• Accueil
  • > Archives pour novembre 2012

Israel/palestine : l’inévitable pardon

Posté par calebirri le 27 novembre 2012

J’ai écris un article sur le conflit israélo-palestinien. Comme une bouteille à la mer, quelque chose qui se voulait présomptueusement « au dessus de la mêlée » et qui pour moi paraissait naïvement logique tant ce conflit m’apparaît aberrant. J’ai beaucoup hésité avant de le publier, et je croyais avoir suffisamment fait attention à ce que mes mots ne fâchent personne, pour ne pas créer de malentendu, afin que l’esprit du lecteur puisse se concentrer sur « l’après », et pas sur la comptabilité du nombre de morts ou d’horreurs subies par des êtres humains, dont les vies sont toutes également précieuses.

Mais force est de constater que je n’ai pas réussi à faire passer mon message. Il apparaît, au nombre de critiques reçues à cet égard (et auxquelles je n’ai pas pu répondre individuellement, je leur prie de bien vouloir m’en excuser), que je suis moi-même tombé dans ce qu’un de mes plus virulents critiques appelle « le syndrome de Tom et Jerry, c’est-à-dire une sorte de « non-engagement » intellectuel qui est passé pour de la lâcheté : à trop vouloir ne blesser personne, je n’ai pas pris le soin de confirmer ce que j’avais déjà dit sur le sujet , et que je croyais stupidement acquis, au moins pour mes lecteurs « habituels » : la politique menée par le gouvernement israélien est ignoble et inhumaine, et je ne désire ni minimiser l’horreur de cette politique, ni mettre sur le même plan les souffrances subies par les Palestiniens dans leur ensemble et… je m’aperçois que je cherche le terme à employer pour parler sans choquer quiconque- le défi est rude à relever sur le sujet- de ce que « subissent » (mais « subissent » est-il approprié ?) les Israéliens : sont-ce des souffrances, ou des vexations, et peut-on dire que la peur est une souffrance ?
Car même si les rapports meurtriers sont impossibles à faire- question d’échelle (sur environ 10 000 morts depuis plus de 20 ans, on compte à peu près 8 500 morts Palestiniens- voir chiffres en 2009, contre 1 500 morts Israéliens- le tout sans compter les morts de faim, de maladies, les réfugiés, ceux qu’on ne compte pas, etc…), les Israéliens reçoivent tout de même quelques roquettes, qui tuent parfois ; et pour les familles de ces victimes on doit bien pouvoir parler de souffrances… Mais plus de 1 000 morts, peut-on parler de « quelques » souffrances, ou doit-on parler de « souffrances » en général ? La souffrance d’une famille israélienne vaut-elle plus, ou moins, ou autant que celle d’une famille palestinienne ?

Enfin toujours est-il que s’il faut parler au niveau des « Etats » (mais là aussi le terme est ambigüe), ou au niveau « global », « démographique », bien entendu la victime est palestinienne, et le bourreau est bel et bien israélien.

Cela étant dit et précisé clairement, je ne renie donc pas cet article car une fois cette constatation établie, le problème reste le même : que peut-on faire, imaginer, proposer pour que ce conflit s’arrête ?

Faut-il appeler à la vengeance éternelle et impossible des Palestiniens et rayer Israël de la carte ? Faut-il leur fournir des roquettes supplémentaires, ou continuer de se satisfaire d’être « du côté des gentils » pour continuer à croire qu’un jour les Etats-Unis oublient de mettre leur veto à une résolution véritablement contraignante de la part de la communauté internationale ? Ou que les dirigeants israéliens se réveillent un matin en se disant « cela a assez duré, nous allons faire la paix » ?

Voilà le véritable sujet de l’article. Pour moi, il s’agit non pas d’oublier ni de faire comme si les horreurs n’avaient pas existé, mais de passer au dessus – même si cela paraît impossible- et de se pardonner pour pouvoir offrir aux générations suivantes un autre avenir que la certitude de la misère et l’oppression, pour toute leur vie, avec comme seule perspective d’atteindre un jour quelques civils, là-bas de l’autre côté, juste pour « se venger ». C’est inévitable. Et il ne s’agit pas non plus de confondre un gouvernement avec son peuple (dans aucun pays au monde d’ailleurs). Car je reste persuadé que si on interrogeait les acteurs et les victimes de ce conflit, la majorité des Israéliens comme des Palestiniens seraient pour la paix.

