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Assemblée Constituante : nous avons déjà tout (ou presque)

Posté par calebirri le 20 mai 2012

Voilà. Les présidentielles sont passées, les législatives arrivent… et la crise est toujours là. Elle sera encore là quelque soient les résultats du prochain scrutin d’ailleurs, en Grèce et en France, en Espagne ou en Italie. Qu’en conclure : que la partie est définitivement perdue, qu’il faut abandonner tout espoir de changement de notre condition tout en laissant, durant encore les cinq années qui viennent, nos gouvernants se moquer de nous ?

Non.

Car au delà des élections -qu’elles soient présidentielles ou législatives et qu’elles se passent en France ou ailleurs- il y a le peuple qui, même contraint par l’illusion démocratique, est le souverain qui seul décidera de la voie qu’il veut suivre. Et toute cette mascarade des élections une fois terminée s’ouvrira une fenêtre médiatique plus que favorable à l’émergence de nouvelles initiatives, en réaction justement à la déception qui suivra le dépouillement des bulletins de vote. Inévitablement la mise en place de l’Assemblée Constituante s’imposera alors dans les esprits comme le seul et unique moyen pacifique de parvenir au changement que les urnes n’ont pas permis d’obtenir.

Car comme je l’ai dit ailleurs, la révolution ne doit pas attendre qu’on l’autorise pour se réaliser : elle doit se préparer « en dehors » du cadre institutionnel « dévié » et créer sa propre légitimité, par un soutien massif du peuple qui refuse les sacrifices que le pouvoir veut lui imposer. C’est un non-sens que de vouloir attendre de la part d’un pouvoir qu’il nous autorise à le détruire. Si les citoyens veulent une Assemblée Constituante, ils doivent la créer sans ceux qui y sont naturellement opposés.

Cette idée d’Assemblée Constituante est l’objectif autour duquel il s’agit maintenant de fédérer toutes les forces qui luttent à la fois contre la « droite » et la « gauche », et pour ce faire il n’y a pas besoin du soutien des politiques.

Beaucoup objecteront que c’est une utopie, un rêve inaccessible, mais pourtant nous avons déjà tous les outils nécessaires à sa réalisation effective… Hors mis peut-être celui que je vous propose aujourd’hui de construire avec moi :

-La juste colère du peuple avec les indignés qui se rassemblent peu à peu, au fur et à mesure de l’injustice des mesures prises pour « sortir » de la crise. Même l’exercice de la démocratie ne suffit plus.

-des « têtes d’affiche » capables de soutenir, de relayer et de développer cette idée, car désormais elle n’est plus considérée comme inutile.

-de nombreux sites traitant du sujet et défendant la mise en place de cette Assemblée.

-la possibilité concrète de la réaliser à travers la légitimité que lui procurerait le RIC (Référendum d’initiative citoyenne).

-des outils d’explication de l’illégitimité de la dette ainsi que des solutions qui peuvent être envisagées (audit citoyen, MIRAC).

-des « centres de réflexion » comme ceux d’Etienne Chouard ou le forum du « groupe de travail pour une Assemblée Constituante ».

-des relais locaux physiques (les repaires de « Là-bas si j’y suis », les comités locaux de l’audit citoyen, ceux des indignés), des relais « virtuels » sur internet.

 

Le seul outil qui manque à cette toile qui se tisse peu à peu se trouvant être la diffusion et le rassemblement qui seuls permettront la légitimité, je propose ici de nous unir tous derrière un même projet, « Pour une Constituante » ; à nous ensuite de construire ensemble la représentativité. Car vouloir une Assemblée Constituante n’est pas rédiger la Constitution ; elle doit être le fruit des travaux de l’Assemblée Constituante, et ici nous ne parlerons pas de ce qui doit se trouver dedans. La première étape consiste à établir les conditions de fonctionnement de cette Assemblée, conditions qui soient susceptibles de permettre à la représentativité des idées du peuple. C’est pourquoi je propose à tous les sites, mouvements, associations, initiatives concernés par ce projet ou qui y adhèrent de venir se signaler sur un nouveau site créé à cet effet, et dont le fonctionnement vous sera expliqué à l’adresse suivante : http://constituante.unblog.fr. L’idée d’une Assemblée Constituante doit faire son chemin parmi le peuple, et devenir une force capable de réaliser par elle-même les changements qu’elle désire. Afin de les obtenir, le peuple doit comprendre que ce n’est pas sur les ruines de notre démocratie que se construit l’avenir du pays mais sur de nouveaux projets, de nouvelles idées. Nous devons y réfléchir ensemble, et être volontaires pour ça.

