le jeu de la dignité

Posté par calebirri le 22 avril 2010

Monsieur Fillon, sans doute un peu à court d’arguments pour défendre une loi qui ne l’enchante guère (sûrement pas plus que son supérieur hiérarchique d’ailleurs) a trouvé bon de la justifier par une formule peu académique : « l’enjeu en vaut la chandelle »

Pour mémoire, cette expression (en réalité plutôt connue sous sa forme négative « le jeu n’en vaut pas la chandelle »), voulait dire que pour un trop faible bénéfice possible, il ne valait pas le coup de dépenser le prix de la bougie censée éclairer les joueurs. Mais pour le premier ministre, cela veut sans doute dire autre chose : car la loi sur la burqa n’est pas exactement un jeu, et peut-être même un enjeu…celui de sa future candidature aux élections présidentielles ?
Car pour ce qui est de la dignité humaine, il faudra bien repasser ! le fait même qu’on se préoccupe tant de ce problème prouve bien à quel point d’une part la dignité de ses concitoyens lui importe peu (il y a quelques sujets concernant une plus vaste population à régler d’abord il me semble), et d’une autre qu’il fait peu de cas de la sienne propre. Il est bien évident que cette question du voile intégral n’intéresse personne d’autre que les quelques malheureuses deux mille femmes ayant à supporter ce fardeau, et à qui on imposera en plus de cela de se cacher chez elles pour éviter les amendes.

Et par ailleurs, qui se préoccupe de la dignité de la femme, alors qu’on a reconduit les prostituées dans des lieux sombres et distants, à l’abri des regards et du minimum de sécurité ? qui se préoccupe de la dignité des étrangers séparés de leur famille sous prétexte qu’ils n’ont pas de papier ? qui se préoccupe des sans-domicile qui dorment dehors ? de tous ceux qui se font humilier à leur travail, de ceux qui n’en ont pas, et de tous ceux qui souffrent des injustices de ce monde?

Et par dessus tout, que fait-il pour la sienne propre ? tout le monde sait que ses relations avec le président sont tendues, et que le rôle de porte-parole auquel il est relégué ne lui convient guère… et pourtant, malgré tout cela, il continue de soutenir un président qu’il s’apprête sans doute tôt ou tard à trahir, juste pour « avoir l’air » fidèle à ses engagements !  obligé de supporter ce qui n’est pas dans ses convictions, juste pour servir sa carrière, n’est-ce donc pas plutôt ça perdre sa dignité ?

Lorsqu’une femme est obligée par son mari de supporter la burqa sous peine de représailles, elle ne perd ni son honneur ni sa dignité : elle est tout simplement victime d’une oppression qu’elle ne désire pas. Mais si elle porte la burqa par conviction (peu importe la nature de celle-ci), alors elle ne perd pas non plus sa dignité. Pas plus que celle qui enlève son soutien à la plage, ou celui qui porte un baggy, ou une casquette. Par contre, exprimer que quelqu’un perd sa dignité s’il continue de porter telle ou telle chose, ce n’est pas une atteinte à la dignité d’autrui, mais à sa liberté d’expression.

Alors, et au lieu de faire la chasse aux burqas, pourquoi ne pas faire la chasse à ceux qui les y contraignent ? au lieu de faire la chasse aux prostituées, pourquoi ne pas faire la chasse aux proxénètes ? au lieu de faire la chasse au pauvres, pourquoi ne pas faire la chasse aux exploiteurs ? c’est plutôt à cela qu’il faudrait répondre !

 

La dignité n’est pas une chose qu’on peut retirer ou remettre comme un vêtement, mais un état d’esprit personnel. C’est comme l’humiliation, elle n’est conditionnée qu’à la volonté de celui qui la porte. Celui qui n’en veut pas peut se l’éviter, ou se la garder, selon sa propre force de caractère. Mais celui qui veut l’ôter ou la rendre à autrui, c’est justement celui-là qui la prend, ou qui la perd. Car la dignité est une interprétation morale, et il suffit que celui qui se fait juger indigne ne se considère pas comme tel pour qu’il cesse de l’être à ses propres yeux.

Le plus terrible dans tout ça, c’est sans doute que la plupart de ceux qui voteront cette loi ne se rendent même pas compte qu’au lieu de libérer ces femmes de l’oppression dont elles souffrent, ils vont les faire se sentir coupables de leur différence, et les mettre dans le même genre de situation que la victime d’un viol qui, à une certaine époque et parfois même encore aujourd’hui, se sent en plus coupable de ce dernier.

