Et s’ils voulaient nous affamer ?

Posté par calebirri le 10 octobre 2010

L’agriculture est notre bien le plus précieux. À une époque où les possibilités techniques offrent au monde l’occasion de pouvoir produire suffisamment pour tous, il s’avère qu’en réalité plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim. Le monde produit pourtant plus de nourriture qu’il n’en est consommée, et les gâchis sont énormes. L’inégalité entre les nations, puis à l’intérieur de ces nations elles-mêmes, est telle que des « émeutes de la faim » ont  parfois lieu ici ou là. Ces dernières années, le nombre de personnes ne pouvant pas s’offrir trois repas par jour a augmenté, et ce malgré l’apparition de l’industrialisation, de la production intensive et même des OGM.

 

Pendant ce temps, à force de saccager notre sol, de polluer les cours d’eau et de faire fi du respect du à « notre mère Nature », l’homme est en train de rendre inévitable la course à la productivité, pour enrayer les méfaits du passé, en ajoutant aux dégâts produits d’autres encore plus graves.

 

Les produits qu’on nous propose aujourd’hui sont responsables de graves troubles si ce n’est par leur qualité (les industriels ajoutent des produits augmentant le poids au kilo, des colorants en tout genre, des conservateurs dangereux, des goûts artificiels…), au moins dans leurs emballages (aluminium, plastique…) dont nous connaissons encore mal les effets.

 

Bientôt (et cela commence dès aujourd’hui), il y aura des nanoparticules, des OGM partout, sans garantie de contrôle ni même de traçabilité.

 

De plus, des lois scélérates ont permis la spéculation incontrôlée sur les denrées alimentaires, dont se servent allègrement les grand argentiers de la planète, en appauvrissant momentanément une population, en faisant monter les prix en achetant d’énormes stocks, puis en les revendant une fois les prix élevés.

 

Cette manière de faire est inhumaine, bien qu’elle soit tout à fait logique dans le cadre du capitalisme. Mais il faut faire cesser cela, car il se pourrait bien qu’à terme, quelques personnes mal intentionnées utilisent la faim pour contrôler, réguler et contraindre les peuples. D’ailleurs, un certain monsieur Kissinger, bien connu pour ses idées humanistes, a semble-t-il déjà déclaré : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez le pays, mais si vous contrôlez les semences, vous contrôlez l’alimentation. Et celui qui contrôle l’alimentation tient la population en son pouvoir ».

 

évidemment, dirons certains, mais personne ne serait capable de faire une chose pareille ! Vous croyez vraiment ?

 

Regardez ce qui est en train de se passer actuellement. Les OGM sont en train de créer des semences non-reproductives, qui permettent à ceux qui les vendent d’obliger les cultivateurs à en racheter pour chaque récolte, à des tarifs bien évidemment compétitifs. Les champs OGM, qu’on le veuille ou non, sont déjà bel et bien en train de coloniser la planète, et finiront bientôt par anéantir les capacités reproductives naturelles de nos ressources alimentaires. Cela signifie donc qu’à plus ou moins long terme, les cultures deviendront dépendantes de quelques grosses entreprises qui leur vendront leurs semences, sans possibilité de pouvoir recourir au bio ou même au précédent mode de culture.

 

Imaginons maintenant qu’une guerre éclate, et que les ennemis ne puissent plus faire se reproduire leurs récoltes. Même les particuliers, dans leurs jardins, ne sont plus capables de faire pousser quoi que ce soit : c’est la défaite assurée, la capitulation, ou la famine.

 

Bien sûr, on peut accuser cette imagination d’être conspirationniste ou impossible, mais on ne peut pas nier la possibilité technique d’une telle idée.

 

Ensuite, on pourrait évoquer une certaine initiative lancée par les soins de ceux en qui il faudrait avoir une confiance aveugle, ceux qui profitent pleinement d’un système qu’ils auraient tort de vouloir changer : je parle du fameux « coffre-fort anti apocalypse », financé par Bill Gates, Monsanto et Rockfeller (tiens, un ami de Kissinger ?). Une sorte de congélateur géant gardé sous haute sécurité, renfermant un nombre gigantesque de semences « originelles », dans le but officiel de posséder, juste « au cas où », une réserve capable de faire renaître la nature. On peut s’interroger sur les raisons qui poussent ce genre d’individus à imaginer une telle situation, et on peut douter de l’argument selon lequel les apprentis sorciers de Monsanto désirent protéger l’humanité, sachant que c’est bien eux qui sont en train de l’asservir par leurs actions.