 

Nous ne viendrons pas vous chercher par la main, c’est à vous de diffuser cette initiative pour qu’elle se développe. Venez vous associer au grand rassemblement pour une Assemblée Constituante, car c’est ici que se construira la révolution citoyenne que nous attendons depuis si longtemps.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Aux révolutionnaires qui se préparent à voter Hollande

Posté par calebirri le 26 avril 2012

Dans mon dernier billet, et sous le coup de l’émotion des résultats du premier tour, j’ai appelé à ne pas voter au second tour de la présidentielle, au risque selon certains de « faire gagner la droite ». Cet appel a suscité de nombreuses réactions hostiles, sans doute plus de la part des déçus du score de l’extrême gauche en général et du Front de Gauche en particulier que de la droite, car à ce qu’il paraît l’abstention favoriserait la réélection de monsieur Sarkozy lors du second tour.

 

Mais il semblerait depuis que les événements me donnent raison : car non contents de recueillir presque « automatiquement » les voix de l’extrême gauche à laquelle ils ne feront donc aucune concession, monsieur Hollande et son équipe courtisent aujourd’hui ouvertement les électeurs du Front National pour gonfler le score du PS, sans paraître se préoccuper véritablement ni du centre ni des abstentionnistes. Cela signifie une chose : que ce soit Sarkozy ou Hollande qui passe, nous aurons à nous confronter à une « droitisation » de la politique menée. Ce qui, si on se réfère aux idées développées lors de la primaire socialiste, correspond bien à la volonté du PS aujourd’hui.  Car si on y réfléchit, cette « droitisation » sert justement les objectifs communs de l’UMP et du PS : virer à droite avec le soutien de la gauche, afin qu’elle ne puisse pas contester plus tard ce qui se prépare aujourd’hui en Europe. Ensuite, que madame Le Pen appelle ou non à voter Sarkozy n’aura que peu d’influence sur les électeurs effrayés par « le droit de vote aux étrangers » promis par Hollande : ils voteront à droite quoiqu’il leur en coûte. Le seul objectif pour le FN étant de se positionner aux législatives avec le soutien de l’UMP (qui aura sans doute bien du mal à refuser les alliances), et ce qu’il soit d’ailleurs élu ou pas au second tour ; ce qui en définitive arrange peut-être tout le monde, et surtout les marchés financiers : un régime stable et sécuritaire est pour eux le meilleur des alliés.

 

A gauche maintenant, ceux qui auront aidé à élire Hollande se retrouveront eux-aussi face à cette droitisation qui ne doit pourtant guère les enchanter. Comment ne peuvent-ils pas comprendre qu’ils tombent dans un piège ? En votant, ils adhèrent de facto à l’arrivée au pouvoir de l’un ou de l’autre de deux candidats qui expriment ouvertement leur volonté de plaire à l’extrême droite ! et c’est moi qui ferait fausse route ?

 

Même l’UMP doit se gausser : des révolutionnaires prêts à pendre les banquiers qui votent Hollande pour éviter Sarkozy, quelle farce ! Ceux qui souhaitaient hier la « révolution citoyenne », faire la nique au G20, installer une 6ème République, « very dangerous » et tout et tout, sont en réalité de bien piètres révoltés s’ils sont incapables de remettre en cause dans la pratique un système qu’ils disent pourtant vouloir changer de fond en combles.

Comment peut-on se dire à la fois révolutionnaire et accepter de se soumettre à cette mascarade ?

 

On me dit que c’est un renoncement de ne pas voter. Mais c’est juste un autre renoncement de voter dans ces conditions : dans le premier cas un renoncement à l’illusion démocratique, dans le second à la révolution.

