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La solidarité contre l’individualisme ou le paradoxe éducationnel

Posté par calebirri le 7 janvier 2013

Éduquer des enfants est une bien lourde tâche : il faut leur inculquer des valeurs qui feront d’eux des hommes et des femmes que l’on espère libres, intelligents et heureux, en même temps que de « bons » citoyens.

Nous ne sommes bien sûr pas tous d’accord sur les moyens d’y parvenir, mais il me semble que sur les objectifs la plupart des adultes peuvent s’entendre : il faut leur apprendre la politesse, le partage, l’esprit d’équipe, la générosité, la confiance, l’honnêteté… enfin toutes ces valeurs sur lesquelles on a décidé de s’entendre pour vivre en société de la manière la plus harmonieuse possible. Car qui voudrait que son enfant soit malpoli, égoïste ou insolent, violent ou fourbe, voleur ou menteur ?

C’est donc presque « naturellement » que la plupart des parents considèrent de leur devoir de contraindre leurs chères « petites têtes blondes » à prêter leurs jouets, à ne pas dire de mensonges et à ne pas mordre leurs petits camarades de jeu ou encore de dire « s’il te plaît et merci ». Comme ça, lorsqu’ils seront grands, ils sauront s’intégrer aisément dans la société qui porte ces valeurs, sans craindre ni le chômage ni la prison, et encore moins la dépression…

Sauf que les choses ne fonctionnent malheureusement pas ainsi une fois entrés dans le monde des adultes : il semblerait qu’un fossé s’ouvre d’un seul coup lorsque l’on franchit le seuil du monde « réel ». Plus question de solidarité, ni de partage ou d’esprit d’équipe, mais bien de réussite individuelle, de concurrence et de violence sociale. Comme si tous les préceptes inculqués depuis notre plus tendre enfance volaient en éclat face à la réalité capitaliste, comme si d’un seul coup c’est toute notre éducation qui devenait obsolète : le monde est en guerre, économique certes mais en guerre quand même, et la compétition est la règle, chacun contre tous les autres. Finis les « un pour tous et tous pour un », finis les « nous sommes tous égaux », ou les « l’amitié est le bien le plus précieux ». Une fois entré dans le monde des adultes, l’ex-adolescent se trouve confronté à un chaos moral qui remet en cause toutes ses valeurs acquises depuis l’enfance, au risque de le précipiter dans le gouffre de la dépression.

Car il s’aperçoit alors que sa morale lutte contre son intérêt, et doit se débrouiller avec ça : soit il fait un choix (la misère ou l’absence de morale), soit il tente de vivre avec cette schizophrénie et il devient à son tour un menteur habile, homme politique ou gourou…

En effet comment vivre suivant des valeurs morales qui sont à l’opposée des préceptes « rationnels » du capitalisme, et surtout comment faire pour continuer à entretenir des principes qui ne nous sont plus à l’âge adultes d’aucune utilité ? Elle est peut-être là la véritable distinction entre les hommes « de gauche » et les hommes « de droite » : Seuls peuvent s’y reconnaître ceux qui ont fait un choix.

Et encore cela ne va pas sans mal, car comment peut-on être croyant et de droite, ou de gauche sans être croyant ? Quoi qu’on en dise les valeurs religieuses de nos sociétés ne sont pas si éloignées des aspirations des hommes de gauche (la vraie gauche, qu’on s’entende bien…)

Mais comment ensuite expliquer à nos enfants qu’il n’est pas juste qu’il mange de force tous les bonbons de sa petite soeur si lui-même au boulot tente d’obtenir à la place de son collègue et néanmoins ami la promotion qu’un seul obtiendra ? Comment lui expliquer pourquoi le monsieur dort dans la rue alors qu’on lui apprend à la messe tous les dimanches qu’il faut aider son prochain ?

