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Un parti pour une Assemblée Constituante ?

Posté par calebirri le 25 février 2015

Considérant qu’apparemment le système capitaliste corrompt la démocratie et provoque les misères dont nous sommes 99% de victimes, et puisque ce système ne peut être vaincu que s’il est supprimé partout à la fois, il devient nécessaire de cesser de rêver à supprimer le capitalisme pour céder à la seconde de ces deux options : recréer les conditions de la démocratie pour empêcher la corruption des élus, ainsi que tous les abus légaux qui creusent les inégalités et conduisent toujours au pire.
J’aurais voulu pouvoir continuer plus longtemps dans ma « radicalité » (ne pas participer à la mascarade politicienne), mais à vrai dire le pragmatisme face aux événements qui se préparent s’impose de lui-même : le cas grec, les attentats, la première place du FN dans les sondages, l’Ukraine, tout cela finira mal.

Le président de la commission européenne, monsieur Juncker, l’a bien dit : «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens»…. C’est cela le plus grand danger. Il faut que le peuple français (et tous les autres peuples après lui), reprenne le pouvoir, et aille plus loin que ce que la Grèce ne semble en capacité de le faire -avec l’avantage de sa position au sein de l’Europe.

Pour cela, il faut mettre en place une Assemblée Constituante. Et pour mettre en place une telle Assemblée, malheureusement nous ne pourrons pas attendre que le temps fasse son oeuvre : il nous faudra pour l’imposer arriver au pouvoir à la place des dictateurs en herbe qui se le disputent aujourd’hui.

Je propose donc ici la création d’un parti politique, dont le programme sera uniquement de promouvoir la mise en place d’une Assemblée Constituante. Une fois ce parti créé, il restera ensuite deux ans pour réfléchir ensemble à la meilleure façon de la mettre en place : de très nombreux travaux, sites ou associations, existent pour servir de base aux discussions. Le but de ce parti ne sera ni de faire une synthèse des options possibles ni d’imposer sa propre solution, mais juste d’arriver au pouvoir pour permettre à une Assemblée Constituante de se former, sans préjuger de la forme qu’elle aura. Les options préférées seront validées par référendum après les élections, avec « en attendant » un président « par intérim » mis là pour permettre à une telle Assemblée d’être réalisée (au moyen du 49.3 s’il le faut ?)

Les plus malins nous demanderont bientôt si on accepte « tout le monde » dans ce parti : et bien oui, nous accepterons aussi les électeurs du FN ! Comme ceux du NPA, ou même les musulmans et les femmes ! Regardons les choses en face : le FN est à plus de 20% dans les sondages, presque 30% selon les plus récents. Et réfléchissons un peu :

-Si par exemple la Constitution française prévoyait l’élection des députés « à la proportionnelle », le FN posséderait plus de 20% des sièges à l’Assemblée. Cela en effraient certains (dont ceux qui se voient déjà dépossédés de leur pouvoir et de leur chère alternance), mais le fait est qu’on pourrait alors -et enfin- voir le vrai visage du FN : quelles propositions de lois ? La peine de mort, l’interdiction du mariage gay, ou de l’avortement, le port d’armes pour tous (sauf les musulmans et les femmes bien sûr !) ? C’est qu’alors on s’apercevrait rapidement de l’inconsistance économique de ce parti, ainsi que de sa dangerosité. Alors qu’avec le système actuel ils finiront par arriver au pouvoir sans que le peuple ait eu le temps de comprendre ce que le FN est vraiment : un parti « national-socialiste ».

-Et le 49.3 ? La loi Macron ne passait pas sans cela. Mais pourquoi cet article est-il inscrit dans la Constitution ?

-Et le quinquennat, qui a permis d’élire une majorité absolue dans la foulée des élections présidentielles : pourquoi l’élection des députés ne se fait-elle pas à mi-mandat par exemple ?

-Et pourquoi la Constitution permet-elle à nos élus de voter contre l’avis du peuple comme ce fût le cas en 2005 ?

