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Pour un cerveau collectif sur Agoravox

Posté par calebirri le 10 juillet 2013

Il y a longtemps déjà, le 9 février 2010, j’ avais écris un article concernant un programme politique sur Agoravox. Beaucoup de choses se sont passées depuis, et Agoravox a lui aussi beaucoup changé. Mais il est toujours là ; contrairement à plein d’autres sites ou blogs, indépendants ou participatifs..

Je sais les critiques (parfois fort justes) que l’ on peut faire à ce média (j’ ai eu l’ occasion récemment d’ aborder le sujet avec quelques Agoravoxiens), mais force est de constater qu’en définitive je ne connais pas d’ autre endroit où -de l’ extrême-droite à l’extrême-gauche en passant par toutes les variantes idéologiques- tous sont capables, sur le média même qu’ils critiquent, de se trouver n’ être pas représentés suffisamment ; ce qui est paradoxalement une preuve certaine de l’ ouverture d’Agoravox.

Car ici tout le monde où presque y est en réalité représenté, pour peu qu’il le désire et que ce qu’il ait à dire soit audible, j’ entends du point de vue argumentation et correction orthographique- ce qui n’ est pas toujours le cas j’ en conviens. Mais à force de pratiquer on sait bien qui on lit ou pas, quels commentateurs seront systématiquement agressifs ou «négatifs» (au sens du vote) et pour tout dire personnellement cela fait longtemps que je n’ ai pas à me plaindre d’ insultes, de trolls ou de ce genre d’éléments perturbateurs…

Cette constatation, liée aux précédents éléments critiques cités plus haut, me conduit à dire qu’Agoravox est bel et bien une agora, c’est-à-dire une place publique de discussion, ouverte à tous ceux qui le souhaitent : il y a de tout ici, qui veut y rentre, qui veut en sort c’est au choix ; commenter ou publier, modérer ou pas, critiquer ou partager…

Sans autre violence que celle des mots (ce qui n’est pas négligeable), tout le monde peut dire ce qu’il a à dire : la démocratie ce n’est pas mettre tout le monde d’accord, c’est permettre à tous de ne pas l’être (d’accord).

Cette mise au point effectuée (et bien que quelques « esprits forts » ne manqueront pas de me tomber dessus), je voudrais donc profiter de la liberté qu’on nous offre ici pour faire une proposition :

utilisons cet espace pour tenter la mise en place d’une grande réflexion collective à propos des sujet qui touchent, de près ou de loin, tous les citoyens de tous bords politiques confondus, à travers la création d’une sorte de « cerveau collectif » dont le « centre névralgique » serait Agoravox.

Considérant que la situation économique et sociale de la France (mais pas seulement) est désormais fortement dégradée et face au vide idéologique porté par la classe politique dans son ensemble (cela au moins devrait mettre d’accord la plupart d’entre vous), il devient indispensable de mettre tout le monde autour d’une table (même virtuelle) afin d’étudier ensemble la manière de faire correspondre nos institutions avec notre volonté commune : pas facile a priori, mais puisqu’il existe un lieu où toutes les composantes idéologiques se croisent et s’entrechoquent…

Mais si le lieu est indispensable, la structure n’est pas non plus à négliger : et là aussi, Agoravox possède de nombreux atouts. Suffisamment développée et représentative des divers courants qui traversent notre société, elle peut permettre de lancer un nouveau mode de réflexion collective par l’intermédiaire des « cafés citoyens » ou des « enquêtes participatives ».

Je ne sais pas ce qu’en pense la rédaction d’Agoravox (à qui j’ai déjà plusieurs fois proposé de se lancer dans ce genre « d’aventures », jusqu’à présent sans réponse), mais je voudrais savoir ce que vous en pensez vous, les « Agoravoxiens » : en plus du site comme il fonctionne, une possibilité de s’engager dans une réflexion à plusieurs pour confronter les différents points de vue, avec des mots et sans insultes, sur différents sujets qui font polémique : l’âge de départ à la retraite, les paradis fiscaux, sortir de l’Europe ou non, l’Assemblée Constituante… Ça vous tente ?