 

Car en vérité ce n’est pas des urnes que le changement viendra, mais bien de la rue. Il sera le fruit d’une réelle prise de conscience populaire qui finira bien par comprendre que les institutions sont obsolètes, et qu’il faudra bien un jour se résoudre à les reconstruire… Et cela passera inévitablement par la remise en cause du vote tel qu’on le pratique aujourd’hui, à travers la mise en place d’une Assemblée Constituante.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

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Le 6 mai, ne votez pas !

Posté par calebirri le 22 avril 2012

Ca y est nous y sommes ! Le peuple a voté, et la déception doit être grande ce soir chez les Français : le coup de théâtre n’a pas eu lieu. Les résultats d’aujourd’hui, même s’ils sont dans l’ensemble conformes aux prévisions (les deux favoris sont au deuxième tour), montrent que le « vote utile », ce concept anti-démocratique qui fausse les élections, a permis une fois de plus  le « sabotage » de la volonté du peuple. Car sans ce « vote utile » du premier tour, où en serait le FN, et à quel niveau se situerait le FdG ?

Mais les petits arrangements ont déjà commencé. La partie va être serrée, vont nous répéter nos bons analystes durant les deux semaines qui vont suivre… c’est que chacun va vendre sa soupe durant cette période, comme on l’a déjà goûtée ce soir dans cette abominable cacophonie télévisuelle. Les uns vont évoquer la sécurité, les autres la justice sociale, tenter de satisfaire les électeurs des uns ou de ne pas effrayer ceux des autres, et le pire est que nous tous savons qu’en définitive ni l’un ni l’autre ne feront ce pour quoi ils ont été élus…Quel scandale ! quand je pense que j’ai failli aller voter quand même, pauvre victime du conditionnement à l’illusion démocratique que je suis encore…Quand on voit ceux qui hier (pardon avant hier) encore affirmaient ne faire aucune concession, qui promettaient des surprises historiques ou qui écrasaient leurs ennemis sous des tombereaux de critiques appellent aujourd’hui à la raison du peuple, à nouveau au « vote utile ».

 

Si ce soir il est difficile de dire  qui sera le gagnant de l’élection présidentielle au soir du 6 mai, on peut déjà en connaître les perdants : les Français. Ces Français qui ont rêvé un instant, un peu comme lorsqu’ils achètent leur billet de loto : ils savent qu’ils ne gagneront pas, mais avec leurs deux euros ils s’achètent juste le droit de rêver, un peu d’adrénaline jusqu’aux résultats… Et puis ils retournent bien vite à la réalité : ils ont perdu leur temps, et rien ne va changer….

Car rien ne va changer. Maintenant il va se passer ce qui se passe à chaque élection : la droite avec la droite et la gauche avec la gauche, le tout s’effectuant non pas « pour » un candidat mais « contre » l’autre. Une bonne campagne médiatique pour éviter l’abstention, tous unis par notre « devoir citoyen » pour « faire vivre la démocratie » , et puis au final, « l’UMPS » aux commandes du pays pour ne nous offrir en pratique ni le changement ni la France forte promis par les deux camps.

 

Et bien moi, du haut de ma petite personne encore libre dans mes paroles et mes actes de citoyen « lambda », j’appelle à ne pas voter au second tour. Puisque le vote blanc n’est pas considéré et que le scrutin tel qu’il est prévu par la Constitution ne permet pas à d’autres idées que celles des deux soumis au système de rendre le pouvoir au peuple, je rêve de voir les abstentionnistes majoritaires au second tour. Puisqu’on n’autorise pas à la volonté du peuple de s’exprimer autrement que par négation, je souhaite qu’il exprime son mécontentement par une abstention massive, un refus de se laisser berner, un « boycott » de ce système électoral truqué.

Je veux que l’extrême droite refuse de voter Sarkozy, et que l’extrême gauche refuse de voter Hollande, et que le centre refuse de voter pour l’un des deux. Je veux que chacun assume ses idées jusqu’au bout, sans se soumettre aux forces qu’ils ont tant critiqué durant toute la campagne.

