L’affaire DSK, la crise et le bancor

Posté par calebirri le 24 août 2011

Ça y est, Dominique Strauss Kahn est libre : Les charges qui pesaient contre lui ont été levées, en raison de l’insuffisance des preuves apportées contre lui. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’ait rien à se reprocher, ni même que ses ennuis judiciaires soient terminés. Mais cela signifie qu’il a raté l’occasion d’être candidat à la présidence française, tout en perdant celle de rester à la tête du FMI. Quand on y pense, c’est bien l’Histoire avec un grand H qui se trouve modifiée par cette affaire ; car les deux postes qu’il a perdus à cette occasion ont une influence, par répercussions des prises de décisions qu’ils permettent, sur la planète toute entière.

 

Cela n’est quand même pas une toute petite affaire : si j’étais lui, et que je n’avais rien à me reprocher, je demanderai des comptes à ceux qui m’ont accusé pour rien.

 

Mais nous n’en sommes pas là. Le monde a déjà changé : madame Lagarde a pris la tête du FMI, Monsieur Strauss Kahn ne sera pas président de la France (sauf retournement exceptionnel), et la crise financière ne s’est pas arrangée : maintenant il s’agit de comprendre ce qui s’est passé. Pas dans la chambre de l’hôtel non, mais dans cet enchaînement étrange qui a permis au monde de se séparer d’un DSK gênant, au FMI comme en France, au moment même où la crise financière s’accentuait, au moment même où il était en tête dans les sondages, au moment même ou madame Lagarde risquait gros dans « l’affaire Tapie ».

 

Et bien quoi,  me répondra-t-on, encore la théorie du complot ?  et pourquoi pas, à la fin ! Si nous sommes si nombreux à avoir tout de suite eu cette pensée,  si les cerveaux de millions d’individus nourris aux séries télés en sont pleins, que l’Histoire en regorge et que le mien qui échafaude à l’instant le sien sont capables de les inventer, pourquoi d’autres n’auraient-ils pas, en plus, les moyens techniques et financiers de les réaliser « pour de vrai » ?

 

Nous savons tous que Monsieur Strauss Kahn, comme de nombreux autres politiciens avec lui, mériteraient mille fois la prison pour leurs multiples méfaits économiques et sociaux. Mais c’est avec une femme de chambre qu’il tombe, et à un moment crucial pour l’avenir de notre planète. Et personne ne trouve ça étrange ?

Regardons les choses en face : au moment même où DSK se faisait arrêter aux Etats-Unis, la situation calamiteuse de la Grèce mais aussi de l’Irlande et du Portugal faisaient penser que l’aide du FMI ne serait pas si simple à obtenir. On parlait alors de « restructuration de la dette« , ce qui n’arrangeait évidemment pas les banques exposées, c’est-à-dire entre autres les banques françaises : madame Lagarde ne voulant même pas en entendre parler.

Alors que quelques semaines plus tard, avec madame Lagarde aux commandes du FMI, on se rend compte que les choses ont déjà changé : en même temps qu’elle échappe à la justice française juste à temps pour ne pas avoir à démissionner, rattrapée par l’affaire Tapie, elle prend les commandes de l’institution à un moment clé de l’Histoire. Le FMI n’évoque plus alors de restructuration de la dette grecque, mais en enfonçant  le peuple Grec et l’Europe toute entière dans les affres d’une récession qui retombera in fine sur les populations les plus fragiles (voir c’est qui qui va payer ?), il sauve ainsi les banques d’une faillite annoncée, potentiellement salvatrice d’un point de vue économique, et logique aussi.

 

Ainsi, l’affaire DSK permet à la finance internationale d’échapper une fois encore à une juste punition (la faillite des banques trop exposées dans certains pays comme la Grèce) en nommant à la tête du FMI une femme dont le rôle sera certainement bientôt déterminant : lorsque la situation économique de l’Europe sera si dramatique que même les plans « d’austérité » ne suffiront plus à calmer ni les marchés ni la colère des peuples, les Etats-Unis comme l’Europe seront alors en mesure de nous imposer un nouveau « Bretton Woods » qui, nous dira-t-on alors, sauvera « le monde » d’un chaos généralisé, à travers la création d’un nouvel étalon monétaire miraculeux, le bancor. Ce même bancor qui, paraît-il, était déjà dans les cartons de monsieur Strauss Kahn comme dans ceux de madame Lagarde il y a quelque temps, et qui permettrait au FMI de devenir l’unique agent de contrôle de cette nouvelle monnaie de référence mondiale.

