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Coincés entre deux dictatures

Posté par calebirri le 23 novembre 2015

Voilà : ce que tout le monde attendait (et redoutait aussi) est arrivé : des êtres sans âme et sans conscience, des êtres « déshumanisés », devenus « non-humains », ont commis un carnage dans Paris. Loin des marchés irakiens ou des villes syriennes où la mort est susceptible de frapper à chaque instant, nous avons eu ces derniers jours un « petit aperçu » de ce que subissent d’autres êtres, humains et innocents, à quelques milliers de kilomètres de nous.

Bien sûr aujourd’hui nous sommes tous sous le choc après de telles horreurs, mais nous avons tous conscience aussi que d’autres peuvent encore être commises demain, ou plus tard, n’importe où, et contre tout le monde.

Mais nous ne pouvons nous arrêter là, et agir avec la même stupidité malsaine que celle qui a conduit à l’invasion de l’Afghanistan après les attentats du 11 septembre : après presque 15 ans de « guerre contre le terrorisme », le constat d’échec s’impose. Aller envahir la Syrie ou la Belgique ne sera d’aucune utilité. On ne peut pas empêcher un individu prêt à perdre sa vie de le faire. La seule chose que l’on peut empêcher, c’est que ces individus aient la volonté de le faire.

Cela signifie qu’il faut remonter au « noeud » du problème, la religion. Comme aux pires époques qui ont conduit aux pires drames de l’histoire, la religion est « l’excuse » idéologique entretenue par les gouvernants des deux camps (en gros « l’Occident » contre « l’Orient ») pour d’une part envoyer leurs soldats à la mort, et d’une autre justifier l’accaparement des ressources et des territoires, pour le pouvoir et l’argent qu’ils permettent d’obtenir.

On ne peut imaginer que derrière ces deux « camps » qui se font face il n’y ait pas tout de même une conception radicalement différente de la société, comme ce fut le cas entre l’alliance autour des Etat-Unis et celle des « communistes ».

Et c’est cela le plus inquiétant. Comme Hitler fût le partisan d’une Europe « ethniquement épurée », les salafistes croient eux-aussi (et leurs chefs font semblant) aux visions apocalyptiques décrites par les livres les plus lus et les plus accessibles (je veux dire physiquement) à tous. Leurs visions obscurantistes sont des lectures littérales qui font que, de la même manière que George Bush se voyait en envoyé de Dieu pour faire une croisade au 21ème siècle, les partisans de l’organisation « Etat islamique » se croient les descendants du prophète et investis d’une « mission divine » (qui justifie leurs crimes bien entendu : ce n’est pas de leur faute à eux mais de la faute de Dieu !)

En réalité il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes coincés entre deux feux : d’un côté il y a les islamistes, dont l’objectif est de faire advenir le chaos, et si possible d’entraîner les armées « ennemies » à combattre sur « leurs terres ». Pour faire comme dans le livre, pour faire comme dans leurs fantasmes. Et de l’autre il y a les partisans de l’autre livre, qui veulent eux-aussi « libérer » les hommes comme dans le livre. Des conneries tout ça

Ce qu’on voit depuis les attentats du 11 septembre, c’est la radicalisation des deux côtés : les « gentils occidentaux » s’arment et se préparent à la violence pour combattre celle des « méchants musulmans » (nous savons comment les amalgames successifs ont de fait « transformé » tous les musulmans en terroristes) qui eux disent prendre la défense des victimes de la violence des occidentaux. Il faut dire qu’au niveau du nombre de morts (4 millions de musulmans dit-on ici), il n’y a pas photo : on arrive presque au nombre de juifs tués pendant la seconde (je devrais dire deuxième) guerre mondiale ; mais pas encore à celui des « ennemis » de l’époque, les soviétiques.