Et je ne veux plus entendre les arguments fallacieux qui prétendent que celui qui ne vote pas ne doit pas critiquer. Je ne supporte plus les excuses à la conscience qui justifient le fait de se faire voler sa liberté d’opinion sous des références historiques dépassées. Je refuse d’appeler à voter pour un homme qui conduit le pays dans le mur, qu’il soit « plutôt à droite » ou « plutôt à gauche ». Aujourd’hui le vote n’est plus un gage de démocratie. Il y en a des exemples partout dans le monde, et si vous voulez vous en convaincre demandez-vous toujours qui vous prendriez s’il s’agissait de choisir au deuxième tour entre Hitler et Staline… Et bien moi je ne vote pas. Je ne vote pas car justement j’ai une conscience citoyenne. Je critique le vote, et je plains ceux qui votent, car ce sont eux les victimes consentantes d’un système qui ne leur offre rien d’autre que l’illusion de la démocratie, et de belles promesses, pas plus qu’un ticket de loterie. Si ceux qui votent étaient justement un peu plus au fait de la chose politique, et bien j’affirme qu’eux aussi cesseraient d’aller voter.

 

Ce qu’il faut maintenant, c’est arrêter de se soumettre à cette illusion, car dès le 7 mai les choses reprendront leur cours… La crise refera surface et les Français ne verront pas leur condition s’améliorer, et le président en exercice n’aura dans la pratique que très peu d’influence sur les évènements. D’autres combats prendront alors de l’importance, dont celui majeur et fondamental de l’Assemblée Constituante : car puisque la Constitution ne permet plus la démocratie, il faudra bien se résoudre soit à mettre un terme à la démocratie, soit à changer de Constitution. Et je ne me rappelle pas avoir lu dans le programme d’un de nos deux candidats la mise en place d’une telle assemblée…

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Il paraît qu’en France il y aura bientôt une Assemblée Constituante…

Posté par calebirri le 22 décembre 2011

La rumeur est un bruit de fond qui finit toujours par remonter. On dit souvent qu’elle est un mal insidieux qui ronge profondément, et durablement. Et la faire taire est presque impossible. En politique comme en économie, et même dans la vie de tous les jours, les rumeurs sont parfois plus dangereuses que des faits établis : réputations salies, carrières brisées, bankruns ou paniques boursières, les exemples ne manquent pas, comme nous le prouve celui récent de la banque Swedbank en Lettonie. En quelques heures à peine, l’équivalent de plusieurs  millions d’euros ont été retirés par des clients apeurés, créant ainsi les conditions d’une faillite réelle de cet établissement, dont il est devenu inutile de se demander si les rumeurs le concernant été fondées ou non : désormais  c’est une certitude, par une sorte « d’auto-réalisation ».

 

Je ne sais si c’est le fait d’être tous conditionnés au vieil adage « il n’y a pas de fumée sans feu » ou la valeur intrinsèque de la rumeur elle-même, mais force est de constater que les rumeurs fonctionnent mieux avec l’apparence du vrai que du farfelu… pour qu’elle soit crue, il faut qu’elle soit crédible. Car contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la rumeur est basée sur la confiance : il faut du fond pour faire une bonne rumeur, étayé, trafiqué, truqué, mais avec une base plausible, et surtout savoir qui la lance, et qui la reçoit.  La confiance est l’élément majeur qui donne de la force à une rumeur. Si je dis que la banque « untel » va faire faillite, on ne me croira pas, même si j’apporte des éléments. Mais si la position de celui qui entretient la rumeur le place en situation de crédibilité, les mêmes éléments feront un autre effet : on ne propage une rumeur que de celui en qui on a confiance, et à qui on fait confiance. Pour la guerre en Irak et les armes de destruction massive, nombreux sont ceux qui ont dénoncé le caractère infondé de cette rumeur ; mais quand Colin Powell est arrivé, avec ces misérables diapos et ses fioles ridicules, la rumeur a enflé, s’est diffusée dans l’opinion publique, jusqu’à permettre l’invasion d’un pays certes dirigé par un dictateur, mais un pays souverain tout de même.

