Et si on les mettait dans des camps ?

Posté par calebirri le 17 mai 2015

2015-05-12 23.35.52L’Europe est confrontée à un grave problème : pas la crise économique, pas la crise sociale ni l’environnementale non, c’est bien plus grave que cela ! Tous nos dirigeants en conviennent désormais, le plus grand problème de l’Europe est l’invasion de nos si belles contrées par des gens pauvres et sales, pour la plupart noirs ou arabes, et qui plus est souvent musulmans.

On parle de quotas, de camps de rétention, de barbelés aux frontières, de miradors et de bateaux de guerre pour empêcher l’invasion de ces nouveaux barbares. Par milliers (et bientôt des centaines de milliers si l’on en croit certaines sources) des hommes, des femmes et même des enfants meurent en tentant de traverser les mers pour trouver une vie meilleure… ou parce qu’ils désirent tout simplement nous imposer leurs modes de vie radicaux et extrémistes -puisque bien entendu dans le fond des cales de ces bateaux qui viennent d’Afrique ou d’ailleurs se trouvent sans doute des djihadistes armés jusqu’aux dents et haineux envers la Sainte Europe -enfin s’ils ne meurent pas noyés en route. Inutile de s’interroger sur la contradiction qui fait que tant de musulmans fuient des pays dans lesquels les islamistes prennent le pouvoir (puisque les musulmans sont eux-mêmes des islamistes en puissance), cela doit forcément être pour nous envahir, n’est-ce-pas ?

Enfin, j’imagine que cette contradiction ne vaut rien face à l’évidence des faits : sans doute les migrants font semblant de fuir Daesh ou Al-Qaïda pour mieux venir nous attaquer, pour ceux qui arrivent à passer les bienveillants barbelés et autres barrières mises en travers de leur passage ; une façon de sélectionner les plus motivés non ?

Toujours est-il que malgré le nombre incroyablement élevé de morts qui gisent au fond de la mer, il semble qu’encore plus nombreux sont ceux qui arrivent à passer pour venir s’installer sur nos côtes accueillantes… alors que faire ?

On ne peut tout de même pas tous les accueillir à bras ouverts. Ni les éliminer froidement sous l’œil parfois un peu trop conservateur d’un journaliste rétrograde ou pire un humaniste. Et encore moins faire en sorte que cette main d’œuvre docile et bon marché ne soit plus tentée de fuir les démocraties qui correspondent pourtant si bien au caractère de ces immigrants non-civilisés. Nos bons gouvernants, avec tout le cœur dont ils disposent et le pragmatisme qu’on leur connaît, commencent enfin à s’apercevoir du danger qui nous menace et semblent disposés à prendre les mesures qui s’imposent : des quotas d’immigrés, plus de militaires, plus de camps de rétention, moins de titres de séjour délivrés pour les plus pauvres et les plus faibles.

Toujours désireux d’aider mon pays et de concourir à l’expression d’une volonté quelque peu atténuée par une délicatesse qui leur fait honneur, je propose donc à nos chers gouvernants de cesser de rechercher à parvenir à un consensus « mou » pour prendre une bonne fois pour toutes « le taureau par les cornes » : créons des camps ! Tous les étrangers qui parviennent à passer les frontières y seront internés, et puisqu’on ne peut pas les renvoyer tous (ça coûte bien trop cher !), on les fera travailler, et on les guérira de leurs idées obscurantistes. Il pourrait être autorisé (en dernier recours) de couler les bateaux si les camps sont pleins, car j’ai pensé que nous pourrions nous servir de ces camps pour y installer aussi les musulmans, les opposants politiques et pourquoi pas quelques roms qui sont toujours là, même s’ils paraissent avoir disparu de la circulation (et oui puisque les médias n’en parlent plus !)
On pourrait aussi envisager de « pucer » toutes les populations « à risque », après les avoir recensées… j’avais pensé à un croissant rouge apposé sur leurs vêtements pour les distinguer des gens « normaux », mais je ne suis pas sûr que cela soit bien pris par l’opinion public -encore qu’on y viendra sans doute- Nous pourrions aussi envahir directement les pays ennemis de la liberté et de la démocratie, cela donnerait du travail à de nombreux Européens, en plus des formidables ressources qui nous reviennent de droit, d’un certain point de vue historique : ces gens étaient bien plus civilisés lorsqu’ils étaient encore sous notre protection directe !

