Revue, revue (2)

Posté par calebirri le 26 juin 2013

Europe :

Monsieur Barroso soutient que les «souverainistes de gauche» ont un discours proche de celui de l’ extrême-droite. Cela est provocateur mais pas si faux : on ne peut pas aujourd’hui se dire de gauche ET patriote, il faut être cohérent. Soit on est européen, soit on ne l’est pas : on ne peut pas réclamer à la fois les avantages nationaux et européens : tout le reste, quoiqu’on en pense par ailleurs, n’est qu’hypocrisie.

Alliance UMP/FN :

soit l’UMP fait alliance avec le FN et je ne donne pas cher de la gauche aux prochaines législatives, soit l’UMP fait une alliance «républicaine» avec la gauche et c est «l’ union sacrée» : ils taperont ensemble sur les plus faibles et se développeront alors les deux extrêmes pour les mandatures qui suivront. Mais dans tous les cas, la crise est plus favorable à l’ extrême-droite qu’à l’extrême-gauche, justement par le côté « souverainiste » du nationalisme, qui n’est en définitive qu’une sorte de repli sur soi causé par la peur ; tandis que l’internationalisme est une ouverture portée par la confiance.

le «commerce du délit d’initiés » :

nous savions que le délit d’initiés en était un (pas difficile, c’est marqué dans le titre!), mais nous ne savions pas qu’on en pouvait faire commerce ! j’achète 1 million de dollars 2 secondes de temps à un « pourvoyeur d’informations » (en l’occurrence l’indice de confiance de l’université du Michigan), temps que je « loue » 2000 dollars par mois. moins d’un millième de seconde pour passer un ordre boursier (via le trading haute-fréquence), voilà de quoi satisfaire les plus téméraires d’entre nous ! Le seul problème, c’est quand tout le monde aura le tuyau en même temps… il va falloir accélérer les machines !

surveillance et internet :

deux articles : le premier pour nous permettre d’échapper à la surveillance en déjouant les pièges les plus grossiers d’internet, le deuxième pour permettre à un plus grand nombre d’entre nous d’avoir l’occasion de se soumettre à cette surveillance… ou de lutter contre ?

Deux poids, deux mesures :

Edward Snowden en Equateur sur les conseils de Julian Assange, piloté en sous mains par la Chine ? Essaie-t-on de nous faire croire que Julian Assange est lui aussi un agent chinois, ou se moque-t-on vraiment de nous ?

en face, monsieur Berlusconi condamné à 7 ans de prison ferme et interdiction à vie d’exercice de charges publiques, et qui après une première condamnation à 5 ans de prison pour fraude fiscale va probablement faire appel… Franchement, si Snowden finit en prison et que Berlusconi y échappe, on peut aisément imaginer l’état de nos « modèles » démocratiques…

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Les riches ont peur, les peuples vont trinquer

Posté par calebirri le 22 juin 2013

L’audition par la commission d’enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers de monsieur Pierre Condamin-Gerbier est édifiante : tout d’abord parce qu’en réalité elle ne nous apprend rien d’autre que nous ne soupçonnions déjà ; ensuite et surtout parce nos chers parlementaires font semblant de découvrir un monde qu’ils connaissent nécessairement assez bien.

Mais qu’à cela ne tienne : nous avons là une confirmation tangible et crédible (pour ceux qui doutaient encore) de la corruption généralisée qui règne à droite comme à gauche, ainsi que de l’hypocrisie toute aussi généralisée de notre classe politique. Ce qui n’est pas peu.

Aujourd’hui cette vidéo permet à tout un chacun de se rendre compte du monde dans lequel nous vivons, et de faire partager au plus grand nombre ce témoignage, pour qu’on ne puisse plus dire « nous ne savions pas ».