En économie, la confiance aussi fait partie du jeu. Car s’il est bien une chose fascinante avec le capitalisme, c’est que ceux-là même qui posent la rationalité des individus comme fondation de toutes leurs théories économiques sont  pourtant aussi irrationnels que les autres, et ils contredisent eux-mêmes en pratique les préceptes qu’ils énoncent suivre en théorie. S’ils se basent sur de véritables calculs, ceux-ci ne sont que des calculs de risques, des probabilités : les notations des agences, la maximisation du profit, la bourse, les échanges, le commerce dans sa globalité fonctionne sur des rapports de confiance, et tous les savants calculs de nos fiers économistes ne sont en réalité menés que pour établir le degré de confiance qu’ils mettent dans des rumeurs : tel Etat ne pourra (peut-être) pas rembourser, telle entreprise va (peut-être) licencier, telle mesure va (peut-être) engendrer tels emplois, voilà à quoi se résume les analyses économiques… Un jour untel annonce publiquement que l’Europe est (peut-être) un peu trop endettée, et un autre croit savoir que la Grèce est (peut-être) la plus mal en point…et sur ces rumeurs, et surtout selon la confiance qu’on en a, les analystes conseillent, les investisseurs suivent, et la menace d’une perte du « triple A » fait monter les taux des emprunts obligataires, et la hausse des taux des emprunts obligataires fait baisser la note. Il a suffi que la rumeur d’une faillite de la Grèce gronde pour que les investisseurs cessent d’avoir confiance en la capacité de l’Etat Grec à rembourser, ce qui a eu pour effet de faire monter les taux d’emprunts de l’Etat Grec, et de précipiter sa faillite… En réalité le coeur du capitalisme n’est pas dans la loi mathématique, mais dans la loi humaine. Et pour l’atteindre, il n’est donc pas besoin ni de mathématiciens ni d’économistes, mais de philosophes et de sociologues.

 

Les politiques, eux, l’ont très bien compris : et s’ils sont également sujets aux affres de la rumeur, ils ne la subissent pas seulement, ils la propagent et l’utilisent aussi, et s’en servent pour leur propre intérêt (rumeurs d’éclatement de l’Eurozone avant un sommet du G20, des étrangers profiteurs pour faire baisser l’immigration, des chômeurs fainéants pour faire baisser les aides sociales, de l’augmentation de la délinquance pour faire régner la peur…) La rumeur sait se faire propagande (propager), et nos « élites » savent l’utiliser, car ils possèdent les moyens de la diffuser : une rumeur qui marche est une rumeur médiatisée, qui fait « du bruit ».
Mais il ne faut pas seulement jeter la pierre à nos dirigeants, car nous avons tous pêché : la rumeur est toujours le fruit d’un secret mal gardé, et si nous n’en sommes pas tous victimes nous sommes tous coupables. Comme le principe du secret qu’on finit toujours par lâcher dès la petite enfance, la rumeur est faite pour être propagée.

 

Maintenant, puisque nous savons déjà tous cela et que les puissants tremblent plus face aux rumeurs qu’à la colère du peuple (les politiques tombent sur des rumeurs, pas aux élections) pourquoi ne pas retourner cette arme contre eux ? Puisque des rumeurs, même fausses, ont des effets parfois plus importants que des faits réels et avérés, pourquoi ne pas rechercher nous-mêmes, nous les 99%, la meilleure rumeur capable de s’auto-réaliser par la volonté de ceux qui la propagent ? Ne pourrait-on pas inverser, transformer la rumeur en « arme positive » ? S’il est certes plus facile pour les riches et les puissants d’atteindre à la médiatisation, nous avons nous-aussi des outils de propagation. Internet est aujourd’hui (mais pour combien de temps encore ?) le média le plus libre et le plus accessible qui soit, et les réseaux sociaux sont comme les lieux où, autrefois, on lisait les journaux interdits.

 

Regardons à présent la situation économique telle qu’elle est aujourd’hui : sur-endettée, la France n’a pas les moyens de rembourser. Ses dirigeants ayant apparemment décidé de ne pas faire payer les responsables de la crise (eux-mêmes et leurs amis) et le peuple se trouvant être réticent à payer de sa poche les sacrifices exigés, il apparaît que le meilleur moyen de contraindre les 1% à payer LEUR dette est donc de refuser de la payer.