-Et pourquoi se votent-ils eux mêmes leurs « indemnités », leurs retraites, leurs amnisties ?

-Pourquoi ne seraient-ils pas tirés au sort, ou simplement élus pour 2 ans ? Un président vaut-il mieux qu’un premier ministre ? Doit-on accepter les lobbies au parlement, comment encadrer la responsabilité du président, que faire du Conseil Constitutionnel ?

Toutes ces questions (et bien d’autres encore) sont celles auxquelles l’Assemblée Constituante devra répondre. Et ce n’est pas une mince affaire.

Alors oui il faudra parler avec tout le monde, même les fous et les dangereux. C’est cela la démocratie. Et même avec les femmes, et même avec les musulmans on vous dit ! Il faudra être prêts à une grande consultation populaire, avant et après les élections, selon un calendrier programmatique cohérent. Chaque « branche » militant pour la création d’une Assemblée Constituante sera respectée, le tout étant de parvenir à se ranger derrière la volonté commune de la mettre en place. Le peuple décidera ensuite souverainement (et même si on est pas d’accord avec tout), de quelle voie il se sent le plus proche, et laquelle il voudra suivre.

Pour que ce projet puisse avoir une réalité, il faut bien sûr que d’autres (beaucoup d’autres) prennent le relai. Sinon il ne se passera rien. Que ceux qui sont intéressés me contactent, que vous soyez associations, sites ou simples citoyens… N’hésitez pas à faire passer l’info !!

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Pour aller plus loin :

-http://calebirri.unblog.fr/2013/04/13/une-assemblee-constituante-oui-mais-laquelle/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/04/22/assemblee-constituante-peut-on-mettre-tout-le-monde-daccord/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/05/19/en-france-nous-navons-plus-de-constitution/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/10/06/retour-vers-le-futur-constituant/

-http://calebirri.unblog.fr/2013/10/06/et-si-on-reparlait-de-lassemblee-constituante/

Publié dans Non classé | 4 Commentaires »

Crise, corruption, terrorisme : tout est lié !

Posté par calebirri le 20 février 2015

Les médias ne parlent que de ça : la crise, l’évasion fiscale, la guerre, la corruption, et le terrorisme, et la liberté. L’information étant ainsi faite, chaque sujet est abordé tour à tour, selon une hiérarchisation de l’information pas toujours pertinente mais systématiquement « segmentée » : chaque équipe de journalistes est envoyée « couvrir » un sujet, et puis basta. Pourtant, on ne voit jamais poindre une réflexion globale sur le fait que tous ces sujets sont si liés entre eux qu’ils ne conduisent en réalité qu’à un seul et même sujet : l’état général de notre société mondialisée victime d’un capitalisme fou.

Quand on sait le nombre d’hommes et de femmes influents qui se trouvent mêlés de près ou de loin dans des affaires d’argent et le montant colossal des sommes détournées de leur destination (les impôts), on imagine aisément que cette situation doit se retrouver à peu près identiquement dans tous les pays du monde. Et quand on sait que cette somme déjà gigantesque n’est rien en rapport à la fraude fiscale perpétrée par les grandes multinationales, on ne peut que constater que les dettes sont en réalité le résultat d’un vol massif et organisé des Etats par une petite minorité d’individus.

Qui sont ces individus ? Des hommes politiques, des stars, des chefs d’entreprises, des héritiers… ils n’aiment pas que leurs noms soient cités publiquement, mais grâce à internet et sa liberté (mais pour combien de temps encore ?) les informations sont répandues massivement et en un instant, tandis que le nombre « d’affaires » concernant la fraude et la corruption augmente découverte après découverte le montant total du préjudice subi par des peuples régulièrement accusés de tous les maux. On parle de milliers de milliards à l’échelle de la planète, mais on ne chipotera pas ici sur les chiffres…

Et alors que c’est la crise et que le chômage augmente encore, l’ancien ministre des finances luxembourgeois, monsieur Juncker, est arrivé à la tête de l’Europe !!! Autrement dit, celui qui a permis l’évasion fiscale massive des entreprises -en aggravant donc la crise- réclame aujourd’hui l’austérité pour les peuples endettés, niant même publiquement la primauté du politique sur l’économique.