Une fois cet état de fait digéré, il faut en tirer les conclusions : le système capitaliste mondialisé est corrompu, et la classe politique dans son ensemble permet à une toute petite partie de la population (dont elle fait partie) de s’enrichir tandis que la majorité voit ses conditions de vie dégradées. Comment faire encore confiance en ceux qui nous trompent ?

Car une fois les systèmes d’évasion fiscale dénoncés, il nous faut poursuivre le raisonnement : la cause de la crise n’est pas la dette mais bien l’évasion fiscale, et ce n’est que par arrogance ou par lâcheté que nos gouvernants préfèrent contraindre les peuples à d’autres sacrifices encore plus injustes plutôt que d’avouer qu’ils ont eux-mêmes profité d’un système qu’ils dénoncent par ailleurs publiquement. Quittes à appauvrir encore des peuples déjà maltraités et qui ne sont en aucun cas responsables : eux dépensent leur argent jusqu’au dernier sou, et n’ont tout simplement pas de quoi aller en planquer en Suisse ou ailleurs.

Et on s’étonne que le peuple se mette en colère, qu’un peu partout il se révolte comme en Tunisie, en Egypte, en Lybie, en Syrie, en Turquie, en Grèce ou au Portugal, et même jusqu’au Brésil… sans compter les indignés des Etats-Unis, du Canada, de France ou d’Espagne ?

Non, « on » ne s’étonne pas ! « Vous » peut-être, mais pas « eux ». « Eux », ils commencent à avoir peur. Tellement peur que certains en viennent à soupçonner tout le monde d’être un ennemi potentiel, et se mettent à les surveiller tous. Tellement peur que certaines banques préconisent paraît-il d’établir un régime autoritaire pour éviter les révoltes populaires, ou que des gens « raisonnables » comme monsieur Attali s’interrogent publiquement sur l’opportunité de la démocratie comme système de gestion… Pourquoi croyez-vous que cette commission d’enquête parlementaire survienne justement au moment où les retours d’avoirs étrangers se font chaque jour plus nombreux, comme si l’on se préparait à laisser s’effondrer les paradis fiscaux-et donc les pays qui les hébergent- avec la taxation inévitable des « gros comptes » qui y sont domiciliés ?

Regardez aussi toutes ces lois sur le contrôle d’internet : elles ne sont pas faites pour traquer les terroristes mais bien pour nous surveiller nous, et ainsi empêcher la diffusion d’informations, les rassemblements physiques et idéologiques, jusqu’aux SMS qu’ils espionnent !

En réalité ils ont peur de nous, et cela signifie qu’il porteront le premier coup. Regardez le texte paru l’autre jour sur lemonde.fr, « l’appel des 1% » : ils savent bien que si nous refusons de payer pour eux ils ne s’en sortiront pas non plus. Ils sont si peu, et nous sommes si nombreux !

Mais attention : comme les chiens qui ont peur ils peuvent vous mordre à tout instant. Il faut donc s’y préparer. Si nous voulons éviter de subir une fois encore la morsure des chiens de l’Histoire il faudra savoir les regarder en face pour leur dire « nous n’avons pas peur, nous sommes les plus nombreux. Et sans nous vous n’êtes rien ».

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Entre la dictature et la démocratie, il y a internet

Posté par calebirri le 16 juin 2013

Internet n’est pas un média comme les autres. Il est à la fois le moyen de notre oppression, en même temps que celui de nous en libérer. L’affaire Edward Snowden en est un exemple particulièrement frappant : en dénonçant un programme de surveillance généralisé et mondial, cet homme (en plus des risques qu’il prend pour sa vie) permet à des milliards d’individus d’être tenus au courant de ce programme. Et comme avec Wikileaks, ou Offshore leaks, c’est en à peine quelques secondes, et partout dans le monde, que peuvent être diffusées des informations « sensibles » sans qu’il soit possible ensuite de les faire supprimer. Chacun peut les inscrire sur son ordinateur, les copier et recopier à l’infini, et puis les diffuser à l’envie.