Voilà sans doute les questions que doivent se poser nos enfants à l’entrée du monde des adultes, en même temps qu’on obtient une explication des dépressions qui inondent le monde occidental, car nos enfants supportent mal cette schizophrénie qu’ils subissent- comme nous avant eux : happés à la fois par deux systèmes de valeur contradictoires, nous sommes sans cesse tiraillés entre la morale et la nécessité ; et contraints de pratiquer la double-pensée pour pouvoir continuer à vivre « normalement ».

Comment avons-nous pu en arriver là, et surtout qu’est-ce qui oblige les hommes à tenir un discours éducationnel en contradiction totale avec celui auquel ils sont confrontés dans leur vie d’adulte ? Pourquoi au 21ème siècle doit-on encore choisir entre la misère ou le cynisme pour exister ? n’a-t-on pas le droit de désirer à la fois une vie matérielle décente et une vie « spirituelle » tournée vers son prochain ? Sommes-nous définitivement condamnés à devoir faire la guerre aux autres sans la vouloir, et est-il normal de devoir subir la misère matérielle si l’on se refuse à l’injustice ?

En réalité nous mentons à nos enfants comme nos parents nous ont menti à nous : à la fin, ce ne sont pas toujours « les gentils » qui gagnent. Quand cesserons-nous de nous mentir, et surtout de « leur » mentir ?

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr/2009/11/23/refonder-leducation/

11 Réponses à “La solidarité contre l’individualisme ou le paradoxe éducationnel”

  1. Agequodagix dit :

    La solidarité s’apprend dans le cadre de la famille, des proches, de la tribu, du village, là où elle s’applique. Dans la cour de récréation ou face à l’étranger (qui peut abuser du petit enfant en lui proposant des bonbons), c’est toujours la loi du plus fort qui s’applique. La solidarité est directement proportionnelle à la proximité sociale, la loi du plus fort, directement proportionnelle à la distance sociale.

    L’enfant comprend cela très vite, surtout quand il devient adulte et quitte le cocon familial de grande solidarité pour le vaste et faste monde où règne la loi du plus fort. Pas besoin de double pensée pour distinguer le proche de l’étranger, de l’autre. Pas besoin de lui mentir.

    Ce serait un mauvais service à rendre à nos pioupioux que de leur faire croire que la même solidarité règne entre tous aussi bien qu’en famille. Ce serait l’exposer à de cruelles désillusions, et mal l’armer pour la lutte pour la survie, la « struggle for life ! »

    Néanmoins, dans un monde globalisée depuis peu, qui ne peut plus se réduire à la famille et aux proches, à la tribu et au village, apprendre à nos bambinis un peu plus la notion de solidarité entre tous les humains, et un peu moins la notion d’étranger, ça ne peut certainement pas faire de tort !

    Mais quand nous demanderons à nos concitoyens des pays riches d’abandonner un peu de leur pouvoir d’achat au nom de la solidarité mondiale entre travailleurs et citoyens de tous pays, là nous allons rencontrer, surtout parmi nos proches, quelques divergences de vues !

  2. Agequodagix dit :

    Les enfants comprennent très vite quand les adultes essayent de leur inculquer des principes qu’ils ne sont pas prêts à appliquer eux-mêmes. « La solidarité, mais pas au détriment de notre pouvoir d’achat privilégié » ! Les enfants comprendront là tout à fait notre double pensée !

  3. Esope dit :

    Dans le domaine des comportements reflexes innés, l’être humain est un primate social, comme le chimpanzé ou d’autres. A la fois il est soumis à la concurrence darwinienne avec ses semblables et il doit agir collectivement avec eux pour subsister. Il lui faut gérer cette schizophrénie native, trouver un équilibre.
    C’est un exercice propre à chacun en fonction de ses caractéristiques propres et des contingences.
    Pour des parents ou éducateurs, fournir aux enfants des points de repère utiles individuellement, pour une vie adulte future qui se déroulera dans un monde aujourd’hui inconnu car en perpétuelle mutation, c’est une gageure dont ils s’arrangent comme ils le peuvent, avec les moyens limités qu’ils ont.
    De toutes les façons, pour convaincre, il n’y a que trois méthodes : un, l’exemple – deux, l’exemple – trois, l’exemple.
    Comment convaincre ses enfants de ne pas fumer car le tabagisme est très dangereux, quand on passe son temps la clope au bec ?

