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Ce qui se cache derrière le prétexte Dieudonné

Posté par calebirri le 22 janvier 2014

J’ai regardé – et écouté, ou lu- beaucoup d’analyses sur « l’affaire Valls/dieudonné » depuis un peu plus d’une semaine, en me demandant chaque fois ce qui relie cette affaire à la situation économique et sociale actuelle. Car j’ai vraiment du mal à croire que toute cette affaire n’ait pas d’autre objectif que la défense des opprimés… Ca se saurait ! Et je crois avoir trouvé l’explication qui me satisfait le plus ; je vous l’expose ici :

tout d’abord il apparaît, sans vouloir tomber dans le conflit stérile du « deux poids, deux mesures » qu’on nous ressert à chaque débat (la mort ou la persécution d’un homme, quel qu’il soit et pour quelque raison que ce soit, est un drame un point c’est tout), que ce n’est pas pour lutter contre l’antisémitisme que Valls a mis en scène toute cette mascarade, car en faisant cela il l’attise plutôt qu’il ne le fait disparaître. (voir « La religion des cons » et « Les guerres ne sont jamais de religion »)

Et que ce n’est pas non plus pour préserver la dignité humaine (nos politiques s’assoient dessus quotidiennement, en capitalisme la rentabilité passe avant la dignité humaine), ni pour éviter les troubles publics (ils en sont les principaux responsables).

Ce qui est certain maintenant, c’est que le gouvernement attaque dangereusement la liberté d’expression grâce à cette affaire (Dieudonné n’est que le prétexte qui sert les intérêts du gouvernement), et qu’il s’apprête par ce biais à interdire, même a priori, quiconque se mettra en travers de leur route. Et pas sous le prétexte de l’antisémitisme, comme l’indique l’ordonnance du Conseil d’Etat (enfin redevenu accessible), mais pour atteinte à la dignité humaine. Il faut avouer que cette affaire est un coup de maître, car elle est « tombée » la même semaine à la fois de l’adultère révélé du président, et surtout de l’annonce du « pacte de responsabilité » qui servira clairement à réduire encore un peu plus les aides sociales, appauvrissant un peu plus encore les plus faibles et énervant encore un peu plus les liens sociaux.

Question troubles à l’ordre public, ce « pacte » a quand même tout pour faire exploser la colère du peuple… et c’est bien parce que le pire est encore à venir qu’il faudra donc pour le gouvernement être en mesure de contrôler totalement les prises de paroles de certains « meneurs d’opinion » (pas les humoristes qui gagnent de l’argent en provoquant le gouvernement non) qui luttent véritablement contre le système capitaliste et les aberrations qu’il crée, car avec internet il est trop difficile de supprimer un texte ou une vidéo rapidement : une jurisprudence de censure « a priori » était donc nécessaire. Pour que les critiques les plus engagés n’aient tout simplement pas le droit de parler. Et hop, « à la chinoise » : on coupe le robinet !

Maintenant, quel est le lien avec l’antisémitisme ?

L’accusation « d’antisémitisme » est tout simplement le prétexte par lequel on se prépare à attaquer les véritables « anti-système ». Par un glissement sémantique similaire à celui qu’on utilise avec les musulmans. Je m’explique :

puisque ceux qui luttent pour la « vraie démocratie » luttent nécessairement pour la liberté d’expression (non seulement la leur mais aussi celle des autres – et même les plus odieuses), ils se retrouvent à dénoncer à la fois l’islamophobie et ceux qui l’utilisent à des fins électoralistes, et en retour se voient accusés, par un grossier syllogisme, de défendre l’Islam, ou même… l’islamisme ! Pourtant, ils ne défendent pas des personnes ni ce qu’elles disent mais juste le droit qu’elles ont de le dire. Et c’est bien différent.

Ce qui n’est en revanche pas différent, c’est le mode de fonctionnement de cette « criminalisation » des « libres penseurs » (attention, je ne parle pas de Dieudonné mais des véritables démocrates) : les amalgames ont toujours été utilisés par le pouvoir pour faire passer leurs ennemis pour de dangereux terroristes (d’ailleurs les résistants n’étaient-ils pas considérés par le gouvernement comme tels ?), comme c’est encore le cas avec les musulmans : comme les terroristes sont islamistes et que les islamistes sont musulmans, alors les musulmans sont des terroristes. Et puisque les antisémites n’aiment pas les juifs et que les sionistes sont juifs, alors les anti-sionistes sont antisémites. Par conséquent les défenseurs des Palestiniens sont des antisémites pour les uns, des partisans du Hamas pour les autres.

