Du droit à la dictature

13 novembre 2021

Non classé

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Lorsque vous entendez de plus en plus souvent un ministre dire que la sécurité est la première des libertés, cela devrait vous étonner. Si le gouvernement répète ensuite à l’envie qu’avant d’avoir des droits vous avez des devoirs, cela devrait vous inquiéter. Et quand enfin le président, à 20H à la télé, annonce que « être libre, dans une Nation comme la France, implique d’être responsable et solidaire » jute après avoir menacé ceux qui ne se feraient pas vacciner de ne pas pouvoir « vivre librement », alors il faut s’arrêter une seconde pour réfléchir au sens des mots qui sont utilisés

La liberté c’est le choix. Le droit n’est rien d’autre que le pouvoir de faire des choix. En conscience et selon notre libre-arbitre, le citoyen « de plein droit » est l’individu considéré comme libre CAR en capacité d’exercer SES droits.

Si on vous prive d’un droit au prétexte que vous n’avez pas accompli un devoir au préalable, alors celui qui possède le pouvoir de vous supprimer ce droit est nécessairement votre maître. L’Etat n’est pas votre maître, et le président n’est pas votre roi. Si on conditionne l’obtention d’un droit à l’accomplissement d’un devoir préalable, alors ce droit n’est pas une liberté mais la contre-partie de votre soumission.

En vérité on n’a de devoirs que ceux qu’on se donne à soi-même. Car si c’est quelqu’un d’autre qui vous indique quels sont vos devoirs, alors vous n’êtes pas un Homme libre. Et si la personne qui vous impose quels sont vos devoirs est la même que celle qui vous donne les droits qui y sont conditionnés, alors il faut se rendre à l’évidence : vous n’êtes plus un citoyen et vous ne vivez pas dans une démocratie.

Le Pass Sanitaire est le symbole même de ce changement de régime que nous subissons sans même que la plupart des citoyens s’apercoivent du tournant majeur que cela représente.

Ce Pass, qui pourra bientôt être à loisir activé et désactivé selon les critères laissés à l’appréciation d’un petit groupe d’hommes sans aucune possibilité de s’y opposer, est l’instrument par lequel il faut comprendre que les droits et les devoirs ne sont plus entendus comme des concepts politiques abstraits mais bien l’application de la méthode ancestrale utilisée par toutes les dictatures du monde, à savoir celle qu’on appelle en général « la politique de la carotte et du bâton », ni plus ni moins : si vous faites bien tout ce qu’on vous dit de faire vous aurez des droits, toujours en sursis, tandis que si vous ne vous soumettez pas on vous en retirera. Ce n’est plus vous qui décidez.

Vous êtes nés dans un pays dans lequel le simple fait d’y apparaître vous conférait des droits imprescriptibles vous permettant de devenir un citoyen libre vivant dans une démocratie. Et puis on vous a ensuite fait comprendre qu’à côté de ces droits vous aviez aussi des devoirs, comme une sorte d’échange naturel… pour qu’on vous annonce aujourd’hui que finalement de droits vous ne pourrez avoir qu’après avoir rempli des devoirs… mais réveillez-vous donc les gens : car en réalité c’est triste mais vos droits ont déjà disparu !!

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : voir http://calebirri.unblog.fr/2021/06/20/des-droits-jusquaux-devoirs/

6 Réponses à “Du droit à la dictature”

  1. jonasdjeser Dit :

    Bonjour à vous , j’ai publié justement un billet plus haut qui aborde cette question du droit et du devoir. Mais il me semble que ceux ci ne sont que le fruit du bon sens , l état à des obligations , les citoyens aussi . Ceci n est pas un chantage mais une question de responsabilité partagée . L état se doit de rappeler dès règles , nous le percevons comme une soumission mais il faut un cadre, une direction
    Ou sinon c est le retour de l anarchie . cordialement

    Dernière publication sur Jonasdjeser : Egypte, terre de contrastes.

