nullité d’une élection, pourquoi pas ? les citoyens n’ont ni envie d’une élection tous les quatre matins, ni d’un pays qui n’avance pas. Il faudrait par exemple, organiser et autoriser constitutionnellement la possibilité d’annuler une fois le premier tour, et déterminer qu’une majorité de votes blancs doit se rassembler au second « premier tour » sous une même bannière (ou plusieurs), sous peine de ne pas les comptabiliser au scrutin suivant.

on pourrait aussi imaginer qu’un « vote blanc » arrivé second soit l’occasion d’un retour aux urnes pour tous les partis sauf le premier arrivé, qui conserverait sa place au deuxième tour… de multiples possibilités sont envisageables pour ne pas bloquer l’Etat, mais qui les cherche?

Cette méthode permettrait pourtant à la fois de marquer la défiance des citoyens envers les candidats présents, ainsi que de démocratiser la sélection qualitative de ces candidats. De plus, la perte de temps  (et d’argent) occasionnée par une nouvelle campagne effraierait sans doute quelques soutiens, et favoriserait l’arrivée de nouvelles têtes plébiscitées par les contestataires.

Bien sûr, je ne crois ni au courage des hommes politiques ni à leur bonne volonté de se tirer une balle dans le pied, et une telle proposition n’est pas prête de voir le jour.

Mais un institut de sondage, ou un journal racoleur, pourrait sans doute être intéressé par ce genre de statistiques : « si le vote blanc était comptabilisé, abstiendriez-vous de vous rendre aux urnes ? »

Les résultats seraient peut-être évocateurs…

 

caleb irri

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Pourquoi je n’irai pas voter

Posté par calebirri le 12 mai 2009

Il y a quelques jours, à propos d’un amendement du parlement européen refusant la « double-peine » à propos du téléchargement, monsieur Copé affirmait que les décisions prises par le parlement européen n’ont pas de valeur si elles ne sont pas également adoptées par le conseil des ministres européens. Je me précipite donc sur internet pour comprendre de quoi il s’agit: procédure de codécision.

 

En principe cette procédure est la règle, mais il existe un grand nombre d’exceptions (40 sur 90). Pour les exceptions, le Conseil des ministres décide seul, ou peut simplement consulter le parlement.

 Par contre, lorsque la procédure de codécision  est entamée, il semble que le parlement ne puisse faire accepter une proposition législative sans l’accord d’une majorité qualifiée du conseil des ministres européens. S’il le conseil et le parlement ne réussissent pas à trouver un accord après une première lecture, alors la loi (ou l’amendement) finit par passer aux oubliettes (ou en commission de conciliation, c’est égal). Bien sûr le parlement à également le pouvoir de s’opposer à une proposition de loi- propositions à l’unique initiative de la commission européenne (un commissaire par pays). A la majorité absolue bien sûr, et non pas de celle des parlementaires présents : il y a 288 parlementaires de droite, 217 de gauche, 100 centristes, sur 736 membres.  Le Conseil lui, dispose d’une sorte de droit à enterrer le projet sous la poussière du temps (pas de délai).

Mais alors, les élections européennes, c’est du flan? À quoi sert-il de voter pour des députés n’ayant pas le pouvoir de s’opposer à nos gouvernants? Surtout quand on sait que le parlement ne s’est opposé que deux fois sur les 420 textes proposés entre 1999 et 2004!

 Cela montre bien quel intérêt peuvent avoir ces élections (hors mises les indemnités supplémentaires qu’offre le statut de député européen) pour la droite comme pour la gauche : ils sont d’accord sur tout!

  Mais ce n’est pas tout. Ce sont les dirigeants de toute l’Europe qui ont imposé et imposent la signature du traité de Lisbonne. Pourquoi y tiennent-ils tant, alors que tout semble si bien fonctionner? En plus de l’indécence des pouvoirs qu’ils se sont arrogés, nos dirigeants craignent-ils encore une opposition qui tienne son rôle? Il n’y a pas que cela j’espère.