Voilà ce qu’il en est pour le FMI.  Reste maintenant la situation française : le « clan Sarkozy », malgré un objectif peut-être commun avec le PS, n’ont tout de même pas les mêmes méthodes : en écartant DSK de la présidence française, il se remet en selle dans la course à l’Elysée, ce qui n’est pas peu. Le « président des riches » est un homme avide de pouvoir , et ne peut décemment pas se faire voler la vedette lorsque le monde effectuera sa mutation. La gauche une fois au pouvoir, si molle qu’elle soit, n’est quand même pas la même chose que la droite : et pour conduire les mesures qui pousseront l’Europe à se soumettre aux décisions du couple franco-allemand, à travers la « nouvelle gouvernance européenne » basée sur cette fameuse « règle d’or » imposée à tous les pays de l’Union, il semble bien que la droite soit désormais la mieux placée.

 

Finalement, l’affaire DSK nous permet de mieux comprendre les évènements qui se profilent à l’horizon 2012 : une fois la soumission de tous les pays de l’Union Européenne scellée dans le marbre à travers cette « nouvelle gouvernance européenne », Les Etats-Unis et l’Europe parleront alors d’une même voix pour imposer au monde leur nouvel ordre économique mondial, seul remède capable à leurs yeux de faire face au retournement du capitalisme qui voit leur pouvoir s’effondrer peu à peu.

 

En faisant le choix de la crise, les gouvernants actuels se mettent en position de réaliser un changement total des règles du jeu de la finance internationale, et il ne fait aucun doute que la bataille pour une place à la tête de ce nouvel « empire » ne fait que commencer. Et l’Histoire que de se répéter…

 

Caleb Irri

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Le choix de la crise

Posté par calebirri le 12 juillet 2011

La crise économique mondiale, amorcée en 2007 et soi-disant réglée de main de maître par la classe dirigeante, ne devait pas durer longtemps : les gouvernements de tous les pays avaient réussi, faut-il le rappeler, à enrayer un mouvement capable d’entrainer la planète vers un véritable cataclysme, car il fallait réagir fort et sans délai… il n’y avait pas le choix ! On a fait alors payer la note aux peuples des générations actuelles et futures en créant une dette fantastique, et les bourses sont reparties à la hausse, les bénéfices des grosses entreprises aussi. Tout roulait à nouveau, et on ne regrettait pas d’avoir gardé en poste les mêmes économistes qui ont engendré une crise qu’ils n’avaient pas vu venir (?!), mais qui seuls étaient capables de nous en sortir.

 

 

Bon. Et puis il y a eu l’histoire de la dette grecque, et le pays a été « sauvé » de l’insolvabilité une première fois, à grands coups de sacrifices exigés de la population ; tout cela sans d’autre effet que de creuser encore un peu plus sa dette. Ensuite il y a eu l’Irlande, et puis on a parlé tour à tour de l’Espagne, du Portugal,  de l’Italie, et on évoque aujourd’hui jusqu’aux Etats-Unis qui se trouvent être en difficulté… tout ça sans compter qu’il faut désormais « re-sauver » la Grèce !

 

Que faut-il faire maintenant ?

Il n’y a pas trente six solutions : c’est soit on aide la Grèce et on se prépare à aider les autres, soit on ne l’aide pas, et … il faudra quand même aider les autres ! car si on n’aide ni la Grèce ni personne… le monde financier va s’écrouler comme un château de cartes, et l’Europe la première.

 

Enfin, cela c’est ce qu’on nous propose. Car il existe bien sûr d’autres solutions : faire payer les riches par exemple, ou établir une véritable transparence, ou changer les paradigmes de la finance, etc…. mais cela engendrerait une redistribution complète des cartes géopolitiques du monde entier : les changements nécessaires à cette redistribution impliqueraient de regarder en face d’une part le « retournement du capitalisme » qui s’effectue sous nos yeux, et d’une autre l’injustice « intrinsèque » du capitalisme dont les premiers bénéficiaires sont les premiers responsables.

 

Mais, et on peut le comprendre, ceux qui sont actuellement au pouvoir, ceux qui profitent actuellement du système n’ont aucun intérêt à ce que cela se produise. Et comme ce sont eux qui décident, il ne fait aucun doute que la voie qu’ils choisiront est la suivante : tout d’abord on « aidera » la Grèce (à grands coups de baisses de salaires, de protectionnisme, de privatisations en échange d’intérêts favorables…), aide qui provoquera des manifestations et mouvements d’opposition, ainsi bien sûr qu’une aggravation de la situation.