Seulement comment faire la paix si personne n’est d’accord sur les frontières, sur les « dédommagements », comment faire si les roquettes continuent de tomber pour faire cesser le blocus et que le blocus continue d’être appliqué pour éviter aux roquettes d’être acheminées ? Sans doute si j’étais Palestinien je voudrais moi-aussi lancer des roquettes. Mais sans doute aussi si j’étais Israélien je voudrais moi-aussi la mort des lanceurs de roquettes.

Les dirigeants de ces deux « pays », de ces deux « entités », ont un intérêt bien compris à se poser en garants qui de sa sécurité, qui de son combat pour l’indépendance. Mais ce sont eux les principaux responsables de cette situation qu’ils perpétuent. Ils n’accepteront jamais aucune solution qui menace leur pouvoir ou leur autorité, et ils considéreront toujours un compromis comme un recul ou un échec. C’est pour cela que seuls les peuples concernés sont en mesure de faire la paix. Car eux-seuls sont capables de pardonner. Non pas par lâcheté ni par trahison pour leur cause, mais pour leurs enfants, et tous ceux qui viendront après eux. Et même si ce n’était pas pour cela, ils doivent le faire pour le reste du monde.

Il ne suffit plus de dire « les Palestiniens sont traités comme des sous-hommes, il faut punir les Israéliens pour leurs crimes » ; il faut que les peuples se lèvent ensemble pour dire « nous ne voulons plus de cette situation, arrêtons le massacre ». C’est sans doute un voeu pieu, et je serais ravi qu’on ricane à mon propos. Mais qu’on me dise alors ce qu’il faut faire, et si ce qu’on fait actuellement est suffisant.
Et qu’on ne vienne plus me dire que je soutiens la politique israélienne : je suis pour la paix, et la paix ne peut exister sans le pardon.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans La voie des peuples, politique?, relations internationales | 5 Commentaires »

Israël/Palestine : si vis pacem, fais-la !

Posté par calebirri le 22 novembre 2012

Il est toujours difficile d’aborder la question du conflit israélo-palestinien : accusés de soutenir soit des terroristes soit des colonisateurs, les commentateurs même les plus compétents semblent toujours embarrassés lorsqu’ils décrivent cette situation inextricable.

Car en définitive il est avéré que chaque camp se trouve à la fois responsable et coupable de la situation actuelle, à tel point qu’il est devenu aujourd’hui impossible de déterminer les torts de chacune des partie sans se perdre dans des considérations historiques qui n’ont même plus lieu d’être : depuis plus de soixante ans les choses ont bien changé dans la région, et il apparaît qu’un jugement des responsabilités, comme un retour aux frontières de telle ou telle date sont une aberration pratique. Aujourd’hui nul n’est plus en mesure de revendiquer un territoire clairement défini ; la solution à deux Etats semble plus qu’impossible à réaliser. Tandis que faire les comptes ne ramènera pas les milliers de morts inutilement sacrifiés.

J’ai toujours été frappé par l’absence de solution contenue dans un conflit armé : des troupes sont envoyées se battre contre d’autres troupes pour « sauver » chacun sa patrie, sans que jamais l’un des deux combattants n’extermine définitivement la population ennemie. Ceux qui disent vouloir la fin d’Israël veulent-ils la fin de tous les Israéliens ? Et ceux qui veulent se débarrasser des terroristes palestiniens veulent-ils exterminer tous les Palestiniens ? Car quittes à vouloir la guerre, pourquoi ne pas aller au bout de la logique ? Israël rayé de la carte, ou les Palestiniens définitivement massacrés, est-ce bien cette solution que veulent voir se réaliser les acteurs de ce drame qui dure depuis tant d’années ?

J’ai du mal à croire en cette volonté ; et quand bien même cela serait l’objectif affiché, il faut admettre que si d’un point de vue « pratique » Israël a les moyens pour détruire toute vie palestinienne, les terroristes Palestiniens ne font par leurs actions qu’empirer le sort de leur propre population. Mais qu’est-ce qui empêche donc les Israéliens de supprimer définitivement le « problème palestinien » si ce n’est « la morale » internationale, ou la peur de représailles extérieures ? Et qu’est-ce qui pousse les palestiniens à continuer leurs attaques si ce n’est justement la volonté de pousser Israël à se lancer dans une réaction qui ne serait que l’étincelle permettant des représailles espérées ?