Et c’est avec de tels arguments qu’on décrédibilise à peu près n’importe qui qui contesterait le pouvoir en place, même intelligemment. En réalité ce n’est donc pas l’antisémitisme ou l’islamophobie qui sont condamnés derrière le « paravent Dieudonné », mais bien la liberté d’expression . C’est tout le sens de de l’ordonnance rendue par le « Conseil d’Etat » (un Conseil composé d’un seul conseiller qui décide démocratiquement tout seul sur les conseils du gouvernement qui l’a nommé si j’ai bien compris), au nom « de la dignité humaine ». C’est que le terme « antisémitisme » aurait empêché une interprétation suffisamment élargie de cette jurisprudence pour pouvoir attaquer à peu près tout le monde sous ce prétexte :
dorénavant, il sera possible de faire interdire a priori l’expression de toute personne « gênante » sous des prétextes de « non respect de la dignité humaine » (avec des mots ou des gestes, pas des actes il faut le souligner) ou de « risque sérieux » de trouble à l’ordre public, se servant sans vergogne de l’atteinte à une liberté fondamentale pour en attaquer une autre. Ces termes sont suffisamment flous pour faire traîner tout recours à des instances européennes supérieures pendant au moins 4 ou 5 ans, tandis que le Conseil d’Etat peut, lui, décider immédiatement.

Du coup, d’honnêtes citoyens contestant un peu trop fort pourront se voir censurés « a priori », et même à tort, sans qu’ils puissent se défendre juridiquement, ni même se défendre tout court :

car comment un homme a qui on interdit de parler pourrait-il répondre à ceux qui l’accusent, et comment ceux qui voudraient vérifier les accusations portées contre lui pourraient-elles le faire si l’accès à ses propos est supprimé ?

Derrière toute cette affaire, qui n’est je le répète qu’un prétexte, il y a la censure de l’expression libre. Et il faut se souvenir que la censure n’arrive jamais par hasard : elle est toujours le prélude à l’instauration de nouvelles règles qui ne plairont pas à tout le monde…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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En France, nous n’avons plus de Constitution

Posté par calebirri le 19 mai 2013

Le Parlement (Assemblée Nationale plus Sénateurs) est une émanation de la démocratie censée représenter la souveraineté du peule, en même temps qu’il est un contre-pouvoir capable de lutter contre le pouvoir exécutif. Il détient le pouvoir législatif (celui de voter les lois) et doit fonctionner de manière indépendante : ce qui signifie qu’il doit se mettre au service du peuple au lieu d’être au service de l’Etat (qui est n’est autre que le pouvoir exécutif, le gouvernement). Or depuis la modification constitutionnelle qui a permis le passage du septennat au quinquennat, le Parlement se transforme peu à peu en une simple « chambre d’enregistrement » du pouvoir exécutif : la majorité à l’Assemblée Nationale est de fait acquise au président élu, et permet en pratique à celui-ci de contraindre le parlement à voter les lois proposées non pas en conscience mais suivant les directives imposées d’en haut, au nom de la majorité.

Sauf qu’en théorie le Parlement doit pouvoir s’opposer au gouvernement : sinon quel intérêt y a-t-il à élire nos députés ?

Forts de ce constat, nous pouvons donc affirmer que la République actuelle n’a pas de Constitution, comme le précise l’article 16 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen qui sert de fondement à nos institutions : »Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » En l’absence de cette séparation -et en la présence d’un défaut de garantie des droits (la propriété des fonds d’épargne sont de par la politique économique menée menacés par la faiblesse des fonds propres autorisés par le gouvernement aux établissements bancaires), il nous faut admettre l’évidence : nous ne respectons plus nos textes fondateurs.

Le Parlement pourrait (et devrait) donc s’opposer à cette mort de la démocratie, et demander la destitution du président (il faut une majorité de deux tiers de l’Assemblée Nationale puis des deux tiers du Sénat pour réunir la Haute Cour autorisée à statuer)
: car il est clair désormais que le chef de l’Etat manque à ses devoirs et se trouve manifestement en contradiction avec son mandat (il applique le programme de Sarkozy !)