Il faudrait bien sûr creuser la proposition, si elle vous intéresse bien sûr, et si Agoravox est d’accord pour cela. Mais il ne fait aucun doute que si vous êtes nombreux à montrer votre curiosité ou votre engagement, ils accepteront. Imaginez une discussion intelligente, suivie et construite sur le long terme, argumentée, étayée, cela ne pourrait qu’être positif pour tous -y compris au niveau de la fréquentation du site lui-même.

Pour ce qui est de la « gestion » d’une telle initiative, les Agoravoxiens pourraient se porter volontaires auprès du formulaire de contact qui pour modérer, qui pour gérer la partie technique, ou donner des conseils et avis, à la suite de cet article ou toujours à travers le formulaire de contact. Si vous les participants voulez vous engager pour faire de ce site quelque chose de plus grand que ce qu’il est, que vous voulez montrer que vous êtes suffisamment mesurés et « raisonnables » pour tenter ensemble quelque chose de nouveau, je vous invite à le faire savoir à la rédaction d’Agoravox… Nous avons besoin, en plus du devoir que cela représente, de poser dès aujourd’hui les bases d’une idéologie nouvelle, qui soient le fruit d’une réflexion qui traverse un maximum de représentations idéologiques.

En tous les cas, et puisqu’on me permet de le faire, j’ouvre ici le débat sur ce qu’il serait possible de faire d’une telle proposition sur Agoravox, en accord avec ceux qui le font vivre au quotidien : nous les 76 247 rédacteurs inscrits, nous les 2 377 714 commentaires déposés depuis 2005…

A vos claviers !

PS : le lien vers l’ article sur AgoraVox : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-un-cerveau-collectif-sur-138511

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans démocratie sur agoravox, la démocratie | 7 Commentaires »

le retournement du capitalisme

Posté par calebirri le 27 juin 2010

Ce week-end a lieu une réunion internationale d’importance, le G20. les chefs d’Etat ou de gouvernements de 20 pays vont discuter ensemble de la crise actuelle, et tâcheront d’apporter des réponses à ceux qui réclament le retour de la croissance. Bien entendu, un G8 se déroulera préalablement, la veille, afin de définir ensemble ce que les chefs des 8 plus « grands » pays décideront de proposer aux « petits ».

Il se peut que le discours de clôture soit déjà rédigé, et il est certain qu’une nouvelle fois des mesures fortes mais hypothétiques seront envisagées, tandis que des mesures moins sensationnelles seront réellement prises, et dont on ne découvrira les injustes effets que plus tard… enfin dans l’ensemble pas grand chose de nouveau.
Car il faut avouer que la situation n’est pas simple : les pays émergents, dont la future puissance ne fait plus de doute pour personne, ne seront sans doute pas d’accord pour réformer un système qui commence seulement à leur servir. Et c’est d’ailleurs de cela que toutes les tensions proviennent. A force de délocalisations, de recherches du moindre coût, d’optimisation et de rentabilité, les pays dits « développés » ont eux-mêmes créé le monstre dont ils sont aujourd’hui victimes. Ils semblent découvrir les lois du capitalisme, ainsi que les failles de celui-ci, au moment où la roue commence à tourner. Comme s’ils n’avaient pas imaginé que la mondialisation allait les engloutir, et que le libre-échange, qu’ils réclamaient pourtant, allait finir par abaisser leur compétitivité face aux autres pays. En assouplissant sans cesse les règles commerciales internationales, les anciens pays dominés pouvaient certes offrir de la main d’oeuvre et des coûts de production très bas, mais inévitablement aussi allaient engranger technologie, savoir-faire et surtout argent. Et plus le temps passerait, plus l’argent resterait là-bas. Si bien qu’aujourd’hui les pays émergents se trouvent en position d’avancer socialement, et économiquement : ceux sont eux les futurs « grands ».