 

Ensuite on menacera tous les autres pays de ne pas les aider, à moins que de prendre des mesures draconiennes qui retomberont in fine sur les peuples pour, dira-t-on, « éviter la contagion ». On exigera, en échange des aides accordées, la mise sous tutelle des Etats « hautement exposés », sous l’égide de la France ou de l’Allemagne, en fonction des tractations qui ont cours actuellement. Cette crise sera devenue pour l’Europe l’occasion de se saborder définitivement, ou de s’unir vraiment, mais non plus dans les termes actuels : sera proposée (imposée de fait par les évènements)  la direction de l’Europe par les puissants (France ou Allemagne), et ceci selon les critères d’une économie fondée sur de nouvelles bases, qui  pourraient très bien être celles du bancor. Pour le moment, il semblerait que la France soit en bonne place :  soumise aux Etats-Unis, la France présidente du G8, du G20, du FMI avec madame Lagarde (tiens, et si « l’affaire DSK » avait un lien avec tout ça ? ) risque d’emporter le morceau. Car des élections arrivent en 2012 en France, mais aussi aux Etats-Unis, et dans près de 20 pays cette même année, dont 4 des 5 membres permanents de l’ONU. Et l’opposition populaire qu’entrainent toutes les restrictions actuelles et à venir risque de faire échouer la manoeuvre en favorisant l’alternance politique. Parce qu’il faut bien qu’il y ait manoeuvre : la crise, tout le monde sait comment la régler, je l’ai dit plus haut.  Mais cela ne doit pas arriver, car les puissants de ce monde veulent nous convaincre qu’il n’y a « pas d’autre choix ».

 

Il y aura donc récession chez tout le monde, et ce n’est qu’à ce prix que les peuples se révolteront, en justifiant ainsi la répression, le protectionnisme puis l’autoritarisme qui leur seront opposés. Ce n’est qu’au pire moment de la crise qu’on nous ressortira (et que sera adopté) le bancor, et que tout un tas de mesures sécuritaires seront imposées aux peuples pour les tenir en place. Ce moment marquera la fin du système tel que nous l’avons toujours connu, et se produira avant 2012, il faut en être certain. Ceux qui s’y opposeront deviendront alors des ennemis, et on prépare déjà le terrain depuis quelque temps. Le fichage, le contrôle et la surveillance continue des personnes et des communications est déjà possible techniquement, il ne restera plus qu’à l’imposer « légalement », en réponse à la violence des populations incapables de se contenir face à l’injustice des sacrifices qu’on exigera d’elles.

 

Mais nous avons encore le choix, celui de ne pas croire qu’il n’y en a pas d’autres : engageons-nous !

 

caleb Irri

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Pour lutter contre le nouvel ordre mondial, organisons un complot !

Posté par calebirri le 27 février 2011

En quelques semaines seulement, le peuple arabe semble avoir pris conscience du véritable visage de ses dirigeants, ainsi que de sa force lorsque ses actes sont guidés par la légitimité du nombre. On pourrait s’étonner de cette « peur » des régimes en place subitement dépassée, ou s’interroger sur le fait qu’après avoir tant critiqué les Musulmans, ce soit d’eux que provienne l’exemple d’une révolution populaire réussie ; mais ces considérations positives ne peuvent pas cacher le flou entretenu sur l’avenir de ces révolutions. J’ai déjà évoqué ailleurs les soupçons qui naissent à ce sujet, que confirment malheureusement les réactions de « l’Occident » face à ces évènements qui devraient pourtant susciter de sa part un soutien total et sans réserves.

Mais regardons les choses en face : les peuples se révoltent en ce moment, pour réclamer la démocratie, et surtout la fin de dictatures vieilles, pour certaines, de plus de quarante ans. On s’aperçoit à cette occasion du nombre de pays qui, depuis des décennies, souffrent de régimes souvent instaurés, et protégés par nos soi-disant « démocraties », sans que ni l’ONU, ni nos « valeurs humanistes » n’aient aidé le moins du monde ces peuples à se libérer du joug de leurs tortionnaires.

 

Cette incompréhensible passivité se montre au grand jour actuellement, et met à mal tout le système mondialisé sur lequel repose la puissance de nos propres « démocraties », c’est à dire une hypocrisie visible désormais par tous : nos richesses proviennent de l’exploitation de peuples soumis à l’autorité d’individus souvent enrichis et soutenus, voire formés par les pays occidentaux, qui ont engraissé les dictateurs de ces pays par leurs politiques commerciales agressives et une corruption structurelle les incitant à appauvrir leurs propres populations au profit de leurs seules personnes, mais aussi au prix d’une stabilité imposée de fait par ceux-là mêmes qui les critiquent aujourd’hui, (alors qu’elle leur a jusque là surtout profité). Les armes qui tirent sur les peuples désirant la liberté ont été vendues par les pays riches, les ressources pillées au peuples ont été vendues aux pays riches. L’illusion de l’enrichissement de ces pays a été entretenue par la corruption de nos propres gouvernants, corruption qui participe par ailleurs au haut niveau de vie dont nous jouissons grâce à ces mêmes injustices.