    Pour tenter de surmonter le paradoxe fondamental du primate social, il faut hausser le niveau des points de repère, ne pas rester aux repères comportementaux mais passer à celui des repères moraux, au niveau de « l’esprit des comportements », et être cohérent. Ce n’est pas « tendance ». Le mot d’ordre actuel est plutôt « indignez-vous !» que « ayez un esprit de service et aimez fraternellement votre prochain ». Depuis que l’abbé Pierre est décédé, les exemples médiatisés (qui n’étaient déjà pas nombreux) se font encore plus rares.

    • calebirri dit :

      @ Esope

      Pour moi nous ne sommes déjà plus dans les repères comportementaux mais bien moraux : comme je le disais à Agequodagix, sur le fronton de nos mairies est inscrit « liberté, égalité, fraternité ». C’est la base de l’éducation citoyenne, l’éducation civique commence avec ces concepts bien éloignés de la concurrence darwinienne. Je suis d’accord pour dire que les parents et éducateurs font comme ils peuvent, mais je rajouterais quelques points supplémentaires à votre méthode : l’explication, et le partage. Un parent fumeur qui sent le tabac toute la journée, qui tousse ou qui crache, va-t-il donner envie à son enfant de fumer ou le dégoûter ?

      Et dans le même esprit, quel enfant voyant ses parents bons avec tout le monde, partageant et aidant comme ils peuvent mais pauvres et sans perspective voudrait suivre leur exemple ? Quel enfant voyant ses parents parler à ses employés comme à des chiens, ignorant ou méprisant la misère de ses proches en ne jurant que par le profit, voudrait suivre leur exemple ? pas facile de le savoir. Tandis qu’en comptant sur l’intelligence de l’enfant, on peut lui apprendre pourquoi untel est riche et pour quoi machin est pauvre, que le bonheur n’est pas seulement déterminé par cette distinction, comment fonctionne le monde et ce qu’on en pense nous, personnellement. On peut trouver meilleur l’un ou l’autre, mais cela n’empêche pas d’expliquer ce que veut dire « liberté, égalité, fraternité ». ce que veut dire « juste », ou « solidarité ». et puis la morale est aussi un partage : les questionnements d’enfants peuvent parfois donner lieu à de vraies discussions « philosophiques » dans lequel chacun des interlocuteurs apprend quelque chose : « tu aimerais qu’on te fasses ça à toi ? », « tu trouves ça juste, toi ? », voilà des exemples de « l’esprit des comportements » !

      Combien arrivent à être cohérents entre ce qu’ils apprennent comme morale à leurs enfants et ce qu’ils vivent en tant qu’adultes ? Ils sont sans doute aussi rares que le regretté abbé… et c’est bien dommage !

  4. monde indien dit :

    Que ce soit dans le monde de l ‘ éducation de notre société occidentale actuelle , comme dans les mondes religieux , il est fort à craindre que la transmission des valeurs de générosité ne soit qu ‘ un leurre –

    Comment ne pas se sentir révolté , dégoûté , de l ‘ oppression et de l ‘ humiliation infligées par des humains à d ‘ autres humains –

    Elles sont le contraire de , incompatibles avec , ce qu ‘ est l ‘ humain –

    Ce qu ‘ est le vivant –

    Les religions prônent la générosité mais « s ‘ arrangent » des égoïsmes en érigeant le fatalisme en valeur transcendante :
    « Le malheur existera toujours » ( qu ‘ ils disent ) –
    ( ce sont sans doute les m^mes qui mettent en avant cette valeur , et qui tiennent les rênes des religions / cf les oppositions à la théologie de la libération au Brésil – ) –
    Le noble et le bourgeois vont faire leur courbette devant le prélat de Rome qui les oint de son saint accord – puis chacuns de retourner à ses pillages –
    ( le Dalaï Lama fait de m^me ) –

    La vieille république fait la m^me chose :

    « Liberté , égalité , fraternité » , dit-elle tout de go !