Pour comprendre l’immobilisme du Parlement, je rappelle à titre informatif que les députés, comme les sénateurs, gagnent plus de 13 000 euros chacun (en tout, sénateurs plus députés réunis, cela revient à 150 millions d’euros par an, le tout sans compter la réserve parlementaire ni les retraités), ce qui pourrait constituer un début d’explication, mais pas une excuse… A ce prix là, les parlementaires devraient au moins faire leur boulot correctement (certains diraient même que c’est leur devoir !).

Mais comment dans de telles conditions financières ne pas abandonner le service du peuple au profit de celui de l’Etat (lui-même au service de l’ennemi du peuple, la finance) ?

Au lieu d’être un contre-pouvoir, on s’aperçoit qu’en réalité le pouvoir législatif que représente le parlement est devenu l’esclave du pouvoir exécutif, et que cela implique sinon la fin de la République, au moins son agonie.

Que cela signifie-t-il ?

Et bien tout simplement que si le gouvernement français ne respecte plus la Constitution, et que le parlement est soumis au gouvernement, le pouvoir Français devient illégitime, même au regard de la Loi. Et puis surtout, que nous ne sommes plus tenus de respecter un gouvernement qui lui-même ne respecte pas ses propres principes.

Pourtant, si les parlementaires étaient moins lâches et moins cupides, ils auraient le pouvoir de s’y opposer. Malheureusement ils ne le font pas : ils préfèrent voter des lois dites « d’habilitation » pour se défaire de leur pouvoir législatif (d’une durée qui va sans cesse croissant) au profit de ces « ordonnances » quasi « royales » (elles-aussi en constante augmentation).

Mais que nos corrompus de tous bords ne se réjouissent pas trop vite : vu le prix qu’ils coûtent et au regard du travail qu’ils fournissent, il se peut qu’ils fassent bientôt partie des prochains cortèges luttant contre les licenciements économiques !

Que faire maintenant ?

Et bien la solution est simple : puisque notre société n’a pas de Constitution, il nous en faudra bien en rédiger une ! et comme ni le gouvernement ni le parlement ne veulent écouter la voix du peuple, le peuple doit se choisir une autre voie ! Il faut refaire une nouvelle Constitution nous-mêmes, et cesser de nous occuper de ces « bons-à-rien ». Se regrouper, se rassembler, et réfléchir ensemble au meilleur moyen d’éviter que nos futures institutions permettent ce genre de dérives…

Cela va prendre du temps, mais cela est indispensable. Autant nous y mettre maintenant, non ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Le retour de l’obscurantisme peut-il sauver les riches ?

Posté par calebirri le 13 mars 2012

Pour expliquer le capitalisme, on le compare souvent à un gâteau qui représenterait la somme des richesses à se partager. Au départ d’une taille qui correspondait à la quantité de monnaie qui le constituait, il s’est agrandi au fur et à mesure des convertibilités successives, de la création monétaire, du crédit… jusqu’à devenir un gigantesque dessert « mondial », par addition de tous les gâteaux « nationaux » : c’est le résultat de la mondialisation.

 

Mais ce gâteau qui grandit sans cesse (c’est ce qu’on appelle la croissance) est à partager entre tous les acteurs qui ont contribué, de près ou de loin, à sa réalisation, selon des règles établies et acceptées sinon par tous, au moins par la majorité. Et toute la science politique se résume à savoir comment : chaque individu a-t-il le droit de prétendre à la même part, et si non comment le justifier ?

Cette question revient à aborder le problème du partage non pas d’un point de vue égalitaire ( les inégalités sont flagrantes) mais de celui de la justice. Est-il juste que certains reçoivent une part plus grande que d’autres, et par extension est-il juste que certains n’aient pas même de quoi se nourrir quand d’autres gaspillent sans vergogne ? Voilà la question qui se pose à chacun de nous, de quelque côté qu’on se trouve autour de la table, et voilà sur quoi devrait théoriquement reposer la distinction entre la droite et la (vraie) gauche (voir ici).

Pour éluder cette question certains tenteront d’évoquer le fait que le gâteau continue de grossir et que fatalement il y a plus à se partager, mais récupérer plus de miettes ne peut décemment être considéré comme une victoire : il reste des milliers d’enfants qui meurent de faim, chaque jour.

