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Il faut lutter contre le parti unique

Posté par calebirri le 23 décembre 2015

Ils commencent à me faire chier tous avec leur vote utile : c’est une arnaque ! Vous ne voyez pas ce qui se trame derrière ce « front républicain », cette « union sacrée » qui se fait jour en ce moment ? Comment appelle-t-on cela déjà…. ah oui : le parti unique. Cela est tout à fait légitime bien sûr si l’on considère la proximité des idées comme des agissements de nos deux partis dits « de gouvernement » (et oui pourtant les choses étaient claires depuis le début avec ce terme pas du tout ambigü). Ils vont bien tenter de nous faire croire que le bipartisme est toujours là avec le FN comme épouvantail mais la réalité c’est que ce sont bien les idées du FN que nos politiques ont en commun…

Maintenant que les choses s’éclaircissent il va falloir que les citoyens en prennent bonne note : le seul parti pour lequel ils sont autorisés de voter à la prochaine présidentielle (il paraît qu’ils se sont arrangés récemment pour transformer les règles de la campagne à venir pour favoriser encore plus leur propre camp) est un parti unique à trois têtes dont les unes valent les autres : un Le Pen vaut un Estrosi qui vaut un Macron : baisse des salaires, baisse des dépenses publiques, baisse des aides et préférence nationale, islamophobie et court-termisme, corruption et petites magouilles entre amis.

L’état d’urgence est pour eux une chance inespérée
de voir les élections fermées et la démocratie disparaître, et avec elle toutes les contraintes économiques qu’elle faisait peser sur les entreprises et l’Etat (qui n’est qu’une grosse entreprise donnée en gestion à des fonctionnaires serviles et corrompus ; il n’y a qu’à regarder comment la « bataille » contre les paradis fiscaux avance !

Maintenant plus que jamais il est temps de reconnaître l’échec de la vraie gauche qui refuse de voir ce qui se trame depuis trop longtemps. Elle est inaudible car elle n’est pas crédible : tant qu’elle reste positionnée sur le « mieux disant  social » (ou le « moins-pire » disant), elle n’arrivera à rien.

On pourrait se demander si la faiblesse et la « timidité » des hommes de gauche est une contrainte qu’ils s’imposent pour se « caler » sur les volontés populaires qu’ils croient déceler dans les sondages orchestrées par des médias avides de sensationnel (mais de droite), ou s’ils ensont réellement réduits à cette misère intellectuelle qui les pousse à croire que le socialisme est compabtible avec l’écologie ou le capitalisme. Mais quand on voit à quelle vitesse nos politiques retournent leurs vestes à mesure du changement de vent public qu’ils croient sentir, peut-être suffirait-il qu’ils entendent qu’une grande partie du peuple (celui de gauche pour de vrai) attend autre chose d’eux que de pigner en attendant que leur tour vienne.

Il y a quelque chose à faire pourtant. Il est grand temps pour ceux qui ne veulent pas d’un parti unique en France de réfléchir un instant aux alternatives qu’ils ont : car il existe des intellectuels qui même s’ils ne sont pas médiatisés, sont tout de même présents grâce au web notamment, et qui représentent une force politique conséquente. Chacun bien sûr a son préféré, son « champion », et il est très difficile de laisser du compromis dans une radicalité pourtant nécessaire. En définitive il est certainement beaucoup moins difficile d’être de droite que de gauche.

Je ne sais pas s’il existe un point commun entre toutes les composantes de la « vraie » gauche qui suffise à les rassembler pour une cause commune comme l’était la lutte contre le capitalisme autrefois mais sans doute cette référence ne saurait suffire aujourd’hui. Mon avis est que l’Assemblée Constituante pourraît être ce liant car il ne remet en aucun cas en cause la radicalité des positions de chacun. Il y a bien sûr un débat qui courre depuis un moment déjà sur la manière dont cette Assemblée Constituante doit être créée (vote, tirage au sort ou un mélange des deux…), mais cela peut être tranché par un référendum… Ou un pile ou face !

Sans plaisanter nous pouvons tous constater ensemble que les institutions qui permettent d’en arriver à un tel niveau de déni de démocratie sans s’effondrer complètement sont de mauvaises institutions. Seulement il ne faut pas céder non plus aux sirènes de ceux qui vous disent que l’Assemblée Constituante devra être comme-ceci ou comme cela. Ce n’est pas à eux d’en décider mais au peuple lui-même. Autrement dit, un parti qui dans son programme revendique la mise en place d’une Assemblée Constituante « entre autres choses » est déjà dans l’erreur : car pour qu’il soit crédible il faudrait que la création de cette Assemblée Constituante soit son seul programme. Son objectif serait d’accéder au pouvoir non pas pour appliquer un programme -forcément contraint par la réalité des échanges tels qu’ils existent dans les structures présentes- mais pour préparer la mise en place effective de cette Assemblée Constituante, tout en continuant de gérer les affaires courantes.