Tous ces députés, soutenus par de nombreux citoyens soumis au conditionnement médiatique et apeurés par les amalgames récurrents qu’on leur à intégré, n’ont pas l’air de bien se rendre compte de l’engrenage dans lequel ils sont en train de mettre la main… stigmatisation, peur, interdiction, incompréhension, amalgames, propagande, tout ceci ne présage rien de bon pour le futur ; le passé devrait pourtant nous l’avoir appris.

 

Alors non, le jeu n’en vaut pas la chandelle. En légiférant ainsi, à la va-vite et sous des prétextes fallacieux, nous sommes pas dans un jeu, mais dans la réalité. Et la réalité, c’est que ce gouvernement est peu à peu en train de mettre en place une sorte de ségrégation religieuse, qui n’a rien à voir avec la dignité, mais avec la liberté.

Au lieu d’interdire ces burqas, pourquoi ne pas proposer à celles qui y sont contraintes une aide similaire à celle offerte aux femmes battues ? Et pour celles qui la choisissent volontairement, qu’on leur demande simplement de s’identifier selon les besoins administratifs que chacun juge, (et même elles je crois), légitime… si les autres trouvent leur accoutrement ridicule, c’est affaire de goût : certains trouvent tout aussi ridicule la soutane des prêtres, ou les rouflaquettes !
Mais le gouvernement ne semble pas prêt à agir de la sorte, de la même manière qu’il ne souhaite pas que les tensions sociales s’apaisent, car cela sert leurs intérêts : diviser pour mieux régner. C’est un jeu très dangereux…

 

Caleb irri

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le racisme pour sortir de la crise ?

Posté par calebirri le 7 avril 2010

En ces temps de crise, toutes les formes de racisme semblent ressurgir sur la place publique, comme un corollaire logique aux tensions sociales qui énervent les relations entre les hommes. Le moindre fait divers est porté haut sur la place publique, érigé en exemple, généralisé et facteur de troubles susceptibles d’engendrer la violence. On évoque des lois contraignantes, on remet en question la liberté d’expression, on fait des amalgames osés, on prétend devoir rétablir l’ordre, et surtout on stigmatise certaines communautés. Cette stigmatisation qui apporte la peur, et qui engendre le racisme.

A côté de ces faits, nos gouvernants, qui prêchent l’amour et le respect des autres et qui voudraient même parfois les imposer de force, semblent ne pas comprendre ce racisme, et encore moins son origine : la preuve en est qu’ils ne traitent pas ce problème de manière préventive mais répressive. A force de s’étonner de la vanité des actions de ces derniers qui, malgré tous les efforts apparents, n’arrivent jamais à leurs fins, et qui parfois même semblent faire le contraire de ce qu’il faudrait pour apaiser les tensions, on en vient à oublier que le racisme est l’apanage des temps de crises, et qu’il peut s’avérer utile au pouvoir, s’il est savamment contrôlé. Cela peut en effet paraître étrange à première vue, mais s’explique logiquement si on entre un peu plus loin dans la réflexion : partant du principe que le racisme est aujourd’hui massivement considéré comme condamnable, et que par ailleurs on assiste pourtant à une remontée de tous les racismes alentours, c’est qu’il doit bien servir à quelque chose, et que certains doivent bien en profiter. Ensuite, en constatant d’une part que des débats comme celui sur l’identité nationale sont lancés par nos dirigeants eux-mêmes (débat à but discriminatoire à n’en pas douter, puisqu’il est censé différencier ce qui est « français »-et donc « bien »- de ce qui ne l’est pas), et que d’une autre ces mêmes dirigeants n’hésitent pas à serrer les mains d’autres dirigeants de communautés pourtant stigmatisées par ce même débat (pour des raisons évidemment commerciales ou stratégiques), on devrait pouvoir établir un lien entre le racisme supposé du gouvernement, face à la réalité de ses relations avec les pays étrangers, pour mettre en exergue une sorte de double stratégie partagée par les gouvernements entre eux, et au détriment de leurs propres populations : les gouvernements nationaux sont responsables d’une situation qu’ils ont créé, car elle les arrange bien.
Je m’explique : la notion de territoire, de nation, est un concept fondateur permettant au capitalisme de tourner sur lui-même. En effet, pour qu’il y ait des échanges, une hiérarchie, une concurrence, il faut qu’il y a ait des différences. La race humaine étant une seule et même race, elle ne devrait pas pouvoir établir de différence de valeur entre les êtres humains (pas plus que de frontières d’ailleurs), et le droit de l’un devrait logiquement être le même que le droit de l’autre, d’un bout à l’autre de la planète.

Mais le capitalisme ne peut se satisfaire de ce principe humaniste, car il a besoin de concurrence, d’ennemis, et donc de tensions pour prospérer. Basé sur le concept de rareté, il faut que le gâteau soit toujours soit trop petit pour tous, soit inégalement réparti.