 

Certains affirmeront qu’il faudrait qu’ils soient fous pour que nos dirigeants aient intérêt à créer la famine, et ce seront sans doute les mêmes qui défendront l’idée que nous sommes trop nombreux sur cette planète. D’autres diront certainement que les émeutes de la faim font peur à un gouvernement, les mêmes que ceux qui réclament plus de fermeté à l’égard des troubles sociaux.

 

Il faudra bien choisir un jour, et bien réfléchir : soit les hommes qui nous gouvernent veulent notre bien, et alors ils sont incompétents. Soit ils ne le sont pas (incompétents), et alors c’est qu’ils ne désirent pas notre bien. Sachant qu’un affamé ne se révolte que rarement et qu’il ferait n’importe quoi pour qu’on le nourrisse, le meilleur moyen pour un gouvernement de conserver son pouvoir est donc celui d’affamer son peuple, sans qu’il puisse se séparer de la tutelle de son maître, celui qui le nourrit.

 

Toutes les pièces d’un grand puzzle seraient alors en place : un chien ne mord pas la main qui le nourrit

 

Caleb Irri

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Que se passe-t-il vraiment dans le Golfe du Mexique ?

Posté par calebirri le 4 septembre 2010

Que se passe-t-il vraiment dans le Golfe du Mexique ?

En quelques jours à peine, je suis tombé successivement sur plusieurs « informations » concernant le golfe du Mexique, dont on connaît les malheurs récents : une catastrophe écologique majeure…

 

dans un premier article, je vois que se répand (presque aussi vite que le pétrole) une rumeur sur le bouclage définitif du puits de pétrole responsable de la marée noire, établissant que les images du puits bouché étaient en réalité des images d’un autre colmatage, sur un puits proche du premier, mais sur une fuite beaucoup plus petite…

je ne connais rien à la technique et je ne voudrais pas revenir sur les arguments évoqués (auxquels je ne comprends pas grand chose), mais il semble aux dénonciateurs de la version officielle que la largeur de la fuite bouchée sur les images diffusées est incompatible avec celle capable de provoquer les dégâts qui ont eu lieu. Il faudrait bien sûr confirmer ces affirmations, et j’ose espérer qu’ici ou là certains enquêteurs (officiels ou non), feront leur travail. On imagine bien tout de même qu’une marée noire de cette ampleur ne passe pas inaperçue, et que si le trou n’est pas bouché, des armées sous-marines doivent en ce moment même être au boulot, ce qui est également vérifiable.

 

Il ne faut pas bien sûr compter sur la version « officielle », dont l’intérêt évident est de camoufler cette information si elle s’avérait exacte. Pourtant, certains parlent même d’une modification du Gulf Stream, ce qui n’est pas peu… mais comment confirmer, ou infirmer de telles choses ? Déjà que nous savons à peine ce qu’il en est du climat…

 

Enfin, le lendemain, je tombe sur un autre article, faisant part d’une marée noire se déplaçant cette fois à une centaine de kilomètres du lieu de la catastrophe, et qui serait le fruit d’une explosion ayant eu lieu sur une autre plateforme. Une nappe d’hydrocarbure a été repérée, on attend les explications. Bien sûr, l’article spécifie qu’aucun lien ne relie les deux explosions, mais j’imagine que le statistiques sont déjà analysées : deux fuites au même endroit en si peu de temps ça fait beaucoup… est-il possible qu’il n’y en ait qu’une seule ? mais aujourd’hui, l’incendie n’est plus lié à l’explosion. D’ailleurs, il n’est plus question d’explosion, ni de fuite, et les gardes côtes ont signalé que tout allait bien….

 

Je veux bien tout cela, et me dire qu’il est stupide de chercher des complots au moindre événement, mais je n’arrive pas à m’en empêcher. N’est-il pas possible d’aller vérifier sur place ? Une marée noire laisse des traces, et ce n’est quand même pas rien que des millions de litres de pétrole dans un golfe, aussi important soit-il!