Il faudra bien sûr se décider collectivement, au moyen d’un référendum évidemment, de la meilleure manière dont une Assemblée Constituante doit fonctionner pour représenter le plus fidèlement possible les volontés des individus. Mais le plus dur sera sans aucun doute de populariser cette idée afin qu’elle devienne évidente pour le plus grand nombre.

Ne connaissant pas d’autre moyen de populariser une idée que le « bouche à oreilles », je pense qu’il faudra un endroit pour se regrouper, et se compter ; un lieu pour discuter, et puis aussi un lieu pour décider. J’ai déjà tenté de faire ce regroupement il y a quelques années, mais peut-être les citoyens n’étaient-ils pas prêts à le faire alors… Qu’en est-il aujourd’hui ? Allez-vous continuer de subir l’arnaque du vote utile jusqu’à ce qu’ils vous expliquent eux-mêmes qu’ils peuvent très bien s’en passer en définitive, ou allez-vous comprendre enfin qu’en vous soumettant à ce petit jeu vous ne faites que légitimer la prise de pouvoir par des gens qui ne méritent ni votre voix ni votre confiance ?

N’y a-t-il personne parmi les gens qui me lisent qui seraient motivés pour s’y remettre ? Quelqu’un qui s’y connaisse en informatique et qui parvienne à faire du forum que j’avais mis en route quelque chose d’attractif et de performant ?

N’est-il donc pas possible pour les partisans de cette Assemblée Constituante de se mettre d’acoord non pas sur les modalités de fonctionnement de celle-ci mais sur le fait qu’ils ont en commun d’en vouloir une ?

Si jamais il y en a encore quelques uns pour tenter le coup vous savez où me trouver.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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La démocratie vaincue sur tous les fronts

Posté par calebirri le 12 décembre 2015

Nos politiques crachent sur nos morts comme les terroristes l’ont fait sur eux lorsqu’ils étaient vivants. Daesh a gagné sur toute la ligne : nous avons peur et ils nous divisent. Les partisans d’un régime autoritaire ont eux-aussi obtenu ce ce qu’ils désiraient : ils nous divisent et nous suppriment des libertés.

Ils doivent bien se marrer les chefs de Daesh, en apprenant ce que nous avons fait pour lutter contre eux depuis les attaques ; et puis quand on entend que les avions français n’ont plus de bombes ! quelle ironie sordide. Alors qu’il suffirait qu’on ne fabrique plus d’armes pour que les guerres s’arrêtent ! Et ils doivent bien se marrer aussi au gouvernement de menacer de « guerre civile », d’attaques « bactériologiques », de troubles à l’ordre public en même temps qu’ils nous promettent sécurité, rassemblement et confiance, démocratie et valeurs humanistes…

Nos gouvernants (qu’ils soient Français, Russes ou Syriens, Turcs ou Américains…) devraient bien remercier les terroristes pour tout ce qu’ils font pour eux. Tandis que nous, nous avons désormais deux ennemis à combattre : les terroristes obscurantistes ET les modernes dictateurs qui tous deux se foutent pas mal de notre sort -tant que nous ne nuisons pas à leurs petites affaires.

En attendant on s’aperçoit que les plus lucides quittent peu à peu le terrain, désespérés par le climat de plus en plus malsain qui règne ici, ou sont empêchés de s’exprimer lorsqu’ils ne sont pas du même avis que celui autorisé . Ceux qui ont compris que nous n’échapperons pas au chaos ne peuvent plus contiuer à vouloir empêcher l’effondrement d’un monde qui ne tient plus (malgré la peine qu’ils en ressentent). Et en même temps il est très difficile pour eux de se positionner politiquement puisqu’il n’y a pour ainsi dit plus d’alternative à gauche : elle est à reconstruire de zéro.