 

Se pourrait-il alors  qu’il n’y ait que le nombre des domaines exclus de la conciliation par le traité de Lisbonne qui soit important pour les dirigeants, mais pas les élections du parlement?

 

Car si j’ai bien compris, la liste de ces exclusions s’allonge de 21 domaines dont on ne connaît pas la liste précise. Seuls certains sont connus, et des plus édifiants: politique étrangère et de sécurité, marché intérieur, tarifs douaniers, une partie de la politique agricole (les OGM?), où le conseil des ministres décidera seul.

La fiscalité, une partie de la politique sociale (la mise en chantiers de nouvelles prisons?), après une simple consultation du parlement.

Et pour finir, la politique monétaire laissée à la seule banque centrale européenne.

Alors voilà : pour ma part je n’irai pas voter. Pas la peine. J’y retournerai quand les votes « blanc » seront comptabilisés, afin que le peuple puisse montrer clairement notre opposition aux candidats, et à toute cette mascarade qui ne nous offre que des clones pour alternatives.

 

caleb irri

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Des Etats Généraux Citoyens pour une nouvelle Constitution

Posté par calebirri le 27 avril 2009

les forces vives qui contestent la tournure que prend notre monde sont nombreuses, mais ne sont pas représentées. Les volontés de rassemblement dont font preuve ces forces, à travers de multiples associations, blogs ou sites participatifs, ne sont malheureusement que peu relayées et, lorsqu’elles le sont, sont instrumentalisées par ceux qui les relaient.

 

De plus, la liberté d’expression, pour laquelle tant de gens sont prêts à combattre, est déjà moribonde car, si elle permet encore la critique, elle n’autorise plus la proposition. Aujourd’hui les termes  « révolution »,  « censure » ou « complot » sont systématiquement moqués, vidés de leur sens et anéantis sous un flot de contestations dites démocratiques. Il n’est plus désormais possible d’envisager officiellement un autre système que le capitalisme, un autre moyen de communiquer que le « politiquement correct », ou d’émettre l’hypothèse que les grandes décisions de ce monde sont prises en secret.

 

Cette propension à vouloir faire croire que l’Histoire, qui n’a été qu’un grand fatras de mensonges, de luttes pour le pouvoir et de révolutions continuelles, se serait assagie après la deuxième guerre mondiale (sous l’égide paternaliste de grands organismes mondiaux comme L’ONU, le FMI ou l’OMC) est propagande mensongère. La transparence aurait donc remplacé les complots, le capitalisme aurait annihilé la justification d’une révolution, la démocratie aurait fait disparaître la censure ?

 

Non, le monde n’a pas changé, et nous en avons la preuve tous les jours : guerres, misère, oppression, esclavage, duperies, violence, maladies, religion, jalousie… rien n’a changé, car l’homme n’a pas changé. Cela pourrait sembler pessimiste, mais il n’en n’est rien : car si l’homme « d’en haut » n’a pas changé, celui « d’en bas » non plus. En lui brûle encore et toujours la flamme qui lui a permis, maintes et maintes fois, de se lever pour accomplir des actes défendant son essence vitale, la liberté de penser. Et cela même s’il a toujours fini par se refaire berner, encore et toujours par ces mêmes profiteurs de rêves que sont les assoiffés de pouvoir.

 

Mais aujourd’hui, le danger est plus grand encore, et c’est pour cette raison qu’il faut préparer les conditions de la prochaine révolution. Les capacités technologiques d’oppression physiques et mentales sont désormais entre les mains du pouvoir, pouvoir qui n’attend que le moment opportun pour les utiliser, sans que nous ne puissions plus y échapper. Les « grands » de ce monde attendent, eux-aussi, le moment que nous attendons.

Sauf que eux, au moins, ont préparé la suite. Pas nous.