 

Le problème, c’est qu’il est impossible d’avoir des informations fiables : à partir du moment où les peuples demandent des informations sûres à propos d’une catastrophe, le seul interlocuteur plausible se trouve être l’Etat. Mais quand l’Etat est lui-même impliqué, nous nous trouvons en face d’un interlocuteur qu’on sait capable de mentir (Tchernobyl, pour ne citer que cette catastrophe). Comment ne pas imaginer que ce phénomène se reproduise ? Les exemples historiques concernant des mensonges d’Etat sont si nombreux qu’il n’est pas innocent qu’on se pose la question… et lorsqu’on voit que cet incendie est capable de faire monter à lui seul le prix du baril de pétrole à la bourse, on imagine aisément quelles peuvent être les implications d’un tel événement.

 

Comment savoir si oui ou non ce fameux puits est bouché? Et s’il ne l’est pas encore, que peut-on penser d’un gouvernement capable de laisser sa population en subir les conséquences ? Je sais bien que paralyser l’économie d’une région pendant le nécessaire nettoyage d’une telle catastrophe se chiffre en milliards, mais les conséquences d’un drame sanitaire de grande envergure, même dans longtemps, pourrait être bien pire. Que penser alors d’un gouvernement qui préfère mentir pour laisser le poids de ses erreurs à ses successeurs plutôt que d’assumer celles-ci en essayant de les réparer de suite ? Est-il encore légitime ?

 

Les conspirationnistes ont encore de beaux jours devant eux, car ils ne sont pas prêts de voir leurs gouvernants dire la vérité. Alors qu’il suffirait de déclassifier certains documents secrets, de lancer des investigations indépendantes et approfondies, d’assumer des erreurs que tout le monde comprendrait, de diffuser les informations même anxiogènes, comme on l’a fait pour la grippeA (même si c’est à l’envers que cela s’est passé, car dans ce cas des investigations orientées ont trompé la population sous un prétexte de précaution qui n’avait pas lieu d’être)…

 

Nos dirigeants ont beau jeu de critiquer systématiquement tous les sceptiques, mais en réalité ce sont eux les responsables de ce scepticisme. A force de nous avoir tant et tant menti par le passé, comment ne pas croire que cela va continuer ?

 

Caleb Irri

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la décroissance, une théorie économique bien trop sage

Posté par calebirri le 25 juillet 2010

La décroissance est une théorie attrayante et qui peut paraître censée, et qui même pour certains semble devoir lutter contre le capitalisme. Mais dans la réalité, et malgré la bonne volonté évidente de ses défenseurs, cette théorie sert moins les idées qu’elle défend que celles qu’elle attaque. Partant du principe que les ressources planétaires sont limitées et mis en rapport avec la soif infinie de consommation des êtres humains, certains penseurs philanthropes et raisonnables ont imaginé qu’il fallait que l’homme se restreigne dans ses mouvements naturels, afin de protéger les futures générations du mal qui ronge notre planète, et qui finira par nous engloutir ensuite. Mais si cette idée est fortement teintée d’humanisme, et qu’elle semble parée des meilleures intentions du monde, il ne faut tout de même pas oublier qu’elle prône clairement une baisse de la consommation maintenant, pour ne pas à avoir à faire face à une brutale pénurie, plus tard.

Mais s’il ne fait aucun doute que je considère la surconsommation comme un mal à combattre, et que pour moi aussi le fait de rechercher à tout prix la croissance est cause de notre surproduction et de la surexploitation des ressources, je ne peux me satisfaire d’une théorie qui frustre les désirs et les espoirs d’un monde meilleur, sans lesquels il est vain de vouloir perpétuer l’espèce humaine.

Car il faut discuter de ce que l’on appelle « croissance », à savoir si elle n’est qu’économique ou s’il faut prendre d’autres facteurs en compte. Et si il est assez aisé de définir ce qu’est la croissance économique (augmentation du PIB, c’est à dire de la production dans un temps donné), il est beaucoup plus délicat d’expliquer ce qu’est la croissance « pure », qui n’est en quelque sorte qu’une augmentation sans objet précis, ou une simple vue de l’esprit. Il faut pour qu’il y ait croissance un qualificatif à y ajouter (la croissance « de quelque chose »). C’est ainsi que la théorie de la décroissance se trouve devenir soit une décroissance « économique », soit une décroissance sans objet. Et une décroissance économique, c’est encore du capitalisme, calculé selon des facteurs économiques, à l’intérieur du système que cette théorie dénonce.