C’est peut-être cela d’ailleurs le seul côté positif des élections. Face à la victoire (logique) du FN et aux petits arrangements « utiles » qui vont suivre pour le deuxième tour des régionales, face au retour de l’arbitraire et à l’obscurantisme de nos deux ennemis, face à la crise qui n’en finit pas et aux bruits de bottes qui se font de plus en plus proches de l’Europe, face à l’échec annoncé de la COP21 et au cynisme des possédants, au traitement infligé aux réfugiés et aux miséreux, ceux des intellectuels et des citoyens encore démocrates vont être contraints de réagir, de se positionner, de se parler, de se rassembler, pour créer ensemble un nouveau mouvement de résistance à l’oppression, d’où qu’elle vienne. Certains diront qu’il est scandaleux de mettre sur le même plan la dictature de l’organisation Etat Islamique avec celle d’un gouvernement élu comme l’Etat Français mais ce n’est qu’aveuglement de leur part : ces deux entités menacent et la démocratie, et nos libertés fondamentales. Car quoiqu’on en dise et malgré la barbarie des terroristes, nos gouvernants profitent de ces actes affreux en utilisant les peurs de leurs citoyens pour se maintenir ou accéder au pouvoir. Par leurs comportements cyniques, leurs discours de haine et de peur, leurs bombardements incessants, leur ingérence, leur incompréhension des autres cultures, leurs intentions pétrolifères ou gazières, leurs egos, leur cupidité, ils profitent et en même temps favorisent l’émergence des radicalismes qui fleurissent partout en Europe et ailleurs… sans compter les morts innocentes qu’ils provoquent -en plus du ressentiment qu’ils suscitent.

Il faut cesser de regarder sans rien dire les mêmes hypocrites nous expliquer que le FN est un danger après avoir tout fait pour le faire monter… et puis qu’on cesse de nous dire de voter pour les partis de gouvernement au deuxième tour, pour que rien ne change. Si le FN représente un danger pour la démocratie, qu’il n’est pas jugé républicain, alors qu’attend-on pour l’interdire ? Je l’ai déjà dit, le FN est un épouvantail bien utile : regardez, ils sont tellement à court de programme que desormais leur seul programme consiste tout simplement à voter contre le FN ; et ceux qui n’iraient pas voter sont des traitres à la république ? Tu parles ! le programme du FN est celui appliqué par le PS comme LR . Ils se foutent de nous. Tactiquement, leurs seules chances de perpétuer l’alternance est de laisser le FN au premier tour des présidentielles… le Front Républicain, ou « l’union sacrée » (diront-ils sans doute à ce moment) qui lui répondra satisfera bien tout le monde puisque de toutes les manières ils pensent pareil !

Ce constat une fois posé, il faut prendre du recul et réfléchir à la suite.

D’abord cesser de participer à cette mascarade. Evidemment que je « préfère » un PS qu’un LR, et un LR qu’un FN. Je préfère aussi qu’on me coupe un petit doigt que la main, et qu’on me coupe la main plutôt que le bras. Merci du cadeau.

Ensuite, prendre du recul. Le chaos ne sera pas plus évité parce que je vote ou parce que je ne vote pas. Nous perdons notre énergie à expliquer sans cesse les mêmes choses et cela ne sert à rien. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’après le chaos il restera des hommes, de ceux qui seront capables de continuer ce que nous, notre génération, auront commencé pour eux. Ils pourront alors, en plus d’être les victimes d’un monde devenu fou , les récipiendaires du travail que les « résistants » d’aujourd’hui auront produit pour eux. Comme ce fût le cas pour le CNR.

Il y a 5 ans l’Assemblée Constituante semblait un rêve utopique éloigné des préoccupations des citoyens car disait-on alors, nous ne souffrions pas assez pour vouloir nous prendre en main. Et bien nous y arrivons très vite, et il devient un devoir impérieux de se rendre compte que ce n’est pas en votant aux élections qui viennent que la situation pourra s’améliorer, mais en changeant nos institutions. Le jour où la Constitution permettra la compatbilisation du vote blanc comme un vote contestataire, ou que le Référendum d’Initive Citoyenne sera instauré, cela par une Constitution que nous aurons approuvée par référendum, nous aurons alors une véritable raison d’aller voter.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : Il existe un forum en « standby » sur la mise en place d’une Assemblée Constituante, qui ne demande qu’à se remplir de contributeurs… il est plus que temps !

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Grèce : NON au Diktat, OUI à l’Europe (mais une autre !)