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    • calebirri Dit :

      bonjour, je suis désolé d’insister mais les devoirs que vous évoquez dans votre billet ne peuvent être imposés en démocratie.
      C’est soit l’un soit l’autre. Il ne peut y avoir d’entre-deux. La solidarité ou la protection de la Nature sont les résultats non pas de la dictature mais bien de la démocratie faite de citoyens libres et égaux en droits, qui ont inscrit ensemble dans les règles qu’ils ont librement consenties cette protection ou cette solidarité. Un devoir est quelque chose qu’on ne peut exiger en réalité qu’à soi-même. Sinon c’est une obligation. L’obligation n’est pas la liberté que je sache

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  2. jonasdjeser Dit :

    Bonjour Caleb , mais qui parle d obligation ? Si c’etait le cas , des lois et des sanctions existeraient mais ce n’est pas le cas . Le pass sanitaire est une exception car c est un cas de force majeur. Les devoirs ne sont pas une obligation , mais c est ce qui différencie l individualité , du collectif , du citoyen responsable à celui qui est indifférent . Ces a chacun de choisir sa position, mais il n y a pas de mal à ce qu un chef d état rappel ou autre rappel cela . Pour ma part je trouve que il a raison d inciter au collectif..

    Dernière publication sur Jonasdjeser : Egypte, terre de contrastes.

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    • calebirri Dit :

      @JonasDjeser

      Je ne vois aucun inconvénient à ce que le Chef de l’Etat appelle à la vaccination, mais je refuse l’obligation et je m’insurge contre le chantage. Le président n’est pas mon maître et je ne suis pas son sujet. Mais dans l’esprit qui domine ce nouveau discours il ne s’agit pas de mettre une sanction suite à une obligation non respectée mais bien de conditionner l’obtention d’un droit à l’accomplissement d’un devoir imposé par une autorité qui détient le pouvoir de vous autoriser ou refuser ce droit.

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  3. Lionel Waeckel Dit :

    Bonjour, je partage votre opinion Caleb. Je la partage sur la base des chiffres de l’OMS et autres de différents pays comme la Suède qui révoque l’idée de pandémie et considère la diffusion de ce virus comme une simple épidémie saisonnière à l’instar de la grippe. L’idée émise par Jonas est intéressante jusqu’à cette limite où le pass et l’épidémie ne sont des cas de force majeure au final. Ceux-ci ne sont pas sanitaires mais bien politiques où nous perdons nos droits constutionnels, républicains, démocratiques basés sur la liberté individuelle issus de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui ne peuvent se soustraire. Se soustraire à ces droits inaliénables reviendrait à se soumettre devant la volonté politique malveillante et de certains à des fins autoritaires par un biais sécuritaire et faussement sanitaire. Je ne peux m’y résoudre et remercie mes grands-parents(4), ma grande-tante résistants ayant combattu pour nos libertés, ainsi que mon père envoyé au camps de concentration du Struthof à l’àge de 14ans. Bien à vous.

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    • calebirri Dit :

      @Lionel Waeckel

      Bonjour, et merci pour votre commentaire.
      J’en arrive à penser de plus en plus sérieusement à l’exil. Quand je vois comment se comporte le gouvernement de mon pays j’ai honte. Il fait affaire avec des dictatures islamistes qui financent le terrorisme et EN MEME TEMPS parle de lutte contre le terrorisme. Il accepte d’adouber un tueur de journaliste et EN MEME TEMPS il prétend défendre la liberté de la presse. Il vend des avions de guerre à des fous qui font la guerre à des civils et EN MEME TEMPS il dit vouloir la paix. Il se compromet avec des types qui lapident leurs femmes ou utilisent des esclaves et EN MEME TEMPS affirme représenter le pays des droits de l’Homme. Ce gouvernement est dangereux, je ne suis pas d’accord avec sa politique. Et ce qui s’annonce ne me paraît pas mieux. Comment pourrais-je rester vivre dans un pays qui ne défend plus les valeurs qui me sont chères ? Si on conditionne mes droits à des devoirs, si on me surveille sans cesse, si notre devise est caduque, si l’Etat de Droit n’a plus de sens, que puis-je encore ici ?

      Je suis véritablement inquiet. Et très en colère. Avec la honte aussi. Quand je pense que les migrants qu’on refuse de traiter humainement ici au prétexte qu’ils pourraient être des terroristes sont la conséquence des guerres menées avec les armes que la France a vendues aux islamistes qui les a contraint à partir de chez eux. C’est tout simplement ignoble.

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