Car si nous pouvons oser ici un peu de « tactique » politique, les Israéliens au pouvoir ont en réalité tout intérêt à ce que des roquettes tombent régulièrement sur leur pays, car ils continuent ainsi de susciter la pitié (et les subventions) d’autres pays comme les non-négligeables Etats-Unis, tandis que les Palestiniens ont eux tout intérêt à voir Israël envahir leur territoire pour susciter la réaction de leurs voisins déjà échaudés.

Mais que les hommes (les peuples, pas leurs dirigeants corrompus) réfléchissent une minute à la réalité objective de leurs comportements : les Israéliens désirent-ils VRAIMENT la mort de tous les Palestiniens, et sont-ils prêts à pratiquer un génocide ouvert sur cette population qu’ils considèrent comme dangereuse, et considèrent-ils que leurs vies valent moins que les leurs propres ?
Les palestiniens désirent-ils VRAIMENT que le conflit dégénère jusqu’à provoquer un chaos dont les victimes se compteront par milliers ?

Seulement si ce n’est pas le cas, alors il apparaît qu’en l’absence d’une telle volonté la guerre est tout simplement inutile ! Et si ce n’est que la peur des représailles qui les en empêche, alors ils n’iront jamais jusqu’au bout non plus. Car en définitive personne n’a plus aucun intérêt à continuer ce conflit ; seuls les dirigeants qui nous poussent à le croire ont un intérêt à cette perpétuation, qui ne fait qu’éloigner les peuples de leur humanité, et qui constitue peut-être pour les hommes de pouvoir le seul recours pour continuer à les exploiter, et pour le monde capitaliste le moyen de purger son système de la crise.

En réalité le seul moyen de trouver une solution qui satisfasse tout le monde n’est pas de préparer la guerre mais de faire la paix, avec un seul et même Etat ouvert dans lequel Israéliens et Palestiniens se mélangeraient jusqu’à oublier qui est qui. Et cette solution, les peuples ne doivent pas attendre qu’elle leur soit proposée par les dirigeants, il faut qu’ils la mettent en place eux-mêmes, maintenant.

Les peuples doivent se réveiller et dire non à leurs dirigeants. Non aux dirigeants palestiniens, non aux dirigeants israéliens. Ce qu’il faudrait leur montrer, ce qu’ils doivent montrer au monde, c’est combien de Palestiniens et d’Israéliens seraient capables de se retrouver, chacun de son côté du mur, pour défiler ensemble pour la paix, et exiger la destruction de ce mur, le faire tomber comme d’autres peuples ont fait tomber le leur avant eux. Car ce n’est qu’ainsi que la paix pourra se faire. En refusant une guerre qui n’est profitable qu’à leurs dirigeants meurtriers, et en faisant la paix par eux-mêmes et pour eux-mêmes.

La seule question qui resterait alors serait de savoir si une telle manifestation serait acceptée et autorisée par ces gouvernants, et si cette manifestation serait relayée par les médias. Pour le reste, il suffirait de faire confiance aux hommes, seuls capables de faire une paix qui ne soit pas une illusion.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans la démocratie, La voie des peuples, relations internationales | 2 Commentaires »

La crise est économique ? Que les économistes se mettent au travail !

Posté par calebirri le 12 novembre 2012

Dans un billet intitulé « Des réformes à mettre en oeuvre immédiatement », Paul Jorion répond directement à la question de la « moralisation » du capitalisme et prend le risque de passer de l’analyse critique à la proposition constructive.

On ne peut que saluer cette initiative et applaudir des deux mains à ce qui pourrait être le début d’un vaste chantier : partir des différentes réformes proposées par l’auteur de ce texte pour engager un grand débat sur la faisabilité, les conséquences et les implications de chacune de ces propositions dans le monde réel globalisé.

Que se passerait-il si on augmentait les « petits » salaires en réduisant les dividendes des actionnaires, ou si on interdisait la spéculation ? Et si on supprimait les paradis fiscaux ? Ou qu’on légiférait pour interdire le financement des campagnes par des trusts, qu’on redéfinissait le statut juridique des actionnaires, qu’on modifiait les règles de fonctionnement de la bourse ? Et si on empêchait l’optimisation fiscale, qu’on supprimait les stock-options ou repensait la solidarité, ou le travail ?