 

Mais comment faire pour y parvenir en l’absence de volonté politique ? l’audit citoyen (voir ici et ici), un moyen déjà utilisé en Equateur qui a permis de constater l’illégitimité de la dette, n’est même pas soutenu par le PS  en France !
Alors voilà : pour qu’une rumeur prenne de l’ampleur et finisse par se réaliser, il faut donc avant tout créer de la confiance. Nous sommes 99%, et nous avons tous en commun la même volonté de changement. Nous ne voulons pas payer, et il nous suffirait de le clamer tous ensemble assez fort, avec assez de conviction pour que notre voix soit entendue.
Pourquoi ne pas utiliser ces outils dont nous disposons, et lancer nous-mêmes les rumeurs qui, une fois réalisées, nous permettront d’accéder aux changements que nous désirons ?

 

En plus, il faut bien l’avouer, j’ai déjà entendu parler de quelque chose, et je vous supplie de ne le répéter à personne, car rien n’est encore prouvé : mais la rumeur dit que s’organise déjà, sur internet, la mise en place de cet audit citoyen pour la France, avec des comités locaux qui serviront, si mes informations sont justes, de tremplin à la chute du gouvernement Français, et qui débouchera sur la création d’une Assemblée Constituante … mais surtout ne dites rien !

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Ce qui manque aux indignés

Posté par calebirri le 19 octobre 2011

Ce samedi 15 octobre s’est déroulée la « journée planétaire des indignés« . Sans appel ni de la part des syndicats ni de celle des partis politiques, elle fut organisée dans plus de 85 pays, et plus de 1000 villes à travers le monde, réunissant tout de même au total plusieurs centaines de milliers de personnes réclamant une « véritable démocratie ». Cette mobilisation, assez unique en son genre, ne peut pourtant pas être considérée comme une victoire, car elle n’a malheureusement pas atteint ses objectifs : les 99 % d’indignés que doit compter le monde n’étaient pas encore au rendez-vous, et loin s’en faut.

Pour comprendre les raisons de ce « demi-échec » (ou cette demi-victoire, c’est comme on voudra), il faut admettre que ce mouvement comporte des lacunes, et ce tant au niveau de ses revendications que de ses structures.

 

Mais tout d’abord, il faut avouer que le mouvement des « indignés » souffre d’un manque certain de médiatisation : bien que relayée sur internet et quelque peu médiatisé dans les journaux « papier » ou à la radio, la télévision n’en a pour sa part quasiment pas fait état dans ses journaux…

Ce défaut de médiatisation peut s’expliquer de deux manières : soit ce mouvement est délibérément occulté par les médias « au service du pouvoir » pour ne pas qu’il prenne de l’ampleur, soit il n’est tout simplement pas assez « crédible » pour faire peur au gouvernement ou intéresser les médias « populaires » (la télévision).

 

Car qu’on le veuille ou non , la médiatisation semble être le facteur essentiel de réussite (ou d’échec) de ce genre de mouvements, et ce malgré l’apparente contradiction de ce système (une fois la médiatisation obtenue, le mouvement s’amplifiera de lui-même,  mais pour arriver à cette médiatisation le mouvement devra tout d’abord être déjà assez large…) (voir http://calebirri.unblog.fr/2010/10/05/le-nombre-et-la-force-pour-une-internationale-du-web/).

Pour tenter de choisir entre ces deux alternatives, il convient de se rappeler le fameux « bankrun » (voir http://calebirri.unblog.fr/2010/12/04/bankrun-2010-ou-le-symbole-du-dysfonctionnement-capitaliste/) qui avait fait réagir jusqu’à madame Lagarde, et qui tendrait à prouver que les médias sont moins soumis au contrôle des politiques qu’à celui des financiers : en effet, si le mouvement venait à être plus crédible, peut-être serait-il alors plus largement médiatisé.