Face à ce danger qu’auraient dû prévoir les armées de conseillers politiques et économiques au service de l’Etat (et payées par le peuple), la seule réaction de nos gouvernants à été dans un premier temps de sauver les banques en endettant ses peuples sur plusieurs générations, de laisser en place les responsables de la crise comme ceux qui ne l’avaient pas vu venir, et ils en viennent même aujourd’hui à exiger de la part des peuples qu’ils ont trahi un effort supplémentaire (c’est à dire de supprimer un à un tous les acquis sociaux) !  Les mesures prises pour faire repartir la croissance sont sinon injustes, au moins inefficaces, et tout semble être fait en dépit du bon sens. Les seules actions concrètes, rédigées et appliquées avec une urgence suspecte, sont la mise en place d’une législation  injuste et répressive, ainsi que l’augmentation continuelle des prix….

On devrait s’étonner (sinon être révolté) de voir à quel point les gouvernements des pays les plus en crise semblent sourds aux appels du réalisme, même économique : les peuples sont prêts à leur accorder leur aide, mais exigent un minimum d’équité, et on la leur refuse ! Les grandes entreprises, les banques, les riches ne veulent rien lâcher, et continuent comme avant, tête baissée. Mais comment ne pas s’apercevoir qu’en continuant ainsi à mépriser leurs propres peuples, ils finiront par engendrer la révolte, et qu’en proposant de changer les règles du jeu une fois qu’elles ne les servent plus, ils s’attireront les foudres de ces pays désormais puissants ?

Non, je ne peux pas croire que nos gouvernants, avec leurs myriades de conseillers, de services de renseignements, de spécialistes scientifiques, n’aient pas réussi à voir ce qui allait se produire. Je n’y crois pas, car il est impossible pour nos gouvernants de travailler contre leur propre intérêt. Et leur intérêt, c’est justement de se servir de cette crise pour conserver leur position dominante au sein de l’échiquier mondial. Car s’ils laissent courir le système de manière « automatique », alors les pays « développés » d’aujourd’hui seront demain à la place des pays dits « émergents », tandis que ces derniers auront bel et bien émergé. Et s’ils comptent résoudre la crise par des mesures touchant à l’économie de certaines grandes puissances, alors ils se les mettront à dos. Et pendant ce temps-là, le peuple gronde. Ce n’est pas précisément cela qui les affecte, mais plutôt le fait que les échéances électorales finissent toujours par arriver, et le temps presse. Mais quand les mots ne suffisent pas, il y a l’argent, et lorsque l’argent lui-même ne suffit plus, alors il y a la guerre… et tout le monde sait que la guerre, cela fait repartir l’économie. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : car plutôt que de laisser la domination changer de mains, les dominants actuels (ainsi que leurs peuples, qui refuseront d’abaisser leur niveau de vie) préfèreront se battre.

Tout ceci, paradoxalement, semble bien éloigné des considérations capitalistes, mais ce n’est pas par hasard : c’est que le capitalisme n’est que le résultat de la volonté des hommes, et plus particulièrement de ceux qui les dirigent. C’est la politique qui décide qu’il est juste que les riches exploitent les pauvres, et qui nous fait accepter que nos pays s’accaparent la majorité des ressources et les gâchent, tandis que d’autres pays, plus grands et plus pauvres, n’ont pas suffisamment à manger. C’est la politique qui se sert du capitalisme pour nous asservir, et nous abrutir avec sa propagande. C’est la politique qui décide des lois injustes, et qui décide de fabriquer des armes. L’argent n’est un problème que pour ceux qui n’en n’ont pas. Pour ceux qui en ont, il existe quelque chose de plus fort, et qui vaut plus que la vie : le pouvoir.
C’est donc à un véritable changement de paradigme que se préparent nos gouvernants actuels, pour lutter contre ce « retournement » du capitalisme. L’enjeu de ce changement est de conserver la position dominante des pays qui dirigent actuellement le monde, et c’est donc à un jeu de dupes auquel participent actuellement les dirigeants de notre belle planète. Le capitalisme n’étant plus capable de protéger le pouvoir des puissants, la politique est en passe de reprendre la main. Pendant que les économistes s’acharnent à trouver des solutions capables de faire repartir la croissance, les politiques s’acharnent, eux, à voir plus loin : ils ne veulent ni protéger le capitalisme ni le niveau de vie de leurs peuples, mais seulement leur pouvoir. Et la seule force qu’ils possèdent encore est la puissance militaire.