Je sais que monsieur Berruyer cherche lui-aussi à lancer une réflexion sur ces sujets, que les déconomistes ou les économistes atterrés cherchent eux-aussi des solutions, et bien d’autres avec eux, mais pour ainsi dire « chacun dans son coin ». Et bien pourquoi ne pas allier ces forces pour tenter d’extrapoler les conséquences de la mise en place de telles réformes, comment elles pourraient être mises en oeuvre, ce que cela implique comme changements politiques ou idéologiques, qui en seraient bénéficiaires et qui en seraient victimes ? Voilà ce que les citoyens aimeraient entendre et comprendre, et voilà qui les changerait de leur dose quotidienne de désespérance… 

Il serait temps que toute cette « communauté » fasse preuve de réactivité, en se saisissant de ce genre d’initiatives pour aller un peu plus loin que les simples exposés non-contradictoires qui nous sont habituellement servis. Que les uns tentent de démonter les arguments de monsieur Jorion par d’autres plus convaincants, que les autres les défendent par d’autres arguments plus pertinents encore, et que le véritable débat portant non pas sur les constatations mais sur les solutions commence enfin. Nous n’avons plus besoin de savoir « pourquoi » nous sommes en crise mais de savoir « pour quoi » nous devons nous battre.

Il faut que le débat des idées soit de nouveau porté sur la place publique, pour que chacun puisse se positionner « en conscience » sur ces sujets qui nous concernent directement. Vous êtes des milliers à suivre de près ou de loin ce qui se destine à devenir une sorte de mouvement contestataire et constructif par la magie du réseau internet, et vous avez le pouvoir de porter ce genre de débat là où il vous plaira : diffusez les propositions de monsieur Jorion, discutez-les, réfléchissez-les, et proposez-les à la réflexion de ceux qui vous paraissent en capacité de les contredire. Contactez les hommes que vous estimez et mettez-les au défi de vous prouver que le capitalisme peut être moins injuste, créez-leur un lieu pour qu’ils se rencontrent et qu’ils échangent, harcelez-les jusqu’à ce qu’ils vous prouvent ce qu’ils avancent, obligez-les à nous trouver des solutions ! 

La crise est économique ? Que les économistes se mettent au travail…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans Non classé | 10 Commentaires »

Détruire le capitalisme, ou le moraliser ?

Posté par calebirri le 3 novembre 2012

En Grèce, un journaliste a divulgué une liste de quelques 2 000 citoyens Grecs soupçonnés d’évasion fiscale, liste dont font apparemment partie certains ministres : il est actuellement recherché par la police. Voilà l’exemple même de la manière dont fonctionne le système, qui au lieu de féliciter ce journaliste et de punir les coupables, veut punir le journaliste pour sauver les coupables.

Voilà une affaire qui montre au grand jour les incohérences de notre système « démocratique » et qui explique pourquoi la « moralisation » du capitalisme semble impossible : la corruption du politique faisant partie intégrante de ce système, il est désormais devenu quasiment impossible de la faire disparaître sans détruire en même temps le système auquel elle est si étroitement liée.

C’est ce dernier point qu’ont toujours l’air de ne pas comprendre nos bons économistes, incapables de prendre conscience que les problèmes sociaux ne peuvent être résolus par l’économie : ils sont incompatibles. Terrifiés sans doute à l’idée qu’ils puissent s’être si longtemps « faits avoir » par un système qu’ils croyaient de bonne foi créateur de progrès (et qui l’était sans doute d’un certain point de vue), ils n’envisagent pas que l’économie puisse être la responsable des problèmes qu’elle est censée combattre. Que c’est elle qui fait les injustices, et qu’il ne faut pas compter sur elle pour les faire cesser.

Car en économie, le principe qui s’applique en théorie est la concurrence libre et non faussée. Pour vendre des produits ou des services, il faut donc être plus compétitif que son concurrent, c’est-à-dire avoir la capacité de vendre moins cher pour la même chose.

Cette compétitivité s’obtient soit en réduisant les coûts de production, soit la marge bénéficiaire (la plus-value).

Il apparaît qu’à l’heure de la mondialisation, un problème de taille a changé tous les rapports commerciaux entre les Etats : car si tous les actionnaires refusent également de voir baisser leurs marges, les coûts de production en Chine ou en France ne sont pas les mêmes : une dictature sans protection sociale ou si peu, sans retraite décente, sans avantage aucun, dispose évidemment d’une longueur d’avance pour atteindre une meilleure compétitivité.

