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Coloniser les planètes pour sauver l’Univers

Posté par calebirri le 26 février 2017

Aujourd’hui on a cessé de croire à la mondialisation pour de mauvaises raisons : on croit qu’il n’y en a plus assez pour tout le monde, et que c’est parce que nous sommes trop nombreux. Alors qu’en réalité c’est le capitalisme qui crée la rareté des ressources disponibles. Nous avons longtemps cru que le marché allait permettre au monde de n’être qu’une seule et même entité dirigée par ses lois, mais aujourd’hui nous sommes prêts à nous battre jusqu’à la dernière goutte d’eau potable pour éviter au voisin, « l’étranger », de la boire à notre place. C’est le retour aux conflits pour les ressources.

Il n’y a que trois façons de régler le problème : celle actuelle qui consiste à ne rien changer, à faire comme on fait avec la crise économique : on planque tout ce qu’on peut sous le tapis sans rien changer vraiment, et on espère que çe n’est pas sur nous que tout va s’écrouler.

Il y a la décroissance, qui consiste à faire équitablement avec ce que l’on a, en espérant que cela suffise pour tenir assez longtemps sans catastrophe majeure, que les ressources reviennent…

Et puis il y a la colonisation d’autres planètes, sur lesquelles l’Humanité pourrait au choix survivre ou se développer. Cette option vous fait faire un bond dans votre esprit mais à moins que de s’asseoir sur l’avenir de l’Humanité c’est un futur qu’il faudra bien envisager un jour.

Les deux premières options sont déjà fort bien décrites et théorisées, mais la dernière nous plonge dans l’inconnu : les voyages interstellaires sont une option qu’actuellement il est véritablement très difficile de concevoir : on se retrouve face à l’Univers et son infini. Infini qui s’oppose à la finitude de notre planète.

Mais quoi qu’on en dise aujourd’hui et malgré les millions de planètes qui existent sans pouvoir nous recevoir il en est quelques milliers qui doivent bien pouvoir convenir : à quoi servirait un Univers infini si c’est pour y circonscrire la vie (ou sa possibilité) à la finitude de notre planète Terre ?

Et à partir du moment où l’Homme existe, que l’Univers existe et qu’il nous offre des perspectives infinies de développement (que ce soit en nombre ou en temps), alors il nous faut nous développer et croître, ne serait-ce que pour cette bonne raison : si l’Homme disparaît, alors l’instant d’après la mort du dernier l’Univers disparaîtra lui-aussi tout entier.

On peut toujours dire que l’Homme est une espèce destructrice et envahissante, mais c’est quand même la seule qui puisse témoigner non seulement de sa propre existence, mais aussi et surtout de l’existence de l’Univers tout entier. Si l’Humanité disparaissait, qui pourra dire qu’Il existe ?

De toutes les manières, que ce soit dans 100 ans ou dans 1000 ans, il faudra bien un jour partir, car notre Terre a, contrairement à l’Univers, des limites. Si toutefois nous n’avons pas tout foutu en l’air avant.

Mais cela ne signifie pas pour autant que la fin de l’espèce est pour demain, ni que la démographie soit un véritable problème : la Nature s’adapte à toutes les situations. Et qu’on le veuille ou non nous en faisons encore partie.

Quoiqu’il en soit, la théorie selon laquelle la démographie va nous asphyxier est totalement impossible : soit le taux de natalité chutera, soit la mortalité augmentera : il y aura les guerres, les famines, les nouvelles maladies, et les catastrophes naturelles.

Cela ne signifie pas non plus que la guerre est la seule solution -et heureusement !

Mais qui a lu Asimov ne peut plus voir les choses comme cela. Après les guerres et les famines la Vie reprendra ses droits. Même si justement nous ne sommes plus que quelques uns, nous repartirons. La Terre, comme l’Homme, a encore bien des ressources (chaque année nous produisons plus que nous ne pouvons consommer collectivement), et si nous parvenions à nous séparer des contraintes relatives au capitalisme, il ne fait aucun doute que l’écologie deviendrait rapidement compatible avec une production propre et sans déchet, accessible à tous.

