Vous voulez faire la guerre ?

Posté par calebirri le 4 septembre 2014

Personnellement, moi pas. Je ne veux pas de la guerre. Ni pour moi, ni pour mes enfants ; ni pour personne à vrai dire… Et je crois bien que je ne suis pas le seul dans ce cas.

Je ne sais pas ce que donnerait un sondage sur le sujet, par nation ou même au niveau international, mais je doute qu’un nombre conséquent de volontaires se précipitent pour la vouloir faire. En même temps je doute que nos aînés aient été plus nombreux à la désirer en 1939, en 1914 et même avant ; et pourtant ils l’ont faite. Car je crois bon de rappeler que pour faire la guerre il faut quand même suffisamment d’abrutis pour la faire, sans cela je ne vois pas l’intérêt de se priver du plaisir des jeux vidéos.

Après on pourra me dire que les uns se battaient pour des idées, d’autres pour se défendre, d’autres encore pour l’argent, et d’autres encore parce qu’ils y ont été contraints : ok, très bien. Ils l’ont fait, ils le font, et ils le feront sans doute encore. On a vu le résultat : tout le monde a perdu. Enfin presque : car en guerre comme en capitalisme pour que certains « perdent » il en faut d’autres qui « gagnent ». Et ceux qui gagnent, ce sont toujours les mêmes ; à se demander parfois si ce n’est pas le même jeu. Autrement comment se pourrait-il que le petit 1% qui exploite les 99 autres soit le même que celui qui parvient à faire se battre ces 99% les uns contre les autres ? Vous rendez-vous compte de cette incroyable aberration ? Au lieu de lutter ensemble, à 99%, contre ce ridicule 1% qui se fout si bien de nous, nous préférons nous battre les uns contre les autres pour faire partie de ce 1%. Quelle pitié !

Bon, il est certain qu’il est en général plus difficile de se mettre d’accord à 1% qu’à 99, mais il suffirait pourtant d’un minimum d’organisation (nous avons les outils : internet et ses « réseaux sociaux ») pour faire cesser cette arnaque ; il suffirait que nous comprenions enfin qu’en combattant les uns contre les autres nous ne faisons que conserver les privilèges de ceux qui nous envoient nous battre pendant qu’eux, les dirigeants « ennemis », se sont mis d’accord pour nous envoyer faire la guerre. Nous ne battons pas pour nous mais pour eux.

Que nous importe de savoir si l’est de l’Ukraine doit être russe ou européen si ce ne sont des considérations économiques ? Que nous importe de savoir qui de Poutine ou d’Obama a commencé, ou même qui a tort ou raison ? Il n’y a pas de guerre s’il n’y a pas de combattants, et il n’y a pas de combattants si il n’y a pas de guerre économique. Pour faire cesser la guerre ce ne sont pas les « ennemis » qu’il faut réduire au silence mais nos gouvernants qu’il faut condamner.

Car en définitive les seuls qui semblent souhaiter la guerre sont bien ceux qui, à l’abri dans leurs bunkers, donnent les ordres, comptent les points et s’enrichissent de la mort ou de la misère de ceux qu’ils engagent à se battre. Les Poutine, les Obama, les Hollande et consorts sont les responsables à la fois de la misère dans laquelle ils plongent leurs peuples et des morts qu’ils engendrent par leurs décisions. Et nous devrions aller nous battre « pour eux », alors que c’est justement « contre eux » qu’il faudrait lutter ? Ils sont à mettre dans le même sac que les autres dictateurs, ayant permis au terrorisme de se fédérer et de se développer pour justifier leurs guerres précédentes, ayant permis aux financiers de nous appauvrir pour nous monter les uns contre les autres… Les terroristes décapitent un journaliste « occidental » ? mais c’est du « pain béni » pour Obama ! Un avion civil s’écrase en Ukraine ? Du pain béni pour les « va-t-en guerre » de tous poils ! Il y a quelques années on se demandait à quoi pouvait bien servir un « bouclier anti-missiles » sur les frontières de l’est européen, aujourd’hui on s’apprête à le « rentabiliser » ! Il n’y a pas si longtemps tout le monde croyait aux vertus de la mondialisation et aujourd’hui on glorifie le « patriotisme économique » (le nationalisme), hier on on se préparait à travailler moins pour gagner plus, et aujourd’hui on doit travailler plus pour gagner moins…

Ils se foutent de nous, vous ne comprenez pas ? Nos dirigeants sont les complices des financiers, et l’argent n’a pas de frontière. Ils nous préparent à la guerre pour ne pas que les peuples s’allient les uns aux autres pour lutter contre l’aberration capitaliste, celle qui devient de plus en plus inacceptable, à savoir que quelques dizaines de personnes dans le monde possèdent autant de richesses que trois milliards d’autres personnes.

C’est contre cela qu’il faut se battre, et pas entre nous, qui sommes collectivement les victimes des mêmes bourreaux. Ne tombons pas dans leur piège, nous sommes 99% à pouvoir y perdre. Alors qu’ils ne sont qu’un seul petit pour cent. Si faibles comparés aux peuples unis, si seulement ils voulaient bien se donner la main, pour vaincre le véritable ennemi : le capitalisme, tenu par une ridicule poignée d’hommes abjects et sans scrupule qui ne méritent même pas qu’on les appelle des Hommes. Juste des assassins.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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