Et puis les entrepreneurs ont déjà rogné sur tous les coûts de production, justement pour conserver leurs marges, et refusent d’aller plus loin : la seule variable d’ajustement se trouve donc être les salaires et autres charges servant la protection des plus faibles, ce qu’on appelle l’Etat social, censé contrebalancer les effets injustes du système capitaliste.

Le choc de compétitivité ne se fera donc pas sur les marges mais sur les salaires, le temps de travail ou l’âge de départ à la retraite…

Pourtant on pourrait penser qu’en taxant plus fortement les revenus du capital (en abaissant la marge donc), la compétitivité pourrait également faire un bond en avant. Mais le problème est qu’il existe les paradis fiscaux, et que ceux qui possèdent le capital menacent d’aller s’y expatrier pour préserver leur fortune. Ces « patriotes » (qui souvent sont les mêmes que ceux qui craignent que l’étranger vienne « prendre le pain des Français ») sont en réalité prêts à abandonner jusqu’à leur « chère » patrie pour qu’on ne touche pas à leurs profits.

Il faut donc supprimer les paradis fiscaux, diront les économistes les plus indépendants : que les politiques se saisissent de ce problème et agissent en conséquence pour l’intérêt général, celui du peuple qui les a élus.

Mais cela est impossible, répondront les constitutionnalistes, car chacun fait ce qu’il veut dans son pays. Et il y aura toujours un pays qui fera payer moins d’impôts que les autres.

Et puis désormais les hommes politiques ne sont plus tout à fait des citoyens comme les autres : leur propre intérêt se confond plus avec celui des riches plus qu’avec celui du peuple : plus de 13 000 euros par mois pour les députés français, plus de 10 000 euros pour les députés européens, 25 000 pour les commissaires européens, et même plus de 30 000 euros pour le président de la commission européenne… Comment voulez-vous qu’ils votent des lois à l’encontre de ce que le système capitaliste préconise en matière de rationalité, c’est-à-dire leur propre intérêt individuel ?

Il ne fait aucun doute que la corruption des politiques, leur proximité coupable avec les grands acteurs du « privé » et leurs constants allers et retours de l’un à l’autre, font qu’il y a de fortes chances qu’on retrouve dans certains paradis fiscaux les noms de certains hommes politiques forts connus et forts influents, ce qui aurait forcément mauvaise presse, et qui expliquerait pourquoi on préfère arrêter des journalistes faisant acte de salubrité publique.

Il faut donc maintenant que tout le monde se rende compte d’une chose : aujourd’hui nous ne pouvons plus continuer à tergiverser. Soit nous ne faisons rien et il faut nous préparer voir nos conditions de vie se détériorer sérieusement, soit nous décidons d’agir et nous acceptons de rentrer dans l’inconnu. Au bout du premier chemin (celui que nous prenons actuellement) il y a ce que nous avons toujours connu (la dictature ou la guerre pour imposer les nouvelles règles à respecter), au bout du second une page blanche à remplir.

Faut-il à tout prix tenter de moraliser un système qui ne l’est pas, ou vaut-il mieux le détruire pour inventer autre chose ? Ne vaudrait-il mieux pas cesser de penser le monde et les hommes en termes économiques? La tâche est certes ardue, voire impossible peut-être, mais celle de rendre juste un système fondé sur l’injustice ne l’est-elle pas tout autant ?

Il faut tout changer, il faut repartir de zéro, il n’y a pas d’autre alternative. Il nous faut nous mettre à réfléchir d’urgence, monter un collectif de résistance et de réflexion dignes du CNR, absolument et immédiatement. Bougez vous, vous les économistes « dissidents », les analystes, philosophes, syndicalistes, sociologues, indignés, avocats, et tous ceux qui ont encore conservé leur esprit critique, il faut vous regrouper et lutter, appeler à rejoindre la lutte et entamer une réflexion globale avec tous vos semblables des autres pays, car désormais les constatations doivent laisser la place aux propositions.

Voilà les miennes : http://calebirri.unblog.fr/2012/10/06/dabord-la-constituante-et-apres-la-revolution/. Quelles sont les vôtres ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, Assemblée Constituante, crise, politique? mensonges, révolution?, un nouveau système | 21 Commentaires »

 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...