Pour ce faire, les gouvernants, qui n’ont en réalité à l’esprit que leurs propres intérêts, se doivent pour rester en position dominante faire accepter à  leurs peuples, leur faire croire même, qu’il existe des différences intrinsèques entre les cultures, les communautés, les individus. Il faut qu’ils soient capables de se haïr pour accepter de se faire concurrence, il faut qu’ils se considèrent comme plus méritants pour accepter de prendre pour eux ce qui ne peut être donné à tous. Et il faut par dessus tout justifier par des considérations morales l’injustice du monde capitaliste, afin que les participants à ce grand jeu continuent de jouer, sans mauvaise conscience. En semant les graines de la différence, ils récoltent les divisions qui énervent les peuples, et s’en servent pour asseoir leur pouvoir.

Pour les dirigeants, le jeu en vaut la chandelle, car créer le racisme (qu’il soit social, culturel, religieux ou ethnique) au sein de leurs peuples leur procure de nombreux avantages, bien que pour la plupart ils ne fassent aucune différence entre les hommes : pour eux, ils ne sont même pas considérés en tant qu’êtres humains différentiables, mais plutôt jugés en tant que matière à profit, sans considération de couleur, de culture ou d’un quelconque autre critère. Ce qu’il leur faut, c’est qu’ils consomment, travaillent ou se battent, en se laissant exploiter sans rechigner.

 

C’est ainsi qu’à chaque grande crise du capitalisme, les gouvernants de tous bords profitent du climat tendu que favorisent chômage et mauvaise gouvernance (traiter les effets sans éviter les causes), afin de diviser un peu plus les communautés les plus touchées, en les conduisant à trouver les coupables de tous leurs maux non pas chez les dirigeants, mais dans le racisme de « l’autre », celui qu’on connaît mal et que les médias nous servent comme bouc-émissaires.

 

une fois le bouc-émissaire choisi et mis en exergue, il est facile pour un gouvernement en crise de trouver une parade et à la violence créée par cette stigmatisation, et à terme à la crise elle-même : la conception de « nation », les frontières, le protectionnisme, l’attaque en règle des libertés fondamentales, les emplois liés à la sécurité, la casse des droits sociaux sont des techniques déjà éprouvées par l’histoire. Alors que tous les économistes de bonne foi crient à la détérioration du système par les mesures employées, ils ne comprennent pas que les moyens qu’ils proposent ne soient pas adoptés par leurs élus.

 

Mais l’explication est pourtant bien simple : à travers le racisme et la stigmatisation d’une communauté (savamment orchestrée par des formes de langage et de propagande appropriées, comme le passage subtil du terme « communautaire » en « communautarisme »), les gouvernements espèrent bien créer des tensions plus fortes encore, dépassant les frontières de leur « sainte nation ». Ainsi, en renforçant d’un côté la haine vis à vis de « l’ennemi intérieur » créé, et de l’autre la peur de « l’ennemi extérieur » accusé, ils peuvent se trouver à même de relancer leur économie nationale à travers la sécurité devenue nécessaire, et en même temps s’assurer du soutien (et du sacrifice social et financier) d’une population rangée sous la bannière de « l’union sacrée ».

Alors, si tout se passe comme convenu, et après une bonne petite guerre « préventive » par exemple, les nations qui ont bien mené leurs petites affaires ressortiront de cette guerre économiquement renforcés, avec peut-être à la clef quelques bonnes affaires sur le territoire des perdants, à qui on serrera la main avec empressement, en leur vendant notre aide à la reconstruction de leur pauvre nation disloquée : la crise sera terminée, et tant pis pour les économistes !

 

Caleb Irri

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Monsieur Zemmour, vous prenez l’effet pour la cause

Posté par calebirri le 7 mars 2010

Monsieur Zemmour, dans l’émission de monsieur Ardisson, affirme que « la France est blanche et chrétienne depuis 2000 ans » (ou 1500, mais on n’est pas à 500 près…), et se perd  dans des raccourcis dangereux. Mon propos n’est pas ici de lui faire un cours d’histoire (invasions, guerres de religion, brassage ethnique continuel…), ni de lui mettre en face les liens ancestraux de la France avec presque toutes les nations alentours, mais de réfléchir au sens de l’histoire. L’histoire qui nous a prouvé combien une nation est le fruit de millions de paramètres enchevêtrés les uns dans les autres à chaque instant des deux mille ans dont il fait la date de création de la France. Mais ce monsieur semble oublier que les premiers habitants de notre planète sont apparus en Afrique, ou en Asie, ou ailleurs peut-être, mais qu’il a bien fallu qu’ils émigrent un jour pour aller se perdre, entre autres, dans notre cher pays. Qui n’était alors ni français, ni chrétien. Et que trouver un descendant remontant sa lignée deux mille ans plus tôt est impossible,  que lui-même est forcément le fruit, à un moment ou un autre, de cette émigration.

