le capitalisme: genre ou espece?

Posté par calebirri le 23 avril 2008

A l’heure du réarmement général qui précède toujours aux grands conflits internationaux, l’ONU est concrètement devenue un symbole dénué de fondements. Après tant et tant de conflits non réglés, de nations déchirées et de déréglementation mondialisée, nous aboutissons à des drames comme celui du Darfour sans que personne ne bouge plus le petit doigt. Les monstruosités commises de part le monde ne sont désormais médiatisées qu’à l’occasion d’un déplacement de star, et retournent dans l’ombre après quelques flashs aveuglants mais furtifs.

 

La guerre revient car il est admis qu’elle est nécessaire. La guerre devient nécessaire quand elle est admise. Le capitalisme crée des problèmes inhérents à son fonctionnement, et la guerre est la parade liée à ces défaillances.

Avant le capitalisme, il existait deux formes de pouvoir : la force et la richesse.

Quand le riche achetait le fort, il devenait le fort. Quand le fort battait le riche, il devenait riche. Aujourd’hui le riche est le fort, les deux pouvoirs ne forment plus qu’un.

Le plus riche est plus fort que le moins riche, et l’achète ou le bat. Peu importe il est sûr de gagner. Il devient plus riche et plus fort.

 

A force que les plus riches et plus forts le deviennent davantage, les moins riches et moins forts s’appauvrissent et s’affaiblissent d’autant : chômage, misère, maladie, drogue, suicides, vols, violence. Il faut que cela cesse avant que les pauvres faibles soit se révoltent, soit ne puissent plus servir aux riches forts. Une seule solution, la guerre.

 

Pour maintenir un niveau d’emploi suffisant à la Nation, la fabrication d’armes est une ressource formidable. On commence tout d’abord par vendre nos anciennes armes aux pays qui le souhaitent, pendant que nous développons les nouvelles. Une fois que les anciennes sont vendues, elles deviennent une source de danger à laquelle il faut remédier par la production de nouvelles. Une fois les nouvelles créées, il s’en prépare toujours d’autres, en concurrence capitaliste avec celles des autres pays du même niveau qui cherchent elles aussi des débouchés pour leurs produits. Ceci crée des tensions entre les pays de rang technologique inférieur, en même temps que pour ceux du rang d’au dessus. Du coup, chaque production est concomitante avec le développement de la suivante, et ce dans tous les pays en fonction de leur rang. Lorsque un produit est sorti et que les conflits entre pays de second rang ne sont plus assez nombreux, on ne veut ni ne peut entasser des armes à n’en plus finir (certains pays se sont déjà arrangés entre eux pour en détruire une partie sous couvert de désarmement, m’est avis qu’en réalité ils ne savaient plus qu’en faire). On doit bien les utiliser. La guerre entre des pays du premier rang est la solution idéale, ne serait-ce que pour « ne pas gâcher ».

 

Il ne faut pas oublier que l’Etat est un concurrent économique comme les autres, et que les contraintes du capitalisme s’appliquent à son cas, avec l’avantage non négligeable de posséder l’armée.

 

Mais l’emploi n’est heureusement pas la seule priorité des gouvernements, et la guerre permet aussi à d’autres pôles de gestion de se développer. Tout d’abord d’un point de vue social, car la guerre a le pouvoir de remettre chacun à sa place. Ensuite d’un point de vue démographique, car elle permet de réguler la population. Ces deux effets sont bien sûrs liés par la guerre au capitalisme, et permettent de le régénérer régulièrement jusqu’au conflit suivant.

 

La guerre permet effectivement de remettre chacun à sa place, en ce sens qu’elle exige de chacun des sacrifices à la taille de sa responsabilité, dans un but commun de victoire contre l’ennemi. L’état de guerre est un moment politique et social particulier, car il tente d’unir les forces nationales contre un ennemi commun, du genre « les ennemis de mon ennemi sont mes amis ». on appelle ça « l’union sacrée », mais en réalité cette union n’existe pas, ou pour très peu de temps. Les efforts que l’on exige de tous sont il est vrai communs, mais le plus souvent mal acceptés et mal suivis. L’Etat se doit alors, au nom de cette « union sacrée » qu’il a décrété, de sanctionner sévèrement les réfractaires, qui se trouvent généralement taxés de « traîtres » ou d’ « ennemis du peuple ». Ainsi on peut sans risque régler de nombreux problèmes du système. Mettre les insoumis au travail ou en prison, autoriser les pires mesures libertaires comme la surveillance ou la torture, instaurer « l’état d’urgence », exagérer les cadences et les heures de travail ; sans compter la conscription, qui permet a l’Etat d’envoyer les hommes se faire tuer pour sauver la patrie. Cette patrie qui les envoient se faire tuer.