vous savez pourquoi les gouvernants ont tant de mal à supporter les théories « conspirationnistes » ? C’est parce qu’ils en sont les véritables promoteurs : tandis que les uns font semblant de croire à l’apocalypse en Syrie, les autres font semblant de croire au retour du messie. C’est cela le problème. C’est que malgré une politique économique « court-termiste » (pour leur pouvoir et leur argent) les « chefs » de ces deux « camps » s’appuient tout de même sur des « légendes » millénaristes pour faire croire aux peuples qu’ils dirigent que tout cela participe d’un enjeu bien plus grand que nous tous. Vous allez voir que les « Occidentaux » vont finir par envoyer leurs troupes se battre exactement là où les terroristes veulent les conduire dans une sorte d’auto-réalisation des « prophéties » qu’ils auront eux-mêmes rendues réelles par leurs agissements.

Le résultat ? C’est que nous sommes coincés entre deux visions anti-démocratiques dans lesquelles il n’y a de place ni pour la liberté ni pour la démocratie. Mais utiliser la violence pour mettre fin à la violence, c’est comme supprimer les libertés en prétendant les défendre… c’est une arnaque !

Regardez-les en France et en Europe qui se précipitent pour voter, comme un seul homme et comme les Américains en 2001, toutes les lois liberticides qu’il aurait autrement fallu des années pour faire voter !

Croyez-vous qu’à l’occasion de la refonte des accords de Schengen ils ne vont pas en profiter pour faire quelques autres petites « améliorations cosmétiques » qu’on trouvera bizarrement hyper contraignantes ; mais seulement après son vote en catastrophe et sans débat public avant la fin de l’année ?
Croyez-vous qu’à l’occasion de la « petite modification » de la Constitution ils vont y ajouter à l’article 3 une ligne concernant le RIC)ou plutôt qu’ils en profiteront pour s’autoriser quelques pouvoirs supplémentaires ? Vous rendez-vous compte qu’avec l’état d’urgence qui permet d’interdire les manifestations ce sont les accords de Schengen (donc les traités européens!) et la Constitution de la France qui seront ainsi modifiés, et tout cela sans aucun débat public ?

Et l’organisation Etat islamique, vous pensez vraiment qu’elle va recruter moins après les bombardements massifs qu’avant ? Vous croyez franchement qu’en supprimant les libertés des citoyens occidentaux les terroristes seront impuissants, et que ce n’est pas plutôt comme leur signifier clairement une victoire sur la Liberté en général ? Quand nos armées arriveront sur le sol syrien pour combattre Daesh, ils se frotteront les mains en assurant à leurs ouailles que la prophétie est en train de s’accomplir, et qu’une dictature s’est installée en Europe…

Je l’ai déjà écrit ailleurs, supprimer le terrorisme n’est pourtant pas si compliqué

Seulement c’est comme je l’ai dit aussi, l’esclavage est, dans une société capitaliste mondialisée, la seule solution dont nos gouvernants imbéciles disposent à partir du moment où ils refusent de remettre en cause le système qui permet -entre autres fléaux- au terrorisme de se développer. Orwell avait une fois de plus tout compris : en dénonçant ensemble les régimes autoritaires et dictatoriaux qu’étaient le nazisme comme le stalinisme il montrait à quel point ils étaient liés dans la perpétuation d’une guerre factice menée au nom de valeurs « retournées » dans lesquels les hommes sont entrainés par leur propre soumission au service d’une petite élite qui agit de manière inverse aux préceptes qu’ils imposent au reste de la population. Ainsi la guerre qui devrait avoir lieu entre les riches et les pauvres pour la juste répartition des richesses est savamment empêchée par les deux dictatures qui nous enferment dans un conflit qui nous défend d’ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de ce monde.

Prenons garde à ce qui vient. Nous sommes désormais confrontés au même danger que celui qui a emporté tant d’hommes, de femmes et d’enfants il y a un peu moins d’un siècle. Les forces ont présence sont certes obscurantistes mais disposent de moyen d’oppression jamais égalés. Leurs noms ont simplement changé, et à la place du nazisme et du stalinisme nous avons Daesh et les Occidentaux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Il n’y a plus de débat : l’esclavage c’est l’avenir !