    Puis elle verrouille l ‘ inégalité par des lois qu ‘ elle appelle « justice » -

    Elle admet ensuite que la malheur est une chose horrible , par de vibrantes mise en scènes – téléthons – campagnes humanitaires – mise en valeur des associations . . . etc .

    La vieille république évoque m^me la possibilité de faire enseigner la morale à l ‘ école !

    Mais quelle morale ?
    Quand on est dans le métier on voit à chaque minute que le but de l ‘ affaire éducationnelle est bien , uniquement , de former de « beaux » riches : et que le meilleur gagne ! !

    Mais après tout , pas + l ‘ école , que la république , que les religions ne sont responsables de tout çà , puisqu ‘ en effet ne dit-on pas : the show must go on ! / que le spectacle continue ! ?

    Qui ose dire cette phrase horrible ??

    Y a-t-il quelqu ‘ un à bord qui ait osé dire çà ??

    Personne ??

    Ou bien nous tous , qui célébrons chaque jour cette merveilleuse culture qui nous propulse chaque fois dans l ‘ univers étincellant de ses rêves ??

    Eh bien NON !

    NON , NON ,

    Pas nous tous , car cette culture , ni cette république , ni cette école , ni ces croyances ne sont les nôtres / justes séquestrées par des êtres abjects qui veulent s ‘ imposer , eux et leur monde de terreur !

    Ne nous laissons pas faire ! Clamons les valeurs de notre culture ! réjouissons nous de nous reconnaître –

    Faisons sécession si nous le pouvons – car les tyrans ne sont pas dupes d ‘ eux m^mes comme ils voudraient le faire croire , agenouillés devant les prélats , la main jurant sur la « morale » républicaine , la voix vibrante aux « interventions » humanitaires –
    NON ! ILS SAVENT TRES BIEN CE QU ‘ ILS FONT ! ! ! !

    Et enseignons à nos enfants ces différences !

    • Brigitte dit :

      que rajouter à ce que dit « Monde Indien »…… je partage à 100 % son avis, sa réflexion.
      A quoi sert-il d’éduquer nos enfants si nous ne sommes pas nous mêmes ce que nous préconisons ! l’éducation tient par l’exemplarité. Les politiques, les religions, sont des pouvoirs mis en place par des êtres humains pour dominer d’autres êtres humains, pour les déposséder, les réduire à l’état d’esclaves consentants. Le Dalaï Lama, une farce grotesque…. Les institutions religieuses….. des repaires de brigands malfaisants.
      Les partis politiques…. une gangrène épouvantable. C’est contre tout cela qu’il nous faudra lutter, dans la paix, le respect, mais droit dans ses bottes, inébranlable, pour retrouver la liberté, la vraie.
      Et nos enfants n’ont pas besoin d’attendre d’entrer dans le monde des adultes pour constater l’effroyable cruauté du monde, cela commence dès l’école primaire et s’amplifie toujours plus du collège au lycée, ils sont fin prêts pour la dernière grande illusion, le passage dans le monde du travail et le monde tout court, où l’on broie l’humain allègrement.
      N’oubliez pas une chose, nos sociétés ont pour devoir premier de créer des esclaves, des ESCLAVES, pas des hommes libres, surtout pas. Tous nos systèmes, qu’ils soient scolaires ou autres ont été mis en place pour faire de nous et de nos enfants des esclaves.
      Donc respecter autrui, pardonner,absolument oui, mais il n’est pas question de tomber dans l’angélisme et nous devons informer nos enfants que la route sera difficile et que la vie n’est pas un conte de fée (dommage j’aimais bien les contes de fées) mais que résister à la haine, au mensonge,au mépris,à l’exploitation des autres, à l’indifférence, à la vengeance, feront d’eux de vrais êtres humains libres mais leur dire aussi que cela ne leur évitera pas d’être confrontés à toute à la violence du monde. Le monde est l’image de ce que les humains en ont fait et nous avons le pouvoir, tous, de le créer différent, et il faudra plusieurs générations courageuses pour qu’un monde un peu meilleur apparaisse, grâce à l’opiniatreté de quelques uns. La liberté de chacun est là, dans le changement de soi pour un changement du monde.