En leur donnant du travail pour nos entreprises directement « là-bas », nous réglerions à la fois le problème de l’immigration, la crise économique, sociale, environnementale ! Les déchets seront triés, recyclés ou stockés dans leurs pays (comme ces gens sont sales), nous leur apprendrions la religion laïque du capitalisme en formant leurs élites, et grâce à nos entreprises, notre technologie, notre charité sociale, nous leur offrirons la possibilité, par « ruissellement », d’acheter nos produits à forte valeur ajoutée, grâce à l’exploitation de leurs -enfin de nos- ressources.

Bien sûr cela nécessitera quelques changements institutionnels chez nous : notre sécurité vaut bien un peu de nos libertés. Comme notre mission civilisatrice ne sera sans doute pas acceptée sans mal par nos ennemis obscurantistes, il ne fait aucun doute qu’ils tenteront (les fourbes) d’attaquer les fondements de nos belles démocraties : il faudra une surveillance sans relâche de la part de nos services, et de gros efforts seront demandés à nos peuples. Nous seront intraitables avec les ennemis de la liberté et de la démocratie, mais le jeu en vaut la chandelle : un jour nous libérerons les barbares du joug de leur oppresseur, pour le bien de l’humanité toute entière…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : bien entendu, et pour les « excités » qui auraient pris ce texte un peu trop au sérieux, je précise qu’il se veut ironique en représentant ouvertement ce que certains pensent sans l’avouer ; ce qui devrait je l’espère inquiéter ceux (les autres) qui croient que les précédents n’y pensent pas pour de vrai, car nous y allons tout doucement

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La politique de la corruption

Posté par calebirri le 31 octobre 2012

Imaginez un homme d’une quarantaine d’années, assez bien fait de sa personne, l’air avenant et mû par de grandes et saines ambitions pour son pays. Son plus grand désir étant de servir « l’intérêt général », il se destine à la politique, avec dans le coeur une vision « noble » de ce terme.

Après avoir subi les railleries collégiennes et suivi sans broncher le conditionnement classique pour ce genre de cursus, il serait parvenu -on ne sait par quel miracle- à conserver intacte sa passion pour le bien public, et aurait gravi sans « perdre son âme » les échelons qui conduisent au conseil général ou à la mairie, jusqu’à se présenter aux élections pour le poste convoité de maire dans une ville moyenne. Déjà il apparaît au lecteur que cette configuration a peu de chance de voir le jour, puisque parvenus à ce stade, tous les individus auront déjà à un moment ou à un autre dû se soumettre à des règles en contradiction avec leurs propres valeurs…

Mais admettons la chose et continuons à suivre le parcours de ce « jeune premier » : toujours sans avoir renoncé à ses principes ou à ses objectifs, il a triomphé d’une élection classique avec son lot de bassesses, de promesses démagogiques ou de mensonges éhontées. Il ne s’est fourvoyé dans aucune polémique stérile et s’est fait élire sur sa probité, son intégrité, et puis surtout sur ses idées.

Le voilà donc en poste à la mairie, toujours plus convaincu de sa charge, toujours porté par les mêmes idéaux de justice sociale et de bonne gestion, avec une équipe qui tourne bon gré mal gré au rythme des élections législatives, avec ou sans lui. Décidé à se pencher sur le sort de ses concitoyens, il lui arrive un jour de découvrir certaines « anomalies » concernant l’attribution de marchés publics (par exemple), et se prépare à saisir la justice lorsqu’il reçoit la visite d’un personnage « important », un notable de la ville « qui connaît du monde »… et qui a voté pour lui :

« Monsieur le maire, je sais que ce n’est pas bien, mais ça se passe comme ça depuis toujours, et puis c’est que les charges sont trop lourdes, nous avons du personnel, etc… Ne saisissez pas la justice, il faut éviter le scandale, imaginez un peu, moi qui ai tant fait pour votre élection, mais ne vous inquiétez pas on va tout arranger. »

Bon. Le maire a deux options : soit il se laisse corrompre et laisse étouffer l’affaire, mais il se peut que les sollicitations affluent ensuite ; soit il saisit la justice pour montrer sa valeur… et ne se fait pas que des amis… S’il continue dans cette voie, il ne fait aucun doute que les investissements dans sa ville vont baisser, que les soutiens extérieurs vont se faire moins nombreux, et surtout que sa carrière risque de se voir compromise assez rapidement…