 

 

Une fois la guerre engagée, il ne suffit pas d’envoyer des bombes surpuissantes dans des pays trop faibles. D’une part ces guerres ne durent pas assez longtemps, et en plus elles ne tuent que très peu d’hommes. L’idéal économique est une guerre d’infanterie, où les hommes se charcutent à égalité. Le Malthusianisme est une théorie « naturelle », en ce sens qu’elle régule la population d’une manière aussi radicale qu’une catastrophe naturelle. Quand il y a moins de monde il y a plus de place pour ceux qui restent, et plus de travail, et partant plus de pouvoir d’achat.

 

 

Pour se maintenir en place, le capitalisme a rapidement compris la nécessité d’évoquer la volonté du bien commun primant sur les intérêts particuliers, transformant ainsi théoriquement deux contraires en addition : la somme des intérêts individuels concourent au bien commun. Cette supercherie subtile est à la base d’une réflexion conceptuelle jamais réglée : le capitalisme est-il un genre ou une espèce ?

Je m’explique. Tous les pays confondus, qu’ils soient de nature démocratique, autoritaire ou autre, fonctionnent en réalité sous un même système supérieur : la capitalisme. Il y a des monarchies capitalistes, des dictatures capitalistes, et mêmes des communismes capitalistes. Ce qui signifie que le capitalisme est un genre, la démocratie et l’anarchisme sont des espèces.

 

caleb irri

Publié dans la démocratie | Pas de Commentaire »

le plan

Posté par calebirri le 22 avril 2008

Imposer la liberté est un non-sens auquel le Plan a donné vie. Théoriquement, la liberté est un concept absolu ne souffrant aucune restriction. Mais pratiquement, il est évident aujourd’hui que la liberté conceptuelle ne peut s’appliquer, et ce dès le moment où des hommes vivent en société ; ils font société dès qu’ils ne sont pas seul. Pour la définition, être libre c’est avoir le droit de faire ce que l’on veut. Tout ce que l’on veut. On imagine bien à quel point ceci est ridicule : l’anarchie est au bout du chemin.

 

Le Plan, qui a commencé en réalité dès les premiers âges, a bien compris l’irrationalité de ce concept, et a heureusement rétablit le bon sens en définissant ainsi la liberté : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Ce puissant adage est le fondement du libéralisme, car il pose les base d’une liberté limitée par des règles destinées à encadrer le bien commun. L’homme avait des droits, on lui précisa qu’il avait aussi des devoirs. La liberté n’était plus un cadeau, c’était un échange.

 

-Démocratie

 

« Démocratie » se définit étymologiquement par deux mots joints ensemble : demos le peuple et cratie pouvoir. Dès l’origine une ambiguïté sémantique nous confond sur le sens réel de ce mot : est-ce le pouvoir PAR le peuple ou POUR le peuple ? La plupart disent que la démocratie est le pouvoir exercé par le peuple et pour le peuple.

En réalité la démocratie n’existe pas. Et même si elle avait été créée, il est certain qu’elle se serait transformée en « autre chose », ce qu’avait déjà décrit Aristote dans « les politiques » : la démocratie est une constitution « déviée » qui conduit à une oligarchie. Il faut dire que Nous avons gardé le terme car ce qu’il sous-entend est bien utile à Notre cause.

 

D’une part le pouvoir exercé PAR le peuple ne saurait en aucun cas être bénéfique au peuple lui-même, car il n’est pas capable de savoir seul où se trouve son intérêt, à moyen comme à long terme.

D’autre part le pouvoir exercé POUR le peuple est une stupidité, car alors le pouvoir n’aurait plus aucune utilité.

 

Il est tout de même intéressant d’en conserver l’idée, car elle permet au peuple de croire qu’à travers le suffrage universel il détient encore le pouvoir. Le bon déroulement du Plan dépendait jusqu’à maintenant de cet effet psychologique, car il Lui permettait ainsi de confondre l’intérêt national et l’intérêt du peuple sans que personne n’y voit de contradiction.

 

-Les idéalistes sont obsolètes

 

Il est puéril de croire qu’un monde parfait soit une perspective pour les peuples : en réalité il n’est ni possible, ni même souhaitable. Le Plan croit au contraire à la stabilisation éternelle d’un monde imparfait, car l’être humain est lui-même imparfait.