Ces considérations une fois établies, il convient tout de même de s’interroger sur ce manque de « crédibilité » : les revendications portées par les indignés sont sans doute audibles par une population ayant soif de changements dans les politiques économiques et sociales conduites en Europe ou aux Etats-Unis, mais elles ne peuvent permettre à tous de s’engager derrière le flou qu’elles entretiennent. En réclamant des changements pour une « véritable » démocratie, les indignés ne font que contester sans proposer : parvenus à prendre conscience de l’injustice engendrée par le système capitaliste, ils n’ont en réalité aucune idée précise des moyens de la réduire. Et établir un diagnostic n’est pas guérir le malade.

 

Si on se réfère aux revendications émises, le changement de politique ne peut constituer ni une base suffisante pour unir et fédérer les mécontentements, ni véritablement inquiéter un pouvoir qui se bat déjà pour conserver la main. Il leur faudrait donc tout d’abord se mettre d’accord, ensemble, sur les réponses que les indignés voudraient voir adoptées par les gouvernements contestés pour aller les réclamer publiquement : car plus de justice, plus d’emplois, plus de partage des richesses ou plus de démocratie, cela ne signifie rien de bien concret pour développer la mobilisation.

 

Ensuite, la structure même de ces mouvements ne saurait être suffisante pour appuyer ces faibles revendications. Peu structurées (ça se construit peu à peu il est vrai) et mal organisées, les mobilisations avec occupation de places publiques sur un temps long sont à peu près improductives d’un point de vue stratégique, car elles permettent au gouvernement non seulement de satisfaire l’illusion démocratique (que les indignés dénoncent par ailleurs), mais aussi de s’autoriser à terme le recours à la force en cas de « trouble à l’ordre public ». On l’a vu à l’occasion de cette journée du 15 octobre, la mise en exergue des violences de casseurs isolés est utilisée à la fois pour décrédibiliser le mouvement et pour l’affaiblir : une fois le mouvement installé en nombre sur une surface limitée, il devient alors facile pour un gouvernement de le pousser à la faute en lui opposant une pression policière constante, jusqu’à pouvoir ensuite revendiquer l’expulsion par la force, avec dispersion sur des places plus petites et moins visibles où le mouvement périclitera sans doute, à l’abri des regards journalistiques lassés par la durée du mouvement.

 

Ce mouvement, on le voit bien, ne dispose donc pas encore des qualités nécessaires au développement de ses mobilisations, car il souffre d’une part d’un manque de médiatisation du à sa crédibilité, ainsi que d’un manque d’organisation de ses structures d’une autre part…

Et c’est bien pour pallier à ces manques que « Un RIC pour une AC » a été lancé ! En proposant à la fois une revendication claire et fédératrice, la mise en place d’une Assemblée Constituante, et l’organisation d’un mouvement unitaire fondé non pas sur la manifestation mais sur l’engagement « ponctuel » (en un lieu, en une fois), le « RIC pour une AC » se propose de préparer en amont une « révolution démocratique » qui doit s’effectuer autour d’une sorte de  « Référendum d’Initiative Citoyenne » auto-réalisateur…

 

Une fois les objectifs de ce mouvement clairement définis, une fois le rassemblement effectué autour de ces objectifs clairs et concrets, la médiatisation de ce dernier ne tardera pas : en un seul jour et en une fois nous pourrons réclamer tout, car en réalité le pouvoir nous appartient déjà… de le prendre ou pas.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Le 20 novembre, faites la révolution… sans manifestation !

Posté par calebirri le 3 octobre 2011

AVIS A LA POPULATION

 

La situation actuelle ne peut plus durer. Nos gouvernants se moquent de nous, et foulent aux deux pieds toutes les valeurs sur lesquelles notre démocratie est censée avoir été bâtie : liberté, égalité, fraternité sont des idéaux qui n’ont plus court ici, et ailleurs non plus. Les droits de l’homme ne sont plus respectés nulle part, la misère touche plus d’une personne sur six et nos comportements consuméristes détruisent une planète qui risque un jour de ne plus pouvoir nous accueillir, nous et les générations qui nous suivront.