 

C’est pour cela qu’il est indispensable, et urgent de se mettre au travail, avec tous les hommes dont la volonté est d’offrir aux générations futures un monde où l’homme sera encore un être conscient, et disposant de son libre arbitre.

 

La proposition qui suit n’est qu’une proposition, ou plutôt même un appel,  qui est à destination de tous ceux qui voudraient poser leur pierre à un édifice nouveau, mais qui parfois ne savent ni où la poser, ni comment la lier aux autres.

Je propose donc l’ouverture d’un site internet participatif non pas basé sur la critique du système actuel, mais sur la proposition d’idées nouvelles.

Que tous les journalistes, scientifiques, enseignants, juristes, philosophes, blogueurs, étudiants, parents, tous ceux qui rêvent d’un autre monde puissent aider à établir une constitution nouvelle, qui fonctionne un peu à la manière d’un Wikipedia. La constitution actuelle, qui se réfère en théorie à la déclaration des droits de l’homme, a été tellement transformée par les réformes successives qu’elle ressemble à peu de chose prêt  à la caricature que faisait Orwell dans « la ferme des animaux ». et bien recréons un texte fondateur, comme l’ont fait nos ainés, et tâchons de ne pas refaire les mêmes erreurs. De ce texte découlera une constitution, à la quelle chacun sera en mesure de participer, et d’y comprendre quelque chose. Notre constitution actuelle est comme le manteau d’une nouvelle de Gogol : si rapiécé qu’on ne reconnaît plus le tissu d’origine. Comme si, au cours des âges, nous avions refusé d’en coudre un autre, et préféré y rajouter sans cesse d’autres morceaux, ce qui a fini par rendre ce manteau informe. Ce n’est plus un manteau, c’est une loque, un amas de petits bouts cousus les uns avec les autres, et qui ne tient plus chaud.

 

Recousons ensemble un nouveau manteau, et que ceux dont le métier est de coudre, ou de construire, entendent notre appel : s’ils savent comment poser les premières pierres, qu’ils nous montrent. Nous serons nombreux à en apporter d’autres, et nous apprendrons à coudre.

 

caleb irri

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l’argent ne fait pas le bonheur, il l’empêche

Posté par calebirri le 2 avril 2009

Je termine en ce moment la lecture des « propos sur le bonheur », du célèbre philosophe Alain. Il s’y trouve de nombreux textes intéressants, qui répètent largement une vérité indiscutable : le bonheur est possible à une condition incontestable : le vouloir vraiment.

 

Ce constat n’est pas nouveau, et se trouve dans la lignée de nombreux philosophes qui, depuis les premiers âges, s’épuisent à essayer d’aider les hommes à accéder à ce qui devrait être leur unique objectif, à savoir le bonheur. Pourtant, il ne fait aucun doute que cet objectif n’est atteint que par très peu, comme le prouvent les besoins croissants de psychologues, psychiatres et autres médecins de l’âme. Surtout dans nos contrées dites développées. Confirmant ainsi la sainte maxime « l’argent ne fait pas le bonheur ». Mais j’irai même plus loin, en ajoutant que non seulement il ne le fait pas, mais surtout qu’il l’empêche.

 

En effet il y a lieu de se poser la question. En ces temps de crise il semble que le capitalisme ne soit plus en mesure de satisfaire au bonheur des hommes, et ce à tel point que les chantres de « la main invisible » se font moins diserts sur le sujet. Se trouvant contraints de revenir aux fondamentaux, il n’est plus question aujourd’hui de croissance et d’investissements, mais de morale et de confiance.

On s’aperçoit également que les cours de bourse, que certains calculent et que d’autres prédisent, ne sont en réalité dépendants que d’un seul facteur déterminant, justement cette confiance que les gouvernements ont bien du mal à faire revenir.

 

On pourrait donc légitimement se demander si, à l’heure où les économistes ont montré leurs limites, on ne devrait pas les remplacer par des philosophes, qui eux sont en mesure d’apporter des réponses concrètes non appuyées sur un système qui fait défaut.