Posté par calebirri le 6 juillet 2015

Nous avons été nombreux à rêver cet instant : et plus nombreux encore à le craindre… Maintenant nous pouvons dire que nous entrons dans l’inconnu. Bien sûr il y a ceux qui voudront nous faire croire que le résultat du référendum signifie la sortie de la Grèce de l’Europe, mais ils mentent : le peuple grec n’a pas voté pour sortir de l’Euro mais bien pour refuser le diktat de la Troïka. Cela signifie que désormais une « autre Europe » est possible. Lorsque chaque pays de l’Europe mettra à sa tête un homme et une équipe de la trempe de celle de Syriza, alors les peuples pourront enfin exprimer leur véritable volonté : oui nous sommes européens, oui nous voulons l’Europe, mais non nous ne voulons pas celle que nos gouvernants actuels voudraient nous imposer.

J’ai attendu avant d’écrire ce billet, histoire de voir si mon précédent (voir « Non, la Grèce ne fera pas défaut« ) tenait le coup. Et il s’avère qu’en un sens il le tient. Car d’un point de vue strictement légal, il faut attendre encore un peu avant de déclarer que la Grèce est officiellement en défaut de paiement : pour le moment elle n’a seulement pas honoré une échéance, un point c’est tout.

Et avec ce qui vient de se passer aujourd’hui, il apparaît qu’il va devenir difficile pour les « Institutions » de ne pas permettre une négociation plus souple vis à vis d’une Grèce en position de force ; à moins que de prendre clairement le parti de la négation de tous les principes démocratiques. Et il leur sera aussi difficile de nous faire avaler que puisque la Grèce refuse les conditions imposées elle doit sortir. Je crois qu’il est bon de rappeler sans cesse que la sortie imposée de l’Europe n’est pas prévue dans les traités, et que par conséquent il est possible à la fois de dire non à l’austérité tout en restant dans l’Europe.

Ce référendum crée un précédent historique car un gouvernement résolument de gauche (enfin par rapport aux autres qui s’en revendiquent) s’empare enfin de la démocratie pour établir à la face du monde sa souveraineté. Bravo les Grecs, bravo Tsipras ! Et bravo Varoufakis…

Aujourd’hui nous apprenons que le premier ministre des finances grec (Varoufakis donc) annonce sa démission, non pas pour un désaccord avec « son camp » mais pour ne pas « nuire » aux nouvelles négociations qui vont s’ouvrir mardi. Ce sens du sacrifice est tout à son honneur et prouve à quel point un homme politique peut être à la fois un négociateur avisé et un citoyen raisonnable.

Enfin maintenant il va falloir que l’Europe négocie. On parle beaucoup du rôle de la BCE pour décider de la sortie ou non de l’Euro, mais ses décisions, même arbitraires, ne peuvent échapper à ce dilemme : tenter de pourrir la situation en assiégeant la Grèce pour la contraindre à la sortie (avec pertes et fracas pour les banques et autres créanciers), mais alors il faudra assumer ce geste. Ou alors négocier pour ne pas que la Grèce sorte ; et c’est se préparer à voir tous les autres pays européens en difficulté « menacer » d’un référendum à plus ou moins brève échéance.

Comme de toutes les manières l’Europe n’a pas vraiment d’autre choix que de continuer à faire « tourner la machine » (ce que la BCE confirme aujourd’hui), et à moins que de créer un autre « précédent historique » en « foutant dehors » la Grèce et tous ses citoyens (ou éventuellement de fomenter un coup d’état en Grèce), nous pouvons raisonnablement espérer qu’in fine un accord tout aussi raisonnable soit trouvé.

Je ne sais pas si cela se trouvera être une solution pérenne ni une « bonne » solution du point de vue des citoyens qui se verront ainsi les récipiendaires des pertes que les banques ne manqueront pas de faire lors de la petite « ristourne » sur la dette grecque, mais il est possible qu’en définitive la Troïka joue maintenant le jeu du « regardez à cause des Grecs la croissance qui redémarrait enfin s’arrête, et on va devoir vous demander quelques sacrifices supplémentaires »…

Quoi qu’il en soit, cela prouve encore une fois que quand la démocratie est respectée, alors le peuple sait très bien exprimer sa volonté.

Il faut désormais que les Grecs poussent leur avantage et que les autres peuples leur emboîtent le pas. Ce n’est pas d’une ristourne que les Grecs ont besoin, mais d’une annulation pure et simple de leurs dettes. Il faut que les banques prennent leurs pertes et que les autres peuples refusent de payer la facture pour les banques.

Et surtout il nous faut transformer l’Europe de fond en comble. Renvoyer tous ces petits dictateurs en herbe qui se croient nos maîtres alors qu’ils ne sont là que par la force de leurs trahisons (ou soumissions) successives.

Faire en sorte que comme en Espagne ou en Grèce de nouvelles forces politiques, plus démocratiques, fassent leur apparition. Faire en sorte que l’Europe redevienne unie et démocratique. Pour montrer qu’il est possible de faire autrement.