Cet état de fait met en péril nos responsables politiques et financiers car si la surveillance généralisée des populations est justifiée par la sécurité et assez bien acceptée par les populations concernées (si je n’ai rien à me reprocher, que m’importe qu’on m’espionne ?), elle permet aussi de faire éclater au grand jour des « affaires » et des « scandales » dans lesquels nos « élites » sont mêlées, de près ou de loin. Et c’est bien là tout le problème. Paradoxalement, ceux qui nous surveillent sont peut-être aussi ceux qui ont quelque chose à cacher : qui un compte offshore, qui des fréquentations douteuses, qui un passé pesant… Que se passerait-il si on apprenait que la plupart de nos politiques sont corrompus, qu’en privé ils disent le contraire de ce qu’ils affirment en public, quels conflits d’intérêt les meut et pourquoi ils se taisent ou se soumettent à la volonté non pas du peuple mais de leurs donneurs d’ordres ?

Si les peuples apprenaient, preuves à l’appui, qu’on leur ment « les yeux dans les yeux », ne se révolteraient-ils donc pas ?

C’est bien pour éviter cela que les gouvernements voudraient contrôler Internet, et qu’ils montent des plans de surveillance généralisée destinés à repérer non pas les terroristes (eux savent crypter leurs données) mais bien les résistants (ceux qui diffusent les informations « sensibles » ou donnent leur opinion sans prendre de précautions particulières- »puisque nous somme en démocratie »…).

Les partisans de cette surveillance généralisée ne peuvent donc pas interdire internet puisqu’ils en ont eux-mêmes besoin. Et puis la propagande passe elle-aussi par ce même média. Sans compter qu’aujourd’hui internet est indispensable ne serait-ce que d’un point de vue économique. Alors certains veulent couper la télé (comme en Grèce), d’autres surveiller les blogs (comme à Hong-Kong), et d’autres encore les réseaux sociaux (en Turquie près de la place Taksim les communications sont brouillées). Le but recherché est donc de surveiller tout le monde pour pouvoir, ponctuellement, couper les « éléments perturbateurs » un moment et en un lieu donnés, de toute communication.

En réalité internet est un outil à double-tranchant : il peut à la fois rendre possible une démocratie mondiale et une dictature terrible, elle aussi mondiale.
Parlons du « BIG DATA » : cette masse incroyable de données récoltées par Facebook et consorts est une mine d’informations qui peut servir soit à mieux organiser une société réellement démocratique (on peut aujourd’hui savoir de quoi ont « vraiment » besoin les individus et adapter l’offre à la demande, en temps réel et partout), soit à faire des milliards de profit dans une société capitaliste, soit à surveiller tout le monde et partout dans une société dictatoriale.

Ce qui vient de se produire en Grèce en est un exemple parlant : même si la télé ne plaisait pas et que supprimer le journal de Jean Pierre Pernaud serait faire oeuvre de salubrité publique, la télé est un média qui peut servir à la contestation, comme c’est parfois le cas en France si on considère quelques émissions du service public (c’est qu’il existe encore quelques « vrais » journalistes), qui elles aussi « faute de budget » pourraient disparaître bientôt. Et la télé, on peut la supprimer d’un coup. Pas internet.

Le futur de notre monde passe donc par Internet. Et si les citoyens ne prennent pas garde, et qu’ils n’ entrent pas en résistance, nous serons bientôt dépossédés de cette possibilité de la contestation. La Quadrature du Net, Anonymous, Wikileaks, le Parti Pirate sont des organismes que nous devons à tout prix défendre, car ils représentent ce qu’étaient les premiers résistants au fascisme d’avant guerre. Nous devrions, au lieu de se faire tabasser ou gazer dans les manifs, organiser de grands mouvements sur le net, être capables de lutter efficacement contre les sites de ceux qui nous nuisent (comme les sites des grandes banques, ou de surveillance…), et individuellement nous protéger pour empêcher l’ accès à nos données : des cryptages légaux, les logiciels libres ou open source…
Et aussi cesser autant que faire se peut de compter sur l’ État qui n’ est que le bras armé légalisant les exactions des banques et de leurs valets.