 

Pas étonnant donc qu’aujourd’hui la politique diplomatique occidentale semble dépassée, débordée par les évènements, ni que ces derniers mettent mal à l’aise nos dirigeants : laisser s’effondrer les dictatures sur lesquelles reposent la plupart des bénéfices de nos Etats, c’est ouvrir la voie à une liberté démocratique susceptible de remettre en cause leur propre domination sur leurs propres peuples. En permettant au monde entier de constater que la seule force du nombre est capable de renverser ses dirigeants les plus autoritaires, les « démocraties » occidentales craignent à présent que cette « tempête » ne devienne tsunami, emportant avec ses eaux sales les vernis crasseux qui nous empêchent de voir notre propre servitude. Car qu’on le veuille ou non, le pouvoir d’un petit nombre sur un plus grand implique de fait une notion de « secret » qui, une fois mis à jour, montrerait toute l’injustice du système dans lequel nous vivons, auquel nous participons de fait, et dont nous bénéficions implicitement.

Lorsqu’on nous évoque « un nouvel ordre mondial », il ne s’agit pas d’autre chose que cette concentration des pouvoirs en un nombre encore plus petit de mains, et c’est là que se trouve le complot. Ce complot doit s’appuyer sur une idéologie, car « ils » ne peuvent pas dire « nous agissons pour perpétuer l’injustice », mais doivent au contraire affirmer « nous nous battons pour votre liberté, pour votre sécurité ». Leur discours doit être cohérent, et le meilleur moyen pour cela est de créer le monstre qu’ils redoutent, afin de pouvoir justifier ensuite de le combattre. Ce monstre c’est l’islamisme, que l’on crée depuis le 11 septembre, et qui est le résultat d’une théorie d’opposition appelée « choc des civilisations ». Cette opposition leur est nécessaire, car le système capitaliste se doit d’entretenir une misère et une oppression sur les peuples par ses dirigeants pour maintenir la concurrence nécessaire au maintien (voire à la baisse) du niveau des salaires et des prestations sociales chez eux.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit : officiellement, l’incurie de nos hommes politiques, leur passivité face à des dictatures répressives est justifiée par ce « péril islamiste », en soutenant que ces dernières constituaient un rempart contre l’Islam. Les peuples en lutte se défendent évidemment d’en souhaiter la mise en place (de ces régimes islamistes), mais il se trouve pourtant être le prétexte évoqué par les occidentaux pour reprendre la main sur ces pays (et leurs ressources) – si toutefois ces révolutions n’ont pas été menées en sous main justement à cet effet, afin de justifier les tensions nécessaires à la reprise en main d’un continent qui est en train de leur échapper, soit en s’émancipant de leur pouvoir, soit en tombant dans d’autres mains que les leurs.

 

On le voit en France, les débats actuels sur l’Islam et la laïcité sont relancés, et la peur du FN réveillée par l’UMP justifient l’extrémisme de l’un pour lutter contre celui de l’autre. Car le « danger » islamiste est le seul moyen de créer les conditions d’une opposition entre deux mondes, opposition seule capable de monter les uns contre les autres, et de justifier les politiques sécuritaires mettant nos propres populations sous surveillance, afin de maintenir l’injustice économique et sociale que les pauvres subissent toujours plus face aux riches d’une part, et surtout conserver la nécessité d’un pouvoir autoritaire qui tomberait de lui-même si leurs esclaves s’apercevaient qu’ils peuvent très bien fonctionner sans leurs maitres d’autre part.

 

L’idéologie du « choc des civilisations » est donc indispensable pour justifier les invasions irakiennes, le soutien d’Israël, les tensions face à l’Iran, les coupes budgétaires et la remise en cause des droits à la sécurité sociale ou au travail. Cette idéologie est nécessaire à l’ingérence des pays riches qui peuvent ainsi s’immiscer dans la vie politique locale des pays pauvres et influencer directement les échanges en pesant de toute leur influence militaire, financière et politique. Elle permet de s’accaparer les ressources de ces pays, et d’en contrôler tous les rouages en imposant les mesures qui les enrichit eux, au mépris de la protection sociale et du développement des peuples.