Que veulent donc les « décroissants » ? le retour à une vie plus censée, moins tournée vers la rentabilité et le profit, vers moins de consommation, moins de pollution et plus de morale, de raison ? faut-il alors dénoncer la technologie et ses avancées pour retourner en arrière, se passer de la machine à vapeur et de ses mines de charbon pour partager notre misère avec les autres misérables ? faut-il réapprendre à vivre dans des cabanes en bois insalubres, avec des chevaux pour moyen de locomotion et la bougie pour éclairage ?
Non, personne ne peut vouloir cela, car en quittant le monde de la consommation et de la production ce n’est pas seulement la croissance économique et le capitalisme que nous renverserions, mais aussi et surtout l’idée de progrès, idée sans laquelle l’homme ne peut avancer. C’est nier l’homme en même temps que ses désirs, et faire preuve d’obscurantisme, car nous ne réglerons pas le problème des inégalités et de l’injustice sociale en retournant en arrière, ni en abaissant nos prétentions au point de vouloir devenir tous pauvres. L’égalité, la justice ne sont pas des concepts minimums, orientés selon des critères revus à la baisse pour satisfaire au plus grand nombre, mais au contraire l’expression de la volonté des êtres humains d’accéder tous à « plus » d’une part, et à « mieux » d’une autre.

Consommer moins c’est produire moins, c’est travailler moins, c’est gagner moins. On ne brisera ni le capitalisme ni les inégalités par la décroissance, on ne fera que satisfaire aux désirs de ceux qui veulent licencier sans peine. Et si il est effectivement possible que les riches, à terme, soient contraints à moins de consommation par manque de ressources, ce ne sera pas le signe d’une plus grande justice, mais plutôt le constat d’échec de l’humanité qui ne sera pas parvenu à faire profiter des bienfaits de la civilisation à tous.  La décroissance ne peut pas renverser le capitalisme pour sauver l’humanité, mais l’humanité doit renverser le capitalisme pour parvenir à une croissance juste. Ce n’est qu’une fois le capitalisme supprimé qu’une sorte de décroissance pour certains(ou une croissance pour d’autres) pourra être instituée. Elle doit être le résultat de l’éducation à l’inutilité du superflu, de l’inutile et du jetable, comme une philosophie ou une religion dans laquelle la planète serait le Dieu à honorer. Ce n’est pas la croissance qu’il faut donc supprimer, mais sa définition qu’il faut revoir. Une croissance économique est un contresens, alors qu’une croissance « humaniste » exclut la croissance économique. Ce sont les règles du capitalisme qui impliquent la première définition, et pour en sortir c’est le capitalisme qu’il faut détruire, pas l’humain.

Cette erreur d’interprétation  sur la conception décroissante provient en effet d’un diagnostic erroné, que l’on peut résumer par la phrase d’un certain Kenneth Boulding, « celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ». Car aujourd’hui nous savons que le monde n’est pas fini. La croissance infinie n’est pas une croissance économique détruisant les ressources, mais la potentialité d’un univers dont on ne connaît pas le quart du millième, et qui peut nous offrir les ressources infinies dont « l’aventure humaine » a besoin pour son développement. Nous savons comment produire beaucoup et propre, renouvelable et durable, juste et équitable. Nous avons la capacité de nourrir et de loger plus et mieux, sans nuire ni à la planète ni à l’être humain.

Mais nous n’y arriverons pas sans devenir un peu fous, c’est à dire en se donnant la possibilité de devenir sages. Pour parvenir à une croissance infinie en symbiose avec la nature (elle-même infinie), il nous faut avoir suffisamment de rêves et d’imagination pour se séparer des concepts négatifs tels que la croissance (ou la décroissance) économique, pour nous projeter dans autre monde, sans économie, c’est à dire sans argent.

La rareté supposée des ressources sur laquelle s’appuie les décroissants est une illusion capitaliste permettant de rendre « vendable » ce qui appartient en commun à l’humanité, car en réalité les énergies comme l’air, le soleil et l’eau sont quasiment inépuisables, pour peu qu’on passe d’une réflexion économique à une réflexion en accord avec l’être humain. Ce n’est donc pas en utilisant moins sa voiture qu’on sauvera la planète, mais en supprimant le pouvoir de ceux qui nous empêchent d’accéder à une ressource gratuite, afin de pouvoir rouler en voitures solaires tout notre saoul. Cela implique donc de remplacer la rareté par l’opulence, de remplacer l’argent par la gratuité.