Il y a déjà eu des actions menées comme par exemple la saturation de sites qui travaillent à notre exploitation, ou des serveurs qui fonctionnent avec des mots-clé. Ce Edward Snowden (et bien que son cas suscite quelques légitimes interrogations), évoque également la possibilité de faire cesser cette surveillance « en quelques clics », car il avait accès dit-il à toutes les couvertures, toutes les agences, toutes les missions. Si cela est vrai, alors d’autres devront se lever pour faire cesser la réalisation du pire des mondes, 1984. La résistance aux dérives rendues possibles par internet se fera donc paradoxalement sur internet, qu’on se le dise. Et c’est maintenant que ça commence.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Revue, revue !

Posté par calebirri le 11 juin 2013

Turquie :
les révolutions arabes ont été réalisées dans des pays de confession majoritairement musulmane par les composantes jeunes, laïques, démocrates et éclairées, luttant contre un autoritarisme grandissant et une radicalisation des composantes religieuses à la fois victimes et actrices du fameux « choc des civilisations » .
Paradoxalement, on constate que le soutien aux révolutionnaires par les occidentaux conduit à la mise en place de régimes islamiques qui finissent par former une sorte de grand « bloc islamique » susceptible de justifier a posteriori ce choc des civilisations : alors qu’en 2001 on en parlait sans qu’il existe, en 2013 force est de constater que ceux qui luttaient contre quelque chose qui n’existait pas ont réussi à le créer pour de bon.

Manuel Valls plébiscité par un sondage parmi les militants du PS pour être le futur premier ministre :
à ceux qui se demandaient encore si le PS était encore de gauche, ils ont la réponse : non. Ou en tous cas pas plus que Manuel Valls

Aligner les régimes de retraite entre le public et le privé:
voilà enfin où voulait en arriver l’UMPS depuis bien longtemps déjà. Le travail commencé par Nicolas Sarkozy est donc bien poursuivi par François Hollande, avec comme point d’appui la division : en prenant cette manière de voir, il est évident que ce n’est pas le régime privé qu’on va aligner sur celui du public mais le contraire, et nous ne sommes sans doute pas prêts de voir défiler ensemble le public et le privé contre une réforme des retraites. Bien joué, même si la ficelle n’est pas neuve : les salariés s’y laisseront prendre encore une fois.

Clément, une récupération délicate :
Lors du rassemblement parisien, et alors que « tous ensemble » rendaient hommage au jeune homme assassiné, un de ses camarades fit ce discours (entendu sur « là-bas si j’y suis ») : « Clément était un frère et Clément était anarchiste. Clément n’était pas pour une sixième République, il était pour une liberté libre, sans Etat, ici, partout et toujours »
Un silence un peu gêné suivit cette intervention. M’est avis que la mémoire de ce jeune homme ne sera pas honorée très longtemps.

Fusillade aux Etats-Unis, 5 morts :
pas de quoi relancer le débat sur les armes. Quand on y pense, on se dit que le lobby anti-armes aux Etats-Unis n’aurait qu’à organiser la « pire tuerie » du siècle pour que le gouvernement finisse par y réfléchir enfin. C’est à se coller une balle dans la tête !

Gaz de schiste :
la bataille fait rage entre ses partisans économiques et ses détracteurs écologiques ; malheureusement pour les écologistes on sait qui l’emportera : nous vivons en capitalisme, pas en écologisme !

Programme secret de surveillance des Etats-Unis :
un type qui déstabilise le pays en révélant un complot mondial (en même temps depuis le « Patriot Act » et la soumission d’un grand nombre de pays dont la France aux désidératas sécuritaires de ce pays on s’en doutait un peu) doit-il au sein de son propre pays être considéré comme un terroriste ou un résistant, un héros ou un traitre ?