Les deux seules solutions qui restent encore aux capitalistes pour empêcher l’effondrement du château de cartes qu’ils ont mis en place est donc soit de faire payer les peuples européens pour renflouer les caisses en risquant d’augmenter encore dette et chômage, ou bien de se rendre à la raison et d’imposer aux banques d’assumer leurs erreurs, à savoir de prêter à des acteurs insolvables en espérant continuellement jouer sur le « too big too fail » pour se faire renflouer « gratos » sous ce prétexte.

Si le référendum grec n’est qu’une manche dans une guerre des peuples contre les banquiers, alors on peut dire que la Grèce a remporté cette manche. Empêchons maintenant la Grèce de sortir et soutenons le peuple grec pour qu’il soit notre point d’horizon à tous. Et que nos dirigeants comprennent enfin que ce n’est pas au peuple de payer pour les erreurs commises par les riches.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Il faut lutter contre le terrorisme d’Etat (islamique ou pas) !

Posté par calebirri le 20 avril 2015

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Les terroristes nous maintiennent entre deux feux : d’un côté il y a le terrorisme de l’organisation « Etat Islamique », qui à force de conquêtes va bien finir par créer un véritable « Etat », et de l’autre il y a « la réponse » à cette organisation, avec une autre forme de « terrorisme d’Etat » : le contrôle, la surveillance, la censure. Et bien sûr des victimes, civiles toujours, qui d’un côté comme de l’autre subissent des pertes considérables en vies humaines, en droits, en perspectives d’avenir.

Aujourd’hui, quand un enfant nous demande si plus tard, « quand il sera grand », il pourra choisir son travail et ou bien comment sera son téléphone portable, s’il pourra voyager dans l’espace ou si il vivra jusqu’à 100 ans, il devient difficile de ne pas lui mentir… Que sera le monde dans 5 ans, 10 ans ou 50 ans, voilà qui nous inquiète tous plus ou moins sérieusement. Aurons-nous même les moyens de conserver intact le niveau de vie dont nous disposons actuellement, rien n’est moins sûr. Faudra-t-il choisir entre deux terrorismes ?

Alors qu’une dictature se met peu à peu en place « en Orient », une autre s’installe également « en Occident ». Comme tant de fois par le passé, deux empires se font face et se préparent à nous broyer entre leurs immenses forces brutales. Et quand l’Europe dénonce la fermeture intempestive de sites comme « youtube » en Turquie (qui n’est pas une démocratie), on se prépare en France (dans ce qui est censée en être une) la possibilité légale de le faire sans recourir à la justice. Et après on s’étonne que l’extrême-droite revienne en force en Europe ? Comment pourrait-il en être autrement, à partir du moment où ceux qui se disent démocrates sont capables de détruire sciemment ce qu’il en reste ? Regardez l’exemple fourni par ces bons démocrates : corruption, cynisme, tromperies… Je suis persuadé que la plupart de ceux qui se tournent vers les partis « révolutionnaires » d’extrême-droite aujourd’hui, comme ceux qui se laissent tenter par le discours « révolutionnaire » des djihadistes, sont de ceux qui croyaient le plus en la « démocratie » pour les sortir de la misère et qui, déçus et dégoutés par la manière dont ces « démocrates » la défendent, finissent par considérer qu’en définitive la démocratie ça ne vaut rien : « si c’est ça la démocratie, alors autant essayer « une bonne dictature » ! ».

En face, et pour « lutter » contre ceux qui veulent « empêcher la liberté d’expression », on installe la surveillance pour tous et la censure… Pour lutter contre la violence on en instaure une autre. Pour lutter contre un « isme » on en invente un autre. Les démocraties répondent aux démocraties, les dictatures aux dictatures. Et les terroristes à d’autres terroristes. Le cercle vicieux dans lequel nous nous trouvons provoque une surenchère de la violence, de la peur, de la haine, de l’incompréhension.

Le problème est qu’il semble trop tard pour revenir en arrière. Les pays se réarment, se combattent par pays interposés, et le jeu des grandes alliances a repris. Ceux qui attendent la guerre seront satisfaits, mais pour les autres comment faire ?