Ensuite, ce monsieur déclare  que la plupart des dealers  (et donc des délinquants ?) sont des noirs ou des arabes, et met ainsi le doigt sur deux choses :

La première, c’est que le passé « banlieusard » dont il se targue pour exprimer la récompense de son embourgeoisement en terme de réussite grâce à son travail pourrait être non pas le fruit de son « assimilation » volontaire, mais plutôt celui de sa couleur de peau. Lui n’est pas contrôlé tout le temps, ni discriminé par son fasciés, ce qui l’a peut-être aidé à échapper à un destin moins glorieux… Le fait est que la plupart des noirs et arabes ne vont pas en banlieues pour être délinquants, mais s’ils le deviennent, c’est parce qu’ils vivent en banlieue. et comme il y a plus de noirs et d’arabes en banlieue que dans les beaux quartiers…

La deuxième, c’est de considérer implicitement le fait que plutôt que de travailler, les noirs et arabes de France préfèrent dealer que de faire des études… en oubliant que le fait de dealer ou de voler est une « activité » risquée, et moins rentable que celle de trader par exemple, ou de commentateur dans une émission branchée. on ne devient pas dealer par désir culturel, mais par défaut d’autre chose.

Regardons l’explication que monsieur Zemmour donne de la « non-intégration » : ne voulant pas s’intégrer (par exemple en prenant un prénom « français »), les étrangers semblent pour lui vouloir à tout prix se retrouver entre eux, pour vivre de la même manière que dans leur pays d’origine, et en poussant dehors les français « autochtones » (comme il dit). Comme si les noirs et les arabes étaient là pour envahir la France, en refusant catégoriquement d’accéder aux emplois traditionnels et aux quartiers résidentiels. Qu’incapables d’ambition, ils ne se présentent pas aux élections, ni ne sont élus, en sous-entendant que c’est parce qu’ils sont « moins compétents » que les autres, blancs et chrétiens. Cela signifie-t-il qu’un arabe ou un noir soit moins capable, de manière innée, qu’un blanc chrétien pour toutes choses de la vie courante ? non, cher monsieur, c’est qu’il y a tout simplement plus de blancs, et d’hommes, à l’assemblée nationale, non pas parce que les femmes et les noirs sont moins compétents, mais tout bonnement parce que les élus de la France, au cours de son histoire, ont toujours fait en sorte d’évincer les noirs et les femmes de ces postes à responsabilité (le droit de vote des femmes n’a pas été accordé il y a 1500 ans que je sache, ce qui aide à mesurer quelle valeur on leur accordait…).

Mais il y a une autre explication : et si les noirs et les arabes, que la France a toujours mal traité au cours de ces deux mille ans si chers à monsieur Zemmour, que la France a toujours repoussé aux confins des villes, de la richesse et du pouvoir, étaient devenus peu à peu une population dévalorisée, et qu’à force de se voir rejetée elle ait elle-même fini par rejeter les règles qu’on ne respecte pas à son endroit. Peut-être même allant jusqu’à se sentir elle-même indigne de considération…Pas de travail parce que tu t’appelles Mohammed, et que tu es noir, mais faut bien vivre non ? et bien puisqu’ils ne veulent pas de moi, alors je me renferme sur ma communauté, car elle, au moins, stigmatisée comme moi, me comprend et me soutient.

Le communautarisme n’est pas la cause de la mauvaise intégration des immigrés, mais justement le résultat de la ségrégation menée par ce pays que monsieur Zemmour ne veut pas voir évoluer. Nier l’évolution de l’identité nationale, nier que la France puisse être autre chose que blanche et chrétienne, et ne pas vouloir qu’elle le soit, cela rappelle l’apologie de la race aryenne et le concept de « lebensraum » si chers à certains.

Que veut monsieur Zemmour : qu’on mette tous ceux qui ne sont ni blancs ni chrétiens dehors, ou dans des camps de travail ? qu’on donne des prénoms français aux délinquants pour savoir s’ils vont devenir gentils ?
Qu’on baptise les noirs pour sauver leurs âmes, comme on le faisait au temps de la colonisation ?

D’ailleurs, n’est-ce pas là toute l’histoire de ces deux mille ans ? la France est plus ou moins raciste depuis deux mille ans, et il ne faudrait pas qu’elle change ? les populations qu’on a méprisé, utilisé, sacrifié, enfermé, dégradé, exploité, on voudrait qu’elle nous remercie ?  « en échange de l’assimilation, l’immigré doit laisser tomber une partie de lui-même », dit en substance monsieur Zemmour. En échange de quoi ? en échange de tous les maux que la France a infligé aux étrangers, et ce depuis tant de temps ?