La réalité est donc plus forte que la théorie, la main invisible n’existe pas, et tout le monde ou presque, aujourd’hui, est en mesure de s’en apercevoir tout autour de lui. Comment alors justifier que ces inégalités perdurent, et même augmentent ? Le fait d’être à la tête de ceux qui coupent les parts n’est pas une raison suffisante, pas plus que celui d’être à la tête de ceux qui donnent le droit à cette charge. Il y a autre chose de plus fort, de plus puissant que la volonté de quelques uns (voir « tous des lâches » ), et cette autre chose c’est nous, le peuple. Ce peuple qui adhère et qui a fini par croire que certains hommes valent plus que d’autres, et donc que certains autres (parfois soi-même !) en valent moins.

 

Car pour justifier et accepter que certains hommes aient des droits supérieurs à d’autres hommes, pour justifier et accepter qu’un petit nombre d’individus possèdent l’équivalent de millions d’autres, il faut que les inégalités trouvent une explication imparable capable de satisfaire aux conceptions de la justice d’une société : si on considère qu’il est juste que les « meilleurs » reçoivent une plus grosse part (ce qui laisse nécessairement aux autres participants une moins grosse part à se diviser), il faut donc déterminer précisément ce qu’est être « meilleur », et selon quels critères la société définit ce statut (les plus riches, les plus forts, etc…)

 

Cette question aurait dû être réglée depuis la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, mais manifestement les êtres humains ne sont pas tous considérés comme des hommes (et a fortiori comme des citoyens) puisqu’un enfant n’est ni un homme ni un citoyen, un condamné déchu de ses droits reste un homme tout en perdant le statut de citoyen. Mais qu’est-ce qu’un homme alors, et qui « mérite » cette dénomination ? faut-il en exclure les femmes et les jeunes, les enfants ? Les esclaves, les petits, les handicapés, les étrangers, les musulmans ? Si les hommes naissent libres et égaux en droit, comment justifier que la société détruise cette égalité de principe dès la sortie du ventre maternel ?

 

Quand on fait le bilan du capitalisme , il ne fait aucun doute qu’à l’arrivée les principes théoriques s’effondrent : les enfants des classes sociales « favorisées » ont toujours plus de chances de parvenir à se maintenir au sein de cette classe que ceux des classes moins favorisées, et « l’égalité des chances » résonne comme une vaste supercherie.  Rien de nouveau sous le soleil, nous répondra-t-on en évoquant le passé et la « prédestination » divine, la royauté… toujours les puissants se sont réfugiés derrière des arguments « incontestables » pour justifier le partage inégal des richesses : ce n’est pas le riche qui choisit d’être riche mais une sorte de « volonté supérieure » qui favorise comme « naturellement » certains êtres qui, nécessairement, doivent en retour récupérer plus. Comme les gros mangent plus, les meilleurs hommes doivent avoir plus. L’injustice du partage ne serait donc pas la conséquence d’un mauvais système (qu’on peut modifier) mais celle de l’injustice naturelle qui existe entre les hommes.

 

Mais ceux qui tiennent ce discours sont ceux-là mêmes qui ont tout intérêt à le faire croire : en établissant ainsi une cause supérieure indépendante de leur volonté, les bénéficiaires de l’injustice de ce partage défendent leurs privilèges en même temps que leur honneur. Etre « le fils de » pour expliquer sa réussite est moins glorieux que de se croire un don, évidemment génétique, puisqu’il se transmet de père en fils. Ils prétendent et finissent par croire qu’ils sont eux-mêmes meilleurs, et donc qu’ils méritent leur fortune, tandis que ceux qui les jalousent sont moins bons. Pour eux, il est impossible que la raison en soit sociale, car alors la légitimité de leur position leur semblerait (même à eux) intenable : en admettant qu’ils sont favorisés par des règles injustes que les puissants ont mises en place pour conserver leur position dominante, à eux et à leurs enfants, ils admettraient aussi la remise en cause de cette position.