A vrai dire c’est là le point central de toute l’Histoire humaine : à chaque dictature qui s’installe n’apparaît pas une nouvelle démocratie pour s’y opposer mais bien une autre dictature d’une nature contraire qui empêche la démocratie d’advenir. La difficulté est donc de se défaire de la dictature présente pour établir une démocratie qui fera naître en réaction d’autres démocraties qui lui répondront. Ces mouvements historiques sont en germe dans des pays comme l’Islande ou le Venezuela, ou en Grèce, mais sont vivement combattus par ceux-là mêmes qui se disent garants de cette démocratie.

Quand on se penche (même de loin !) pour regarder ce qui distingue fondamentalement la dictature de la démocratie, c’est la puissance de la classe capitaliste et le partage des richesses inégalitaire que l’on retrouve à chaque fois…

Il y a pourtant bien une solution pour éviter la dictature sans passer par un massacre historique, et elle se décompose en plusieurs temps :

- dans un premier temps il faut que les associations, mouvements, partis, se rencontrent et se rassemblent autour du rejet des politiques actuelles
- ensuite, elles doivent constater ensemble que le problème est la concentration des richesses entre un très petit nombre de mains
- que cet état de fait est rendu possible par nos institutions qui autorisent « de facto » cette concentration.
- il faut donc changer ces institutions et les remplacer par d’autres : c’est le travail de l’Assemblée Constituante
- pour ce faire il faut dégager une méthode pour que cette Assemblée soit la plus démocratique et donc légitime possible ; d’ailleurs la démocratie devrait être une condition de cette légitimité.
- une fois cette méthode décrite et largement acceptée, il faudra aborder la deuxième partie de notre réflexion commune : la lutte contre le capitalisme : les travaux de Bernard Friot sont révolutionnaires et permettent d’envisager une sortie « sans douleur » du capitalisme en même temps que l’intégration des nouvelles technologies et la sauvegarde de la planète (une fois que l’activité des hommes n’est plus contrainte par la rentabilité tout est possible !)
- cette théorie du salaire à vie ne peut avoir une chance d’exister qu’après que la nouvelle Constitution sera votée. C’est pourquoi il faut profiter du temps de travail de l’Assemblée Constituante pour poser les bases de cette solution, indépendamment de la réflexion menée par les autres tendances économiques, sans préjuger des décisions prises une fois la démocratie retrouvée.
- enfin, il faudra penser à s’unir avec tous les pays qui se trouvent engagés dans un processus similaire pour montrer aux autres comment il est possible de sortir de la dictature « par le haut ».

Maintenant, je dois avouer qu’il ne va pas être facile d’en arriver là : il y a peu j’ai tenté une « approche » en écrivant à une quinzaine d’associations ou de mouvements militant pour la mise en place d’une Assemblée Constituante pour savoir s’ils seraient partants pour une « rencontre » sans engagement autour de la question de l’Assemblée Constituante, et seuls deux m’ont répondu.
Les différents forums sur l’Assemblée Constituante sont plus ou moins à l’abandon, et le mouvement « MR6″ semble noyé dans un torrent de soucis. Il serait d’ailleurs utile d’avoir un retour d’expérience sur le sujet, car il apparaît de nombreux problèmes de légitimité : si l’on en croit certains plus de la moitié des membres désignés de « l’arc de gauche » représenteraient 53% de la-dite Assemblée (voir http://www.politis.fr/L-assemblee-est-representative-de,30784.html.

quoiqu’il en soit, et même s’il est sans doute trop tard pour éviter la confrontation des forces historiques qui nous entraînent malgré nous vers le chaos, il faudra bien un jour commencer à se coltiner à ces questions… enfin toutefois si nous voulons un jour pouvoir sortir des dictatures qui se mettent en place

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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En France, nous n’avons plus de Constitution

Posté par calebirri le 19 mai 2013

Le Parlement (Assemblée Nationale plus Sénateurs) est une émanation de la démocratie censée représenter la souveraineté du peule, en même temps qu’il est un contre-pouvoir capable de lutter contre le pouvoir exécutif. Il détient le pouvoir législatif (celui de voter les lois) et doit fonctionner de manière indépendante : ce qui signifie qu’il doit se mettre au service du peuple au lieu d’être au service de l’Etat (qui est n’est autre que le pouvoir exécutif, le gouvernement). Or depuis la modification constitutionnelle qui a permis le passage du septennat au quinquennat, le Parlement se transforme peu à peu en une simple « chambre d’enregistrement » du pouvoir exécutif : la majorité à l’Assemblée Nationale est de fait acquise au président élu, et permet en pratique à celui-ci de contraindre le parlement à voter les lois proposées non pas en conscience mais suivant les directives imposées d’en haut, au nom de la majorité.