Au lieu de dire à la France de s’excuser pour tous les méfaits qu’elle a commis , et accueillir le mieux possible ceux dont on a profité pendant tant de temps, monsieur Zemmour voudrait dire aux étrangers de partir, ou alors de nier leurs origines, leur passé ? d’abandonner leur religion, leurs coutumes, leurs manières de vivre, tout ça au nom d’une France qui s’arrogerait le droit de dire que ce qui est bon, c’est d’être blanc et chrétien ? croit-il que la France améliorera sa croissance de cette manière?

Quelle misérable manière de voir le monde, et quelle pitié d’entendre de telles insanités ! Alors que tous les hommes de cette planète ne sont que des immigrés, qui tous ont un jour juste essayé de vivre mieux, de respecter à la fois la mémoire de leurs aînés, et de pourvoir au futur de leurs descendants. Chose dont on les a empêché depuis toujours, et que certains veulent encore perpétuer.

 

Caleb Irri

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l’identité nationale ou la recherche de la différence

Posté par calebirri le 8 janvier 2010

J’ai entendu il y a peu monsieur Joffrin (sur France-info) émettre  l’avis que le débat sur l’identité nationale était une « erreur » politique de la part de l’UMP. Que nenni.

Considérer ce débat comme une erreur stratégique, la voilà l’erreur à ne pas commettre.

En réalité, ce débat est une pierre supplémentaire à l’édifice qui est en train de se construire dans bien des pays : le nationalisme.

Les choses sont ainsi faites que la survenue des crises économiques en fait rechercher toujours les causes. Mais plutôt que de vouloir remettre en question un système que nous ne saurions remplacer que par un pire, les gouvernements préfèrent généralement rejeter ces causes sur ce qu’on nomme communément « un bouc-émissaire ». celui-ci se doit d’être soit étranger, soit minoritaire en nombre ou en force. Car il faut que cela soit celui qu’on connaît mal, ou qui ne peut pas se défendre. Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi qu’il soit facilement repérable, que ce soit par l’accent, le vêtement ou la couleur de peau. il lui faut absolument une différence, une caractéristique physique extérieure qui puisse aider, en quelque sorte, à distinguer les « gentils » des « méchants » .

Mais, à l’heure où le métissage et le brassage ethnique rendent l’origine ethnique plus difficilement décelables, où la diversité est imposée, où la discrimination positive est créée, où la mondialisation a permis des échanges avec pratiquement toutes les nations, où internet parcourt le monde en une minute, il devient peu à peu plus difficile de reconnaître « un bon autochtone » d’un « mauvais immigré » : si cela continue, il sera impossible de reconnaître un étranger d’un autochtone, un hétérosexuel d’un homosexuel, ou même un homme d’une femme.

Et ce n’est pas tout. Il faut aussi avoir quelque chose à lui reprocher, un comportement, enfin un signe extérieur qui le différencie des autres. Le fait de stigmatiser une certaine partie de la population par son origine ethnique ne suffit  plus aujourd’hui, car s’il est très facile de « repérer » un étranger, il est plus difficile de reconnaître sa descendance. Car les enfants d’immigrés sont enfermés de fait dans un paradoxe : désireux de s’intégrer à la population « autochtone », parlant impeccablement la langue du pays « accueillant », de nationalité souvent double, ils sont aussi attirés par leurs origines étrangères, et ne veulent pas les renier totalement.

Alors, noyés dans une identité nationale aussi complexe, aussi diversifiée, aussi multiple, nos gouvernants n’ont d’autre choix que de trouver d’autre critères que ceux physiques pour distinguer ceux que l’on doit stigmatiser. La religion en est un bon, puisque ceux que l’on appelle « les signes ostentatoires » permettent encore de faire des différences. Car c’est bien de différence dont il s’agit, c’est bien elle que l’on recherche à travers le débat sur l’identité nationale. Celui qui ne vit ni ne pense « comme les autres » est du mauvais côté de la barrière, car il est susceptible de nuire à cette identité. Cette idée de nation qui doit représenter l’harmonie, l’union, l’égalité. partant de ce désir nationaliste, et au nom d’une égalité basée sur la similitude, nos gouvernants voudraient nous faire croire qu’en niant les « différences » nous supprimerons l’injustice (tout cela en jugeant par là-même que les différences sont réellement discriminatoires, puisqu’il faut les faire cesser).