Car il est effectivement étonnant de constater combien l’absence de philosophes dans le paysage médiatique est criante, alors même qu’ils sont des centaines à s’évertuer, et ce depuis les âges les plus reculés, de faire prendre conscience aux hommes que le bonheur est quelque chose qui se décide, et non pas qui s’achète. Je dis « étonnant » car dans ma naïveté première, je m’interrogeais sur le fait que les clefs existent dans la recherche du bonheur, et que si tous lisaient Alain, ou un autre des philosophes traitant des mêmes sujets (ils traitent tous, à leur manière, du bonheur de l’être humain), le monde serait bien différent de celui d’aujourd’hui.

 

Alors pourquoi les hommes sont-ils si malheureux ? N’ont-ils pas accès à ces philosophes édités en poche ? N’ont-ils pas la capacité de comprendre les pensées des philosophes, qui se sont pourtant exprimés de tant et tant de manières différentes dans le but de toucher un public nombreux ?

Ou bien les censure-t-on en voulant faire croire qu’ils sont obscurs, difficiles à appréhender et déconnectés du monde réel ?

Car c’est bien au monde réel qu’ils s’accrochent pourtant, et leur message pourrait bien, s’il était porté sur le devant de la scène médiatique, être en mesure de transformer ce monde réel qui a perdu ses repères. Ce message exprime depuis toujours la même chose, et c’est peut-être là l’explication majeure de l’absence de philosophie dans la politique : l’homme est capable de trouver en lui-même le bonheur, sans avoir besoin de critères matérialistes ou sociaux extérieurs pour se juger. Pas besoin de posséder tout, de consommer trop ou de rêves de pouvoir, de force ou de richesse. Le bonheur n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de nous, et cette vérité si elle était sue et comprise, ferait s’écrouler tout le système de désirs consuméristes, et avec eux les puissances qui les créent, et les élites qui les soutiennent.

On comprendrait ainsi que ce n’est pas l’argent qui nous apportera la richesse intérieure, mais qu’on peut se satisfaire de l’essentiel sans frustration, et sans déception.  Pas besoin de posséder trop, juste d’être en mesure de posséder le nécessaire. Imaginez le renversement de paradigme que la philosophie peut entrainer : tout le capitalisme, basé sur ces fondations du « toujours plus », mis en confrontation avec le « juste ce qu’il faut » pour être heureux. Le premier ne ferait pas le poids, et c’est toutes les élites qui se verraient renversées.

Ainsi on comprend mieux pourquoi, malgré la foule de philosophes exprimant sensiblement les mêmes idées depuis des siècles, on ne répercute pas leurs paroles au grand public. On comprend mieux pourquoi les heures de philosophie à l’école sont toujours un peu plus courtes, et aussi pourquoi on forme le moins possibles les hommes à la compréhension de ces idées : elles sont dangereuses pour l’ordre établi.

 

Car on s’apercevrait ainsi que non seulement l’argent ne fait pas le bonheur, mais qu’en plus il empêche de le trouver.

 

caleb irri

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j’accuse oui, mais tout le monde!

Posté par calebirri le 2 mars 2009

J’accuse le président de tenter d’établir un régime autoritaire sous couvert d’une crise dont il profite

 

J’accuse le gouvernement de soutenir la politique du président pour des raisons viles, à savoir l’avidité de pouvoir et d’argent, et ce bien qu’ils connaissent le but de cette politique.

 

J’accuse l’UMP et tous ses membres influents de lâcheté, car malgré leur mécontentement évident ils ne disent rien.

 

J’accuse la gauche tout entière de n’être plus à gauche, et d’avoir abandonné son rôle d’opposition.

 

J’accuse les extrêmes de souffler sur les braises sociales et de faire ainsi le jeu du gouvernement en place en justifiant les mesures sécuritaires  prises par ce dernier.