Mais que font les fraudeurs de cet argent ? Dort-il sur un compte ou « fait-il des petits » ? Il ne dort pas bien sûr, et il sert à tout un tas de choses, en passant… par le Luxembourg par exemple, avec Clearstream, cette fameuse chambre de compensation à travers laquelle tous les flux sont enregistrés (les noms, les dates, les montants). Or Clearstream ne sert pas qu’à blanchir l’argent sale : il sert aussi à noircir l’argent propre. Les sommes déposées sur les comptes servent à investir dans des multinationales dont les bénéfices sont à la hauteur des impôts qu’elles ne payent pas. Elles servent à corrompre des élus, ou des électeurs, à financer des campagnes électorales ou des partis. Elles servent aussi à monter des entreprises dans les pays ravagés par la guerre ou la misère. Voire quelques activités plus douteuses encore : prostitution, drogue… terrorisme ? Qui le saura ? Quand vous déposez de l’argent sur un compte, savez-vous à quoi il sert pendant que vous dormez, lui qui ne s’y autorise jamais ?

Comment croyez-vous qu’une organisation terroriste comme Boko Haram finance ses troupes si ce n’est avec de « l’argent frais » ?
Elle a des armes, paye des soldats, reçoit des rançons, vend du pétrole… Elle possède nécessairement un compte en banque dans un paradis fiscal, comme les Etats possèdent également de tels comptes pour leurs opérations « secrètes ». Et qui leur achète le pétrole, et qui leur vend des armes ? Qui les a construites, d’où viennent-elles, et surtout par quels biais, si ce n’est à un moment ou à un autre par celui des Etats dont les agents sont rémunérés en rétro-commissions par et sur des comptes offshore ?

La corruption est le plus grand des fléaux. On s’indigne des quelques noms qui sont jetés en pâture dans les médias, qui ne sont pourtant que du « menu fretin » -la « partie émergée de l’iceberg » !- mais si on apprenait qu’un bien plus grand nombre de nos « élites » se sont fourvoyés dans l’évasion -pardon l’optimisation- fiscale, ne comprendrait-on pas bien mieux pourquoi d’une part ils préfèrent faire semblant de lutter contre les paradis fiscaux que pour de vrai ; et d’une autre pourquoi ils tentent par tous les moyens (quittes à toutes les récupérations) de censurer internet et de restreindre les libertés, et donc tous les lanceurs d’alerte potentiels qui pourraient par leurs découvertes mettre à mal leurs carrières et leurs fortunes. D’autant que ce sont souvent les mêmes qui disent vouloir pourchasser les fraudeurs « à la petite semaine » dont les montants cumulés n’atteignent pas un pour cent des fraudes de « ceux qui ont ».

Mais nous focalisons toujours sur les corrompus, sans guère nous soucier des corrupteurs (car il faut bien qu’il y en ait) : qui sont-ils, et que cherchent-ils ?

Une fois un certain seuil de puissance économique atteint, la plupart des « hyper-riches » se rendent compte de l’inutilité, de la futilité de cette fortune. Certains en donnent, d’autres investissent ou deviennent fous, et d’autres se passionnent pour le pouvoir conféré par la richesse. Ils ont une idéologie (ou en acquièrent une). Et ils mettent leur fortune au service de cette idéologie. Certains vont parler de complots, mais il s’agit simplement d’un rapport de forces. D’ailleurs, il n’est un secret pour personne que le président des Etats-Unis est élu par le plus riche, qui lui impose nécessairement quelques « contraintes » en retour… Ceux qui se sont aperçus du « retournement » en train de naître ont juste saisi le danger pour eux de « laisser faire » et ont fait de certains événements, comme le 11 septembre, une opportunité de reconquérir des ressources sans laisser les nouvelles puissances émergentes profiter d’une manne dont ils ont besoin pour eux-mêmes. La guerre donc, liée à la crise parce qu’avec la fin prévue des énergies fossiles et la pollution qu’elles engendrent chacun veut prétendre à de l’énergie, un critère primordial pour l’économie d’un pays.