Mais admettons encore que porté par une affaire médiatisée on le couronne ministre (qu’on ne me dise pas que c’est impossible !). Peu importe le ministère, toujours motivé et sûr de ses convictions, il arrive au sein d’une nouvelle équipe, assez nombreuse, avec des conseillers déjà là avant lui, et sans doute aussi après… On lui explique comment les choses se passent, ce qu’on attend de lui, et puis un jour ou un autre vient un dossier « chaud », porté par un homme dont la position ne permet pas qu’on le contrarie :

« Bonjour monsieur le ministre, ce que vous avez fait est très bien et je vous en félicite, mais maintenant vous êtes responsable d’intérêts qui vous dépassent, il ne faudrait pas que votre comportement puisse nuire au bon fonctionnement de l’Etat, et patati et patata… »

Le ministre sait à quoi s’en tenir, tout se passe pour le mieux quand un nouveau personnage lui est présenté :

« Bonjour monsieur le ministre, tout ce que vous avez fait est très bien, et je vous en félicite, mais il y a une ou deux petites choses qu’on ne vous a sûrement pas expliquées… Une grosse affaire se prépare, et il en va de l’intérêt supérieur de la Nation ; certaines pratiques ne sont pas tout-à-fait conformes à la législation en vigueur, mais nous n’avons pas le choix ; vous seriez bien obligé de ne pas vous y opposer ni d’ébruiter l’affaire, vous comprenez, l’intérêt de l’Etat, le bien public, enfin une affaire « gagnant-gagnant »… D’ailleurs, vous pourriez vous-même en tirer avantage, enfin si le coeur vous en dit ; vous seriez bien le premier à refuser ! »

Le ministre se scandalise, menace, mais l’homme en face de lui ne se démonte pas :

« Mais c’est que vous n’avez pas vraiment le choix, monsieur le ministre. Tant pis pour votre commission, si vous n’en voulez pas… Sachez tout de même qu’ici les choses se passent comme ça, que vous le vouliez ou non. Imaginez le scandale si ce genre de choses venaient à se savoir, vous seriez responsable de la dégradation de l’image du gouvernement, et de la patrie toute entière, presque un acte de trahison ! Vous ne voulez donc pas faire carrière, ou profiter du pouvoir qui est désormais le vôtre pour en faire profiter vos concitoyens ? Moi qui vous croyait avoir de l’ambition pour votre pays, vous n’allez tout de même pas compromettre votre réputation pour si peu… D’autant que maintenant que vous savez, vous êtes déjà mouillé jusqu’au cou. »

A cet instant le ministre est déjà corrompu de fait, qu’il le veuille ou non. Car qu’il dénonce ou qu’il reste coi, il est coincé : S’il « balance » l’affaire il risque de se voir rapidement évincé du pouvoir, sans compter le scandale qu’il provoquerait au sein de sa propre famille politique, et s’il se tait il passe d’une complicité « passive » à une complicité « active ».

Il peut toujours démissionner bien sûr, mais dans ce cas là à quoi bon faire de la politique ?

La morale de cette histoire, si l’on en veut une, est que ce ne sont pas les hommes qui changent la politique, mais la politique qui change les hommes.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Le terrorisme européen a encore frappé

Posté par calebirri le 13 octobre 2012

Un attentat terroriste vient de se produire. En France, ce 11 octobre 2012 , une attaque sans précédent qui, dans un silence assourdissant, a déjà touché des milliers, voire des dizaines de milliers de citoyens innocents.

Pour le moment les informations sont encore floues, car l’attaque s’est produite de manière particulière : invisible au lancement de l’attaque, indolore dans les premières heures qui la suivent, c’est à mesure que le temps passe que les effets de cet acte odieux se feront sentir sur la population.

Mais les victimes sont -et seront- bel et bien touchées, de près ou de loin, par les effets dévastateurs qu’elles subiront de plein fouet, quand les ondes souterraines de cette attaque auront atteint toutes les couches de la population.

Tout ce qu’on peut dire à l’heure actuelle, c’est que cette attaque a été préparée, organisée et mise en place par un groupe de professionnels aguerris, et que le mode opératoire des terroristes ne laisse aucun doute sur les commanditaires de cette action. Elle est le résultat d’un groupe soudé et déterminé à aller jusqu’au bout.