Posté par calebirri le 11 novembre 2015

S’ils veulent faire de nous des esclaves, ce n’est pas pour nous faire du mal ; ni même parce qu’ils sont méchants… mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement dans le cadre de pensée qui les a construit. Ils ont fini par intégrer que certains hommes sont faits pour commander et d’autres pour obéir, qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde et que seuls les meilleurs survivront ; et puis surtout que certains hommes valent moins que d’autres.

Comment en sont-ils arrivés là ? il suffit de regarder le monde autour de soi, et le comportement de chacun selon sa position : pour les dirigeants, qui sont responsables de la misère et de la pollution par leur recherche constante de plus grands profits, ils veulent se persuader qu’ils « aident » les populations défavorisées en leur « offrant » un travail ; et pour les futurs esclaves, qui sont responsables d’entretenir cette misère et cette pollution par leur consommation, ils se laissent aller à croire que grâce à eux, « au moins ils ont un travail ».

Sauf que les conditions de travail offertes aux étrangers sont scandaleuses et que les Français sont loin de pouvoir s’aligner… et pour cause, puisque ces gens sont traités moins bien que des esclaves. Il n’est pas difficile de constater à quel point les pays les moins démocrates sont les plus rentables, jusqu’à faire dire à certains que l’économie est polluée par la démocratie… ce qui par ailleurs est tout à fait juste puisque la démocratie (la vraie) est incompatible avec le capitalisme. Ce qui n’est pas le cas de la dictature.

Et « puisque la démocratie empêche le capitalisme, supprimons la démocratie » (enfin ce qu’il en reste !). Voilà à quelles pensées sont réduits les dirigeants de nos belles Nations…. Des infos compromettantes sortent à cause d’internet ? Contrôlons-le ! Les chômeurs coûtent trop cher ? Faisons-en des auto-entrepreneurs… ou des esclaves !

Et il s’avère qu’en matière de rentabilité l’esclavage n’a pas de concurrent… Mais attention, le monde a changé : il n’est aujourd’hui plus nécessaire de maintenir son escalve en vie, ou ne serait-ce qu’en bonne santé : il paraît que nous sommes menacés par la surpopulation … et désormais, en lui donnant sa misérable paye on se croit dispensé de le maintenir ne serait-ce qu’en état de travailler : un bengali en vaut bien un autre !

Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’on ne peut ni le réguler ni le laisser libre, alors il faut que ce soit la misère que l’on régule et non pas le système qui la crée : on ne sait faire que ça.
On préfère faire entrer de force la réalité dans la théorie plutôt que de la remettre en cause (la théorie).

On pourrait croire que cette manière de penser est le résultat de siècles de réflexions poussées et qu’il n’existe réellement pas d’alternative au capitalisme et aux horreurs qu’il engendre, mais c’est nier complètement la réalité : ceux qui nous disent qu’il n’y a plus de débat en France, qu’il n’y a plus d’intellectuels d’envergure se trompent lourdement. C’est justement par une sorte de paresse intellectuelle, mais pas de ceux qu’on croit : ouvrir les journaux connus, allumer sa télé officielle, consulter les réseaux sociaux les plus en vue… et s’apercevoir qu’effectivement il n’y a ni débat ni réflexion. Sauf que ce n’est pas par manque de débatteurs ou d’intellectuels qu’on ne les voit pas et qu’on ne les entend pas. C’est faute de visibilité. Quand on sait que 95 pourcents des journaux quotidiens appartiennent à quelques milliardaires on ne peut que légitimement s’interroger sur cette absence de débat : est-elle désirée par les patrons ? est-elle provoquée par des employés serviles endormis par des années de pratique de la paresse intellectuelle ? Et surtout pour quoi faire (les journaux et la presse en général n’est en général pas le plus rentable des investissements) ?