Cette guerre n’est pas bien sûr engagée au prétexte de s’emparer des ressources d’un pays qu’une autre puissance convoite également, mais celui de la sécurité des citoyens, pour lutter contre le terrorisme. Ces mêmes terroristes qui sont tantôt financés et armés par un Etat « allié », tantôt par un concurrent, se voient combattus (très mal aux vues de la multiplication des groupes terroristes partout dans le monde) avec l’argent du contribuable et les armes fabriquées et vendues pour le compte d’un Etat, ou d’un intermédiaire mafieux… dont les comptes sont situés dans des paradis fiscaux… Ventes discrètes dont les intermédiaires, agents de l’Etat compris, reçoivent des commissions sur les affaires conclues. Et comme on ne veut pas que ça se sache, nos élus s’entendent tous ensemble pour utiliser abusivement le « secret défense » et surtout… censurer internet. Pour que ceux qui savent ne puissent pas le divulguer. Tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme. On tourne en rond. Et si par hasard ce qui reste de la « démocratie » réussit à s’exprimer, on lui oppose qui les traités signés, qui le 49.3, qui la menace d’un blocus financier.

Alors voilà. Aujourd’hui seuls onze pays dans le monde ne sont pas de près ou de loin engagés dans un conflit armé (voir). Petit à petit les alliances se forment, et les masques tombent. La dictature est dans l’antichambre du pouvoir, et le système capitaliste va imploser un jour ou l’autre. Nous aurons été nombreux à prévenir, nous sommes encore plus nombreux à le savoir. Il n’y a qu’une seule solution d’en sortir, si on excepte une nouvelle guerre mondiale : refonder nos institutions. Des institutions qui empêcheraient la corruption, et le terrorisme, l’évasion fiscale et l’austérité. Il faut passer par là pour remettre à plat le fonctionnement de nos gouvernements. Cela devient urgent.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Qui fait l’apologie du terrorisme ?

Posté par calebirri le 5 février 2015

« Apologie du terrorisme » : voilà un concept bien pratique pour toutes les dictatures en train de se mettre en place. Ce n’est pas la première fois qu’on y fait référence, et je ne dirai pas ici qu’il ne faille pas combattre le terrorisme avec la plus grande fermeté. Seulement il faut savoir ce qu’on définit derrière ce terme. Car de tous temps les opposants au pouvoir en place ont été taxés de « terroristes ». Si par exemple on considère les événements du 7 janvier comme étant des actes terroristes, cela signifie que les acteurs de ce massacre ont eu une volonté de « troubler gravement l’ordre public » ; selon la nouvelle loi « anti-terroriste » de 2014 en tout cas. Niant ainsi la portée politique originelle associée à la définition des actes de terrorisme, qui distinguait autrefois le terroriste du meurtrier (qu’il soit de masse ou non). Mais si l’on parle de visée politique, religieuse ou idéologique, et qu’on considère Alqaeda ou Daesh comme ayant de tels objectifs, comment alors comprendre de tels actes en Europe : installer la « Charia » en France, envahir l’Europe, défendre les musulmans contre leur stigmatisation ? Ce n’est pas sérieux… Tandis que si on prend le cadre de la nouvelle loi, ces événements rentrent bien dans la définition, puisque le point central de celle-ci évoque le « but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » ; permettant ainsi de considérer presque tout le monde comme des terroristes.

D’ailleurs, selon cette même définition, il y a un organisme qui par son comportement (l’intimidation et la terreur) pourrait être lui-même considéré comme terroriste : c’est le parlement français, et par extension le parlement européen : c’est lui qui fait monter, par ses actions et par ses discours, la haine, la peur, la violence et la misère, permettant par son gouvernement au terrorisme de se développer et ainsi de nuire gravement à l’ordre public.