Le communiqué de presse des terroristes fait état de 307 individus, pour certains déjà suspectés de trahison, et les médias disent connaitre la plupart des acteurs de cet acte perpétré contre tous les citoyens de l’Etat. Certains des commanditaires se trouvent déjà réfugiés à l’étranger, ou se préparent à s’y exiler, tandis que la plupart des responsables de la logistique seraient basés à Bruxelles dans la plus totale impunité.

Les futures victimes de cet attentat ne s’en doutent pas encore, mais les effets seront sans doutes plus dévastateurs encore qu’une catastrophe naturelle, plus vicieux qu’une attaque chimique. Petit à petit leurs vies se transformeront en un véritable cauchemar qui conduira les plus faibles à la mort ou au suicide, et les plus forts à la violence mais aussi à la souffrance. Personne ne sait encore combien de vies seront ainsi détruites, mais déjà quelques analystes et commentateurs promettent des conséquences comparables à celles engendrées par une épidémie de peste qui s’étendra bien au delà de nos frontières, sans qu’on n’y puisse rien changer.

Selon toute vraisemblance (mais cela demande confirmation) ce ne serait donc pas Alqaeda qui se trouverait à l’origine de cet attentat mais un groupe bien connu pour la menace intérieure constante qu’il fait peser sur la France ; menace pourtant largement dénoncée par certains depuis un bon nombre d’années… Ce groupe terroriste n’est autre que le Parlement français, dont les décisions ont des conséquences criminelles sur les êtres qu’il est censé représenter, et protéger.

Pour les commanditaires nous ne sommes pas en mesure de vous divulguer les noms, mais les soupçons se portent sur une organisation mafieuse encore plus puissante mais presque intouchable : elle vient de recevoir le prix Nobel de la paix !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Comment j’ai failli devenir le premier stalino-strotskyste-rouge-brun-islamophile-identitaire d’extrême-droite

Posté par calebirri le 14 août 2012

Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Et je ne suis pas le seul à qui cela arrive-et encore moins le dernier.

Au début je ne voulais pas en parler, j’en avais presque honte… mais je me suis fait « troller » ! J’en avais déjà entendu parler bien sûr, mais vous savez ce que c’est, on croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres, et puis un beau jour…

Enfin voilà de quoi il retourne : d’après ce que j’ai compris (vous pouvez vous faire une idée de ce fructueux échange ici : ), certains liens présents sur mon blog, ou certains sites qui ont l’audace de publier mes billets, dérangent un lecteur apparemment peu assidu (cela arrive même à des gens biens), qui les considère « pas clean », et qui désire donc que je cesse tout contact avec ces derniers. C’est qu’il leur reproche (si j’ai bien compris) d’être des « fenêtres » ouvertes sur l’extrême-droite, dont je serais j’imagine le « courant d’air » ou quelque chose du genre… Mais pire encore : je ferais moi-même également partie (puisqu’un de mes liens pointerait vers cette fenêtre -c’est logique) de ce qu’on appelle les « rouges-bruns-fascistes-islamophiles-facho-stalino-strotskystes », avec l’ordre et les variantes qu’il vous plaira d’y trouver.

Fort de cette analyse, (il n’a toutefois pas réussi à m’expliquer clairement ce qui caractérise l’espèce susmentionnée), mon « troll » en a conclu que j’appartenais de fait à cette engeance et qu’il fallait donc faire cesser ce scandale. Pour ensuite produire le joli petit texte qui suit, depuis censuré par la modération d’un autre des sites sur lesquels on me reproche parfois de publier (en me taxant parfois d’extrême-gauchisme marxiste-stalino-crypto-communiste) :

éhéhé lol ! j’ai chopé cet article sur Bella ciao :

Caleb Irri collabo de la nébuleuse sphère fn identitaire et autres antisémites .

Caleb Irri entretient des liens avec l’extrême droite ,

Le lien « r-sistons aux crises » qui figure dans la colonne « liens » à droite de son blog http://calebirri.unblog.fr/ est purement et simplement une fenêtre sur l’extrême droite.