Ensuite, et face à ce retournement qu’on pourrait considérer comme « juste » d’un point de vue moral (et oui, chacun son tour !), nos dirigeants ont besoin d’obtenir la légitimité d’utiliser les armes. Il faut pour cela pousser les peuples à un point de rupture, c’est à dire à une tension si forte que seule une crise économique d’envergure peut permettre de créer. Cela implique la définition, la création d’un ennemi extérieur pour rassembler les haines, et d’un ennemi intérieur pour justifier la puissance de l’ennemi extérieur. Et il faut également un renforcement sécuritaire (justice, contrôle, surveillance), cette fois-ci justifié par la présence de l’ennemi intérieur. Ainsi les peuples, au lieu d’envisager ce retournement du capitalisme comme une chance de parvenir à un équilibre plus juste pour le monde, verront dans celui-ci une attaque injuste contre leur « civilisation en danger ». Forts des arguments avancés par ceux qui ne désirent que le pouvoir, ils préfèreront conserver l’injustice de ce monde (avec ses privilèges pour les vainqueurs), que de remettre en cause les dirigeants qui les ont conduit à la perpétuer.

Pourtant, ils auront perdu doublement dans cette affaire : car d’une part ils auront abandonné beaucoup de leur liberté, et d’une autre ils auront empêché les autres d’y accéder. Les seuls gagnants seront ceux qui trichent, mentent, tuent et volent : les tyrans, ceux qui nous font croire depuis toujours que l’injustice est naturelle, et que nous ne sommes que des animaux, incapables de se détacher de notre animalité pour devenir, enfin, des hommes qui partagent au lieu de se voler.

 

Caleb Irri

http://www.calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, démocratie sur agoravox, immigration, Non classé, politique?, relations internationales | 6 Commentaires »

Puisqu’ils ne veulent pas nous écouter…

Posté par calebirri le 20 février 2010

Considérant que la majorité des peuples est aujourd’hui au courant qu’on la roule dans la farine, conscients du fait que des solutions, même provisoires, sont proposées mais jamais appliquées, entendu que les gouvernements quels qu’ils soient sont sourds à tous les appels de ces peuples qui se trouvent malgré eux embarqués dans la misère et peut-être bientôt engagés dans des guerres qu’ils ne veulent pas faire, visiblement instrumentalisés par le double-langage tenu par les dirigeants de cette planète, il faudra bien qu’un jour les peuples se rendent à cette évidence : il va falloir s’organiser sans eux.

Nous disposons encore d’outils formidables tels internet et d’autres moyens de communication instantanés, et il se peut que d’ici peu ces fenêtres ouvertes sur la liberté se referment brutalement. Il ne faut pas rêver, nos gouvernements ont définitivement cessé de se préoccuper de l’intérêt collectif pour satisfaire leurs propres intérêts. Face à la crise qui s’aggrave et dont même nos enfants paieront le prix, il faut désormais se rendre à l’évidence, nous ne pouvons rien attendre de quelque parti que ce soit.

Alors, avant qu’il ne soit trop tard, il faut absolument que tous les citoyens de bonne volonté se mettent à agir eux-mêmes et pour eux-mêmes, en défaisant petit à petit les liens qui nous enserrent depuis si longtemps, et de plus en plus fort.

Regardez bien ce qui se trame, et réfléchissez bien à ce qui va arriver si nous ne faisons rien : des dettes publiques si lourdes qu’elles risquent de se faire effondrer l’économie, des impôts qui vont nécessairement augmenter, des retraites qui ne se dérouleront qu’à l’hospice, enfin des tensions sociales si fortes que la guerre et l’autoritarisme seront bientôt les seules solutions pour les évacuer. Les libertés individuelles  se font chaque jour un peu plus attaquer, et même notre planète pourrait finir par nous lâcher.
Mais que voulons-nous pour l’avenir ? sommes-nous prêts à accepter la répétition de l’Histoire sans jamais la prendre en main, la modifier ? que croyons-nous ? que toutes les catastrophes qui se préparent vont se résoudre « par la grâce de Dieu » ? il faudra bien un jour que nous fassions cesser tout cela.