J’accuse les citoyens de tout bord de voter, et ainsi de perpétuer cette illusion démocratique qui consiste en réalité à faire élire le plus habile au jeu du marketing.

 

J’accuse les non-votants de se complaire dans l’inaction, au risque de devenir complices du résultat des votants.

 

J’accuse les pauvres de se satisfaire de leur misère, et les riches de faire croire à leur générosité.

 

J’accuse les parents de laisser détruire l’héritage qu’ils lègueront à leurs enfants, et j’accuse les enfants de suivre les conseils de leurs parents.

 

J’accuse les travailleurs de participer au système qui les achète, et j’accuse les chômeurs de participer également à ce système.

 

J’accuse les religions de pousser l’homme à se battre au nom d’un dieu qu’ils bafouent, et j’accuse les athées d’avoir abandonné l’espérance.

 

J’accuse les Etats de saboter la planète pour de l’argent, et j’accuse l’argent de saboter les Etats.

 

J’accuse enfin les hommes tous ensemble, qui parviennent toujours à faire la guerre alors qu’ils désirent la paix

 

caleb irri

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la France, un pays développé?

Posté par calebirri le 27 janvier 2009

Une vague de froid, une tempête, il n’en faut pas plus pour déstabiliser le pays tout entier.

Malgré la « puissance française » et son acuité légendaire, il semble qu’aujourd’hui la France soit en réalité à la merci du premier dérèglement venu. Pas de train, pas d’électricité, pas d’avions, pas de téléphone, pas d’eau, pas de chauffage…sont-ils là les résultats du progrès technique,  du développement économique et social ?

Pourtant, il paraît que la France est un pays développé, une pointure même, qui se croit (et qui se dit) encore capable de donner des leçons aux autres, et de porter haut le flambeau du développement à l’extérieur de ses frontières…

Au lieu de se demander s’il est plus judicieux d’enterrer les lignes électriques que de les laisser à la merci des éléments, ne faudrait-il pas mieux se demander comment faire pour vivre sans ? si par malheur il arrivait une guerre, ou même un événement climatique considérable, il ne fait désormais aucun doute que la France ne tiendrait pas le coup très longtemps.

 

Sans compter que (aux dires de certains experts) les centrales électriques, en plus d’être potentiellement proches de la saturation, seraient dans un état de sécurité alarmant.

 

Mais ce n’est malheureusement pas tout : les indicateurs de développement communément admis par tous sont loin de prouver celui de notre cher pays : la liberté de la presse en net recul selon tous les rapports indépendants, mais aussi le respect des droits de l’homme. Le taux de fécondité (et oui, un taux de fécondité au dessous de seuil reproductif est considéré comme une preuve de développement !) est en hausse, et d’ici peu le taux de chômage grimpera encore.

Il y a ensuite le délabrement éducatif, les atteintes au droit de grève et la casse du service public, sans compter la sape des aides sociales, la privatisation rampante de la sécurité sociale et la hausse des actes de délinquance.

 

Qu’appelle-t-on au juste le développement ?

 

Il se pourrait qu’au train où vont les choses, d’ici quelques temps les modèles de développement s’inversent quelque peu, car en réalité pour se développer l’homme a besoin d’un minimum qui tend à ne pas être assuré par l’Etat.

On pourrait très bien imaginer que celui qui roule à vélo ou en charrette, qui cultive sa petite parcelle et qui se chauffe au bois devienne le nouveau héros du développement durable. Ce nouvel homme moderne serait capable de s’allumer un feu pour se chauffer, et disposerait pourquoi pas d’un puits, et s’il est vraiment riche d’un moulin à eau, ou à vents. Celui-là serait capable d’envoyer des courriers par la poste si elle existe, ou par pigeon-voyageur peut-être !

S’il dispose d’un fusil ou même d’un arc, et qu’il dispose de quelques poules, il est possible que cet homme soit non seulement ce nouveau modèle de développement, mais aussi beaucoup plus que ça :

L’homme du futur.

 

caleb irri

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