 

C’est ce « choc des civilisations » qui crée les conditions d’une crise dont les fautes seront rejetées in fine sur « l’ennemi musulman », bouc-émissaire servant de paravent aux véritables instigateurs de la misère des peuples, nos propres dirigeants élus « démocratiquement »… selon les désidératas de quelques riches financiers prêts à tout pour ne pas qu’on s’aperçoive de leurs méfaits, de leurs traitrises… et de leur enrichissement. Que le complot pour un nouvel ordre mondial soit volontaire ou pas importe peu, car il est indispensable qu’il existe : ce n’est pas la vérité qui fait la réalité, mais la croyance en la réalité qui devient vérité. A force de mentir à leurs peuples, les gouvernants préfèrent cacher leurs mensonges derrière d’autres mensonges, et détourner l’attention des peuples qui souffrent vers un autre responsable qu’eux-mêmes, qui cachent et détruisent tous leurs méfaits dans des chambres de compensation, qu’on appelle à juste titre « les trous noirs de la finance« .

Ce n’est donc pas seulement contre les dictateurs actuels qu’il s’agit de lutter, mais bien contre ce « nouvel ordre mondial » qu’on nous prépare à accepter, pour contrebalancer le « retournement capitaliste » que j’ai déjà décris ailleurs et qui menace la position dominante des pays riches. Et pour ce faire, quoi de mieux que d’organiser nous-mêmes un « contre-complot », à rebours de ce que nous connaissions jusqu’ici ?

Un complot destiné à lutter non pas contre les pauvres, mais cette fois-ci contre ce petit nombre qui tire sa force d’une puissance économique construite sur l’exploitation du plus grand nombre, et dans un secret qui, une fois « éventé », ne permettrait plus de protéger leurs vils desseins, leurs viles actions ? La légitimité des peuples n’est fondée que par le nombre, et ce n’est qu’en nous unissant que nous serons capables d’exiger les changements auxquels nous avons droit. Il faut nous organiser pour dénoncer partout les mensonges, utiliser les outils dont nous disposons pour les diffuser, les dénoncer, et les rendre visibles par tous. Nous devons être capables de créer un complot au grand jour, afin que les secrets disparaissent. Un complot qui ne cacherait ni ses volontés ni ses actions, un complot qui ne pourrait pas s’éteindre une fois deux ou trois têtes « coupées » car légitimé par des millions de sites « miroir » (l’esprit de tous les citoyens désireux de changements), trop nombreux pour être anéantis. N’ayons plus peur de dire ce que nous voulons, car les peuples sont souverains et légitimes, au nom des droits de l’homme, et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Ce complot existe déjà, et il se nomme « Assemblée Constituante ». Il n’a besoin ni du gouvernement ni de son argent pour fonctionner, et constitue le seul rempart contre le vol des révolutions par d’autres que le peuple. Il doit s’accomplir au grand jour, car plus il sera visible, et moins il sera attaquable, jusqu’à devenir indispensable. Je vous invite donc une nouvelle fois à venir rejoindre ce complot, le seul qui permette à tous de devenir conspirateur, et surtout le principal bénéficiaire de sa réussite…

Caleb Irri

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Tunisie, Egypte : la diplomatie française expliquée en l’air

Posté par calebirri le 9 février 2011

J’aime quand les choses se déroulent ainsi, et que tout devient plus clair.

Au début il y eut la révolte des Tunisiens. Un silence gêné suivit les premières manifestations et les premiers morts, et puis il eut la fameuse « bourde » de madame Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, qui proposa l’aide sécuritaire de la France au régime de Ben Ali. On arrêta in extremis des cargaisons de grenades lacrymogènes à destination de la Tunisie, et on avoua la faute à demi-mot : le gouvernement n’avait pas pris la mesure de la situation des Tunisiens. Il s’avérait qu’en effet (après vérification ?) le régime de Ben Ali était bel et bien une dictature, dont les membres ont volé et affamé leur peuple depuis plus de vingt ans…

Et bien aujourd’hui, ceux qui se demandaient comment un tel aveuglement était possible ont leur réponse : vue à travers les hublots d’un jet, on voit beaucoup moins bien.

Plus sérieusement, la polémique enfle depuis quelques jours à propos des voyages de la ministre, effectués à bord d’un jet privé appartenant à un homme qui, s’il n’était pas proche de monsieur Ben Ali, ne devait pas se trouver non plus bien proche des préoccupations populaires des Tunisiens. Malgré les ratés de la communication gouvernementale à ce sujet et les nombreux appels à la démission de la ministre, cette dernière reçut pourtant le soutien du président et du premier ministre, et jura qu’on ne l’y prendrait plus.

 

De nombreux analystes jugèrent que la faute méritait tout de même démission, et qu’en d’autres Etats elle serait déjà effective. Mais qu’à cela ne tienne : le pays des droits de l’homme n’a pas de leçons à recevoir de quiconque, et madame Alliot-Marie restera en place, en dépit de l’incompréhension générale.