 

Et c’est bien à cela que servait le vieux débat sur l’inné et l’acquis, sur le péché originel ou le caractère intrinsèquement bon ou mauvais de l’homme ; la génétique étant l’argument suprême (scientifique !) pour défendre les injustices…. Sauf que cette illusion est en train de s’effondrer elle-aussi, en même temps que les frontières médiatiques qui, avec l’arrivée d’internet, permettent de montrer au grand jour les mensonges censés les faire accepter.

Car en réalité la génétique n’est rien d’autre qu’un capital (et oui !) que les évènements extérieurs permettent ou non de faire fructifier. Avec l’épigénétique, on découvre que les gènes peuvent (ou non) s’exprimer, et cela dépend du contexte. Cela signifie que le social (l’acquis) prime sur le génétique (l’inné), et surtout que les injustices liées au partage des richesses ne sont pas inéluctables . Et tout le monde peut aujourd’hui s’en rendre compte pour peu qu’il en soit informé. D’ailleurs, il suffirait pour s’en convaincre de supprimer l’héritage, et on verrait alors si les meilleurs sont encore les enfants des riches…

 

Face à l’obsolescence de cet argumentaire et à la diffusion incontrôlable des clefs de lecture du système, il faut désormais que les dominants s’attachent à reconstruire un discours crédible pour justifier leur domination : la science ne suffisant plus à expliquer les inégalités, la religion fait un retour en force dans les esprits, à travers le concept fumeux de civilisation, derrière lequel on peut entrevoir les deux évènements majeurs qui vont arriver : le retour de la fermeture des frontières pour permettre la censure, et un retour vers l’obscurantisme religieux, seul capable de laisser planer le doute quand à une « prédestination » pour expliquer l’injustice du partage des richesses.

 

En réalité la crise est l’excuse sur laquelle s’appuient les puissants pour le rester en imposant LEUR modèle de civilisation, et le choc des civilisations sera la croisade capable de détourner l’attention des peuples vers d’autres responsables des injustices dont ils sont victimes. Et pendant qu’on s’évertue à remettre en place les conditions de cet obscurantisme à travers des débats indignes des valeurs que défendent en théorie nos institutions, les riches continuent de s’enrichir, et les pauvres de s’appauvrir. Combien de temps encore les peuples laisseront-ils l’injustice de ce système perdurer ?

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Dénonciation de crime

Posté par calebirri le 4 juin 2011

J’ai entendu dire que « ne pas dénoncer un crime est un délit ».

 

Partant de ce principe, je me dois alors de raconter ce que j’ai vu et entendu, car le crime est grave et les victimes fort nombreuses. Et le pire est que le (ou les) coupable (s) courent toujours, protégés par une sorte de Loi du silence qui nuit à l’éclatement de la vérité… et qui laisse entrevoir que le pire est à venir.

 

Cela remonte à longtemps déjà, et nous sommes pourtant nombreux à pouvoir témoigner : les preuves sont accablantes et incontestables, et visibles par tout un chacun. Mais c’est que les personnes engagées sont des personnages de la plus haute importance, et qu’en faire tomber un, cela signifierait en faire tomber plusieurs… enfin je pense.

 

Car si les crimes sont évidents, et les coupables clairement identifiables, les commanditaires sont plus difficiles à atteindre. Il apparaît dans ce dossier que de nombreuses plaintes ont déjà été déposées, mais apparemment aucune d’entre elles n’a abouti, ni même été suivie d’effets.

 

Cette affaire, si elle venait à apparaître au grand jour, serait sans doute susceptible de choquer durablement toute la population, et remettrait peut-être en cause toutes les valeurs sur lequel notre pauvre monde s’est fondé (ou assis, le mot est juste aussi). Enfin en théorie. Car les criminels en question, de nombreuses victimes les connaissent sans le savoir. Mais il apparaît qu’aucun des responsables n’a jamais été clairement dénoncé, et qu’aucun membre de cette sombre affaire n’ai jamais été ni inquiété, ni même jugé ; et que malheureusement, il y ait peu de chances pour qu’il en soit ainsi.

 

Avant d’aller plus loin dans mes accusations, je voudrais dire combien ma démarche est dangereuse et peut conduire à faire éclater une vérité qui rangerait le formidable « débat de fond » amorcé pour la présidentielle à l’état d’anecdote. Mais puisque la Loi me l’impose, alors il faudra bien m’y soumettre.