Affaire Tapie :
avec le pantouflage et les allers-retours du public vers le privé, quand on met en garde-à-vue un ancien directeur de cabinet de ministre, on arrête un grand patron français : heureusement qu’ils ne sont jamais condamnés, ça pourrait être embarrassant.

Caleb Irri
Http://calebirri.unblog.fr

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Amis lecteurs…

Posté par calebirri le 11 juin 2013

Je tourne en rond. Cette constatation n’est ni une preuve de ma démotivation ni une excuse pour arrêter de tourner. Mais le fait est que je tourne en rond.

En même temps je ne suis pas le seul : quiconque décrit un monde qui tourne en rond se voit contraint d’en adopter le mouvement…

Mais lorsque je regarde mes « vieux articles » (chose que je suis en train de faire en ce moment), je m’aperçois que je ne fais que répéter en boucle et sous des formes légèrement différentes la même antienne : il suffirait de changer la date et le nom du président pour qu’on n’y voit que du feu !

Maintenant regardez autour de vous, et vous ferez le même constat que moi :

-l’explication des causes de la crise nous l’avons : corruption des politiques par les financiers qui ont menti et triché
-les conséquences de la crise nous les connaissons aussi : austérité, chômage et fin des « acquis sociaux », misère, colère, et tout ce qui s’ensuit.

Pour les solutions, le peu qui s’en soucient ne sont ni entendus ni écoutés : pas étonnant ensuite que « l’aquoibonnite » soit si répandue… Qu’attendre, qu’espérer, que faire pour conserver une motivation intacte ? Chaque jour des dizaines de milliers d’articles (écrits par des personnes bien plus compétentes que moi) sont lus par des centaines de milliers ou des millions de personnes, et pourtant cela ne change rien : il me semble donc inutile de continuer ce blog, au moins sous cette forme.

Je ne renonce pas, j’avance. A vrai dire j’ai pas mal de projets en attente, beaucoup de retard pour les mettre à jour ou en place… et au lieu de prendre du temps à écrire des articles inutiles (ou pas assez utiles si on veut), sans doute serait-il plus judicieux de m’y mettre sérieusement.

Je n’arrêterai sans doute pas complètement d’écrire des billets « comme avant », surtout si l’actualité prend du mouvement -et de toutes les manières je ne crois pas pouvoir arrêter totalement-, mais je voudrais tenter d’autres formes d’expression, peut-être une sorte de « revue critique de presse », plus courte et moins « littéraire » (enfin vous verrez), mais plus régulière.
J’aimerais également faire « quelque chose » de plus « interactif » autour duquel pourraient graviter quelques uns d’entre vous qui le souhaitent. peut-être une sorte de « journal » non pas d’informations mais de débats, de réflexions : un lieu dans lequel seraient abordées les différentes questions qui se poseront inévitablement une fois le chaos réalisé, pour poser les bases idéologiques et philosophiques qui suivront ce chaos.

Car il faut cesser de regarder en arrière : rien ne sert de continuer à dire qu’on va droit dans le mur, cela n’évitera plus au monde de se le prendre. il faut regarder devant (ou derrière le mur si on veut rester dans l’image), comme les premiers résistants ont commencé à se préoccuper sous l’occupation de définir le monde qui suivrait la fin de celle-ci en créant le CNR.

En ligne de mire bien sûr il y a toujours l’Assemblée Constituante, qui inévitablement sera un point incontournable d’une future démocratie, et dont vous pouvez participer à la mise en place ici:

-Forum pour une Assemblée Constituante
-Questionnaire en ligne pour une Assemblée Constituante

Il y a aussi l’unification de la contestation (voir) qui seule permettra de dégager des actions communes à travers un projet de site qui avance mais qui mettra encore du temps à être développé, avec son « formulaire d’inscription »

Et puis aussi pas mal de projets plus « personnels », à savoir remettre en ordre tous mes écrits pour en faire ressortir une cohérence, un partenariat avec Agoravox que je compte bientôt leur soumettre, des nouvelles à finir pour une sorte de recueil anticipatif, ainsi qu’une sorte de « manuel de survie » « post-capitaliste » qui reste à créer.