– Eva R-sistons à la crises » http://sos-crise.over-blog.com/ : de son vrai nom Chantal Dupille, la dame est une ex-militante du PS et une ancienne journaliste des Dernières nouvelles d’Alsace. Appartenant à la famille conspirationniste, elle est une collaboratrice régulière du site d’extrême-droite Alterinfo et se trouve souvent publiée sur le site (faussement « altermondialiste ») Dazibaoueb – qui sert aussi de caisse de résonance au Parti antisioniste et à Dieudonné ou Alain Soral.
Le site « r-sistons aux crises » regorge de liens direct fn , identitaires et autres fachos.

Caleb Irri et autres idiots utiles de l’extrême droite : Hors de nos luttes ! Hors de nos vies !

Caleb Irri est un blogueur qui est habitué des colonnes de Bellaciao,mais on le retrouve aussi sur Mecanoblog, et sur ReOpen911 (2 blogs de la fachosphère)

Il faut combattre le capitalisme mais pas avec n’importe qui…Le confusionnisme politique, ça suffit !

Face A l’extrême droite riposte Immédiate !

Bon.

Peut-être ne connaissé-je que mal les sites incriminés (je ne lis pas tous les articles -fort heureusement il apparaît, puisqu’on y parlerait j’imagine de « gazer » à peu près tout le monde sur cette planète !), et peut-être également que le « stalino-strotskyste » est une maladie contagieuse par voie internet, ou même que je suis moi-même un « rouge-brun » sans le savoir… mais j’ai l’intuition qu’il serait tout de même plus judicieux pour en juger de lire ce que j’écris plutôt que de regarder d’où j’écris – car ce sont les écrits qui parlent pour leurs auteurs.

Ceci étant dit, il est intéressant de se pencher sur cet étrange phénomène qui consiste à vouloir faire passer quelqu’un pour ce qu’il n’est évidemment pas. Comment, par des liens que je ne remettrai pas à jour (j’ai même quelques liens morts c’est dire) et un titre sans d’autre « preuve » qu’un lien qui se trouve être « considéré » par « on-ne-sait-qui » comme « déviant », se fait-on traiter de social-communiste un jour pour se retrouver le lendemain présenté comme un soutien du FN, en même temps que celui des islamistes, le tout à la sauce stalinienne ?

En réalité cette technique de sape est une tentative de brouillage des messages du « trollé », à travers une confusion de termes chocs apparemment opposés mais qui, réunis, laissent le loisir au troll d’attaquer à peu près n’importe qui, et pour n’importe quoi. Le but du troll n’est pas véritablement « d’entacher » la réputation du « trollé », mais plutôt de laisser les évocations des termes accolés ensemble le déstabiliser pour qu’il s’embrouille dans une défense impossible, puisque l’incohérence des termes qualificatifs lui étant attribués ne signifie absolument rien. Une fois embrouillé dans ses tentatives d’explications, il devient alors aisé pour le troll de décrédibiliser le trollé, qui aurait du retenir et faire sien l’adage de « je-ne-sais-plus-qui » (Beaumarchais peut-être ?) : « prouver que j’ai raison serait accorder que je puisse avoir tort ».

Enfin, je devrais presque me satisfaire d’un tel honneur, car après tout mon troll s’imagine sûrement mon influence sur le web bien supérieure à ce qu’elle n’est réellement. Mais de toutes les manières, la voix de mon troll ne portera jamais plus loin que la mienne propre.
Et c’est bien dommage : j’aurais pu être le premier spécimen d’une espèce inconnue jusqu’ici !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Ce que les économistes ne savent pas

Posté par calebirri le 16 juillet 2012

Dans mon dernier article, j’évoquais mon désir de voir les économistes nous éclairer sur ce qu’il adviendrait de l’Europe (et du monde) une fois le « plan de sauvetage » adopté par les différents gouvernements européens, en regrettant le silence généralisé sur le sujet. On pourrait penser que ce silence est la conséquence d’une incompétence elle-aussi généralisée, et répondre à la question « pourquoi ne nous disent-ils pas tout ? » par « c’est qu’ils n’en savent rien, de ce qui va se passer ensuite ! »… Mais c’est peut-être aller un peu vite en besogne. Car s’il y a bien des choses que les économistes ne savent pas, il y en a d’autres qu’ils savent bien, et qu’ils ne nous disent pas pour autant.