Alors à tout prendre, je préfère être considéré comme fou, et appeler de mes voeux non pas la décroissance, non pas la croissance, mais à l’abolition pure et simple de l’argent, seul responsable de tous les maux qui nous accablent, et qui détruisent la planète. La gratuité est le seul moyen d’y parvenir, car elle allierait à la fois croissance infinie et justice, et tout cela sans nuire aux ressources offertes par la Nature.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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l’écologie comme moyen d’asservissement ?

Posté par calebirri le 1 juillet 2009

Ca fait un petit bout de temps que la question me taraude… tant de bruit autour de l’écologie, la croissance verte, le développement durable… et même le « green business ». C’est  à croire que les politiques et les industriels ont enfin compris l’urgence de sauver notre planète. De formidables défis à relever, des investissements et de la recherche, cela a de quoi motiver les consommateurs !

et aussi les industriels, toujours prompts à se mouvoir dès qu’il s’agit des affaires : vendre un même produit emballé dans du carton à la place du plastique est désormais plus rentable… et en même temps plus écologique!

De grandes campagnes de publicité accompagnent le lancement des nouveaux modèles « écolos », et le terme « bio » est dans toutes les bouches. EDF nous vend son expertise pour leur acheter moins d’électricité, Total finance quelques plantations ou quelques associations de sauvegarde de l’environnement pour embellir son image, et les marques surfent allègrement sur la vague verte en sponsorisant des films ou en fabriquant des sacs en papier recyclé.

Bien entendu, les politiques ne sont pas en reste, et mettent à contribution la société pour « faire changer les comportements ». incitation au tri sélectif, « bonus/malus », Grenelle de l’environnement et conférences sur le climat, instauration prochaine du « pollueur-payeur ».

Tout cela semble en effet aller dans le bon sens, mais mon esprit retors me pousse toujours à voir le mal partout, et à me demander enfin : mais quel est le sens de tout ça ?

Pas de voiture, pas d’emballages, pas de conservateurs, pas de produits chimiques… se laver en coupant l’eau, se chauffer au bois, cultiver son potager, s’éclairer à la bougie ; s’isoler de chanvre et construire en bois, se déplacer à cheval… N’est-ce pas là une conception étonnante du progrès ?

Que ce soit clair entre nous, je ne vois pour ma part dans l’énumération précédente aucun inconvénient insurmontable, mais je doute seulement de la volonté d’adhésion à une telle vision de la part des puissants de cette planète. Puissants qui, par leurs activités et leur influence sont ceux-là mêmes qui polluent le plus, et qui y gagnent des milliards.

Comme le faisait justement remarquer un spécialiste (de quoi au juste je ne m’en souviens plus) sur France-info (ou peut-être une autre radio ?), les principes de « pollueur-payeur » ou de taxe sur les produits polluants ne sont pas si positifs qu’il y paraît. Car ceux qui polluent le plus se trouvant être ceux-là mêmes qui sont les plus riches, ils monnaieront leur droit à polluer, ou finiront par faire retomber la note sur les classes sociales défavorisées, qui elles n’auront les moyens ni de se payer du « bio », ni de payer les taxes sur les produits polluants qu’ils achètent.

Et ce qui m’intrigue par dessus tout, c’est la faculté qu’ont nos gouvernants à se faire les relais d’une sorte de « déconsommation », sur le plan individuel et dans un soucis de préservation de la planète. C’est comme si peu à peu on voulait nous habituer à l’annonce de lendemains sombres où nous serons contraints de réapprendre à vivre chichement. Avec les épidémies qu’on nous fait craindre, la crise économique qu’on nous annonce longue et le réarmement qui s’amplifie, tout laisse à penser que si ce n’est pas par choix que nous nous éclairerons à la bougie demain, il faudra s’y habituer de force.

Comme aussi ces tristes et maladifs mannequins décharnés qui rappellent certaines horreurs du passé, il se pourrait que nos enfants ne grandissent qu’avec ce genre de modèles, auxquels peu à peu nous finissons nous-mêmes par nous habituer.

Ainsi, et par l’entremise d’une idéologie positive de retour au « naturel », il est sans doute plus logique que nos gouvernants préfèrent toujours leur pouvoir et leur argent à notre bien, et ce en dépit de notre volonté, bien plus facilement malléable que le climat.

 

caleb irri

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