Pour ce dernier projet et celui du « journal », j’aurais besoin de « bonnes âmes » qui pour proposer des idées, qui du temps, qui des compétences informatiques, qui des relais sociaux… Le principe du journal serait de faire intervenir des « personnalités » (connues ou inconnues) traitant de sujets polémiques mais indispensables avec une base informative sur le sujet, et puis des opinions. Opinions qui se répondraient d’une semaine ou d’un mois à l’autre dans des billets de fond, afin de créer une sorte de « référence idéologique » , un « état des lieux » idéologique pour chaque sujet comme « gratuité/revenu universel », technologie/décroissance, tirage au sort/élection, Orwell/huxley, capitalisme/démocratie, écologie/capitalisme, protectionnisme/nationalisme…

Pour le « manuel de survie », il faudrait pouvoir recenser les publications sur à peu près tous les sujets : comment faire un potager, comment désaliniser l’eau, comment créer de l’électricité, se créer une connexion internet ou fabriquer un téléphone, se soigner avec des plantes du quotidien, fabriquer un pull ou un manteau, enfin toutes les choses que nous aurons besoin de savoir et de transmettre pour survivre si les choses finissent par vraiment mal tourner… C’est un projet sur le long terme et l’idéal serait que le maximum de monde envoie le maximum de liens pour commencer à faire une sorte de « bibliothèque » de liens pour pouvoir écrémer et catégoriser.

Enfin voilà où j’en suis pour le moment.
Bien sûr je suis à l’écoute de vos avis, et vous savez où me joindre : ici !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : pour la « revue de presse », elle sera catégorisée en tant que « Revue, revue ! ». Et cela commence maintenant. Vous me direz ce que vous en pensez, et je vais voir si je peux tenir le rythme sans y passer trop de temps.

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Et si c’était déjà trop tard ?

Posté par calebirri le 7 juin 2013

La bataille qui fait rage actuellement pour savoir qui du FMI, de la BCE ou de l’Union Européenne est le plus coupable est une bataille stérile, car en réalité il est trop tard et les dégâts trop importants : nous ne pouvons déjà plus revenir en arrière.

La preuve en est que même les économistes « autorisés » -les plus courtisés pour leurs analyses- commencent discrètement à déserter les plateaux de télé pour retourner qui à ses études, qui à ses donneurs d’ordres (les banquiers)…
C’est qu’il leur devient difficile de continuer à répéter les mêmes mensonges sans discontinuer, car nous sommes tous aujourd’hui capables de les confronter à la réalité : s’ils disaient vrai, ça se serait vu !

On peut bien désormais allonger la durée des cotisations, baisser les salaires , investir ou licencier c’est tout pareil : les changements qui auraient dus être faits pour sauver le capitalisme sont devenus obsolètes, même pour ceux qui le voulaient vraiment protéger.
La croissance ne repartira pas, car la crise ne va pas s’arrêter miraculeusement, pas plus que nos gouvernants n’écouteront la voix des peuples. Ce système va s’effondrer parce que c’est inévitable, ce qu’aujourd’hui même la science économique – toute éloignée qu’elle est des réalités-, ne peut que confirmer « malgré elle ».

Aujourd’hui nous assistons donc à la prise de conscience collective que « quelque chose » est en train de se produire, sans que toutefois nous n’ayons aucune prise sur ce « quelque chose ». Et pour cause, nos gouvernants, si attachés qu’ils sont au service « de l’Etat », préfèrent continuer de nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternative plutôt que de d’admettre le vide idéologique dont ils sont pleins.