Même s’il paraît impossible de s’opposer au système tel qu’il fonctionne, ou d’en proposer un autre qui fonctionne mieux, nous sommes certains qu’à ne rien faire c’est le pire qui se produira.

J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises ces difficultés, et je n’ai, comme tout le monde, pas de réponse à donner, ni de solution « clés en mains » à proposer. Mais lorsque je vois, tous les jours, sur internet et dans « le monde réel », la gigantesque masse d’êtres humains désireux de faire quelque chose, de « changer le monde », il serait temps de s’y mettre sérieusement.

Après réflexion, il semblerait que la mise en place d’Etats-Généraux soit le meilleur des départs. Comme il paraît, les Etats-Généraux ont été le prélude à la révolution française, car le peuple tout entier s’est mis ensemble autour de la table pour discuter du monde qu’ils désiraient créer. Ces Etats-Généraux étaient le fruit des consultations menées dans chaque lieu d’habitation, qui remontaient en un même lieu par l’intermédiaire de cahiers de doléances. Les citoyens y exprimaient et leurs désirs, et leurs remontrances. Il est possible aujourd’hui de mettre en place de tels cahiers, à une échelle mondiale et sans autre moyen que notre temps. Il est possible de centraliser tout cela en un même site, et de dégager les grandes orientations qui pourraient faire l’objet de discussions, de débats. Pas besoin de l’Etat, pas besoin de partis, pas besoin de subventions. Tout peut se faire sans l’aval des autorités, et sans leur contrôle.

Il faut juste relayer cet appel, le traduire, l’améliorer, et profiter de tous les réseaux humains dont nous disposons : dans chaque endroit de chaque pays peuvent s’organiser réunions et discussions, et transfert des idées vers de simples sites web repérables géographiquement. Toutes ces données peuvent ensuite être centralisées en un « méga site » répertoriant les doléances, et même calculant la répétition des doléances pour en faire ressortir les grandes lignes. après cela, une autre étape pourra démarrer.

Le seule question qu’il faut se poser maintenant est de savoir ce que nous désirons pour nos enfants. Si chacun se met à penser non plus pour lui-même mais pour l’avenir de ceux qui grandiront sur la planète telle qu’on la leur léguera, nous pouvons tous nous retrouver, sans autre religion que celle de l’amélioration du sort de l’espèce humaine. Pas besoin ni de croire au paradis, ni à l’enfer, ni même au néant, mais simplement aux générations qui nous survivront. Que voulons-nous leur léguer ?

Et si nous n’arrivons pas toujours à nous mettre d’accord sur ce que nous voulons, nous pouvons y réussir sur ce que nous ne voulons pas : qu’on nous prive de notre liberté, elle qui définit notre humanité.

 

Caleb Irri

Publié dans démocratie sur agoravox, la démocratie, révolution?, un nouveau système | 1 Commentaire »

un programme politique sur agoravox

Posté par calebirri le 9 février 2010

Bonjour à tous

Cela fait quelque temps déjà que cette idée me trotte dans la tête, et je vois bien à quel point elle trotte aussi dans la tête de certains autres… nombreux sont ceux, sur agoravox particulièrement, qui désirent de véritables changements dans la manière de faire de la politique ; certains même allant jusqu’à vouloir la candidature d’un « agoravoxien » pour les présidentielles. Je n’irai bien sûr pas aussi loin, mais force est de constater qu’agoravox est le lieu idéal pour tenter quelques nouvelles manières de réfléchir ensemble, de participer à la vie politique de manière réellement citoyenne.