Et puis il y a les 3 dimensions. Sous la mer, sur terre et dans les airs. Toutes les possibilités techniques d’aménagement et de production sont loin d’avoir été explorées.

Enfin il y a la technologie. Pour peu qu’elle ne soit pas dirigée à des fins mercantiles, on peut rêver un jour d’atteindre la Singularité.

Il ne faut d’ailleurs pas se tromper sur ce que cela signifie : à un moment donné des découvertes scientifiques, l’Homme atteindra une limite à partir de laquelle son intelligence ne sera plus à la hauteur des possibilités de l’Intelligence Artificielle.

Il lui faudra alors soit se modifier pour améliorer ses propres performances (c’est le transhumanisme), soit se résigner à laisser à l’IA des instructions (comme trouver le moyen d’effectuer des voyages interstellaires ?) qu’elle se chargera ensuite d’accomplir de la manière qui lui semblera la plus appropriée.

A ce moment l’IA pourrait très bien expliquer comment elle a résolu, par exemple, le problème de la matière noire ; mais il faudrait plus d’une vie de savant pour le comprendre.

Tout cela pour dire que si on laisse la chance aux Hommes de prendre leur destin en main, tout n’est peut-être pas perdu. Il se peut qu’en une génération, par une seule découverte, de nouvelles perspectives nous permettent de compenser les comportements totalement suicidaires de notre « collectif ».

Sinon, nous serons la génération qui aura permis à l’Humanité (et à l’Univers donc) de disparaître à jamais dans le néant.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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plaidoyer pour une gestion intelligente des commentaires

Posté par calebirri le 22 février 2017

Internet a permis au « courrier des lecteurs » d’antan de se faire lire partout, tout le temps et sur tous les sujets. Ainsi que d’être envoyé de n’importe où, n’importe quand et sur n’importe quel sujet. Par n’importe qui. Dans l’anonymat le plus complet -ou presque.

Face à cette possibilité offerte à tous (ou presque), il y a ceux qui attendent deséspéremment derrière leur clavier qu’on leur réponde, et ceux dont le nombre de commentaires reçus explose jusqu’à ce qu’il devienne presque inhumain de pouvoir « physiquement » suivre ce flux sans fin.

Il y a ceux qui écrivent beaucoup ou très peu, très long ou très court, aggressifs ou dithyrambiques. Il y a ceux qui ont le temps, ceux qui font des fautes tout le temps, et puis aussi ceux qui répondent à tout, ceux qui vous attendent au tournant… le spectre des échanges sur internet et si immense que la gestion des commentaires est un casse-tête infini : la modération (ou la censure pour certains) est un art délicat auquel chaque internaute est confronté en tant que lecteur bien sûr, mais aussi et surtout en tant que commentateur, et enfin auteur.

Car s’il est aisé de crier à la censure quand son commentaire ne passe pas en ligne, il l’est beaucoup moins de savoir réagir en tant qu’auteur, surtout lorsque le nombre de commentaires et/ou le sujet abordé entraînent des dérapages ou des difficultés de suivi.

Il ya bien sûr ceux qui modèrent (ou font modérer) et ceux qui ne modèrent pas, ceux qui laissent tout passer,ou rien.

Car il n’y a pas 36 solutions :

si l’on ferme les commentaires, on est certain de ne pas être gêné par les commentaires ; mais on prend le risque de ne pas susciter l’attrait pour ses écrits.
Si on laisse ouverts les commentaires sans aucun contrôle, alors le problème est de deux types : -soit on risque de laisser passer des commentaires condamnables sur son site, soit on prend celui (si le site marche) d’être noyé sous le flux ininterrompu des commentaires et de ne plus parvenir à suivre (pour le lecteur qui arrive en plein milieu d’une discussion commencée deux jours auparavant).