Ensuite il y a le problème de « l’apologie ». Faire l’apologie de quelqu’un ou de quelque chose c’est faire son éloge, le glorifier : faire l’apologie du terrorisme c’est donc vouloir plus de terroristes : plus de tueurs, plus de morts, plus de haine. Cela doit être assez rare, et j’ai du mal à croire que des juges indépendants puissent considérer juridiquement que dire « je ne suis pas Charlie » constitue un appel au meurtre. Dire « je suis Charlie Coulibaly » peut être tendancieux, mais Dieudonné souhaite-t-il vraiment que l’on tue des juifs, des journalistes, ou des policiers (et avant tout des êtres humains) ? Je pense qu’une expertise psychologique devrait pouvoir répondre facilement par la négative. En réalité le délit « d’apologie du terrorisme » est une opinion « positive » (au sens grammatical) d’un acte de terrorisme : si par exemple vous dites « je ne suis pas contre le terrorisme », a priori il ne peut y avoir d’apologie retenue, alors que le sens est pourtant ambigüe.

Sauf à considérer la justification comme entrant dans le cadre de l’apologie, comme semble le faire la nouvelle Loi puisqu’elle prévoit que ceux qui consultent régulièrement des sites faisant l’apologie du terrorisme sont susceptibles de tomber sous le coup de la Loi (menaçant ainsi les journalistes dans leurs investigations) ? Mais justifier un acte terroriste peut-il être considéré comme en faire l’apologie ? Justifier ce n’est pas simplement vouloir disculper, c’est aussi vouloir comprendre, trouver des raisons. Ce n’est pas soutenir.

Maintenant, si pendant la deuxième guerre les héros que l’on célèbre aujourd’hui comme résistants n’avaient pas effectué des actes qu’on considèrerait désormais comme du terrorisme, qu’en serait-il du monde d’aujourd’hui ? Si un individu soutient le « terrorisme » d’hier peut-il tomber aujourd’hui sous le coup du délit d’apologie du terrorisme ?

Car enfin, si on considère que vouloir plus d’attentats terroristes, plus de morts et plus de haine est un délit punissable par la Loi, que font nos gouvernants en liberté ? Car c’est sur ce terreau qu’ils fondent leur pouvoir. S’il y a bien quelques fous qui souhaitent ou qui se réjouissent, ici comme ailleurs, que le terrorisme se développe, s’il y en a bien que ce « choc des civilisations » arrange au plus haut point (ils le provoquent même), ce sont bien nos hommes politiques désireux de pouvoir censurer quiconque n’est pas d’accord avec leur vision, ou qui refuse la dictature qui se met en place tout doucement -mais réellement- en Europe actuellement.

Aujourd’hui, personne de sensé ne peut souhaiter voir le terrorisme se développer, à part nos gouvernants. Ceux qui font l’apologie du terrorisme, par leurs actes et par leurs paroles, se sont nos gouvernants. Les lois qu’ils votent, les discours qu’ils font, les actes qu’ils commettent, tout concoure à l’augmentation des actes terroristes ici chez nous, et prépare la surveillance, le contrôle et la répression de demain, pour tous ceux qui ne seront pas d’accord avec eux. Ceux qui défendront demain des musulmans affublés d’un croissant rouge sur lequel il sera écrit « musulman » comme on écrivait « juif » sur les étoiles jaunes il n’y a pas si longtemps seront alors considérés comme des terroristes, alors qu’ils ne seront que des résistants désirant sauver non des musulmans ou des Arabes mais simplement des hommes. Il aurait pourtant été facile de faire cesser ce fléau : mais ils ne l’ont pas fait.

Le climat du début de ce siècle nous rapproche peu à peu des horreurs commises autrefois sous les mêmes prétextes fallacieux, et comme autrefois nous nous laissons faire sans réagir. Quatre millions de citoyens se sont déplacés pour Charlie c’est très bien, mais combien en verra-t-on pour dénoncer la scandaleuse récupération de cet ignoble massacre perpétré par quelques individus engendrés par notre propre société ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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