On pourrait être tentés de se laisser berner par le discours  ambiant sur la suppression de tous les signes extérieurs marquant nos origines, sociales, culturelles ou ethniques, par le métissage constant de nos populations, et espérer que l’on finisse par ne plus faire de différence entre les uns et les autres. Comme si, une fois les étrangers dehors, les musulmans dehors, les homosexuels ou les contestataires dehors, le pays deviendrait un hâvre de paix et d’harmonie, tous égaux parce que tous semblables.

Mais ne plus faire de différence, ce n’est pas nier les différences. C’est respecter les différences sans porter de jugement sur celles-ci. Et ce n’est pas non plus rejeter le différent qui assume ces différences, c’est l’accepter avec celles-ci.

Et c’est justement cela que revendiquent certaines communautés minoritaires : elles ne désirent pas la négation ou le rejet de leurs différences, mais le droit à l’indifférence. L’indifférence n’est pas le contraire de la différence. Le contraire de la différence c’est la similitude, et le contraire de l’indifférence c’est l’attention.Cela signifie que lorsqu’une minorité réclame l’indifférence, ce n’est pas qu’elle souhaite qu’on nie ses différences, mais plutôt qu’elle ne veut pas que l’on porte un jugement de valeur sur celles-ci.

Mais pour répondre à cette demande d’indifférence, les gouvernements préfèrent se réfugier derrière ce rejet des différences. Justifiant la création de fichiers ethniques, politiques ou religieux par la lutte contre les discriminations, ils se disent contraints de repérer ces différences qu’ils veulent soi-disant faire disparaître. Car ainsi, même lorsqu’il sera difficile de reconnaître l’ascendance ou la religion d’un individu, ou bien la couleur politique d’un individu, l’accès à la base de données constituée officiellement pour lutter contre les discriminations permettra de distinguer les minorités qu’ils veulent stigmatiser.

Cela rendra alors un gouvernement capable de repérer, et de faire porter l’attention sur tous les comportements « différents », sans contredire un seul instant sa politique officielle : l’indifférence par rapport aux différences.

 

Caleb Irri

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tribune de Sarkozy : explication de texte

Posté par calebirri le 11 décembre 2009

Il y a quelques jours, monsieur Sarkozy faisait publier dans Le Monde une tribune concernant l’identité nationale. Fortement intéressé par ses propos, je me suis donc penché sur ce texte et, après plusieurs relectures, j’eus la désagréable impression de me sentir aussi vide après qu’avant d’en avoir pris connaissance. Cependant, il en restait comme un arrière goût assez désagréable, et la sensation que ce texte s’était vu contraint de force à rentrer dans un cadre ne correspondant pas à la verve qui fait de Sarkozy un très bon orateur (malgré ce que je pense de ses oraisons).

Car ce texte n’est pourtant pas innocent, et malgré son apparente banalité bien-pensante, il finit quand même par me permettre de trouver ce que j’étais venu y chercher : la double-pensée.

Tout d’abord, il faut se remémorer la définition de la double-pensée telle que la définit George Orwell : “Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer”.

 

Dans la première partie de cette tribune, le président évoque le problème du référendum, qui selon lui sur un problème complexe ne peut se satisfaire d’une réponse tranchée par un « oui » ou par un « non ». pour nous affirmer plus loin que la France (au sujet de l’Europe) a réussi, grâce à la faculté de compréhension de son gouvernement, à réconcilier les partisans et  les opposants à ce projet ; sans même faire mine de se souvenir que du référendum, en France en tout cas, on ne reparla plus… Qu’est-ce à dire ? que le référendum ne veut rien dire, ou qu’il est inutile ? car si l’on en croit les passages suivants, il ne faudrait pas non plus négliger le résultat du référendum suisse concernant les minarets ; et ce malgré tout ce qu’il dit auparavant des référendums. Pourquoi ? car la Suisse est une vieille démocratie, pardi ! pas la France ? la belle double-pensée que voilà, n’est-il pas ?

Ensuite, le président défend le référendum suisse en le prenant comme représentatif de ce que « ressentent tant de peuples en Europe ». en se défendant bien sûr d’une quelconque intolérance. Pour quelques lignes plus loin carrément employer le terme de « dénaturés » à propos du cadre de vie, du mode de pensée et des relations sociales. Mais qu’est-ce qui dénature au juste, ces braves européens dont l’accueil et la tolérance sont culturels et naturels ? le passage  (« Les peuples d’Europe sont accueillants, sont tolérants, c’est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés ») ne nous le dit pas. Mais le lien avec l’identité est fait juste après (« Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. La mondialisation contribue à aviver ce sentiment. ») : en gros, c’est la mondialisation qui fait perdre son identité à nos braves européens. Mais c’est quoi l’identité européenne ? justement, la tolérance et l’accueil !