Sauf qu’en théorie le Parlement doit pouvoir s’opposer au gouvernement : sinon quel intérêt y a-t-il à élire nos députés ?

Forts de ce constat, nous pouvons donc affirmer que la République actuelle n’a pas de Constitution, comme le précise l’article 16 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen qui sert de fondement à nos institutions : »Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » En l’absence de cette séparation -et en la présence d’un défaut de garantie des droits (la propriété des fonds d’épargne sont de par la politique économique menée menacés par la faiblesse des fonds propres autorisés par le gouvernement aux établissements bancaires), il nous faut admettre l’évidence : nous ne respectons plus nos textes fondateurs.

Le Parlement pourrait (et devrait) donc s’opposer à cette mort de la démocratie, et demander la destitution du président (il faut une majorité de deux tiers de l’Assemblée Nationale puis des deux tiers du Sénat pour réunir la Haute Cour autorisée à statuer)
: car il est clair désormais que le chef de l’Etat manque à ses devoirs et se trouve manifestement en contradiction avec son mandat (il applique le programme de Sarkozy !)

Pour comprendre l’immobilisme du Parlement, je rappelle à titre informatif que les députés, comme les sénateurs, gagnent plus de 13 000 euros chacun (en tout, sénateurs plus députés réunis, cela revient à 150 millions d’euros par an, le tout sans compter la réserve parlementaire ni les retraités), ce qui pourrait constituer un début d’explication, mais pas une excuse… A ce prix là, les parlementaires devraient au moins faire leur boulot correctement (certains diraient même que c’est leur devoir !).

Mais comment dans de telles conditions financières ne pas abandonner le service du peuple au profit de celui de l’Etat (lui-même au service de l’ennemi du peuple, la finance) ?

Au lieu d’être un contre-pouvoir, on s’aperçoit qu’en réalité le pouvoir législatif que représente le parlement est devenu l’esclave du pouvoir exécutif, et que cela implique sinon la fin de la République, au moins son agonie.

Que cela signifie-t-il ?

Et bien tout simplement que si le gouvernement français ne respecte plus la Constitution, et que le parlement est soumis au gouvernement, le pouvoir Français devient illégitime, même au regard de la Loi. Et puis surtout, que nous ne sommes plus tenus de respecter un gouvernement qui lui-même ne respecte pas ses propres principes.

Pourtant, si les parlementaires étaient moins lâches et moins cupides, ils auraient le pouvoir de s’y opposer. Malheureusement ils ne le font pas : ils préfèrent voter des lois dites « d’habilitation » pour se défaire de leur pouvoir législatif (d’une durée qui va sans cesse croissant) au profit de ces « ordonnances » quasi « royales » (elles-aussi en constante augmentation).

Mais que nos corrompus de tous bords ne se réjouissent pas trop vite : vu le prix qu’ils coûtent et au regard du travail qu’ils fournissent, il se peut qu’ils fassent bientôt partie des prochains cortèges luttant contre les licenciements économiques !

Que faire maintenant ?

Et bien la solution est simple : puisque notre société n’a pas de Constitution, il nous en faudra bien en rédiger une ! et comme ni le gouvernement ni le parlement ne veulent écouter la voix du peuple, le peuple doit se choisir une autre voie ! Il faut refaire une nouvelle Constitution nous-mêmes, et cesser de nous occuper de ces « bons-à-rien ». Se regrouper, se rassembler, et réfléchir ensemble au meilleur moyen d’éviter que nos futures institutions permettent ce genre de dérives…

Cela va prendre du temps, mais cela est indispensable. Autant nous y mettre maintenant, non ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Assemblée Constituante : peut-on mettre tout le monde d’accord ?

Posté par calebirri le 22 avril 2013

La marche du 5 mai pour la Constituante approche, mais les réponses elles n’arrivent toujours pas : malgré tous mes efforts pour en obtenir, personne ne semble en mesure de dire aujourd’hui comment cette Assemblée Constituante fonctionnera, ni qui la formera.

Comment rassembler le peuple dans ces conditions ?

Les seuls points abordés par le programme du Front de Gauche sont l’élection de l’Assemblée Constituante à la proportionnelle intégrale sans seuil (et avec parité), mais sans savoir ni combien de personnes seront élues, par liste ou par nom, et autres questions du même genre qui restent sans réponse ; ainsi que la validation de la nouvelle Constitution au terme des travaux de cette dernière par référendum (mais dans quelles conditions, là aussi silence total). Presque comme en Tunisie, dont on connaît aujourd’hui l’échec. Pour le reste, c’est déjà anticiper sur ce qui devra se trouver dans la future Constitution ; et ça ce n’est pas le boulot des politiques ni des organisateurs de l’Assemblée Constituante mais bien celui des Constituants eux-mêmes : il serait malsain d’interférer sur leurs travaux.