 

Or aujourd’hui nous apprenons les véritables raisons du maintien de la ministre à son poste, et surtout celles du soutien  que lui a apporté le gouvernement : monsieur Fillon, le premier ministre, a lui-même bénéficié durant les vacances de noël des largesses du gouvernement égyptien, en passant ses vacances aux frais du régime si contesté aujourd’hui, celui-là même qui tente encore d’étouffer la contestation populaire par tous les moyens possibles.

 

Imaginez-donc la situation ! Que se passerait-il si madame Alliot-Marie avait du démissioner ? Monsieur Fillon devrait-il en faire de même ? Cela deviendrait bien vite une affaire d’Etat!

 

Car avec ce nouvel élément mis en lumière, c’est tout le tableau qui s’éclaire, et on comprend mieux la frilosité du gouvernement Français à réclamer le départ du « président » Egyptien… ainsi que son volontaire soutien apporté à la ministre française. Des vacances tous frais payés à un premier ministre par le dirigeant d’un pays qui, ces dernières semaines, a démontré à la face du monde toute sa monstruosité, cela fait mauvais genre pour notre belle démocratie. D’autant que, dans le cas de madame Alliot-Marie comme dans celui du premier ministre, cela signifie que leurs petits écarts ont en réalité été financés par… l’argent volé respectivement aux peuples Tunisien et Egyptien !

Nous avons ici réunis tous les éléments expliquant la réaction française face aux évènements historiques qui se déroulent en Tunisie et en Egypte, éléments et réaction qui devraient nous faire réfléchir à l’état de notre propre démocratie. Se trouve aujourd’hui établie une connivence certaine doublée d’une hypocrisie totale, car tous savons que le gouvernement ne pouvait ignorer la corruption de ces deux régimes (rien que le fait d’être élu plus de vingt ans de suite aurait du leur sembler louche…. ), et qu’il continuait malgré cela à profiter des largesses de ces deux régimes autoritaires.

 

Pour conclure sur la conduite à tenir maintenant, je voudrais reprendre les paroles du premier ministre lui-même qui hier, dans un beau discours (du 7 février 2011) à l’adresse de la justice (oui, de la justice, quelle ironie!), parlait de fautes et de responsabilité : je le lui retourne donc à son adresse, en n’y apportant que quelques corrections minimes, effectuées entre [ ]

 

« Les magistrats [ministres] jugent [agissent] au nom du peuple français. L’autorité judiciaire [le gouvernement] tire sa légitimité de ce principe.
Et bien, c’est au nom de ce principe que tous les acteurs de la chaîne pénale [gouvernementale] doivent la transparence à la société toute entière ! C’est au nom de ce principe que l’exécutif se doit de respecter et de garantir le fonctionnement de la Justice ! C’est aussi et enfin au nom de ce principe que nous devons collectivement refuser l’idée de la fatalité !
La fatalité ne peut être une excuse collective. Nous tous, nous devons rendre des comptes aux Français.
Quand un drame horrible survient [comme la répression vilolente de l'expression démocratique], rien n’est pire qu’un système qui se referme sur ses certitudes.

Si des fautes sont relevées par ces inspections, dont nous connaîtrons bientôt les conclusions, elles seront sanctionnées. C’est légitime.

Chacun doit assumer la responsabilité des conséquences des décisions qu’il prend.
Ce devoir de responsabilité est la contrepartie des hautes missions dévolues aux magistrats [ministres], aux personnels de l’administration pénitentiaire, aux personnels de la police et de la gendarmerie [à l'administration française]. Dois-je préciser que leur statut prévoit des procédures et des garanties s’ils sont mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions. La Constitution elle-même prévoit que le Conseil supérieur de la magistrature puisse être saisi par les citoyens qui reprochent une faute aux magistrats [en fait pour les minsitres il me semble que seule une cour spéciale puisse le faire].

Si les inspections en cours révélaient des dysfonctionnements collectifs ou des insuffisances dans l’organisation de la chaîne pénale [gouvernementale], nous avons le devoir de prendre des mesures de correction, pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. »

 

Maintenant, il faut le prendre au mot.

Caleb Irri

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Tunisie, Egypte, Afrique : quand les Etats-Unis reprennent la main

Posté par calebirri le 2 février 2011

Cela fait plusieurs jours que je tente d’analyser les évènements qui se produisent en Afrique, sans qu’il me soit vraiment possible de me réjouir de la situation. Alors même que les médias se gargarisent d’images « choc », que les politiques rivalisent d’ingéniosité pour faire avaler leurs commentaires scabreux, que les analystes évoquent la « contagion » libertaire qui menace le monde Arabe, il y a tout de même quelque chose qui cloche dans tout cela.

 

Comment peut-on croire que des gouvernements (et en premier lieu la France) possédant une armée de diplomates, des capacités de renseignement à la pointe, ainsi que des relations commerciales poussées puissent ne pas avoir vu que des présidents élus depuis 20 et 30 ans sont des dictateurs, ou que la corruption (à laquelle ils participent généreusement depuis toujours) était telle qu’elle allait bien finir par pousser les ventres creux à la révolte?