Il faut se rendre compte que le caractère participatif d’internet atteint un stade critique dans son développement, et qu’il faut désormais passer à un autre stade dans la gestion des commentaires. Car si l’internet est un outil de communication formidable, nous sommes aujourd’hui incapables de l’utiliser correctement. Pour le moment c’est l’anarchie la plus complète : chaque site se démmerde comme il peut. Il y a ceux qui modèrent a priori ou a posteriori, suivant ou non une charte de bonne conduite. Il y a ceux qui ouvrent les commentaires jusqu’à 100, ou une fois de temps en temps. Ceux qui font appel à des modérateurs, rémunérés ou non, ceux qui replient certains commentaires ou ceux qui font un classement, ceux qui vous identifient et ceux qui bloquent certaines « IP ». On a même vu récemment une « grève des commentaires » pour montrer à quel point cet espace de liberté est important. Ou certains sites publier certains commentaires particulièrement détestables « pour montrer » ce à quoi les modérateurs sont confrontés quotidiennement. Sans compter ceux qui décident de les interdire purement et simplement.

A tout ce fatras s’ajoutent les trolls et les monomaniaques, ceux qui scrutent les fautes d’orthographe et ceux qui discutent sans fin, les double ou triple pseudos avec parfois des ordinateurs différents, sans oublier les « faux commentaires » de spams, les paranos et autres emmerdeurs.

Il arrive donc régulièrement que l’on se retrouve sur un site fréquenté avec l’impression qu’on ne sortira pas d’ici avant deux jours si on veut suivre une discussion quelque peu poussée. Ou bien au contraire que la discussion n’ira jamais bien loin. Il doit pourtant bien y avoir un moyen de rendre cet espace intéressant et constructif, viable et accessible au plus grand nombre… ? Nous qui parlons sans cesse de démocratie participative et directe, nous ne sommes même pas capables la plupart du temps (il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil sur l’état des « discussions » qui suivent en général les articles de certains sites « grand public » pour constater le ridicule de la situation) non pas de trouver un accord entre nous, mais tout simplement d’avoir une discussion constructive à plus de deux ou trois.

A quoi nous sert toute notre technologie, à quoi servent tous ces algorythmes ?

Etre capables d’échanger collectiement sur un sujet donné, sans s’insulter ni se moquer, est un pré-requis pour parvenir à un consensus qui ne soit pas systématiquement rendu impossible par le brouillage des débats. De là à aboutir à des prises de décisions collectives il y a un bon bout de chemin à faire… Et pourquoi ne pas commencer par réfléchir ensemble à une meilleure manière de gérer les commentaires ?

Faut-il préserver l’anonymat, fermer ou limiter le nombre, la longueur, faut-il noter les commentaires, que faire des trolls, censurer ou non, comment suivre les conversations, supprimer les doublons, les insultes, par moyen humain ou informatique, il y a tout un tas de questions qui devraient être posées et débattues avant de formuler des propositions plus concrêtes.

Je propose qu’on démarre ici, sur Agoravox, qui est une véritable aubaine puisque ce site rassemble à peu près tous les travers des commentateurs mais traite in fine plutôt bien ce problème . Si des membres de l’équipe étaient intéressés pour partager avec nous leur avis, ils sont les bienvenus. D’autant que si cela les intéressait vraiment, nous pourrions peut-être même envisager la mise en place d’un questionnaire sur le sujet. Si certains sont intéressés qu’ils me contactent !

Ensuite nous pourrions faire des tests mais c’est l’idée, en gros…

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à commenter…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : je vous laisse ci-dessous, en vrac et pour exemple, quelques unes des questions auxquelles on pourrait répondre :

1. Faut-il ouvrir les commentaires ou non ?

Si non on arrête là, si oui :

2. Si oui, faut-il les ouvrir tout le temps, à tous et pour tous les sujets ?

On peut imaginer les ouvrir « un certain temps », jusqu’à un certain nombre de commentaires, ou seulement à ceux qui sont inscrits. Aussi bien que pour certains sujets, et selon certaines conditions (charte, nombre de commentaires limités, un certain ratio de votes « pour » et de votes « contre » ?, identité révélée…)

3. Quelles infos peuvent être demandées :

-un identifiant (nom ou pseudo), une adresse mail valide, un numéro de sécu, un statut particulier (« au dessus » de « lecteur ») après avoir validé certaines conditions ?

se pose la question des pseudos, des multi-identités et des IP cachées.