En réalité cette absence de débat est provoquée par un calcul simple mais vicieux : le capitalisme ayant entamé son retournement et « le roi étant nu« , les hommes de pouvoir ont refusé de le perdre en utilisant la crise et le terrorisme pour imposer la seule solution qui permette de le garder tout en empêchant (pour un temps au moins) ce retournement : l’esclavage encadré par un gouvernement autoritaire. La rentabilité maximum avec une compétitivité retrouvée (regardez l’Espagne qu’on cite aujourd’hui en exemple car elle crée de l’emploi depuis la baisse drastique des salaires et conditions de travail -quelle avancée…), et l’impossibilité de faire émerger l’opposition, ou même des alternatives. Il faut se rendre compte que toutes les idées de « partage » sont suceptibles de nuire à la consommation et que la plupart finissent par être rachetées et rentabilisées par des capitalistes.

En réalité ce n’est pas que nos gouvernants ne connaissent pas les solutions, mais tout simplement qu’ils n’en veulent pas ! Que ce soit pour les migrants, l’écologie ou le chômage, ils refusent de laisser s’exprimer ceux qui pensent autrement pour ne pas avoir à les affronter.
Ils préfèrent les amalgamer à la voix du FN qui devient alors le seul « contradicteur » des deux partis « institutionnels ». Ainsi ceux qui sont contre l’Europe « actuelle » se voient taxés d’être des soutiens du FN ; et même si cela n’a rien à voir on ne les écoute déjà plus. Et pour cause, le FN est un épouvantail, c’est lui « l’idiot utile » de ces deux partis. Bien que chacun de ces trois partis pense plus ou moins la même chose, sauf que chacun veut le pouvoir pour lui… et que ni le PS ni le parti les Républicains ne compte laisser le FN prendre la pouvoir. Le débat n’existe donc pas car les seuls qu’on laisse s’exprimer sont dans le même camp : celui de ceux qui préfèrent infliger à leurs concitoyens la misère et l’oppression plutôt que d’envisager le monde d’une autre manière que celle qui nous conduit peu à peu au pire.

L’objectif d’organiser un simulacre de débat est de populariser les idées du FN pour paraître ensuite plus modéré. Ils veulent nous faire croire au pire pour nous faire accepter le moins bien.

Regardez comment les choses se passent : la « vague » de migrants qui effraie l’Europe est l’occasion de fermer les frontières et de faire monter la peur des étrangers. Pour le réchauffement climatique pareil : plutôt que de remettre en cause le système qui crée les déséquilibres, on préfère apprendre à consommer « différemment », à « faire mieux avec moins ». On nous prépare peu à peu , avec des arguments du genre « il n’y en a pas pour tout le monde », à accepter le régime autoritaire qui vient tout en le justifiant par les crises qu’ils auront eux-mêmes créé par leurs comportements.
La rareté est la base du capitalisme, et le rationnement en est une conséquence.

Pourtant, nous savons tous que l’écologie, comme la démocratie, est incompatible avec le capitalisme : partout on surveille les contestataires, on lutte contre les lanceurs d’alertes, on musèle la presse et on empêche les alternatives d’émerger.

L’esclavage est l’aboutissement logique de l’aveuglement des hommes qui refusent de voir la vérité en face : ils croient sincèrement qu’il est impossible de remettre en cause le système capitaliste ; tandis qu’il est beaucoup plus simple de se passer de la démocratie. Et ce n’est que pour justifier cette pensée qu’ils en viennent à considérer que la vie de certains hommes vaut moins que celles d’autres hommes ; puisqu’il apparait que certains valent plus que d’autres, pourquoi l’inverse ne serait-il pas exact ? C’est toute la leçon du capitalisme : ce système contient en germe l’esclavage. Sans possibilité de débat.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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