 

Non, on ne peut pas le croire. C’est aller trop loin dans la double-pensée. On peut sans doute imaginer que les évènements se sont précipités, mais certainement pas affirmer qu’ils étaient imprévisibles. La seule chose que l’on puisse vraiment se demander, c’est pourquoi nos gouvernants ont si vite retourné leur veste, qui d’ailleurs craque un peu aux entournures… Après avoir avant-hier proposé l’aide sécuritaire à la Tunisie, le président Français appelait hier à repecter la voix de la rue (lui qui la méprise en France), pour aujourd’hui appeler à la modération face aux évènements, sans affirmer clairement son soutien au peuple égyptien.

 

En réalité, c’est comme si un évènement imprévu s’était produit lors de la révolution tunisienne, et que les pays européens s’étaient trouvés dans l’incapacité de savoir réagir au bon moment. Cet imprévu, on commence à en parler, serait d’origine américaine, et nous revoilà… en plein complot! Mais que viennent donc faire les Etats-Unis dans tout cela ? rien de bien nouveau en définitive, car cela s’est déjà produit maintes et maintes fois au cours des temps : aujourd’hui il y a la crise, et puis il y a la Chine…auxquels est venu s’ajouter un troisième facteur, le danger islamiste.

 

La crise économique, qui a fragilisé les Etats riches comme l’Europe et les Etats-Unis, a laissé la Chine en position victorieuse, et sans doute son intérêt pour l’Afrique (et ses ressources formidables comme au Congo) n’y est pas étranger. C’est qu’en à peine quelques années, les financements Chinois ont peu à peu remplacé ceux des anciens colons, jusqu’à mettre la domination européenne en difficulté. Les capacités de corruption chinoises lui ont permis, en plus des précédentes donc, de faire main basse sur des ressources qui deviendront dans les prochaines années vitales pour le monde entier. En enrichissant les dictateurs alentour, en remettant en route une nouvelle sorte d’esclavagisme moderne, le capitalisme a favorisé la baisse des droits sociaux et des salaires de ceux qui ont, de tout temps, payé un lourd tribut à ce système injuste. Les futurs drames sanitaires concernant l’uranium et d’autres ressources pillées sont les seuls faits expliquant la « croissance économique » de ces pays, riches de ressources mais restés pauvres du fait de la corruption. Cette pression exercée sur les salaires pèse sur les peuples exploités, mais également sur l’ensemble des droits sociaux à travers le monde, ce qui entraîne chez les plus pauvres la colère du désespoir, capable d’exploser à la moindre étincelle.

Ceux qui veulent voir un lien entre Davos et les évènements en Afrique ne doivent pas s’y tromper : la hausse du prix des matières premières et la dérégulation des marchés sont également responsables des rébellions dans ces pays (il n’y a qu’à regarder les cours de bourse, ou la notation des agences au sujet de l’Egypte). Pour les Etats-unis, ils constituent l’occasion rêvée de reprendre en main la partie, car leur « soutien » peut leur permettre de remettre le pied en Afrique, et de placer leurs pions (comme monsieur El Baradei ?) sous prétexte sécuritaire… rien de bien nouveau, comme je le disais.

Ensuite, on peut faire le lien entre les évènements qui se produisent en Egypte et la situation israélo-arabe. Hier on apprenait qu’Israël recommandait aux Etats-Unis et à l’Europe de soutenir le « président » Egyptien, et renforçait la sécurité sur les frontières communes. Le danger islamiste, épouvantail bien connu maintenant, revient par la petite porte quand certains évoquent la prise du pouvoir par les Musulmans, renforçant au passage l’amalgame entre Islam et islamisme, et niant les véritables exigences populaires des principaux concernés. Sous cette apparente contradiction (Les Etats-Unis soutiennent la révolution et Israël soutiennent le pouvoir égyptien) peut en réalité se cacher le point d’orgue d’un complot qui viserait d’une part à s’emparer des ressources africaines en y installant leurs propres marionnettes, et d’une autre à provoquer avec l’Iran les tensions nécéssaires  pour, qui sait, le pousser à la faute.

 

 

Après cela, on peut du même coup expliquer la crise comme un coup des Etats-Unis qui voudraient reprendre le jeu en main, avec l’europe sous leur coupe, pour pouvoir jouer la partie du dollar contre le yen, ou le bancor. La chine résiste, et Nicolas Sarkozy, en tant que président au G20, s’est prononcé en faveur du dollar. Chacun se positionnant selon ses intérêts, il semble que la géopolitique mondiale se prépare à redistribuer les cartes, avec les Etats-Unis comme croupier . Car en se retirant du terrain monétaire, ils peuvent jouer leur « va-tout » sur l’Afrique en utilisant la peur de l’islamisme, l’iran pas loin, et les ressources africaines reprises en main…contre la puissance Chinoise bien sûr, mais avant tout contre l’Afrique elle-même.