 

Cette affaire concerne donc des actes hautement répréhensibles par cette même Loi, et engage la vie et la mort de milliers, voire de millions de personnes sur cette planète. et je connais le coupable. Et son nom, je vais vous le dire, car ni Monsieur Ferry ni personne n’osera sans doute aller si loin…

Alors je me lance, à mes risques et périls  :  j’accuse l’Argent (est-ce un pseudonyme, un acronyme ?) d’être le plus grand criminel que la terre ait jamais porté, et je prétends pouvoir en apporter la preuve à qui me le demandera .

 

Derrière ce nom « Argent »se cachent les pires exactions que les hommes ont fait subir, depuis des siècles, à d’autres hommes censés être leurs frères. Derrière ce nom se cache  un système mafieux dont les ramifications parcourent toute la planète, et dont le réseau peut atteindre des milliers de gens en un instant : guerres, famines, climat, meurtres, vols, licenciements, exploitation, destruction, l’Argent est le plus grand criminel que notre Terre ait jamais eu, car il est devenu le Dictateur Universel. Il impose aux hommes de se battre entre eux (on appelle ça la concurrence) pour parvenir à intégrer une sorte de « secte » obscure appelée « les riches », mais il n’y a pas de place pour tout le monde. Ceux qui ne se soumettent pas à Sa loi son condamnés à rester dans la misère, car la secte des « riches » est toute puissante. Insaisissables, protégés par des lois qu’Il achète, ses Ministres les Gouvernants sont Ses hommes de mains, et sont coupables de s’être soumis à la volonté d’un pouvoir qui n’a comme seul objectif que de s’auto-entretenir en provoquant partout où il passe la misère, la peur, la haine et la mort.

 

Mais « la loi des riches » entre en contradiction totale avec LA Loi, celle qui se doit de respecter l’esprit de la « Déclaration Universelle des droits de l’Homme et du Citoyen » dans laquelle on considère que les hommes naissent libres et égaux en droit, ou que chacun a droit à la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. Outrepasser ces droits est un crime car il pousse, directement ou indirectement, aux pires extrémités citées plus haut, et que tout le monde peut en constater les effets sur les Hommes.

Il fallait bien le dénoncer, car il faudra bien un jour que ces criminels soient jugés, et condamnés.  Mais qui voudra bien recevoir la plainte ?

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

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Assemblée Constituante : une proposition méthodologique

Posté par calebirri le 9 janvier 2011

Créer une Assemblée Constituante est le rêve inavouable de millions de citoyens désireux de voir changées les règles du jeu qu’on nous impose un peu partout dans le monde. Bien conscients que les contre-pouvoirs prévus pour lutter contre les dérives autoritaires ont échoué, certains que la Constitution ne suffit plus à garantir leurs légitimes revendications de justice et de sécurité, sentant dans leur chair que leurs droits ne sont plus respectés, ils ont compris que le capitalisme avait dévoyé les principes fondateurs de la démocratie, et rendu obsolète la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

 

Aujourd’hui, ce sont presque tous les articles de cet admirable texte qui sont piétinés, détruits, anéantis. Ce texte, censé servir de base à la rédaction de toutes les Constitutions dites “éclairées”, a été peu à peu vidé de son sens au travers des âges, jusqu’à ce que la Constitution parvienne à laisser faire le contraire de ce pourquoi elle a été rédigée. Il nous faut désormais en faire une autre, capable de ne pas tomber dans les mêmes excès que ceux que nous subissons aujourd’hui. Car si le texte fondateur paraît plein de bonnes intentions, la réalité que nous offre sa pratique constitutionnelle laisse plus qu’à désirer.

 

Alors bien sûr il est aisé de se laisser aller à l’idée qu’en ré-écrivant une autre Constitution, nous pourrions régler à la fois les deux plus grands problèmes de notre monde actuel : la corruption financière de nos politiques et la misère d’un très (trop) grand nombre de personnes.  A travers une alliance naturelle et logique pour la conservation du pouvoir en un très petit nombre de mains, les riches et les puissants sont liés jusqu’à ne faire plus qu’un, si bien qu’ils organisent eux-mêmes les conditions de leur puissance : car en achetant les politiques, les puissants obtiennent le pouvoir de changer les lois, lois qui permettent de contrôler l’opinion à travers la possession de médias, qui permettent de subventionner la finance, de réduire les droits des travailleurs, de protéger les tricheurs, de mettre à l’abri les voleurs et les menteurs,  afin qu’ils deviennent toujours plus riches et plus puissants…

 

Comment faire alors pour mettre fin à ce cycle infernal ? Mettre la tête de nos gouvernants au bout de piques ? J’entends souvent ce genre de folie du désespoir. Et puis après, on installe une autre dictature ou on continue à s’étriper ?