Et ce silence, dont nos gouvernants sont complices puisqu’ils travaillent exclusivement pour le compte de la finance, peut tout aussi bien apparaître comme la volonté de cacher délibérément aux peuples les conséquences de ce qui se trame derrière leurs dos, qui s’ils le découvraient finirait sans doute de les mettre en colère pour de bon.

Car il faut bien que certains sachent. A l’heure où les techniques d’analyses du comportement des foules sont proches de la perfection, où les statistiques et la mathématique sont relayées par des « super-calculateurs » d’une puissance inégalée, à l’heure des sondages en rafales ou de la propagande outrancière, de celle du conditionnement implacable et de la formidable rapidité des communications, il est impossible que les armées d’analystes en tout genre qui pullulent dans des cabinets plus ou moins obscurs n’aient pas une vague idée des conséquences des mesures qu’ils imposent à tous.

Un peu comme dans le cycle de « Fondation » d’Isaac Asimov, notre civilisation est aujourd’hui pratiquement capable de réaliser des prédictions qui n’ont rien à envier à la « psycho-histoire » du professeur Seldon, et il serait presque insultant pour nous de ne pas croire qu’un petit groupe d’experts (a fortiori un grand), plus ou moins secrètement (a fortiori pas secrètement du tout : voir le « NIC« ), sait déjà que le système capitaliste non seulement ne sera pas sauvé, mais qu’en plus il ne doit pas l’être.

Comment pourrait-il en être autrement, puisque cette capacité d’analyse est accessible à tous ?

Il suffit pour s’en faire une idée d’imaginer l’Europe au lendemain de l’adoption du « plan de sauvetage » européen : baisse des salaires et des conditions de vie, restrictions sur les libertés, révoltes, répression, peur, haine, violence, famine, révolution, répression, dictature… Ou quelque chose dans le genre, les mécanismes qui conduisent à la dictature étant connus et théorisés de long temps.

Car la compétitivité ne reviendra pas d’elle-même, et ni les peuples concernés ni les Etats qui les abritent ne souhaitent pour demain devenir les « Chinois » des Brésiliens. Le capitalisme s’étant déjà retourné, la seule solution d’avenir qui reste à ce qu’on appelait encore il y a peu les « grandes puissances » se trouve naturellement de « sortir » du capitalisme plutôt que de le subir; la dictature étant évidemment le régime sinon le plus adapté, au moins le mieux connu.

Seulement, comme pour le « Plan Seldon » du visionnaire Asimov, le « plan » des économistes et de leurs alliés objectifs possède des failles, et il y a certaines choses qu’il leur est impossible de prévoir :

tout d’abord, il faut préciser que les conditions de réussite du « plan » sont d’une part le secret (pour ne pas nuire aux « prévisions »), et d’une autre la non-réalisation d’une inconnue majeure, à savoir l’action d’individus isolés (ou petits groupes d’individus) quasiment incontrôlables et in-intégrables dans des comportements de masse, qui pourraient tout chambouler.

Ensuite, il faut évoquer les manquements à la première condition, car nous sommes de plus en plus nombreux à voir clair dans le jeu de ceux qui ne veulent pas tout nous dire. Que les politiques sont corrompus par la finance (comme pour l’affaire du Libor qui montre au grand jour les accointances entre le monde politique et le monde financier -d’ailleurs l’entretien de Diamond avec ses « amis » du parlement anglais le montre clairement -ainsi que la tranquille assurance de Bercy lorsqu’elle signifie gentiment qu’aucune des banques impliquées dans ce qui devrait faire la une de tous les journaux ne sera inquiétée) et que les riches ne rembourseront pas ce qu’ils ont volé ne fait désormais plus de doute pour de très nombreuses personnes. Nombreux donc sont ceux qui ne font plus confiance ni aux politiques ni aux financiers, et qui ne croient plus aux vertus d’un système qui montre chaque jour son injustice, comme nous le prouve le « cas » récent de Peugeot. L’arrogance de ces « experts » -qui va jusqu’à installer directement ses « pions » à la tête de grands Etats « démocratiques » !- pourrait donc leur nuire à terme, car la connaissance du « plan » par un trop grand nombre d’individus risque d’avoir une influence sur le comportement des masses (une révolution pacifique ?)