Validant ainsi le grand principe énoncé par George Orwell : « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature »

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, double coup, mondialisation, révolution?, relations internationales | 4 Commentaires »

article 11 : faisons exister le référendum d’initiative populaire

Posté par calebirri le 8 décembre 2010

Le référendum d’initiative populaire était une des grandes promesses de campagne de monsieur Sarkozy, et a du étonner jusqu’aux électeurs de droite eux-mêmes : mais il n’empêche,  cette mesure a bel et bien été adoptée en même temps que la réforme constitutionnelle de 2008 (oui, celle qui met le président -et ses collaborateurs ?- hors d’atteinte de toute attaque judiciaire).

 

Bon. adoptée oui. mais regardons quand même de plus près. qu’en est-il exactement de cet article 11,  qui passerait presque pour une mesure « d’arriérés communistes » sur le retour soixante-huitard ?

 

Et bien au départ, on y croirait presque. Rien que l’appellation est en soi une provocation digne de la plus belle double-pensé. un référendum d’initiative populaire… la démocratie réelle, quoi ! un dixième des électeurs (environ 4,5 millions) soutenus par un cinquième des parlementaires (184), et le peuple obtient en théorie le droit à un référendum, en bonne et due forme. Mais en pratique les choses se compliquent un peu : en réalité il s’avère que le référendum d’initiative populaire n’est pas à proprement parlé « d’initiative » populaire, mais bien plutôt parlementaire puisque l’initiative prend la forme d’une proposition de loi. Ce n’est donc pas comme je le disais juste au dessus, mais exactement le contraire : l’initiative ne peut venir que des parlementaires, auxquels s’ajoute ensuite le soutien populaire.

 

Ensuite, les choses ne s’arrangent pas : car même en cas de referendum d’initiative « parlementaire », cette demande de référendum n’aboutit donc véritablement qu’à une proposition de loi, qui si j’ai bien compris, doit ensuite être validée par l’ensemble du parlement…pour que le référendum ait lieu ? Non, justement, pour qu’il n’ait pas lieu ! car si le texte est rejeté (ou accepté modifié) par la majorité des parlementaires (comme cela se produirait aujourd’hui si une telle initiative était lancée), pas de référendum !

 

Mais ce n’est pas fini, car à ce moment le texte devient moins précis : il semblerait qu’au bout d’un certain délai (fixé par une loi organique), le président soit contraint de soumettre à référendum la question posée par l’initiative « populaire ». Ce délai, ainsi que les conditions d’exécution de celui-ci, doivent donc être définis par une loi dite « organique » pour que l’article 11 entre en vigueur… ce qui n’a jamais été fait ; une arnaque de plus !

 

Cela signifie, en d’autres termes, que l’article 11 de la Constitution, qui nous promettait une expression démocratique  appréciable, serait obsolète, caduque, inutile. Impossible de le mettre en place tant que cette loi organique n’est pas rédigée, ce qui j’imagine ne sera jamais fait… et pour cause : imaginez donc ce qui se passerait autrement : un référendum d’initiative véritablement populaire, exigeant la mise en place d’une assemblée constituante, ou la démission du gouvernement actuel. Que l’on pose au peuple la question de savoir s’il ne souhaiterait pas la possibilité de tracer lui-même la voie qu’il désire emprunter…

 

Mais puisque la loi nous empêche d’accéder à la Constitution pour faire valoir nos droits, pourquoi ne pas profiter de cette illusion pour la dénoncer, et prendre les devants sur celle-ci ?

 

Puisque le référendum fait peur aux gouvernants, puisqu’il n’est pas suivi d’effets quand il est organisé, pourquoi ne pas l’organiser nous-mêmes, pour ensuite être en mesure de l’opposer à nos élus ? si l’on réussissait à obtenir les soutiens décrits dans le texte constitutionnel, ne pourrions-nous pas être en mesure d’exiger qu’il soit mis en place ? et que penser d’un gouvernement qui nous le refuserait ?

 

Nous sommes nombreux à vouloir que les choses changent, et il nous est possible de les faire changer. Exigeons un référendum, et faisons le appliquer. Nous verrons bien, alors, si la démocratie veut encore dire quelque chose.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

 

Publié dans double coup, la démocratie, philo, politique? mensonges, révolution?, un nouveau système | 2 Commentaires »

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