4. Comment cadrer les commentaires :

en nombre de commentaires autorisés, en nombre de mots ou de caractères, les fautes d’orthographe, les insultes, les trolls ?

5. Peut-on noter les commentaires et comment ?

Par + et -, par profil, par pertincence ? Et comment dans un grand nombre de commentaires repérer ceux qui sont intéressants, ceux qui font doublon, les bonnes et les mauvaises blagues, les trolls? Doit-on laisser parler tout le monde, doit on censurer certaines paroles si elles ne sont pas insultantes mais quand même aggressives, ou nazies ou islamistes ?

comment différencier l’opinion de la propagande ou du prosélytisme ?

6. Faut-il une charte ?

Une charte nationale, une charte définie par blog ou site, et qui la rédige et qui décide ?

7. La modération

Faut-il modérer tout le temps, jamais, parfois ?

Qui modère qui ? les responsables du site ou les commentateurs, des modérateurs physiques, rémunérés, ou des logiciels automatiques ?

Modérer a priori ou a posteriori ?

doit-on justifier et expliquer sa modération ?

8. les trolls ou « flameurs »

comment les repérer, les empêcher de nuire ? Les censurer ou leur répondre, et jusqu’à quel point ?
Comment et selon quels critères doit s’effectuer cette modération/censure ?Qu’est-ce qui peut permettre de les différencier ? La loi ? La charte ? un logiciel ? En fonction d’un certain nombre de votes ?

Laisser le commentaire mais l’assortir d’une réponse estampillée « attention suspiçion de troll » ?
Repérer les IP et faire la chasse ?

Feriez-vous plus confinace à un algorythme ou à un humain pour ce boulot ?

Que penser de la modération collective, et quelle forme pourrait-elle prendre ?

Si vous avez des propositions de questions je suis preneur, je vais m’y mettre si personne ne s’y lance mais si il y en a de motivés je suis aussi preneur !

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Le revenu universel non, mais le salaire à vie ?

Posté par calebirri le 10 février 2017

Il y a seulement quelques années j’aurais rêvé que soit discutée publiquement l’hypothèse du revenu de base. Et puis c’est arrivé… malheureusement ?

C’est que cette idée, qui a pu un temps apparaître comme autenthiquement « de gauche », a vite été dénoncée par tous ceux qui se sont quelque peu penchés sur le sujet ; à tel point qu’aujourd’hui on l’appelle revenu universel pour « gommer » le terme « de base » qui signifiait trop bien ce qu’il était : la roue de secours du capitalisme. J’utilise ici les termes de Bernard Friot car en définitive pendant qu’on parle du revenu universel, on ne parle pas du salaire à vie.

Désormais -et que l’on soit de droite ou de gauche- on veut ou on ne veut pas le revenu universel pour de mauvaises raisons : ceux qui le désirent croient pouvoir économiser sur le RSA et les diverses allocations, licencier un paquet de gars dans l’administration, et faire baisser les salaires après avoir expliqué que le salaire minimum est devenu obsolète avec le revenu de base : Le smic sera de fait abaissé au niveau du revenu de base.

Tandis que ceux qui le craignent croient que le fait de recevoir de l’argent tous les mois sans contrepartie va inciter les gens à ne rien faire, tout en faisant augmenter l’immigration.

Il y a cependant un point positif à tout ce débat, et non négligeable : il semble que soient de plus en plus nombreux ceux qui ont compris que notre civilisation se dirigeait inévitablement vers la fin du travail, et qu’il fallait réfléchir sérieusement à des alternatives pour continuer de faire fonctionner la société.

Le plus grand problème réside dans l’amalgame qui est fait entre le revenu universel et le salaire à vie. Car une fois qu’on aura abandonné ou accepté le revenu universel (pour de mauvaises raisons dans un sens comme dans l’autre), on oubliera le salaire à vie, de la même manière qu’on a oublié le communisme véritable alors qu’il n’a jamais été mis en place nulle part. Au lieu de prendre le temps de se coltiner avec une théorie complète mais plus difficile d’accès comme l’est celle proposée par Bernard Friot, on jette aux « révolutionnaires » pressés un erzatz de socialisme dont les plus grands bénéficiaires ne seront pas ceux que l’on croit. Ce manque de lucidité et de courage pousse les pisse-froid à se contenter d’une mesure qui, volontairement incomplète dans les propositions des réformateurs, sera contre productive.