Un monde parfait serait le pire des mondes, car il n’y aurait plus d’idéal à rêver, tandis que la croyance en un monde meilleur est bénéfique à l’homme… tant qu’il n’existe pas.

Un monde parfait serait un monde sans bien ni mal. Or le bien a besoin du mal pour exister. C’est ainsi que l’on avance, comme cela que l’homme est Homme. Le mal ne doit jamais disparaître pour que le bien continue d’être recherché.

 

Un monde parfait serait un monde sans riches ni pauvres, ou tous riches ou tous pauvres. Et ce monde ne peut exister ; autrement le pouvoir cesserait son activité, faute d’individus sur lesquels l’exercer. Les meilleurs ne sauraient être sélectionnés, il n’y aurait plus de meilleurs. Le monde parfait est une sorte de communisme immobile, ou tous seraient semblables à tous, comme des robots fabriqués en série par d’autres robots de série. L’Homme disparaîtrait dans sons essence même, ravalé à son niveau le plus animal.

 

Mais le Plan ne veut pas de la disparition de l’Homme, et ne veut pas d’un monde parfait. Ce que le Plan souhaite, c’est la perfection d’un monde imparfait, où les meilleurs commandent aux moins bons. Pour cela il faut des meilleurs, il faut des moins bons. Nous les éduquons, et les mettons en compétition. La survie de l’Homme est une lutte pour la vie. C’est ainsi qu’il en doit être.

 

-bien entendu tout cela doit s’effectuer en secret, car l’élément psychologique est essentiel à la cause du Plan, et pour le bien de la communauté dans son ensemble. Si tous savaient personne ne voudrait. Et pour laisser l’homme dans l’ignorance sans lui tuer l’espoir, il lui faut ne pas penser, pour ne pas voir. L’homme doit croire en un monde sinon parfait, du moins meilleur, sans se soucier de la réalité. Lui dire que « tout est mieux qu’avant incite à penser que demain sera moins pire qu’aujourd’hui. Il y a toujours un demain. Et au fur et à mesure que demain empire, il est de moins en moins difficile de croire que demain sera meilleur.

 

-La technologie et l’éducation permettent l’appauvrissement intellectuel et physique de l’homme, qui créent les conditions de sa dépendance envers le Plan.

Sans le Plan pour l’orienter, l’homme est perdu dans un monde trop compliqué, trop spécialisé pour lui. Le Plan l’aide en lui indiquant une tâche précise qui occupera tout son temps. Il n’aura pas le temps de trop réfléchir mais voudra quand même le faire, et considérera son vote comme un engagement suffisant, sans se rendre compte qu’il dépose ainsi sa vie en offrande aux pieds du Plan. Qu’il vote pour ou contre, il sert l’intérêt du Plan, car il vote- et se décharge ainsi de son seul engagement.

 

- Aristote a dit que la guerre n’était pas indispensable si la constitution était la même pour tous. Et il avait raison. C’est pour cela qu’il ne faut pas établir cette constitution idéale : la guerre est indispensable à l’être humain

Elle est indispensable et nécessaire pour de nombreuses raisons.

 

D’abord d’un point de vue malthusien, car la guerre permet d’éviter une surpopulation, générale qui ne manquerait pas de détruire le peu de ressources qu’il nous reste.

Ensuite économiquement, la guerre permet une émulation du facteur « travail » bonne pour l’ensemble des populations : de temps à autre elle rétablit la production, la croissance et l’emploi.

Enfin scientifiquement, car les avancées technologiques créées pour l’occasion engendrent des applications civiles bénéfiques à tous.

De plus, elle autorise un renforcement du pouvoir exerçable sur le peuple, et par la même un contrôle accru des consciences et des corps.

 

-Maintenir les consciences et les corps dans la dépendance, tel est le secret d’une bonne gouvernance, bien qu’il soit contraire aux principes de liberté et d’égalité. C’est pour ça que c’est un secret.

 

-Pour que la guerre soit inévitable, il faut qu’elle soit acceptable… comme inévitable. Pas par référendum, mais par la volonté réelle et inconsciente du peuple.

 

Et quand bien même il n’approuverait pas la guerre, sa contestation serait rendue obsolète, car le Plan s’est protégé de boucliers puissants appelés démocratie, liberté et libre expression. Que le peuple se croit libre est essentiel à sa satisfaction. Il n’ira pas chercher plus loin

 

Caleb irri

Publié dans la démocratie | Pas de Commentaire »

1...2223242526
 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...