Tout d’abord, il est facile de constater à quel point les rédacteurs, comme les commentateurs, sont investis dans cette aventure qui, dans l’ensemble, respecte assez largement la liberté d’expression. à force de passer du temps sur de tels sites, il est facile d’imaginer que lecteurs et rédacteurs cherchent, pensent, agissent, se passionnent et ouvrent leur esprit à autre chose que ce qu’on nomme la pensée unique.

Ensuite, la disparité des opinions, qui cohabitent somme toute en assez bonne intelligence sur ce site, permet l’accès de ce média à une large tranche de la population, ce qui diffère largement des autres médias « traditionnels », qui pour la plupart ne parlent qu’à ceux qui sont déjà convaincus.

Enfin, la structure d’un site comme agoravox permet une grande capacité de sélection d’informations, et de grandes possibilités d’adaptation en terme de technicité.

Pour toutes ces raisons, j’aimerais savoir si une expérience politique pourrait être menée avec agoravox, et si de nombreux participants y seraient intéressés. Peut-être agoravox pourrait créer une sorte de rubrique « programme politique », où seraient déterminés des sujets comme « défense », « justice », « éducation » par exemple (cela serait déjà à discuter), pour lesquels chaque « agoravoxien » pourrait contribuer en apportant ses propositions. Compte tenu de la disparité des opinions, ainsi que des catégories sociales représentées, on pourrait envisager une échéance pour les dépôts et commentaires, modifications à apporter sur tel ou tel sujet, pour ensuite voter pour l’établissement d’une sorte de programme politique démocratiquement choisi. Des experts de toutes sortes (avocats, médecins, économistes, agriculteurs, ingénieurs) pourraient être des contradicteurs très réalistes, et des sceptiques pourraient poser des questions qui dérangent, tous devraient pouvoir exprimer leurs attentes ou leurs mécontentements dans une même volonté constructive.

Tenter la possibilité de nous confronter tous ensemble à un exercice de solidarité et d’entente dans la mixité, pour prouver que l’identité nationale c’est la diversité, pour montrer que ce n’est pas au candidat de proposer un programme, mais au peuple de choisir le candidat qui va le mieux représenter le programme défini par les citoyens. Nous pourrions montrer l’exemple de ce que des citoyens « lambdas », intéressés par la chose publique, sont capables de faire si on les laisse décider eux-mêmes de ce qu’ils veulent.

Après, nous verrons si nous sommes ou non capables de nous entendre, au sein d’une petite communauté, et si les liens qui nous rapprochent sont plus forts que les distances qui nous séparent.

Réfléchissons à cette idée, aux moyens de la mettre en place, et tentons le coup : au pire nous assumerons notre échec, au mieux nous donnerions un bon exemple de ce que peut être « la démocratie participative » sur internet, ce bel espace de liberté qu’on voudrait nous supprimer.

 

Caleb Irri

voir http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-programme-politique-sur-69555

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agoravox et la démocratie

Posté par calebirri le 15 janvier 2010

Un article de Monsieur Villach a donné lieu il y a peu à un débat un peu musclé, mais peut-être nécessaire, sur le fonctionnement d’agoravox.
Je voudrais dans cet article faire un parallèle avec la démocratie, et montrer combien elle est difficile à mettre en place, surtout lorsque l’on constate l’incompréhension à laquelle est elle confrontée.

Agoravox fonctionne, en théorie (car je ne fais que supposer), de la manière suivante : les rédacteurs ayant publié au moins 4 articles ont accès à la modération, ce qui signifie qu’ils sont en mesure de donner leur avis sur la publication des articles en attente à la modération. Certains imaginent encore naïvement que seule la modération est prise en compte pour la publication, sans tenir compte de la difficulté qu’il y aurait à laisser un tel système (hautement démocratique il est vrai) fonctionner. Car la « véritable démocratie » exige d’avancer, et nous sommes tous à même de constater que si une telle liberté nous était laissée, il n’y aurait presque personne pour jouer le jeu.

Cependant, il est clairement établi dans la politique éditoriale que les modérateurs ne sont pas les seuls à décider de la publication d’un article : Il y a donc bien les modérateurs, mais aussi un « comité de rédaction » qui doit prendre une décision. Sur la quarantaine d’articles publiés chaque jour, imaginez l’enfer pour mettre tout ça en page avec une modération véritablement démocratique.