      • Agequodagix dit :

        Sommes-nous prêts à vivre mieux avec moins, moins de pouvoir d’achat, moins de salaires, moins de pensions et plus tard, moins de remboursements de soins de santé, moins de mètres carrés habitables, moins de chauffage, moins de vacances à l’étranger, moins de véhicules à moteur, moins d’électroménager… ?

        Et cela dans l’espoir d’avoir moins de dettes publiques, moins de pauvres, moins de riches, plus de solidarité, plus de touristes étrangers chez nous, plus de temps libre pour les enfants, pour le sport et les régimes anti-stress, pour les autres…

      • calebirri dit :

        @ Brigitte

        oui, informer nos enfants du monde qui les entoure, et aussi leur prouver que ce monde a des limites et qu’à la maison au moins la solidarité existe, qui sont les amis et comment les reconnaître, comment se protéger pour ne pas y perdre son âme…

        Pourquoi ne serions-nous pas cette génération, nous qui voyons en direct l’illusion capitaliste se défaire devant nos yeux ? commençons, les autres suivront !

    • calebirri dit :

      @ monde indien

      ouaou ! ça fait du bien, non ? :)

      malheureusement c’est pratiquement comme vous dites ! … mais reprenez vite espoir : regardez autour de vous et comptez combien pensent comme vous ? nous sommes des millions, mais nous n’osons pas encore le faire savoir trop fort. mais ça viendra !

      • monde indien dit :

        Ca n ‘ est pas pratiquement comme je dis : à mon sens ça l ‘ est COMPLETEMENT – ( peut-être que je me trompe ? ) -
        Non , je ne suis pas découragé – m^me si je ne crois pas que nous soyons des millions à en avoir conscience , eh bien oui , il faut continuer à dire ce qu ‘ on pense – et puis des tas de gens bien ont conscience d ‘ un tas de chose dont moi je n ‘ ai pas conscience -
        Allé , on y arrivera – m^me malgré ceux en face de nous , sans foi ni loi !

  5. Agequodagix dit :

    Il ne s’agit pas de prouver à nos enfants « qu’à la maison au moins la solidarité existe, qui sont les amis et comment les reconnaître, comment se protéger ». Cela ils l’apprennent bien assez tôt. Il s’agit de leur prouver que cette solidarité peut exister, même dans la cour de récré, et jusqu’aux limites de ce monde.

    C’est trop facile de limiter la solidarité à l’intérieur de pays riches. C’est là toujours la même solidarité de caste qui justifie tous les capitalismes : une solidarité entre riches pour rester riches !

    Une solidarité dans un monde globalisé, inclut les pays pauvres et les pays émergents, et les humains qui y habitent.

    Une solidarité dans la répartition des ressources d’un monde qui a des limites passe par une réduction du pouvoir d’achat des pays riches, en espérant une amélioration compensatoire de la qualité de vie. Nous ne sommes pas des millions à être prêt à accepter cela, nous qui nous sentons pauvres parmi les riches des pays riches.

    Commençons ! Mais il n’est pas sûr que, les pays émergents, qui commencent à peine à goûter aux « bienfaits » de la croissance capitaliste soient prêts à nous suivre par millions.

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