Et c’est justement pour éviter la trop grande diffusion de ce « plan » qu’internet est un des enjeux majeurs du futur, comme semblent déjà l’anticiper les dirigeants effrayés par son pouvoir contestataire grandissant, avec ACTA refusé un jour pour être remplacé le lendemain par le CETA , ou par une circulaire du même acabit (aux Etats-Unis cette fois).

Maintenant, que va-t-il réellement se passer ? Le futur et ses malheurs étant à la portée de notre entendement, serons-nous capables de l’empêcher ? Et si non, comment se déroulera la transition ? sera-t-elle violente ou non ? Et quelle sera la réaction des autres puissances ? Quelle résistance sera organisée, et dans quel état se trouvera alors la planète ? Voilà ce que ne savent pas nos chers économistes, et voilà tout ce qu’il nous reste comme marge de manoeuvre.

En attendant de savoir, il reste encore une petite différence entre le réel et le livre « Fondation » : la mise en pratique effective de la psycho-histoire revient à un robot humanoïde capable de télépathie (dans le livre « les Robots« ), ce qui n’a pas dû lui nuire pour ses prévisions, mais ce qui nous laisse un dernier espoir qu’ils se soient trompés… car jusqu’aux dernières nouvelles, les économistes ne possèdent pas encore ce genre de qualité. Et heureusement !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Le MIRAC prend de l’ampleur

Posté par calebirri le 21 février 2012

Initié par la rumeur improbable d’une candidature de monsieur Mermet à l’élection présidentielle  sous les couleurs du « MIRAC » (Mouvement Indépendant pour une Réelle Alternative Citoyenne), le mouvement de soutien à cette alternative citoyenne prend de l’ampleur : déjà des centaines de soutiens affluent sur le site http://lemirac.unblog.fr, et ce à tel point que les AMG (Auditeurs Modestes et Géniaux) de « Là-bas si j’y suis » ont décidé, suite à une réunion (en urgence ?) des ministres de l’altergouvernement le 17 février, de créer une association pour reprendre le flambeau.

Epaulés par les repaires qui essaiment aujourd’hui la France, on dit que les citoyens désireux de réaliser l’utopie font déjà le pied de grue devant leur mairie pour obtenir les parrainages nécessaires à la validation de la candidature, et on ne doute pas qu’ils y parviennent…

 

Bien sûr, toujours pas un mot dans les médias, mais on croit savoir que le MIRAC et son « altergouvernement » font peur à tous : monsieur Copé aurait déclaré « y a pas de mirac’ », tandis que d’autres rumeurs indiquaient le possible désistement de monsieur Mélenchon. L’UMP, d’accord avec le FN, auraient déclaré être contraints de s’allier contre le péril stalinien que représentait le MIRAC, et certains auraient même menacé, au PS, d’exclure du parti les maires accordant leurs signatures au MIRAC…

 

Quoiqu’il en soit, il faut tout de même rester vigilants face à cette initiative qui sonne comme un canular dont les ficelles sont un peu grosses : des ministres non professionnels au service non pas de l’Etat mais du peuple, des hommes et des femmes investis dans la recherche de l’intérêt général, des programmes qui font passer la justice sociale avant la rentabilité, si ce n’est pas de la science fiction !

 

Reste maintenant la question du candidat : Daniel Mermet président, voilà qui risquerait de faire s’en étouffer plus d’un, et peut-être même monsieur Mermet le premier. Car en réalité rien n’indique qu’il ait une quelconque intention de se présenter, ou même qu’il ait été tenu au courant de cette entreprise, et cela même s’il fait l’unanimité au sein des soutiens du MIRAC. Il faudra donc sans doute aux partisans de ce parti envisager dès à présent  la possibilité qu’il ne se porte pas candidat, et réfléchir à une autre personnalité susceptible de rassembler, et de porter la voix de ces millions de citoyens pleins d’espoir…

 

Mais canular ou pas, cette rumeur concernant la candidature d’une personnalité médiatique pose une question, celle de la présentation volontaire au sein d’une démocratie : alors qu’un candidat qui se croit suffisamment compétent pour assumer cette charge ne l’est sûrement pas (compétent), un candidat porté par le peuple mais qui ne s’en croit pas capable peut-il l’être plus ?

 

En attendant d’avoir des réponses, il ne nous reste plus qu’à constater les effets auto-réalisateurs de la rumeur, et pourquoi pas la propager nous-mêmes…. juste pour voir !

 

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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