Imaginons un instant que seuls les modérateurs aient seuls voix au chapitre :

Tout d’abord, compte tenu du nombre d’articles déposés par jours (plus de 300), il faudrait que les modérateurs (plus de 1500) aient la capacité de lire chaque article avant de se faire une idée juste de son vote (selon une démocratie « éclairée ») .

Ensuite, les différents points de vue (ou camps) opposés se tireraient rapidement dans les pattes les uns les autres : lorsque l’on voit les inimitiés qui existent entre certains rédacteurs, il est facile d’imaginer que, comme dans le cadre d’une véritable démocratie, on se retrouverait soit avec une absence de décision due aux votes contradictoires des uns et des autres, soit à la « prise du pouvoir » éditorial d’une sorte de « majorité » imposant son hégémonie sur les groupes minoritaires, soit l’adoption d’articles sur le simple fait qu’ils soient de tel ou tel rédacteur appartenant à tel ou tel autre groupe, par « vote automatique ».

De plus, il faudrait pour être véritablement représentatifs un nombre assez élevé de votes pour valider les articles de manière plus juste, ce qui laisserait en attente des articles d’actualité si longtemps qu’ils cesseraient de l’être (d’actualité)

Il ne faut donc pas être naïf, et accepter le fait que le comité de rédaction est nécessaire au bon fonctionnement du site, et cela malgré nous. cela pose bien, à mon avis, le véritable problème de la démocratie.
Ensuite, il y a aussi le problème du  positionnement sur la page. Je ne sais que trop bien que les articles mis en avant en premier sont les plus lus, mais on voit également des articles monter de tout en bas vers tout en haut en peu de temps : le titre et l’auteur y étant sans doute pour beaucoup. Mais comment faire autrement ? j’imagine que chaque rédacteur aimerait voir son article publié en haut de la page, et cela est évidemment impossible. On pourrait imaginer un changement permanent, mais la lisibilité du site serait certainement chaotique.

J imagine bien sûr que le nom et l’habitude de l’auteur doit bien entrer en ligne de compte sur le placement et la publication des articles, car on connait plus ou moins les opinions et la manière d’écrire d’un auteur à force de le lire (cela est vrai pour les modérateurs comme pour le comité de rédaction). Mais cela n’empêche pas que le comité de rédaction peut censurer certains articles, mal écrits ou ne correspondant pas à une certaine ligne éditoriale (ce qui m’est arrivé il y a peu).

Malgré tout, on doit tous pouvoir admettre que cette ligne éditoriale est tout de même assez permissive compte tenu de ce qu’on peut y lire, et le nombre de « batailles » de commentaires qui  font rage à propos de certains articles est là pour le prouver : bon nombre d’auteurs ne font pas consensus.

C’est comme pour les commentaires : certains crient à la censure et au complot, mais il faut avouer qu’avec des mots choisis (et même parfois mal choisis), on peut tout de même exprimer son mécontentement ou sa colère sans trop de peine. Il est vrai que pour ma part le « plussage » et le « moinssage » m’amusaient assez, et que les commentaires repliés aiguisaient ma curiosité. mais on ne peut pas tout avoir, c’est cela aussi la démocratie. Il faut savoir faire des sacrifices.

En fin de compte, s’il est vrai que dans le principe la modération comme seul comité de rédaction est des plus démocratique, en réalité j’avoue que je n’aurais ni le temps ni l’envie d’avoir cette responsabilité quotidienne entre les mains. Et même si je suis parfois déçu de ne retrouver mes articles ni dans le « best-of » ni en première page, je suis pleinement satisfait de voir mes articles publiés sur ce site, qui permet parfois de bonnes réflexions, et aussi de se faire remettre à sa place ; et surtout de me prouver que la liberté d’expression n’est pas morte, même si la démocratie n’est pas parfaite. Et puis qui sait, avec cet article, je finirais peut-être en première page… chiche !

 

Caleb Irri

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