La démoralisation générale qui s’ensuit atteint maintenant jusqu’aux plus « alternatifs » de nos économistes (les Jorion, Lordon, Berruyer, Todd, Delamarche, Leclerc…), dont le fatalisme exprime le mieux la réalité : ils savent de quoi ils parlent, et le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas très optimistes…
En plus donc de tous les mouvements qui périclitent sur le web et ailleurs, il devient évident que les plus lucides sont en même temps les plus inquiets.

Car s’ils s’y entendent pour décrire les mécanismes de la crise, ses causes et ses conséquences économiques ou mêmes sociales, à franchement parler il n’en est pas un qui soit en mesure de proposer une « solution » économique crédible, et pour cause : le modéle ne fonctionnant pas, comment s’appuyer sur celui-ci pour développer des solutions sérieuses ?

Cette situation peut paraître anxiogène, ou même désespérante si l’on considère que même les « meilleurs » sont perdus, mais cela ne devrait pourtant pas :

maintenant que nous savons que le système ne marche pas, et qu’il ne peut plus non plus être sauvé (au moins dans sa manière actuelle), maintenant que nous avons compris que nos gouvernants sont corrompus par la finance à laquelle ils ont fait allégeance, que nous nous rendons compte que nos pires économistes ne sont au mieux que des incompétents tandis que les meilleurs sont totalement démunis, il ne nous reste que deux solutions : subir, ou inventer.

Le suicide collectif n’étant bien sûr pas la réponse attendue (encore que le sacrifice d’un demi-milliard d’individus -ou plus- est certainement « rentable » d’un point de vue économique), il ne nous reste donc qu’à inventer. Et force est de constater qu’il y a là du travail pour tous et encore plus : tout est à repenser, et le champ des possibles n’est limité que par notre propre imagination.

L’intérêt de cette sombre période historique est que s’ouvre dès aujourd’hui une sorte de fenêtre « spatio-temporelle » d’incertitude encore suffisamment favorable à des changements inimaginables il y a ne serait-ce que 15 ou 20 ans : et que de futurs potentiels, de systèmes nouveaux, d’opportunités formidables si nous regardons le côté positif des choses !

Car si on fait l’état des lieux de notre vaste monde, il est tout à fait permis d’envisager pour nos descendants un nouveau modèle de société dans laquelle la technologie ne servira pas le profit individuel mais la satisfaction de l’intérêt général. Ce n’est pas rêver que de croire qu’en supprimant l’argent comme valeur de référence primordiale on puisse développer des médicaments « universels » bien moins rentables que les actuels, ou des énergies gratuites et illimitées, propres et qui ne font rien gagner aux exploitants, des brevets qui seraient partagés pour le bien de tous et pas d’un seul, ou encore une démocratie participative réelle qui, grâce aux usages internet et peut-être même au « Big Data » ne servira pas des intérêts commerciaux mais des besoins humains…

Il n’est peut-être même pas osé de rêver de robots réduisant la pénibilité de certains emplois ou de certaines tâches, ou de supercalculateurs qui, au lieu de « prendre des positions » au millionième de seconde pour la bourse, serviraient à mettre en relation les besoins et les ressources pour ne laisser aucun enfant mourir de faim….

Tout est ouvert devant nous, tous les futurs s’offrent à notre regard… c’est maintenant qu’il faut créer, rêver, inventer. Nous en avons encore le droit, mais c’est en réalité un devoir, car comme disait Antoine de Saint-Exupéry, « nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».
Il faut désormais cesser de se préoccuper du champ économique devenu stérile pour semer dès à présent les graines idéologiques qui produiront leurs effets non pas pour nous mais pour nos enfants. Il est peut-être trop tard pour nous, mais pas encore pour eux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, la démocratie, le travail, mondialisation | 8 Commentaires »

 

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