D’autre part on sait bien que nos dirigeants ne nous laisseront pas l’occasion de changer de Constitution : pour peu qu’elle soit bien faite, elle ferait perdre aux plus puissants leur puissance, aux plus riches leur richesse, aux menteurs et aux voleurs tomber leur masque. Comment se sortir de ces deux alternatives inutiles ?

et bien créons-là nous-mêmes, cette Assemblée Constituante ! Puisqu’elle est censée remettre le citoyen au coeur de la démocratie en redonnant au peuple son véritable pouvoir, il faudra bien enfin que le citoyen se préoccupe de la chose publique. Puisque nous savons la classe politico-financière corrompue, qu’avons-nous besoin d’elle pour que le peuple décide ce qui lui semble être bon pour lui-même ?

 

Il n’est besoin que de méthode, et la chose est peut-être plus simple qu’il n’y paraît : en réalité c’est à des questions simples qu’il s’agit de répondre, comme je vous le soumets ci-dessous .

 

Afin de mettre en place cette Assemblée Constituante, il convient de définir :

I / Le rôle des Constituants

1_ L’âge des postulants(16, 18, 20, 30 ans ?)

2_ Les postulants (n’importe qui ?)

3_ Les modalités d’élection (élus ou tirés au sort ?)

4_ Le statut social des postulants (rémunérés, défrayés ou bénévoles ? Inéligibles par la suite ou pas ?)

II / La formation de l’Assemblée Constituante

1_ Le nombre de volontaires acceptés (1000, 10000 ou tous ?)

2_ Le nombre de Constituants participants (10, 100 ou 1000 ?)

3_ Le mode de formation de cette Assemblée ( à une date prévue ou une fois le nombre de candidats établi ?)

III / Le fonctionnement de l’Assemblée Constituante

1_ Déterminer la durée du processus constituant (6 mois, 1 an ou 2 ?)

2_ Définir les modalités de réunion de l’Assemblée (toutes les semaines ou tous les mois ? Sur internet ou en un lieu fixe ?)

3_ Définir l’organisation du travail de l’Assemblée (des groupes travaillant par sujet, ou par département, ou par région ? A partir des doléances du peuple ou des propositions de l’Assemblée, ou les deux à la fois ?)

4_ Etablir le cahier des charges à remplir par l’Assemblée (reprendre le squelette de l’actuelle Constitution ou en créer un nouveau ? Se baser sur la déclaration des droits de l’homme ou en rédiger une autre ?)

IV / Le contrôle des travaux de l’Assemblée par le peuple

1_ Les moyens de participation du peuple au projet constituant (par le biais d’un site internet, de référendums, de publications ?)

2_ Le droit de veto du peuple sur l’avancement des travaux de l’Assemblée (des votations à intervalles réguliers, des groupes de réflexion consultés, des spécialistes confrontés ?)

3_ Les modalités de validation du projet de l’Assemblée par le peuple (par référendum à la majorité plus une voix, ou aux deux tiers ? Proposé à l’adoption sujet par sujet ? à la fin du processus constituant, ou à plusieurs reprises durant le processus ?)

4_ La procédure en cas de rejet des travaux de l’Assemblée (faut-il tout recommencer, ou faire d’autres propositions ? Réélire de nouveaux Constituants, attendre de nouvelles doléances ?)

 

Nous n’avons pas besoin d’eux, et nous pouvons commencer dès maintenant. Il nous suffit de nous remettre à penser, et de prendre quelques minutes pour répondre à ces quelques questions, en fonction de ce que nous croyons être le plus juste pour tous, indépendamment de notre condition personnelle. Nous pouvons en débattre, et nous laisser un peu de temps pour cela. Ensuite il faudra agir, et choisir une méthodologie qui fait consensus. Une fois un nombre conséquent de citoyens prêts à s’engager dans la chose publique, il sera aisé de dégager un panel de volontaires suffisamment large pour qu’il puisse en ressortir une base militante et agissante assez solide pour mener à bien ce projet.