En gros, si j’anticipe un peu, les étrangers, avec leurs minarets, risquent de nous faire perdre notre identité, qui est celle de l’accueil et de la tolérance ! ! on pourrait presque en rire si cela s’arrêtait ici.

Mais ce n’est malheureusement pas terminé : voilà qu’arrive l’opposition de la nation face au communautarisme. Et par quel détour :  la mondialisation ! cette mondialisation tant louée pour le rapprochement des peuples qu’elle favorisait il y a quelques années à peine, se voit aujourd’hui responsable du besoin d’un retour à des repères… à une identité donc. Mais attention, il y a identité et identité : la République oui, la tribu non. Les mots ne sont pas innocents, et le jugement de valeur tombe sous le sens. Pour ceux qui croyaient se trouver vivre en communauté, il faudra qu’ils apprennent la différence avec la Nation : la voilà enfin notre identité « nationale » !

« L’identité nationale c’est l’antidote au tribalisme et au communautarisme ». il y a le bien, et le mal dans cette seule phrase. Et après avoir énoncé la « menace » que constituent ces deux notions, le texte se dirige peu à peu vers sa cible annoncée, l’étranger, à travers le terme bien choisi de « métissage ». en établissant la distinction entre le « métissage » et le « communautarisme », le président commence à définir clairement ce qui fait « l’identité nationale », et surtout ce qui ne la fait pas.  A travers deux belles phrases vides de sens (« Le métissage c’est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c’est le choix de vivre séparément »), on voit clairement apparaître à nouveau la double-pensée : le communautarisme c’est le choix de vivre séparément ; communautarisme, racine étymologique « commun », ensemble, le contraire de « séparément ».

 

Et nous glissons ensuite directement dans le rapport à l’immigration, avec « celui qui accueille » et « celui qui arrive ». celui qui accueille « offre », « partage », tandis que celui qui arrive doit avoir « la volonté », « sans brutalité », de s’inscrire dans ce métissage. C’est lui qui doit se faire transformer par le métissage, et non pas « l’identité nationale » qui doit se transformer pour accueillir l’étranger : la messe est dite.
Enfin presque, car ce n’est pas encore terminé. Car le véritable ennemi de l’identité nationale n’est pas encore clairement établi : c’est le musulman. Encore avide de double-pensée, le président semble bien entendu défendre la liberté de culte de chacun, et met en avant « sa bonne foi » (« Lorsque j’étais ministre de l’intérieur, j’ai créé le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour que la religion musulmane soit mise sur un pied d’égalité avec toutes les autres grandes religions »).
En évoquant le respect mutuel entre ceux qui accueillent et ceux qui arrivent, on s’aperçoit que le service minimum suffit pour ceux qui accueillent, tandis que la liste s’allonge pour ceux qui arrivent. En dehors de leur foi, il semble que les étrangers soient priés de laisser au vestiaire tout ou partie de leur culture originelle, sous peine de mettre en péril cette identité précédemment définie.

Les musulmans sont finalement bien « cette sourde menace » qui fait peur à toute l’Europe (et à la France en particulier) car les menaces sont claires : « tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l’échec l’instauration si nécessaire d’un islam de France ». Car la France est une civilisation chrétienne, et républicaine, et apparemment l’Islam s’oppose à ces deux notions, qui semblent aller de pair ; enfin si l’on ajoute encore une couche de double-pensée, en faisant fi des nombreux (et historiques) métissages qui ont fait l’Europe depuis des siècles.

Pour finir, la dernière phrase de ce texte est un défi au bon sens, en voulant établir en même temps la liberté d’opinion et la restriction de cette liberté, en la fondant sur la discrétion, qui se trouverait être apparemment définie par l’absence de provocation.

En définitive une incroyable ineptie, parée de toutes les techniques verbales et syntaxiques les plus grossières, et qui passe malgré tout presque inaperçue : dommage.

 

 

Caleb Irri

Publié dans double coup, immigration, la démocratie, politique? mensonges, sarko | Pas de Commentaire »

c’est quoi le problème: les étrangers, ou la religion ?

Posté par calebirri le 30 novembre 2009

Le débat sur l’identité nationale, les minarets interdits en Suisse, le « choc des civilisations », les « retours groupés », les centres de rétention, c’est quoi le problème exactement ?

De deux choses l’une : ou bien ce sont les étrangers qui dérangent, et alors il faut comprendre que ces derniers sont malvenus dans les pays « riches », ou bien c’est la religion qui se trouve être un facteur discriminatoire, et dans ce cas le rapport aux étrangers est plus que difficile à prouver.