Or il n’est pas possible de rejeter les thèses de Friot d’un revers de la main en disant « ce n’est pas possible » ou c’est « le retour des soviétiques ». Nous ne pouvons pas nous contenter de reculer le moment où nous y réfléchirons, car en attendant le monde poursuit sa course vers le chaos. On aura beau taxer les robots pour reculer l’échéance, les robots finiront bien par l’emporter. Soit on veut que les choses changent et il nous faut réfléchir, prévoir et anticiper ce changement, soit on décide de ne pas changer mais il faut alors se résigner à accepter nos politiques et leurs débats stériles avec des déplacements du curseur idéologique (avec d’un côté un peu plus de social et de l’autre un peu plus d’économique), en espérant que les choses ne tournent pas trop mal en attendant des lendemains qui chantent.

D’ailleurs, l’échec de toutes les révolutions ne provient-il pas du manque de préparation de celles-ci ? Lorsque la colère ou la faim pousse les hommes à se révolter contre un gouvernement en place, ce n’est pas parce qu’ils croient en un monde meilleur auquel ils auraient adhéré mais parce qu’ils ne peuvent pas en supporter de pire. Si les révolutionnaires savaient ce qu’ils veulent instaurer ils ne se laisseraient pas chaque fois voler leurs révolutions par tous les dictateurs en embuscade ; la loi du plus fort est toujours celle qui occupe le vide laissé par un système effondré.

C’est bien pour cette raison qu’il faut prendre le temps d’étudier les thèses de Friot. Je ne défends pas Friot contre les autres, et je ne suis pas l’adepte d’un gourou. Je ne sais pas si sa théorie est la meilleure ni si elle fonctionne, mais seulement que sa pensée est proprement révolutionnaire. Elle est juste tellement loin de ce qu’on a l’habitude de voir qu’il faut du temps et de la connaissance pour y accéder. Souvent on se dit qu’en attendant le salaire à vie on fera déjà pas trop mal avec le revenu de base. En passant à côté du salaire à vie.

Je voudrais qu’on ne se pose pas la question du lendemain mais celle du surlendemain ; après Trump et tous les autres tarés qui arrivent. Je voudrais que des gens compétents et honnêtes s’emparent du sujet pour nous dire comment ça se passerait dans un tel monde… C’est qu’il y a quelques points de sa démonstration qui restent à préciser, et pas des moindres : nous n’avons pas actuellement de réponse sur la manière dont se comporteraient les prix à l’intérieur du pays qui mettrait en place un tel système, ni comment les relations commerciales et financières seraient gérées suite à une telle transformation.

Il y a aussi la question épineuse des métiers pénibles et de l’oisiveté, ainsi que celle concernant la mise en place effective d’un tel système (à savoir quelles institutions pour faire la transition entre le mode de production capitaliste actuel et le nouveau système Friot). Et que faisons nous du patrimoine détenu par les étangers et même les nationaux, comment se clarifie la propriété et tout un tas de « détails » comme ceux-ci.

Que cela donnerait-il dans la mondialisation, au niveau de l’environnement, du travail de la recherche ou du logement, quelles seraient les conséquences économiques, diplomatiques d’une telle révolution ?

Que des spécialistes économistes, sociologues, philospohes ou d’autres réfléchissent à la manière de mettre en place les conditions du changement de système en cohérence non pas avec le stalinisme redouté par certains mais avec la démocratie dont rêvent la plupart d’entre nous.

Nous avons pour cela de nombreux outils qui mis ensemble pourraient servir à penser tous ensemble ce changement. Pendant qu’ils s’écharpent sur le revenu universel et autres fadaises, nous avons l’opportunité de réaliser les conditions nécessaires à une révolution imparable : le jour où nous saurons pour quoi nous nous battons, la révolution ne sera même plus nécessaire.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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