 

Je vous invite donc une fois de plus à venir « signer » l’appel de « la voie des peuples », et à ne pas négliger l’influence qu’aurait le soutien des parlementaires sur l’opinion : si nous arrivons à les convaincre de la justesse du projet, alors ils en convaincront d’autres.

 

En attendant, il nous reste à développer les outils nous permettant d’engager le processus constituant, et je vais m’atteler d’ici peu à la mise en place d’un questionnaire permettant de faire réagir les volontaires à cette proposition méthodologique. Les idées, propositions ou critiques sont évidemment les bienvenues…

 

Caleb Irri

 

http://lavoiedespeuples.unblog.fr

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un président coupable de tout…mais responsable de rien !

Posté par calebirri le 4 novembre 2010

Je viens de lire un article incroyable sur « lemonde.fr« , concernant la vaste fumisterie des sondages. La plainte déposée contre X pour « délit de favoritisme » se trouve classée sans suite, au regard de « l’irresponsabilité pénale dont jouit le président de la République », qui selon l’avis de classement « doit s’étendre aux actes effectués au nom de la présidence de la République par ses collaborateurs ».

 

Bon. Je ne suis pas spécialiste en droit, et j’aimerais bien avoir l’avis de maître Eolas sur le sujet,  mais tout me porte à croire que cet avis est raisonnable, compte tenu du fait qu’il doit être légal. En effet, à l’occasion d’une précédente modification constitutionnelle, le statut pénal du président de la République a bel et bien été modifié, de manière à garantir sa position. Mais la question de la légalité est-elle la seule que l’on doive se poser ?

A cette occasion, il est donc stipulé d’une part que le président de la république jouit d’une « irresponsabilité pénale », mais surtout que ceux de ses collaborateurs qui agissent en son nom doivent également en bénéficier. Je n’imagine pas qu’un tel jugement puisse être considéré comme valable dans la réalité, mais cela indique quand même dans quel état se trouve notre démocratie.

Même lorsque l’on regarde les textes, on s’aperçoit bien vite qu’en réalité le président est intouchable, que ce soit pénalement ou même politiquement. La procédure de destitution du président ne peut être engagée qu’à travers une marche à suivre pratiquement impossible à réaliser, particulièrement dans le cadre de ce « régime présidentiel » fondé sur le quinquennat, et avec un parlement soumis à la volonté de ce même président. J’en veux pour preuve que l’unique raison justifiant la saisine de la Haute Cour, à savoir la notion de  « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » est, selon le point de vue où on se place, caractérisé à plus d’une reprise si on se réfère au texte de la constitution dont il est censé être le garant.

 

De plus, on comprend mal comment le président peut être destitué pour des actes dont il ne serait pas responsable… mais peut-être tout cela est-il précisé dans une loi organique dont on ne sait qui peut la consulter, ni à combien de ramifications elle conduit, et ni même si elle est actuellement rédigée…

Ainsi donc, et à travers les failles de la Constitution,  le flou juridique entourant le statut du président s’étend désormais jusqu’à ses collaborateurs. On devrait pouvoir s’étonner d’une telle loi dans une démocratie, ou bien se poser des questions quant à la compétence de ceux qui l’ont votée, ou encore réfléchir à l’incohérence des motifs conduisant au classement de cette affaire… et pourtant c’est à peine si cette information a dépassé le statut de « dépêche AFP ».

Comment se fait-il que personne n’exige une logique, ou au moins une définition de ce que signifie la « responsabilité » ? si le président est responsable de garantir la constitution, mais jugé irresponsable au cas où il ne le fait pas, et que sa responsabilité (donc son irresponsabilité) rejaillit sur ses collaborateurs eux-mêmes responsables de l’irresponsabilité des lois qu’ils font voter, alors il y a quelque chose qui ne tourne pas rond…

Le problème n’est donc même plus de savoir s’ils sont coupables (l’Histoire les jugera pour nous), mais seulement de savoir s’ils sont responsables… ou pas. Dans le premier cas ils sont vraiment très forts, et dans le second ils le sont encore plus : coupable sans être responsable, c’est une magnifique double-pensée, et surtout un formidable concept !

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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