Car tout ceci ne tient pas vraiment la route, et il faut admettre une vérité incontestable : tous les étrangers ne sont pas de religion musulmane, juive ou chrétienne, et tous les croyants des différentes obédiences ne sont pas pour autant des étrangers.

Il faut comprendre également que l’amalgame dont sont victimes les juifs depuis si longtemps (la relation entre juif et « pro-israélien ») ne doit pas plus s’appliquer aux arabes, qui ne sont pas tous musulmans, et encore moins islamistes…

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : derrière ce vaste débat sur la religion, sur les étrangers, ce sont en réalité non seulement les Arabes qui sont visés,  mais aussi les Musulmans.

Mais que cherche-t-on à prouver derrière cet amalgame : que les étrangers sont responsables de la crise économique des pays riches (alors que nous pillons sans vergogne, et depuis des siècles, la plupart de leurs ressources) ? ou que les religions autres que celle judéo-chrétienne sont un facteur de trouble social, et ceci sans tenir compte de l’origine ethnique des croyants qui la composent ( et de la liberté d’opinion pourtant garantie par la constitution)?

Derrière cet amalgame c’est toute la stupidité humaine qui se cache, et surtout son hypocrisie : en établissant un lien entre l’origine ethnique et la religion, c’est une nouvelle sorte de fascisme que l’on met en place : de la même manière qu’Hitler voulait faire croire qu’un israélien, d’origine juive, se convertissant au catholicisme ne cessait pas alors d’être juif, on voudrait nous faire croire aujourd’hui qu’un Arabe converti, athée, juif ou chrétien, ne cesse pas d’être musulman, de par son origine donc. En ne prenant pas en compte la liberté d’opinion de celui-ci, mais son origine ethnique. C’est là que se trouve le danger fasciste, eugéniste. En prenant en compte non pas l’opinion de l’individu mais son origine ethnique, on autorise ainsi la stigmatisation de tout un peuple sous un prétexte fallacieux.

La journée sans immigrés, prévue le premier mars prochain, devrait pourtant nous rappeler à tous la situation dégradante et contradictoire dans laquelle nous avons mis les étrangers, et ce depuis plusieurs siècles : leur utilisation éhontée pour toutes les basses oeuvres de notre soit-disant civilisation, en même temps que notre constant rejet du bénéfice qu’ils nous apportent pourtant en retour.

Nos relations diplomatiques avec des pays étrangers de confession différente (comme Dubaï par exemple, dans lequel les banques ont investi, malgré leur religion, des milliards) sont également en contradiction totale avec la volonté de nos dirigeants politiques de mettre à l’index les ressortissants de ces pays que nous rejetons en même temps.

Comme pour l’Afghanistan ou l’Irak, les gouvernants actuels semblent avoir une courte mémoire : après avoir contribué à l’établissement, hier, des ennemis d’aujourd’hui, il ne choque visiblement personne de stigmatiser une population que l’on a fait sombrer volontairement dans la guerre civile et la misère, et ce après l’avoir auparavant déjà appauvrie et radicalisée.

Ceux qui crient au choc des civilisations, au terrorisme, sont ceux-là même qui ont engendré ce chaos. Et pour couronner le tout, qui se croient en droit de renvoyer chez eux ceux qui fuient l’horreur dans laquelle ils les ont plongé !

Cela devrait pourtant nous aider à réfléchir, et surtout à réagir : qu’attendons-nous alors ? que voulons nous ?

Qu’un nouveau ghetto soit construit, avec les étrangers et les croyants ne correspondant pas aux canons officiels, et qui seraient envoyés là-bas ? qu’on les envoie pas avion dans des camps de travail où ils périront en masse, de faim ou d’épuisement ?  qu’on utilise indistinctement le critère religieux, ou ethnique, pour justifier les exactions commises par un gouvernement raciste et inhumain ?

Que croyons nous ?

Qu’une fois les étrangers rentrés chez eux, la crise économique va s’arrêter, que la violence va baisser, que le monde sera meilleur quand  chacun sera « chez lui » ?
La mondialisation, la suppression des frontières, l’entente entre les peuples, tout cela c’était juste pour soutirer encore quelques milliards de dollars aux peuples étrangers que l’on méprise, et lorsqu’ils veulent venir profiter un peu des fruits de leur exploitation ici, qu’on les renvoie sans ménagement ?

Comment peut on accepter une chose pareille, sans réagir ?

Hitler a envahi la Pologne sans déclaration de guerre, et installé le ghetto de Varsovie de la même manière qu’aujourd’hui nous avons envahi l’Afghanistan, et créé Abou Ghraib. Comme à l’époque personne n’a rien fait. Et maintenant que les juifs d’aujourd’hui sont musulmans, noirs ou arabes, il ne faudrait rien faire non plus ?

 

 

caleb irri

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