 

Cela doit cesser. La crise est devenue le moyen de nous asservir encore un peu plus, tandis que peu à peu se révèlent au grand jour les véritables visages de ceux qui nous gouvernent : corruption, mensonges, trahison, cupidité, voilà ce qui se trouve derrière les masques qui tombent peu à peu.
Face à cette grande dépression qui ne saurait manquer de nous atteindre de plein fouet, face aux sacrifices énormes qu’on se prépare “d’en haut” à nous imposer, toutes nos grèves et nos manifestations ne sauraient suffire à faire bouger le gouvernement : nous sommes trop désunis pour être considérés comme une force.

 

Je propose donc à tous de se rassembler autour d’une seule et même revendication, la seule qui puisse faire sens en ces temps troubles d’incertitude, et qui a le mérite de prendre en compte toutes les aspirations des citoyens désireux de changement, à savoir la mise en place d’une Assemblée Constituante. Cette Assemblée Constituante verra le jour d’une manière ou d’une autre, mais nous pouvons accélérer les choses en utilisant les outils déjà disponibles, et le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) est sans doute le plus adapté. Par une campagne unie et nationale, par la pression du peuple sur ses élus, par un lieu de rassemblement de toutes les initiatives destinées à promouvoir la réalisation de ce projet, nous avons le pouvoir de faire plus que de nous faire entendre : celui d’imposer notre volonté, en reprenant de fait une souveraineté usurpée.

 

Et puisque ni les manifestations, ni les pétitions ne fonctionnent, puisque les syndicats sont incapables de jouer leur rôle, puisque les médias sont aux ordres et puisque le pouvoir méprise toute forme de contestation, alors il est temps de nous organiser nous-mêmes, afin de montrer à tous la véritable puissance d’un peuple uni, et de faire enfin respecter sa volonté.

Pour obtenir un Référendum d’Initiative Citoyenne à propos de la mise en place d’une Assemblée Constituante, il est nécessaire d’avoir plus de 4,5 millions de citoyens soutenant une initiative d’un cinquième du parlement, à savoir plus de 185 parlementaires. Nous avons le pouvoir de reprendre la main, en exigeant de la part des parlementaires un engagement clair et signé, ainsi qu’en soutenant en masse cette initiative. Seul le nombre peut faire la différence, et de ce nombre dépendra le sort de notre nation.

 

Je vous propose donc à tous, le dimanche 20 novembre 2011, de vous rendre le plus nombreux possibles devant la mairie de votre préfecture respective, afin de déposer un bulletin d’engagement et de soutien au mouvement “Un RIC pour une AC” à des bénévoles sur place ce jour et de retourner chez vous ensuite, sans perdre ni votre temps ni votre énergie, ni votre salaire ni votre patience… Pour ce qui est des parlementaires, ils seront tous contactés par des bénévoles et devront également se soumettre à la volonté du peuple.

 

Toutes les explications sur ce projet et tous les textes à télécharger sont à retrouver à la même adresse, sur un blog spécialement créé à cet effet, http://unricpouruneac.unblog.fr. Comme vous l’imaginez, il sera très difficile d’obtenir un tel nombre de participants, mais cela ne dépend que de vous : en diffusant, en reproduisant, en propageant ce message le plus loin et le plus largement possible, nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destinée, en une seule et même journée, tous rassemblés autour d’une seule et même revendication commune, celle d’un changement des règles d’un jeu qui ne nous convient plus.

 

Une fois cette journée du 20 novembre terminée, si elle réussit, le peuple se rendra alors compte de sa véritable puissance, et aura alors pleinement retrouvé sa souveraineté : en agissant ainsi, nous montrerons à nos politiques, de manière démocratique et pacifique, et tout cela sans nuire aux intérêts de quiconque, que le peuple est le seul véritable maître chez lui.
Pas besoin ni de déclaration de manifestation, ni de préavis de grève, ce mouvement n’est ni l’un ni l’autre. Votre engagement se limitera à un déplacement en préfecture à cette date, la force du nombre fera le reste… Juste une révolution… sans manifestation !

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Le 20 novembre, faites la révolution... sans manifestation ! dans Assemblée Constituante doc Bulletin d’engagement et de soutien au mouvement “Un RIC pour une AC”

 

Publié dans Assemblée Constituante, la démocratie, révolution?, un nouveau système | 17 Commentaires »

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