Cela étant dit, il n’y a pas que le Front de Gauche qui milite pour la création d’une Assemblée Constituante. De nombreuses initiatives existent aujourd’hui ici et là, mais force est de constater que le rassemblement entre toutes celles-ci ne se fait pas : soit elles ne se connaissent pas, soit elles ne désirent pas travailler ensemble.

Pourquoi ?

C’est que le sujet de l’Assemblée Constituante suscite immédiatement ‘une polémique qui semble insoluble, sur la méthode à employer pour la mettre en place : il y a d’une part les partisans de l’élection des membres de l’Assemblée Constituante (http://www.pouruneconstituante.fr/), et d’une autre ceux du tirage au sort de ses membres (http://etienne.chouard.free.fr/Europe/). Et entre ces deux visions aucun accord possible car cette question est essentielle au bon fonctionnement de la future Assemblée. De plus, cette question focalise toutes les attentions et ne permet pas d’avancer sur les autres questions, qui appellent pourtant elles-aussi des réponses claires.

Avec le forum « http://pouruneconstituante.forumgratuit.fr » et son questionnaire, j’ai voulu laisser le soin aux citoyens d’en décider, pour peu qu’ils prennent en main cette question : puisque les soutiens de l’une ou de l’autre de ces deux options ne parviennent pas à s’entendre, le peuple peut les aider à en décider pour eux. Car je crois que ce n’est qu’une fois cette question résolue que l’union pourra se faire et que nous pourrons enfin aborder les autres questions, plus sereinement… Et pourquoi pas par l’intermédiaire d’un référendum d’initiative citoyenne).

Mais à bien y réfléchir (et puisqu’on ne se précipite pas sur le forum !) il y aurait bien une autre solution pour trancher et trouver -pourquoi pas- un consensus, que je vous expose ici : admettons une Assemblée Constituante composée de 100 personnes (le chiffre c’est pour faire simple) : 50 sont élues (il faudra tout de même déterminer comment et par qui), et les autres 50 sont tirées au sort (il faudra tout de même déterminer comment et par qui). Ainsi, ceux qui ont peur de « l’amateurisme » des tirés au sort sont rassurés par le « professionnalisme » des élus, et réciproquement. Si les différents partisans de l’une ou de l’autre solution parvenaient à se mettre d’accord sur ce principe, alors nous pourrions enfin avancer ensemble sur le sujet, et passer à la suite.
Cette option pourrait être considérée comme une troisième voie acceptable, et peut-être permettre de « renvoyer » chacun à préparer des propositions concrètes sur « ses » 50%. Ensuite, nous pourrions alors tous marcher ensemble le 5 mai, que ce soit au nom de tel ou tel autre « parti », « mouvement » ou « association », tous sous la même bannière constituante. Et passer enfin au concret.

Car pour que l’idée même d’Assemblée Constituante se popularise et prenne de la consistance, il faut réunir ses partisans au delà de la seule question du tirage au sort ou de l’élection. Nous devons travailler ensemble pour offrir les meilleurs conditions possibles de sa mise en place, et nous mettre enfin au travail.

Je propose donc ici d’organiser, avec tous ceux qui militent pour la mise en place d’une Assemblée Constituante, une sorte de « réunion », de « conférence » ou de « table ronde », peu importe comme on voudra l’appeler, pour se mettre enfin d’accord non pas sur tout, mais au moins sur les moyens de régler les désaccords existants, en travaillant sur la méthode avant que de parler de la Constitution elle-même ce qui- je le répète- est de la compétence des Constituants.

J’invite également tous les internautes qui le souhaitent à me faire parvenir le nom et le lien des sites qui font la promotion de l’Assemblée Constituante afin de faire un état des lieux de la popularité de cette grande idée, en m’envoyant un mail à l’adresse calebirri[at]hotmail.fr, et en précisant si possible si ces derniers sont « pour l’élection » ou « pour le tirage au sort » des membres de l’Assemblée Constituante.

Enfin je lance sur mon blog un (nième) sondage afin de « tester » l’hypothèse d’une Assemblée Constituante à la fois élue et tirée au sort. N’hésitez pas…

Si nous voulons que les choses bougent, bougeons !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Assemblée Constituante, la démocratie, La voie des peuples, révolution?, un nouveau système | 16 Commentaires »

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